Pushing Daisies [2x 13]

Kerplunk (Series Finale) // 2 2oo ooo tlsp.
![]()


La malédiction Bryan Fuller continue. Après Dead Like Me et Wonderfalls, c'est au tour de Pushing Daisies de s'arrêter trop tôt. C'était certainement son oeuvre la plus poussée, il est allé au bout de sa folie et de son extravagance. Le voilà maintenant obligé de retravailler sur Heroes... Je crois que Pushing Daisies est une série que l'on regrettera longtemps. C'est de loin ce que la télévision américaine a offert de plus incroyable et de fantaisiste depuis qu'elle existe. Je suis persuadé que, malgré son parcours chaotique, on se souviendra d'elle pendant encore de nombreuses années. Pourquoi la série qui aurait dû être le succès de l'année 2008 n'a finalement jamais rencontré son public ? La faute à pas de chance ? Il est inutile de se torturer l'esprit à essayer de comprendre. On va dire que c'est un rendez-vous manqué et que la qualité n'attire pas toujours la quantité... Et on va essayer de ne pas haïr ABC, qui a fait ce qu'elle a pu et qui a eu le mérite de croire en ce projet. Pushing Daisies aurait certainement eu un parcours plus radieux sur une chaîne du câble mais aurait-elle eu autant de moyen ? On ne le saura jamais. Bryan Fuller envisage de conter la suite des aventures de Ned & co. à travers des comic books. Même si l'idée est bonne, ça ne remplacera jamais la série. On pourrait rêver à un téléfilm conclusif dans quelques années, comme ça vient d'être fait avec Dead Like Me (il faut que je le pense à le regarder d'ailleurs !), mais autant ne pas trop en attendre. On verra bien ce que l'avenir nous réserve dans le monde merveilleux de Pushing Daisies...

J'appréhendai beaucoup le visionnage de ce dernier épisode, la peur que tout cela se termine sur une déception. Eh bien l'épisode est bon, même très bon, et ô surprise, il conclut la série dignemement. A la va-vite, certes, mais dignement quand même. Au moins, ça ne s'achève pas sur un terrible cliffhanger ou sur un épisode banal. Dans les dernières secondes, chaque personnage obtient son happy-end. Autant je ne suis pas tellement pour les happy-ends, autant dans le cas de Pushing Daisies, ça s'imposait. J'ai toujours pensé que la série se terminerait comme elle a commencé : sur la mort de Chuck. C'est peut-être ce qui serait arrivé si la série avait duré plus longtemps. Au lieu de ça, elle se termine sur une scène que l'on attendait tous et que l'on ne pensait jamais voir : Chuck en chair et en os face à ses tantes (enfin sa mère et sa tante), toute souriante, accompagnée de son éternel amour, Ned. C'est beau comme un champ de blé et un matin de printemps. C'est émouvant mais tout va trop vite pour que l'on ait le temps de verser une larme. La vue aérienne du village imaginaire de la série qui reprend un à un les lieux mythiques que le quatuor a visité est une belle idée, une jolie façon de boucler la boucle. Ca fait mal au coeur de voir toute cette magie et toutes ces couleurs s'envoler... Emerson Cod a lui aussi droit à so happy-end puisque sa fille vient cogner à sa porte. On n'assiste pas vraiment à leurs retrouvailles mais c'est beau quand même. Et puis Olive Snook tente d'oublier son Pie Maker avec le maladroit mais amusant Randy Mann. Ensemble, ils ouvrent "The Intrepid Cow", une restaurant spécialé dans le macaroni & cheese. So Pushing Daisies ! J'ai envie de glisser un mot, pour finir, sur les acteurs de la série, qui ont incarné leurs personnages à la perfection. A tel point qu'il est difficile de les imaginer dans d'autres rôles. Lee Pace sera éternellement Ned et Anna Friel sera Chuck advitam eternam. J'espère tout de même les revoir très vite. Ils sont excellents et uniques. Chi McBride sera présent la saison prochaine dans Human Target. Cet homme ne s'arrêtera donc jamais ! Et puis Kristin Chenoweth aurait dû rayonner dans le nouveau David E.Kelley, Legally Mad, mais le sort (enfin NBC) en a décidé autrement... J'ai hâte de la retrouver, plus encore que tous les autres. Son sourire va sacrément nous manquer !


// Bilan // Jamais facile de dire adieu à une série que l'on a profondément aimé, malgré ses défauts. Pushing Daisies fait partie de ces magnifiques accidents de parcours que l'on n'oubliera jamais. Tout là-bas au cimetière des séries, elle est l'arc-en-ciel qui surplombe les carcasses plus ou moins regrettées des séries décédées...





2.
5. 











Malgré une conclusion très correcte, pour sa dernière saison, Prison Break n'a encore pas brillé. On peut dire que l'on est légèrement au-dessus de la saison 3, qui reste définitivement à jeter de bout en bout, mais évidemment, on est très très loin de la qualité de la saison 1, qui restera pour moi un must de la télévision américaine. L'enjeu de la saison, à savoir récupérer Scylla, n'a pas tenu sur la longueur mais il a eu le mérite de renouveller un peu la série dans les premiers épisodes. Ensuite, bien-sûr, on est retombé dans tout ce qui peut faire sa médiocrité depuis deux ans : facilités scénaristiques honteuses, retournements de situation multiples absolument pas crédibles et absence de profondeur dans la psychologie des personnages. Wentworth Miller et Dominic Purcell n'y croyaient plus, ça se sentait à chaque plan, et de bons acteurs comme William Fichtner ou Robert Knepper ont dû inlassablement jouer la même partition au point de faire de leurs personnages des caricatures ambulantes. L'histoire d'amour entre Sara et Michael avait toujours aussi peu de saveur tant les deux acteurs n'ont absolument aucune alchimie. Entre les épisodes ridicules et ceux où l'on s'ennuyait ferme, il n'y a pas grand chose à sauver de cette saison, sauf peut-être les trois ou quatre derniers épisodes, surprenants et presque émouvants. Au final, c'est le soulagement qui domine. Il était temps que cette mascarade s'arrête ! Tous sur les frères les plus cons de la télévision
Je n'ai plus assez de mots pour exprimer ma déception concernant les wives. Chaque année, depuis trois ans, c'est la même rengaine : mystère fil-rouge prometteur dans son premier tiers, tirant en longueur dans le deuxième puis qui s'achève dans le ridicule absolu dans le Season Finale. Cette année, on a été particulièrement gâté à ce niveau-là avec Dave l'albinos, qui a fait une sérieuse concurrence aux Applewhite de la saison 2. Heureusement pour lui, il avait Edie à ses cotés pour lui donner un peu d'intérêt... jusqu'à ce qu'elle meurt et la série avec. Concernant nos chers personnages principaux, on s'enlise encore un peu plus. Le bond de 5 ans dans le temps n'aura servi strictement à rien, si ce n'est évincer les ados qui ne constituaient pas le plus mauvais des intrigues pourtant. Je l'ai déjà dit et je le répéte : les femmes de Wisteria Lane sont tellement caricaturales à la base que soit on ne les fait pas évoluer et elles nous emmerdent à la longue, soit on les fait évoluer, voire changer, au risque de ne plus reconnaître les personnages que l'on a aimé. Marc Cherry a fait son choix, celui du risque zéro, et il en paye les conséquences aujourd'hui puisque les audiences de la série s'effondrent et que les critiques sont mauvaises dans l'ensemble. Il est certainement trop tard pour se rattrapper et de toute façon, vu la tronche des intrigues lancées dans le Season Finale, aucune remise en question n'est au programme ! Alors la série va mourir plus ou moins lentement et on regrettera éternellement le doux temps des deux premières saisons, où l'on riait et pleurait avec passion... Si vous aussi vous avez une âme de femme au foyer desespérée, c'est par
On a souvent comparé How I Met Your Mother à Friends et, même s'il y a quelques similitudes, on en est bien loin ! Friends a attendu sa 10ème et dernière saison pour décevoir (un peu), How I Met s'y est mise dès la saison 3 ! La saison 4 enfonce malheureusement le clou. J'ai plusieurs théories sur cette dégringolade et je m'en vais vous les exposez : 1. CBS a demandé aux producteurs, Carter & Bays, de se diriger vers un format un peu moins feuilletonnant, plus à la Mon Oncle Charlie et The Big Bang Theory, afin de pouvoir plus facilement contenter les téléspectateurs occasionnels de la sitcom. On s'est donc retrouvés avec de nombreux stand-alones cette saison, certains étant réussis et d'autres vraiment ratés. Je pense au Best Burger In New York par exemple, une sacrée deception dès le 2ème épisode de la saison ! 2. Les grossesses simultanées de Alyson Hannigan et Cobie Smulders ont déjoué les plans des scénaristes et les ont empêchés de faire évoluer les intrigues comme ils le souhaitaient à la base, d'où cette fin de saison brouillonne. 3. Ils se sont rendus compte que ce qui faisait l'originalité de la série à la base -la recherche de la "mother"- était aussi son handicap. Difficile de gérer la révélation et ses étapes intermédiaires quand on ne sait pas combien de temps va durer la série. Alors on essaye de faire oublier l'enjeu pendant quelques temps, on revient dessus par intermittences sans jamais faire avancer les choses, ou en faisant croire qu'elles avancent alors que ce n'est pas du tout le cas et manque de chance, les téléspectateurs ne sont pas dupes ! Bref, je vous laisse méditer sur ces théories en attendant la saison 5 qui, je l'espère sincérement, sera la dernière. Il y a encore matière à relever le niveau et s'arrêter à temps ! Je tiens tout de même à préciser que tout n'était pas à jeter cette année et qu'il y a quelques bons épisodes dans le lot quand même ! Tous les Barneyismes sont 
J'ai choisi de réunir ces deux séries du câble parce que leurs parcours sont à peu près similaires même si l'une des deux a un an de plus. Ce sont deux excellentes séries, vraiment. Elles sont intelligemment écrites, avec finesse, raffinement et subtilité. Elles sont portées par des acteurs de grand talent, Michael C.Hall et Glenn Close en tête. Les deux premières saisons de Dexter et la première de Damages étaient de tels bijoux que le risque de faire moins bien était énorme et c'est ce qui est arrivé. Rien de comparable avec les déceptions qu'ont pu constituer Prison Break et Despetarate Housewives, on reste à un niveau largement supérieur, mais déception quand même. Toutes les deux ont eu le tort d'introduire de nouveaux personnages vraiment pas à la hauteur de leurs prédecesseurs. Ainsi, le fameux Miguel Prado de Dexter a plombé une bonne partie de la saison 3, par son omniprésence et son intérêt franchement limité. De la même façon, Daniel Purcell a pris trop de place en début de saison 2 de Damages et a fait trop d'ombre aux personnages principaux. Sa soudaine absence n'était pas une mauvaise chose mais elle a contribué à la structure inégale et branlante de la saison. Puis il faut bien avouer que la grande affaire de la saison était loin d'être aussi passionnante que l'affaire Frobisher de la saison 1. Elle manquait d'incarnation et était faussement complexe. La saison 2 de Dexter était au contraire moins complexe que les deux précédentes mais beaucoup plus prévisible aussi. Quoiqu'il en soit, il s'agissait de deux chapitres, de deux pièces d'un grand puzzle, et la suite peut tout à fait relever le niveau. On est face à deux séries d'exception. Si vous vous sentez meurtrier dans l'âme, c'est 








J.J. Abrams a récidivé : après Alias et LOST (et n'oublions pas la frisée Felicity), il nous a encore créé une série culte ! Ce que l'on soupçonnait être une resucée de X-Files au départ en est finalement très loin. Entre une mythologie passionnante qui se construit petit à petit et des enquêtes du jour intenses, avec des intros souvent impressionnantes, Fringe est clairement LA grande nouvelle série de l'année. Mais le petit plus qui fait toute la différence, au-delà de la réalisation parfaite et de l'ambition évidente de l'entreprise, ce sont les personnages, et par extension les acteurs qui les interprétent. Si Anna Torv n'est pas instantanément convaincante, elle se révèle au fur et à mesure à la hauteur de son rôle d'héroïne tourmentée. John Noble a écopé du personnage le plus profond, le plus énigmatique et le plus drôle aussi ! Il réussit à passer du rire aux larmes avec une facilité déconcertante. Joshua Jackson est très bon mais son personnage est celui qui a été le plus en retrait et dont on ne sait finalement pas grand chose. Kirk Acevedo, Lance Reddick et Blair Brown, dans des rôles secondaires, s'en tirent également averc brio. Alors quel reproche peut-on faire à Fringe ? Des épisodes un peu trop longs ? Même pas, les 48 minutes passent toujours à vive allure. Des intrigues trop compliquées ? Non plus. Même si les choses se complexifient en fin de saison, tout est relativement clair. Finalement, le seul reproche que je peux faire, c'est que certaines enquêtes sont un peu plus faiblardes que d'autres, mais même la plus mauvaise n'est pas ennuyeuse alors... Il ne reste plus qu'à espérer que la saison 2 sera à la hauteur et que le public sera au rendez-vous. Qu'importe, Fringe est déjà culte ! Toutes mes théories Fringiennes sont
Je suis tombé amoureux de Tara en l'espace de quelques minutes. Il a suffit d'un pilote et notre histoire a commencé. Comme dans toutes les relations amoureuses, il y a eu des haut et des bas mais j'ai surtout envie de retenir les haut. Le gros problème de la série, c'est son format de 26 minutes. Je ne m'y ferai jamais. Autant ça ne me gène pas pour Californication ou Secret Diary Of A Call-Girl, au contraire, ça permet d'abréger mes souffrances plus rapidement, autant pour Weeds et maintenant The United States Of Tara (et probablement bientôt Nurse Jackie), c'est vraiment gênant. On sent qu'il y aurait du potentiel pour tenir 42 minutes et ainsi davantage développer les personnages (surtout les secondaires), mais Showtime a fait son avarde. Toujours est-il que l'on passe un excellent moment de dramédie à chaque épisode, que 26 minutes sont suffisantes pour s'extasier devant le talent immense de Toni Collette, qui passe d'un double à un autre avec élégance et agilité. Dans l'ombre de Tara, il y a sa soeur, interprétée par une Rosemarie DeWitt que j'adore; son mari, ou le retour tant attendu de Aidan-John Corbett; et ses deux enfants. J'affectionne tout particulièrement son fils, pour la simplicité et le réalisme de son histoire. Concernant les doubles de Tara, impossible de choisir son favori ! La Bree Van de Kamp puissance 10 ? Le camionneur sérial roteur-péteur qui érige la vulgarité en art ? La Britney-pouffe chaude comme la baise (je n'ai pas oublié de lettre !) ? La bête immonde qui pousse des cris et qui pisse sur les gens qu'elle aime ? Ils sont tous attachants à leur manière, et tous très drôles, hilarants même parfois ! Tara me met dans tous mes états. Et vous ? Tous les états de Tara sont
Honnêtement, au cours d'une saison "normale", Worst Week n'aurait certainement pas fait partie de mes nouveautés préférées de la saison. Pas que je ne porte pas les sitcoms dans mon coeur mais j'ai toujours tendance à leur préférer un bon gros drama (larmoyant ou pas). Cette saison étant "spéciale", Worst Week a tout à fait sa place. La vérité, c'est qu'après la vague des sitcoms cultissimes des années 80 et 90, le genre a beaucoup de mal à se renouveler et Worst Week fait partie de ces rares spécimen qui réussissent à se distinguer. Son crédo, c'est le quiproquo en pagaille et ça marche à tous les coups. Les catastrophes s'amoncellent d'épisodes en épisodes et les scénaristes font systématiquement preuve d'un génie incroyable pour imaginer tant de situations délirantes. Kyle Bornheimer a un tel capital sympathie que Sam, le héros de la sitcom, n'est jamais ridicule et jamais lourd. Et ça c'est une prouesse, je vous assure ! Il est entouré par d'autres acteurs de talent, qui manient la comédie avec brio. Je pense surtout aux parents interprétés par Kurtwood Smith, qui avait déjà fait ses preuves dans 70's Show, et Nancy Lenehan, qui est extrêmement attirante pour une femme de son âge (pas que les vieilles soient forcément moches mais bon, voilà quoi). Malgré quelques gags un peu moins drôles parfois et une légère lassitude en fin de saison, Worst Week est un excellent divertissement qui aurait mérité plus de succès (et une 2ème saison). A noter qu'il reste un épisode à CBS dans ses cartons et qu'il sera diffusé le 6 Juin ! Ma critique du pilote
Et le prix de la deuxième sitcom la plus originale de la saison revient à Better Off Ted ! Son concept est même encore plus original que celui de Worst Week mais elle a eu le désavantage d'arriver à la mi-saison, avec seulement 7 épisodes (même s'il reste des inédits pour cet été), donc il est un peu plus difficile de la juger sur la longueur. Alors certes, je craque pour Jay Harrington, l'acteur principal, mais ce n'est pas pour ça que la sitcom m'a autant plu. Ou pas seulement. L'idée de cette entreprise capable de créer tout et n'importe quoi est déjà excellente en soi mais quand on y ajoute toutes les bizarreries de chacun des personnages secondaires, notamment celles des deux savants fous, la sauce ne peut que prendre ! Et puis je voue un culte à Portia de Rossi depuis Ally McBeal (puis Arrested Development) et, même si elle a toujours un rôle de femme froide et autoritaire, chacune de ses répliques font mouche. Cette comédie est tout simplement irrésistible et c'est agréable de se rendre compte qu'en plus, en sous-texte, on nous fait une belle critique de la société de consommation et du monde pas toujours très clean de l'entreprise. Une sitcom drôle et intelligente, ça existe ! A la surprise générale, ABC a commandé une saison 2. On ne va pas bouder notre plaisir (même si concrétement ce renouvellement est aberrant). Je finirai sur un "Aaaaaaaaaaaaaah", que les fans comprendront ! Ma critique du pilote 

