31 août 2011

The Big C [2x 09]

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A Little Death // 620 000 tlsp.

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    Comme la semaine dernière, j'étais à deux doigts de décerner les sacro-saintes quatre étoiles à cet épisode de The Big C. Mais, comme la semaine dernière, il y a une décision scénaristique qui m'a dérangé. Se débarrasser (momentanément) de Lee est une chose -une triste chose qui me fait bien de la peine- mais en faire maintenant de même avec Rebecca, ça je ne peux pas l'accepter ! Je ne dis pas que son personnage est primordial, d'autant que la série était déjà parfaite avant qu'elle n'arrive, mais se passer des services de Cynthia Nixon et effacer en un épisode seulement l'histoire d'amour de Sean et Rebecca, c'est se tirer une énorme balle dans le pied. Je ne voudrais pas être trop dramatique non plus, je pense quand même qu'elle reviendra assez rapidement. Si ce n'est pas avant la fin de cette saison, ce sera dans la prochaine. En attendant, je m'inquiète beaucoup pour Sean. Que vont-ils faire de lui ? Il avait si bien évolué... 

   Y-a-t-il vraiment des gens quelque part sur cette Terre qui fêtent en grandes pompes la mort d'un bébé foetus (et qui font du morphing sur Photoshop pour voir à quoi l'enfant aurait ressemblé) ? J'ai comme un gros doute. Des gens qui plantent des arbres à cette occasion, ça me paraît effectivement plus plausible. Peu importe de toute façon, l'idée était aussi dérangeante que grandiose ! The Big C a ainsi pu revenir sur ses thématiques principales autour de la vie et de la mort, car tout l'intérêt de la chose était de mettre notre héroïne dans une situation peu banale, que l'on fantasme tous un peu : assister à son propre enterrement ! Je comprends maintenant pourquoi les scénaristes avaient fait ce choix étrange de nommer le futur bébé Cathy. Ce n'était pas juste parce que c'était un peu fou et pas très étonnant de la part de Rebecca: ils avaient déjà cette brillante idée derrière la tête ! Cathy a donc pu se rendre compte qu'elle était populaire et que même ses vieilles amies qu'elle n'avait plus revu depuis ses années lycée/fac avaient fait le déplacement. Mais la plus belle scène, outre l'éloge funèbre poignant parfaitement exécuté par Laura Linney, est celle où Cathy et Paul s'allongent dans un cimetière à l'emplacement où ils pourraient reposer après leurs morts. Cuir au soleil pour l'éternité ? Une belle perspective d'avenir je dois dire. Je veux la même ! 

   Le retour express de Tina, la "rugby slut", n'était pas essentiel et on savait très bien comment cela allait se passer mais le dialogue était fun. Sinon, je suis très heureux que Parker Posey soit associée au personnage d'Adam, cela va peut-être lui permettre d'obtenir enfin une intrigue intéressante qui ne verse pas dans le grotesque. Je soupçonne même une éventuelle émotion poindre à un moment donné. On ne connait pour le moment pas grand chose de cette femme, si ce n'est qu'elle est barrée, qu'elle ressemble à une femme de 30 ans qui ne veut pas grandir et, surtout, que son père est atteint d'un cancer du poumon. Ils ont fait connaissance sur un tchat pour enfants de parents malades. Voilà comment Adam gère aussi bien la situation ! Il en parle avec des inconnus. Une romance va-t-elle naître entre eux ? Je ne sais pas si j'aimerais cela. Cathy, en tous cas, va détester ! De leurs cotés, Andrea et Myk coulent des jours heureux et font l'amour ensemble pour la première fois... dans une camionnette... à la sortie des funérailles. 

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// Bilan // A Little Death enchaîne les situations improbables et osées avec une énergie et une émotion qui ne peuvent pas laisser indifférent. The Big C continue de briller nonchalamment. 


24 août 2011

The Big C [2x 08]

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The Last Thanksgiving // 530 000 tlsp.

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    Après des débuts chaotiques, la saison 2 de The Big C est en train de renverser la vapeur en offrant, à nouveau, un bon épisode. Cela fait même maintenant plusieurs semaines que je trouve que chaque nouvel épisode est meilleur que le précédent. Ce dernier ne déroge pas à la régle, mais j'ai le sentiment cette fois-ci que le prochain aura du mal à être aussi bon ! Est-ce l'effet Thanksgiving ? Certainement. Retrouver tous nos personnages principaux dans une même pièce ou autour d'une même table, c'est du pain béni ! La première à se faire remarquer est sans aucun doute cette chère Andrea, qui bénéficie cette saison d'un portrait plus approfondi. En clair, elle n'est plus seulement "la grosse black qui envoie tout le monde bouler à la moindre occasion". C'est aussi une jeune fille un peu fleur bleue, qui est toute émue par une demande en mariage improvisée ou quand on lui offre un colier en forme de papillon (et tant pis s'il est volé ou acheté grâce à de l'argent volé). Sa réaction au "I Love You" beaucoup trop rapide de son prétendant était là pour nous rappeler que l'amour ne la rend pas pour autant idiote ! J'aime beaucoup cette Andrea plus complexe. Pour revenir un instant sur la demande en mariage, pas si surprenante d'ailleurs, avez-vous remarqué comme moi que les points communs entre Rebecca et la Miranda Hobbes de Sex & The City que Cynthia Nixon interprétait sont de plus en plus nombreux ? Tomber enceinte sans le vouloir lui était arrivé, tout comme demander la main de Steve. J'ignore si c'est fait exprès mais ça ne me choque pas outre mesure. Les deux personnages ont une approche de la vie tout de même très différente, et puis Miranda n'aurait jamais osé demander ce que Rebecca a demandé à Cathy...

   Parce qu'évidemment, un dîner de Thanksgiving qui se déroule sans engueulades à la télévision, ça n'existe pas et c'est pour ça qu'on les aime. Dès le début de l'épisode, on sait pertinemment que Cathy va perdre un de ses faux ongles devant Lee à un moment donné et les scénaristes auraient eu tort de se priver de le faire pendant le repas ! Mais j'ai été très désagréablement surpris par la réaction de Lee (ce qui a fait perdre un demi point à l'épisode). Lui qui est censé être si zen, si cool, si compréhensif...  a comme qui dirait perdu ses nerfs. Ca devait bien arrivé tôt ou tard mais était-il nécessaire d'être à ce point blessant envers Cathy ? Ce qui me rend le plus triste en fait, c'est que le personnage a perdu son énorme capital sympathie en quelques secondes alors qu'il avait beaucoup apporté. Je crains qu'il n'y ait pas de réconciliation et qu'il disparaisse de la vie de l'héroïne, donc de la série. J'ai même cru qu'ils allaient le tuer à la fin de l'épisode mais non : c'était "juste" une ambulance venue chercher une Rebecca apparemment mal en point... Ouf, mais triste je suis quand même. 

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// Bilan // Quand chaque réplique de chaque scène semble relever du génie (j'exagère juste un tout petit peu), c'est qu'on a clairement affaire à un grand épisode de The Big C (oui, je disais plus ou moins la même chose dans mon bilan de l'épisode précédent). L'image de Cathy toute tâchée de sang, une dinde morte à la main, va me marquer un petit moment je crois. 

12 août 2011

The Big C [2x 06]

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The Little C // 570 000 tlsp.

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    J'ai du mal à comprendre pourquoi cette saison 2 de The Big C est moins bonne dans le sens où tous les personnages semblent beaucoup plus réels aujourd'hui, même si pour moi ils l'étaient déjà, qu'en saison 1. Paul en est le meilleur exemple. Je le trouvais juste "gross", à peine drôle, légèrement touchant par moment mais je ne comprenais absolument pas ce que Cathy pouvait bien faire avec lui. Aujourd'hui, ils forment le couple le plus assorti au monde, je les trouve géniaux ensemble. Leur façon de gérer la crise familiale autour des morpions apportés par Adam et sa hooker ne pouvait pas être plus drôle et responsable. Cathy qui crie, qui fait les gros yeux puis qui se cache dans son t-shirt... parfaite interprétation de Laura Linney, entre étonnement, honte et colère. Sean est également un personnage en voie de normalisation, même s'il restera toujours des restes de son étrangeté. Et là, c'est beaucoup moins intéressant. Il avait beau en faire trop en saison 1, son étrangeté pouvait bien paraître forcée, il nous faisait vraiment rire et il était, à mon sens, nettement plus attachant que maintenant. Il fait tout un tas d'effort pourtant, mais j'ai vraiment l'impression qu'il fonce tout droit dans le mur et demander en mariage Rebecca est juste la plus mauvaise idée qu'il ait eu ! Oui, sur le coup, elle est séduisante, Cathy est elle-même ravie mais... ils sont trop heureux pour que cela puisse durer. 

   Andrea n'était, à un épisode près (celui de l'église), qu'une machine à répliques tordantes. Aujourd'hui, elle devient un personnage à part-entière qui ne perd pas pour autant sa gouaille. Je pensais que les scénaristes essaieraient de la coller à Adam, ce qui ne me plaisait pas tellement, mais ils ont heureusement trouvé une meilleure idée : lui coller un collègue étranger de Paul ! Ca a toutes les chances de donner quelque chose d'intéressant. En ce qui concerne Adam, je ne blâmerais pas les auteurs pour l'avoir rendu aussi détestable car je crois qu'il fallait en passer par là. Et ce n'est pas fini. En six épisodes, il s'est déjà bien lâché (au sens propre comme au sens figuré). Ce qu'il a dit à sa mère dans cet épisode était cruel mais pardonnable. En revanche, j'espère que sa petite amie Mia ne reviendra pas sur sa décision ! Ca, c'est impardonnable. En ce qui concerne Cathy, j'ai absolument adoré son intrigue de l'épisode qui permettait de prouver encore une fois combien elle est une excellente "brave bitch". Les dernières images la montrant heureuse et conquérante en courant avec ses nageuses m'ont beaucoup touché.

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// Bilan // Pour le meilleur et moins souvent pour le pire, les personnages de The Big C évoluent constamment. Une trop grande place leur est peut-être accordée mais Cathy ne serait rien sans eux après tout. Ils méritent bien que l'on s'intéresse à eux...

25 juillet 2011

The Big C [2x 03]

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Sexual Healing // 53o ooo tlsp.

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    Entre les pets du Season Premiere et les doigts de pieds pourris de Sean, ainsi que son furoncle "près du trou du cul" dixit l'intéressé, on ne peut pas dire que la saison 2 de The Big C fasse dans la poésie et la distinction. A sa décharge, elle n'en est que plus réaliste ! Car la vie, c'est aussi les pets, les doigts de pieds pourris et les furoncles. Et le cancer. Et l'appétit sexuel, ici présenté plus comme animal qu'autre chose. Il y a celui d'un adolescent en chaleur, qui doit composer avec une petite amie pas encore prête à sauter le pas et qui se tourne donc vers une fille carrément plus open, et puis il y a celui de son père, qui assure ne pas avoir besoin de sexe pour être heureux avec sa femme mais qui se masturbe quand même dès qu'elle a le dos tourné. Un parallèle intéressant que l'on pourrait facilement résumer en une phrase : "Ces hommes, tous les mêmes". Heureusement, la série est plus fine que ça, et Cathy, plus intelligente aussi. Après sa petite escapade sexuelle avec l'ouvrier de la saison 1, elle est bien placée pour savoir que les hormones et les bas instincts sont incontrôlables et elle a trouvé la parade : offrir à Paul un sextoy, et plus précisément un vagin articificiel de toute beauté. On appelle ça un "sleeve" en anglais. Mes connaissances sur le sujet, vrais ou faux vagins, étant plus que limitées, j'ai dû faire quelques recherches et en français, on appelle donc ça soit "vaginette", sans doute parce que ça rend le truc plus mignon qu'il ne l'est vraiment pas, ou un "fleshlight", ce qui ne sonne pas très français j'en conviens. Vous trouverez également en farfouillant un peu des vidéos pour vous expliquer "how to create a fake vagina". Mais ça ne me regarde plus... La scène de masturbation avec accessoire était très crue, très "Sex & The City". On reconnait bien là Jenny Bicks, qui a travaillé sur les deux séries. 

   La relation entre Sean et Rebecca était à contre-pied cette semaine, puisque plus tendre et romantique. Encore que. Je ne vais pas revenir sur les pieds pourris et le furoncle ! Disons que c'était romantique à leur façon et ça m'a beaucoup plu. Un couple solide est effectivement un couple qui est capable d'accepter et même d'aimer les imperfections, physiques ou non, de l'autre. Ils ont atteint ce stade-là, ce qui est très bon signe pour le futur. Du moins tant que Sean prendra ses comprimés, et on sait bien que ça ne durera pas éternellement... Le seul personnage asexué de l'épisode (Dieu nous en préserve ! Oops, c'est méchant) c'est Andrea, qui a élu domicile chez les Jamison grâce à un tour de passe-passe imaginé par les scénaristes qui est hyper facile et pas très crédible mais c'est le résultat qui compte. Et le résultat, il est simple : plus d'Andrea. Vu qu'elle est actuellement le personnage le plus drôle, on ne peut que s'en réjouir ! Je me délecte toujours autant de la moindre de ses répliques. 

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// Bilan // On peut parler de sexe dans une série "sur" le cancer et, en plus, le faire super bien ! C'est la bonne nouvelle du jour. Merci The Big C

15 juillet 2011

The Big C [2x 02]

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Musical Chairs // 58o ooo tlsp.

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   C’est l’automne en été dans The Big C, malgré mes dires sur la critique de l’épisode précédent. J’ai dû tourner la tête au moment où la mention « Fall » est apparue à l’écran. Le Season Premiere avait plein de défauts, mais pas celui-là. Je ne regrette donc pas de lui avoir accordé deux étoiles plutôt qu’une après de longues minutes d’hésitation. Tout semble rentrer dans l’ordre dans le petit monde de Cathy, si l’on part du principe que le désordre est aujourd’hui sa norme. Elle est de retour à l’école, accueillie chaleureusement par les plus lèche-culs de ses étudiants et en fait même profiter malgré lui son fils chéri. Adam, qui était relativement discret en saison 1, est désormais au centre de toutes les attentions. Quand on regarde bien, il lui arrive trois histoires différentes dans cet épisode, même si la dernière, celle où il trompe sa petite-amie avec une fumeuse de shit, est plus prometteuse pour la suite. Qu'il soit dorloté par ses petits camarades ou qu'il refuse de totalement grandir, on s’en fiche un peu au fond. Pour le moment en tous cas. On veut juste un peu d’action, qui n’implique pas de préférence des bruits grossiers. J’ai appris à apprécier ce personnage plutôt agaçant à la base et, pour tout vous dire, je l’assimile un peu à mon petit frère. Ils ont quelques traits communs bien que lui ne soit pas roux, fort heureusement (ma croisade anti-roux se poursuit). Non loin d’Adam, Andrea est de retour et j’ai pris un pied monstre à la retrouver. Ses répliques sont cultes, dignes des sitcoms des années 90 type « Une nounou d’enfer » (pas sûr que vous le preniez comme un compliment mais moi, oui). Sa franchise est sa plus grande arme. J’espère qu’elle remplacera d’une certaine manière Marlene dans le rôle de la confidente de Cathy (tandis que le fantôme de la morte restera hors-champ, merci bien).

   Rebecca aurait pu postuler pour le job à plein temps, on peut même considérer qu’elle était la mieux placée ! Mais c’était sans compter son naturel quelque peu… déroutant. Là aussi, j’ai savouré ses répliques, qui étaient, pour le coup, dignes des plus grands soaps des années 80 et 90. Elle jouait évidemment la garce, mais la garce qui s’ignore, dénuée de second degré. Quand elle pense à nommer sa future fille Cathy, elle est sérieuse. Vraiment ? Je suis carrément fan de cette femme et Cytnhia Nixon en aurait presque volé la vedette à Laura Linney ! Par ailleurs, je souhaite officiellement m’excuser auprès des auteurs contre qui j’ai pesté la semaine dernière. Ce n’était peut-être pas une si mauvaise décision que ça de révéler le secret de Cathy à Sean. Ca permet de se débarrasser d’un poids qui serait très vite devenu trop lourd pour se concentrer sur autre chose. Cet autre chose, actuellement, c’est la maladie de Sean. J’ai hâte de découvrir l’autre Sean, celui qui regarde la télé, mais à condition qu’il ne squatte pas son corps à plein temps. On risquerait de le trouver désespérément banal comme frère et futur père. Puis le conflit a débouché sur une jolie scène de réconciliation qui m’a touché. Allez, vous êtes pardonné.

   Dans le couple Jamison, il semblerait que les rôles soient en train de s’inverser. Paul devient le raisonnable du couple tandis que Cathy n’en fait qu’à sa tête, en colère contre la Terre entière et plus particulièrement contre son nouveau médecin, interprété par un Alan Alda très inspiré. J’aime beaucoup la sincérité de son discours, même s’il refuse d’avouer qu’il a menti à la petite mamie en lui faisant croire qu’elle était en parfaite santé afin qu’elle profite au mieux des derniers jours qui lui restaient à vivre. C’est un beau geste, dont on n’aimerait simplement pas être la victime. Dommage que la mort de Nadine ait été si prévisible à partir du moment où elle a donné son numéro de téléphone à Cathy. La scène était alors très claire dans ma tête et le résultat a été fidèle à ce que j’avais imaginé. Le petit numéro de magie était-il indispensable ? Non. Mais Laura Linney y était magnifique et il mettait bien en scène le parallèle entre le médecin et le magicien, pas novateur, certes, mais bien vu.

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// Bilan // Pas de fantôme de Marlene dans The Big C cette semaine, pas de pets non plus, mais une qualité retrouvée malgré quelques maladresses subsistantes. Mes doutes se sont dissipés : la série que j’ai tant aimée en première année semble bien de retour. On a perdu Tara Gregson il y a quelques semaines, mais, Dieu merci, Cathy Jamison est toujours vivante !


12 juillet 2011

The Big C [2x01]

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Losing Patients // 89o ooo tlsp.

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    Au cours d'une première saison absolument magnifique et, à mon sens, parfaite, The Big C a dépeint avec justesse, mais aussi ce qu'il faut d'extravagance, le combat de Cathy Jamison face à un cancer en phase terminale. Elle était alors en plein déni et refusait même de confier à ses proches son lourd secret. La mort précipitée de Marlene, sa voisine âgée, atteinte d'Alzheimer, a accéléré son besoin de dire la vérité. Le Season Finale était ce que j'avais vu de plus beau la saison passée à la télévision et aurait très bien pu conclure la série. Il était forcément difficile de faire aussi bien pour ce retour mais je m'attendais sincèrement à mieux. On pourrait parler d'épisode de transition pour se rassurer, mais j'ai peur que la vérité soit plus cruelle. Et si la nouvelle étape que s'apprête à passer notre héroïne, logiquement celle de la colère, n'était pas aussi propice à l'excellence ? Il est certain que si la série survit jusque là, "l'isolement et la dépression" ou pour finir en beauté "l'acceptation" seront de bien plus éprouvants et passionnants combats à vivre à ses cotés. 

   D'abord, peut-être m'étais-je monté la tête tout seul mais je pensais que chaque nouvelle salve d'épisodes se déroulerait pendant une saison particulière. La première se situant l'été, j'avais aisément imaginé que la seconde aurait lieu en automne. Il n'y a pourtant aucune réfèrence allant dans ce sens ici. Ce n'est pas grand chose, mais ça me déçoit quand même. De la même manière, j'aurais apprécié que le générique très estival change lui aussi (visuellement). Au-delà de ces complaintes un peu futiles, je peux dire que, comme Cathy, je suis en colère mais moi, contre les scénaristes ! Marlene est morte, c'était un moment très surprenant et poignant, mais il faut savoir la faire partir. J'ignore à l'heure actuelle si ses apparitions en fantôme dureront toute la saison ou juste de temps en temps mais c'est une idée qui ne me plait pas et que l'on a déjà vu mille fois. C'est vrai qu'ici, cela a peut-être plus de sens que n'importe où ailleurs puisque tout à coup, dans l'esprit de Cathy, la mort a un visage et elle peut converser avec elle mais je crois The Big C plus subtile que ça. A tort ?

   Ma colère, qui pourrait presque se confondre avec de la tristesse tant je me suis attaché à la série et à ses personnages, n'a pas faibli quand je me suis rendu compte qu'après la scène mémorable du final où Adam apprenait par lui-même la maladie de sa mère, tout ce qu'il trouvait à faire maintenant était littéralement de péter au nez de ses parents. Non mais sérieusement ? Qui a eu cette idée saugrenue et absolument pas drôle ? J'ai eu mal pour Laura Linney lorsque son personnage doit rendre la pareil à son fils. C'est indigne de son talent, qui transpire par ailleurs de chacune des autres scènes de cet épisode. Je suis déçu par autre chose : que Sean découvre la maladie de sa soeur de cette manière. Déjà d'une, il aurait fallu qu'il ne soit pas au courant encore quelques temps. C'était intéressant d'en faire le seul personnage "qui ne sait pas". Pourquoi ne pas aller plus loin ? Et puis l'apprendre via Rebecca, comme ça, hors-caméra en plus ? Non, c'est du gâchis. A part ça, je suis content de profiter à nouveau des talents de Cynthia Nixon 1/ pour simuler un orgasme comme personne 2/ pour dire des saloperies le sourire aux lèvres et le plus naturellement du monde. Je cite "With all the educated cocks I've had in my mouth, it's cruel irony that my baby daddy is a bipolar dropout !". Ca m'avait manqué tiens !

   Parce qu'il n'y a quand même pas que du mauvais dans cet épisode, loin de là, je dirai que toutes les scènes qui touchent de près à la maladie de Cathy, et non tout ce qui gravite autour avec ou sans lien, sont assez réussies : des adieux au Dr. Mauer, qui nous manquera autant qu'à elle, au trafic de marijuana et à sa consommation en couple. Comment Laura Linney fait-elle pour rire aussi largement avec autant d'assurance ? Ce n'est pas si difficile de pleurer quand on est un acteur, mais de rire... La métaphore avec la mort du chien de Marlene n'était pas des plus subtiles, elle non plus, mais elle m'a séduit dans le fond. Là encore, et comme souvent avec The Big C, l'actrice principale y est pour beaucoup.

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// Bilan // The Big C fait-elle partie de ces séries qui excellent en saison 1 puis qui ne font que décevoir par la suite ? Réponse dans les prochaines semaines. Mais je n'espère vraiment pas, ce serait terrible...

18 novembre 2010

The Big C [1x 13]

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Taking The Plunge (Season Finale) // 957 ooo tlsp.

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"Lullaby"

Send a wish upon a star
Do the work and you'll go far
Send a wish upon a star
Make a map and there you are

Send a hope upon a wave
A dying wish before the grave
Send a hope upon a wave
For all this souls you failed to save

And you stood tall
Now you will fall
Don't break the spell
Of a life spent trying to do well
And you stood tall
Now you will fall
Don't break the spell
Of a life spent trying to do well

Send a question in the wind
It's hard to know where to begin
So send the question in the wind
And give an answer to a friend

Place your past into a book
Put in everything you ever took
Place your past into a book
Burn the pages let them cook

And you stood tall
Now you will fall
Don't break the spell
Of a life spent trying to do well
And you stood tall
Now you will fall
Don't break the spell
Of a life spent trying to do well

Send a wish upon a star
Send a wish upon a star

(...)

Sia.

____________

   Au risque de me confondre en niaiseries et de me transformer en drama queen, je ne peux vous cacher que ce dernier épisode de la première saison de The Big C m'a bouleversé, à la fois pour ce qu'il représente, ce mélange d'amertume et d'espoir qui fait le sel de la vie, et pour ce qu'il signifie à titre plus personnel alors que ma propre vie est en train de changer. En espérant qu'elle soit belle... En commençant cette série, je ne pensais pas qu'elle me rendrait si triste et si heureux à la fois. Je ne pensais pas qu'elle serait si bonne même si elle partait avec un atout considérable : Laura Linney. Je ne pensais pas qu'elle me manquerait déjà à peine l'épisode achevé.

   Je n'ai pas envie de faire une critique classique de Taking The Plunge, ce serait le fondre dans la masse alors qu'il est exceptionnel, à l'image de la série. Je n'énumérerai pas tout ce qui m'a plu et tout ce qui ne m'a pas déçu. A vrai dire, je préférerai presque ne rien dire. J'ai peur de gâcher cet instant. Je n'ai pas envie de le salir avec des mots maladroits. Alors je dirai simplement que chaque seconde de chaque scène était merveilleuse, que chaque regard de chaque personnage était éprouvant, que chaque silence de Cathy était une douleur et que chaque minute avant de la retrouver sera terriblement longue. J'espère porter un peu d'elle en moi ces prochains mois car le message de The Big C a beau être le plus simple du monde, il est aussi le plus difficile à suivre jour après jour : profiter de chaque minute comme si c'était la dernière...

   Pour partager malgré tout nos expériences de téléspectateurs, laissez-moi vous dire combien je me suis senti heureux et fier de Sean lorsqu'il a pris la décision de grandir (et de prendre une douche), combien je suis ravi que Cynthia Nixon fasse partie définitivement de l'aventure, combien le passage où Adam découvre tous ses futurs cadeaux m'a déchiré le coeur, et combien la dernière scène m'a arraché ce qu'il en restait, face à une Cathy rayonnante et une Marlene plus vivante que jamais... quelque part... ailleurs... Le choc, le déni, la colère, la dépression et l'acceptation. L'été, l'automne, l'hiver et le printemps. The Big C n'a certainement pas fini de nous émouvoir à la perfection.           

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Il y a Six Feet Under. Puis juste après, il y a The Big C.

08 novembre 2010

The Big C [1x 11]

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New Beginnings // 996 ooo tlsp.

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   Comme son titre l'indique, cet épisode sonne comme un nouveau départ pour Cathy et quelque part pour la série aussi. Le nombre de personnes dans l'entourage de Cathy qui ne sont pas au courant de sa maladie se réduit à vue d'oeil. Il reste son fils, Adam, qui pourrait bien être le dernier à l'apprendre, son frère, à qui elle l'a avoué avant de se rétracter (je ne me suis pas encore remis de cette scène magnifique) et puis sa meilleure-amie, Rebecca, qui va visiblement rester dans les parages et je m'en réjouis puisque je l'espérais. Son histoire avec Sean n'a pas plus d'intérêt que ça mais la scène de la rupture était absolument géniale ! Cynthia Nixon est à la hauteur du reste du casting, à la hauteur de Laura Linney. Je ne m'étais pas vraiment imaginé la réaction de Paul suite à l'annonce de Cathy mais je crois que si j'avais pris le temps de le faire, ça serait passé exactement comme ça dans ma tête. Il y a quand même une chose qui m'a surpris et un peu déçu : qu'il ré-emménage si vite. Quelque part, même si c'était la chose la plus sensée à faire, d'un point de vue scénaristique c'est assez risqué. Ca réduit pas mal le champ des possibilités. Je doute fortement que tout rentre dans l'ordre, auquel cas la série n'aurait plus d'intérêt, mais je me demande vraiment comment elle va réussir à maintenir l'intérêt dans ces conditions. C'est un peu la même chose pour Marlene. Son alzheimer est traitée avec beaucoup de justesse et de finesse mais que dire de plus ? C'est la première fois que je ressens une sorte de pessimisme quant à l'avenir de la série et de ses personnages. Je ne sais pas si je suis très clair...

    En regardant cet épisode, j'ai eu l'impression d'une succession de scènes fortes. Un flot continu d'émotion. A ce petit jeu-là, je crois que c'est la collègue de Paul qui m'a le plus touché. Son petit discours, entre deux portes, rempli de larmes et de résignation, était absolument bouleversant. C'est sans doute la première fois que le cancer a été envisagé comme il est vraiment, et non comme Cathy l'envisage elle. Ca apporte une authenticité à un récit qui en manquait un peu, tout en offrant un autre regard tout aussi intéressant si ce n'est plus puisqu'inédit. Mais la série est peut-être peu à peu en train de rentrer dans la norme dans le sens où Cathy pense maintenant qu'il est préférable de se soigner, au moins d'essayer. Ce n'est pas ce qu'on nous a vendu au départ mais pouvait-on vraiment vivre dans l'illusion plus longtemps ? On garde quand même la part de fantaisie nécessaire puisqu'il s'agit d'une gérison par piqûres d'abeilles... Les scénaristes n'ont pas oublié d'être drôles en envoyant Cathy, Marlene et Rebecca dans un club de strip-tease. Même si c'était très drôle, on sentait déjà le revirement de situation avec une Cathy pas à l'aise du tout face aux hommes quasi-nus. Elle n'avait pas le coeur à s'amuser et à croquer la vie à pleine dent, comme elle tente de le faire depuis le début.

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// Bilan // Cet épisode marque un tournant important dans la courte histoire de The Big C. Ca fait un peu peur car on sait très exactement ce que l'on perd et pas vraiment ce que l'on gagne. Mais je suis confiant...

01 novembre 2010

The Big C [1x 10]

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Divine Intervention // 705 ooo tlsp.

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   Une intervention divine. Il fallait bien ça pour que Cathy tente de réparer les erreurs qu'elle a commises depuis le pilote. Enfin erreurs... Je ne considère pas ses actions de cette façon mais c'est ainsi qu'elles nous sont présentées. L'intervention divine n'est finalement pas celle que l'on croit. La baffe de Marlene est à mon sens le déclencheur, pas une soudaine envie de s'en remettre à Dieu. La rédemption la plus intéressante est certainement celle qu'elle entame avec Andrea. On en découvre beaucoup sur la jeune fille, qui s'est inventée une vie désastreuse alors qu'elle est la petite dernière d'une famille soudée. On est bien loin de Precious donc. Pourquoi a-t-elle menti de la sorte ? Et pourquoi veut-elle faire croire à Cathy qu'elle la déteste alors qu'elle ne parle que d'elle à ses parents ? Sans doute pour attirer l'attention autrement que par son surpoids, et pour excuser un échec scolaire qui n'est dû qu'à sa fainéantise. J'aime beaucoup la Andrea qui se cache derrière une grosse carapace. J'espère la revoir plus souvent, tant qu'elle ne perd pas son humour légendaire. J'ai quand même le sentiment qu'une boucle est bouclée pour le personnage, un peu pour les autres aussi. Ca ressemblait presque à un Season Finale quand on y pense...

   La réconciliation entre Cathy et son ex-future-meilleure-amie s'est faite en douceur, sans temps particulièrement fort. La présence de Cynthia Nixon a suffi à me ravir, mais je reconnais que c'est un peu léger. En revanche, le duo Sean/Rebecca fonctionne très bien ! On en viendrait presque à espérer que leur flirt se prolonge. C'est finalement du coté de Paul que l'épisode ne fonctionne pas du tout. Son histoire avec la catin supporter de rugby n'est pas intéressante tant elle est prévisible, en plus d'être gratuitement vulgaire, un peu à la Californication. C'est digne de Charlie vous voyez. Après un détour par l'église, avec gospel, sourires et larmes, Cathy réalise l'impensable : elle avoue à Paul qu'elle est atteinte d'un cancer. Il faudra attendre le prochain épisode pour connaître sa réaction mais c'est extrêmement surprenant ! Je pensais vraiment que ce serait une des dernières personnes à qui elle l'avouerait avec son fils. Les répercussions seront intéressantes mais je me demande si les scénaristes ne sont pas en train de se tirer une balle dans le pied...   

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// Bilan // Malgré quelques scènes excellentes (le monologue à l'église, le dialogue Cathy/Marlene) et malgré le cliffhanger, j'ai trouvé cet épisode un peu décevant et curieux dans le fond et dans la forme. Cathy est en train de perdre sa liberté chérie alors qu'elle venait à peine de la gagner. Pourquoi partir dans cette direction si tôt ?

16 octobre 2010

The Big C [1x 08]

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Happy Birthday, Cancer // 741 ooo tlsp.

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  J'attendais avec impatience l'arrivée de Cynthia Nixon dans The Big C puisque Sex & The City figure dans ma short-list des séries incontournables, celles dont je ne peux pas me lasser et qui me servent d'anti-déprime. Il y a d'ailleurs beaucoup de ça dans mon rapport à The Big C. J'ai toujours pensé que c'était une actrice formidable un peu sous-estimée à cause du charisme de ses copines et de son personnage de Miranda qui était à la fois le plus authentique mais aussi le moins attachant. La bonne nouvelle, c'est que son personnage ici, Rebecca, n'a rien à voir avec Miranda. Si l'une était un peu vieille fille sur les bords et pas toujours fun, l'autre est très libérée et ne vit justement que pour le fun ! La prestation à fournir est donc totalement différente et Cynthia Nixon s'en sort à merveille. Et ce n'est pas facile d'être confrontée à Laura Linney ! Leur amitié est crédible et enthousiasmante et elle apporte vraiment quelque chose qui manquait jusqu'ici. Sa venue provoque aussi en Cathy le déclic dont elle avait besoin. Celui qui lui faire choisir un camp entre son mariage qui peut encore être sauvé si elle le veut bien et sa relation naissante avec Lenny qui n'a pas forcément de futur mais qui la rend pleinement heureuse pour l'heure. Elle penche pour le deuxième camp mais j'imagine que ce n'est que temporaire. C'est en tous cas celui que je voulais la voir explorer. C'est forcément plus attrayant.

    Son discours face à l'assemblée et face à Paul était un grand moment. On ne l'avait peut-être encore jamais vue aussi franche. On se rend compte, et surtout elle, qu'elle n'a finalement jamais voulu de ce mariage, de cet enfant, de cette vie. C'est arrivé presque par hasard, elle s'est laissée porter. Aujourd'hui elle le regrette, elle veut redevenir la fille de l'époque de l'université (ce qui est utopique) et c'est son cancer qui lui fait en prendre conscience. C'était forcément bittersweet parce qu'on ne peut pas se réjouir de voir Paul dévasté. Il m'agace un peu mais quand même... Il ne mérite pas ça et il ne peut pas comprendre. C'est terrible. J'ai adoré la petite phrase lancée au visage abîmé par la chirurgie de la tante de Paul : "It's a privilege to grow old". C'est dans ces moments-là que The Big C est sublime et profonde, d'autant qu'on a en parallèle l'état de santé de Marlene qui se détériore. Tout se fait écho et la réflexion est passionnante.      

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// Bilan // Semaine après semaine, The Big C continue de me convaincre et de m'emporter. Cette série a vraiment quelque chose de spécial, qui relève quasiment du génie.