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Des News En Séries, Le Blog
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1 mai 2010

Glee [1x 15]

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The Power Of Madonna // 12 98o ooo tlsp.

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   Après le catastrophique épisode de reprise, Glee reprend du poil de la bête grâce à une spéciale Madonna bourrée de qualités, avec les défauts habituels évidemment comme l'absence de scénario qui commence à devenir gênante... Ce que j'ai le plus apprécié dans cet épisode, c'est en premier lieu les répliques de Sue qui étaient priceless, encore plus énormes que d'habitude ! Entre ses remarques sur les cheveux de "William" qui étaient hilarantes ("I just lost my train of thought because you have sooo much margarine in your hair (...)"), ses grands délires sur Madonna et le récit de son enfance (ses parents étaient des chasseurs de nazis, elle a soi-disant 29 ans...), ses conseils ("Date A Younger Man !" et Britney qui les suit en envisageant de sortir avec un garçon de 7 ans !) et puis sa version du clip de Vogue (ainsi que son interprétation de la chanson) qui m'a énormément plu, on peut dire que Jane Lynch a été parfaitement investie par le pouvoir de Madonna !

   On en vient naturellement aux numéros musicaux qui étaient inégaux mais dans l'ensemble des reprises de qualité. Mon petit préféré est sans conteste Like A Virgin grâce à une mise en scène très sympa autour de la première fois. Dans les faits, il n'y a que Finn qui passe à l'acte (avec Santana dont on a en plus découvert la jolie voix) mais c'est peut-être mieux ainsi. Il y a moyen d'utiliser les premières fois de Rachel et d'Emma (pas ensemble, hein, quoique ?) pour de vraies intrigues quand les scénaristes se seront décidés à en avoir. 4 minutes était très sympa aussi, principalement parce qu'il était grand temps de remettre en avant Kurt et Mercedes qui font des merveilles ensemble. J'ai limite préféré cette version à l'originale d'ailleurs (mais c'est un peu ce que Madonna a fait de moins bien en même temps). Le duo Rachel/Finn m'a moyennement convaincu, surtout parce que je les supporte plus ensemble. Puis le mashup Borderline/Open Your Heart était pas mal foutu mais pas de quoi se réveiller la nuit ! Par contre, les petits hommages aux différents looks de Madonna en fond étaient bien vus. Je n'ai pas adoré la scène finale sur Like A Prayer sachant que cette chanson me gave à force et que cette version n'apportait rien. En plus, c'était totalement surréaliste de voir débarquer les choeurs gospel ! Y'a du relâchement de ce coté-là : on ne cherche plus tellement à proposer des scènes chantées crédibles et on les insére mal dans les épisodes, quitte à ce que ça ressemble à un inventaire. En revanche, j'ai bien aimé la version des garçons de What it feels kile for a girl. C'était bien vu et j'ai redécouvert les paroles du coup. Un peu court cela dit. Les quelques titres originaux de Madonna utilisés en bande-son étaient de trop. Je pense surtout à Frozen qui est une bien trop belle chanson pour être utilisée comme ça, presque vulgairement. Sinon, au niveau des histoires, je trouve dommage que tout le monde tombe si facilement dans le piège de Jesse et des Vocal Adrenaline. Même Will quoi !      

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// Bilan // Le fait que je sois fan de Madonna a-t-il joué dans mon appréciation de l'épisode ? Peu importe, j'ai pris mon pied et j'ai déjà hâte de découvrir le second épisode hommage à la star prévu pour la saison 2 ! Un sursaut qui fait plaisir mais que je crains éphémère...

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10 mai 2010

Breaking Bad [3x 04]

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Green Light // 1 36o ooo tlsp.

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   Cet épisode n'avait pas la puissance du précédent mais pour ce qu'on appelle un "épisode de transition", il était sacrément bon ! Transition car il a, me semble-t-il, était celui qui a fait se rejoindre Walt et Jesse dont les trajectoires n'allaient jusqu'ici plus dans le même sens. Walt s'est fait virer de son école après avoir tenté un numéro de charme à la directrice qui ne lui a vraiment pas plu, tandis que Jesse a prouvé que son charme à lui (et ses yeux très très bleus) était plus efficace. C'est vrai qu'Aaron Paul a un visage d'ange. On lui donnerait le bon Dieu sans confession. Et bien plus encore. Pourtant, sans être le Diable incarné, ce petit n'a vraiment aucun sens moral. S'il ne se drogue a priori plus pour le moment, il compte toujours reprendre son petit business. L'instinct de survie sans doute. Il n'y a que ça qu'il sait faire. La mort de Jane à laquelle il a pourtant assisté et qui aurait dû profondément le marquer ne l'a pas empêché de proposer sa merde à une pauvre pompiste naïve. Heureusement pour elle, après le savon que lui a passé Hank, elle ne devrait pas finir comme Jane. Une scène très forte d'ailleurs, l'actrice ayant donné tout ce qu'elle avait ! Et puisqu'on en est à parler de Hank, lui aussi a une trajectoire qui est en train de rejoindre celle de son beau-frère, sauf que le chemin risque d'être encore très long et qu'il n'est pas certain qu'il arrive au bout. Hank est à bout, au bord de la dépression. Quand on croit qu'il va mieux, il replonge. Marie n'a pas fini de s'inquiéter. Et à mon avis, tôt ou tard, Hank va y rester. De préfèrence quand il aura découvert la vérité, ou quand il sera sur le point de la découvrir...

   Moins passionnant à mon goût mais intéressant quand même : l'alliance entre le détective privé et Gus. Voilà deux personnages, surtout le deuxième, qui ont sans doute encore beaucoup à nous offrir. On est encore en mode découverte les concernant. Ils savent se servir de Saul à merveille, lequel me fait toujours bien rire malgré son coté gros lourdeau. Mais l'instrument ultime de Gus, c'est évidemment Jesse, et c'est là que les intrigues se rejoignent pour nous réserver à l'avenir, je l'espère et j'y crois, le meilleur ! Un petit mot enfin sur Skyler et Ted qui entament une relation suivie. J'aime assez voir Skyler dans cette position de "la salope", aux yeux de ses collègues et peut-être même aux yeux de Walt. Le coup de sang de ce dernier à ce sujet était d'ailleurs LE grand moment de l'épisode. Et en même temps, qu'est-ce qu'il était ridicule le pauvre homme. Cette remarque vaut aussi bien pour Walt le malade que pour Ted le lâche !

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// Bilan // C'est l'épisode que j'attendais puisqu'il réunit, mais pas de manière encore définitive, Walt et Jesse. La série est meilleure quand ils sont ensemble. Qu'est-ce que ça va être alors les amis, bon sang !!!

12 avril 2010

Damages [3x 11]

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All That Crap About Your Family // 75o ooo tlsp.

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   Patty Hewes est au plus mal, Damages aussi. Nul n'ignore désormais que la série est menacée d'annulation par FX et que ses producteurs cherchent à lui trouver une nouvelle maison. A mon avis, elle ne la trouvera pas et cette si grande oeuvre s'arrêtera comme ça, sur le 13ème épisode de la 3ème saison (qui durera exceptionnellement 90 minutes). Pourquoi suis-je si fataliste ? Parce que je préfère me faire à cette idée, quitte à avoir une bonne surprise au final. C'est plus sage. En attendant, revenons-en à Patty qui flanche comme jamais elle n'a flanché jusqu'ici. A chaque fois qu'elle avance dans l'affaire Tobin, un élément la fait reculer contre son gré. Cette fois, c'est la bêtise conjointe de Tom et d'Ellen qui est responsable du nouvel échec cuisant de l'avocate. Elle s'en prend d'ailleurs à Ellen avec une violence verbale rare, bien aidée par les litres de Whisky qu'on la suppose avoir bu. J'étais mal à l'aise lors de cette scène. Preuve qu'elle a parfaitement fonctionné ! Dans un autre genre, le renvoi d'Alex Benjamin ne m'a pas mis spécialement à l'aise non plus. Si Patty a été plus éteinte cette saison que les précédentes, elle se réveille enfin et ça fait mal. On peut remercier son ex et son fils pour l'avoir poussée à bout. Pendant ce temps-là, Frobisher travaille toujours sur le film de sa vie accompagné d'un acteur de plus en plus louche, qui tient absolument à entrer dans la peau du personnage en vivant ce qu'il a vraiment vécu et en partageant ses secrets. Je commence enfin à comprendre l'utilité de cette intrigue parallèle : d'une manière ou d'une autre, ce projet de film n'est qu'un prétexte pour tirer les vers du nez d'Arthur, lui faire avouer ce qu'il a fait de plus moche et, peut-être à la fin, le faire emprisonner comme il se doit. A-t-on demandé à l'acteur de jouer le rôle de l'acteur pour faire tomber Frobisher ? Patty aurait-elle pu avoir cette idée tordue ? L'a-t-il fait de son propre chef car il est lié à une ou plusieurs victimes de l'affaire Frobisher ? Ca devient tout à coup beaucoup plus intéressant !

   Ellen n'est pas franchement à la fête non plus. Elle apprend la vérité sur cette femme dont elle avait gardé un souvenir lointain et qui n'était autre que sa nounou, qui aurait pu devenir sa mère adoptive si sa vraie mère l'avait abandonnée comme elle l'envisageait pendant un temps. Les scénaristes s'amusent en inventant une histoire à laquelle on n'aurait jamais pu penser. C'est toujours agréable de se faire surprendre de la sorte ! Après, l'intérêt reste relatif. Oui, ça permet de creuser encore un peu plus le personnage d'Ellen, d'expliquer ses motivations et son ambition sans borne. Mais un dialogue comme celui qu'elle a eu avec David aurait pu suffire. A ce propos, j'ai trouvé cette scène "rêvée" simple mais magnifique.

   Et puis il y a les Tobin qui n'ont définitivement que l'argent toujours l'argent à l'esprit. C'est tout ce qui compte pour eux : s'assurer un avenir de luxe. Et qu'importe le prix ! Ils sont tous plus mauvais les uns que les autres, avec un petit bémol pour Carol qui est plus victime de ses congénaires qu'aute chose. Joe n'hésite pas à faire tuer la fille de Danielle Marchetti et de son père. Enfin... On apprend avec stupéfaction que c'est lui son père, pas son père. Ca paraît compliqué dis comme ça mais c'est très simple en fait. Marilyn dévoile à son tour son coté sombre en ne révélant pas à son fils sa paternité et en le rassurant même sur le bienfondé de son geste. Je crois qu'il est inutile de chercher un coupable en particulier dans cette famille. Ils le sont tous. Sans exception. Et Leonard Winstone est sans doute le pire... 

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// Bilan // Encore un bon épisode de Damages. On peut désormais dire sans problème que la saison 3 est excellente ! Elle se perd parfois un peu en chemin mais elle retrouve toujours sa route. Le panneau "Stop" n'est plus très loin et il reste pourtant encore de nombreux kilomètres à parcourir. C'est tout le paradoxe...

21 mars 2010

Damages [3x 08]

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I Look Like Frankenstein // 97o ooo tlsp.

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   A ce stade, il ne fait plus aucun doute que la 3ème saison de Damages est meilleure que la précédente et d'un très bon niveau global. On n'atteint pas la perfection de la première saison évidemment et cet épisode m'a d'ailleurs permis de pointer du doigt le seul truc qui cloche vraiment cette saison et qui clochait bien plus encore l'année dernière : les digressions sont bien trop nombreuses. Je ne dirais pas qu'il n'y en a pas eu dans la première saison mais, dans mes souvenirs, elles ont toutes eu une utilité au final. C'est beaucoup plus discutable en saison 2 où l'on nous a trimballé d'intrigues en intrigues pour se rendre compte à la fin que la moitié était négligeable. Particulièrement tout ce qui a concerné Arthur Frobisher qui était ennuyeux et inutile. Je comprends bien que les producteurs aient eu envie que ce personnage emblèmatique de la première saison ne disparaissent pas totalement du paysage et que se passer du talent de Ted Danson eut été dommage, mais les scénaristes ont manqué d'idées pour l'accompagner convenablement. J'en viens donc à ce nouvel épisode qui marque le deuxième retour de Frobisher et je me demande bien quel intérêt il va avoir. Pour le moment, il n'en a pas à part nous montrer que la rédemption est possible. C'est devenu un type bien. La sortie de son livre va-t-elle mettre en lumière des pans insoupçonnés de sa personnalité ? C'est tout ce que j'espère. Cette histoire de chantage avec un acteur n'était pas très passionnante en tous cas et constitue pour moi le point faible de l'épisode. Puis à mesure que le personnage s'assagit, il perd en intensité. Je ne le regarde plus avec fascination. Puis ce qui est énervant évidemment, c'est que l'on nous éloigne de ce qui nous intéresse vraiment pendant ce temps-là : l'affaire Tobin.

   Grâce à des flashs plus nombreux et plus généreux cette semaine, on apprend quelques informations de la plus haute importance, notamment que ce que je croyais possible ne l'est pas : Ellen et Tom n'ont pas entamé une liaison mais ont pour projet de fonder leur propre cabinet ensemble. Une idée très séduisante mais qui ne verra jamais le jour puisque Tom est dead de chez dead. On s'approche en tous cas de plus en plus d'une dispute magistrale entre Tom et Patty, du moins je l'espère. Par ailleurs, c'est très agréable de voir Ellen collaborer avec eux tout en gardant ses distances. Le fils de Patty refait surface pour la deuxième fois de la saison et c'est l'occasion de voir l'avocate à l'oeuvre dans ce qu'elle fait de mieux : manipuler. En l'occurence Jill, enceinte jusqu'au cou, qui semble vraiment tenir à Michael mais qui cache un passé trouble étonnant (même si on se doutait que ce n'était pas une sainte). Et puis une bonne partie de l'épisode a été consacrée à la recherche de Carol Tobin, disparue. On nous a révélé très tôt qu'elle s'était réfugiée auprès de quelqu'un que l'on connaissait bien puisque l'on a bien pris le soin de cacher le visage de l'interlocuteur de Carol. J'étais parti sur différentes pistes, dont celle qui s'est révélée juste : c'est Joe qui l'a caché. Et pire que ça, c'est plus ou moins lui qui l'a poussée à empoisonner Danielle Marchetti. Quant à Leonard Winstone, il a prouvé une fois encore qu'il était l'un des éléments clés du dénouement de l'affaire puisqu'il a dealé avec Tom une belle somme d'argent. En échange de quoi ? C'est là qu'est toute la question...    

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// Bilan // Malgré quelques digressions dont on préférerait se passer, la saison 3 de Damages est décidément très solide et n'a pas fini de nous réserver des surprises j'imagine... Un très bon cru qui n'a pas intérêt à se conclure maladroitement ! 

9 janvier 2010

Nip/Tuck [6x 11]

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Dan Daly (Season Premiere) // 1 7oo ooo tlsp.

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   Si cet épisode emaillé de flashbacks sur les années universitaires de Sean et Christian était survenu plus tôt dans la série, il aurait pu avoir un véritable intérêt. Malheureusement, revenir là-dessus au bout de sept ans alors que l'on sait déjà tout de leur relation dominant/dominé était une très mauvaise idée, qui s'est traduite chez moi par un ennui profond. Jusqu'au bout j'espérais une petite surprise, un truc que l'on ne savait pas déjà, mais rien de rien ! Enfin si, Christian a copié sur Sean à un examen important. Mouais... La façon dont est décrite le Christian de l'époque laisse entendre qu'il ne serait absolument pas compétent dans son boulot puisqu'il passait son temps à niquer toutes les filles du campus et à piquer les notes de son pote. C'est beaucoup trop caricatural pour être crédible. Il n'a pas pu devenir le chirurgien qu'il est devenu sans avoir du talent. Il doit beaucoup à Sean, on l'a bien compris et on insiste lourdement dessus, mais il ne lui doit pas tout ! Pendant que l'on essaye de rendre Christian plus salaud qu'il ne l'est vraiment, on rend Sean toujours plus navrant. Après tant d'années, 25 ans de collaboration quand même, comment peut-on vouloir nous faire croire qu'il n'a pas encore accepté la vraie nature de Christian ? Et comment peut-il le rendre responsable de tous ses maux alors qu'il a toujours fait n'importe quoi, avec ou sans l'influence de son meilleur ami ? On a tellement fait le tour de ces deux personnages qu'ils en deviennent bien plus antipathiques qu'il ne faudrait.

   Le cas médical du jour, inédit, nous présente un homme extrêmement perturbé qui, à cause de la maladie qui le ronge depuis son enfance, ne peut s'empêcher de s'automutiler. Ses doigts, il les a en partie dévorés. Sa bouche n'est qu'un terrain ravagé. C'est assez fort visuellement. A une époque, une telle intrigue aurait pris plus de place et aurait été émouvante. Là, on doit se contenter de bien peu. Son seul intérêt est finalement de montrer à Sean que sa naïveté le perdra. Il veut voir le bon en son prochain mais il se fait constamment blesser. Il s'automutile de l'intérieur et c'est peut-être pire que tout. Tout cela est joliment mis en scène, avec une belle bande-originale, mais l'ennui est là quand même. Et ce n'est pas la présence furtive de Kimber qui réveillera quoi que ce soit. Cette femme peut-être touchante dans un épisode et profondément détestable dans le suivant. Quand on y réfléchit bien, c'est le cas de tous les personnages de la série maintenant...


// Bilan // L'ultime salve d'épisodes de Nip/Tuck commence mal. La délivrance est prévue dans 8 semaines maintenant. Je me demande ce que Ryan Murphy et son équipe nous ont concoctés. En tous cas, ils ont perdu leur précieux temps restant avec cet épisode raté.   

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10 avril 2013

Bad Teacher [Pilot Script]

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BAD TEACHER

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

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Créé par Hilary Winston (Happy Endings, Community). Adapté du film Bad Teacher.

Lorsque son mari demande le divorce et qu'elle constate avec horreur qu'elle avait malencontreusement signé un contrat prénuptial, Meredith Davis se retrouve à la rue, sans le sou, et n'a plus qu'une idée en tête : mettre le grappin sur un nouvel homme riche ! Et pour cela, elle a un plan : elle va se faire engager en tant que professeure dans une école huppée afin de rencontrer un maximum de pères célibataires, divorcés ou... ouverts à toutes propositions. Mais Meredith n'est vraiment pas faite pour enseigner : elle déteste les enfants, elle parle mal, elle boit et elle fume n'importe quoi. Toujours en train d'imaginer des plans tordus, elle peut toutefois compter sur le soutien du proviseur, complètement sous son charme; du prof de gym, une vieille connaissance du lycée avec qui elle entretient un rapport d'amour/haine; et Irene, une brave collègue qui ferait n'importe quoi pour elle. En revanche, la guerre est déclarée avec Ginny, une prof qui avait l'habitude de faire régner sa loi dans le collège avant son arrivée...

Avec Ari Graynor (Fringe, Mystic River), Kristin Davis (Melrose Place, Sex & The City), Ryan Hansen (Veronica Mars, 2 Broke Girls), Sara Gilbert (Roseanne, The Big Bang Theory, Urgences), David Alan Grier, Madison de la Garza (Desperate Housewives)...

 

   En préambule, je me dois d'être franc avec vous : j'adore par-dessus tout le film Bad Teacher avec Cameron Diaz, Lucy Punch, Justin Timberlake et Jason Segel. Et je n'en ai pas honte. Oui, ça ne vole pas haut et c'est super vulgaire, mais c'est fichtrement drôle ! Et la lecture du script de la version série pour CBS a engendré chez moi une première réaction que je vous laisse le soin d'analyser : j'ai eu très très envie de revoir le film tout à coup. Il faut dire que je ne l'ai vu qu'une fois. Mais il figure pourtant déjà au panthéon de mes comédies US préférées, aux côtés d'Allumeuses! par exemple, qui est aussi d'une grande trivialité. Mais non, ça ne veut pas dire que cette nouvelle version n'est pas à la hauteur. Télévision oblige, le niveau de vulgarité a été baissé. 2 Broke Girls avait déjà atteint le maximum de ce qui était possible sur un network de toute façon. Là, on va dire que l'on est légèrement en dessous. Il faut dire que toutes les répliques ne se situent pas en-dessous de la ceinture non plus. Le pied que l'on prendra devant la série si elle voit le jour, ce sera grâce aux vannes et aux péripéties de l'héroïne, qui ne recule devant rien, mais vraiment rien, pour parvenir à ses fins; et qui trouve en plus le moyen d'être maligne avec tout ça. Atteindre un tel degré de bitcherie, ça ne peut qu'être l'oeuvre d'une femme intelligente. C'est qu'on l'admirait presque, la bougresse !

   Parmi les changements décidés entre le film et la série -outre quelques détails techniques afin d'aller plus vite- il y a l'absence TOTALE du personnage qu'incarnait Justin Timberlake. Ils sont tous là, sauf lui. Pourquoi ? J'ai une supposition : sa présence aurait inéluctablement entraîné une certaine prévisibilité dans les intrigues et la trajectoire de la saison, voire de la série. Rien n'empêche les auteurs d'introduire à un moment donné un nouveau professeur ayant les mêmes caractéristiques -et ce serait franchement dommage de s'en passer- mais ça ne peut qu'être un arc narratif de quelques épisodes. Il ne manque pas au pilote. Je trouve ce choix plutôt judicieux au final. Tous les autres personnages secondaires ont leur place, les intéractions entre les uns et les autres sont parfaites. On suit tout ce petit monde avec bonheur, le sourire aux lèvres et le fou rire prêt à se déclencher à tout moment. Ce qui m'inquiète, c'est l'actrice principale, pas le script. Je n'ai rien contre Ari Graynor, mais bon courage pour passer après Cameron Diaz ! J'adore Kristin Davis, mais Lucy Punch avait un charme fou qui rendait son personnage aussi agaçant qu'attachant. Ici, Ginny est "juste" la fille que l'on adore détester. Je ne doute pas que sur la longueur, les scénaristes l'humaniseront, mais juste sur le pilote, elle est un peu décevante en comparaison du personnage original. C'est vraiment dommage que Lucy Punch n'ait pas repris son rôle... Soit dit en passant, Ginny est censée avoir 27 ans selon le script. Ce n'est clairement pas le cas de Kristin Davis ! J'ai en tout cas confiance en elle. Elle sera sûrement géniale. J'aime beaucoup Ryan Hansen également. L'avantage, c'est qu'il est bien plus ragoûtant que Jason Segel. Sara Gilbert est plutôt cool. Et puis la surprise du chef que j'ai découvert en préparant cette review : la Juanita de Desperate Housewives qui m'a tant fait marrer fait partie du casting des enfants ! Bref, c'est du solide. Juste inquiet sur le choix d'Ari Graynor... 

   La version télé de Bad Teacher n'a pas à rougir de la comparaison avec son modèle. Elle est moins vulgaire, mais tout aussi rythmée et hilarante. Je la veux ! Cela m'a fait rêver d'une soirée CBS la comprenant en trio avec 2 Broke Girls et Mom. Ce serait le pied. Trois comédies avec des héroines bruyantes, décomplexées et à l'humour ravageur... Je crains quand même qu'au nom de la diversification, la chaîne passe son tour sur ce projet. Et il est vrai que la concurrence est rude cette année...

2 décembre 2012

Revolution [1x 09 & 1x 10]

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Kashmir // Nobody's Fault But Mine (Mid-Season Finale)

7 020 000 tlsp. // 8 540 000 tlsp.

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   Kashmir. On pourrait considérer cet épisode comme un épisode de transition, ou, pour les esprits les plus chagrins, comme un épisode de remplissage. Je ne le vois pas comme ça. Il est l'occasion d'approfondir encore un peu plus nos héros en les confrontant, à travers des hallucinations, à leurs plus grandes peurs et cela les rend forcément plus touchants pour nous qui avons parfois un peu de mal à nous attacher à eux justement. Cet épisode est donc nécessaire, voire même essentiel. D'ailleurs, c'est certainement un hasard, mais Last Resort a offert la semaine précédente un épisode partant plus ou moins du même principe, et a tout aussi bien réussi son coup ! Nora, la première à subir les conséquences du manque d'oxygène dans les souterrains, hérite de la vision la plus... la moins... bref, elle croit se faire dévorer par un alligator dans les eaux boueuses. Moi aussi j'ai très peur des crocodiles, alors je me suis senti concerné. Mais, au-delà de ça, on va dire que c'était surtout pour introduire la mécanique de l'épisode en nous faisant sursauter. Et puis le précédent épisode lui était dédié après tout. Chacun son tour. La vision d'Aaron est exactement celle que l'on pouvait imaginer, en rapport avec sa femme qu'il a abandonné. Emouvant. Celle de Charlie concerne son père mort, et c'est touchant là aussi, bien que redondant. Visuellement, le réalisateur n'a malheureusement pas fait preuve d'une grande imagination pour rendre ces scènes encore plus fortes. C'est à Miles que l'on doit les passages les plus intéressants et les plus palpitans, alors qu'il se retrouve face à un Monroe suffisamment séduisant par ses arguments pour qu'il envisage de quitter la Milice et reprendre ses bonnes vieilles habitudes. On se doute bien que c'est impossible à ce stade. Il n'y a absolument aucun véritable enjeu, mais ça marche quand même.

   A côté de ça, le retournement de situation en cours d'épisode concernant le personnage incarné par Reed Diamond n'est pas surprenant une seule seconde. D'abord parce que l'acteur est abonné à ce type de rôles; ensuite parce qu'on connait maintenant la formule de la série qui offre un nouveau méchant chaque semaine. Cela ne pouvait qu'être lui. Il apporte quand même un peu d'action là où l'ensemble est assez introspectif donc plutôt lent. Cela évite de sombrer dans l'ennui. Sans surprise, tous les figurants meurent les uns après les autres. Charlie est blessée, mais ce sera la seule conséquence de la bataille. Une conséquence sans grande importance en plus. Tous les personnages ont été à un moment donné écorchés et s'en sont vite remis. Du côté de Monroe, on écoute du Led Zeppelin, histoire de donner un certain cachet à cet épisode un peu spécial; et on rend Rachel encore plus badass que prévu. Le meurtre qu'elle commet de sans froid est glaçant. 

   Nobody's Fault But Mine. Je le craignais et c'est exactement ce qui s'est passé : en écrivant et en tournant cet épisode, les scénaristes de Revolution ne se doutaient probablement pas que la série partirait en pause pendant quatre mois. Résultat : on attendait un cliffhanger énorme, qui donne super envie de revenir, mais on se retrouve avec un cliffhanger seulement correct, qui m'a d'ailleurs fait penser à du Prison Break dans l'esprit. On en a eu d'autres aux épisodes précédents qui étaient plus forts. J'aurais presque préféré qu'il s'achève sur la confrontation entre Miles et Monroe, qui était clairement le point culminant de l'épisode, celui qui m'a fait retenir mon souffle quelques minutes. Justement parce que j'attendais qu'il se déroule quelque chose de très marquant, je croyais en la possibilité que Miles tue vraiment Monroe. J'y ai cru jusqu'au bout. Il était à deux doigts de le faire, mais les auteurs n'ont pas eu de couilles et ont préféré le laisser s'enfuir, beaucoup trop facilement à mon goût en plus. Sans cesse, on nous rappelle combien le héros a été impitoyable par le passé -Rachel s'en occupe cette semaine lors de ses retrouvailles émouvantes avec sa fille- mais on aimerait bien qu'il lui reste encore un peu de ça parfois. Idem avec Neville : là aussi l'affrontement était intense, mais tout ça pour finalement les enfermer dans un placard... Sérieusement ? Après tout ce qu'il vous a fait, vous auriez pu l'exécuter ! Je dis ça, mais je n'ais pas du tout envie de la série perde Giancarlo Esposito ou Kim Raver. Alors que David Lyons... Cela dit, honnêtement, il était parfait dans cet épisode et il n'avait pas Esposito pour lui faire de l'ombre dans des scènes communes; dans les flashbacks, il a même été très convaincant, notamment lorsqu'il se retrouve en larmes face à Billy Burke. Dommage que ces scènes-là étaient mal insérées dans le récit. C'est le seul reproche que je leur ferai. Si leur mission principale était de faire monter la pression et d'éclairer la relation complexe entre les deux personnages, alors c'est réussi. Ce serait arrivé plus tôt, on aurait même davantage apprécier les précédentes interventions de Monroe. 

   Encore une fois, Rachel s'est montrée impressionnante lors de l'évasion. Elle d'ailleurs buté Strausser bien comme il faut. Une dimension "amoureuse" a été ajoutée au personnage, puisque l'on sous-entend à plusieurs reprises qu'elle a eu une aventure avec Miles à une époque lointaine et que celui-ci tient encore beaucoup à elle. Je n'y avais pas du tout pensé avant, surtout que la série s'appuie assez peu sur les relations amoureuses (et tant mieux), mais c'est assez logique en fin de compte. Un triangle amoureux, avec deux frères... On en reparlera en temps voulu ! Nora a fait de la figuration dans cet épisode, ce que je regrette un peu. Charlie s'est montrée à la hauteur de Miles, à la hauteur de sa mère aussi. Le personnage a très bien évolué et je n'ai plus du tout envie de la frapper. Je suis conquis par l'actrice en plus. Aaron a eu son rôle à jouer avec la bombe, et c'était ma foi sympathique de penser à lui. Quant à Danny... on va lui donner le bénéfice du doute pour l'instant ! Maintenant qu'il rejoint le groupe, il va peut-être gagner en épaisseur. Mais j'avoue que ça ne m'aurait pas dérangé qu'il périsse au moment de l'évasion. Ironiquement, ça aurait eu de la gueule : ça fait dix épisodes que la bande le cherche et quand ils atteignent enfin leur but, il meurt connement. Ah ça m'aurait plu ça... et ça aurait donné un caractère plus événementiel à ce mid-season finale...

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// Bilan // Revolution méritait de partir en pause prolongée sur un plus gros boom que celui-là. Preuve qu'elle a encore pas mal de chemin à parcourir avant d'être celle que l'on attendait depuis le début. Mais, au fil des dix premiers épisodes, elle a su se construire une mythologie simple mais intéressante, avec des personnages qui ont gagné en potentiel au fur et à mesure jusqu'à devenir attachants pour certains. Je suis optimiste pour la suite car le potentiel est enfin là. Suffit de le saisir pleinement maintenant ! En espérant que NBC n'ait pas tout gâché avec sa programmation controversée...

29 août 2012

Weeds [8x 08 & 8x 09]

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Five Miles From Yetzer Hara // Saplings

770 000 tlsp. // 680 000 tlsp.

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   Nancy Botwin poursuit son chemin ennuyeux vers la rédemption alors que la fin de Weeds est de plus en plus proche au cours de ces deux épisodes à nouveau moyens, sauvés par quelques répliques, quelques passages tendres, quelques souvenirs d'un passé glorieux. Je continue à penser, à tort peut-être, que les scénaristes naviguent à vue et ont commencé la saison en sachant comment ils voulaient terminer la série mais en ignorant comment y arriver. Après tout, c'est comme ça que la plupart des séries sont écrites mais, dans le cas d'une dernière saison pour une série d'une câble, on s'attend forcément à ce qu'un soin plus grand soit apporté. Jenji Kohan a peut-être la tête ailleurs, dans son nouveau projet. Ou alors elle s'est rendue compte qu'elle n'avait vraiment plus rien à dire. En cela, l'intrigue de Shane est une illustration parfaite. L'idée d'un Botwin au sein de la police, ou d'un policier chez les Botwin, avait de la gueule... quand Nancy avait encore le nez dans ses affaires louches. Mais maintenant qu'elle est en dehors de tout cela malgré les tentations, où est l'intérêt ? Je crois tout simplement que les auteurs n'avaient pas encore décidé d'emprunter cette voie pour l'héroïne au moment où ils ont pensé à la ré-orientation de son fils. Du coup, ils se retrouvent à devoir meubler avec une romance mignonnette qui n'a pas tellement sa place dans Weeds. Pas en l'état du moins. Le travail effectué sur Silas est beaucoup plus probant, même si on commence maintenant à tourner en rond. Le road-trip en Caroline du Sud avec sa mère ressemblait un peu à celui qu'ils avaient effectué la saison précédente pour aller chez Heylia (oui, la disparue). Nancy est longue à la détente mais elle commence à comprendre qu'il faut qu'elle laisse son fils faire ses propres choix, même quand ils sont mauvais, et voler de ses propres ailes, quitte à tomber. La petite incursion dans le monde du tabac a permis de traiter un sujet que la série avait omis d'aborder jusqu'ici. Elle le fait malheureusement sans punch et avec un peu trop de naïveté. Ce n'est pourtant pas son genre...

   Du coté d'Andy, les auteurs ne cessent de faire des pas en avant puis des pas en arrière, si bien que l'on ne sait vraiment plus sur quel pied danser. Jill n'est finalement plus sa promise. La pauvre femme a confondu grossesse et ménopause. Elle n'a ainsi jamais attendu d'enfant Botwin. On s'était pourtant fait à l'idée. Eux aussi. Ce rebondissement ne m'a pas plu du tout, alors même que l'idée de base ne m'avait guère convaincu elle-même pourtant. La séparation n'en était pas moins émouvante en tout cas. On ne sait pas bien quel est l'avenir de Jill au sein de la série, enfin dans les quelques épisodes restants mais si ce que l'on a vu d'elle dans le 8ème épisode doit servir de conclusion à son arc alors c'est une belle conclusion. Il n'y avait pas mieux que de terminer sur une comparaison entre sa vie à elle et celle de sa soeur. Constater à quel point elles sont différentes mais en même temps si proches. Ce n'est pas d'une originalité folle mais ça fonctionne, d'autant que Mary-Louise Parker et Jennifer Jason Leigh sont parfaites. Depuis la scène de fin, j'ai en tête jour après jour le guilleret "Ne me quitte pas" de Regina Spektor (qui n'a rien à voir avec le grand classique de Jacques Brel). Jill partie, Andy ne tarde pas à se trouver une nouvelle prétendante. C'est pire que dans How I Met Your Mother... Il jette cette fois son dévolu sur une serveuse tout à fait ravissante et souriante. Elle nous est présentée comme une évidence pour lui. D'où le mariage en guise de cliffhanger. Nouvelle erreur ou début du bonheur ? 

   Pendant ce temps-là, Nancy continue de prendre du bon temps avec son rabbin de voisin. Leur histoire ne soulève pas un enthousiasme fou. Après tous les hommes que notre héroïne a connu, qu'est-ce qui rend celui-ci plus intéressant ? Rien, a priori. Mais sa quasi-normalité correspond bien à la nouvelle Nancy. Si le but des scénaristes est de finir la série en casant tout le monde, ils ne pouvaient pas s'y prendre moins subtilement. Mais j'ose espérer qu'ils ont des projets plus ambitieux. Sauf pour Doug bien entendu. A moins qu'il ne termine avec une clocharde. Il ne mérite pas tellement mieux de toute façon. Cette énième intrigue ridicule du personnage fait autant rouler les yeux que rire. C'est donc une semi-victoire. 

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// Bilan // Dans la banlieue d'Old Sandwich, on s'ennuie grave. On en vient naturellement à regretter Agrestic et les débuts tonitruants de Weeds. C'était forcément mieux avant, surtout plus drôle et plus piquant. Mais les personnages ont aujourd'hui plus de bouteille et ont évolué -à l'exception de Doug- de manière tout à fait satisfaisante. On ne peut que le constater épisode après épisode en cette 8ème et dernière saison. Elle n'offre pas grand chose de plus à mon grand dam...

17 août 2012

Weeds [8x 05, 8x 06 & 8x 07]

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Red In Tooth And Claw // Allosaurus Crush Castle // Unfreeze

480 000 tlsp. // 640 000 tlsp. // 560 000 tlsp.

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   Je déclarais lors de ma review précédente que j'en voulais pas à Weeds de calmer un peu le jeu dans la dernière ligne droite, quitte à ennuyer, mais, après ces trois épisodes, nous en sommes à la mi-saison et le flou le plus total continue de régner quant aux intentions des scènaristes. Alors je leur en veux quand même un peu. On a vraiment l'impression qu'ils ne savent pas où ils veulent aller, et surtout sur quoi ils veulent terminer, alors ils nous entrainent d'intrigue en intrigue avec bien peu d'aisance et de moins en moins d'efficacité. Le divertissement reste convenable mais on rit moins, beaucoup moins. Il y a toujours des passages qui sauvent le tout, comme les facéties d'Andy avec la fille en roller toute nue dont on retiendra surtout le monologue brillant, très très Weeds, avec un Justin Kirk au meilleur de sa forme (surtout quand on a vu peu de temps avant le pilote d'Animal Practice où il tient le rôle principal...). Son cours face à des enfants turbulents et pas très réceptifs était moins réussi. Il faut dire que toutes les réfèrences religieuses m'ont vite perdu. Il devait y avoir des trucs drôles là-dedans, mais je n'ai pas tout compris. Cela dit, son coup de bluff était amusant. En cette saison 8, Andy évolue vraiment bien. La grossesse de Jill, bien pratique et pas très inspirée, a en tout cas le mérite de le motiver à rentrer pour de bon dans le droit chemin. Ce n'est certainement pas la femme la plus stable qui soit mais ils se sont bien trouvés. Nancy bout intérieurement mais garde ce qu'elle pense pour elle. Pendant combien de temps va-t-elle se retenir ? Brièvement, on évoque le lien compliqué qui unissait Andy à son père. J'aurais aimé que ce sujet pas encore exploré le soit enfin. 

   Nancy poursuit sa quête de la "bonne vie", même si les tentations sont nombreuses sur son chemin. C'est un grand pas en avant pour le personnage, c'est indéniable, mais cette rédemption devient légèrement barbante pour nous. Terminer chaque épisode sur la même expression de Mary-Louise Parker, satisfaite et énigmatique à la fois, devient lassant. Je sens que l'on se dirige vers une fin très ironique : Nancy sera devenue une bonne mère, une femme bien sous tout rapport, mais la petite balle encore logée dans sa tête se déplacera et la tuera violemment d'un coup d'un seul. En attendant, elle sait rester elle-même malgré les nouvelles cirsconstances légales qui l'entourent. La scène avec les muffins était parfaite. C'était bien elle, dans toute sa splendeur. Lorsque Stevie est dans les parages, que ce soit à cause du foot ou de l'ami qu'on lui impose, on s'amuse un peu moins. Les autres enfants Botwin sont de toute façon en général synonymes d'ennui maintenant : Shane et Ouelette, c'est loudingue; Shane et sa copine, c'est un peu niais (et en plus, je n'arrive pas à accepter que le garçon ait grandi et qu'il soit en âge d'avoir une amoureuse, de boire, de faire l'amour... j'ai le même sentiment avec mon propre frère !); et Silas, c'est des promesses jamais tenues. On évoque la possibilité qu'il puisse avoir une relation homosexuelle. Okay, c'était assez mal amené et "juste pour rire" mais je commençais à trouver l'idée intéressante. Mais non, tuée dans l'oeuf. Puis  voilà qu'on le prend pour un strip-teaser à l'épisode suivant mais on ne le voit pas en action ! Damn it ! Du coté de Doug... on nage toujours en plein délire qui n'a ni queue ni tête. C'est fatiguant de le répéter systématiquement mais c'est vrai et c'est bien tout ce que l'on peut en dire malheureusement. 

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// Bilan // Mouais. Weeds mérite mieux que ce foutoir pour son ultime saison. Je n'ai pas envie de rester sur un goût amère alors je continue sincèrement d'espérer que la suite sera meilleure et la fin à la hauteur de cette grande comédie !

5 février 2011

V [2x 04]

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Unholy Alliance // 5 29o ooo tlsp.

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   J'ai été horrifié de découvrir qu'il ne s'agissait que du 4ème épisode de la saison 2. J'avais l'impression d'en avoir vu plus que ça, ce qui me rassurait. Certes, il n'y en a que 10 cette année mais c'est déjà beaucoup trop. J'avais commencé la saison avec une sorte d'optimisme trouvée dans l'énergie du désespoir, mais je déchante un peu plus chaque semaine malgré les efforts des scénaristes que je suis capable de reconnaître. V ne sera jamais une bonne série. Les bases sont trop bancales et les personnages trop lisses. Ils ont fait ce qu'ils ont pu pour redresser la barre mais ça ne sert plus à rien. Je ne vais pas abandonner alors que les prochains épisodes seront certainement les derniers, ce serait trop con. Par contre, il va me falloir trouver encore quelques forces pour surmonter ce désastre. Franchement, il n'y a qu'une seule scène qui m'a plu : celle de l'énième face à face entre Diana et Anna dans la cave. Ce n'était pourtant pas du grand art, ni dans le jeu des actrices, ni dans la qualité des effets-spéciaux et encore moins dans la profondeur des dialogues. Mais c'était agréablement kitsch. Les producteurs ont bien fait de rappeler Jane Badler. C'est sûrement la seule bonne décision qu'ils auront su prendre...

   Non parce qu'ils se sont mis de sacrés bâtons dans les roues tous seuls, comme des grands. Déjà, le thème est récurrent dans mes critiques mais je suis bien obligé de le marteler : quand est-ce que cette putain de résistance va prendre du poids ? Je ne vais pas nier et dire que les choses n'ont pas évoulé. Mais ce n'est pas assez rapide. A quoi bon prendre son temps quand il ne nous reste que 6 épisodes pour (peut-être) tout boucler ? Ce serait dommage que tout soit trop facile pour Erica et sa petite bande mais les laisser respirer deux secondes, le temps de construire enfin quelque chose, ce serait peut-être pas mal non plus. Là, on se tape encore un enlèvement, encore un nouveau protagoniste dont on ne sait pas s'il sera un ami ou un ennemi au final, et puis Erica doit se coltiner un nouveau co-équipier, à peu près aussi intéressant que tous les autres personnages. Il joue un double-jeu, chose qui n'est pas surprenante une seule seconde. Alors oui, il a plus de potentiel que Malik mais désolé, il m'énerve à peine arrivé. Puis je n'aime pas beaucoup Jay Karnes, son interprète, pour ne rien arranger. Hormis ce problème autour de la résistance, il y a bien sûr celui de la bonté de l'âme, nouvelle obsession d'Anna qui la rend tout bonnement ridicule alors qu'elle avait réussi à garder jusqu'ici une certaine crédibilité. Une vicoire de Diana semble de plus en plus évidente, et que l'on ne vienne pas nous faire croire que le mec qu'elle a tué était son seul allié. Elle doit en avoir bien plus qu'Anna au final ! Je vous passe mes commentaires évidents sur le voyage au Vatican. Du grand n'importe quoi qui n'était malheureusement pas que visuel.   

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// Bilan // Tout n'est pas mauvais dans V, c'est ce qui m'empêche de la condamner définitivement, mais l'ennui combiné à mon désintérêt le plus profond pour les héros suffisent à me faire passer de sales quart d'heures. J'amerais tellement que la suite et fin de la saison remonte le niveau. Il suffirait de lâcher les loups, y aller à fond...

2 avril 2010

Tueurs En Séries [Episode du 2 Avril 2010]

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Au programme cette semaine : Forest Whitaker nous parle de son personnage dans le spin-off d'Esprits Criminels, Frédéric Diefenthal confirme (ou pas) une suite pour Flics, 24 est annulée et Castle est renouvelée (promo sexy à la clé), un point sur les séries achetées en France (Modern Family, Glee, The Good Wife, Vampire Diaries...) et découverte de Treme...

29 novembre 2009

Glee [1x 11]

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Hairography // 6 1oo ooo tlsp.

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   Je me plaignais depuis quelques temps de numéros musicaux moins inspirés, cet épisode au contraire m'a comblé de ce point de vue-là ! Absolument fan du Papa Don't Preach de Dianna Agron/Quinn Fabray; très ému sur la version "sourde" d'Imagine même si elle avait un coté totalement surréaliste; amusé par la prestation des bad girls de la Jane Adams Academy sur le Bootylicious des Destiny's Child; admiratif devant la simplicité de True Colors; moins convaincu en revanche par le Crazy In Love du Glee Club mais en même temps, c'était un peu le but de proposer une prestation moyenne donc... En tous cas, l'idée des perruques était absolument nulle et n'a strictement rien apporté, à part peut-être son heure de gloire à cette sublime idiote de Britney. Elle me fait beaucoup rire dans le cliché de la cheerleader plus stupide que stupide. La "rediffusion" de You're the One That I Want façon Rachel+Finn, on s'en serait passé volontiers.

   A vrai dire, les prestations musicales m'ont tellement plu que j'ai envie d'être indulgent avec cet épisode dont les storylines étaient somme toutes moyennes. C'est-à-dire que le bébé de Quinn est une brillante idée à la base mais c'est un peu la seule de ce début de saison donc on l'étire en longueur et ça devient plus ridicule qu'autre chose. Quinn est toujours très émouvante, et dans un sens, Terri aussi. Mais il serait temps que Finn et Will apprennent la vérité, si les scénaristes comptent la leur faire apprendre un jour. Je ne serais pas contre une découverte tardive une fois le bébé né mais alors il faudrait sérieusement trouver autre chose à raconter en attendant. Ce ne sont pas les personnages qui manquent ! A nouveau, on a joué avec le quatuor Quinn/Puck/Rachel/Finn pour offrir des scènes plus ou moins drôles, mais il y a toujours quelque chose d'attachant et de lumineux qui se dégage et ça suffit à mon bonheur. J'ai moins aimé les petits stratagèmes de Kurt. Ils étaient faciles et je pense qu'il est capable de mieux. Ceux de Sue n'étaient pas non plus très inspirés. Pour la première fois, je ne l'ai même pas trouvé drôle. Elle était juste affligeante. Quant à la venue d'Eve en guest, elle était plus anecdotique qu'autre chose mais le passage de Will dans son lycée était bien décalé.

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// Bilan // De très bons numéros musicaux ont suffit à me faire passer un très bon moment. Bien-sûr, si les intrigues étaient plus variées, ça ne ferait de mal à personne...


// Bonus // Papa Don't Preach par Dianna Agron. J'aurai aimé vous proposer les images et pas seulement le son mais la FOX fait la chasse aux vidéos maintenant et c'est très agaçant...

3 décembre 2009

Dexter [4x 10]

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Lost Boys // 1 8oo ooo tlsp.

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   Curieusement, cet épisode m'a donné mal à la tête. Voir Dexter courir dans tous les sens m'a donné le tournis. Ca ne manquait pas de rythme, c'est sûr, mais comparé aux précédents épisodes, ça allait même limite trop vite, comme si les scénaristes s'étaient soudain souvenus qu'il ne restait ensuite plus que deux épisodes pour boucler toutes les intrigues. Ce déséquilibre me gène un peu. Le bon point, c'est que les passages soapesques dont on nous a habitué depuis le début de la saison sont quasiment absents. Laguera et Batista se jettent toujours des regards qui en disent long mais ça s'arrête là et ça suffit. Quant à Rita, elle n'a pas eu l'occasion de papoter, ou plus si affinités, avec son voisin chaud du slip.

   Le Trinity Killer donc. Je l'ai trouvé beaucoup moins fascinant dans cet épisode. Ses délires avec le petit garçon ne m'ont pas paru aussi bien amenés que précédemment. Et puis ça manquait un peu de suspense. La quête de Dexter a été trop longue et Arthur n'a pas fait grand chose à part jouer au petit-train. Je l'aurais voulu plus cruel. Par exemple, je ne m'attendais pas à ce qu'il se contente de droguer le gamin. Je pensais qu'il le tuerait vraiment, d'une façon plus... violente disons. Pas que je prenne un pied fou à voir un mec tuer un enfant hein. Mais c'est le genre de choses qui peuvent arriver dans Dexter. C'est aussi pour cela que l'on regarde la série. En revanche, c'était très surprenant d'apprendre que le Trinity porte finalement très mal son nom puisque ses rituels ne sont pas au nombre de trois, comme le croyait Lundy, mais au nombre de quatre ! Concernant l'implication de la journaliste Christine dans tout ça, j'avoue que je m'attendais à quelque chose de plus tordu vu comme Arthur a tendance à mener à la baguette sa petite famille. Il n'a rien demandé à Christine : elle a tiré sur Lundy et Debra de son plein gré pour protéger son papa. Mais pourquoi au juste le défend-t-elle ainsi ? Il nous manque peut-être une partie du puzzle. En gros, je n'ai pas été très convaincu par ses explications. Debra a fait du bon boulot par contre. C'est bien la fille de son père ! Discrétement, le passé de celui-ci refait d'ailleurs surface à travers cette vieille pute qui a des choses à dire à Debra. Espérons que cela fasse avancer son enquête sur son père, ça commence à bien traîner. A part ça, le parallèle entre Arthur et sa vie de famille et Dexter et la sienne est toujours intéressant, à défaut d'être passionnant.

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// Bilan // Malgré son rythme particulièrement soutenu, je n'ai pas accroché à cet épisode. Je l'ai trouvé décevant à bien des égards et je suis inquiet pour la suite des événements. Sera-t-elle à la hauteur des espérances ?

2 octobre 2009

Cougar Town [1x 02]

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Into The Great Wide Open // 9 25o ooo tlsp.

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   Après un pilote que j'ai trouvé franchement raté, Cougar Town ne pouvait que s'améliorer. Ce second épisode était encore loin d'être hilarant mais, au moins, il n'était pas irritant. Jules se rend compte qu'elle n'a pas assez profité de sa jeunesse, elle décide donc de passer un week-end de folie avec sa jeune collègue et une pote à elle. Là encore, tout semblait trop forcé pour être naturel et je crois que Jules ne deviendra intéressante que quand elle sera elle-même puisque jusqu'ici, elle joue à la fille "cool" et encore jeune dans sa tête. Elle doit très vite se rendre à l'évidence : elle n'a plus 20 ans et ce genre de petites fêtes, ce n'est plus de son âge. Triste constat que l'on avait senti venir à des kilométres. Je retiens quand même une très bonne idée : la soirée de Jules passée en revue à travers des photos prises sur le portable de Laurie. Ca donnait pour le coup un aspect réaliste à l'entreprise et puis ça au moins, c'était amusant. En revanche, je n'ai pas beaucoup aimé les scènes avec la voisine de Jules. Je l'avais trouvé marrante dans le pilote mais là, elle cassait plus l'ambiance qu'autre chose. Ca va être difficile de faire évoluer ce personnage bien trop ancré dans son quotidien de mère de famille et d'épouse. Quelques mots sur la prestation de Courteney Cox quand même : elle est plus sobre et ça passe mieux ! 

   J'avais détesté le fils de Jules dans le pilote, il m'a été plus agréable cette fois-ci. J'ai toujours un problème avec la grosse tête de l'acteur et sa voix, mais il a eu droit à quelques passages marrants et deux-trois bonnes répliques. Malheureusement, dès qu'il est avec son père, ça devient nul à chier. Parce que son père est un boulet. Et puis leurs scènes semblaient trop déconnectées du reste. Quant aux passages avec le voisin de Jules, ou plutôt son "paper buddy" devrais-je dire, disons qu'il y a toujours du potentiel. Ca manque toujours de naturel et on ne comprend toujours pas pourquoi ils se détestent tant. Mis à part ça, c'est assez fun.

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// Bilan // La sitcom est toujours pleine de défauts mais il y a un mieux. L'ambiance est moins hystérique et Courteney Cox est un peu plus convaincante. 

9 septembre 2009

[Saison 2oo9/2o1o] ABC

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Une fois de plus, c'est du coté de ABC, au niveau des networks, que l'on trouve les nouvelles séries les plus excitantes, les plus originales et cette année, les pilotes qui ont le plus plu aux critiques de la presse américaine. Malheureusement, ça ne veut pas dire pour autant qu'elles vont cartonner...


Elles reviennent...

LOST (Saison 6) : Il y aura un avant et un après Lost, à n'en pas douter. Pour son ultime saison, on attend évidemment beaucoup de la série culte, des réponses notamment, et toujours plus de moments forts, de rebondissements, de prises de risque et d'émotion. Autant dire que les producteurs et l'équipe de scénaristes ont une pression incroyable. La seule pression qu'ils n'ont plus, c'est celle de l'audience. Quoi qu'il arrive, l'aventure touchera à sa fin cette année. Ce serait mieux (et mérité) que les téléspectateurs perdus au fil des saisons reviennent en masse, surtout pour le final, mais il ne faut pas trop se faire d'illusions. C'est une série qui prendra sans doute encore plus d'ampleur en DVD.

Desperate Housewives (Saison 6) : La série de Marc Cherry s'enfoncera-t-elle encore un peu plus dans la médiocrité qui l'a grandement animée la saison passée ? C'est la seule question que je me pose sur Desperate Housewives qui me donne un tant soit peu envie de revenir. Ce qu'il va advenir des héroïnes, je m'en moque complètement maintenant, à force de déceptions. On peut lui reconnaître une force indéniable : on revient toujours, quoi qu'il arrive. Mais jusqu'à quand ?

Grey's Anatomy (Saison 6) : Après la série qui n'arrête pas de s'améliorer, après celle qui n'arrête pas de décevoir, il y a celle qui laisse perplexe, qui plaît ou qui déplaît selon les épisodes. La saison 5 de Grey's Anatomy m'a plutôt plu dans l'ensemble, malgré quelquec couacs. J'attends de la saison 6 du sang neuf, un retour plus prononcé vers la comédie et la dose d'émotion habituelle. Les premiers épisodes n'ont pas intérêt à décevoir : ils vont sans doute définir les audiences de la saison et il y a un coup à jouer puisque Les Experts sont en petite forme...

Ugly Betty (Saison 4) : A mon avis, ABC aurait mieux fait de déplacer la série sur sa chaîne du câble ABC Family. Car dans le ton, elle ressemble de plus en plus à Secret Life Of The American Teenager, et de moins en moins au soap délirant qu'elle était lors des deux premières saisons. Et puis la déplacer au vendredi, c'est la tuer à petit feu.

Brothers & Sisters (Saison 4) : Les trois premières saisons étaient parfaites alors je suis confiant quant à la qualité de la quatrième saison. En plus, elle ne change pas de case horaire malgré les rumeurs, elle a donc une chance de survivre encore quelques temps si ses audiences ne bougent pas. Can't Wait To See The Walker's Back

Mais aussi Castle (Saison 2), Better Off Ted (Saison 2), Scrubs (Saison 9) et Private Practice (Saison 3).


Elles arrivent...

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COUGAR TOWN

Une mère, fraîchement débarquée dans la quarantaine, tente de garder son sex-appeal... et d'élever son fils de 17 ans.

Avec Courteney Cox, Josh Hopkins, Busy Phillips, Brian Van Holt...

Indice de réussite : 40%

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MODERN FAMILY

Quand les familles voisines Pritchett, Delgado et Dunphy acceptent qu'un documentaire soit tourné sur leurs vies, elles étaient loin d'imaginer qu'elles allaient tant en révéler... Jay Pritchett a rencontré la très sexy Colombienne Gloria Delgado le jour où sa femme l'a quitté. Leur différence d'âge est pour lui un challenge de tous les jours. Sa fille, Claire, a elle-même bien du mal à gérer sa vie de famille depuis que son mari, Phil, est persuadé d'être en phase avec ses enfants adolescents alors qu'il ne fait que les embarrasser ! Quant au frère de Claire, Mitchell, il vit avec son petit-ami Cameron et ils viennent d'adopter Lily, une petite Vietnamienne...

Avec Ed O'Neil, Sofia Vergara, Julie Bowen, Ty Burrell, Jesse Tyler Ferguson...

Indice de survie : 35%

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FLASHFORWARD

Un blackout total de 2 minutes et 17 secondes provoque le chaos à travers le monde. Pendant cette courte durée, chaque personne est confrontée à une vision du futur qui va changer sa vie à jamais...

Avec Joseph Fiennes, Sonya Walger, John Cho, Dominic Monaghan...

Indice de réussite : 70%

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EASTWICK

Trois jeunes femmes espiègles et indépendantes se morfondent dans la très puritaine petite ville d'Eastwick ou jadis furent brûlées maintes sorcières accusées de commerce avec le Diable. Nos trois belles se réunissent tous les week-ends et babillent gaiement à bâtons rompus de tous et sur tout. Jusqu'au jour où un extravagant personnage, un certain Daryl van Horne, s'installe dans la demeure la plus somptueuse de la ville...

Avec Lindsay Price, Rebecca Romjin, Jaime Ray Newman, Sara Rue...

Indice de réussite : 20%

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HANK

Après avoir perdu sa place, un puissant business man de Wall Street renoue avec sa famille, non sans mal...

Avec Kelsey Grammer, David Koechner, Ryan Wynott...

Indice de réussite : 25%

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THE MIDDLE

Oubliez les sportifs, les stars de cinéma, les politiciens... Les parents sont les vrais héros ! Et de ce point de vue, Frankie est même une super-héroïne ! Avec son mari et ses 3 enfants, elle vit à Jasper, en Indiana, depuis toujours. Cette petite famille fait partie de la majorité : la classe moyenne.

Avec Patricia Heaton, Neil Flynn...

Indice de survie : 30%

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THE FORGOTTEN

L'Identity Network est un groupe de détectives amateurs travaillant sur des affaires laissées de côté et dont les victimes sont la plupart du temps non-identifiées...

Avec Christian Slater, Michelle Borth, Rochelle Aytes...

Indice de survie : 50%

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V

Des extraterrestres débarquent sur Terre avec des intentions pacifistes. Une "invasion" qui n'est pas du goût de tout le monde ! Erica Evans, agent à la Sécurité Intérieure, n'apprécie pas de voir son fils rejoindre les rangs des Visiteurs. Ces étrangers ne cacheraient-ils pas de sombres motivations ?

Avec Elizabeth Mitchell, Scott Wolf, Joel Gretsch, Lourdes Benedicto...

Indice de survie : 60%

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COPPER

Cinq amis policiers font leurs armes au commissariat de Toronto...

Avec Gregory Smith, Missy Peregrym, Eric Johnson...

Indice de survie : 35%

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HAPPY TOWN

Alors que le calme semblait revenu, après une série de kidnappings survenus 7 ans plus tôt, une petite ville est bouleversée lorsqu'un nouveau crime se produit...

Avec Geoff Stults, Amy Acker, Lauren German, Sam Neill, Robert Wisdom...

Indice de survie : 40%

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THE DEEP END

Sterling Law est un des cabinets juridiques les plus prestigieux de Los Angeles. Chaque année, quatre jeunes diplômés des plus grandes écoles sont recrutés. Ils sont appelés à devenir les meilleurs juristes du monde... ou à exploser en vol. Cette année, les quatre chanceux se nomment Dylan, Addy, Beth et Liam. Ils vont découvrir le système impitoyable de Sterling Law et de son patron, Cliff Huddle, surnommé le "Prince des ténèbres". Le retour au sein de la firme de son partenaire historique Hart Sterling, qui vient de perdre sa femme, va changer la donne...

Avec Billy Zane, Ben Lawson, Tina Majorino, Matt Long, Clancy Brown...

Indice de survie : 30%

Le choix est large ! A vous de voter et de commenter vos choix ;-)

24 août 2009

Hung [1x o7]

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"The Rita Flower" Or "The Indelible Stench" //

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   Depuis quelques épisodes, je trouvais que Hung avait légèrement perdu de son charme initial. Ce 7ème épisode rétablit les choses avec une jolie intro et une belle conclusion, sur des petites musiques pop mélancoliques qui font de l'effet. Oui, c'est un peu facile, mais je m'en fous, j'aime ça. Deux intrigues principales composent l'épisode, l'une sur Ray, plutôt légère, l'autre sur Tanya, plutôt lourde. Hormis une petite scène, Jessica n'est pas présente (et elle ne manque pas) et pas l'ombre d'un visage porcin d'un des deux enfants. Même s'ils ne me dérangent pas plus que ça habituellement, je reconnais que sans eux, le rythme est plus soutenu.

   L'intrigue de Ray n'a pas grand intérêt, si ce n'est celui de nous amuser et la mission est pleinement réussie. Ca commençait mal pourtant sur une nouvelle dispute avec Tanya. Ca devient redondant. J'ai hâte que le business soit véritablement lancé et qu'il marche pour que l'on puisse passer à autre chose. On comprend très rapidement quel va être le but de la dispute : faire prendre conscience à Ray qu'il n'est rien sans Tanya. Sans marketing et management, sa queue ne suffit pas. Ses tentatives pour trouver des clientes tout seul sont foireuses mais c'est amusant. Après avoir fait des apparitions hebdomadaires anecdotiques suite à l'affaire des cookies-messagers, la femme du voisin de Ray trouve enfin ce qu'elle cherchait : un bon coup de bite ! Hung nous offre alors sa scène de cul la plus crue depuis son lancement, avec des seins, des fesses et des plans rapides mais sympathiques sur le pubis fourni de Thomas Jane. La fonction "pause" de mon ordinateur n'a jamais autant servie ! Par ailleurs, Ray réalise que sa relation avec Jemma va au-delà du simple échange de bons procédés pute/client et il est prêt à passer à l'étape supérieure avec elle, sans billets verts donc. La grande claque qu'il va se prendre, mon dieu... Cela lui servira de leçon !

   L'intrigue de Tanya était très émouvante, comme souvent dès qu'il s'agit de sonder l'âme de ce personnage complexe et attachant. Un soir de beuverie, elle fait la rencontre d'un jeune homme fort sympathique, qui décide rapidement de lui faire retrouver l'inspiration. Il se trouve que Tanya, poète, souffre du syndrôme de la page blanche depuis déjà deux ans... Il ne va pas réussir, du moins pas directement, mais il insuffle indéniablement à Tanya une vent de fraîcheur, et à la série aussi. Jusqu'ici, les scénaristes de Hung ont su créer des personnages secondaires vraiment intéressants. La mère de Jessica est très drôle mais on ignorait que celle de Tanya aussi ! Elle est cruelle mais hilarante. Le genre de mère qui rabaisse sa fille à longueur de journée et qui ne se rend pas compte de tout le mal qu'elle lui fait. J'espère qu'on la reverra à l'occasion.

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// Bilan // La force de la série semble de plus en plus évidente : ses personnages, qu'il s'agisse des deux protagonistes principaux, ou la majeur partie des personnages secondaires. Ils sont soit drôles, soit émouvants, souvent les deux et toujours attachants. Alors même si les intrigues ne suivent pas toujours et que le propos reste limité, on suit avec grand plaisir Hung

   

21 mai 2009

Glee [1x o1]

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Pilot // 9 62o ooo tlsp.

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   Cela fait des mois que l'on entend parler de la nouvelle série musicale de la FOX. Le pilote est-il à la hauteur du buzz ? Je ne vais pas vous mentir, j'ai été un peu déçu. Mais il faut reconnaître une chose : quand on a vu l'extended trailer de 4 minutes, on a vu le meilleur de l'épisode (les meilleurs répliques et les meilleurs passages musicaux). C'est ce que je craignais et c'est arrivé...

What About ? 

Tout commence le jour où un professeur d'espagnol décide de s'occuper de la chorale de son lycée du Midwest, une des pires des Etats-Unis puisqu'elle n'a jamais gagné le moindre concours. Mais les ados et les enseignants sont bien décidés à ce que les choses changent !

Who's Who ? 

Parmi les visages connus du casting, il y a Jessalyn Gilsig, fidèle à Ryan Murphy. C'était elle la Gina de Nip/Tuck, on l'a également vue dans Heroes, Prison Break, Boston Public, Friday Night Lights... Elle interpréte ici la femme du héros (Matthew Morrison), une grognasse qui péte plus haut que son cul. Ca lui va à ravir. Elle est excellente ! Jayma Mays (Ugly Betty, Heroes...), quant à elle, tient le rôle de la prof un peu coincée et maniaque, très à cheval sur la propreté, et certainement un peu fleur bleue. Jane Lynch (Party Down, The L Word...) est une prof de sport autoritaire mais tordante. Le reste du casting est composé d'inconnus ou de semi-inconnus, surtout castés pour leurs voix incroyables et leur talent fou !

    So What ?

Ce pilote m'a donné du baume au coeur. C'est vraiment rafraîchissant, amusant, pas prise de tête et surtout absolument pas prétentieux. C'était ma crainte initiale. J'aime beaucoup ce qu'a fait Ryan Murphy jusqu'à présent, Nip/Tuck en tête, et j'attendais de lui une série qui soit à mille lieux de High School Musical. On ne peut pas dire pour le moment que Glee s'en démarque tant que ça mais les personnages ne sont pas lisses et c'est déjà un grand soulagement. Ils sont même très attachants très vite, même ceux qui auraient pu sembler agaçants. Je pense en particulier à Rachel, la diva de la bande, qui m'a bien plu malgré ses gros défauts. En revanche, ils sont tous très caricaturaux. Il y a la black qui se la joue Beyoncé ("I'm Beyoncé, I ain't no Kelly Rowland" !), le gay souffre-douleur des garçons populaires, tout comme l'handicapé (mais on voit tellement rarement de personnages handicapés...), la cheerleader catho, le footballeur macho et stupide, et j'en passe. Chaque personnage correspond à un stéréotype et c'est énervant. Un peu plus de nuances auraient été bienvenues. J'imagine que c'est un point de départ et qu'en rencontrant plus en profondeur les personnages, toutes ces lignes soigneusement tracées vont s'effacer progressivement. A ce propos, on ne sait pas bien si la série va se contenter d'être drôle et légère ou si le dramatique aura aussi sa place. Je l'espère... Au sujet des passages chantés, au-delà du fait qu'il s'agisse de playback avec passages enregistrés en studio au préalable (mais c'est pareil pour tous les films du genre), ils sont géniaux ! Les chanteurs ont des voix superbes et les réorchestrations de tubes que l'on connaît bien passent super bien. La palme dans cet épisode revient à Rehab, mais Don't Stop Believin' en fin d'épisode est simplement magnifique. On My Own est pas mal non plus. L'ensemble est plein d'énergie et ça vous laisse le sourire aux lèvres. En conclusion, Glee doit encore faire ses preuves mais elle a tout pour réussir... comme la chorale du lycée McKinley ! Il me tarde d'être à la rentrée pour en voir davantage.


// Bonus // L'audio de Don't Stop Believing... J'adore !

1 novembre 2012

Ainsi Soient-Ils [Saison 1]

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Saison 1, 8 épisodes // 1,2 millions de téléspectateurs en moyenne

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 Septembre 2011, Paris. Cinq jeunes candidats à la prêtrise sont sur le point de changer radicalement de vie. En entrant au Séminaire des Capucins, ils vont apprendre à suivre la voie de Dieu et devenir ses ministres. D’où viennent-ils ? Quelles expériences de joie, de douleurs ont-ils vécu ? Autant de questions qui hantent le Père Fromenger, directeur légendaire du Séminaire, et son dévoué bras droit, le Père Bosco, lorsqu'ils accueillent José, Raphaël, Yann, Guillaume et Emmanuel dans leur nouveau monde.


En partageant leurs espérances, leurs doutes, leurs épreuves quotidiennes, nous découvrons un monde fascinant, mystérieux, l’Eglise, qui nous mènera jusqu’au Vatican et ses coulisses politiques. Une plongée haletante dans un univers secret.


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   Pardonnez-moi mon Père, mais j'ai péché. Il ne faut pas jurer, je le sais, mais je vous le jure pourtant : j'étais prêt à défendre de tout mon coeur et de tout mon être Ainsi Soient-Ils, cette nouvelle tentative ô combien honorable d'Arte de relever le niveau de la fiction télé française. Et Dieu sait qu'elle en avait besoin. Je le confesse, le premier épisode, si prometteur, avait fait monter en moi un désir presque inédit. J'en voulais encore. Plus. Tout de suite. Rapidement, alors que je soulageais mes envies grâce aux épisodes suivants, le doute a commencé à m'habiter. Puis le doute a fait place à la colère. Et la colère à la résilience. Ainsi Soient-Ils n'est pas le bijou que j'attendais, pas la série magistrale que j'espérais. Mais elle a le mérite d'exister, elle. Elle a réussi occasionnellement à me faire vibrer, c'est vrai. Et je suis prêt à lui pardonner ses péchés. Mais laissez-moi d'abord vous les exposer. 

    En préambule, par souci d'honnêteté, je me dois bien entendu de rappeller combien il était casse-gueule et osé de se lancer sur un tel sujet, et combien il était risqué pour la chaîne et les producteurs de faire ce pari, qu'ils ont d'ailleurs réussi audimatiquement parlant grâce à une promotion efficace. Si la série est si fascinante dans ses premiers instants, c'est parce qu'elle nous raconte une histoire, des histoires devrais-je dire, singulières et inédites. Elle nous fait entrer dans un monde qui nous est étranger, qui répond à des codes bien spécifiques qu'il faut apprivoiser, mais jamais elle ne nous prend de haut. Elle nous accompagne dans cette découverte, nous prend la main et nous ouvre son coeur. De tous les parcours qu'elle nous propose de suivre, celui d'Etienne Fromenger, le Père en chef du Séminaire des Capucins, est le plus abouti et le plus puissant, jusque dans les dernières minutes du dernier épisode. C'est le moins manichéen aussi. Cet homme de foi n'est pas un Saint. Il a fait des erreurs par le passé et il en paye plus que jamais le prix aujourd'hui. Il est orgueilleux, certes, mais il est terriblement attachant. S'il ne fallait retenir qu'une prestation dans Ainsi Soient-ils, ce serait celle de Jean-Luc Bideau, naturellement charismatique malgré un sens du dramatique dans la voix un peu trop poussé. Son acolyte et second, le Père Bosco, devenu progressivement un traître, n'a pas tenu toutes ses promesses mais s'est transformé en un antagoniste de choix, détestable parfois, rongé tant par la maladie que par l'ambition et l'arrogance. Le ciel semblait sans cesse lui tomber sur la tête, d'où un sentiment de lourdeur procuré par l'interprétation de Thierry Gimenez, trop théâtrale. Le Père Cheminade, le professeur d'hébreux, est la caution comique au sein du Séminaire. On le voit peu mais il est toujours de bon conseil. La soeur Antonietta, seule présence féminine, aurait mérité qu'on lui accorde un plus grand rôle. Elle se contente ici de dire quelques âneries de temps en temps et elle s'acharne à ne pas exister. Le tableau des "adultes" est complété par l'incroyable Michel Duchaussoy -mort depuis et qui manquera énormément à la saison 2- dans le rôle de l'éminent Monseigneur Roman, le représentant des évêques de l'Eglise de France honoré par le Pape, qui a pris pour cible Fromenger. Leurs face à face, rares, sont toujours très intenses. Le premier est d'ailleurs le point culminant du premier épisode, comme le dernier celui du dernier épisode. J'aime à dire que Duchaussoy est à Ainsi Soient-Ils ce que Maggie Smith est à Downton Abbey. Ses apparitions se ressemblent mais sont toujours jouissives. Ce sont deux vieilles peaux remplies de haine qui ne manquent d'humour en aucune circonstance. Mais, au-delà de ça, il est le point d'entrée vers la partie la plus ambitieuse de la série, curieusement la plus réussie et sans aucun doute la plus fascinante aussi, celle qui nous entraîne dans les arcanes du pouvoir religieux, de Paris jusqu'à Rome. Lors de ces passages-là, la série atteint des sommets, même si tout n'est pas toujours limpide et qu'il manque aux non-initiés comme moi quelques clés pour comprendre tous les tenants et tous les aboutissants. 

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    Mais la raison d'être de la série, son argument le plus commercial, son attrait principal auprès des jeunes et ce qui m'avait personnellement le plus intrigué dès que le projet a été annoncé, est malheureusement son plus grand échec. C'est du parcours de ces cinq candidats à la prêtrise que j'imaginais le plus d'émotion et le plus de profondeur. Ma déception est à la hauteur de mes attentes. Les scénaristes n'ont pas réussi à rendre ces héros aussi attachants qu'ils auraient dû l'être. Ils ne sont pas parvenus à en faire des personnages complexes. La plupart d'entre eux se réduisent à une problèmatique basique, qui n'est jamais dépassée ni transcendée. Ainsi, Yann, le scout breton prude et naïf restera tout du long... prude et naïf. J'ai cependant beaucoup de sympathie pour lui. Sa sensibilité m'a touché. Et ses passages "musicaux" étaient divertissants, tout comme nombre de ses répliques. La chanson "Mademoiselle ne pense qu'à mon cul (...)" trotte encore régulièrement dans ma tête. Une sorte de plaisir coupable... José, l'ex-taulard en plein repenti, m'a séduit grâce au jeu de Samuel Jouy, de loin le plus juste de la bande. Toutefois, le personnage s'est perdu sur la fin de la saison dans cette histoire de sans-papiers guère passionnante et clichée, dont les enjeux ont été mal définis dès le départ et qui n'a réussi que dans la dernière ligne droite à susciter un quelconque intérêt. Mais c'était déjà trop tard. Il méritait mieux, c'est certain. Heureusement, la façon dont la saison se termine pour lui est particulièrement réussie. José a souvent été associé à Raphaël, en jouant sur une opposition riche/pauvre facile et stérile. Mais il s'agit probablement des deux seuls personnages dont il ressort une amitié crédible au bout du compte. Le groupe est finalement assez peu souvent réuni, sauf dans le très bon épisode de noël, et quand ils le sont, ça sonne un peu faux. Je pense notamment aux scènes chez Guillaume, tôt dans la saison, qui voulaient nous imposer une amitié qui ne pouvait pas déjà exister après si peu de temps. De la même manière, et c'est certainement le plus gros raté de la saison, l'histoire d'amour entre Guillaume et Emmanuel sort de nulle part dans le 5ème épisode. Dès le 6ème, Emmanuel assure même que Guillaume est la personne qu'il aime le plus au monde ! C'est proprement hallucinant. David Baïot, dont le jeu est déjà très fragile en temps normal, n'est absolument pas convaincant dans les moments d'intimité entre les deux personnages. La chasteté de ces passages est d'ailleurs regrettable. Le contraste entre l'engagement des deux garçons auprès de Dieu et des scènes de sexe aurait été du plus bel effet et aurait donné bien plus de force à l'intrigue. Bref, on ne croit pas du tout à leur histoire. J'en suis extrêmement déçu. On notera que Guillaume, en dehors d'Emmanuel, est en plus relativement inexistant. Je termine par Raphaël, un personnage qui me plaisait bien au départ, mais dont l'héritage familiale a pris beaucoup plus de place qu'il ne fallait. Le suicide de son frère était une excellente idée -très mal mise en scène en revanche- et a permis de provisoirement relancer l'intrigue mais l'ennui a vite repris sa place. Je retiens quand même la prestation très correcte de Clément Roussier (même s'il me fait vraiment trop penser à Patrick Bruel quand il était jeune, y compris dans la voix). En fait, je pense que la série aurait vraiment gagné à se structurer différemment en consacrant un épisode à un personnage, éventuellement en faisant appel à des flashbacks, et en intégrant les autres séminaristes au récit. C'était le seul moyen d'approfondir chaque portrait et d'atteindre, peut-être, ce but : nous expliquer comment ils en sont arrivés là, pourquoi ils ont choisi d'entrer au Séminaire. Car, au fond, au terme de la première saison, je ne le sais toujours pas (sauf dans le cas d'Emmanuel, qui dit lui même avoir inconsciemment cherché à se cacher) et ça me chagrine. 


// Bilan // Ainsi Soient-Ils a beau être indiscutablement l'une des séries françaises les plus réussies de ces dernières années -plus ambitieuse sur le fond que sur la forme- elle est loin, très loin, d'être divinement parfaite. On rêvait d'un chef d'oeuvre, on a eu le croquis de ce qui aurait pu en être un. 

Qu'il en soit ainsi. Amen.

22 septembre 2012

Top Séries 2011/2012 [Comédies]

TOP COMEDIES

 Cliquez sur les blocs pour accéder à la critique (quand elle existe)

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1. DON'T TRUST THE B---- IN APARTMENT 23 - Saison 1

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2. RAISING HOPE - Saison 2

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3. PARKS AND RECREATION - Saison 4

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4. AWKWARD. - Saison 2

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5. HAPPY ENDINGS - Saison 2 / COUGAR TOWN - Saison 3

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6. MODERN FAMILY - Saison 3

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7. SUBURGATORY - Saison 1

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8. HOT IN CLEVELAND - Saison 3

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9. 2 BROKE GIRLS - Saison 1

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10. HOW I MET YOUR MOTHER - Saison 7

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Pas assez solide : Up All Night

Vraiment pas assez solide : New Girl

En retard dans mon visionnage : 30 Rock & Louie

Abandonnée faute de temps mais appréciée : The Middle

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Quel est votre top à vous ?

23 décembre 2010

Cougar Town [2x 02 à 2x 10]

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   On ne dirait pas comme ça mais Cougar Town est une sitcom difficile d'accès. Elle ne s'adresse pas aux esprits faibles et aux paresseux. Le téléspectateur lambda serait naturellement tenté de ne plus jamais suivre la série après en avoir vu un épisode, surtout s'il s'agit d'un des tous premiers de la série. Vu la courbe descendante des audiences, on peut d'ailleurs en tirer quelques conclusions sur le public américain, mais ce n'est pas le sujet... Voilà la marche à suivre pour apprécier Cougar Town à sa juste valeur :

   Leçon N°1 : ne regardez pas un seul épisode. Aussi curieux que cela puisse paraître, et c'est un conseil que je donne rarement, Cougar Town s'apprécie par paquets de trois voire quatre épisodes ! Il faut un petit temps d'adaptation avant de se sentir vraiment à l'aise avec cette bande de fainéants alcooliques. C'est une question de rythme aussi. Celui de cette sitcom est particulier avec beaucoup de vignettes, souvent courtes, régulièrement des passages "clipés" et parfois jusqu'à quatre intrigues différentes traitées en parallèle. Pas facile de s'y habituer quand on est un fidèle des sitcoms dites classiques.

   Leçon N°2 : Fermez les yeux dès que le personnage de Bobby incarné par Brian Van Holt apparaît à l'écran. Il est le boulet ultime, celui qui casse l'ambiance quand il entre dans une pièce, celui qu'on aimerait assommer à coup de poêle. En clair, c'est le débile profond censé nous faire marrer mais qui ne provoque chez nous que pitié. Et si sa présence ne gâche heureusement pas tout, c'est bien parce que les scénaristes l'utilisent de moins en moins. Le bon point, c'est que quand il lui arrive d'être drôle au détour d'une petite réplique ou touchant, ça fait tout de suite beaucoup d'effet tant c'est surprenant. Tristement, son fils, Travis, lui ressemble de plus en plus. Mais grâce à son départ à l'université (à 20 minutes de chez sa mère), les scénaristes ont trouvé un bon moyen de renouveler ses intrigues dans un décor un peu différent. L'ado ne m'agace plus trop, même si on aurait pu lui trouver une copine un peu moins "ravissante idiote".   

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   Leçon N°3 : levez votre verre ! C'est presque une philosophie de vie made in ABC dont se moque constamment le show : les personnages boivent -du vin rouge- à longueur de journée et ne font quasiment rien d'autre. Ils ne bossent jamais, une critique à laquelle les producteurs répondent en intro de l'épisode 10 où les personnages expliquent tout simplement que leurs vies professionnelles sont bien trop monotones pour en parler. C'est devenu petit à petit un gimmick, vraiment très drôle, avec en apothéose une scène hilarante tout en ralenti où Jules est en extase totale avec son Big Joe, qui sera plus tard remplacé par Big Carl. Absurde et déjanté. Un peu osé aussi au fond car après un épisode de la série, on a juste envie de boire. On boit aussi beaucoup dans Brothers & Sisters ou Private Practice mais c'est plus discret. 

   Leçon N°4 : faites attention aux génériques ! Bill Lawrence est facétieux, les clins d'oeils sont nombreux (sympa la venue de Zach Braff de Scrubs via une application iPhone - autre gimmick excellent). J'aime le recul qu'il a sur son propre travail et sa capacité à rire même de ses erreurs parmi lesquelles, le titre original et le remaniement de la série en cours de route qui l'a rendu obsolète. On a donc droit à chaque générique à un sous-titre très inspiré dont je vous dresse la liste : "Badly Titled Cougar Town", "Not what the show is", "100% Cougar Free", "Titles Are Hard", "Modern Cougar Town", "It's okay to watch a show called Cougar Town", "Regretfully we give you Cougar Town", "All I Want For Christmas is a new tittle".

   Leçon N°5 : Sortez les mouchoirs ! Bien qu'il y ait eu au cours de la saison 1, surtout vers la fin, quelques jolis moments d'émotion dans la série tournant autour du thème de l'amitié, la saison 2 réussit à deux reprises à être hyper émouvante et je m'attendais à tout sauf à ça ! Il y a d'abord la venue du père de Jules à l'occasion d'Halloween qui se termine dans les larmes avec un très bel échange. C'est l'occasion en plus pour Courteney Cox de prouver qu'elle n'a pas qu'un talent pour la comédie pure. Elle sait pleurer et toucher et ça n'a pas souvent été exploité dans Friends. L'autre beau moment a lieu lors de l'épisode spécial Thanksgiving (les épisodes spéciaux réussissent à la série visiblement) lorsque Jules et Grayson s'avouent leurs sentiments réciproques avec difficulté. Qui aurait cru Cougar Town capable de ça ?   

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// Bilan // Cougar Town, à l'image du vin que les personnages s'enfilent à longueur d'épisodes, se bonnifie avec le temps. Je ne sais pas si c'est sa médiocrité de départ qui donne du coup cette impression d'excellence en ce début de saison 2 mais je prends beaucoup de plaisir à suivre la série désormais et c'est inespéré. Elle n'a pas la finesse de Modern Family ni l'efficacité de The Middle mais elle n'a plus à rougir de ce qu'elle est. Elle s'est forgée une belle idendité et les personnages sont tous -ou presque- devenus attachants à leur façon tout en sortant un peu du cliché auquel ils appartenaient initialement. Mention spéciale à Ellie, la plus tordante et la plus cruelle, et à Grayson, dont les mimiques m'amusent énormément. Chapeau également à Courteney Cox qui a accepté de ne plus être la star de la série mais de partager son temps d'antenne et le non-succès avec les autres ! 

24 septembre 2010

Cougar Town [2x 01]

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All Mixed Up (Season Premiere) // 8 32o ooo tlsp.

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   Je préfère vous le dire tout de suite : je n'ai aucune raison valable d'avoir regardé le premier épisode de la saison 2 de Cougar Town avant le pilote de The Event ou le retour de Glee. Ca m'a pris comme ça, comme une envie de pisser. Il fallait que je me le fasse avant de me coucher ! C'était peut-être l'impatience de retrouver le temps de quelques scènes Courteney Cox et Jennifer Aniston puisque cette dernière était l'invitée de marque de l'épisode. Ou pas. J'ai beaucoup aimé Friends en son temps mais je n'en suis pas vraiment nostalgique. Elle s'est arrêtée un an trop tard pour moi. Mais là n'est pas le sujet ! En psy baba cool un peu barrée, Jennifer était au top ! Bon on sentait qu'elle découvrait un peu ses répliques en même temps que nous mais passons. Mais les scénaristes ont tellement misé sur elle qu'ils ont un peu zappé que Courteney était en face. L'une brillait, l'autre était juste contente de retrouver sa bonne vieille copine. Dans tous les cas, c'était plus réussi que la venue de Lisa Kudrow. Je l'adore elle aussi mais son rôle de dermato psycho-hystéro n'était pas des plus réussis. A quand une réunion Courteney/Jennifer/Lisa ? Je suis sûr que techniquement et scénaristiquement ce serait possible. Dans le même genre, je sens bien un petit crossover Cougar Town/Mr. Sunshine plus tard dans la saison. Avouez que ce serait sympa. Et tant pis si la sitcom doit utiliser Friends pour buzzer. C'est mieux que de ne pas buzzer du tout. Cela dit, le résultat audimatique n'a pas été tellement concluant.

   Comme le générique l'a malicieusement fait remarquer, il s'agit de "(Still) Cougar Town", en clin d'oeil aux discussions de changement de titre de la série qui n'ont pas abouties. On retrouve donc les mêmes défauts qu'en saison 1 : les filles d'un coté, les garçons de l'autre. Je n'aime pas tellement ce schéma qui, en voulant ratisser large, perd un peu tout le monde. Pour ma part, j'ai toujours un peu de mal avec les délires de Grayson, Andy et Bobby, quoique le Hug Contest de la fin était bien trouvé. Le drinking game était pas mal non plus. Très original ! Pour les petits happenings de ce genre, les auteurs sont assez bons. Pour le reste, beaucoup moins. Le duo Laurie/Travis était très sympa, comme d'hab'. Bon et puis Ellie n'était pas si présente que ça mais en forme. La fin de l'épisode est agaçante. Une petite musique tristoune et les personnages qui se serrent dans leurs bras et qui s'aiment très fort : mouaiiiis. Je pardonne pour cette fois parce que c'était le retour, la joie, tout ça. Mais que ça ne se reproduise plus systématiquement !         

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// Bilan // Un Season Premiere illuminé par la présence de Jennifer Aniston et très sympathique dans l'ensemble. Rendez-vous cet hiver pour un petit état des lieux de la saison 2 de Cougar Town...

14 septembre 2010

Hung [2x 10]

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"Even Steven" Or "The Luckiest Kid In Detroit" (Season Finale) // 2 3oo ooo tlsp.

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   A mon grand regret, je ne me sens plus la force de défendre corps et âme Hung. Je ne peux que donner raison aux détracteurs de la série aujourd'hui : son charme a fané. La saison 2 a brassé beaucoup d'air. Là où je pensais que la saison 1 jouait simplement la carte de la lenteur pour mieux introspecter, il n'y avait qu'un grand vide artistique en réalité. Un manque d'ambition, accompagné d'un manque d'idées. C'est sans doute un peu la faute de HBO qui n'a pas souhaité mettre la main au portefeuille. N'offrir que 10 épisodes de 26 minutes, c'est ce qui s'appelle être radin. Que raconter en si peu de temps ? Comment faire évoluer les personnages tout en restant crédible ? J'ai encore envie de prendre la défense des scénaristes qui ont quelques circonstances atténuantes. Mais ils ont voulu trop en caser en trop peu de temps. Ils se sont perdus en conjecture avec des histoires secondaires peu inspirées, pas essentielles. Je pense forcément à Mike et Frances en disant cela. Je les aime bien. Ce n'est pas le problème. On leur a juste porté plus d'attention qu'ils ne méritaient. Le pire, c'est que l'on ne met pas un point final à leur intrigue dans ce Season Finale. Mike va-t-il reconquérir le coeur de sa belle vieille ? Il faudra apparemment attendre pour le savoir. Sauf qu'on s'en fout (un peu). Je ne peux pas faire autrement que d'évoquer les enfants Drecker. On leur avait promis plus de temps de parole pour cette saison 2 et ça n'était qu'un leurre. Ils restent toujours des mystères et je crois de toute façon que leur singularité ne sera jamais expliquée/exploitée. Dès lors, il aurait été presque préférable qu'ils n'existent pas. Darby était transparente. Quant à Damon, il a toujours eu droit à des scènes intéressantes coupées en pleine action. Que s'est-il passé quand il a pris la main de Tanya ? On ne le saura pas tout de suite. Dommage de nous faire languir pour si peu. Ce n'est pas très vendeur au final.

   Cela fait un petit moment que je ne suis plus en amour avec Tanya. Elle me fait toujours rire de temps à autres mais sa gaucherie et ses éternelles excuses ont eu raison de moi. Le personnage méritait mieux que ça. Là encore, son potentiel n'a pas été exploité. Il n'y a bien que sa rivalité avec Lenore qui avait un intérêt mais elle n'aurait pas dû durer aussi longtemps. Lenore, d'ailleurs, est quasi-absente de cet épisode, quasi-muettre. Ca ne lui ressemble pas et ça ne fait que renforcer ce sentiment d'un final désincarné où tout le monde est là, inconscients. Il n'y a que Jessica qui s'en sort à merveille dans cet épisode. Elle vole complètement la vedette à Ray à tel point que j'ai cru à un moment donné que c'était elle l'héroïne de la série. Et puis Anne Heche ose bien plus que Thomas Jane. Sans nous montrer clairement sa choupinette, elle nous a livré de lourds indices sur sa constitution : un peu de peau et pas de poils. J'aime beaucoup cette actrice et je crois que j'aurai préféré ne pas en voir autant. Ca la démystifie un peu. Bon c'est pas une diva intouchable non plus hein... Jessica est la seule qui a réussi à être émouvante grâce à ce grand élan de liberté qui s'est emparé d'elle. Je l'ai trouvé rayonnante. Elle s'est mise à revivre. C'était beau. Face à elle, Ray a même repris quelques couleurs. Mais pas longtemps. Néanmoins, si la saison se termine sur une scène un peu faible, elle a le mérite d'être positive et de remettre les compteurs à zéro.

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// Bilan // Un Season Finale plein de promesses. Seront-elles tenues ? Mais aussi un Season Finale plein de déceptions. Tout ça pour ça ? Hung reviendra l'été prochain pour une troisième saison et elle a tout intérêt à se remettre en question. Son beau potentiel a été réduit à néant par un manque de tout. Nous méritons bien mieux, nous qui lui sommes resté fidèles malgré tout.

19 mai 2010

Grey's Anatomy [6x 22]

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Shiny Happy People // 11 o5o ooo tlsp.

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   Mais Shonda Rhimes se dope ? C'est pas possible ! Après l'excellentissime Season Finale de Private Practice, voilà qu'elle et son équipe nous pondent un des meilleurs épisodes de Grey's de la saison, sachant que le précédent et quelques autres étaient énormes aussi ! Je suis ravi. Rien que pour donner tort à tous ceux qui enterraient la série depuis deux ans. Alors, peut-être qu'au niveau des audiences ils n'ont pas tort. Mais créativement parlant, la série est au top ! Inutile de dire que tous les personnages, ou presque, ont été utilisés avec brio. Même cette traînée de Reed ! Elle couche avec Mark. Comme ça, parce que ça la titillait depuis un moment et qu'elle méritait bien un cadeau de départ. La tentative de plan à trois avec Teddy n'a pas fonctionné. C'est dommage, ça aurait pu être drôle ! Mais qui aurait envie de coucher avec Reed en même temps ? A part Percy, je ne vois pas ! Percy ? Mais oui, celui qui n'est pas Jackson. Le grand benêt de Mercy West... Rooo, faites un effort mince ! Si je vous parle du torse d'Eric Dane, je suis sûr que vous allez être plus réceptifs ! Ca faisait longtemps qu'il ne s'était pas balladé tous abdos dehors. De temps en temps, ça fait plaisir. Cela dit, depuis sa fameuse sextape, je ne le regarde plus de la même façon. Il avait l'air tellement plus commun et plus grassouillet. Et puis ce que sa serviette cache et que ma pudeur m'empêche de nommer est bien loin du fantasme que l'on a tous fait... Bref, l'essentiel c'est que Mark finisse par déclarer sa flamme à Lexie après avoir couché avec deux autres femmes. Moment perturbant mais joli. J'espère qu'Alex ne va pas représenter un obstacle trop longtemps. Ca ne ferait que le rendre encore plus agaçant et il n'en a pas besoin ! Au passage, j'ai bien aimé sa patiente du jour. Pas mal jouée par Demi Lovato d'ailleurs. Mais je m'attendais à un petit coup de folie plus flippant.

   Les cas médicaux de cet épisode étaient peu nombreux et ne prenaient pas plus de place qu'il ne fallait. Comme d'habitude, mais de manière peut-être plus subtile, ils reflétaient bien l'état d'esprit de nos médecins et les ont poussés à aller de l'avant, à leurs risques et périls. C'était un plaisir de retrouver ici aussi Marion Ross (après Brothers & Sisters et Nurse Jackie) dans un rôle très touchant. Son histoire était simple mais joliment racontée. Elle était surtout liée au triangle Cristina/Owen/Teddy qui n'en finit plus et qui m'éclate. Les justifications d'Owen étaient d'ailleurs assez convaincantes, dans le sens où il n'a pas tort quand il dit qu'il a peur de tout mélanger et qu'au fond il ne "sait pas". Mais la réaction de Cristina est encore plus compréhensible. Joli moment à la fin avec Meredith et plein de scènes très drôles plus tôt dans l'épisode. Du coté de Callie et Arizona, disons qu'on nous l'a joué sobre et que c'était très bien comme ça. Un baiser et puis s'en va... Je les adore. Je vous l'ai déjà dis des centaines de fois, je sais. La surprise, c'est que la romance de Bailey avec son étalon revient sur le devant de la scène ! Et c'était vachement bien. La première scène était excellente et émoustillante. Jason Winston George est un argument de poids pour suivre Off The Map, la nouvelle série de la déesse Shonda. Mais c'est aussi ce qui me fait craindre le pire pour la suite des événements. Ben ne serait-il pas en train de se foutre de la gueule de Miranda ? Je crois bien et ça me peine d'avance pour elle. Une bonne raison pour partir à l'Oceanside moi je dis ! Oui, je n'ai pas laissé tomber cette idée, même si c'est du pur fantasme à l'heure actuelle. Shonda, engage-moi !

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// Bilan // Cet épisode manquait peut-être d'une grande scène marquante mais il n'en est pas moins brillant ! Beaucoup d'humour, quelques passages chauds chauds chauds et une grande cohérence d'ensemble. Bref, Grey's Anatomy ne peut pas rater son final. C'est trop bien parti...

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// Bonus // Une bande-son encore excellente, dont j'ai tiré ce titre en particulier. Open Your Eyes d'Andrew Belle :

28 août 2010

[DNES Awards 2009/2010] Meilleur Drama de Network

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Oui, j'ai choisi de diviser la catégorie "Meilleur Drama" en deux parties. Ca permet évidemment de citer plus de séries, je ne cache pas l'astuce, mais c'est aussi et avant tout parce que je pense que les Emmy Awards devraient en faire de même. Il y a désormais une telle disparité entre ce que l'on peut faire sur un network et sur le câble que la concurrence devient déloyale...

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Dans la catégorie "Meilleur Drama de Network", les nommés sont : Brothers & Sisters (ABC), Friday Night Lights (NBC), Fringe (FOX), Grey's Anatomy (ABC), Lost (ABC) et The Good Wife (CBS).

Elles auraient pu être nommées aussi : Parenthood (NBC), Chuck (NBC), Dr. House (FOX), 24 (FOX)...

Les nommer ? Soyons sérieux... : Gossip Girl (CW), Les frères Scott (CW), Smallville (CW), 90210 (CW), Heroes (NBC), V (ABC)...

10 mars 2012

GCB [Pilot]

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Pilot // 7 600 000 tlsp.

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What ?

 Amanda Vaughn, une mère de deux enfants qui vient de perdre son mari et qui est complétement ruinée, n'a pas d'autre choix que de retourner vivre dans son Dallas natal dans un quartier huppé, entourée de Gigi, sa mère, envahissante et insupportable, et ses anciennes ennemies botoxées bien décidées à détruire sa réputation. Darlene Cockburn, la chef de bande, va à l'église chaque Dimanche, connaît par coeur les versets de la Bible mais n'hésite jamais à outrepasser certains commandements pour arriver à ses fins. Sharon, l'ancienne reine de beauté, est devenue mangeuse compulsive. Cricket, quant à elle, est désormais une femme d'affaire impitoyable, mais elle ignore que son mari est gay. Heather, qui n'est pas née avec une cuillère en argent dans la bouche, est toujours célibataire...

Who ?

 Créee par Darren Star (Beverly Hills, Melrose PlaceGrosse PointeSex & The City). Avec Leslie Bibb (Popular, Preuve à l'appui), Kristin Chenoweth (A la Maison BlanchePushing Daisies, Glee), Miriam Shor (Swingtown, Damages), Jennifer Aspen (Rodney), Annie Potts (Any Day Now, Designing WomenMen In Trees), Marisol Nichols (The Gates), David James Eliott (JAG), Mark Deklin...

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So What ?

   2012 sera-t-elle l'année du grand retour des bitches ? Il y en a eu une qui débarquera bientôt sur ABC, à qui il ne faudra pas faire confiance et qui habite dans "l'appartement 23"; il y a l'éternelle Sue Ellen aussi, qui reviendra cet été secouer le ranch de Southfork dans la suite de Dallas mais elle risque de nous faire plus pitié qu'autre chose à la manière de la Amanda Woodward de la CW... et puis il y a les héroïnes de GCB, plus trash que les Desperate Housewives mais ellles vont avoir besoin d'un peu de temps pour faire leurs preuves, si toutefois on leur en laisse. Je ne vais pas vous mentir : j'ai A-DO-RE ce pilote ! Il a pas mal de défauts, dont celui de la surrenchère, mais il m'a vraiment donné très envie de voir la suite. Le principal est donc accompli pour ma part. Mais à ce que j'ai pu lire un peu partout, on est assez peu nombreux à avoir été convaincus... 

   ll est d'abord essentiel de ne pas chercher à comparer GCB à Desperate Housewives même si ABC a logiquement cherché à la marketer comme son digne successeur. Les deux séries ont évidemment quelques points communs et vont plutôt bien ensemble mais GCB, contrairement à sa grande soeur, a décidé de jouer à fond la carte de la caricature et de l'absurde là où, au moins au début, Desperate cherchait plutôt à proposer quelque chose de fun, certes, mais aussi dramatique en se rapprochant du thriller à travers l'intrigue fil rouge. Ici, pas de fil rouge ni de dimension dramatique ! Beaucoup de fun. Lorsque l'héroïne perd son mari, par exemple, pas question d'en pleurer. Elle est désespérée mais pas au point de perdre son sens de l'humour et de la dérision. De toute façon, elle ne l'aimait plus vraiment. Ses enfants, assez transparents pour le moment, ne semblent pas plus touchés que ça non plus. Je comprends que tout ça puisse déranger un peu le téléspectateur mais il faut vraiment regarder GCB en mode second degré car elle est écrite et pensée de cette manière, comme la plupart des shows de Darren Star d'ailleurs. On pourrait facilement la rapprocher de Grosse Pointe. Encore faut-il avoir vu la série ! Pas évident en France. 

   Les actrices cabotinent à mort mais la production ne pouvait pas réunir une distribution plus parfaite ! Leslie Bibb, peu crédible en mère de deux enfants avouons-le, est super sweet, super belle et la fin de l'épisode laisse supposer que son personnage va reprendre ses bonnes vieilles habitudes de mean girl. Excellente nouvelle car elle sait faire ça parfaitement : elle a été bien odieuse pendant deux ans dans l'excellente série Popular (la première de Ryan Murphy, moins brouillonne que Glee). Kristin Chenoweth est juste formidable dans tous les rôles qu'elle a eus jusqu'ici et cette Darlene Cockburn ne devrait pas déroger à la régle. C'est elle qui donne tout son rythme au pilote et, même si la plupart de ses actions sont prévisibles, on ne peut que rire de bon coeur à toutes ses répliques. Le fait d'assumer à ce point le fait d'être toute refaite inspire le respect, en plus. Kristin est en intégralement faite de plastique et elle ne cherche pas à s'en cacher. Voilà des actrices qui assument ! On ne peut pas en dire autant de leurs copines de Wisteria Lane... Dans le top 3 des personnages principaux, Cricket m'a tout l'air d'être excellente et, contrairement à sa toute petite et squelettique copine blonde, elle semble avoir gardé un peu de réserve pour la suite. Je sens qu'elle va nous surprendre ! J'adore déjà l'histoire avec son mari gay, et la complicité de celui-ci avec Amanda est très réjouissante. J'ai confiance en Miriam Shor en plus, car elle a su prouver dans Swingtown et Damages toute l'étendue de son talent. Et il ne se limite pas à faire rire. Si par mégarde Cricket se retrouve dans une situation difficile, elle pourrait facilement nous émouvoir. Je suis plus réservé au sujet de Jennifer Aspen, Marisol Nichols et leurs deux personnages mais elles sont un peu trop en retrait dans ce premier épisode pour véritablement juger de leur intérêt. Et puis il y a Annie Potts, excellente en mère d'Amanda. On connait mal l'actrice en France parce que la plupart des séries qui l'ont fait connaître ont été mal diffusées chez nous mais elle est un peu culte aux Etats-Unis. On comprend aisément pourquoi en la voyant dans GCB. Les hommes sont clairement moins intéressants pour le moment, surtout le mari de Sharon, un peu ridicule. 

   GCB est peut-être over ze top, ultra caricaturale et prévisible, mais son ambiance country (pas si courante), ses détournements religieux malins et osés, ses répliques qui font mouche et ses actrices extraordinaires, suffisent à la rendre d'ores et déjà drôle et attachante, voire même marquante. Elle divise, elle provoque pas mal de réactions épidermiques... bref, elle ne laisse pas indifférent ! Si ses premières audiences avaient été un peu meilleures (et elles auraient pu l'être avec une stratégie plus efficace d'ABC), j'aurais été prêt à parier que le public finirait pas adhérer ! 

What Chance ?

   Jusqu'au lancement, j'ai cru en GCB là où tout le monde pensait, visiblement à raison, qu'elle échouerait. Si le second épisode parvenait à limiter la casse ainsi que les suivants, la série pourrait décrocher in extremis une deuxième saison mais ça va être compliqué...

How ? 

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