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Des News En Séries, Le Blog
4 novembre 2011

How I Met Your Mother [7x 03 > 7x 08]

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Ducky Tie // 10 500 000 tlsp.

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The Stinson Missile Crisis // 10 390 000 tlsp.

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Field Trip // 8 890 000 tlsp.

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Mistery Vs. History // 9 810 000 tlsp.

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Noretta // 9 790 000 tlsp.

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The Slutty Pumpkin Returns // 10 700 000 tlsp.

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    J'avais promis de vous redonner des nouvelles de la bande d'How I Met à l'occasion de la venue de Katie Holmes pour l'épisode d'Halloween. Je ne voyais plus l'intérêt de proposer des critiques épisode par épisode d'une série qui accumulait déception sur déception depuis trois ans. Je n'ai pas changé d'avis sur la question mais je suis quand même heureux de vous annoncer que sur les six derniers épisodes diffusés, seulement deux étaient mauvais -mais même pas totalement- et trois étaient franchement sympas voire bons. C'est donc plutôt positif dans l'ensemble. Je reste toutefois sur mes gardes. La sitcom est devenue très imprévisible, capable du pire comme du meilleur d'un épisode à l'autre. Rien ne dit que la suite de la saison sera réussie...

   Je vais commencer par évoquer tout ce qu'il y avait de mauvais et j'ai bien envie de parler en premier lieu de cette manie des scénaristes de vouloir souligner le fait que la relation amicale mais quasi-fusionnelle entre Ted et Robin est un problème pour leurs couples respectifs. C'est à cela qu'a servi le surprenant mais finalement décevant retour de Victoria, la patissière, mais aussi l'arrivée de Kal Penn, ancien de Dr. House, parti pour travailler à la Maison Blanche et qui se retrouve maintenant dans How I Met ! De la même manière que son ancienne collègue Jennifer Morrison, même si son cas n'est pas à ce point grave, il n'a pas la comédie dans le sang et propose donc des prestations peu convaincantes. Bien sûr, le personnage en lui-même est le premier responsable puisqu'il ne cherche pas plus que ça à nous faire rire. Les auteurs ne savent pas écrire pour les acteurs de passage ou les guests, ce n'est pas une découverte. C'est sans doute pour cela aussi que la fameuse Nora de Barney a tant de mal à nous faire décrocher un sourire malgré tous les efforts du blondinet s'agitant à coté d'elle. Et puis merde, ce dernier a raison : une femme qui n'aime pas les Ewoks, quelque soit son âge, ne vaut rien ! Cela dit, les scénaristes ne savent plus non plus écrire pour Lily et Marshall, qui n'obtiennent une bonne intrigue qu'une fois sur deux. Le petit extrait de l'accouchement de Lily donne envie de tenir bon mais le reste du temps, cette grossesse tant attendue et maintes fois repoussée ne produit rien de bon, et surtout pas quand Lily souhaite que ses amis se censurent en sa présence. Espérons qu'elle oublie vite l'idée (ce qui semble être le cas...). Marshall nous a encore bien gonflé et surtout ennuyé avec son boulot et ses grandes utopies pour l'environnement, et la présence de Martin Short n'a malheureusement pas suffit à rendre cette histoire-là supportable. Il y a eu bien entendu d'autres mauvaises idées mais je ne m'en souviens même plus et c'est mieux comme ça.

   Le positif maintenant ? L'épisode Mystery Vs. History dans sa quasi-intégralité d'abord ! Il était bien construit, moderne (avec les réfèrences tellement justes à Google, Facebook & co) et vraiment drôle. Petit coup de coeur pour Amber Stevens, une ancienne de Greek, qui jouait une excellente petite amie potentielle de Ted, avant qu'il ne découvre LA vérité la concernant... La satire sur les nouvelles technologies et notre incapacité de plus en plus grande à communiquer n'était pas fine mais l'illustration parfaite ! Dans l'épisode Noretta, ce qui était génial, c'était ce gimmick commun à tous les personnages qui s'imaginaient ou imaginaient leurs amis et/ou partenaires en leurs parents respectifs. Le gag a été utilisé à outrance mais c'était amusant à chaque fois et je pense en particulier au duo Nora/Loretta Stinson (d'où le titre de l'épisode) avec l'apparition toujours appréciable de Frances Conroy. L'épisode d'Halloween, qui permettait de revisiter enfin l'histoire de la Slutty Pumpkin, était pas mal du tout et ma fidélité devant l'éternel à Katie Holmes n'est pour rien dans mon resenti (ou si peu) ! Je suis quand même super content de l'avoir retrouvé à la télévision à cette occasion (ça n'était plus arrivé depuis Eli Stone - et les Kennedys bien entendu...) La comédie lui va bien. Le duo Ted/Naomi fonctionnait à merveille même si, dans le fond, il n'y avait rien d'original là-dedans. Il me semble qu'il était déjà arrivé ce même genre de mésaventure à Ted par le passé. C'est sûr même ! Les excentricités de Barney, visant à prouver que non, il n'avait pas 1/4 de sang canadien, m'ont amusé, ce qui est de plus en plus rare avec lui.

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// Bilan // A mon agréable surprise, ce début de saison 7 d'How I Met Your Mother est moins catastrophique que prévu. Les intrigues des uns et des autres n'avancent pas tellement mais les scénaristes ont su trouver de bonnes idées et de bons gags pour faire passer le temps. Tout n'est pas bon, loin de là, mais la série parvient à redresser légèrement la barre. On ne va pas s'en plaindre... Rendez-vous à Noël pour un bilan des épisodes suivants !

3 novembre 2011

The Good Wife [Saison 2]

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Saison 2 // 11 770 000 tlsp.

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   Mais comment fait cette Good Wife pour être aussi bonne ? Alors que la saison 2 est lancée ce soir sur M6 -notons l'effort de la chaîne, qui tient ainsi sa promesse de continuer à proposer la série en prime time malgré ses résultats très décevants lors de la diffusion de la saison 1 en début d'année- je me retrouve devant une impasse, un mystère même : comment ai-je pu ne pas écrire la moindre ligne sur le blog à propos de cette saison 2, pourtant incroyablement riche, captivante voire obsédante ? A vrai dire, elle me fait le même effet que les derniers épisodes de Big Love, dont certains de mes lecteurs attendent encore la critique (et sans doute pour longtemps, désolé) : je me sens petit, tout petit, à coté de son immensité et je me retrouve ainsi incapable d'exprimer ce que je ressens pour elle. J'ai peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas trouver les mots justes. Alors j'espère que vous faire part de mes doutes et de mon complexe d'infériorité suffiront à vous faire comprendre combien The Good Wife est grande. Et puis j'ai eu le malheur de relire ma critique de la saison 1 : j'ai le sentiment d'avoir tout dit. Ne vous méprenez pas ! La série a évolué, les personnages aussi et il se passe des tas de choses incroyablement passionnantes dans cette saison 2 mais l'essentiel, je l'avais déjà dit. Je vous invite donc au préalable à lire ou relire ces quatre paragraphes dont je suis assez fier, et je le dis en toute humilité (c'est suffisamment rare pour que je me le permette). Cela se passe ICI

   Ca y est, c'est fait ? Alors allons-y. Parlons de la saison 2 maintenant. Alors que la première annnée de The Good Wife servait, entre autres, à solidement installer l'héroïne au sein du cabinet Lockhart & Gardner, tout en montrant ses difficultés mais sa persévérance sans failles à rester une bonne épouse et une bonne mère, la deuxième s'amuse méticuleusement à détruire l'équilibre qu'elle était parvenue à trouver. Ses sentiments pour Will la rongent -leur rendez-vous manqué est dans tous les esprits- à mesure que sa relation avec son mari ne cesse de se détériorer. Y'a-t-il un lien de cause à effet ? La route finit finalement par tourner et Alicia décide de s'abandonner avec tous les risques que cela comporte dans une scène finale étonnante et libératrice. La lente mais subtile transformation du personnage a été divinement bien composée par les auteurs et j'ai hâte de découvrir à quel point elle a évolué dans la saison 3 (non, je ne l'ai pas encore commencée). Le sentiment que Kalinda procure est très différent car son crédo à elle, c'est de fasciner et de continuellement nous étonner. Elle est imprévisible. Qui aurait imaginé qu'elle allait littéralement réduire en miettes la voiture de son rival, Blake Calamar, à coups de batte de baseball ? Cette scène est probablement la plus marquante de la saison pour moi. Elle représente admirablement bien Kalinda, dans toute sa précision, sa classe et sa violence. Le sujet de sa sexualité a été abordé de manière plus frontale, ne laissant plus seulement l'imagination (et les fantasmes ?) vagabonder. La tension sexuelle constante avec Calamar était terriblement excitante. Hommes, femmes ? Peu importe. Kalinda cède à ses pulsions, ses désirs et aime à sa façon. On en apprend un peu plus sur sa vie passée, qu'elle a été mariée notamment, mais la plus grande révélation -que je ne préciserai pas pour ceux qui se seraient aventurés dans cet article sans avoir vu la saison 2- est scotchante et façonne la fin de la saison. Bref, Kalinda a peut-être tout perdu en saison 2 du point de vue des intrigues mais elle a tout gagné auprès des téléspectateurs. Quelle femme ! Des fortes figures féminines de la série, Diane est celle qui a bénéficié de l'exposition la moins satisfaisante. Elle a trop souvent été cantonnée aux conflits internes au cabinet, qui étaient certes passionnantes mais pas uniquement de son point de vue à elle. J'espère que la saison 3 lui permettra de revenir sur le devant de la scène massivement.

   Comme en saison 1, ce ne sont pas les hommes de la série qui héritent des meilleures intrigues mais ils s'en sortent tout de même très bien puisqu'il n'y a pas de mauvaises intrigues, juste à la limite des affaires moins passionnantes que d'autres (et une seul ratée : celle parodique d'Hugo Chavez, légèrement embarrassante même). Will, tout comme Diane, a surtout brillé au sein des conflits internes au cabinet mais sa relation avec Alicia, un long moment contrariée par la présence de sa nouvelle petite amie, n'est évidemment pas en reste. Peter a eu plus de mal à s'imposer malgré le grand arc sur sa campagne politique et, notamment, ses rivalités avec Wendy Scott-Carr et Glenn Childs. C'était pourtant passionnant mais le problème semble plutôt venir de l'acteur, Chris Noth, un peu capricieux sur les bords et donc pas aussi présent qu'il aurait fallu. Il n'apparaît même pas le soir de son élection. Une aberration, à moins que cela relève du parti pris artistique douteux. Les scènes du quotidien, lorsqu'il était forcé de rester chez lui, auprès de sa femme, de sa mère et de ses enfants, m'ont un peu manqué cette année, d'autant que les intrigues de Zach et Grace ne se sont pas toujours révélées pertinentes. Au-delà de ça, ses confrontations avec Alicia étaient extrêmement puissantes et c'est déjà énorme. Les scénaristes ont bien compris qu'Eli Gold méritait plus que de rester dans l'ombre de Peter Florrick et lui ont donc concocté des histoires rien qu'à lui absolument prodigieuses, fines mais aussi très amusantes. J'ai particulièrement apprécié la venue d'America Ferrara en guest et je regrette même qu'elle ne soit pas restée plus longtemps. Sans doute une sage décision mais c'est dur de quitter un aussi bon personnage. Cela dit, les scénaristes ne savent pas toujours dire au revoir à leurs personnages et cela conduit à quelques ratés : le retour de Colin Sweeney semblait inévitable mais n'a pourtant pas eu lieu. En revanche, Louis Canning, incarné à la perfection par Michael J. Fox, est revenu un peu trop souvent à mon goût. C'est un excellent personnage dont il ne faut surtout pas abuser même si la tentation est, je le comprends, très grande. J'ai beaucoup apprécié le frère d'Alicia et j'espère qu'il sera plus présent à l'inverse. Sa présence apporte indéniablement quelque chose à Alicia. Et puis je n'ai pas encore évoqué Cary Agos mais je l'aime toujours autant, si ce n'est plus. Il s'est épanoui au sein du bureau du procureur et ses affrontements systématiques mais nécessaires avec Alicia étaient jouissifs. Sa relation ambigüe avec Kalinda aussi... Sinon, j'ai évidemment adoré les brefs retours de Martha Plimpton et Mamie Gummer. 

   La saison 2 de The Good Wife n'a absolument rien à envier à la première. Je n'arrive pas vraiment à les départager cela dit. Pour moi, elles sont aussi bonnes l'une que l'autre. Elles sont une synthèse de tout ce que la télévision est capable de faire de mieux, passant d'un registre à l'autre (politique, juridique, romantique...) avec une aisance incroyable, en compagnie de héros forts et infiniment attachants malgré et peut-être même grâce à leurs failles. Définitivement, s'il fallait n'en garder qu'une aujourd'hui, ce serait elle. Ce serait The Good Wife.

2 novembre 2011

Once Upon A Time [1x 02]

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The Thing You Love Most // 11 640 000 tlsp.

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    Il y a des histoires qui vous touchent indéniablement plus que d'autres et je dois dire que ce second épisode a confirmé ma première impression : Once Upon A Time m'émeut et cela à différents niveaux. Ce n'est pas simplement le bonheur de me replonger dans mon enfance, avec ses peurs, ses doutes et ses émerveillements, à travers ces contes populaires, mais c'est aussi et surtout son entrée soudaine dans mon univers d'adulte sériephilie et téléphagique, fan de Lost, de dramas lacrymales, de thriller, drogué à l'aventure et au suspense... Comme si deux époques de ma vie se rejoignaient tout à coup à travers cette série. Comme si j'étais piégé entre mon refus de grandir vraiment et ma réalité. Once Upon A Time excerce sur moi une puissance que je n'avais pas soupçonné avant de m'y plonger.

   Ce deuxième épisode n'est toutefois pas aussi bon que le pilote et ce pour une raison, à mon sens, bien précise : il a pour but premier de crédibiliser la présence d'Emma Swan à Storybrooke coûte que coûte. Or, le résultat, on le connait depuis le pilote et avant même de le voir d'ailleurs : bien sûr qu'elle va rester ! Bref, c'était un passage obligé qui ne pouvait que se traduire par quelques faiblesses. Les auteurs s'en sont malgré tout très bien sorti et ont bien fait de donner la part belle à Regina, l'Evil Queen. On met visiblement un point d'honneur à nous cacher ce que Snow White lui a véritablement fait au point qu'elle veuille se venger avec tant de détermination et de folie, capable, comme elle le prouve, de tuer son père pour arriver à ses fins (ce que je trouve tout de même assez osé dans une série qui se veut familiale). Autant dire que Blanche Neige n'est certainement pas aussi innocente qu'on veut nous le faire croire et cette perspective est très excitante puisque seul Rumplestiltskin reste pour le moment un personnage non-manichéen, capable du meilleur comme du pire. La prestation de Robert Carlyle est d'ailleurs très impressionnante. On nous gâte du coté des personnages secondaires grâce à l'introduction du fameux miroir de la méchante Reine, qui prend la forme du visage de Giancarlo Esposito, l'excellent big bad de Breaking Bad. A Storybrooke, il est le rédacteur en chef du journal local, le... Mirror ! Et puis dans le monde des fées, on fait la rencontre brève mais intense de Maléfique, la sorcière de La Belle au bois dormant, incarnée par la géniale Kristin Bauer, Pam dans True Blood. On ne se moque décidémment pas de nous du coté de la distribution !

   Je sais que le cas du petit Henry fait débat. Il y a ceux qui le détestent et le trouvent insupportable et ceux, comme moi, qui sont touchés par son histoire. Je trouve d'ailleurs le jeune acteur très bon. J'aime moins, en revanche, le rôle que joue pour le moment son psy. J'attendais de ce Jiminy Cricket un peu plus de fantaisie. Il est, comme les autres, totalement apeuré par Regina et agit en conséquences... pour le moment. Mary Margaret s'est faite relativement discréte dans cet épisode à mon grand désarroi mais on a appris à découvrir un peu plus le shérif de la ville, qui ne va pas tarder à tomber amoureux d'Emma (et réciproquement certainement). Le truc qui me soucie, c'est que je n'arrive pas à comprendre qui il est censé représenter dans les contes de fées... Vous avez une idée ? 

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// Bilan // J'ai bien envie de copier-coller mon introduction à vrai dire, elle ferait une parfaite conclusion aussi. Pour résumer : ce deuxième épisode de Once Upon A Time n'a fait que confirmer tout le bien que je pense d'elle et je suis en mesure de dire, sans aucun doute, qu'il s'agit pour moi de la meilleure nouveauté sur un network de cette rentrée 2011/2012 ! 

1 novembre 2011

Desperate Housewives [8x 06]

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Witch's Lament // 9 230 000 tlsp.

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    J'ai bien ri devant cet épisode de Pretty Little Liars Desperate Housewives je dois dire. Vous aussi vous avez pensé aux petites menteuses de la série d'ABC Family devant la scène réunissant Bree, Lynette et Gaby au fond des bois, prêtes à déterrer le corps d'Alejandro ? La ressemblance était frappante et elle n'était évidemment pas à l'avantage des ménagères désespérées qui se retrouvent au même niveau que ces jeunes pimbêches que l'on oubliera vite... J'étais cependant totalement pour cette excursion nocturne, menée tambour battant par une Bree terriblement calme et filmée par -et c'est là toute l'ironie- Tony Plana, alias l'acteur incarnant Alejandro, le tout pour fêter dignement les morts le soir d'Halloween. Tout était réuni pour que le moment soit exceptionnel et entre dans le top 10 des meilleures scènes de la série. C'était sans compter l'écriture honteuse de cet épisode et ce système bien connu des fans de la série, utilisés partout mais rarement aussi mal que dans Desperate Housewives : les fameux "2 Days Earlier" (par exemple), soit un flashforward suivi d'un retour au présent. Je n'aime pas trop ce procédé narratif à la base mais je sais reconnaître quand il est bien utilisé. Or, ici, c'était juste honteux : une arnaque incroyable ! Les auteurs ont vraiment cru qu'on allait se demander ce qui pouvait bien horrifier nos héroïnes ? C'était EVIDENT que le corps avait disparu. EVIDENT. Pourquoi en faire le cliffhanger de l'épisode ? Pourquoi ne pas être allé un peu plus loin que ça ? Non franchement là, ils ont plus que merdé...

   Ce qui a sauvé l'épisode alors ? A peu près tout le reste ! J'exclus quand même d'office l'intrigue de Susan -laquelle a été totalement mise de coté à nouveau- qui se proposait d'approfondir la relation parfaitement ennuyeuse et cousue de fil blanc entre elle et son prof de dessin. Elle a dû se transformer en super baby-sitter de son fils pendant que monsieur exerçait paisiblement son art. On a compris qu'il était solitaire, qu'il n'aimait pas l'être humain, que cela cachait un grand traumastime mais on s'en fout complètement. Il n'est même pas drôle et certainement pas attachant. Il sera oublié dans deux épisodes. Comment peut-on s'investir dans cette storyline à peine divertissante ? Chapeau à ceux qui ont réussi... J'ai envie d'avoir plus de bienveillance à l'égard de Gaby et Carlos, même s'ils ne nous ont rien offert ici de particulièrement passionnant. La première refuse de prendre véritablement au sérieux ce qui arrive à son mari et le second n'est pas encore capable de voir la vérité en face. Les scénaristes ont repoussé l'échéance cette fois-ci car il y avait mieux à raconter mais je pense que l'intervention de Bree dans cette histoire leur fera le plus grand bien ! En attendant, la petite ballade champêtre de Bree et Gaby pour récupérer des grenouilles était très amusante.

    Chez Lynette, l'objectif n'était pas de créer un beau costume à Penny pour Halloween mais de prouver à la nouvelle petite amie de Tom, Jane (jouée par Miss Parker du Caméléon, Andrea Parker, que l'on prend plaisir à revoir et que l'on s'étonne même d'avoir perdu de vue pendant si longtemps), qu'elle est une mère accomplie, parfaite et qu'elle vaut bien mieux qu'elle ! A cet égard, l'affrontement verbal final entre les deux femmes était très émouvant, criant de vérité et la conclusion de Lynette forcément touchante. Elle n'abandonnera pas son mariage, pas tout de suite, pas avant longtemps... Sa détermination est un peu effrayante mais elle force le respect. Ce n'est toutefois pas la scène que je retiendrais le plus : l'arrivée de Penny dans son costume de petite chatte brûlante était priceless. J'ai ri comme rarement devant la série, et devant une série tout court même ! Pour finir, j'ai trouvé les passages de Renee et son affreux australien très réussis, à la fois drôles, mignons et très à propos : Renee se transforme en hideuse sorcière après avoir avalé une sorte d'aphrodisiaque puissant dont elle fait une allergie. Son visage terrorisant tous les enfants, ça aussi c'était super drôle ! Tout comme quand elle jette des bonbons aux enfants comme des chiens. Ah et puis j'aime beaucoup le costume de Juanita aussi !

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// Bilan // Les Pretty Lifted Housewives savent encore nous faire rire mais elles ne parviennent désespérement plus à nous surprendre...

1 novembre 2011

Grimm [Pilot]

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Pilot // 6 500 000 tlsp.

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What About ?

Des enquêtes policières se déroulant dans un monde peuplé par des personnages des contes de Grimm, menées par Nick Burckhardt, un descendant de la célèbre famille et détective beau gosse qui se met à voir certains êtres humains comme des animaux. Il se sent alors doté d'une mission, celle de protéger les autres humains de ces bêtes. Eddy Monroe, un ancien loup-garou féroce qui reste dans le droit chemin grâce à un savant mélange de médicaments, un régime et... des séances de fitness, lui prête main forte...

Who's Who ?

Drama créé par David Greenwalt (Angel). Avec David Giuntoli (Privileged), Silas Weir Mitchell (Prison Break), Reggie Lee (Prison Break, Persons Unknown), Kate Burton (Grey's Anatomy), Sasha Roiz (Caprica), Russell Hornsby (In Treatment, Lincoln Heights), Bitsie Tulloch (Quarterlife)...

So What ?

    Cette année, dans sa tentative désespérée de se trouver enfin de nouveaux succès, NBC tente de dépoussiérer les bons vieux cop shows qui vampirisent la télévision en proposant Grimm, qui mélange -pas très habilement- les éléments classiques qui font le succès du genre avec une touche de fantastique inspirée des contes sombres des frères Grimm. Mon envie de saluer l'initiative est toutefois grandement tempérée par la qualité de la série. Ce n'est ni un bon cop show, ni une bonne série fantastique. Qu'est-ce que c'est alors ? Un procedural fade qui ne peut même pas rattraper les faiblesses de son scénario par des acteurs de qualité ou une belle photographie et/ou une bonne réalisation.

   Tout comme son héros, Grimm manque de caractère. David Giuntoli n'a pas beaucoup de charisme, sa belle gueule mise à part (et ce n'est pas censé faire partie du charisme). On ne se sent à aucun moment proche du personnage puisqu'il n'offre rien auquel s'accrocher et ne fait passer aucune émotion à part l'ennui. Pourtant, il a une fiancée qu'il aime très fort (enfin on suppose puisqu'il veut la demander en mariage) et la femme qui l'a élevé est sur le point de mourir. L'enquête du jour tente vaguement de rappeler à notre bon souvenir l'histoire du petit chaperon rouge. Enfin, en gros, les victimes portent un pull rouge quoi. Parfois, le manque de subtilité a du bon, en fait... L'implication du héros dans l'investigation est plus que limitée, ce sont les autres qui font tout le boulot. Les "monstres" ne sont pas tellement effrayants, pas plus que l'ambiance instaurée. Elle se veut sombre et inquiétante, elle ressemble plutôt à une gentille petite ballade en forêt pour cueillir des champignons par temps pluvieux. Sauf que les flics tombent sur des morts à la place. La belle affaire ! Aucun des personnages secondaires n'est développé et il n'y a bien que le loup-garou qui apporte un peu de fantaisie et d'humour. 

   Grimm n'a pas la moindre ambition, si ce n'est celle de divertir sans bousculer. Comme si NBC n'avait pas voulu faire fuir les ménagères en leur proposant un produit qui les perturbe trop. Sauf que le public jeune auquel la série semble vouloir plus directement s'adresser (diffusion après Chuck) ne va pas être séduit par ce pilote mollasson et cette mythologie maigre, bien peu intriguante. Les fées ne se sont pas penchées sur le berceau de Grimm

What Chance ?

    Coup de chance ? Le pilote de Grimm a obtenu une audience presque correcte pour un vendredi soir (surtout avec un lead-in à 3,4 millions) mais les rediff de CBS en face ont probablement dû aider, sans compter l'effet curiosité qui n'existera plus dès la semaine prochaine. Je ne pense pas que ce conte durera plus d'un chapitre...

How ?

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