10 octobre 2011

Ringer [1x 04]

68259540

Par UglyFrenchBoy

It's Gonna Kill Me But I'll Do It // 1 500 000 tlsp.

44030377


 vlcsnap_2011_10_09_01h26m55s3 vlcsnap_2011_10_09_01h28m00s140

   Lancées avec seulement un mois d’intervalle, les séries Ringer et Lying game ont fait l’objet de comparaisons inévitables, a fortiori quand les deux fictions sont diffusées sur des chaînes ciblant des jeunes téléspectateurs. Très vite, la première s’est élevée au-dessus de sa non-concurrente, ainsi que des autres séries mettant en scène des jumeaux. Ces dernières sont souvent caractérisées par l’opposition  dans la personnalité des personnages centraux, dont les intentions sont souvent soit bonnes, soit mauvaises, sans juste milieu.

   Le point fort qui se dégage de Ringer est donc son absence de manichéisme surprenante. Bridget, qui n’a pas les moyens, ni l’allure ou la perversité  de sa sœur, du moins en apparence, n’en est pas pour autant un parangon de vertu. En plus d’un passé de junkie, strip-teaseuse et même prostituée, la jeune femme a beau suivre son traitement à la lettre dans le cadre de sa cure de désintoxication, elle attaque un agent chargé de sa protection, lui vole son arme, et, un peu plus tard, usurpe avec une certaine aisance l’identité de Siobhan (pilote). Sa culpabilité sera de courte durée  (épisode suivant) et elle tombe même amoureuse du mari de sa sœur qu’elle croit décédée, sans en toucher mot au principal concerné (troisième épisode). Et ce, sans compter sa probable implication dans la disparition du fils de Siobhan. Quant à celle-ci, aussi machiavélique soit-elle, on comprend, via un flashback, que sa relation avec Henry était sincère. Le coup de téléphone lors du test de grossesse (géant) était déjà une première indication. Reste que l’amoureuse de Paris a un plan en tête et son pion n’est autre qu’un employé d’une sous-division de l’empire bâti par son mari, à qui elle dérobe d’ailleurs un dossier intitulé « account transfers »…

  Siobhan a beau avoir un temps d’antenne plus important que lors des deux précédents épisodes, que ce soit via les flashbacks ou son escapade dans la Ville Lumière, c’est Bridget qui capte tout particulièrement notre attention. Nous sommes donc le 30 septembre (date de naissance indiquée sur la carte d’identité de sa sœur lors du pilote) et l’héroïne fête son anniversaire. Un événement qu’elle n’avait pas vraiment en tête et qui vient contrecarrer ses plans pour se rendre dans les Hamptons et se débarrasser des preuves pouvant l’incriminer. C’est en compagnie d’Andrew qu’elle se retrouve à souffler ses 32 bougies (la pièce d’identité indiquait également 1979). Mais pas seulement, puisque Henry et Gemma sont également du voyage. À partir de la dixième minute, une fois le quatuor réuni, les choses sérieuses peuvent commencer. Pas de chassés-croisés, au grand dam du personnage incarné par Kristoffer Polaha qui devient subitement supportable, mais des informations  sur la véritable nature des sentiments de chacun. Si Gemma découvre déjà le pot aux roses, sa réaction est à la hauteur de la trahison. Entre incompréhension face à une Bridget visiblement amoureuse d’Andrew et colère, elle assiste avec détachement au spectacle livré devant elle lors du repas, jusqu’à son départ impromptu, écœurée. L’envoutant morceau électro-pop Until we bleed du groupe Kleerup, bénéficiant du timbre de Lykke Li, confère à cette scène une dimension particulière.

   De son côté, après avoir fait preuve d’une étonnante force de caractère, Bridget se retrouve déjà sur la corde raide. On pourrait être agacé par ces effets et une héroïne en danger permanent, mais il en ressort une curiosité amplifiée, notamment suite à cette révélation finale. Un cliffangher à la hauteur des espérances, ou du moins de celles que l’on avait plus. Difficile d’anticiper la réaction de Gemma, doublement trompée. Bridget trouvera-t-elle enfin une alliée ? Pour la première fois, Ringer parvient à susciter de la frustration chez le téléspectateur, non pas pour son écriture ou sa mise en scène, mais celle de devoir attendre une semaine avant l’épisode suivant.

vlcsnap_2011_10_09_01h33m48s44 vlcsnap_2011_10_09_01h34m45s100 


// Bilan //  Si la trame narrative de Ringer semblait jusqu’ici confuse, cet épisode a de quoi réconcilier ceux (déjà) fâchés avec la série. On note une absence de manichéisme, particulièrement bienvenue : quand l’absence de morale de l’une surgit, le téléspectateur devient témoin d’une faille de l’autre. Néanmoins, le cas de Bridget reste pour le moment le plus intéressant et la petite avance que le téléspectateur a sur elle la rend encore un peu plus attachante. Loin du tumulte, Siobhan ne procure pas la même émulsion. 

Posté par LullabyBoy à 12:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


03 octobre 2011

Ringer [1x 03]

68259540

Par UglyFrenchBoy

If You Ever Want A French Lesson // 1 980 000 tlsp.

44030376


 vlcsnap_2011_10_02_02h40m58s250 vlcsnap_2011_10_02_02h42m38s225

   Entre l'hommage à l'atmosphère « film noir » et le soap, Ringer pouvait déconcerter au cours de ses deux premiers épisodes.  Désormais, les « craintes » de voir CW insuffler ses recettes éculées dans le projet de CBS se confirment. Malgré des personnages plus âgés que la moyenne de ses téléspectateurs, le network continue de distiller les éléments visuels marquants de ses shows ciblant les plus jeunes, comme Gossip Girl et 90210. La venue de Bridget pour les essayages de robes en est le parfait exemple. Au cours du précédent épisode, la reconstitution grotesque en studio  du loft de Siobhan, son éclairage peu naturel et une « nouvelle » image aux couleurs plus chaudes et contrastées, voire presque saturées, marquaient une rupture. L’effet « glow » (semi-private joke) est lui aussi un peu plus accentué. Dans ma précédente critique, j’avais même évoqué le presque halo autour de Gemma lors d’une scène digne des Feux de l’amour où Tara Summers n’était pas sans rappeler Michelle Stafford. Ironie du sort, cette dernière fait une brève apparition dans ce nouvel épisode. Un clin d’œil au célèbre soap ? En attendant, Ringer peine à trouver une identité visuelle. Si la forme palliait dans un premier temps les faiblesses d’écriture, il est désormais temps de s’intéresser au fond…

   Tandis que les personnages secondaires restent fidèles à ce que l’on attend d’eux, Bodaway Macawi machiavélique, Jaime Murray  manipulatrice  et provocante sous les traits d’Olivia Charles et  Juliet… insignifiante, l’évolution de Bridget Kelly constitue le point fort de la série. Son adaptation dans un milieu qui lui est totalement étranger est progressive. Dès le pilote, elle est contrainte de développer un sens de l’observation aiguisé. Désormais, elle sait poser les bonnes questions à ses interlocuteurs et, par chance, son statut de femme enceinte excuse ses confusions. Surtout, pour la première fois, Bridget n’est plus passive. Il aura fallu attendre ce troisième épisode pour que Sarah Michelle Gellar insuffle à son personnage une certaine force de caractère. Je faisais partie de ceux qui s’attendaient à ce que Bridget se transforme en Buffy à la moindre menace. Plus besoin d’une force physique exceptionnelle ou de combats chorégraphiés, notre héroïne s’affirme enfin et utilise un agent du FBI en guise d’assurance face à son corbeau.

   En parallèle, elle semble s’avouer des sentiments pour Andrew.  Une relation qui, moralement, est presque dérangeante. Prendre la place de sa sœur supposée morte est une chose, mais vivre également sa vie de couple et la sauver alors que  celle-ci semblait atteindre un point de non-retour (un cabinet d’avocat a été chargé d’effectuer les premières démarches en vue d’un divorce) en est une autre. La fin de l’épisode et la scène illustrée par le « Glory Box » de Portishead illustre parfaitement les intentions de Bridget qui ne se contente plus de rattraper toutes les erreurs de  Siobhan. En témoigne l’évocateur « I guess I'm just trying to look at things with a new appreciation ». Et si l’on en faisait de même avec Ringer ?

 vlcsnap_2011_10_02_02h45m14s231 vlcsnap_2011_10_02_02h43m30s235


// Bilan // Si tant est que l'on puisse faire abstraction de sa forme, Ringer commence à offrir matière à s'intéresser à son fond. Les personnages secondaires restent anecdotiques et archétypaux à ce stade, mais le double rôle de l'héroïne gagne en épaisseur. Ce troisième épisode soulève davantage de questions et promet ainsi de susciter notre intérêt pour encore quelques temps. 

23 septembre 2011

Ringer [1x 02]

68259540

par UglyFrenchBoy

She's Ruining Everything // 1 940 000 tlsp.

61039229_bis


 vlcsnap_2011_09_23_01h28m51s178 vlcsnap_2011_09_23_01h40m08s34

   D’aucuns ont reproché à Ringer un début « poussif », auquel le terme « introductif » aurait été plus adéquat.  Pour ce deuxième épisode, la série donne raison à ses détracteurs, si un tant soit peu une œuvre peut avoir des « détracteurs » après seulement deux semaines d’existence. Force est de constater que le pilote de la série a divisé le public, tout comme cette suite. Mais si certains peuvent voir une progression ou une régression, il est surtout ici question de rupture. Sans doute livré clé en main à The CW par CBS, pour laquelle la série été développée en premier lieu, Ringer est désormais exclusivement entre celles du diffuseur de 90210, des Frères Scott et de Gossip Girl. L’aura que possédait le pilote a disparu au profit d’une production dans la lignée de cette dernière. Quant à l’atmosphère et aux références à Douglas Sirk / Otto Preminger et Alfred Hitchcok, ils laissent leur place à une inspiration pour le travail de  Josh Schwartz et Stéphanie Savage. On ne peut qu’exprimer une certaine forme de déception.

   Le changement de network, même si tous deux appartiennent au même groupe, se ressent en premier lieu à l’image. La directrice de la photographie du premier épisode n’est désormais plus créditée. Richard Shepard, réalisateur lauréat d’un Emmy Award, cède sa place (comme il est souvent coutume pour un réalisateur de pilote) à une nouvelle équipe dont les CV semblent témoigner une aptitude à s’adapter à un cahier de charges strict plutôt qu’à celle d’imprégner une quelconque identité visuelle. Résultat, She's Ruining Everything (notons le titre évocateur) semble sorti tout droit du daytime. L’influence soap est présente, les personnages sont presque nimbés de lumière lors de la cocktail party. Certes, on ne distingue pas encore le halo qui caractérise si bien Les Feux de l’amour, mais la confrontation entre Henry et Gemma (et les reflets dans la chevelure rousse de celle-ci) pourrait se passer telle quelle à Genoa City. Comme tout bon soap qui se respecte, le rythme est ici assez lent. L’épisode ne répond guère aux questions soulevées par l’énigmatique Siobhan à Paris et son coup de fil lapidaire à la fin du pilote, et se focalise sur le corps de l’agresseur de Bridget à New York. Les premières réactions du public reprochent d’ailleurs une intrigue quasi exclusivement centrée sur celui-ci, ou du moins ce qu’il en reste. Je dirais cependant que les conséquences de l’acte de l’héroïne constituent l’atout majeur de l’épisode. Généralement, dans le cas d’un meurtre, savoir ce que devient le corps de la victime se traduit par une ellipse. Si l’on regrette que la culpabilité ne soit que si brièvement exprimée, la réaction de Bridget n’en est pas moins intéressante. On se retrouve à avoir de l’empathie et exprimer en même temps une forme d’angoisse, au point où nos réactions peuvent se confondre avec celle de l’héroïne.  On regrettera néanmoins les seconds rôles croisés sur sa route, en particulièrement un Nestor Carbonell qui n’a pour seul intérêt que l’application de son eye liner.

   Là où l’influence des cols blancs de The CW se ressent est dans un équilibre son / image très différent du pilote, une introduction trop explicative, la répétition de scènes diffusées 10 minutes auparavant en flash, sans doute pour situer le téléspectateur somnolant, ou encore l’étalage de la richesse et toutes les caricatures inhérentes à cet exercice empruntés à Gossip Girl. Le loft utilisé lors du premier épisode, réellement tourné à New York, est ici vulgairement reconstitué en studio, sans le moindre miroir (dont la présence massive était pourtant liée au thème de la série) et avec une chambre à coucher qui ne respecte ni la disposition, ni le style de celle occupée en premier lieu.

vlcsnap_2011_09_23_01h36m51s110 vlcsnap_2011_09_23_01h28m02s196


// Bilan // Sarah Michelle Gellar fait preuve d’une classe folle dans un simple "Je voudrais retirer de l’argent s’il vous plait" lors de son escapade parisienne. Un Paris qui se résume à l’accueil d’une banque mais à lui seul plus crédible que le déménagement, en coulisses, de la série de la côte Est pour s’installer à Los Angeles. En changeant de lieux de tournage, Ringer dépayse involontairement ses téléspectateurs. Une transposition décevante à l’écran qui trouve ici une résonance toute particulière…

Posté par LullabyBoy à 13:21 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

18 septembre 2011

Ringer [Pilot - Les Références]

68259540

 Parce que Ringer voit double, voici une deuxième analyse de la série après la mienne (ICI), signée UglyFrenchBoy, adepte de Sarah Michelle Gellar et de Buffy, qui se propose de nous éclairer sur les nombreuses réfèrences contenues dans ce pilote. Bonne lecture !


 44030377

« Ce qui est intéressant dans un miroir, c'est qu'il ne montre pas l'individu tel qu'il est, mais son opposé »

Douglas Sirk

 Miroirs

   Et si le pilote de Ringer était le plus audacieux depuis la courte existence de la CW ? À contre-courant du clinquant ambiant, la série marquant le retour de Sarah Michelle Gellar sur petit écran mise sur une réalisation sobre et sur l’influence « néo-film noir » alliée à celle d’un vieux cinéma européen. Mais est-il réellement question d’audace ou de naïveté de la part de Leslie Moonves, à la tête de CBS, d’avoir pu imaginer qu’un thriller feuilletonnant,  avec une héroïne âgée de plus de trente ans, pouvait avoir sa place sur un network dont le cœur de cible est particulièrement jeune ?

   Le pilote de Ringer ne répond d’ailleurs à aucune règle marketing, au-delà du fait qu’il ne s’agit ni d’une adaptation de livre ni d’un remake. Il déroge à la politique du ciel bleu, aux couleurs vives, à la bande-son privilégiant des titres du format Top40 et il ne voit aucun de ses rôles réguliers en petite tenue dans le premier quart d’heure. Mieux, on évite même une vue du torse de Ioan Gruffudd  avant et après sa douche. Une pudeur inattendue à laquelle s’ajoutent une ambiance, une atmosphère et plus précisément des références aux années 50 et 60. Lors de la scène d’ouverture, Bridget lance accidentellement la lecture de I fall to pieces de Patsy Cline. Un autre titre de l’épisode sera la reprise de 25 or 6 to 4, dont la version originale date de 1969. Quant au We don’t run de Sarah Blasko, on retiendra sa contrebasse sortie tout droit d’un morceau de Shirley Bassey au service d’une pop plus « contemporaine ».

   C’est justement l’alliance d’un cadre moderne et d’une atmosphère d’un autre temps qui qualifie le mieux cet épisode d’introduction. Au-delà de la bande-son, le vintage s’invite également dans le dressing de Siobhan. Entre les « lunettes-mouches », une robe Empire rouge lors de la soirée à l’American Museum of Natural History et un goût prononcé pour le carré en twill de soie, le personnage pourrait sortir tout droit d’un film de Stanley Donen, de Blake Edwards ou encore d’Alfred Hitchcock.

Oiseaux2

   Les références au maître du suspense ne se résument pas à une Sarah Michelle Gellar aux faux airs de Vera Miles, mais à des réminiscences de Sueurs froides (course poursuite en ouverture / une femme prenant l’identité d’une autre) et de la Mort aux trousses. Quant à la scène du bateau, elle fait office d’hommage au procédé utilisé, entre autres, par le réalisateur des Oiseaux (voir montage ci-dessus). Tourné en bassin avec pour fond une simple toile, ce contrepoint visuel aux autres scènes plus « modernes », accompagné d’un jeu expressément caricatural, a été considéré à tort comme le résultat d’un prétendu manque de budget. Comme si  CBS Television Studios et ABC Studios (seul ce premier restera producteur pour les autres épisodes) n’avaient pas les moyens d’utiliser un fond vert ou même un vrai tournage en mer, les plans aériens ayant été pris, eux, en extérieur.  Après tout, le pilote tel quel a été validé à l’origine pour occuper la grille des programmes de CBS. Un parti pris artistique donc, signé Richard Shepard, réalisateur lauréat d’un Emmy Award pour la réalisation du pilote de Ugly Betty, qui se veut également une référence à Otto Preminger. 

   Le réalisateur d'origine autrichienne n’est pas le seul européen à avoir servi de modèle. L’utilisation massive de miroirs (chaque pièce du loft de Siobhan en possède au moins un), et plus globalement de reflets, n’est pas sans évoquer Douglas Sirk. Même si le genre est totalement différent, Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy  (voir montage ci-dessous) pourrait lui aussi s’ajouter à la liste des références, notamment pour le plan de Catherine Deneuve devant son portrait. Le film français s’amuse à jouer sur la symétrie, à l’instar de Ringer qui aime proposer, souvent en arrière plan,  plusieurs éléments en duo, de la disposition d’objets dans la penthouse en construction, au logo du motel dans le Wyoming, sans oublier les chaussures dont chaque paire est présentée distinctement dans le dressing de Siobhan.

Double

    En convoquant le souvenir récurrent d’œuvres sorties il y a maintenant de ça 5 à 6 décennies, ce premier épisode confère à Ringer une indéniable singularité. Un côté « rétro / moderne » qui ne peut certes pas pallier les quelques faiblesses d’écriture, mais offrir indéniablement le pilote le plus référencé à The CW dans sa courte histoire. Sa fin, aussi prévisible qu’intrigante, suffit à lancer le  prochain épisode. Après tout, n’est-ce pas la finalité d’un pilote ?

Posté par LullabyBoy à 17:13 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

05 juillet 2011

[Saison 2011/2012 - Dramas] 5- Ringer

19744021

What ?

 Une jeune femme troublée, Bridget, tente de fuir la mafia en prenant l’identité de sa riche sœur jumelle, Siobhan. Mais elle va très vite découvrir que celle-ci a également des problèmes et est recherchée...

Who ?

Créée par Eric C. Charmelo et Nicole Snyder (Supernatural). Avec Sarah Michelle Gellar (Buffy), Kristofer Polaha (North Shore, Life Unexpected), Nestor Carbonell (Lost, Susan!), Ioan Gruffudd (Les 4 Fantastiques) ...

Where ?

The CW.

When ?

Le mardi à 21h après 90210 dès le 13 Septembre.

Why ?

Parce que Sarah Michelle Gellar, évidemment. Je ne suis pas un fan acharné de l'actrice mais elle a du talent et ça devenait embarrassant de la voir succèder les flops au cinéma (enfin surtout en Direct To DVD). Un retour en grâce à la télévision ne lui ferait pas de mal ! Elle est en plus ici productrice exécutive, elle devrait donc avoir son mot à dire sur les intrigues (et toucher un plus gros chèque). Parce que CBS. Vous le savez sans doute déjà mais la série a été développée à la base pour la chaîne, qui en a commandé un pilote, qui a jugé le résultat bon mais pas en accord avec sa ligne éditoriale. En soit, c'est un point positif ! Tout ce qui ne rentre pas dans le moule CBS vaut le coup d'oeil, par principe. Parce que l'idée de départ laisse présager une série très feuilletonnante et il en faut ! Parce que Nikita a un peu échoué dans sa mission la saison dernière, alors on compte beaucoup sur cette nouvelle héroïne bad ass au passé trouble et au destin qui semble l'être tout autant pour nous passionner. Parce que Nestor Carbonell, Richard dans Lost, est de retour. 

Why Not ?

Parce qu'il y a toujours un petit coté ridicule à voir une même actrice jouer le rôle de soeurs jumelles. Ca sonne en général un peu faux. A Sarah d'éviter cela... Parce que Kristofer Polaha n'est pas, à mon sens, un bon acteur. C'est assez pénible de le voir jouer, encore plus quand il s'aventure dans un registre plus sérieux j'imagine. Je ne demande qu'à être agréablement surpris ! Parce que la CW pourrait bien édulcorer le concept de base maintenant que la série lui appartient, et parce qu'elle a moins de moyen que CBS. Il faut s'attendre à une différence de rendu entre le pilote et les épisodes suivants. ABC Studios, qui a co-produit le pilote, s'est en plus retiré du projet. Parce que Ringer aura pour lead-in 90210, soit une incompatibilité particulièrement prononcée, sans compter la case, qui est historiquement celle des plus gros flops de la chaîne. 

How ?

What About You ?

Posté par LullabyBoy à 12:14 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


08 mai 2011

Coming Next [La Finale]

64205441

Merci à tous pour vos nombreux votes ! Le moment de la finale est venu. Vous ne pouvez voter, cette fois, que pour un seul projet parmi les cinq gagnants des premiers rounds. Qui succèdera à No Ordinary Family (et sera plus chanceuse on l'espère) ?

 64205444

Once Upon A Time (12,5%) / Georgetown (12%) / Appartment 23 (11%) / Good Christian Bitches (11%) / Pan Am (10%) / Revenge (8,5%) / The River (7,5%) / Damage Control (6,5%) / Charlie's Angels (6%) / Hallelujah (6%) / Suburgatory (5%) / Bad Mom (4%)

64010412

Alcatraz (28%) / The New Girl (17%) / Weekends At Bellevue (12,5%) / Locke & Key (12%) / Touch (10%) / Exit Strategy (5%) / The Finder (5%) / Family Album (4,5%) / Little In Common, (4%) / Council Of Dads (2%)

63781338

Secret Circle (38%) / Hart Of Dixie (26%) / Awakening (15,5%) / Heavenly (7,5%) / Danni Lowinski (7%) / Cooper & Stone (6%)

63532401

Ringer (25,5%) / Person Of Interest (14,5%) / Homegrown (12%) / The Assistants (11,5%) / How To Be A Gentleman (11,5%) / The Rememberer (7,5%) / The Doctor (7%) / Untitled Susannah Grant Project (5%) / Vince Uncensored (4%) / Hail Mary (1,5%)

63320381

17th Precinct (20%) / Playboy (14%) / Grimm (12%) / REM (12%) / Reconstruction (9%) / Smash (8,5%) / Wonder Woman (8%) / Untitled Emily Spivey Project (Alpha Mom) (7,5%) / Free Agents (4,5%) / A Mann's World (4%)

____________

 

Posté par LullabyBoy à 19:33 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

17 avril 2011

Coming Next [3ème Round: The CW]

dnesseason4nextminiban

19655588

 Année après année, la situation de la CW s'aggrave. La norme, maintenant, c'est de réunir moins de 2 millions de téléspectateurs, sauf cas exceptionnels. Gossip Girl, 90210, Les Frères Scott et Hellcats ne fonctionnent pas du tout sur le public global mais elles se rattrapent toutefois sur la cible des femmes de 18 à 34 ans et c'est apparemment suffisant pour tenir la tête hors de l'eau. Le seul véritable succès de la chaîne reste Vampire Diaries, malgré quelques premiers signes de faiblesse ces derniers temps. Après 10 ans, Smallville va s'achever alors qu'elle fait encore des audiences convenables pour le niveau de la chaîne, Supernatural se maintient correctement et Nikita marchouille. Life Unexpected, quant à elle, paye sa maturité. Elle a été annulée, n'étant pas assez forte sur les cibles, alors qu'elle réunissait à peu près autant de téléspectateurs que d'autres séries de la chaîne... Dawn Ostroff, la présidente de la chaîne, devrait quitter ses fonctions à la fin de cette saison. Est-ce synonyme d'un nouveau départ ? Les projets commandés ont au moins le mérite de s'écarter de la simple bluette pour adolescentes pour explorer quelques terrains plus fertiles. De là à parler de renaissance, on en est encore loin !

___________

19691432 

1. AWAKENING

Deux soeurs ennemies, zombies, qui peuvent parler, boire, manger et aimer comme n'importe quel autre être-humain, s'affrontent alors que leurs congénères refont surface, bien décidés à ne faire qu'une bouchée de la race humaine. Jenna est la végétarienne de la famille, ancienne boulimique, qui tente de vivre comme n'importe quelle autre jeune fille de son âge. Elle a d'ailleurs un petit-ami humain, qu'elle n'ose pas présenter à ses parents de peur qu'ils le rejettent. Jayce est la zombie organique, qui aime chasser. Cela pose problème à ses parents également puisque le monde entier pense que les zombies ont disparu dans les années 60...

Drama créé par Bill Laurin et Glenn Davis (Les Repentis). Avec Lucy Griffiths (Robin Hood), Meredith Hagner (Lights Out), Titus Welliver (Lost, The Good Wife), Brian Hallisay (Privileged)...

 

19691040

2. COOPER & STONE

Deux détectives débutantes spécialisées dans la culture pop résolvent des crimes à Chicago...

Drama créé par Laurie Harent. Avec Alexandra Breckenridge (Dirt, Life Unexpected), Vanessa Ferlito (Les Experts Manhattan), David Ramsey (Dexter), Riley Smith...

 

19696706

3. HART OF DIXIE

Une jeune médecin hérite d'un cabinet médical d'une petite ville du Sud des Etats-Unis habitée par d'extravagants personnages. Dès son arrivée, elle est courtisée par un pêcheur bad-boy qui lui dédie une chanson ainsi que par un avocat de bonne famille. Elle fait également la rencontre d'une infirmière qui pourrait bien devenir sa mère porteuse...

Drama créé par Leila Gerstein. Produit par Josh Schwartz (Newport Beach, Chuck, Gossip Girl). Avec Rachel Bilson (Newport Beach), Scott Porter (Friday Night Lights), Jaime King, Nancy Travis, Cress Williams...

 

19696713

4. HEAVENLY

Une avocate et un ange devenu humain, après en avoir fait la demande à Dieu, travaillent main dans le main pour sauver la vie de leurs clients...

Drama créé par Richard Hatem (The Gates, The Lost Room). Avec Ben Alridge, Lauren Cohan (Vampire Diaries), Elizabeth Ho, Ryan Eggold (Dirt, 90210)...

 

19692957

5. SECRET CIRCLE

Une adolescente californienne, Cassie, doit retourner vivre chez sa mère à Salem. Elle découvre alors qu'elle est une sorcière, comme le veut la légende, et qu'elle est loin d'être la seule...

Drama créé par Elizabeth Craft et Sarah Fain (Buffy), remplacées par Kevin Williamson (Dawson, Scream, Vampire Diaries). Adapté des romans de L.J. Smith, auteure de Vampire Diaries. Avec Britt Robertson (Life Unexpected, Swingtown), Thomas Dekker (Heroes, Terminator), Gale Harold (Queer As Folk, Hellcats), Natasha Henstridge (La Mutante, Eli Stone)...

 

19691409

6. DANNI LOWINSKI

Une coiffeuse change de carrière et obtient un diplôme en droit. Alors qu'elle peine à se faire embaucher, elle décide d'ouvrir son propre cabinet juridique dans un centre commercial...

Drama créé par Jennie Snyder (90210), adapté de la série allemande éponyme. Avec Amanda Walsh, Carla Gallo, Neal Bledsoe...

 

Posté par LullabyBoy à 00:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

15 septembre 2010

Nikita [Pilot]

19478309_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20100719_112522

Pilot // 3 57o ooo tlsp.

44030376

What About ?

Ex-criminelle devenue agent secret au sein d'une organisation mystérieuse, Nikita se retourne contre ses employeurs, quand ceux-ci font assassiner l’homme qu’elle aime. Un drame qui lui ouvre les yeux, lui faisant réaliser que la Division transforme des jeunes désorientés en machine à tuer pour servir d’obscurs desseins. Alors que Nikita se promet de détruire la Division, Michael, l'agent qui l'a créée, responsable depuis de nouvelles recrues, est chargé de la "ramener" !

So What ?

Tiens. Ce que je viens de voir était vraiment le pilote d'une série de la CW ? Ca n'en a pourtant ni le goût (l'acidulé) ni l'odeur (la merde). Honnêtement, ABC, USA ou la FOX auraient pu nous pondre la même chose. Elles l'ont fait d'ailleurs, mais il y a plusieurs années. Toutes les surprises sont bonnes à prendre en tous cas en cette rentrée et celle que nous réserve Nikita est plutôt bonne dans l'ensemble. Ne comptez pas sur moi pour suivre avec assiduité cette série et vous en écrire des reviews semaine après semaine, mais si le coeur m'en dit, je visionnerais peut-être les épisodes suivants plus tard dans l'année ou l'été prochain.

Dans le genre "pilote efficace et rythmé qui présente correctement les personnages, qui plante habilement le décor et qui pose franchement la situation", Nikita se défend bien. Le contrat est rempli. Seul les options "originalité et subtilité" lui font défaut. Il ne faut pas trop en demander non plus. En réalité, les créateurs de la série ont réussi à faire un mélange digeste de la série originale La Femme Nikita avec Alias et Dollhouse. On retrouve des éléments de toutes ces séries d'espionnage au féminin. On notera d'ailleurs le clin d'oeil en scène d'ouverture au film original : le Nikita de Luc Besson. Bien-sûr, c'est beaucoup moins violent. Mais c'est cool d'y avoir pensé. C'est aussi une façon d'assumer l'héritage là où d'autres l'auraient royalement ignoré. Si je résume : l'histoire de base, on l'a prise à La Femme Nikita. Le coup du petit-ami mort que l'on souhaite venger, ça vient d'Alias (une pensée pour Covert Affairs qui a repris l'idée à sa sauce cet été sauf que le petit-ami n'est pas mort : il a disparu). Et puis la voix-off en début et fin d'épisode et le thème de la manipulation viennent tout droit de Dollhouse, qui n'avait elle-même pas inventé grand chose à part l'ennui et la déception. Le gros avantage, c'est que Maggie Q est beaucoup plus charmante et talentueuse que Eliza Dushku, qui certes n'avait pas mise la barre très haute. Les scènes en maillot de bain ou en soutif sont là pour appâter le chalan, d'autant que le public testostéroné bien burné concerné n'a pas ses habitudes sur la chaîne. On ne leur en voudra pas de mettre toutes les chances de leur coté.

Le reste du casting est passable. Disons que Shane West (Once & Again, Urgences) n'a jamais été très inspiré mais ce rôle-là en particulier ne lui va pas particulièrement bien. Lyndsy Fonseca doit encore faire ses preuves mais elle s'en sort pas si mal pour une fille qui a commencé comme boulet dans Desperate Housewives. Son rôle a le mérite d'attiser la curiosité, de donner plus d'envergure à l'ensemble. Melinda Clarke (Newport Beach) est au rendez-vous et c'est appréciable de la retrouver, surtout que pour une fois on ne mise pas que sur sa plastique de cougar. J'ai pas tellement d'avis sur les autres. Xander Berkeley (24) notamment, qui ne me fait ni chaud ni froid. Question budget, on sent bien que J.J. Abrams n'est pas derrière mais le résultat est très correct. La série manque d'une unité visuelle propre mais elle copie bien. Les scènes d'action sont assez réussies mais bon, c'est pas du tout mon truc. Je suis facilement impressionnable du coup. Et puis on sent qu'il y a un plan derrière tout ça, une petite ambition. Quelque chose qui donnerait presque envie de s'accrocher en somme même s'il y a plus primordial que Nikita. En résumé : plus dispensable et déjà-vu tu meurs. Pour les amateurs du genre, ce sera sans doute un divertissement fréquentable. Pour la CW, c'est sans doute, si ça continue de "marcher" (à son niveau donc), une ouverture vers une évolution de sa cible et peut-être une montée en gamme, toute relative...      

What Else ?

Bah un trailer pardi !

14 septembre 2010

Hellcats [Pilot]

19481706_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20100723_100014

A World Full Of Strangers (Series Premiere) // 3 o2o ooo tlsp.

44030375_p

What About ?

Pour réaliser son rêve de devenir avocate et quitter Memphis et sa mère alcoolique, Marti Perkins est contrainte de rejoindre les Hellcats, la légendaire équipe de pom-pom girls de l’université locale. De sa prestation dépend sa bourse d’études, et donc son avenir. La jeune femme se retrouve propulsée en pleine compétition, la coach des Hellcats étant déterminée à accéder aux championnats nationaux...

So What ?

Non mais au secours quoi ! Je ne vais pas faire une tartine sur le pilote de Hellcats car il n'en vaut vraiment pas la peine, comme la plupart des autres séries de la CW à vrai dire. Laissez-moi juste le temps de vous expliquer pourquoi il est si mauvais. Avant toute chose, si la série a vu le jour, c'est clairement grâce au succès de Glee. Elle veut s'inscrire dans la même mouvance tout en oubliant que ce qui a le fait succès de Glee, du moins au début, ce sont ses personnages extravagants et son ton décalé, parfois osé. Ici, il n'y a rien de tout ça. Ce n'est pas juste classique, sans originalité et sans surprise, c'est carrément super ringard ! J'imagine que les pom-pom girls ne sont pas passées de mode aux Etats-Unis, et elles ne le seront sans doute jamais, mais toute la vague de teen movies de ce style, c'était il y a 10 ans ! Alors bien-sûr, il y a eu High School Musical entre temps qui a été un succès planètaire malgré sa "médiocrité efficace". Sans compter tous les navets type "Sexy Dance", qui trouvent un public (d'adolescentes un peu co-connes de 12 ans et demi). Et puis il faut avouer que toutes les séries de Disney Channel ne sont pas plus réussies mais pourtant fonctionnent. Et si l'on se base sur le score du pilote (mais la chute est à venir), la CW n'a pas fait un si mauvais calcul. Le truc, c'est que la série aurait pu être bien écrite malgré son thème hyper léger. Elle aurait pu être fun. Elle aurait même pu être attachante. Tout ça n'est pas incompatible.

Au lieu de ça, on nous sert des scènes ridicules : l'héroïne qui danse sur son vélo, dans la rue, puis dans son salon; ou qui improvise trois saltos sur la pelouse du campus après avoir appris qu'elle était admise chez les Hellcats; ou qui plus généralement accompagne chacun de ses mouvements par un rictus peu gracieux sur son visage. Elle est rebelle alors elle use de second degré avec son meilleur-ami supra ring' lui aussi, qui semble tout droit sorti des années 80, et dont elle est sans doute secrétement amoureuse, à moins que l'idiote ne s'en soit pas encore rendue compte. Enfin vous voyez le genre. C'est ça pendant 40 minutes. Un défilé de clichés, servi avec des ralentis ridicules pour faire durer le massacre. On ne nous épargne même pas la scène du peignoir volé. Un classique de chez classique. A ce moment-là, j'ai eu sacrément honte pour toute l'équipe de la série. De la bitch ? Rassurez-vous, il y en a. Mais de la soft façon Gossip Girl et 90210 bien-sûr. L'action se situe à Memphis ? Oui et alors ? Les gens n'ont pas d'accent et les décors naturels sont passe-partout. Les acteurs et les actrices ? Malgré mon affection pour Sharon Leal et Gail O'Grady, je suis dans l'obligation de constater que ça pèche même à ce niveau-là. La star du show n'a pas de charisme dès lors qu'elle arrête de danser, ses nouvelles "copines" ne sont pas meilleures et la galerie de personnages masculins, plus que légère, n'offre même pas un plaisir des yeux. Leurs corps ne sont pas dégueulasses mais leurs têtes... ils sont vilains quoi ! Si même sur ça, la CW se rate, mais où va le monde ? Je vous le demande. Pour ma part, Hellcats, c'est plié. Je ne me suis pas fait chier pendant le visionnage du pilote mais strictement RIEN ne m'a donné envie de revenir en deuxième semaine. Pire, ça m'a presque rendu impatient de retrouver Glee ! Je préfère perdre mon temps à faire quelques abdos et quelques pompes sur ma moquette. Ce sera plus utile et moins atroce.      

What Else ?

Une bande-annonce bien-sûr. De 30 secondes. Et je vous assure que c'est bien suffisant. L'essentiel y est résumé. Pas la peine de regarder le pilote.

26 juillet 2010

Séries, Ton Classement Impitoyable [Life Unexpected]

54905923

Deuxième (et dernier) article signé de ma blanche main pour le classement de Cole sur Le Blog TV News. Il est consacré à Life Unexpected.

"Chers lecteurs, j’ai troqué la vulgarité de mon précédent article contre un peu de tendresse. Je vais vous parler d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. En ce temps-là, quand j’étais encore jeune et vigoureux, je passais mes samedi après-midi à attendre 17h, l’heure de « Dawson » puis, une fois l’épisode terminé, je remplissais mon petit cahier consacré à la série où je répertoriais casting, chansons passées dans l’épisode, scènes et dialogues marquants… Bref, j’étais ridicule mais je vivais ma passion à fond. Tout sériphage est capable de faire ce genre de témoignage honteux. Même Cole. Que dis-je ? Surtout Cole, qui découpait dans les magazines les photos d’Heather Locklear et de Lisa Rina puis les collait dans un album spécial garces de la télé sur lequel il fantasmait des nuits durant. Eh bien « Life Unexpected » nous ramène à cette belle époque, fin des années 90, début des années 2000, où la chaîne américaine The WB connaissait ses heures de gloire avec « Dawson », « Everwood », « Gilmore Girls », « Buffy » et quelques autres. Des séries pour ados qui n’étaient pas toutes d’une grande finesse mais qui réussissaient à rester réalistes tout en nous faisant rêver. Les années ont passé, elles sont mortes les unes après les autres, plus ou moins dignement, puis la CW est arrivée et la querelle entre les anciens et les modernes a commencé."

La suite, c'est par ICI.