Brothers & Sisters [2x 11]
The Missionary Imposition
Audience: 8 63o ooo.
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Dans mes délires métaphysiques tardifs, je me pose souvent des questions. Sur la vie, sur ma vie, sur celle de mes proches et je ne trouve jamais vraiment de réponses. Parce qu'il y n'y en a pas. Si j'aime autant Brothers & Sisters, je crois que c'est parce que les personnages, et par là-même les créateurs et les scénaristes, se posent les même questions que moi, il rencontre les même problèmes. On a beau tous être différents sur terre, on en revient toujours aux fondamentaux. La confiance en soi, la confiance en les autres, l'image du père, celle de la mère, l'amour, évidemment ... Cet épisode était justement centré sur la confiance. Doit-on faire confiance à quelqu'un que l'on connaît à peine ? Doit-on faire confiance aveuglément à la personne que l'on aime ? Si ce n'est pas le cas, quelle conclusion doit-on en tirer ? La série ne donne aucune réponse mais elle met en images et en paroles tous les maux de chacun d'entre nous et c'est ce qui la rend spéciale.
Après cette longue introduction, je crois qu'il est temps de rentrer dans le vif du sujet ! Et je vais commencer naturellement par ce qui m'a le plus parlé et qui a motivé mon 1er paragraphe: Kevin, Scotty et Jason. Le trio infernal. On a beau se mettre à la place de chacun, difficile de désigner qui est fautif. Peut-être parce qu'il n'y en a pas. C'est tout un concours de circonstances. Comme le remarque Kevin, l'excuse de Jason quand au fait de ne pas avoir appelé est plus que légère. Il avait perdu la foi ? Allons bon, quel rapport avec Kevin ? Est-ce une raison pour ne pas donner de nouvelles ? Scotty qui s'incruste à l'heure du thé, c'est tellement compréhensible !! Il s'inquiétait, il avait sûrement peur qu'ils retombent dans les bras l'un de l'autre. Et à mon avis, il ne serait pas venu, c'est ce qui se serait passé. Il a bien fait ! L'idée du dîner était un peu too much et évidemment, ça se finit dans les cris. Scotty a raison: Kevin n'est pas très clair dans sa tête et tant qu'il ne l'est pas, comment réagir ? Le dénouement est très mignon et pour une fois, Kevin fait le bon choix. Quand Scotty lui demande de couper les ponts avec Jason, il promet de le faire. J'admire Scotty d'avoir eu les couilles de le faire, c'était du quitte ou double et il n'a pas perdu. Ah, si j'avais eu ce courage, peut-être que bien des douleurs m'auraient été épargnées. Mais pour les refiler à un autre ? Peut-être pas la meilleure solution. Pardon d'insérer dans cette review des éléments personnels mais de temps en temps, ça fait du bien. Le séries peuvent parfois servir à exorciser ses démons, non ? Pour en finir avec cette storyline, je dirais simplement que je ne suis pas naïf. Jason n'est probablement pas totalement écarté du tableau. Par un moyen ou un autre, il reviendra.
C'est un peu dommage que le reste de l'épisode soit un peu moins prenant. L'affaire Lena prend fin, pour de bon. C'était pas trop tôt ! On en a rajouté une couche, on est passé à rien du tout de la catastrophe et finalement non, Lena et Tommy n'ont pas remis le couvert ! Alors que je détestais Lena depuis le début, j'avoue qu'elle a été émouvante ici. Elle s'est comportée comme une garce, surtout vis à vis de Justin, qu'elle n'a jamais vraiment aimé. Mais on arriverait presque à la pardonner. C'est la façon dont c'est amené peut-être. Les mots d'Holly aussi. Quant à Julia, elle gére tout ça comme elle peut. Elle fait beaucoup d'effort mais Tommy a toujours la tête ailleurs. Ils décident d'aller voir un psy de couple. Bonne idée. Encore une fois, le thème de la confiance était abordé sous un angle intéressant.
Et puis il y a Sarah. Je n'aime toujours pas ce Graham. Elle n'arrive pas à lui faire confiance, elle aura de toute façon du mal à faire confiance à un homme à nouveau vu ce qui lui est arrivé ces derniers temps, mais si elle pouvait éviter de se mettre à l'épreuve avec lui, ce serait bien. Je ne le sens pas. Déjà là, à peine ses plans avec Sarah tombent à l'eau qu'il va voir ailleurs si l'herbe (ou le gazon) est plus vert(e). La rendez-vous avec les Chinois, par contre, lui a permis de comprendre qu'elle pouvait lui faire confiance niveau boulot. C'est déjà ça !
Enfin, Nora continue de partager de délicieux instants classieux et calmes avec Isaac. Pour l'instant, tout se passe pour le mieux. Il est attentionné, elle est raide dingue de lui. Je n'arrive pas encore à savoir ce qui va bien pouvoir clocher ? Peut-être leurs opinions politiques, peut-être son travail qui lui prend trop de temps. Ou autre chose. En tous cas, il a raison. Nora s'occupe trop de ses enfants et pas assez d'elle ! C'est une constante depuis la série, rien de nouveau sous le soleil. Storyline un peu molle et sans grand intérêt donc. Les apparitions de Kitty en début et fin d'épisode étaient savoureuses.

// Bilan // Un épisode assez classique pour la série, surtout centré sur les relations amoureuses autour du thème de la confiance. C'était bien foutu malgré quelques faiblesses. J'attends quand même mieux de la série.

Freedom

Confirmed Dead

Stay With Me

Lulu Grandiron



Under & Out




A la question "Quel est ton film préfèré ?", je ne trouve jamais de réponse. Il y a des tas de films que j'aime beaucoup, qui m'ont marqués, mais de là à en considérer un comme mon favori, non. Eh bien je crois que maintenant je saurais quoi répondre. Into The Wild. En voyant la bande-annonce, j'ai tout de suite compris que c'était un grand film et qu'il avait toutes les chances de me bouleverser. Puis j'ai lu quelques critiques de journalistes, la plupart étaient bonnes mais le film ne faisait pas l'unanimité. Et après l'avoir vu, je ne comprends même pas comment le film n'a pas pu être nominé dans la catégorie du meilleur film aux Oscar pas exemple. Je lui trouve beaucoup de similitudes avec Le secret de Brokeback Mountain. L'ambiance peut-être. Autre film qui m'a marqué. 
Ca fait longtemps que je n'avais pas autant ri au cinéma. Ce film est improbable, surréaliste et extrêmement drôle. C'est l'histoire de Jane, une jeune actrice complêtement paumée, qui va vivre une folle journée après avoir englouti par inadvertance une douzaine de space cakes. Il va lui falloir remplacer ces gâteaux volés à son colocataire, rembourser son dealer car elle a des dettes à n'en plus finir et enfin passer un casting, tout ça sous l'effet du cannabis et en une seule petite journée. Les grimaces d'Anna Faris valent à elles seules le détour. L'apparition d'Adam Brody, bien que trop courte (son apparition hein), est excellente ("I'm not a fucking Tony Soprano"). C'est burlesque à souhait et les situations dans lesquelles Jane se retrouvent sont souvent énormes. Sans compter sur son effrayant mais hilarant colocataire. Il faut vraiment partir dans l'idée que ce film est une grosse mascarade qui n'a pas pour autre but que de nous divertir, sinon forcément on passe à coté. Il nous transmet une véritable bonne humeur. Si vous avez vu la bande-annonce et qu'elle vous a plu, sachez que le film est exactement dans le même esprit. Le seul bémol que je mettrais c'est qu'au final, le cannabis a tendance à être glorifié et c'est pas franchement nécessaire.
Rares sont les films de zombies réussis. C'est le genre qui veut ça. Ca passe ou ça casse. Je ne crierais pas au chef d'oeuvre devant ce film, loin de là. Mais il a le mérite, contrairement à beaucoup d'autres, d'éviter un maximum la caricature des zombies et il ne verse jamais dans le ridicule. Honnêtement, je n'ai pas eu peur un seul instant mais pour ça, il faut se lever tôt. Reste néanmoins un film plutôt réussi, plutôt pas ennuyeux où Josh Hartnett et Melissa George s'en sortent honorablement. La prestation qui m'a marquée et ce n'est pas la première fois, vient de Ben Foster. J'avais detesté le film Alpha Dog mais c'est lui que j'avais retenu. Là, cest un peu pareil. On le voit peu mais il dégage quelque chose de vraiment malsain et d'inquiétant. Il ouvre d'ailleurs le film magistralement. Au niveau de la photographie, rien à dire. C'est très bien foutu et on croit en ce petit village au fin fond de l'Alaska, au beau milieu d'une tempête de neige. Un gros problème du film, c'est la gestion de l'espace-temps. C'est censé se passer en 3o jours et on a plutôt l'impression que ce calvaire a duré 2 ou 3 jours, grand maximum. Le passage le plus marquant est sûrement celui de la petite fille zombie qui s'acharne sur un des personnages. C'est très troublant. Le reste est plus convenu (les personnages boulets qui parlent toujours super fort au mauvais moment, les décisions bien maladroites qui font courir tout le groupe à sa perte ...) Un bon moment donc quand on a une soudaine envie de sang et de meurtre.
Une jeune femme a été assassinée (Brittany Murphy). Sa mort va bouleverser la vie de cinq autres femmes. D'abord la vie de celle qui a retrouvé son corps (Toni Collette). Celle de la soeur de la disparue, celle de celle qui croit que son mari est le meurtrier, celle de la mère de la morte qui enquête sur ce qu'était la vie de sa fille (Marcia Gay Harden) et puis cette fille paumée qui rêvait de changer de vie mais que le destin a brisé. Ce film a obtenu la récompense du meilleur film au festival de Deauville et cela me semble mérité. Les actrices sont excellentes, Toni Collette en tête. Mais les personnages masculins ne sont pas en reste, je pense surtout à Giovanni Ribisi et Josh Brolin. Il s'agit d'une suite de portraits, chaque femme, une par une a droit à ses vingt-minutes de film. Les portraits sont inégaux. Celui de la soeur de la morte est ennuyeux à souhait. Celui de la femme qui retrouve le corps ou celui de la mère sont par contre passionnants. Celui de la morte, qui clôture le film, est trop court, frustrant. Il s'arrête pile au moment du meurtre, on ne voit rien, on ne saura jamais vraiment ce qui s'est passé et c'est un peu dommage. Mais je crois que le but de la réalisatrice était vraiment de montrer les répercussions de ce meurtre, pas le meurtre en lui-même qui est réduit au simple état d'élément déclencheur. Et elle réussit ce qu'elle a entreprit. Ce film est très noir mais original dans sa construction. Une curiosité.
The Beginning of the End
