01 novembre 2009
The League [Pilot]

The Draft // 1 ooo oooo tlsp.
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What About ?
La nouvelle saison du championnat de Fantasy Football vient de commencer et les membres de "The League" doivent reprendre leurs mauvaises habitudes. Pete, qui a remporté le trophée ces trois dernières années, doit gérer sa femme qui veut qu'il arrête. Ruxin, qui perd à tous les coups, s'adjoint les services d'un génie de 9 ans...
Who's Who ?
Si vous cherchez des stars, vous frappez à la mauvaise porte ! La plupart des acteurs de la série sont des seconds couteaux à qui l'on offre enfin un rôle de premier plan. Vous retrouverez ainsi Nick Kroll, vu l'année dernière dans Worst Week. Il était le collègue pervers de Sam. Mais aussi Stephen Rannazzisi, le prétendant beauf d'Andrea dans Samantha Who?, Jonathan Lajoie, chanteur canadien dont c'est le premier rôle à la télévision américaine, Paul Scheer (vu dans 30 Rock et Parks And Recreation) et Mark Duplass, qui est un peu le héros de la série, pas mal vu au cinéma dans des comédies parmi lesquelles Humpday tout récemment. Les femmes sont peu nombreuses mais elles sont interprétées par des actrices un peu plus connues que leurs collègues masculins : Leslie Bibb (Popular, Urgences, Preuves à l'appui) et Janina Gavankar (The L Word).
So What ?
La chaîne FX, à qui l'on doit des séries telles que Nip/Tuck, The Shield, Damages, Dirt ou encore Sons Of Anarchy, a toujours voulu marquer sa différence en proposant des séries plus "masculines" et plus trash que ses concurrentes directes HBO et Showtime. La comédie est un terrain qu'elle a peut exploré, It's Always Sunny In Philadelphia mise à part, qui dure depuis 5 ans, et Starved, qui n'a duré qu'une saison. The League correspond parfaitement à la cible de la chaîne : les 15/34 ans, possèdant de préfèrence un pénis. Elle met en scène un groupe de grands adolescents un peu geeks, qui ne vivent presque que pour leur passion de la fantasy football. Pour ceux qui ne connaîtraient pas (et j'en faisais partie avant de me renseigner), il s'agit de paris virtuels sur de vrais joueurs de football. C'est un peu compliqué mais peu importe, ce thème n'est qu'un prétexte à montrer les relations hommes/femmes plutôt du point de vue des hommes, dans la trentaine.
Le pilote est drôle. Pas hilarant mais drôle. Il y a de bons moments, notamment la scène où le fumeur de joint toujours à l'ouest de l'équipe chante une petite chanson qui tourne mal pour l'anniversaire de la fille d'un de ses compères. On retrouve bien là l'humour façon FX, pas très fin, c'est vrai, mais amusant. Les personnages nous sont présentés avec une certaine aisance et on évite de trop tomber dans le cliché, excepté le fumeur de joint. Je risque de pas mal parler de lui car c'est le personnage qui m'a le plus plu, sans doute parce que c'est le seul qui soit en dehors du système. Il n'est pas fan de fantasy football mais il a gagné le trophée une année, par hasard et il ne s'en souvient même pas ! Evidemment, quand n'y connaît rien au foot comme moi, certains propos peuvent paraître hermétiques. Il faut essayer de passer outre.
En bref, The League nous fait passer 26 minutes bien agréables où l'on se laisse porter par cette bande tout à fait sympathique qui pourrait devenir attachante avec le temps. Ce n'est pas la comédie de l'année et elle ne fait pas dans la subtilité mais à quoi bon bouder son plaisir ?
// Bonus // Deux teasers très amusants de la série (et qui ne sont pas des extraits des épisodes).
11 octobre 2009
Critiks Récap' [Le Guide des Pilotes]

[Le Guide des Pilotes 2009/2010]
Je les ai testées, je les ai parfois détestées, plus rarement je les aimées mais elles sont toutes là, les nouvelles séries de la rentrée (Sauf The Forgotten, son titre se suffisant à lui même; Brothers, je n'ai pas trouvé la force; et NCIS Los Angeles, plutôt crever).
Cliquez sur les étoiles pour lire les critiques complètes
Testées et approuvées !
Des pilotes efficaces et prometteurs, des séries à ne pas rater !
Testées et à re-tester !
Des pilotes décents, des séries à surveiller de près...
Testées et détestées !
Des pilotes mauvais voire médiocres, des séries à oublier !
A venir à la mi-saison : V, Happy Town, 100 Questions, Parenthood, Copper (...)
08 octobre 2009
Three Rivers [Pilot]

Place Of Life // 8 97o ooo tlsp.
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What About ?
Les transplantations d'organe, selon les points de vue des différents protagonistes concernés : le médecin, le donneur et le receveur.
Who's Who ?
Après l'échec de Moonlight il y a deux ans, Alex O'Loughlin est de retour dans un rôle principal, celui du médecin le plus brillant de l'hôpital Three Rivers, voire même des Etats-Unis en matière de transplantation. Vu comme c'est parti, il va avoir droit à une deuxième série annulée. Il est accompagné d'Alfre Woodward, dont on se souvient forcément comme de l'inutile Betty AppleWhite de la saison 2 de Desperate Housewives, de Katherine Moennig, la masculine Shane de The L Word, et de Daniel Henney, vu (ou pas) dans diverses productions coréennes. Certains auront également reconnu Justina Machado, la femme de Federico dans Six Feet Under. A ce casting régulier s'ajoutent divers guests selon les épisodes.
So What ?
Techniquement, ce pilote n'en est pas un ! CBS a considéré que le second épisode de Three Rivers était plus percutant que le premier. Elle a donc choisi d'inverser l'ordre de diffusion. Comme quoi, il n'y a pas que TF1 qui fait n'importe quoi avec ses séries ! C'est sans doute pour cette raison que cet épisode ne ressemble en rien à un pilote puisque les personnages principaux ne nous sont pas présentés. On entre tout de suite dans le vif de sujet, comme si le lieu où l'on se trouvait nous était déjà connu et comme si les protagonistes étaient de bons vieux potes. Autant le dire toute de suite : pas un seul d'entre eux n'est attachant, à part peut-être le Dr Miranda Foster qui a un certain potentiel. Il faut dire que c'est la seule dont on nous dévoile un pan de la vie personnelle. Cependant, j'ai eu du mal à ne pas voir Shane en ce personnage. Hormis la coupe de cheveux, Katherine Moennig aurait pu faire un petit effort. Sa démarche de camionneuse et sa voix hyper grave m'ont un peu gênés. Quant à Alex O'Loughin, il a énormément de charme, y'a pas de doute là-dessus. C'est un peu dommage de ne miser que sur ça. Son personnage est fade, et celui de Alfre Woodward trop froid, trop distant. Daniel Henney est censé apporter une touche humoristique, il ne m'a pas du tout fait rire. Et puis l'infirmière est inutile, comme toutes les infirmières des séries médicales. En réalité, ce sont des personnages à la CSI ou à la NCIS : ils sont interchangeables et leurs intrigues personnelles ne sont là que pour combler les trous entre deux enquêtes/cas médicaux. Ca manque cruellement de profondeur.
Parce que l'on est sur CBS, Three Rivers adopte une forme très procédurière et pas tellement feuilletonnante. On nous expose en début d'épisode les personnages malades, comme l'on nous exposerait un crime, puis on déroule ensuite les intrigues de façon à ce qu'elles se croisent au cours de l'épisode pour se résoudre enfin entre elles. Cette structure risque d'être très répétitive et peu d'évolutions sont possibles. Le concept est intéressant, celui d'adopter trois points de vue différents, mais il est très limité. En même temps, ça n'a jamais gêné les 20 millions de téléspectateurs des Experts alors... L'émotion a beaucoup de mal à passer et l'aspect très moderne de l'hôpital de la série n'aide pas. Il y a des écrans plasma partout. Les radios high-tech et les dialogues par ordinateurs interposés entraînent un manque total d'authenticité. Cet hôpital n'est pas réel. Et puis pour couronner le tout, ça dégouline de bons sentiments et de musiques mièvres.
En bref, Three Rivers est d'un ennui mortel. Elle manque de rythme, de simplicité, d'humour et de personnages intéressants. C'est un peu "Les Anges du Bonheur transplantent des coeurs". On s'en passera aisément, d'autant que son annulation semble inévitable à moins d'un miracle !
05 octobre 2009
The Middle [Pilot]

Pilot // 8 71o ooo tlsp.
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What About ?
Oubliez les sportifs, les stars de cinéma, les politiciens... Les parents sont les vrais héros ! Et de ce point de vue, Frankie est même une super-héroïne ! Avec son mari et ses 3 enfants, elle vit à Jasper, en Indiana, depuis toujours. Cette petite famille fait partie de la majorité : la classe moyenne. (AlloCiné)
Who's Who ?
Depuis "toujours", Patricia Heaton joue le rôle d'une mère. Elle était la mère dans Tout le monde aime Raymond, et ce pendant tout de même 9 ans, mais elle était la mère (et présentatrice télé) aussi pendant une courte saison dans Back To You. Et la revoilà mère dans The Middle, une série qui n'aurait d'ailleurs jamais vu le jour sans elle ! Ce projet est dans les cartons d'ABC depuis plusieurs années et il ne se concrétisait pas car la chaîne ne trouvait pas la bonne actrice pour endosser le costume de l'héroïne. On retrouve dans le rôle de son mari Neil Flynn, bien connu des fans de Scrubs puisqu'il y était jusqu'à l'année dernière le "Janitor". Le reste du casting est essentiellement composé de jeunes acteurs.
So What ?
Lasse d'attendre que les DVDs de Malcolm sortent enfin ? Marre de mater pour la énième fois les rediffusions de la sitcom sur M6 ? J'ai la solution : The Middle ! Il suffit de mater l'affiche de la nouvelle comédie d'ABC pour comprendre qu'il s'agit d'une copie de Malcom in the middle. Oui, même le titre s'en est inspiré ! Je suis généralement contre les copier-coller mais quand ils sont aussi réussis, je ne vois pas pourquoi il faudrait bouder son plaisir. Alors The Middle, c'est clairement Malcolm mais du point de vue de Frankie, la mère (Loïs bis donc). Même un des gamins ressemble beaucoup physiquement et dans son attitude à Dewey ! Mais il est super drôle et méga trognon, et c'est tout ce qui compte. De même, les deux autres enfants sont très amusants, notamment la seule fille de l'équipe : Sue. Elle rate tout ce qu'elle entreprend et n'est pas très jolie. Eh ben y'en avait pas une comme ça dans Malcolm ! Le plus âgé, Axel, est sans doute le moins drôle pour le moment mais il a du potentiel. Et puis il y a évidemment les parents. Les acteurs sont excellents donc logiquement, on prend plaisir à suivre les aventures des personnages. Le mari n'est pas effacé, contrairement à beaucoup trop de séries actuelles, et la mère, même si on en a déjà vu des comme elle mille fois (Lynette ? Loïs ?), attire la sympathie immédiatement. A peu près tout fonctionne : le rythme est bon, les dialogues sont drôles, la réalisation est assez inspirée pour une sitcom et la carte du "on vit dans le trou du cul du monde" fait son petit effet. On peut difficillement faire plus efficace. Dommage qu'elle soit liée à Hank, cela devrait lui porter préjudice...
En bref, The Middle est une comédie extrêmement sympathique mais pas révolutionnaire, qui devrait nous faire passer de bons moments sans prises de tête. Good Job !
03 octobre 2009
Hank [Pilot]

Pilot // 8 34o ooo tlsp.
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What About ?
Après avoir perdu sa place, un puissant business man de Wall Street décide de déménager avec sa famille dans une petite ville de Virginie. Le problème ? Il n'a pas l'habitude de passer du temps à eux...
Who's Who ?
La sitcom repose entièrement sur les épaules de Kelsey Grammer, un acteur que l'on connaît mal en France puisque Frasier n'a pas vraiment passé nos frontières alors qu'elle est culte de chez culte aux Etats-Unis et qu'elle a duré 11 ans (elle s'est achevée en 2004). Plus fort encore : le personnage de Frasier est né en 1984 dans une autre sitcom cultissime : Cheers, l'ancêtre de Friends. En gros, il a interprété ce rôle pendant... 20 ans ! Depuis, il ne réussit donc pas à faire autre chose que du Frasier. Sa femme dans Hank est jouée par Melinda McGraw, vue dans Mad Men et connue pour son rôle de Melissa Scully dans X-Files ! Autant dire que cette sitcom la change... Dans le rôle du beau-frère bien lourd : David Koechner, un ex du Saturday Night Live.
So What ?
Hank sera sans doute la plus mauvaise sitcom de la saison, à ranger aux cotés de 'Til Death, Brothers et Rules Of Engagement. Elle pue la ringardise, c'est affligeant. Faire ça encore de nos jours, c'est aberrant. Et je ne comprends pas pourquoi ABC l'a choisie pour faire partie de sa grille alors que ses autres sitcoms de la saison (Modern Family, The Middle, Cougar Town...) sont bien plus modernes. Là, elle fait vraiment tâche. A coté, Ma famille d'abord et compagnie étaient des chef d'oeuvres ! Mais j'ai ma petite théorie : l'acteur a fait plusieurs crises cardiaques en début d'année, alors que le projet en était à ses balbutiements, et ABC a peut-être voulu ne pas lui porter le coup de grâce en ne la retenant pas. Ca vaut ce que ça vaut hein.
Quand c'est à ce point mauvais, ça devient presque difficile de l'expliquer tant il faut le voir pour le croire. Personnellement, je hais Kelsey Grammer. C'est physique. On dirait un vieux réac'. Déjà dans Back To You l'année dernière, il ne valait pas grand chose. Comme on ne voit que lui à chaque scène et et qu'il en fait des tonnes pour faire rire mais avec des tirades qui ne font rire que lui, c'est rapidement insupportable. Et puis on insiste beaucoup sur le fait qu'il a toujours passé très peu de temps avec sa famille quand il travaillait mais au point de ne pas connaître ses enfants, ça devient invraisemblable et ridicule. Sa femme lui tient tête un minimum, heureusement, mais ça ne suffit pas à sauver l'ensemble du naufrage. Je ne parlerai même pas des décors en carton-pâte. On sent que c'est la crise : ABC est allé chercher les vieux décors de Premiers Baisers chez AB Productions.
En bref, tout, absolument tout, est à jeter dans cette sicom nullissime !
02 octobre 2009
Trauma [Pilot]

Pilot // 6 68o ooo tlsp.
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What About ?
En cas d'urgence, ces médecins de l'extrêmes sont aux premières loges. Par hélicoptère, bateau ou voiture, ils sont les premiers à arriver sur le terrain pour administrer les premiers secours. Des hauteurs de la Pyramide Transamerica aux profondeurs de la baie de San Francisco, les urgentistes doivent faire face aux conditions les plus extrêmes pour sauver des vies. (AlloCiné)
Who's Who ?
En raison d'un casting pourrave, je vais être bref. Il y a Anastasia Griffith (Damages) et Kevin Rankin (Friday Night Lights). Aimee Garcia ? Derek Luke ? Jamey Sheridan ? Taylor Kinney ? On ne les connaît pas, ils ne sont pas bons et ce n'est même pas de leur faute : ce qu'on leur donne à jouer est sans intérêt.
So What ?
Qui connaît la série allemande Medicopter dans l'assistance ? On est tous déjà tombé dessus sur TF1 ou sur une chaîne de la TNT. Eh bien Trauma, c'est la même chose mais avec les moyens des américains. En clair, niveau effets spéciaux, on ne se fout pas de notre gueule ! Une grosse explosion par-ci, une deuxième grosse explosion par-là. C'est vrai, c'est impressionnant. Le carambolage, pourtant plus classique, fait également son petit effet. On est admiratif devant la réalisation nerveuse et inspirée de Jeffrey Reiner. On bouffe des yeux les magnifiques vues panoramiques de San Francisco avec sa baie tout là-bas dans le fond. Non vraiment, visuellement, Trauma tient la route. Malheureusement, elle n'a que ça pour elle.
Au-delà du fait que le casting n'est pas attirant pour deux sous, les personnages sont d'un vide intersidéral, ça fait peur. Celle que l'on pourrait considérer comme l'héroïne est tout sauf attachante. Elle se la joue grosse dure, féministe et elle trouve le moyen d'être super jolie et toute maquillée pendant les interventions. Pour la vraisemblance, on repassera. Ses confrères sont tout aussi inintéressants qu'elle, à commencer par le bad ass qui fait son grand comeback après une longue absence et que tout le monde redoute. On fait monter la pression, on a presque hâte de le rencontrer et puis... prout. En fait, c'est juste un trouduc'. Il déambule dans les couloirs avec un grand sourire aux lèvres, des lunettes de soleil pour faire style (mais style quoi ?) et il parle aux gens comme à des grosses merdes (qu'ils sont). A part ces trois personnages-là, on a une masse compacte et uniforme de visages. Aucun ne se démarque, aucun ne nous donne envie d'en découvrir plus sur lui. Au niveau des dialogues, c'est l'encéphalogramme plat. On passe d'un cliché à un autre avec une incroyable d'aisance. On s'ennuie à mourir sur la fin et on jure que l'on ne regardera plus jamais !
En bref, Trauma est une série d'action faite pour les téléspectateurs à qui voir des images impressionnantes et des effets spéciaux de qualité suffit. Si vous cherchez de la profondeur, vous frapper à la mauvaise porte. Si vous cherchez de l'émotion, c'est idem. Mais le budget de la série étant limité, il se pourrait bien que même l'aspect grand spectacle s'atténue dans les épisodes suivants. Il risque donc de ne rien rester du tout.
// Bonus // Un trailer qui se suffit à lui-même.
29 septembre 2009
Mercy [Pilot]

Can We Get That Drink Now ? (Series Premiere) // 8 38o ooo tlsp.
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What About ?
Les coulisses du milieu hospitalier à travers les yeux des infirmières ! Veronica Callahan est de retour au Mercy Hospital après un séjour en Irak, où elle en a appris plus sur la médecine que tous les résidents réunis. Comme ses collègues Sonia et Chloe, elle jongle entre les patients à traiter et les hauts et les bas de leurs vies privées. (AlloCiné)
Who's Who ?
Oubliez la surliftée Ellen Pompeo ! NBC s'octroie les services de l'actrice Taylor Schilling, sosie de Kim Raver en plus jeune, pour interpréter l'héroïne de sa nouvelle série médicale. C'est assez osé de prendre une débutante pour un rôle principal et force est de constater qu'elle est convaincante. Si la série marche, elle deviendra peut-être une actrice qui compte ! A ses cotés, une autre petite nouvelle, Jaime Lee Kirchner, vue dans Dollhouse et Les Experts, et Michelle Trachtenberg, un visage que les téléspectateurs connaissent bien puisqu'elle était Dawn, la petite soeur de Buffy, mais aussi Georgina Sparks dans Gossip Girl. Chez les hommes, James LeGros fait son comeback. Certains se souviennent peut-être de lui dans Ally McBeal, lorsque la série flanchait sérieusement, ou dans Sleeper Cell en 2005. Avec sa grosse barbe et ses lunettes, il est méconnaissable et plus très charmant. Les fans de Weeds auront reconnu Guillermo Diaz, qui joue ici l'infirmier homo de service. Ca le change ! Et puis pour finir, ceux qui, comme moi, ont tendrement aimé Men In Trees seront ravis de retrouver James Tupper et Diego Klattenhoff.
So What ?
Mercy arrive en cette rentrée avec plusieurs gros handicaps. Le premier : sa chaîne. On le sait, NBC est mal en point financièrement ces derniers temps et ses audiences sont de plus en plus basses. Elle n'a plus de hit, ou quasi-plus. Dans ce contexte, difficile de se faire remarquer par les téléspectateurs. Le second : NBC encore. Elle est la première nouvelle série médicale de la chaîne après l'arrêt il y a quelques mois de la mythique Urgences du haut de ses 15 ans d'âge. Impossible de tenir la comparaison. Le troisième : elle est consacrée aux infirmières. Cela aurait pu être un avantage car les infirmières ont toujours été maltraitées dans les séries médicales, souvent reléguées à des rôles très secondaires. C'était le cas dans Urgences, c'est le cas dans Grey's Anatomy. Sauf que d'autres chaînes ont flairé le bon filon avant NBC et deux séries avec des infirmières pour héroïnes ont été diffusées (avec succès) sur Showtime (Nurse Jackie) et TNT (Hawthorne) cet été. Le quatrième et dernier handicap : elle était prévue à la base pour la mi-saison mais NBC a dû changer ses plans lorsque la maladie de Maura Tierney a retardé puis partiellement annulé le tournage de Parenthood. Mercy est venue à la rescousse pour occuper sa case. Si le pilote a été tourné il y a quelques mois maintenant, les épisodes suivants risquent de souffrir de scénarios écrits en vitesse...
Malgré tout cela, le pilote de Mercy est à la limite d'être convaincant. Il est rythmé, le décor est rapidement planté, il y a un peu de musique mais pas trop et des acteurs plutôt pas mauvais. Son gros défaut, c'est de ressembler à toutes les séries médicales que l'on connaît bien. On lorgne plus du coté de Grey's Anatomy que de Urgences, mais pour l'aspect romantique exacerbé, pas tellement pour la comédie puisque le ton est ici relativement sérieux malgré quelques blagounettes. Mais la ressemblance la plus frappante, elle est avec Nurse Jackie ! Certains personnages semblent être des clones ratés de la dramédie de Showtime ! Le médecin charmant mais incompétent, la petite nouvelle pleine de volonté et pétrie de bons sentiments, l'infirmier homo et latino qui fait des blagues d'homo, celle qui se pavanne dans les couloirs de l'hôpital tel un mannequin, et j'en passe ! Le personnage principal, Veronica, ne ressemble pas vraiment à Jackie mais elle possède aussi un caractère fort et, si elle ne se drogue pas, elle est malgré tout hantée par un mal être, un traumatisme : celui de la guerre en Irak. Et elle insiste lourdement là-dessus dès qu'elle peut. La série contourne le discours pro-guerre, bien heureusement. Veronica, en plus de ça, est également mariée et trompe également son mari ! Ca commence à faire beaucoup, non ? Cela dit, les deux séries ont dû être pensées à peu près à la même période. C'est simplement un malheureux concours de circonstance, je suppose.
En bref, Mercy a un goût de déjà-vu très prononcé, mélange de plusieurs séries médicales à succès. Le pilote a tendance à trop soigner le personnage principal en laissant sur la touche tous les personnages secondaires, qui semblent du coup très fades. Mercy n'est pas mauvaise. Elle est juste inutile.
27 septembre 2009
Eastwick [Pilot]

Pilot // 8 52o ooo tlsp.
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What About ?
Joanna, la correspondante locale trop réservée, Kat, l'épouse et mère de famille débordée, et Roxie, l'excentrique artiste, sont trois femmes radicalement différentes vivant dans la très puritaine petite ville d'Eastwick. En raison des potins et autres préjugés, elles ne s'apprécient pas réellement. Il suffit pourtant d'une étrange rencontre et de quelques verres de Martini pour que le trio devienne complice et se découvre quelques talents de magie qu'elles n'avaient jamais soupçonné. Et quand l'ensorcelant Daryl Van Horne s'installe en ville, la situation ne tarde pas à dégénérer... (AlloCiné)
Who's Who ?
Exit Alyssa Milano, Holly Marie Combs et Rose McGowan, les trois pauvres actrices obligées de jouer dans Charmed pour gagner leur vie, bienvenue Rebecca Romijn, Lindsay Price et Jaime Ray Newman, trois autres pauvres actrices obligées de jouer dans Eastwick pour gagner leur vie. La première a goûté ces derniers années à l'univers d'Ugly Betty, où elle tenait le rôle d'un transexuel, la seconde a fait ce qu'elle a pu dans Lipstick Jungle, et la dernière s'est illustrée un peu partout en guest, notamment dans Veronica Mars et Eureka. A leurs cotés, un casting masculin faiblard composé de Paul Gross, censé avoir un charme fou, Jon Bernthal, qui joue très bien les ratés, et Matt Dallas, dont les beaux yeux nous feraient croire n'importe quoi, même qu'il est bon acteur ! En hommage au film des années 80 qui a inspiré la série (lui-même inspiré d'un roman), Veronica Cartwright interprète la vieille folle du village et se prend 30 ans dans la tronche, sans broncher.
So What ?
Soyons clairs : cette série est ridicule. Mais puisque le ridicule ne tue pas, les scénaristes ont quand même tenté de la rendre attractive. Ils ont eu recours à quelque chose qui marche à tous les coups : le sexe ! Eastwick est une série très sexuelle. Je ne veux pas dire par là qu'elle est excitante ou qu'elle parle de sexe cruement mais elle possède un subtext sexuel assez poussé. C'est certainement pour cela d'ailleurs qu'elle est diffusée à 22h et pas à 20h. On aurait pourtant pu croire qu'elle s'adressait à un public relativement jeune mais pas tant que ça. Il faut quand même être resté jeune dans sa tête pour l'apprécier à sa juste valeur. Le mystérieux et calculateur Don Juan qui arrive en ville utilise les trois héroïnes comme un Pimp se servirait de ses putes ! Et puis, entre nous, deux des trois sorcières sont des traînées en puissance. Il y a celle qui ne s'en cache pas et qui se tape même un petit jeune et il y a celle qui le devient lorsqu'elle prend possession de ses pouvoirs. La journaliste sexy se transforme en croqueuse d'homme et tout va tellement vite que l'on peine à y croire, à l'image de l'ensemble du pilote.
La magie a toujours été un thème casse-gueule au cinéma et à la télévision, surtout lorsqu'il s'agit de l'ancrer dans notre réalité, à notre époque. Ca a donné Charmed, bonne à occuper les gamines mais pas plus. Le seul contre-exemple est évidemment Harry Potter mais peut-on vraiment parler de notre réalité dans ce cas précis ? Une réalité alternative disons. Eastwick n'échappe pas à cette impression de grand n'importe quoi, sans doute parce que l'on n'insiste pas assez sur l'ambiance mystérieuse de la ville et sur son passé, les quelques mots de la voix-off ne suffisent pas, et parce qu'en soit, le mélange Girl Power/Sexe/Magie/Drame/Comédie est trop fourre-tout. Les choses se mettent en place très vite, avec une certaine efficacité, on se prend à sourire à une ou deux répliques et/ou situations amusantes. Une sympathie se dégage pour les héroïnes, d'autant que les actrices sont convaincantes dans leurs rôles. Et à la fin du pilote, on a quand même envie de savoir ce qui va se passer par la suite, ce que Daryl mijote notamment. Preuve que ce n'est pas complètement nul, surtout si l'on met met ses neurones de coté pendant quelques minutes.
En bref, Eastwick est une série divertissante et pas trop mal foutue qui doit encore faire ses preuves. Elle ne révolutionnera rien, elle s'arrêtera même certainement rapidement et dans l'indifférence, mais elle vaut mieux que ce que l'on dit. Dommage qu'elle manque d'ambition et que l'ambiance ne soit pas aussi mystérieuse que l'on voudrait nous le faire croire. Elle fait parfois penser à Desperate Housewives mais la version récente, vraiment pas extraordinaire.
Modern Family [Pilot]

Pilot // 12 61o ooo tlsp.
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What About ?
Quand les familles voisines Pritchett, Delgado et Dunphy acceptent qu'un documentaire soit tourné sur leurs vies, elles étaient loin d'imaginer qu'elles allaient tant en révéler... Jay Pritchett a rencontré la très sexy Colombienne Gloria Delgado le jour où sa femme l'a quitté. Leur différence d'âge est pour lui un challenge de tous les jours. Sa fille, Claire, a elle-même bien du mal à gérer sa vie de famille depuis que son mari, Phil, est persuadé d'être en phase avec ses enfants adolescents alors qu'il ne fait que les embarrasser ! Quant au frère de Claire, Mitchell, il vit avec son petit-ami Cameron et ils viennent d'adopter Lily, une petite Vietnamienne... (AlloCiné)
Who's Who ?
Dans le rôle du patriarche de cette grand famille, on retrouve Ed O'Neill, patriarche d'une autre famille célèbre dans les années 90 : les Bundy de Mariés, deux enfants. C'est un plaisir de le retrouver dans un genre qui lui sied mieux que le policier (Dragnet) ou le mystérieux (John From Cincinnati). Sa femme est interprétée par la plantureuse Sofia Vergara, vue dans quelques sitcoms foireuses. Elle n'est pas aussi bonne qu'Eva Longoria mais elle a du chien ! Les deux enfants de Jay Pritchett sont joués par Julie Bowen, une actrice qui ne chôme pas (Lost, Boston Legal, Weeds, Ed...), et Jesse Tyler Ferguson, que j'avais adoré dans The Class, et qui était le seul atout de Do Not Disturb. Leurs compagnons respectifs sont interprétés par Ty Burrell et Eric Stonestreet. Et puis il y a tous les enfants, avec de petits acteurs très talentueux !
So What ?
Quoi ? Une bonne sitcom familiale ?! Mais on avait plus connu ça depuis Arrested Development ! Modern Family est très très loin de toutes les sitcoms familiales auxquelles ABC nous avait habitués. Rien à voir avec les affligeantes Ma Famille d'abord ou According To Jim par exemple. En prenant la forme d'un documentaire, ou plutôt d'un mockumentary comme on dit, elle se démarque déjà grandement. Nous autres petits français ne pouvons nous empêcher de penser à la série de France 2 Fais pas-ci fais pas-ça, dont ABC avait d'ailleurs récupéré les droits d'adaptation, et qui est plutôt sympathique. Dans ce pilote, les trois familles nous sont présentées séparément dans des situations presque classiques de la vie quotidienne, avant de n'en former plus qu'une lorsque le couple gay annonce à tout le monde qu'ils viennent d'adopter un enfant. Ce système de narration est une brillante idée, ainsi que les quelques confessions face caméra des protagonistes. L'ensemble est très cohérent et vraiment drôle. On ne rit pas forcément aux éclats mais les répliques font mouche et les intéractions entre les nombreux personnages sont très réussies. D'ailleurs, le casting est solide et l'alchimie semble immédiate ! C'est très rare. Un sentiment de réalisme parcourt tout le pilote, pas tellement dans les situations, qui sont tout de même très spéciales, mais dans les relations de couple et les relations familiales. Ou la difficulté d'être en couple et d'être parents, que l'on soit dit "normaux", "gays" ou avec une différence d'âge. Le spectre présenté est suffisamment large pour que chacun puisse se retrouver dans tel ou tel personnage.
En bref, je comprends maintenant pourquoi les critiques américains étaient dithyrambiques au sujet du pilote de Modern Family ! Il est effectivement original et presque parfait, je m'attendais simplement à ce qu'il soit encore plus drôle. J'espère que le public continuera de répondre présent car c'est amplement mérité.
// Bonus // Un trailer pour vous donner une idée de ce que ça donne...
25 septembre 2009
The Good Wife [Pilot]

Pilot // 13 71o ooo tlsp.
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What About ?
Après treize années passées loin des tribunaux pour élever ses enfants, Alicia Florrick reprend sa carrière d'avocate en main, mais elle doit faire face à un scandale sexuel et financier qui touche son mari, un politicien véreux...
Who's Who ?
Il y a deux ans, Julianna Margulies, l'inoubliable Carol Hathaway d'Urgences, était censée faire son grand retour à la télévision avec Canterbury's Law sur la FOX. Elle y interprétait le rôle d'une avocate prête à mettre sa vie personnelle en péril pour défendre les cas les plus épineux. La série a fait un bide retentissant et n'a duré que le temps de six épisodes. Revoilà l'actrice deux ans plus tard dans un rôle presque similaire sur le papier, heureusement les deux séries n'ont pour seuls points communs que d'être judiciaires et centrées sur une femme forte. Son mari est joué par Chris Noth, le Mr Big de Carrie dans Sex & The City, également habitué de l'univers Law & Order avec son personnage de Mike Logan dans New York District et New York Section Criminelle. Parmi les personnages secondaires, on retrouve avec bonheur Christine Baranski (Cybill, Ugly Betty) et Mary Beth Peil, la merveilleuse grand-mère de Jen dans Dawson. Les noms de Josh Charles, Archie Panjabi et Matt Czuchry parlent moins mais ils sont là. La série est produite par Tony et Ridley Scott.
So What ?
The Good Wife fait partie des quelques séries de la rentrée dont on a peu entendu parler car elle n'a pas créé de buzz particulier. Il faut dire qu'elle joue la carte de la sobriété à toute épreuve, tant dans la narration que dans la réalisation. Elle est presque académique et c'est ce qui la rend à la fois terriblement classieuse et mortellement ennuyeuse. Dans un paysage audiovisuel peuplé de séries qui se veulent innovantes et différentes, elle se démarque donc par sa simplicité et cela pourrait s'avérer payant. Elle est un mélange équilibré de procédural pure, avec le cas judiciaire de la semaine, et le feuilletonnant, autour du drame familial qui touche l'héroïne. Sans surprise, Julianna Margulies habite son rôle à la perfection. Son apparence d'une extrême froideur se fissure à chaque instant pour laisser entrevoir des qualités humaines indéniables et une force émotionnelle impressionnante. Les personnages secondaires manquent un peu de saveur pour l'heure mais le pilote ne cherche pas vraiment à les développer ou même à nous les rendre sympathiques. Nous les décrouvrirons sans doute au fur et à mesure et en même temps qu'Alicia qui n'en connaît pas encore la plupart. Les scénaristes ont décidé de prendre leur temps, un choix plutôt audacieux lorsque beaucoup d'autres séries vont à mille à l'heure, quitte à oublier d'approfondir leurs intrigues. On sent dès les premières minutes que l'on est face à un show intelligent qui ne sera pas forcément très divertissant.
En bref, The Good Wife a une classe folle mais, comme toutes les beautés froides, elle manque de chaleur, elle ennuie un peu et elle se prend trop au sérieux. Il faut qu'elle se lâche et qu'elle dévoile ses imperfections, cela ne la rendra que plus attachante auprès de ses admirateurs.
// Bonus // Une bande-annonce comprenant une interview des acteurs...



