True Blood [1x o1 Pilot Pre-Air]

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Après l'inoubliable Six Feet Under, Allan Ball, son créateur, était attendu au tournant. Non content d'avoir parlé de la mort pendant 5 belles années, voilà qu'il remet le couvert avec True Blood. Il est toujours question de la mort, entre autres choses, mais cette fois sous un angle très innatendu : celui des vampires assoiffés de sang. La série est adaptée des romans de Charlaine Harris qui forment une saga intitulée La Communauté du Sud. Ainsi, l'action se situe au coeur de la Louisiane (lieu atypique où peu de séries par le passé ont posé leurs bagages) où les prémices d'un nouveau genre de chaos font leur apparition. Depuis deux ans, les vampires ne se cachent plus. On peut même dire qu'ils ont fait leur coming-out à eux, en quelques sortes. La science allant toujours plus loin, elle a réussi à inventer du sang synthétique. De ce fait, les vampires n'ont plus besoin de vivre comme des reclus, loin du monde. Ils peuvent vivre normalement avec leur dose de sang quotidienne sans avoir à tuer qui que ce soit. Evidemment, ils sont encore considérés par les gens comme des bêtes curieuses. Ils fascinent et ils révulsent. Surtout dans les petites bourgades isolées du Sud des Etats-Unis.
Dans ce premier épisode intitulé Strange Love, une jeune cerveuse blonde prénommée Sookie fait la rencontre d'un vampire dont elle tombe instantanément sous le charme, une nuit de pleine lune. Mais Sookie Stackehouse n'est pas une femme comme les autres. Elle possède une étrangeté qui est à la fois un don du ciel et une miséricorde terrible : elle peut lire dans les pensées depuis sa plus tendre enfance. Autour d'elle, partout, des voix. Sauf quand elle se retrouve face au vampire Bill. Elle ne peut entendre sa voix intérieure et elle l'interpréte comme un signe du destin. Sookie vit chez sa grand-mère avec son frère, Jason. C'est un beau garçon qui fait craquer les filles et le jour où une de ses conquêtes l'invite à visionner une vidéo d'elle en train de faire l'amour avec un vampire déchaîné, il ne peut s'empêcher de reproduire ce qu'il a vu, avec force et violence. Le lendemain au petit matin, la ville est en émoi. La jeune femme a été retrouvée morte dans son appartement ...

Ce premier épisode, qui rappelons-le est un pre-air donc une version non-définitive du pilot, est déroutant. La scène inaugurale est extrêmement cliché, digne de n'importe quelle mauvaise série B. Une station essence, un couple en rut, un vendeur pour le moins étrange et l'amorce d'une bagarre avec un vampire qui n'hésite pas à montrer ses crocs. Cependant, cette scène complêtement à part de la suite de l'épisode fait furieusement penser aux introductions très soignées de chaque épisode de Six Feet Under. Il y a fort à parier que chaque épisode de True Blood commencera ainsi. Suivent une cinquantaine de minutes très prenantes mais qui laissent terriblement circonspect. On ne peut pas s'empêcher de penser qu'Alan Ball aurait pu faire mieux, beaucoup mieux. On ne le retrouve pas. Ni dans les dialogues (pas vraiment marquants) ni dans la mise en scène (assez passe-partout). Il se dégage cependant un certain réalisme et une grande sobriété, ce qui a justement fait sa marque de fabrique. Quand je parle de réalisme, il est bien entendu que les vampires n'existent pas, ni même les gens qui lisent dans les pensées. Mais il y a quelque chose d'autenthique et de simple qui se dégage des relations entre les personnages. Outre Sookie, campée par une Anna Paquin assez étrange mais convaincante, on découvre le patron du bar le Marlotte's (qui deviendra mythique dans quelques années, je suis prêt à la parier), Sam. Il est clairement amoureux de sa serveuse. Un énième triangle amoureux est à prévoir. Il y aussi le cuisinier, Lafayette, très drôle, à la fois viril et féminin. Et Tara, une amie de Sookie qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui est plutôt du genre hystérique. C'est peut-être le personnage qui ressort le plus de tous. Aucun acteur n'a pour le moment véritablement attirer mon attention, il faudra voir avec le temps ce qu'ils valent. Je n'ai pas grand chose à dire sur Bill le vampire, tant il est un cliché ambulant du vampire torturé et romantique habituel. On pense à Angel, on pense au héros de Moonlight et on pense bien sûr aux protagonistes du film Entretien avec un vampire.
Rien de vraiment original ne ressort de ce pilot, rien qui ne semble avoit déjà été dit précédemment sur le monde des vampires. Je reste malgré tout assez confiant. L'ambiance générale est intrigante et plutôt réussie et je reste persuadé que si Alan Ball s'est lancé dans cette aventure avec HBO, c'est parce qu'il a quelque chose à dire et à raconter, un message à faire passer. On sent déjà poindre le thème de l'acception de ceux qui sont dit "différents", "pas comme les autres". La mort jouera sûrement un rôle important également. On retrouve quelques scènes osées, voire sulfureuses, qui font bien la patte du créateur. Allez, dans quelques années on regardera ce pilot avec tendresse en admirant tout le chemin parcouru ... Prenez votre première injection de True Blood à partir du 7 Septembre sur HBO.

MAJ du 8 Septembre 2oo8
2 mois après l`apparition du pilote pre-air de True Blood sur la toile, le pilote a enfin été diffusé sur HBO ce Dimanche. En blogueur consciencieux que je suis, j`ai regardé à nouveau cet épisode pour constater les changements effectués entre temps. Et finalement, outre l`ajout d`une scène manquante dans le pre-air (un rêve de Sookie qui s`imagine son vampire voulant lui sucer le sang) et le remplacement d`une actrice par une autre (Tara, la meilleure amie de Sookie, jouée par une autre actrice semblable à la précédente, on ne voit quasiment pas la diffèrence), rien n`a vraiment changé. Mais je dois dire que ce second visionnage m`a beaucoup plus, peut-être plus que le premier (j`ai d`ailleurs modifié le nombre d`étoiles en le passant de trois à quatre). Il suffit de regarder ce premier épisode sans penser à Alan Ball et à ce qu`il a fait précédemment. L`atmosphère un peu sulfureuse et gothique de True Blood est finalement très attirante et j`ai hâte de voir enfin le second épisode car au fond, on ne sait toujours pas très bien à quelle sauce on va être ... mordu ! J`allais oublié : le générique est dans la plus pure tradition de HBO : magistral !



Dernier robot sur une planête terre désertée par les humains, Wall-E se sent terriblement seul jusqu`au jour où il fait la recontre d`Eve, une "robote" tombée du ciel. Entre eux, c`est le coup de foudre instantanné. Mais le séjour d`Eve sur Terre est de courte durée. Wall-E se lance alors à sa poursuite, à travers les galaxies. // Difficile de résister au charme de ce conte en 3D made in Disney/Pixar. Le petit Wall-E est extrêment attachant et c`est une véritable prouesse que de rendre ce robot si vivant, si humain. Avec peu de dialogues mais beaucoup de belles idées et de magnifiques images, le message du film (le vibrant "Sauvez la Terre avant qu`il ne soit trop tard") passe comme un vieux robot dans un vaisseau high-tech : tout seul ! C`est émouvant, c`est très drôle et c`est poétique. Moi qui ne suis pas un grand fan de ce type de dessins-animés, j`avoue m`être laissé prendre au jeu avec délectation.
Quand Bertrand, brillant avocat compliqué et pas très doué avec les femmes, débarque à Monaco pour assurer la défense d`une septuagénaire accusée de meurtre, il fait la rencontre d`Audrey, une fille du pays, présentatrice météo légère mais ambitieuse. Ces deux-là, qu`apparemment tout oppose, vont vivre leur passion dévorante sous le regard de Christophe, le garde du corps de Bertrand, qui a eu une histoire avec Audrey il y a quelques années. Très vite, les choses vont se compliquer ... // La désormais célèbre Louise Bourgoin, ex-présentatrice météo de Canal +, était attendue au tournant avec ce premier film dont elle est la vedette au cotés d`un toujours aussi flamboyant, volubile et hilarant Fabrice Luchini. Premier essai réussi pour la demoiselle, même si au fond, son rôle est assez proche de l`image qu`on lui connaît déjà. Magnifiquement sulfureuse, elle illumine maintenant le grand écran. Pour complêter le trio, Roshdy Zem est également parfait dans son rôle. On rit beaucoup devant ce film, notamment grâce aux numéros impayables de Luchini. Puis le film prend un tournant plus tragique. Ce qui aurait pu être une bonne idée se solde en une déception tant la fin du film est illogique. 5 minutes qui gâchent un film pourtant proche de la perfection. Dommage.
Poppy est une femme heureuse ! Tout lui sourit et elle sourit à tout le monde ! Son métier d`institutrice la passionne, sa colocation avec sa meilleure-amie se passe à merveille et en plus, elle est belle comme un coeur bien que peu gracieuse. Pourtant, le jour où elle se décide enfin à passer des leçons de conduite, il va lui falloir tout le courage du monde pour garder son sang-froid et son sourire légendaire face à un moniteur malaimable et autoritaire. // Be Happy rentre dans la catégorie très à la mode des "Feel-Good Movies", comprendre par là les films dont vous ressortez avec un sourire béat sur le visage. La promesse du film n`est pas totalement tenue. Si l`on passe presque deux heures très agréables avec Poppy, on ne peut pas s`empêcher d`être agacé à la longue par l`hystérie et les rires de la jeune Anglaise. Elle est extrêmement drôle et à de nombreuses reprises, on est simplement mort de rire mais il y a un moment où trop c`est trop ! Les cours de flamenco sont probablement les moments les plus tordants du film et les scènes de conduite sont au départ excellentes, puis de moins en moins bonnes car elles finissement pas toutes se ressembler. Le moniteur, avec ses cris, est insupportable et si l`on ajoute à cela les rires et le flot de parole de Poppy, on assiste à une cacophonie qui fait un peu mal à la tête à la longue. Il y a une scène que je n`ai pas encore compris tant elle sort de nulle part et tant elle est ennuyeuse : celle où Poppy croise un clochard sur sa route. Cette scène dégage autant d`émotion que d`incompréhension. Les quelques scènes entre Poppy et son nouvel amoureux sont super mignonnes et jamais gnan gnan. Ce film est bon mais il aurait mérité un scénario un peu plus dévelloppé et un peu plus de nuance aussi quant au personnage principal. On est quand même soulagé quand ça se termine !
Gotham est encore à feu et à sang quand le terrible Joker fait régner la terreur dans les rues de la ville. Batman, associé au procureur Harvey Dent et au lieutenant de police Jim Gordon, va tenter de remettre un peu d`ordre à tout ça, non sans mal. // Je reconnais que mon pitch du film est un peu succint mais je tenais à faire moins soporiphique que ce film, justement. Parce que The Dark Knight a beau être un des plus gros succès du cinéma de tous les temps, je me suis ennuyé comme un rat mort une bonne partie de la séance. Ces histoires de justicier ne m`ont jamais passionné et ce film ne m`a pas réconcilié avec le genre. Pourtant, visuellement, Christopher Nolan et son équipe ont fait un boulot extraordinaire. Les images sont magnifiques et la réalisation excellente. La performance d`Heath Ledger est effectivement impressionnante ! Celle de Christian Bale, beaucoup moins par contre. Pourquoi avoir choisi de prendre cette voix ridicule dès qu`il est dans son costume de Batman ? Ca le décrédibilise totalement. Dès que le Joker disparaît de l`écran, c`est tout l`intérêt du film qui disparaît en même temps. Puis il faut être honnête : je n`ai pas tout compris. (Je précise que je n`ai pas vu Batman : Begins). Le bien et le mal sont présentés de manière intéressante puisque l`on ne sait plus très bien où se situe la ligne jaune. Bref, ce film a tout ou presque pour plaire et il ne m`a pourtant pas plu. Qu`y puis-je ?




























Et dans le domaine du plaisir, Mylène excelle. On l`a connue Libertine, vantant les joies de la sodomie dans Pourvu qu`elles soient douces ..., évoquant l`épineux problème de l`éjaculation précoce dans Pas de doute, parlant sans détour du préservatif, de sa nécessité et de ses inconvénients dans Que mon coeur lâche ... Nul n`ignore que Mylène Farmer aime le sexe et en parle librement dans ses chansons, comme aucune autre artiste n`ose le faire. Encore dans Point de Suture, elle met les petits plats dans les bras et nous raconte ses aventures peu banales avec ... son godemichet ! Sextonik est une petite bombe en puissance, pleine de second degré, tant dans la musique (qui rappelle forcément les séances de gym tonic de Véronique et Davina ainsi que la dance du début des années 90 avec un pont kitschissime mais jouissif, c`est peu de le dire !) que dans els paroles, coquines et remplies de malice. Mylène prend clairement son pied et nous aussi ! Il ne faut surtout pas chercher là une quelquonque satisfaction intellectuelle par contre ! On regrettera simplement que le refrain soit très agaçant à la longue. Appelle mon numéro est elle aussi plutôt coquine et parlera à tous les amateurs d`amour au téléphone. Sur un ton résolument léger, Mylène se frotte contre son "pillow" et rêve que son amant entre dans la pénombre de son intimité.
Que serait Mylène Farmer sans ses ballades larmoyantes ? Une artiste sans aucune profondeur peut-être. Depuis quelques années, on la sent tout de même moins inspirée de ce coté-là. Elle a déjà conté ses blessures en long, en large et en travers. Pas le temps de vivre, Innamoramento, Ainsi soit-je ... sont autant de titres poignants, de ceux qui vous marquent à jamais. Depuis Pardonne-Moi, les ballades de cet accabit se comptent sur les doigts de la main. Il y a Redonne-Moi et Avant que l`ombre ... Point de Suture est un très beau titre, c`est certain. A-t-il la force de certaines anciennes ballades ? Non. Il manque encore le petit quelque chose qui fait chavirer. A force, on a l`impression d`entendre encore et toujours les même mots, sur les même mélodies, c`est lassant et c`est beau en même temps. Si j`avais au moins ... est très belle aussi et clôt (presque) l`album sur une note un peu amère. On a beau s`amuser, rire, danser, on en revient toujours aux même souffrances et aux même blessures. Les plaies ne se referment jamais vraiment. En titre caché, Mylène s`est fait plaisir en interprétant sa version du célèbre Ave Maria. Etant très remontré contre la religion, quelle qu`elle soit, ça me gêne un peu de retrouver un chant religieux sur un album de variété. Ca n`a pas vraiment sa place. En plus, Mylène dans les aïgus, ça peut parfois être un supplice pour les oreilles. Ce n`est pas une catastrophe, loin de là, mais je n`éprouve aucun plaisir à écouter ce titre caché. Un dernier mot sur le nouveau duo avec Moby : Looking for my name. J`ai mis beaucoup de temps avant d`accrocher. Il y a quelque chose de malsain, voire de dérangeant dans ce titre que j`ai du mal à m`expliquer. En tous les cas, les voix de Mylène et Moby ne se marient pas bien sur les refrains, ce qui est somme toute assez dérangeant. Les couplets son beaux pourtant. Puis la chanson se termine abruptement, sur un goût d`inachevé.