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Des News En Séries, Le Blog
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sara ramirez
20 novembre 2012

Grey's Anatomy [9x 06]

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Second Opinion // 8 840 000 tlsp.

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   Depuis le Season Premiere vous vous demandiez ce qui était arrivé au pilote de l'avion après le crash ? Eh bien ce sixième épisode de la saison 9 répond à cette question : il est paralysé. J'espère que l'on reviendra sur son cas le moment venu. N'y a-t-il pas un chirurgien du Seattle Grace capable de le sauver ? Derek ? Ce serait peut-être la plus belle manière de boucler la boucle... soigner celui qui, bien malgré lui, les a conduit droit vers l'enfer... et ce qui serait encore plus fort, c'est que ce soit la première opération du Dr Mamour après avoir retrouvé l'usage total de sa main endommagée. Pour le symbole. Comme on pouvait s'en douter, sa situation n'est pas désespérée : Callie ne sait pas encore comment, ni quand, mais elle a retrouvé la force et le courage de chercher une solution pour le soigner. Elle se relève petit à petit, tout comme sa femme, Arizona, pour qui c'est le cas littéralement.  Elle sort enfin de son lit pour retourner pour la première fois jusqu'à l'hôpital avec sa prothèse de jambe, toute seule, comme une grande... ou presque ! Cela ne serait en effet pas arrivé si vite sans un stratagème bien huilé, imaginé par Bailey, qu'il était très amusant de voir se mettre en place. Enfin le plus amusant, c'était de voir Bailey autant s'amuser ! Je suis très heureux que l'intrigue judiciaire -oui, je crois qu'on peut bel et bien la définir comme ça- se poursuive face caméra, là où d'autres séries n'auraient même pas pris la peine de la traiter tout court. C'est atypique dans Grey's Anatomy, c'est frais. Et c'est prenant aussi, puisque le dernier rebondissement relance complètement l'affaire et met tout le monde dans une position délicate. On regretterait presque qu'Alicia Florrick ne soit pas chargée de l'affaire... on le regrette même carrément à vrai dire. Pour le moment, les avocats choisis -ou plutôt les acteurs- manquent un peu de charisme. On aurait forcément préféré que la production dégote un gros nom pour l'occasion. Il est encore temps d'introduire un nouveau personnage...

   Piloté par Chandra Wilson en personne, pour la 7ème fois, cet épisode a permis à l'actrice/réalisatrice de mettre en scène un cas médical qui lui tenait à coeur et dont elle a soufflé l'idée aux scénaristes. Le clochard dont s'occupe Jo -décidément la nouvelle interne qui intéresse le plus les scénaristes- est atteint de la même maladie que sa fille, qui transforme le souffrant en une machine à vomi pendant des périodes plus ou moins longues. Autrement dit un cauchemar, surtout quand on est hémétophobe comme moi... Etonnamment, ce cas est traité avec une certaine légéreté. Cela n'empêche pas faire passer le message, bien au contraire. La maladie est si rare qu'elle est encore méconnue du corps médical et lui donner un tel coup de projecteur ne peut qu'être bénéfique pour faire avancer la cause. Après avoir un peu oublié qu'elle était une série médicale, Grey's Anatomy donne à nouveau la parole aux patients et à leur entourage au cours de cet épisode. Le cas dont s'occupe Meredith n'est pas très développé mais néanmoins touchant. Celui de Cristina est davantage utilisé pour montrer que, dès son premier jour au Seattle Grace, la jeune chirurgienne titulaire est en grande forme. Elle a beaucoup appris dans le Minnesota, pas seulement en terme de savoir faire, aussi du côté des rapports humains. Elle ne se comporte pas avec ses élèves comme un tyran... ou plutôt disons qu'elle ne s'en contente pas. Elle leur transmet ses connaissances en douceur, en leur apprenant à se faire confiance et à se dépasser. Elle est allée à bonne école, indéniablement ! Quand elle n'est pas avec Heather et Shane, elle envoie vanne sur vanne comme à la grande époque et ça fait un bien fou. 

   Il faut dire qu'il y en a qui tendent le bâton pour se faire battre. Je parle bien sûr d'April, dont les contradictions dans cet épisode correspondaient à la fois de trop ! On a bien compris comment elle fonctionnait. Cela fait dix fois qu'on nous le répète. Il est temps de passer à la vitesse supérieure et c'est qui semble enfin s'amorcer lorsque Jackson lui avoue qu'il l'aime. Ce couple si improbable au départ devient de plus en plus charmant, quand il n'est pas irritant du moins. Le maître de l'agacement, j'ai nommé Alex, était soft cette semaine avec une intrigue mignonne, montrant que pour une fois, il a pris en compte ce qu'on lui a dit, ou plutôt ce qu'Arizona lui avait signifié avec rage dans un de ses moments de colère post-crash. Il a apparemment compris que le moment était venu d'agir en adulte responsable. Acheter la maison des Grey ? Pourquoi pas. C'est un premier pas. Apprendre à vivre avec ses lourds bagages et ses souvenirs ? Il le lui faudra. On est content que la demeure reste dans la "famille". Il était hors de question d'abandonner un lieu si culte. Ou c'était un gros morceau de la série qui disparaissait avec lui. La cohabitation Alex/Cristina devrait faire des merveilles...

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// Bilan // La nouvelle dynamique de cette 9ème saison de Grey's Anatomy semble s'être parfaitement installée. Les auteurs jonglent avec aisance entre les personnages historiques et les petits nouveaux, qui s'imposeront naturellement par la force des choses au fur et à mesure. Tout va bien.

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30 octobre 2012

Grey's Anatomy [9x 04]

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I Saw Here Standing There // 8 760 000 tlsp.

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   Même au cours d'un épisode qui joue à fond la carte de la comédie -quitte à transformer notre Bailey adorée en comédienne de stand-up (on attend presque les applaudissements de la foule en délire)- Grey's Anatomy parvient à faire évoluer ses personnages. Dans une atmopshère plus proche des premières saisons, on assiste donc à un cas médical hors-norme, et c'est vraiment le cas de le dire, qui permet de faire revenir Catherine Avery au Seattle Grace. C'est toujours un plaisir et on espère sincèrement qu'elle prendra une place plus importante encore au cours de la saison. J'aime l'idée qu'elle revienne de temps en temps bousculer l'ordre établi mais de manière à ce que son histoire avec Richard prenne davantage de poids et gagne en crédibilité, il serait préférable d'inscrire sa présence sur la longueur. On a par exemple hâte qu'elle se retrouve face à Adele, ce qui devrait finir par arriver. Mais les scénaristes semblent vouloir garder cette intrigue au chaud pour plus tard. La relation du "couple", si tant que l'on puisse en parler en ces termes, inhabituelle pour des gens de cet âge mais qui semble malgré tout saine et robuste, contraste avec les hésitations et le flou artistique autour de Jackson et April. J'aurais vraiment aimé que l'on explore davantage la foi de la jeune femme, qui n'a été traitée jusqu'ici que de manière comique hormis une ou deux scènes la saison dernière. Je sais que c'est le genre de sujet casse gueule qui ennuie 90% du temps, mais je sentais Grey's Anatomy capable de le faire bien. Ce qui me chagrine le plus en fait, c'est que je sens la suite venir à des kilomètres : les tourtereaux vont nous faire un mariage express, histoire de permettre à April d'être le plus en accord possible avec ses croyances, même si c'est de la triche puisqu'elle a couché avant le mariage. Mais je serai ravi de me tromper... En tout cas, la scène entre Catherine et April était excellente, de même que celle entre Richard et Jackson. 

   Nous n'en sommes qu'au 4ème épisode de la saison, il est donc parfaitement logique que les conséquences du crash sur les personnages restent fortes. J'ai toutefois beaucoup de mal à prendre du plaisir à suivre les aventures de Derek reconverti en professeur. C'est la bonne occasion de mettre en avant l'un des nouveaux internes, qu'il semble vouloir prendre sous son aile, mais à part ça... Le couple Derek/Meredith, je persiste et signe, a toujours sa place dans la série pour le principe et pour la beauté du geste mais, dans les faits, il n'a plus grand chose à apporter. Notre héroïne est associée en partie à une autre interne, celle dont je ne connais pas le prénom mais qui est incarnée par la sympathique Tina Majorino. Le duo fonctionne mieux que celui suscité et j'ai bon espoir que le nouveau personnage se fasse une place confortable au Seattle Grace dans la poignée de saisons qu'il reste à la série. Jo est plus en retrait cette semaine et c'est tant mieux. C'était le moment de s'attarder sur les autres avant qu'ils ne soient officiellement déclarés figurants ! Mais le sang le plus neuf dans cet épisode ne vient pas des nouveaux internes. Il faut aller du coté de la clinique de Cristina pour cela et, paradoxalement, il est surtout apporté par ce bon vieux chirurgien aux méthodes archaïques qui a beaucoup à apprendre de sa collègue et vice versa. J'aime vraiment beaucoup cette intrigue, à la fois amusante, touchante et sous haute tension lorsqu'un patient est impliqué. Etait-ce nécessaire d'inventer une aventure entre Cristina et son chief ? Non. Mais ça ne fait pas de mal non plus alors... Kevin McKidd étant à la réalisation de cet épisode, son personnage est assez peu présent à l'écran mais l'acteur a tenu à lui offrir quelques scènes introspectives pas inintéressantes. De là à terminer là-dessus, je ne suis pas sûr.

   On recense encore une autre nouvelle tête dans la série à travers la storyline d'Arizona. Le moment est venu pour elle de porter une prothèse, Ethan Embry débarque donc dans le rôle de l'expert en la matière. Je ne connais pas bien cet acteur mais il m'a fait bonne impression ici. Il sera bientôt dans Once Upon A Time également. Il n'est pas voué à rester longtemps dans Grey's mais on sera ravi d'en profiter le temps que cela durera. Il faut reconnaitre qu'il a le beau rôle : il est celui qui parvient, grâce à sa position, à redonner le sourire à Arizona même si cela ne dure quelques secondes. Que c'était intense pourtant ! Et il a permis de débloquer en elle quelque chose. Alex, avouons-le, n'a pas démérité non plus au cours de la rapide scène où il a échangé avec elle. Notre petit rayon de soleil reprend donc des couleurs et offre à Callie un instant de chaleur, une trêve. Joli moment !

 

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// Bilan // Un petit épisode de Grey's Anatomy tourné essentiellement vers la comédie après un début de saison particulièrement dramatique est tout à fait appréciable. 

23 octobre 2012

Grey's Anatomy [9x 03]

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Love The One You're With // 9 960 000 tlsp.

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   Après deux épisodes "spéciaux" pour ouvrir la saison et traiter dignement des conséquences du crash d'avion -ça sonne toujours très mal mais il faut bien se faire à l'idée...- Grey's Anatomy adopte une forme plus classique pour ce 3ème épisode mais le niveau reste élevé. L'humour parvient largement à se frayer un chemin malgré la gravité de certaines intrigues, à commencer par celle qui sert de fil rouge. Nos médecins impliqués dans l'accident vont-ils accepter une somme d'argent plus que conséquente pour les dédommager du traumatisme causé ou vont-ils décider de poursuivre l'action en justice contre la compagnie aérienne ? Etant donné que dès le départ, c'est la première solution qui semble la plus probable, on imagine aisément que c'est la seconde qui va être privilégiée au final. Les auteurs ne se sont pas donnés énormément de mal pour créer du suspense. Les regards dans le vide de Derek servaient d'indication : c'est lui qui allait faire basculer le vote. Etant donné le peur de sympathie que j'ai pour le personnage -je n'arrive plus à voir qu'un acteur qui fait des pubs l'Oréal (et c'est d'autant plus gênant quand il se balade au milieu de carcasses d'avion comme s'il posait pour un magazine d'aviation)- ça m'écorche un peu de le dire mais il me semble qu'il a pris la bonne décision. Pas nécessairement la plus raisonnable mais la plus juste et la plus en accord avec son métier? Il se bat chaque jour pour sauver des vies et, en acceptant l'arrangement à l'amiable, il allait à l'encontre de ses convictions. Et puis franchement, je ne me fais pas de soucis pour Sofia et Zola : avec deux parents chirurgiens pour l'une comme pour l'autre, elles ne sont pas prêtes d'être dans le besoin. Que Callie se soucie du financement des futures études de sa fille, c'est mignon mais ce n'est quand même pas très réaliste. Même pour Arizona d'ailleurs et sa future jambe bionique. On n'est pas là, c'est trop tôt pour en parler, mais c'est inévitable. Et même si ça coûte évidemment très cher, dans son cas, ce ne sera pas insurmontable pécuniairement... Toutes les scènes de Callie, avec ou sans Arizona, étaient bouleversantes. Elle s'est permis de craquer cette fois, et c'est ce dont elle avait besoin pour sortir sa femme de sa torpeur. Il fallait lui montrer qu'elle culpabilisait, à tort ou à raison, plutôt que de jouer à la femme forte, sûre d'elle. Et on dirait que ça a marché... Mais la route est longue avant de retrouver l'Arizona que l'on a toujours connu ! Du coté du cas médical qui servait de réflexion à Callie, on ne peut pas parler de grande subtilité. 

   En grande partie grâce à la technologie actuelle, Cristina a beau ne pas être physiquement présente au Seattle Grace, son cynisme fait toujours des ravages ! Les passages où elle apparait par écrans interposés sont toujours très réussis. Ses réactions face aux derniers cancans valent vraiment leur pesant de cacachuètes et Meredith se fait un malin plaisir de tout lui raconter. Lorsque la connexion est coupée, grâce à des personnages secondaires charismatiques, que ce soit le Chief ou le vieux chirurgien, les scènes de Cristina restent très réussies et très fraîches. Finalement, ce ne serait pas si dérangeant que cela qu'elle reste encore là-bas quelques temps, tant qu'elle reçoit des visites du moins. Cela dit, je paierai cher pour la voir intéragir avec les nouveaux internes, la grande ttraction du moment à l'hôpital. Comme dans le Season Premiere, l'accent est largement mis sur Jo, jouée par Camilla Luddington, tandis que les autres se contentent pour le moment de faire de la figuration, mais c'est sans doute la meilleure méthode pour les intégrer en douceur. Je n'ai absolument aucun reproche à faire à cette Jo à ce jour. Elle est amusante. Mais je vois d'un mauvais oeil son rapprochement avec Alex. Visiblement, c'est elle que les auteurs ont choisi pour prendre la place d'Izzie dans son coeur. Ma foi... On verra... Le retour d'April était un grand moment de l'épisode, en particulier tout son speech sur sa "revirginisation" tombé dans les oreilles d'une Bailey toujours plus effarée. Le coup de Justin Timberlake, c'était quelque chose ! Je suis assez content qu'April ait re-craqué aussi rapidement pour Jackson. Ce serait vite devenu lourd et redondant sinon. Il vaut mieux avancer, quelque soit le chemin choisi. C'est la même chose pour Bailey mais dans un domaine différent : elle doit trouver un nouveau sens à sa vie alors que son petit-ami est loin et que son fils grandit. Ce sera médical apparemment (et logiquement) et j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Il est grand temps que le personnage abandonne un peu la comédie pour se consacrer à ce que Chandra Wilson maîtrise encore mieux : le drama.

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// Bilan // Retour à la normale pour Grey's Anatomy, tout en douceur et en humour. Les perspectives pour la saison 9 se dévoilent un peu plus et elles sont globalement alléchantes !

8 octobre 2012

Grey's Anatomy [9x 02]

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Remember The Time // 10 840 000 tlsp.

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    Après un Season Premiere particulièrement émouvant qui avait mis la barre très haut, Grey's Anatomy poursuit sur sa lancée avec un deuxième épisode encore plus bouleversant et sacrément éprouvant, qui entre facilement dans le top 20 des pièces les plus marquantes de la série (sur 174 !). Construit quasiment de la même manière que le premier épisode de la saison 6 de Private Practice, il se concentre sur l'après crash d'avion en dédiant un acte par personnage, dont les histoires sont évidemment intimement liées les unes aux autres. Le concept est efficace mais il prend un peu de temps à se mettre en place. Dans les cas de Meredith et Derek, qui ouvrent le bal, il faut s'habituer aux sauts dans le temps incessants, frustrants au prime abord mais préférables tout compte fait. Plutôt que de nous montrer en détails tout ce qui s'est passé pendant cette semaine terrible où ils étaient coupés du monde, perdus au milieu des bois, entre la vie et la mort, les auteurs ont préféré n'en dévoiler que quelques images stylisés, tournées dans un studio, et faire raconter aux personnages les moments les plus affreux. L'impact n'en est que plus grand puisque l'on ressent ainsi la force de leur traumatisme à travers leurs hésitations, leurs larmes, leurs silences éloquents aussi. 

   Le premier acte consacré à Meredith sert surtout d'introduction, il rôde le mécanisme de l'épisode, plante le décor, mais ne trouve son véritable intérêt que lors des segments de Derek et de Cristina et surtout lors de la magnifique conclusion. Celle-ci m'a d'ailleurs drôlement perturbé tant elle ressemblait à un monologue de fin de série. C'eut été un épilogue parfait. Et elle explique très bien pourquoi Meredith a choisi de rester à Seattle : malgré tous les malheurs qui lui sont tombés sur la tête dans cette ville, c'est aussi là qu'elle a connu ses plus grands bonheurs et qu'elle a fait ses plus belles rencontres. C'est là qu'elle est devenue médecin, c'est là qu'elle a rencontré sa meilleure amie, sa "person", c'est là qu'elle a renoué avec sa famille, c'est là qu'elle a fait la connaissance de l'homme de sa vie et c'est là qu'elle est devenue mère. Avec beaucoup d'optimisme, un peu trop même, elle assure que tout ira bien : "Everything's gonna be fine". Elle essaye en tout cas de s'en persuader. Plus que jamais, elle sert de ciment au groupe, elle est l'élément qui l'empêche de s'effondrer, mais, malgré sa bonne foi, elle ne peut pas retenir Cristina... De son coté, Derek apprend à devenir humble après des années de prétention et d'égo mal placé. Sa blessure semble ainsi davantage lui servir de leçon que la fusillade. C'est appréciable. Pendant quelques instants, il m'a paru sympathique. Un bel exploit en somme !

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   Dans ses derniers instants, c'est davantage à Richard qu'à Derek que Mark se confie. Pendant sa période de "surge", durant laquelle un patient en phase terminale de se maladie connait un regain d'énergie avant de sombrer, il se transforme en grand sage qui a plein de choses essentielles à dire sur la vie, plein de leçons à donner. Ce n'est absolument pas le Mark que l'on connait mais c'est définitivement un Mark que l'on aurait aimé connaitre. L'hommage qui lui a été rendu au précédent épisode était suffisant, mais ces quelques minutes supplémentaires passées en sa compagnie n'ont pas été déplaisantes. Parmi les instants les plus forts, on retiendra cet horrible moment où il est obligé d'avouer à Julia -que l'on avait complètement oubliée avec tout ça- que c'est Lexie qu'il a toujours aimée. On ne connaissait pas bien la jeune femme, puisque les auteurs se sont acharnés pour qu'on la voit le moins possible, mais on ne pouvait que ressentir de la peine pour elle. Et puis il y a eu aussi la signature lente et douloureuse des formalités à remplir avant de tomber dans le coma. Sans oublier ses demandes incessantes pour voir sa fille, Sofia, qui seront restées lettre morte puisque Jackson arrive malheureusement trop tard. Callie fait évidemment partie intégrante de ce segment de l'épisode mais c'est au cours de celui d'Arizona, le dernier d'ailleurs, le plus bouleversant sans doute, que Sara Ramirez brille le plus face à une Jessica Capshaw comme on ne l'avait jamais vue. Elle joue la colère, la douleur et l'amertume avec autant de talent que la joie, la légéreté et la simplicité. Comme Callie, on a l'impression de ne pas avoir la vraie Arizona devant nous mais une autre femme, désespérée, qui lui aurait volé son corps (et piqué une jambe au passage !). La grande altercation entre Arizona et Alex était merveilleuse. Horrible mais merveilleuse. L'entendre dire autant d'horreurs sur Alex était jouissif je dois dire, pour un anti-Karev comme moi. Même pas de peine pour lui. Même pas. 

   Le morceau dédié à Cristina n'était pas le dernier chronologiquement mais c'est celui sur lequel je voulais moi terminer car c'est probablement celui qui m'a le plus touché, en grande partie grâce à l'interprétation encore une fois magistrale de Sandra Oh. La scène dans la baignoire figure facilement parmi ses plus grands moments dans la série. C'était absolument affreux de l'entendre raconter après plusieurs jours de silence le drame qu'elle avait vécu avec des détails particulièrement atroces, entre les insectes qui commençaient à bouffer la jambe d'Arizona et les animaux de passage qui se sont battus pour dévorer la chaire de Lexie. Quand on entend ça, effectivement, on comprend pourquoi on a choisi de ne pas tout nous montrer. C'eut été sacrément gore, façon The Walking Dead. Non merci. Le départ de Cristina de Seattle, qui semblait déjà logique à la base, l'est encore plus désormais. Pour autant, il lui faudra bien revenir un jour. On imagine mal les scénaristes la laisser pourrir dans le Minnesota, sans Meredith et sans Owen. Ah oui car après ce qui s'est passé, il y a fort à parier que le couple va se reformer. L'histoire de l'enfant paraitra peut-être dérisoire après tout ce qu'ils ont vécu. Ou alors la jeune femme changera d'avis. Une option qui ne me plait guère entre nous soit dit. Bon et puis sinon quelques secondes sont réservées à Jackson et April et leur histoire naissante déjà contrariée. Il veut la retenir, il arrive trop tard, elle est déjà partie. C'est un peu faible à coté de tout le reste mais c'est bien tenté ! Je termine sur LA référence génialissime de l'épisode : Bailey qui évoque Lost ! Shonda Rhimes est très fan de la série et n'a pas caché que l'idée du crash d'avion lui venait de là. C'était un joli clin d'oeil. 

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// Bilan // Ce deuxième épisode de la saison 9 de Grey's Anatomy parvient à faire oublier la très mauvaise idée du crash d'avion en réussissant à en traiter les conséquences sur nos héros avec le brio qu'on lui connait. Ce n'était pas tire-larmes, ce n'était pas facile, mais c'était saisissant et boulerversant. Encore une belle heure de télévision à mettre sur le compte de la série !

1 octobre 2012

Grey's Anatomy [9x 01]

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 Going, Going, Gone (Season Premiere) // 11 730 000 tlsp.

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   Ce qui devait arriver arriva. RIP Mark Sloan. 1968-2012. Comme elle en a pris l'habitude, Grey's Anatomy entame sa 9ème saison sur un deuil, cette fois celui du célèbre McSteamy, dont l'image la plus marquante restera sa sortie de douche légendaire. Ce n'est certainement pas le personnage dont le départ aura été le plus émouvant et ce n'est pas non plus le personnage qui nous manquera le plus. Mais l'hommage qui lui a été rendu tout au long de l'épisode était très touchant et totalement fidèle à l'homme qu'il était. Excellente cette idée d'avoir inséré des petits passages vidéo retraçant son évolution à travers les années. Il a commencé en 1994 par demander à Derek, sur le point de se marier, quel était l'intérêt de jurer fidélité à une seule femme. Puis il a tenté de faire une sextape avec Callie, en 2007. Deux ans plus tard, au mariage de cette dernière et d'Arizona, il avouait espérer vivre la même chose avec Lexie un jour. En 2011, il accueillait chez lui sa petite fille, Sofia, et la berçait pour qu'elle s'endorme. Dès le début de l'épisode, on savait qu'il allait y passer. C'est une bonne chose de ne pas avoir cherché à faire durer le suspense sur la question de sa survie. Avec le départ d'Eric Dane annoncé cet été, il n'y avait absolument aucun autre moyen de le faire partir logiquement. Il ne pouvait décemment pas laisser tomber sa fille, Callie et Arizona dans un moment aussi difficile. Et nous n'aurions pas supporté de le voir passer une saison, ou plus, à pleurer Lexie de toute façon. Shonda Rhimes a fait le bon choix et a réuni là-haut ceux qui s'aiment (pour une fois).

   Bien évidemment, le crash d'avion est encore dans tous les esprits alors qu'une trentaine de jours a passé. Ce saut dans le temps est frustrant car il nous prive des conséquences immédiates de l'accident mais c'est en réalité une technique pas idiote pour miser en ce début de saison sur l'ignorance la plus totale des téléspectateurs. Que s'est-il réellement passé pendant une semaine dans les bois ? On aura la réponse plus tard, possiblement au prochain épisode. Pour l'heure, il s'agit de nous montrer, comme après la fusillade, qu'aucun des personnages n'en est sorti indemne moralement, que ce soit ceux qui ont vécu le drame de l'intérieur ou ceux qui l'ont vécu en tant que spectateur dans un premier temps puis qui en ont subi eux aussi les conséquences ensuite. Jackson a perdu son mentor par exemple et doit maintenant enfin se faire confiance en gardant à l'esprit tous les conseils que Mark lui a prodigués pendant ses années d'apprentissage. C'est triste à dire mais c'es presque ce qui pouvait lui arriver de mieux. Alex, lui, souffre du mal de celui qui a survécu, qui aurait pourtant pu mourir parce qu'il aurait dû être dans cet avion, mais qui est toujours là et qui ne sait plus comment vivre. Alors, Karev Style, il couche avec toutes les nouvelles internes pour oublier. C'est pathétique bien entendu, mais c'est lui dans toute sa splendeur. Meredith, de son coté, ne semble pas si traumatisée que cela en apparence. Elle a pourtant perdu sa soeur. Mais comme le fait remarquer Owen, elle est forte, plus forte que n'importe qui d'autre au Seattle Grace, elle a un rapport avec la mort particulier puisqu'elle n'a cessé de frapper son entourage en plein fouet, et elle a une vie, celle de sa fille, à protéger, le meilleur moyen de continuer à avancer. 

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   Pour Callie, les choses ne sont pas aussi simples puisqu'elle n'a pas seulement perdu son meilleur ami, elle a aussi perdu la confiance de sa femme. On sait encore peu de choses sur l'amputation d'Arizona, dont l'image de la jambe coupée reste un des plus grands chocs que la série nous ait procurés, mais l'on devine que c'est Callie qui a pris cette grave décision et qu'Arizona l'en tient pour responsable depuis. Alors que le couple avait été globalement épargné la saison précédente, il semblerait qu'un chemin sombre et douloureux se dresse devant eux... Et puis il y a aussi Derek, dont la main abîmée ne semble plus vouloir fonctionner tout le temps. Je suis un peu moins sensible à cette intrigue, sans doute parce que le héros me laisse de plus en plus indifférent. Mais il est toujours là, alors on va devoir faire avec. Quelques états plus loin, au beau milieu du Minnesota, dans la neige et le froid, cette chère Cristina galère dans un hôpital où les chirurgiens ont des méthodes archaïques et où ils ne sont pas les stars. Les patients le sont. Or, Cristina est une superstar. Cristina doit donc soit gagner en humilité, ce qui semble peu probable, soit retourner au Seattle Grace, où elle pourra rester elle-même et où on l'aimera pour ça (sauf les nouveaux internes sans doute). Je suis toujours très fan des passages où Cristina n'est pas dans son milieu naturel. On en avait eu beaucoup en début de saison 7 et c'était drôle et émouvant. Vivement que Meredith trouve la force de lui rendre visite ! Et Owen peut-être aussi. En attendant, lui il est parti chercher April, retournée dans la ferme où elle a grandi après ses mésaventures lors des examens de fin d'études. C'était grotesque de la voir traîner ce cochon dans un décor en fond vert, mais j'étais content de la revoir et je la trouve désormais essentielle à la série (mais je l'ai toujours défendue de toute façon). 

   En l'espace de deux épisodes, Grey's Anatomy a perdu trois de ses personnages principaux : Lexie, Mark et Teddy, laquelle n'aura d'ailleurs visiblement dit au revoir à personne. C'est un peu moche. Mais la nouvelle génération de médecins est prête à combler comme elle peut ces absences. Il est trop tôt pour dire si les nouveaux internes ont du potentiel mais ils sont en tout cas intégré en douceur. La pire des choses aurait été de nous les imposer avec force dès le premier épisode de la saison ! Jo, incarnée par Camilla Lundington, nous est présentée en quelque sorte comme la nouvelle Meredith. C'est ce que suggère le montage du tout début de l'épisode qui rappelle celui du tout premier épisode de la série, musique comprise. Toutefois, un peu plus tard, elle se transforme en George puisque c'est elle que Meredith a choisie pour être "la victime de la rentrée", celle qui est choisie pour opérer, qui échoue inévitablement et qui doit servir d'exemple pour sa promotion. Là encore, on joue à fond sur la nostalgie avec efficacité. On n'insiste pas trop sur l'idée du recommencement, juste ce qu'il faut pour que cela passe bien. Les scènes à la cafétéria sont dans le même esprit, légères et amusantes. Je me réjouis de la présence de Tina Majorino, même si elle est en retrait pour le moment. Seul le personnage de Gaïus Charles me laisse un mauvais pressentiment. J'ai l'impression qu'il va être chiant... Meredith est devenue "Medusa", la nouvelle Bailey, et cette dernière est désormais surnommée "Booty Call Bailey'. C'est vraiment fun et bien trouvé. J'espère toutefois que le ciel du monde merveilleux de l'ancienne nazie va prochainement s'assombrir car on en a un peu marre de la voir heureuse et rayonnante... 

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// Bilan // "Sometimes things die and there's nothing you can do about it". Si les plus belles années de Grey's Anatomy sont derrière elle, Shonda Rhimes n'a pas dit son dernier mot pour autant et ne laissera pas mourir sa série à petit feu sans se battre. Proposer un Season Premiere de cette qualité au bout de 9 saisons est un véritable tour de force, tout comme parvenir à nous surprendre encore. J'ignore si cette nouvelle salve d'épisodes sera aussi bonne que les précédentes, la logique voudrait que non, mais cette première pièce démontre que la série est encore plein de possibilités, toujours capable d'évolution... 

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19 avril 2012

Grey's Anatomy [8x 19]

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Support System // 8 850 000 tlsp.

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   Ce n'est pas la première fois que je me fais la remarque mais c'est peut-être la première fois que je l'écris (ma mémoire étant défaillante, je me trompe peut-être) : Grey's Anatomy est très frustrante parfois dans le sens où la plupart de ses meilleures scènes se déroulent en dehors de l'hôpital. C'était le cas ici et on avait envie de suivre Teddy, Arizona, Callie et Bailey dans leur "Ladies' Night", on avait envie d'assister aux révisions chez Meredith, on avait envie de rester plus longuement auprès de Cristina malgré l'atmosphère si pesante... Cet épisode donnait envie de sortir du cadre de la série médicale. C'est dire à quel point on est attachés aux personnages. Cela ne veut pas dire que ce que l'on nous a offert ici n'était pas bon, c'est juste que ça s'est arrêté pile au moment où l'on se sentait le mieux avec eux, et on sait que l'épisode suivant ne reprendra pas là mais plus tard, sans mention de ce qui s'est passé parce que ce n'était pas important. Juste des moments de vie banaux. 

    L'épreuve que Cristina et Owen traversent est horriblement banale, dans le fond. Beaucoup de couples y ont été confrontés. Dans toutes les séries soapesques, c'est l'un des passages obligés, souvent visités et revisités. Grey's Anatomy elle-même l'a déjà traité, évidemment. Le contraire aurait été étonnant au bout de 8 ans. Mais l'impact ici est extrêmement forte. Le téléspectateur ne peut que ressentir cette douleur lancinante. Le piège se referme sur le couple et sur nous en même temps. On souffre avec Cristina, mais on souffre aussi avec Owen. C'était important de nous montrer comment les événements s'étaient réellement déroulés. Ce serait trop facile de ne faire d'Owen qu'un monstre sans rien expliquer. Ce qui ne veut pas dire que l'on excuse son attitude. Simplement, il y a deux points de vue derrière toute histoire. Nous avons eu les deux sous les yeux. J'ai forcément été un peu déçu au départ d'apprendre que c'est avec une inconnue qu'Owen a fauté. Je m'étais déjà imaginé tout un plan diabolique des auteurs. Ils ont finalement opté pour la solution la plus crédible. On ne peut pas leur en vouloir. Ils ont même réussi à ne pas rendre cette femme détestable. Il y avait beaucoup de nuance dans tous les sens, particulièrement dans le jeu de Sandra Oh. Elle est définitivement formidable et si Grey's Anatomy n'était plus boudée par les cérémonies de récompense, l'actrice aurait bien mérité une nouvelle nomination pour sa prestation. Ses scènes avec Owen étaient puissantes, notamment celle dans la salle de bain où elle se rend compte de l'absurdité de la situation -elle, la grande chirurgienne en devenir qui est en larmes sur le sol à cause d'un homme- mais celles avec Meredith, au téléphone, étaient peut-être encore plus émouvantes. L'amitié qui les unit toutes les deux est tellement bien rentranscrite...

   A coté de ces allers et retours dans le temps un peu confus par moment, il était nécessaire de miser sur la comédie et la légéreté. Mark en chief d'un jour était excellent. Cela fait bien longtemps que le personnage n'avait pas été aussi drôle et... utile ! J'ai beaucoup aimé aussi l'affaire de la "Ladies' Night" parce qu'elle osait montrer à quel point l'être humain peut être égoïste parfois. Ce n'est pas nouveau dans Grey's Anatomy, puisque tous les personnages sont égocentriques, mais c'était quand même étonnant de la part d'Arizona, qui s'est bien rattrapée in extremis, et de Bailey, que l'on prend un pied fou à découvrir sous un autre jour, celui de la femme amoureuse. Elle était vraiment hilarante avec son Ben (qui l'est, lui, beaucoup moins). Les manigances d'April, Alex et Jackson pour utiliser les capacités de mémoire extraordinaires de Lexie étaient amusantes aussi dans leur genre, mais on a vu mieux. On est surtout content de voir tous les personnages intéragir. Le seul cas médical du jour était correct. Il était surtout une belle occasion de mettre Richard en avant, dont l'intérêt que les auteurs lui portent dernièrement est assez suspect. Je continue à croire que la saison 9 se fera sans lui...

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// Bilan // Bien que les enjeux de la fin de saison ne soient pas encore dévoilés, cet épisode de Grey's Anatomy est très réussi, aussi bien dans sa gravité que dans sa légéreté.

10 avril 2012

Grey's Anatomy [8x 18]

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The Lion Sleeps Tonight // 8 190 000 tlsp.

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   A bien des égards, on pourrait considérer The Lion Sleeps Tonight comme un épisode de remplissage. Il en a la fonction, il en a l'odeur mais au goût, il vaut un peu mieux que ça. Tous les épisodes ne peuvent pas faire des avancées gigantesques dans les intrigues, tous les épisodes ne peuvent pas nous faire nous tordre de rire, tous les épisodes ne peuvent pas nous émouvoir aux larmes... Celui-ci n'a rien fait de tout ça, c'est vrai, mais il nous a quand même diverti et c'est déjà pas si mal ! Déjà, le coup du lion dans les rues de Seattle à l'origine des cas médicaux du jour, c'est du Grey's Anatomy classique, un peu barré, surréaliste... On aime ! J'ai particulièrement apprécié le duo Richard/Avery : c'était très rafraîchissant de les voir se moquer de leurs patients. Ca n'arrive pas si souvent tout compte fait, et là, il y avait franchement de quoi ! En filigrane, on redécouvre un Richard qui endosse à merveille le rôle d'enseignant voire de mentor. Il est bien plus intéressant ainsi qu'en chief.

   Pendant ce temps-là, le Chief en poste ne fait pas grand chose qui soit lié à sa fonction. Les scénaristes ont clairement choisi de ne pas faire avancer le conflit entre Owen et Cristina alors ils meublent comme ils peuvent. Du coté de la jeune femme, c'est silence radio. Ce n'est pas passionnant. De son coté à lui, c'est déjà un peu plus intéressant : il a d'un coté Meredith qui condamne son attitude et qui ne veut même pas en entendre parler, et de l'autre Bailey qui, étonnamment, considère que son erreur est humaine. On la connait moins compréhensive d'habitude. Mais c'est toujours sa maturité qui prime et c'est peut-être le cas ici. Je suis toujours peu convaincu qu'une réconciliation puisse avoir lieu, d'autant que le problème de fond -le bébé- est mis en sourdine à cause de la tromperie mais il est pourtant à la base de tout... Et puis on ne sait toujours pas avec qui Owen a fauté. Si les auteurs venaient à en faire un mystère (en gros, s'ils ne  révélaient pas son idendité dès le prochain épisode) alors on pourrait considérer que la révélation risque de faire très mal... L'option Teddy reste plus envisageable mais après longue réflexion, ce serait vraiment trop trop moche. Je ne suis plus si certain que les scénaristes oseront. En attendant, Teddy apprend dans cet épisode à accepter son statut de veuve. Ce n'était pas absolument bouleversant mais l'émotion était présente. 

   Cela faisait un petit moment que Callie et Arizona coulaient tranquillement des jours heureux avec la petite Sofia... et Mark. Les événements de cette semaine ne devraient pas bousculer tout ça et tant mieux. On les veut heureuses encore longtemps. Le plus longtemps possible dans le cadre d'une série télé où personne ne peut nager dans le bonheur indéfiniment. C'était assez comique de constater qu'avant Callie, Arizona était une slut. Mais je n'ai pas bien compris si elle avait vraiment couché avec toutes les femmes qu'elle citait, ou si c'était juste pour l'agacer. Non parce que ça fait beaucoup quand même. Et je ne pense pas qu'il puisse y avoir autant de lesbiennes au métre carré ! En plus, ça sous-entend qu'elle n'est pas très regardante sur la marchandise... Non vraiment, ça ne ressemblait pas beaucoup à la Arizona que l'on connait. Je comprends le choc ressenti par Callie. Après, en remettant les choses en perspective comme l'a fait Arizona, Callie n'a vraiment pas de quoi se plaindre... Bref, c'était amusant ! Les nouvelles hésitations de Lexie à l'égard de Mark étaient sans grand intérêt. On a déjà assisté à ce genre de scènes dix foix. Qu'on en finisse avec ça ! Puis comme on refuse toujours de nous montrer la fameuse Julia... Pour une fois dans ma vie, je vais défendre Alex : il avait raison de s'inquiéter du comportement de Morgan et de s'éloigner d'elle. Cette fille est une cinglée et il en a connu bien assez pour pouvoir les repérer de loin maintenant ! Okay, elle est dans la détresse la plus totale et elle ne mérite pas d'être traitée comme une moins que rien mais il fallait remettre les choses en place. Cela dit, nulle doute qu'Alex commence à tomber amoureux. Ca sent l'intrigue foireuse à plein nez...

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// Bilan // C'est ce qui s'appelle faire habilement du remplissage et ça marche !

14 novembre 2011

Grey's Anatomy [8x 09]

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Dark Was The Night // 11 290 000 tlsp.

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    Fini le ton léger et comique de ce début de saison 8 : les choses sérieuses peuvent enfin commencer au Seattle Grace à l'aube de la trève hivernale qui va nous priver de la série pendant quelques semaines. Le ton est donné dès la scène d'ouverture grâce aux paroles de Meredith qui laissent peu de place à l'espoir et à l'optimisme. "Dark Was The Night" nous annonce le titre. En effet, la nuit s'est abbatue avec violence sur nos héros. Il leur faudra certainement un peu de temps avant de revoir la lumière du jour. Grey est donc la première à voir ce qu'il lui restait de joie s'enfuir : Zola ne sera pas sa fille, les services sociaux en ont décidé autrement, sans même entendre ce qu'elle et Derek avaient à dire. J'avais déjà imaginé la scène au tribunal avec un discours déchirant des deux fututs parents. Je pensais sincèrement que ça se passerait comme ça. Le verdict est donc d'autant plus surprenant. Mais Derek veut encore se battre. Il arrivera sans doute à ses fins avec beaucoup de persévérance. Les scénaristes auraient pu s'arrêter là mais ils ont décidé d'en faire baver notre héroïne jusqu'au bout : la voilà en compagnie de Karev -déjà une grosse punition en soi- dans une ambulance en panne avec un bébé à sauver et une pluie torrentielle à braver. L'occasion parfaite pour les confronter à leurs propres culpabilités et certainement, au bout du chemin, les faire faire la paix (même si Meredith soutient qu'elle ne lui en veut plus). Un bon petit accident vient faire monter la pression d'un cran. La scène du choc était superbement réalisée, tout en ralenti. Je trouve dommage de ne pas s'être arrêté là pour cette fois. Le cliffhanger était beaucoup moins réussi : oui, il y a d'autres blessés mais on s'en doutait, non ? 

   L'autre gros morceau de l'épisode fait directement suite à la fin de l'épisode précédent : un Henry en mauvaise posture, épaulé par une Teddy effrayée. Je me sens obligé de me citer. J'avais dit à ce sujet dans ma dernière review : "Le début d'un grand arc probablement, qui nous amènera peut-être jusqu'à la fin de la saison..." Je ne pouvais pas plus me tromper ! Au moment, je crois, où personne ne s'y attendait, Henry est mort. Comme ça. Même Cristina n'a rien pu faire pour le sauver. Il se trouve qu'elle ignorait que c'était lui suite à tout un stratagème initié par Teddy elle-même. Cette configuration était exceptionnelle, extrêmement bien trouvée ! Elle va évidemment créer un conflit fort et sans doute bouleversante entre Teddy et son élève, mais elle va aussi menacer l'amitié de Teddy et Owen, lequel connait là certainement la plus grosse crise de son début de règne en tant que chief. Honnêtement, j'étais à fond derrière lui jusqu'à ce qu'il mente à Teddy. C'est une chose de mentir "par omission" dirons-nous. D'éluder la question pour ne pas avoir à dire la triste vérité. Mais c'en est une autre d'assurer que tout va bien, que les organes vitaux d'Henry sont en parfait état de marche alors que plus rien ne fonctionne, que son coeur ne bat même plus. Il a dépassé la ligne jaune et ça, elle va avoir beaucoup de mal à lui pardonner. Qu'est-ce que ça coutait à Owen franchement de rester tranquille en salle de repos à boire un café en attendant que Teddy finisse son opération pour lui annoncer la nouvelle ? Bref, je suis encore sous le choc tant je n'étais pas préparé à perdre ce personnage aussi vite. A coté de ces deux intrigues, celle de l'erreur médicale de Jackson et Callie passerait presque pour une bluette. Elle n'était pas aussi forte mais elle était néanmoins intéressante. 

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// Bilan // Il va donc falloir attendre plus d'un mois et demi pour assister à une scène qui s'annonce atroce et lacrymale à souhait, sans compter la suite des autres intrigues tout aussi prenantes. La mission de cet épisode de Grey's Anatomy est donc parfaitement réussie ! Il était bon pendant et il restera bon après, jusqu'au prochain... que l'on espère encore meilleur !

7 novembre 2011

Grey's Anatomy [8x 08]

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Heart-Shaped Box // 9 520 000 tlsp.

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   Parfois, j'aimerais bien avoir moi aussi, comme Cristina dans cet épisode, un "heart-in-a-box" pour m'aider à faire des choix, prendre des décisions. Tout serait beaucoup plus simple. C'est bête comme une si petite intrigue anecdotique et amusante peut toucher autant ! Il n'y avait de toute façon que ça, des intrigues touchantes dans cet épisode. Tout m'a plu, tout m'a ému. Tout était très bien écrit. A commencer par ce vent de nostalgie apporté par la maman de George, dont le problème de santé n'aura été qu'un prétexte pour rappeler à notre bon souvenir ces personnages mythiques qui nous ont quittés (Izzie, O'Malley), qui ne nous manquent pas nécessairement, qui ne manquent pas vraiment à la série non plus, mais qui font partie de son histoire et qu'il est bon de ne pas oublier. Le regard embué de larmes de Meredith m'a fait un petit pincement au coeur. La panique de Callie m'a, au contraire, fait beaucoup rire, ainsi que son coming out un peu plus tard. Et que dire de cette conclusion lacrymale ? Parfaite. Même Alex a eu quelques mots mignons à l'égard de George... Je ne me suis pas mis à regretter "l'ancien" Grey's Anatomy pour autant car, pour moi, il n'existe pas. La série est toujours la même, les héros aussi. Ils ont juste évolué, grandi, mûri... La vie quoi ! "George Is Dead, Izzie's Gone and we're all different !" C'était l'occasion de constater aussi que les plus récentes recrues du Seatte Grace (Arizona, Teddy, Jackson, April) se sont parfaitement intégrées, certains plus rapidement que d'autres. Bref, j'aime toujours autant cette série, vous l'aurez compris. Contrairement aux récents propos de Paul Lee, le président d'ABC, je n'espère pas qu'elle dure encore dix ans mais quelques années supplémentaires, deux ou trois, ce serait bien. Tant que l'on évite le syndrôme Urgences où plus rien dans les dernières saisons ne rattachait le show à ses débuts...

   Outre Mama O'Malley, cet épisode recevait en guest-star l'excellente Alfre Woodward (aka l'affreuse Betty Applewhite de Desperate, entre autres) dans le rôle d'une auteure de romans à succès qui tient absolument à finir d'écrire son prochain livre, par respect pour ses lecteurs, avant de passer sur la table d'opération et possiblement d'y perdre la vie. L'intrigue ne se contentait pas d'être une réflexion intéressante sur ce métier -que l'on peut élargir aux scénaristes de série, et donc plus précisément à une introspection de Shonda Rhimes elle-même- mais elle servait aussi de miroir à l'indécision chronique de Lexie, incapable de choisir celui avec qui elle aimerait finir sa vie, tiraillée entre sa raison et son coeur, comme l'héroïne du roman de la patiente. C'est finalement Jackson qui choisit pour elle. Lui aussi confronté à un dilemme, il décide de faire passer enfin sa carrière avant ses amours. Il choisit Mark. Le double language des deux médecins, quasi homo-érotique, était très drôle. Ils auraient quand même pu se faire un petit câlin à la fin (suivi d'une bonne tape dans le dos pour déculpabiliser bien sûr !). Teddy et Henry avaient réussi à trouver le bonheur, lui même avait trouver la force et le courage de faire des projets (mais pourquoi vouloir s'emmerder avec 10 ans d'étude ???) et patatrac badaboum : la maladie revient frapper violemment à sa porte. Le début d'un grand arc probablement, qui nous amènera peut-être jusqu'à la fin de la saison... Ne le tuez pas siouplé, ne le tuez pas. Pas lui ! A part ça, ça faisait longtemps que la bande-son ne m'avait pas autant emballé (avec du Feist notamment).

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// Bilan // Heart-Shaped Box a fait battre mon coeur drôlement fort. Grey's Anatomy est toujours vivante. 

25 octobre 2011

Grey's Anatomy [8x 06]

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Poker Face // 9 540 000 tlsp.

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    Le thème de cet épisode intitulé Poker Face est intéressant : souvent, dans la vie, on préfère se voiler la face, repousser les échéances parce que le conflit fait peur, parce que le conflit fait mal, parce que le conflit peut amener loin dans le rancoeur et le ressentiment et que l'on n'en ressort jamais totalement indemne malgré le soulagement que cela peut procurer sur le moment. Nos héros vont donc choisir de ne pas se parler, de toujours dédramatiser en espérant vivre enfin une journée normale, sans bouleversements, sans heurts. L'entreprise était donc fichue d'avance : comment retenir notre attention quand il ne se passe pas grand chose ? Que serait Grey's Anatomy sans ses grands discours, ses larmichettes, ses moments de complicité ? Une série médicale bien fichue mais ennuyeuse. C'est exactement ce qu'est cet épisode : bien fichu mais ennuyeux.

   Je ne sais pas si le retour en force des cas médicaux en ce début de saison est un choix délibéré pour cacher d'autres faiblesses ou le simple désir de revenir aux fondamentaux mais, au bout de huit saisons, il est nécessaire que les scénaristes comprennent que si les patients qui nous sont présentés ne sont pas attachants d'une façon ou d'une autre alors c'est inutile de leur accorder plus de temps d'antenne. Franchement, le papy fringuant de Karev m'a amusé dans sa première scène mais tout le reste le concernant était royalement chiant. Le patient de Callie et Cristina aurait pu être super intéressant mais il a vite été réduit aux engueulades répétitives de ses parents. Cela illustrait très bien le propos de l'épisode mais on en attendait forcément plus. Quant aux recherches de Bailey avec April et leurs souris, elles m'emmerdent profondément ! On nous a imposé cette intrigue sans intérêt tout à coup, on veut en faire un grand arc de la saison alors qu'il n'y a visiblement rien à en dire ! Je ne vois pas où ils veulent en venir. Alors oui, là encore, c'était marrant par moment et c'est devenu un peu plus intéressant lorsque Meredith est entrée en scène mais il n'y a rien sur quoi on puisse vraiment s'accrocher... 

   Miracle : Lexie est enfin de retour ! Mais depuis quand Derek la déteste au juste ? Pas compris. Awkward April a encore fait des siennes. Moi, je suis client, mais je sais que c'est loin d'être le cas de tout le monde. Je ne sais pas si elle réussira à se faire aimer par ses collègues et par les téléspectateurs un jour mais je la soutiendrais jusqu'au bout ! Sa lente évolution m'amuse et Sarah Drew a l'air de bien s'éclater. Cela dit, j'espère qu'à un moment donné, les auteurs traiteront ce sujet d'un point de vue moins léger, plus dramatique. Cette fille a quand même de vrais problèmes qui la handicapent. Ce serait bien d'en parler avec justesse et émotion. Le trio Callie/Mark/Arizona a été très en retrait depuis la rentrée et il semblerait que l'on se penche sur leur cas à partir de maintenant. Les deux mamans retrouvent enfin un semblant de vie conjugale pendant que le papa joue au baby-sitter. Il a besoin de tirer son coup, clairement, mais personne dans les parages ne peut actuellement devenir sa partenaire de jeu. Un nouveau personnage féminin ne devrait donc pas tarder à faire son apparition... Les quelques interventions de Richard au sein du couple Cristina/Owen m'ont bien fait marrer. Le chief n'a jamais été aussi bon que depuis qu'il n'est plus chief !

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// Bilan // Chaque saison depuis deux-trois saisons, on a droit à deux-trois épisodes hyper médicaux où les frasques des héros sont mises entre parenthèses pour privilégier la médecine. Ce sont souvent les moins bons car ils ne correspondent absolument pas à nos attentes. On dirait qu'il ne sont que des alibis pour prouver à qui veut l'entendre que Grey's Anatomy malgré les coucheries et les bonnes blagues, c'est bel et bien une série médicale ! Wake Up : personne ne la regarde pour ça, personne !

13 mai 2011

Grey's Anatomy [7x 20]

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White Wedding // 1o 11o ooo tlsp.

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    Vous l'ignorez peut-être (et c'était aussi mon cas il y a encore peu de temps) mais derrière l'histoire du fameux mariage de Meredith et Derek scellé sur un post-it se cachait une volonté de Shonda Rhimes, la créatrice de la série, de dénoncer l'interdiction du mariage entre deux personnes du même sexe dans la plupart des états de son pays. C'était sa manière à elle de désacraliser cette institution. Entre temps, Izzie et Alex se sont mariés, certes. Mais le "vrai" mariage du couple phare de la série n'a lieu qu'aujourd'hui, en parallèle de celui de Callie et Arizona. Et l'analogie est d'autant plus intéressante que celui qui est fêté et qui bénéficie d'une belle cérémonie n'est pas celui qui est autorisé par la loi, mais l'autre. L'état de Washington où se déroule l'action de Grey's Anatomy n'a toujours pas autorisé le mariage gay mais la série sera certainement terminée depuis longtemps quand cela arrivera, si ça arrive. C'est toujours agréable de voir une série aussi populaire prendre partie et c'est en multipliant cela à la télévision que les mentalités vont évoluer. J'en suis intimement persuadé. C'est sans doute en partie pour cela que j'ai été ému par cet épisode car il faut reconnaître que la cérémonie en elle-même a été un peu gâchée par le montage en parallèle des deux mariages. C'était l'occasion de proposer quelque chose de différent par rapport à ce que l'on a déjà vu mille fois mais Callie et Arizona méritaient peut-être mieux. Je ne sais pas... Elles ont quand même eu leurs moments d'émotion indivuels, la première en devant faire face à l'incompréhension de sa mère, après avoir réussi à combattre celle de son père l'an passé, la seconde en évoquant son frère décédé, qu'elle aurait voulu à ses cotés en ce jour déterminant de sa vie. Au milieu de tout ça, Mark trouve un rôle confortable, qui lui va bien.

   Contrairement à une Desperate Housewives qui a bien du mal à lancer des pistes pour la fin de sa saison, Grey's Anatomy commence à abattre doucement ses dernières cartes, la première étant celle de la tricherie de Meredith, qui ne me convainc qu'à moitié. Je trouve passionnant de retrouver le personnage dans une position si délicate mais j'ai dû mal à considérer que ce qu'elle a fait est mal. Pourquoi ? Parce qu'elle n'a aucunement interféré dans l'expérience. L'échange n'est pas honnête, oui, mais il n'est pas gravissime quand on regarde bien. Elle n'a rien fait capoter. Elle ne l'aurait pas d'ailleurs fait s'il y avait eu un risque de ce coté-là. Et si Alex ne l'avait pas coincée, personne n'aurait su et tout se serait déroulé sans encombre. Je suppose donc qu'Alex va ouvrir sa grande gueule et rien que de l'imaginer dénoncer Meredith au chief ou à Derek me débecte. C'est une véritable ordure. Après tout ce qu'elle a fait pour lui, après toutes ces fois où elle l'a soutenu et défendu, lui faire ça... Mon Dieu. Mais c'est du bon drama. Détester un personnage comme je déteste Alex, c'est aussi maintenir mon intérêt pour la série. Contrat rempli ! L'autre grande intrigue déterminante de la fin de saison, c'est le choix du chef des résidents. Alex, toujours, serait bien parti grâce aux petits africains malades qu'il a fait venir au Seattle Grace. J'espère vraiment que les scénaristes ne feront pas la bêtise de le désigner. Je crois sincèrement que ce ne sera pas le cas et que ça se jouera entre Meredith et Cristina mais je me méfie quand même. April ? La bonne blague ! Je l'aime bien, hein, mais chef des résidents, elle ? No Way. Son duo avec Stark fonctionne d'ailleurs toujours aussi bien. Je milite pour que Peter MacNicol devienne régulier la saison prochaine. Le personnage le mérite: il est unique en son genre.

  Le conflit entre Teddy et Cristina se poursuit de plus belle, chacune choisissant de camper sur ses positions. J'aime beaucoup Teddy mais je dois dire que là, je ne peux pas la défendre et me range du coté de sa rivale. Elle avait raison de faire valoir son jugement et son autorité à la base, mais s'entêter comme elle le fait devient ridicule. Cristina avait raison sur toute la ligne. Il va lui falloir le reconnaître une bonne pour toutes. Ses tracas sentimentaux me plaisent toujours même s'ils sont encore effleurés au détour d'une scène ou deux. Son psy de petit copain veut l'emmener avec lui... en Allemagne ! Drôle d'idée. On sait qu'elle ne partira pas de toute façon. Je n'en vois pas l'intérêt. Je suis beaucoup plus convaincu par la probable adoption, très soudaine, d'une petite africaine par Meredith et Derek. C'est la suite logique en fait et c'est peut-être le seul moyen à l'heure actuelle d'offrir à Patrick Dempsey quelque chose de consistant à développer (mais je ne suis pas certain qu'il s'en préoccupe). Derek avait l'air bien plus heureux et bien plus convaincu par cette idée que sa femme. Mais je crois que ce n'est pas volontaire. Ellen Pompeo a juste du mal à jouer le bonheur et la joie de vivre.

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// Bilan // La saison 7 de Grey's Anatomy aurait pu se terminer sur un mariage, ou deux, sur une naissance et sur une adoption. Les scénaristes ont eu la bonne idée de caser tous ces événements avant. Les épisodes avant le final sont donc consistants, et ne ressemblent pas à de simples mises en bouche. Quant au final, il a, a priori, assez de matière pour être prenant et différent des précédents. Je suis confiant.

3 mai 2011

Grey's Anatomy [7x 19]

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It's A Long Way Back // 10 67o ooo tlsp.

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    La routine n'existe plus au Seattle Grace et les scénaristes de Grey's Anatomy mettent un point d'honneur à nous le rappeler à chaque épisode. Ainsi, après l'épisode télé-réalité, l'épisode "golden-hour" ou encore l'épisode musical (qui était quand même une belle tentative bien ratée), voici l'épisode "bon dans le temps" qui suit en parallèle les étapes de guérison à la fois de Callie et de sa fille Sofia ,jusqu'à ce qu'elles soient prêtes à rentrer à la maison. Trois mois défilent sous nos yeux mais il s'y passe autant de choses que dans un épisode classique, comme si le temps s'était suspendu pour la plupart des personnages pendant cette période relativement conséquente. La détresse de Callie face à l'impossibilité de voir sa fille était palpable. Sara Ramirez a su être juste tout en restant sobre. J'ai beaucoup aimé la scène de solidarité où les internes brisent les règles, dans le dos de Bailey, et l'amène voir son bébé. Ça m'a rappelé l'époque où la fine équipe (qui a bien changé) était venue en aide à Izzie et Denny Duquette. Certes,l es circonstances étaient plus dangereuses et les conséquences plus graves. Le défaut de cette intrigue, si je devais lui en trouver un, c'est de ne pas avoir suffisamment impliqué Mark et Arizona. Ils étaient présents pour les bons moments mais pas tellement pour les mauvais. Cela dit, Cristina, en tant que médecin ET marraine, les a drôlement bien remplacés, jouant à la fois sur la tendresse et l'ambition. J'allais dire ses deux marques de fabrique mais la tendresse, c'est à dose homéopathique qu'elle l'offre. Le terme "bienveillance" conviendrait mieux. Elle a toujours les bébés en horreur et toutes ses répliques qui s'y rapportent m'ont éclaté. Cette intrigue était aussi la parfaite occasion pour Stark de montrer qu'il avait un coeur, ce qu'April savait apparemment déjà, et qu'il pouvait être un bon personnage, un bon ajout au casting déjà très large de la série. J'aimerais le voir rester la saison prochaine. Je suis sûr qu'il peut apporter beaucoup si on lui en laisse l'occasion...

  Vous savez que je suis un anti-Karev mais je l'ai trouvé... supportable cette semaine. Disons que sa patiente (incarnée par l'excellente Doris Roberts) apportait beaucoup d'humour et le tirait par conséquent vers le haut. J'ai trouvé ses magouilles assez ignobles -un abus de faiblesse uniquement motivé par l'ambition de devenir chef des résidents- mais sa façon agile d'arriver à ses fins avait quelque chose de fascinant. C'était toujours impressionnant de voir une ordure à l'oeuvre. Alors oui, il finit avec un bébé africain dans les bras et c'est mignon, mais ce serait trop facile de lui pardonner, une fois de plus, ses écarts de conduite sous prétexte que tout est bien qui finit bien... Je ne le lâcherai pas tant qu'il ne disparaîtra pas ! Allez, on peut être sûr que Justin Chambers sera là jusqu'au bout... Le thème de la fraude est également décliné à travers les actions pas jolies jolies de Meredith, qui risquent de lui retomber dessus mais je ne vois pas trop comment. Alex l'a vu, mais, en principe, il ne la balancerait pas, non ? Je sens qu'Adele va claquer entre les mains de Derek et que Meredith va se sentir coupable et l'avouera, au moins à lui mais sans doute aussi au Chief. Tiens, si ça pouvait le décider à partir à la retraite une bonne fois pour toutes ! Ca me ferait beaucoup de peine de perdre Adele mais je ne vois pas d'issue heureuse à cette histoire. Evidemment, le moment où elle confond Meredith et Ellis était poignant. Tout comme le cas Karev, les scénaristes sont allés un peu vite en besogne et ne se sont pas souciés des détails (on ne scelle pas ce type d'enveloppes aussi décisives dans la survie d'un patient ?) mais le format spécial de l'épisode pourrait l'excuser. La dernière intrigue de l'épisode se situe essentiellement en dehors des murs de l'hôpital. C'est une respiration appréciable, surtout quand les deux hôtes ne sont autres que Teddy et Henry, qui vont décidement très bien ensemble. Mais le sort s'acharne sur ce dernier puisque le Dr. Perkins est de retour. Je suis content parce que c'est quelque chose que je voulais dès qu'il est parti en début de saison et en même temps, ça ne pouvait pas plus mal tomber...

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// Bilan // Un bel épisode, de ceux qui vous embuent les yeux de larmes mais plus de joie que de peine.

4 avril 2011

Grey's Anatomy [7x 18]

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Song Beneath The Song // 13 o9o ooo tlsp.

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    Dire que je suis déçu par cet épisode de Grey's Anatomy serait un euphémisme. L'entreprise était sans doute trop ambitieuse. Série médicale et série musicale ne riment pas bien ensemble. J'ai passé un agréable moment à le regarder mais plus j'y pense et plus je lui trouve des défauts. A commencer par le choix des chansons et les réorchestrations. How To Save A Life et Chasing Cars sont devenues des classiques, elles ne pouvaient que faire partie de la liste. Mais il y en a d'autres dont on se serait aisément passé. Je pense à Breathe par exemple. Chyler Leigh a ainsi pu nous dévoiler ses talents insoupçonnés en chant mais la scène en elle-même n'avait pas grand intérêt. En plus, pour amener un rapprochement entre Lexie et Mark... Non merci. Il faut tourner la page. The Story était excellente en revanche, mais Sara Ramirez en a peut-être trop fait. Elle a été parfaite tout au long de l'épisode et là... ça ne le faisait pas. On était à la limite du ridicule. Le gros point noir, c'est le choix d'offrir des versions très dépouillées de tous ces tubes. Qu'un ou deux acteurs ne chantent pas bien, ce n'est pas un problème. Mais que les chansons perdent de leur force, c'en est un, et un gros. Les musiques dans la série (et dans toutes les séries en général) sont là pour souligner l'émotion. Or, dans cet épisode, elles avaient tendance à la neutraliser. Je comprends que l'équipe de Shonda Rhimes n'ait pas souhaité faire du Glee. Ca n'aurait pas collé. Mais ils auraient pu faire en sorte que l'ensemble soit plus vivant.  Là où ils ont tout piqué à Glee, c'est au niveau des playbacks, majoritairement ratés !

   Je ne sais pas vous mais moi, à aucun moment je n'aie craint pour la vie de Callie et de son bébé. Je ne dis pas qu'il aurait fallu axer l'épisode musical autour d'un autre événement mais disons qu'il aurait plutôt fallu qu'il y en ai d'autres pour nous tenir vraiment en haleine. Les histoires secondaires, peu développées, auraient sans doute mérité plus de temps d'antenne. Et Kate Walsh aussi. C'était logique de la faire revenir à cette occasion mais s'en servir aussi peu et ne même pas la faire chanter !? Cela dit, elle n'est pas la seule à ne pas s'être prêté au jeu. J'ignore si ce sont les acteurs qui l'ont demandé ou leurs voix qui n'étaient vraiment pas écoutables mais, selon les cas, j'ai ma petite idée. Je suis à peu près sûr que Patrick Dempsey et Sandra Oh ont refusé. Vu le contexte, j'aurais aimé entendre davantage Jessica Capshaw et Eric Dane. C'est là que le concept atteint ses limites : faire un épisode musical oui mais en ne se servant que de ceux qui savent vraiment chanter, même s'ils n'ont pas grand rapport avec l'intrigue. J'adore Chandra Wilson -cette femme sait TOUT faire- et elle s'est bien intégrée, mais c'était un peu plus difficile pour Kevin McKidd, qui ne sert plus à rien depuis un petit bout de temps, ou pour Chyler Leigh, qui était top mais qui ne semblait pas à sa place. Finalement, le plus grand moment d'émotion, outre le réveil de Callie, attendu, c'était le craquage de Meredith dans l'ascenseur. Elle a explosé en sanglots comme rarement. On aurait juste apprécié une réaction un peu plus vive de Derek...

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// Bilan // Trop ambitieux, cet épisode musical de Grey's Anatomy ne restera pas dans les annales de la télévision. Il y avait pourtant matière à offrir quelque chose de plus marquant. Mais ils l'ont fait ! Rien que d'avoir essayé et de ne pas s'être complètement vautré, ça mérite d'être applaudi. 

26 mars 2011

Grey's Anatomy [7x 17]

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This Is How We Do It // 1o 281 ooo tlsp.

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    Cela faisait un mois que Grey's Anatomy avait disparu du petit-écran. Un mois durant lequel le Japon a tremblé et a été submergé, TF1 a ouvert son Carré Viiip, Marine Le Pen a été désignée présidente du Front National, Elizabeth Taylor (la vraie, pas la chienne de Charlotte dans Sex & The City) nous a quittés, Heather Locklear, Christina Applegate et Ginnifer Goodwin ont rejoint des pilotes en vue de la saison prochaine... Bref, il s'est passé des tas de choses mais pas vraiment au Seattle Grace, où la vie suit son cours tranquillement. Arizona et Mark ne s'entendent toujours pas. Ils se battent cette fois -ci autour de l'organisation de la baby shower de Callie (et oui, il faut qu'elle accouche avant la fin de la saison, le temps doit passer plus vite...) alors que sa grossesse se déroule plutôt bien. Elle passera l'épisode le sourire aux lèvres, en montrant sa dentition parfaite, jusqu'à l'accident de voiture en guise de cliffhanger. Il aurait pu être génial si et seulement si on ne l'avait pas vu venir à des kilomètres (eh oh Arizona, tu conduis, regarde devant toi, pas à droite !), si la scène avait été tournée en décors naturels et non avec un écran qui défile derrière et si on nous avait évité la coupure brusque avec le classique son de freins puis de ferraille. Ridicule et pas digne d'une des séries les plus regardées aux Etats-Unis qui est donc censée avoir des moyens (et qui n'a pas si souvent l'occasion de les débourser en dehors des salaires des nombreux acteurs). Une introduction ratée à l'épisode musical qui suivra la semaine prochaine, en espérant que Shonda Rhimes ne s'est pas ramassée. On l'attend au tournant...

   Les relations amoureuses des uns et des autres n'ont pas beaucoup évolué en un mois. April et le Dr. Stark dînent régulièrement ensemble mais la première souhaite qu'ils restent au stade de l'amitié tandis que le second en veut plus. Qui va gagner ? D'un point de vue soapesque, ce serait plus avantageux qu'il se passe quelque chose voyez-vous. Et puis je veux les voir s'embrasser. Ce sera un peu dégoûtant, ça peut être marrant ! Leur début d'histoire fait en tous cas déjà parler. La scène au cours de la Baby Shower l'illustrait parfaitement, Grey' Style. Alex et sa blonde se contentent de boire des bières sur le parking de l'hôpital où la raclure (j'ai envie de le surnommer ainsi) a garé sa caravane. Cette femme ne m'inspire pas et je hais qu'elle découvre petit à petit combien la raclure a souffert et combien cela fait de lui le grand homme qu'il est apparemment devenu. Rachael Taylor étant l'une des trois nouvelles Drôles de Dames de ABC, cette affaire est vouée à l'échec. Rien n'est donc fait pour que je puisse m'y intéresser. Bailey et son Eli suscitent davantage ma curiosité. On n'a tellement pas l'habitude de voir le petit gland tout noir s'agiter de la sorte, tout en regards de braise ! Je suis fan de cette Miranda là aussi. Eli a quelque chose. Pourvu que ça dure... Lexie et Jackson assurent le minimum syndical mais ils le font bien : shirtless et moites. Comme un air du Grey's Anatomy des débuts. C'est très agréable mais pas très profond pour l'instant. Tant que cela ne débouche pas sur une prise de conscience de Lexie, qui se rend compte qu'il n'y a que Mark qui compte...

   C'est finalement vers les patients qu'il faut se tourner pour une fois afin de se procurer quelques émotions fortes. Du rire d'abord, grâce au mari de Teddy, qui a bien du mal à cacher ses sentiments pour sa "femme" lorsqu'il est sous l'emprise de médicaments. Evidemment, les choses deviennent plus sérieuses et plus émouvantes chemin faisant mais Teddy n'a pas l'intention de se laisser aller. Pas tout de suite du moins. L'une des patientes de Meredith et Derek, atteinte d'Alzheimer et supportée magnifiquement par son fils, aurait pu me faire verser une petite larme. C'était simplement touchant. Mais le meilleur revient à n'en pas douter à Adele et Richard, qui doivent désormais se battre contre la maladie main dans la main. Loretta Devine était absolument bouleversante. Je me suis soudainement souvenu pourquoi je l'aimais tant : elle est capable de passer du rire aux larmes en l'espace de quelques secondes et elle est aussi douée dans les deux domaines. Mais une Adele en cachait une autre au cours de cet épisode ! Le programmateur musical de la série a eu la bonne idée d'utiliser deux morceaux de la chanteuse portant ce prénom, issus de son dernier album, encore meilleur que le premier : l'entraînant Rumour Has It et le magnifique Someone Like You.  

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// Bilan // Même si cet épisode est finalement assez routinier et parfois maladroit, il délivre, sans temps mort, des prestations convaincantes ainsi que quelques scènes amusantes et d'autres bouleversantes.


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14 février 2011

Grey's Anatomy [7x 13 & 7x 14]

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Don't Deceive Me (Please Don't Go) // P.Y.T. (Pretty Young Thing)

11 18o ooo tlsp. // 1o 47o ooo tlsp.

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   Comme je le disais dans ma précédente review, le temps des intrigues bébé est arrivé dans Grey's Anatomy et ça va passer ou casser. Pour le moment, malgré toute la confiance que j'accorde aux scénaristes de la série, ça a plutôt tendance à casser. Les deux derniers épisodes n'étaient pas mauvais, ils étaient juste plats et pas toujours très efficaces. La grossesse de Callie a complètement supplanté les autres intrigues, accaparant l'antenne de manière trop classique. Ce n'est pas tant le triangle "pas amoureux" Callie-Mark-Arizona qui me dérange, puisqu'il est très original pour le coup, mais les réactions de la femme enceinte, assez exaspérantes, surtout venant de la part d'un médecin. Toutes ces inquiètudes pour pas grand chose ont eu raison de moi. Et puis il faut dire ce qui est : l'obstétricienne qui s'occupe d'elle n'arrive pas à la cheville d'Addison. Je n'ai rien contre cette Lucy Fields mais Rachael Taylor (une des futures Drôles de Dames d'ABC) a le charisme d'une huître. On la croirait tout droit sortie d'une série de la CW. Sa ressemblance avec Hilarie Burton, la blonde frisée des Frères Scott, m'a perturbé. Par ailleurs, son début de romance avec Karev est trop prévisible, déjà vu. Et puis aux dernières nouvelles, Alex s'intéressait à la petite débarquée de Greek. Je la préférais. J'ai bien l'impression qu'elle n'était là que pour un épisode et une rapide partie de jambes en l'air. Dommage. On touche à ce propos un problème assez inédit pour Grey's Anatomy : l'absence de continuité dans les épisodes. Combien d'intrigues sont restées en suspens ces temps-ci ? Le Dr. Stark, qui a disparu; le mari de Teddy, pas là non plus; le crush de Bailey, évaporé; et il y en a sans doute d'autres d'importance moindre que j'ai zappé. Et je ne parle même pas des personnages très en retrait comme Owen -à la limite ça peut se comprendre pour le premier épisode puisque Kevin McKidd le réalisait- ou April.

   En revanche, Lexie est revenue au centre de l'attention, d'abord à cause de son énième rupture avec Mark, qui ne peut que se comprendre étant donné la situation, ensuite grâce à l'énième admission de son père au Seattle Grace. Là encore, Grey's n'a pas fait dans l'originalité en nous sortant une nouvelle amie à Thatcher, particulièrement jeune et jolie. Les réactions de Lexie ne sont pas très étonnantes, mais conduisent à quelques situations cocacces, et la réaction de Meredith est surprenante : elle leur accorde son soutien ! Elle n'aurait jamais réagi comme ça il y a une saison ou deux. Autant ce constat me plaît d'habitude, autant là je suis plus partagé. Certes, elle avait d'autres chats à fouetter, mais elle aurait quand même pu s'offusquer l'espace de deux minutes avant de se raviser. Son intrigue, qui la place dans un dilemme impliquant le Chief, Derek et sa mère, était bien trouvé et assure une certaine continuité avec les débuts de la série. Je regrette simplement que Derek soit si transparent dans toute cette histoire. Sa période de rebellion n'aura pas duré longtemps. Celle de Cristina non plus, mais c'était suffisant. Le cas médical du premier épisode a prouvé qu'elle avait quand même évolué un minimum et qu'elle pouvait faire preuve d'un peu plus d'empathie qu'avant. La petite grand-mère dont elle s'est occupée m'a ému. L'autre cas médical marquant, qui impliquait L. Scott Cadwell (Rose de Lost), était too much mais malgré tout bouleversant. L'actrice a été remarquable.

   Les scénaristes se seraient-ils enfin décidés à soigner Jackson ? On y a déjà cru plusieurs fois, puis ça n'a donné lieu à rien de très approfondi, mais cette fois j'y crois ! Sa petite compétition avec Cristina avait le mérite d'être drôle, et sa possible romance avec Lexie, déjà effleurée il y a longtemps puis abandonnée, me plaît. Il serait temps que Lexie passe à autre chose et il serait temps que lui couche avec quelqu'un. Perfect timing ! Je termine avec l'intrigue Twitter du premier épisode qui m'a laissé perplexe. C'était caricatural, ça sonnait faux, mais c'était un bon moyen d'inscrire la série dans la tendance et ça a occupé Bailey quelques temps. C'est sûr qu'elle mérite mieux mais ce n'était pas non plus terrible à regarder. Et puis, la réplique de Richard était tordante : "I would like to see Bailey's tits on the internet" !   

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// Bilan // Mauvaise passe pour Grey's Anatomy qui enchaîne les épisodes brouillons et qui ne parvient plus à se servir intelligemment de son très large casting. Les dialogues et la mise en scène sont moins vigoureux, mais l'ensemble reste plaisant.

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