28 janvier 2012

Desperate Housewives [8x 12]

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What's The Good Of Being Good // 7 480 000 tlsp.

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   En référence au titre de cet épisode, j'ai envie de dire : What's The Point Of Being Bad? Les scénaristes de Desperate Housewives sont-ils en train d'essayer de nous prouver que, s'ils le veulent, ils peuvent être mauvais jusqu'au bout ? Ils se donnent clairement du mal ! C'est lorsque je me suis rendu compte que le seul truc qui m'avait vraiment fait rire  était la coupe afro de Renee le temps d'une scène, que j'ai compris que cet épisode, malgré Bree, était aussi mauvais que le précédent. Et j'ai aussi compris pourquoi il avait été programmé face à une rencontre sportive de la plus haute importance : la direction d'ABC souhaitait que le moins de téléspectateurs possibles tombent dessus !

   Quand on y pense, c'est quand même dingue que ce soit Bree, clairement la femme la plus intelligente du groupe de voisines, qui soit exclue. Pourquoi ne pas réserver ce traitement à Susan ? J'étais vraiment très en colère contre elle suite à son trip de la semaine dernière ô combien ridicule et inapproprié, mais je crois que je le suis encore plus contre Gaby qui ne lui en veut même pas d'avoir causé tout ce remu-ménage censé soulager sa conscience si coupable. Toute l'intrigue part d'une mauvaise idée et tout son déroulement est bien trop rapide pour la rendre un tant soit peu touchante et crédible. Je sais que le mot "crédible" n'est pas adapté à Desperate et ne l'a jamais été (et ce n'est pas nécessairement un problème) mais quand on parle d'attouchements sexuels et même de viols, je sais pas... on essaye de le faire de manière plus subtile. Là, peut-être qu'on aurait été aussi bouleversés que la femme d'Alejandro, interprétée avec talent par Justina Machado. Mais elle passe si facilement de l'hystérie aux larmes, et elle comprend tout tellement vite... Du coup, Gaby passe presque au second plan. De cette manière, au moins, Eva Longoria parvient à composer une prestation convaincante. 

   Lynette n'est pas la dernière des idiotes et pourtant, cela fait 12 épisodes qu'elle en vient encore et toujours à la même conclusion : elle a été une super bitch control freak avec Tom pendant toutes ces années de mariage et n'importe qui ne l'aurait pas supportée aussi longtemps ! On croit à chaque fois qu'elle a appris sa leçon et qu'elle est prête à évoluer mais non. Cette semaine encore, on pensait qu'elle allait peut-être enfin rencontrer un gentil monsieur avec qui elle se sentirait prête à passer du bon temps, au moins pour le fun, mais c'était trop demandé. Elles les a juste faits fuir un par un. Et oui, un peu plus tôt dans la saison, on avait eu une intrigue similaire sauf que c'est elle qui se rendait compte à la fin qu'elle n'était pas encore prête... C'est dire si les auteurs tournent autour du pot en attendant de réunir les Scavo pour de bon. On ne connaîtra donc jamais, même l'espace de quelques épisodes, une autre Lynette. C'est triste... 

   En revanche, c'est un sans faute pour Bree qui se lâche comme jamais ! Cet épisode est la suite logique du précédent, quitte à être un peu redondant sur les bords mais en mieux : c'est vraiment trop bon de voir Marcia Cross enchaîner les conquètes et leur demander de quitter les lieux aussitôt. On sent que l'actrice s'éclate comme jamais et bon sang, elle est absolument splendide ! La présence du Révérend Sikes nous rappelle combien le personnage a évolué au fil des années jusqu'à ce point où elle ne s'embarrasse même plus de sa bienséance et politesse habituelles. Même quand elle organisait les pires stratagèmes, elle faisait en sorte de ne pas se salir les mains. Désormais, ça ne lui importe plus. Elle veut juste vivre, s'amuser... Edie aurait été tellement fière d'elle ! A la place, on peut dire que Renee l'est. Les quelques interventions de Mrs McCluskey étaient amusantes aussi. Et au sujet de Renee, je suis content qu'elle ne soit pas qu'une machine à vannes ces temps-ci mais son intrigue avec Ben est tellement ennuyeuse et inintéressante... 

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// Bilan // Vite vu, vite oublié ! Encore un épisode de Desperate Housewives qui n'est pas à la hauteur de l'idée que l'on se fait légitimement d'une dernière saison...


18 janvier 2012

Desperate Housewives [8x 11]

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Who Can Say What's True? // 7 830 000 tlsp.

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    Plus qu'une douzaine d'épisodes de Desperate Housewives... et on ose nous servir cette soupe ? Je suis clément avec les scénaristes depuis le début de cette saison 8 parce qu'ils reviennent de loin et qu'ils ont fait plutôt du bon boulot jusqu'ici. Cela méritait bien quelques encouragements. L'épisode précédent était particulièrement réussi et il y en a quelques autres qui valaient vraiment le coup. Mais celui-ci... C'est bien simple : aucune intrigue ne se détache du lot. Elles sont toutes très moyennes voire mauvaises et ne renouent absolument pas avec l'esprit des débuts de la série, ce qu'on est légitimement en droit d'attendre dans la dernière ligne droite. Ne nous avait-on pas promis une Mary Alice plus présente avec des flashbacks revenant sur les événements de la saison 1 en les éclairant sous un jour nouveau ? Rien pour le moment et c'est franchement mal parti. A moins qu'il y ait un véritable lien entre les lettres que Bree reçoit aujourd'hui et celles que la suicidée recevait, je ne vois vraiment pas où ils veulent en venir avec toute cette histoire... Il va falloir passer à la vitesse supérieure très rapidement parce que ça devient BORING

   Je vais commencer par m'attarder sur la gourde en chef : Susan Mayer. On savait très bien que son petit voyage était une mauvaise idée tant de la part du personnage que de la part des auteurs. Elle était une fois de plus à claquer mais je crois qu'elle n'avait jamais accumulé autant de bêtises en si peu de temps ! Les pitreries d'un épisode, c'est gonflant à la longue mais on se surprend à sourire encore parfois. En revanche, quand elle implique malgré elle les autres et qu'elle fait absolument tout foirer d'une scène à la suivante, ça n'inspire qu'une profonde antipathie. Il est vrai que sa scène avec Marisa était assez touchante sur le moment mais elle est entourée de tellement d'âneries et de facilités... On le sentait venir gros comme une maison dès le début de l'épisode : Susan va bientôt recevoir une visite de sa nouvelle copine, la femme d'Alejandro ! C'est Gaby qui va être contente ! Remarque ça l'occupera ! Gaby avec Carlos, ce n'est plus toujours très amusant mais Gaby sans Carlos, c'est sinistre. Vraiment, son intrigue ne m'a pas fait rire dans l'ensemble parce que j'ai eu à un moment donné une profonde haine pour sa joie d'être idiote, de n'avoir aucune culture et de ne s'intéresser absolument à rien. Lynette avait tellement raison de le lui faire remarquer à sa manière. Le pire, je crois, c'est que la morale de l'histoire n'a rien à voir avec tout ça : on se mange les répliques les moins inspirées du monde à base de "L'amitié, c'est ce qu'il y a de plus beau. Tant qu'on est ensemble, il ne peut rien nous arriver parce qu'on est so-li-daire. C'est trop cool. Hi hi hi." BORING. Dans le genre intrigue qui ne sert strictement à rien, Lynette est particulièrement gâtée cette semaine avec son système electrique défaillant et son obstination à prouver qu'elle peut se débrouiller seule, qu'elle n'a pas besoin d'un homme à la maison. Elle finit par se rendre compte que si, un peu (beaucoup) quand même. Puis vient le blabla sur l'amitié dont je parlais à l'instant puisque les intrigues BORING de Lynette et Gaby se rejoignent. 

   Toujours abandonnée par ses chères voisines, Bree ne peut compter que sur Renee, laquelle ignore apparemment qu'elle a été alcoolique par le passé. Ou alors elle ne ne l'aime vraiment pas parce qu'elle la laisse se servir à tout heure de la journée et elle l'encourage même à y aller encore plus franchement ! Cela fait combien de fois au juste que Renee emmène une de ses potes dans un bar pour lui faire rencontrer des hommes ? Avant elle, c'était Edie Britt qui s'en chargeait de toute façon. Toujours la même histoire, qui se déroule toujours de la même façon. Quand elle a bu, Bree est une chienne incontrôlable et elle y prend goût. La descente aux enfers continue pour le personnage. Ce passage pas du tout inspiré -qui ressemblait plus à du Susan classique qu'à du Bree- n'était qu'une étape. Aussi mauvaise soit cette intrigue du jour, c'était quand même la meilleure de cet épisode ! Pendant ce temps-là, Ben complote et Mike voit clair dans son jeu jusqu'à ce qu'il dise le truc qu'il ne fallait pas dire. Susan n'aurait pas fait mieux ! Maintenant, le mystérieux Ben se transforme en monstre avec des dollars plein les yeux, bien décidé à se faire pardonner auprès de Renee pour mieux lui voler son fric. BORING AGAIN ! Et ridicule aussi. Entre ça et le retour -forcément- du Parrain de Wisteria Lane que l'on entre aperçoit au cours d'une scène et qui va vouloir tuer Mike pour ce qu'il a fait -c'est-à-dire pas grand chose- je sens que les prochains épisodes nous réservent encore de mauvaises surprises... 

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// Bilan // BORING !

11 janvier 2012

Desperate Housewives [8x 10]

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What's To Discuss, Old Friend // 8 840 000 tlsp.

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   Oui, j'ai aimé cet épisode de Desperate Housewives ! "U're Welcome". Ce n'est "que" la troisième fois cette saison que j'accorde trois étoiles à un épisode de la série mais sur 10 diffusés pour le moment, c'est plutôt pas mal je trouve ! Je peux même aller encore plus loin en précisant que je n'ai donné qu'une unique fois une seule étoile à un épisode. La série nous avait habitué à bien pire bilan les années précédentes à ce même stade. Croyez-le ou non mais je m'en réjouis très sincèrement !

   Ce n'est en tous cas pas à Susan et Mike que l'on doit les temps forts de ce nouvel opus. C'est fou comme Miss Mayer se donne du mal pour tout gâcher dès que l'occasion se présente (donc une demi-douzaine de fois par épisode). Encore et toujours à la recherche d'un moyen de soulager sa conscience coupable, elle entreprend cette fois de partir en voyage, direction l'Oklahoma afin de rendre une petite visite à la famille d'Alejandro. Comme si ça pouvait arranger quoi que ce soit. Ses explications -donc celles des auteurs- étaient complètement bidons et tout ce qu'ils cherchent à faire, c'est lui donner l'occasion de se rendre compte par elle-même à quel point cet homme était un monstre et à quel point il a bien mérité le sort que Carlos lui a reservé. Après ça, elle arrêtera peut-être de nous faire chier... Enfin non. C'est Susan. Même le torse nu de ce bon vieux Mike Delfino n'a pas su pimenter l'intrigue. C'était gratuit et, surtout, l'acteur a pris 8 ans dans la tronche. Et pas que dans la tronche. Oh, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : il est encore tout à fait potable mais ce n'est plus ce que c'était quoi...

   Pas de respirateur artificiel et de menace soufflée au creux de l'oreille de l'une des héroïnes pour Chuck. Je pensais que les scénaristes feraient preuve de moins d'originalité en en faisant un danger un épisode supplémentaire, histoire de délayer la sauce. Au lieu de ça, ils ont décidé de tuer pour de bon le personnage qui était devenu absolument détestable et que personne ne regrettera, du coup. J'ai toujours en travers de la gorge qu'il ait péri dans un vulgaire accident de voiture mais on ne va pas reprendre le débat "Hommage ou manque d'inspiration ?". La réponse est évidente de toute façon, non ? Ma liste de suspect quant à la personne qui lui a copieusement roulé dessus compte un nouveau membre mais ne vous moquez pas de moi hein ! Outre mon hypothèse favorite (Orson) et la solution la plus évidente (le mystérieux Ben), j'ai pensé que... oh, je n'ose pas... J'ai pensé à Mrs McCluskey. Voilà ! Je sais que ça parait complètement fou dit comme ça. Mais elle sait toujours tout sur tout et je l'imagine très bien prendre le volant de son bolide, appuyer comme une malade sur le champignon et toucher sa cible en poussant un petit cri de joie ! Non mais plus sérieusement, si elle n'est certainement pas la responsable de l'accident, elle peut très bien être l'auteur des lettres anonymes. Rien ne dit qu'il s'agit d'une seule et même personne après tout. L'auteur peut très bien s'approprier le meurtre, y voyant une belle opportunité de rendre encore un peu plus tordue sa mascarade. On gardera le méga super retour de Felicia pour le téléfilm réunion dans 5 ou 10 ans !

   Bon et si je parlais un peu de ce qu'il y avait de plus réussi dans cet épisode ? Une fois encore, Lynette et Tom ont assuré avec brio la partie émotion. Dans l'adversité, comme on pouvait s'y attendre, ils se sont rapprochés mais juste le temps de retrouver leur complicité puis de s'engueuler à nouveau. A chaque épisode, Lynette se mange une claque encore un peu plus forte que la précédente. Au sens figuré bien entendu. Tom a vraiment l'air d'être bien avec Jane et, même si on sait tous que les Scavo finiront la série main dans la main, on sait aussi que l'on en est qu'au 10ème épisode et qu'une réconciliation définitive ne peut pas intervenir si tôt. J'ai quand même le sentiment que tout a été dit cette fois sur le couple et qu'il faudrait partir dans une autre direction en attendant de mieux y revenir. Il ne faut surtout pas que ces  scènes deviennent répétitives, aussi réussies ont-elles toutes été jusqu'à maintenant... Le duo formé par Bree et Renee était aussi du plus bel effet, dans les moments drôles -et certaines répliques de Wilhelmina Renee étaient vraiment hilarantes- ainsi que dans les passages émouvants. J'émettrai quand même une petite réserve : l'histoire sur le suicide de la mère de Renee était-elle franchement obligatoire ? Etait-ce vraiment nécessaire de chercher à justifier ses bonnes actions envers Bree ? Aussi individualiste soit-elle, même sans ce drame familial, elle aurait pu agir de la même façon sans que cela nous choque. Il faut arrêter d'humaniser le monstre ! Elle n'en a jamais été un, malgré tous les efforts des auteurs pour nous le faire croire. 

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// Bilan // Je crois que l'on peut dire avec certitude que cette saison, les scénaristes de Desperate Housewives savent très bien où ils vont.  Le contraire serait étonnant et navrant à vrai dire : avoir la chance de préparer autant en amont sa sortie -son dernier coup d'éclat ?- et ne même pas en profiter ? Tout n'est pas irréprochable au sujet du fil rouge, loin de là, mais la cohérence est de mise. Les rebondissements n'ont pas été pensés à la dernière minute, ça se sent. Les histoires secondaires n'existent pas vraiment, car tout est lié et c'est plus qu'appréciable. On aurait aimé que les saisons précédentes aient été aussi bien soignées...

14 novembre 2011

Desperate Housewives [8x 08]

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 Suspicion Song // 9 290 000 tlsp.

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    Souvent, Desperate Housewives a bien mal porté son nom. Nos héroïnes ont connu plus d'une galère au cours des sept saisons précédentes, dont certaines particulièrement graves, mais elles ont toujours su garder un certain entrain, de l'optimisme... un goût de vivre. En cette dernière année et plus paticulièrement depuis quelques épisodes, la titre de la série retrouve ses lettres de noblesse. Elles sont bel et bien desespérées les copines de Wisteria Lane, toutes à des degrés différents. C'est dans ces moments-là, plus que dans ceux où elles nous divertissent, que l'on se rend compte à quel point elles risquent de nous manquer...

   Bree est entrée dans une spirale infernale depuis qu'elle a pris les choses en main pour dissimuler les traces du grand secret. Elle a menti à ses amies, plusieurs fois, et voilà qu'elles se retournent désormais contre elle. Gaby lui reste cependant fidèle et glisse même au détour d'une conversation une émouvante confession : elle la considère comme son "roc". Est-ce une bonne idée de la faire replonger dans l'alcool ? Dans l'absolu, j'aurais bien répondu que oui. Mais Carlos étant lui-même en plein dedans, l'effet de déjà vu est décuplé. C'est autrement plus intéressant quand ça touche notre Bree mais quand même... Et puis l'an passé, Andrew aussi nous avait fait le coup lui aussi. Les scénaristes manquent vraiment d'inspiration. C'est ça qui est le plus désespérant en fin de compte. En parallèle, l'intrigue fil-rouge avance encore légèrement grâce au détective Chuck, devenu bon gré mal gré un "bon" méchant. Il s'amuse beaucoup avec Bree, il joue à lui faire peur, il parvient réellement à la déstabiliser. Sa démonstration dans la galerie d'art face à une assistance médusée et une Susan paniquée était réussie. Ce qu'il faudrait pour que les auteurs ne décoivent pas, c'est que les filles lui réservent le même sort qu'à Alejandro. Bree en est capable. Mais les autres, certainement pas. C'est la seule perspective vraiment réjouissante... Maintenant, je pense qu'ils vont s'arranger pour que Chuck périsse d'une manière ou d'une autre sans que les filles soient responsables et ce sera réglé. C'est la méthode Cherry. Testée mais pas approuvée depuis des années !

   L'arc de Susan et ses oeuvres d'art est donc interminable mais elle a été pimentée cette fois par la présence de l'acteur Leslie Jordan, que j'A-DO-RE. Il joue systématiquement le même rôle, que ce soit dans Will & Grace ou Hidden Palms, mais c'est comme ça qu'il m'éclate ! Ses joutes verbales avec Teri Hatcher me donnaient envie d'applaudir et de sautiller sur mon lit. Chose que j'ai plus ou moins fait d'ailleurs, en y ajoutant quelques gloussements. Il faudrait tout de même remercier Miguel Ferrer pour sa venue, lui envoyer son petit chèque et lui faire promettre de ne jamais revenir. Je crois qu'on l'a assez vu ! Remarque, c'est peut-être lui le cinglé qui fait du chantage aux filles. C'est l'une des pistes les moins probables mais ne l'écartons pas, on ne sait jamais ! C'est peut-être le fils caché d'Alejandro. Je sais pas... Chez les Solis, Eva Longoria profite de la moindre occasion qui se présente à elle pour cabotiner à fond. Ses scènes au bureau de Carlos n'étaient pas extraordinairement drôles et l'intrigue était ultra-prévisible de a à z. On aurait pu aisément s'en passer. Avec Bree, Lynette est celle qui sombre le plus actuellement. La nouvelle claque qu'elle vient de se prendre va-t-elle la faire réagir et lui permettre de passer à autre chose ? Ce serait le moment de lui offrir des intrigues différentes en attendant la reformation du couple. Les auteurs ont parfaitement su gérer ce divorce jusqu'à maintenant mais il ne faudrait pas non plus que ce soit la seule et unique intrigue de Lynette cette année ! En attendant, le regard de Felicity Huffman lors de son dernier face à face avec Tom était... wouah... déchirant. Elle a beau être la femme la plus agaçante du coin, j'ai eu très envie de la serrer dans mes bras pour la réconforter. Pas vous ?

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// Bilan // Si Desperate Housewives ne parvient pas à maintenir la tension initiée lors de l'épisode précédent, elle réussit néanmoins à garder une certaine consistance, celle dont elle manque tant habituellement. La satisfaction est donc loin d'être totale mais le plaisir est bien présent.

08 novembre 2011

Desperate Housewives [8x 07]

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Always In Control // 8 690 000 tlsp.

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    Au fil des années, en regardant Desperate Housewives, j'ai développé un super-pouvoir : je peux dire à l'avance, rien qu'avec son titre, si l'épisode va être bon ou mauvais. Il se trouve que lorsque les scénaristes ne sont pas inspirés pour les intrigues, ils ne le sont pas non plus pour les titres. C'est finalement assez logique. Mais cette semaine, je me suis fait avoir : ce Always In Control on ne peut plus simpliste m'a induit en erreur car cet épisode, mes amis, il était vraiment bien construit et tout ce qu'il y a de plus agréable à suivre. Je n'irai pas jusqu'à dire que la saison commence enfin, puisque le soufflet peut retomber à tout moment, mais l'excitation se fait enfin ressentir en tous cas...

   Pourtant, la première partie de l'épisode état extrêmement routinière et rien ne laissait présager qu'il prendrait un tournant plus sombre, plus surprenant et plus ambitieux. On a donc d'abord eu le retour en force de Juanita et de "The Other One", trop peu utilisées en ce début de saison alors que l'on peut toujours compter sur elles pour rire un bon coup. Il était question de prouver à Bob et Lee que les deux chipies avaient changé afin qu'ils acceptent de devenir leurs tuteurs s'il arrivait malheur à Carlos et Gaby. C'est dingue ce que les auteurs sont prêts à inventer pour justifier la présence du couple à Wisteria Lane (et les salaires des acteurs aussi) ! Les leçons de bonnes manières inculquées par Gaby étaient très amusantes, le dîner était pas mal aussi dans son genre mais ce que j'ai préféré, sans aucun doute, c'est les inquiètudes exprimées par Juanita à sa mère vis à vis de la santé de son père. C'était simple et touchant, comme rarement chez les Solis.

   Nos ménagères adorent manipuler leurs enfants depuis le début de la série -ce qui reste politiquement incorrect quelque part, on s'y est juste habitué- et l'experte en la matière est évidemment Lynette, qui a dû en user des ruses pour arriver à ses fins ! Ici, elle cherche à anéantir sa nouvelle rivale, la nouvelle petite amie de Tom, en la dénigrant sans en avoir l'air auprès de Penny. Et ça marche tellement bien que la jeune fille finit même par refuser de voir son père ! Lynette s'est donc comportée comme une grosse bitch, comme d'hab', mais pour une fois, ce n'était pas over ze top. Je crois que pas mal de mères qui se retrouvent dans la même situation réagissent de la même façon. C'est humain, surtout quand cela touche à ses enfants. Bref, l'émotion finit par nous submerger, ce qui en fait une intrigue certes prévisible mais surtout bouleversante. La storyline de Susan n'est rien de tout ça. Elle est de plus en plus navrante au fil des semaines, sans doute parce que c'est vraiment trop facile et trop cliché de traiter l'art de la sorte. Cette fois-ci, cela ne prêtait même pas à sourire...

   Mais Bree est arrivée et elle a tout sauvé ! Sans elle, l'épisode aurait été tout au plus sympathique. Grâce à elle, il a pris une toute autre dimension en faisant, enfin, avancer grandement le fil rouge. C'était presque trop d'un coup mais c'était bon ! A la base, Bree voulait simplement savoir pourquoi le chantier de Ben avait été stoppé (alors qu'elle connaissait la réponse). Puis elle s'est épanchée à la surprise générale et a révélé LE secret en lui faisant une confiance aveugle et disproportionnée. Elle le connaît depuis combien de temps au juste ? Deux mois maximum. Cela ne ressemble pas à Bree mais c'était tellement bon de se faire surprendre ! Du coup, Ben reprend contact avec Mike -lequel sert encore de larbin mais ce n'est pas maintenant que ça va changer de toute façon- et se retrouve directement impliqué dans l'affaire maintenant. Mon petit doigt me dit qu'à la fin de la série, il va prendre pour tout le monde et rejoindre son ami Paul en prison ! Peut-être que Felicia sera aussi dans les parages ? Pour en revenir à nos héroïnes, tout s'enchaîne ensuite avec brio : Mike apprend la nouvelle à Susan, laquelle se précipite pour en parler avec ses amies qui savent évidemment déjà tout. Elle se rend compte du mensonge, apprend aussi l'histoire du corbeau (ainsi que Lynette par la même occasion) et cette belle et grande amitié vole en éclats !

   Il y aussi Chuck qui revient au milieu de tout ce bordel et c'est le point faible de l'épisode tant son personnage sonne faux et peine à effrayer autant que les scénaristes le souhaiteraient. Et puis je tiens à relever une incohérence sur laquelle on va devoir fermer les yeux : dans le final de la saison précédente, Alejandro porte un grand chapeau noir qui lui cache le visage, il fait nuit, tout le monde l'ignore ou presque et Chuck se souvient pourtant tout à coup de lui avec autant de précision ? Il a même réussi à recoller tous les morceaux de l'histoire tranquillement hors-caméra ? Il a été suffisamment intelligent pour ça mais pas assez pour se taire en cherchant discrétement des preuves de ce qu'il avance ?  Non, lui il préfère en informer directement la principale intéressée en la menaçant ? Grrrrrrr. 

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// Bilan // Rien de tel qu'un épisode qui casse le schéma routinier de la série à mi-parcours pour nous entraîner sur une pente glissante bien plus excitante et risquée ! Le sursis ne durera peut-être pas mais on aura au moins eu deux épisodes (avec le Season Premiere) de qualité cette saison ! Espérons que ce soit le premier d'une longue série... 


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// Bonus // L'interview de Felicity Huffman accordée à AlloCiné pour la saison 7 qui s'est achevée ce soir sur M6...


01 novembre 2011

Desperate Housewives [8x 06]

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Witch's Lament // 9 230 000 tlsp.

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    J'ai bien ri devant cet épisode de Pretty Little Liars Desperate Housewives je dois dire. Vous aussi vous avez pensé aux petites menteuses de la série d'ABC Family devant la scène réunissant Bree, Lynette et Gaby au fond des bois, prêtes à déterrer le corps d'Alejandro ? La ressemblance était frappante et elle n'était évidemment pas à l'avantage des ménagères désespérées qui se retrouvent au même niveau que ces jeunes pimbêches que l'on oubliera vite... J'étais cependant totalement pour cette excursion nocturne, menée tambour battant par une Bree terriblement calme et filmée par -et c'est là toute l'ironie- Tony Plana, alias l'acteur incarnant Alejandro, le tout pour fêter dignement les morts le soir d'Halloween. Tout était réuni pour que le moment soit exceptionnel et entre dans le top 10 des meilleures scènes de la série. C'était sans compter l'écriture honteuse de cet épisode et ce système bien connu des fans de la série, utilisés partout mais rarement aussi mal que dans Desperate Housewives : les fameux "2 Days Earlier" (par exemple), soit un flashforward suivi d'un retour au présent. Je n'aime pas trop ce procédé narratif à la base mais je sais reconnaître quand il est bien utilisé. Or, ici, c'était juste honteux : une arnaque incroyable ! Les auteurs ont vraiment cru qu'on allait se demander ce qui pouvait bien horrifier nos héroïnes ? C'était EVIDENT que le corps avait disparu. EVIDENT. Pourquoi en faire le cliffhanger de l'épisode ? Pourquoi ne pas être allé un peu plus loin que ça ? Non franchement là, ils ont plus que merdé...

   Ce qui a sauvé l'épisode alors ? A peu près tout le reste ! J'exclus quand même d'office l'intrigue de Susan -laquelle a été totalement mise de coté à nouveau- qui se proposait d'approfondir la relation parfaitement ennuyeuse et cousue de fil blanc entre elle et son prof de dessin. Elle a dû se transformer en super baby-sitter de son fils pendant que monsieur exerçait paisiblement son art. On a compris qu'il était solitaire, qu'il n'aimait pas l'être humain, que cela cachait un grand traumastime mais on s'en fout complètement. Il n'est même pas drôle et certainement pas attachant. Il sera oublié dans deux épisodes. Comment peut-on s'investir dans cette storyline à peine divertissante ? Chapeau à ceux qui ont réussi... J'ai envie d'avoir plus de bienveillance à l'égard de Gaby et Carlos, même s'ils ne nous ont rien offert ici de particulièrement passionnant. La première refuse de prendre véritablement au sérieux ce qui arrive à son mari et le second n'est pas encore capable de voir la vérité en face. Les scénaristes ont repoussé l'échéance cette fois-ci car il y avait mieux à raconter mais je pense que l'intervention de Bree dans cette histoire leur fera le plus grand bien ! En attendant, la petite ballade champêtre de Bree et Gaby pour récupérer des grenouilles était très amusante.

    Chez Lynette, l'objectif n'était pas de créer un beau costume à Penny pour Halloween mais de prouver à la nouvelle petite amie de Tom, Jane (jouée par Miss Parker du Caméléon, Andrea Parker, que l'on prend plaisir à revoir et que l'on s'étonne même d'avoir perdu de vue pendant si longtemps), qu'elle est une mère accomplie, parfaite et qu'elle vaut bien mieux qu'elle ! A cet égard, l'affrontement verbal final entre les deux femmes était très émouvant, criant de vérité et la conclusion de Lynette forcément touchante. Elle n'abandonnera pas son mariage, pas tout de suite, pas avant longtemps... Sa détermination est un peu effrayante mais elle force le respect. Ce n'est toutefois pas la scène que je retiendrais le plus : l'arrivée de Penny dans son costume de petite chatte brûlante était priceless. J'ai ri comme rarement devant la série, et devant une série tout court même ! Pour finir, j'ai trouvé les passages de Renee et son affreux australien très réussis, à la fois drôles, mignons et très à propos : Renee se transforme en hideuse sorcière après avoir avalé une sorte d'aphrodisiaque puissant dont elle fait une allergie. Son visage terrorisant tous les enfants, ça aussi c'était super drôle ! Tout comme quand elle jette des bonbons aux enfants comme des chiens. Ah et puis j'aime beaucoup le costume de Juanita aussi !

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// Bilan // Les Pretty Lifted Housewives savent encore nous faire rire mais elles ne parviennent désespérement plus à nous surprendre...

26 octobre 2011

Desperate Housewives [8x 05]

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The Art Of Making Art // 9 220 000 tlsp.

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    Si la dernière saison de Desperate Housewives s'annonçait logiquement comme un événement, on s'en éloigne de plus en plus ! A qui la faute ? Je ne parle pas seulement des audiences, qui ne sont que le résultat mérité de saisons décevantes les unes après les autres, mais surtout de ce que l'on nous propose. ABC est responsable de ne pas avoir assez promu la série cette année, préférant miser sur ses nouveautés et donc sur l'avenir (peut-on vraiment l'en blâmer ?), mais c'est bel et bien à l'équipe de scénaristes que revient la plus grande faute : rien dans les trois derniers épisodes ne correspond à ce que l'on est en droit d'attendre d'une dernière saison. Les intrigues bouche-trou s'enchaînent et le fil-rouge n'est évoqué qu'en fin d'épisode, le temps d'un cliffhanger qui fait son effet mais qui n'aboutit -pour l'heure- sur rien. En effet, pas de Chuck dans cet épisode et il y a des chances pour que Ben ne soit même pas présent dans le prochain pour faire suite à sa "terrible" menace. Je n'ai rien contre l'idée mais please, ne faites pas de lui le grand méchant de la saison ! C'est vraiment trop facile à chaque fois de créer un nouveau voisin psychopathe... Oh on ne pourra pas dire que la série se trahie cette année en tous cas !

   Le recyclage d'intrigues continue en toute impunité : Carlos plonge dans l'alcoolisme tandis que Gaby est bien trop occupée à se faire masser et dépenser son argent pour s'en rendre compte. Je déplore une fois de plus l'incapacité du personnage à évoluer, ou plutôt sa capacité à revenir en arrière après toute évolution. Quant au mal qui ronge Carlos : déjà fait et plutôt correctement en plus. Bree va-t-elle devenir le sponsor de Carlos aux alcooliques anonymes ? Cela nous fera peut-être une intéraction intéressante le temps d'un épisode... La suite de l'intrigue de Gaby autour du conseil des parents d'élèves était beaucoup moins drôle que la semaine dernière. On l'aime parce qu'elle est insouciante, inconsciente, prétentieuse, bitchy et souvent tordante mais elle dépasse les bornes parfois et c'était le cas ici : c'était trop, c'était embarrassant, ce n'était pas drôle. Les nouvelles péripéties de Susan dans son cours de dessin l'étaient davantage même si ses rires face au modèle nu en début d'épisode étaient plus ridicules qu'autre chose. Quand elle commence à se mettre à poil à tout bout de champ, on rigole d'avantage. Oui, dis comme ça, c'est un peu triste. C'était quand même drôle de la voir faire sa pudique  au départ alors qu'elle faisait le ménage en petite tenue il y a même pas une saison de ça. Miguel Ferrer, qui joue son prof, est très inexpressif. A moins qu'il ne s'ennuie juste profondément. Et on le comprend !

  Bree et Renee se préparent-elles à nous faire un remake de leur bataille pour Keith avec Ben ? Cela y ressemble fortement en tous cas. Ce sera a priori toujours plus sympa à regarder que cette actroce histoire de soupe populaire faisant passer Bree pour une profonde idiote. Sérieusement ? Elle vaut mieux que ça... La petite morale à la fin ne m'a pas du tout plu soi dit en passant. Les Anges du Bonheur c'est pas ici ! Du coté de Lynette, grosse déception : j'attendais avec impatience qu'elle se tourne vers d'autres hommes, qu'on la voit enfin dans une autre configuration même si c'est voué à ne pas durer mais les scénaristes ont préféré s'engager sur la route la plus facile et la plus prévisible. Elle ne se sent pas prête et coupe finalement court à ses galipettes, avec un homme qui ne paraissait de toute façon pas très intéressant. J'aurais préféré qu'elle aille jusqu'au bout puis qu'elle regrette. J'aurais trouvé ça un peu plus osé... D'autant qu'à coté d'elle, Tom passe maintenant pour un monstre ! C'est quand même elle la bouffeuse de couilles à la base. Je veux dire par là -je sens que je ne suis pas clair- qu'elle est en grande partie responsable de l'échec de leur mariage à cause de son attitude castratrice. Ne la faisons pas non plus passer pour une sainte maintenant et évitons les clichés hommes/femmes sur la période post-divorce !

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// Bilan // Susan mise à part, les héroïnes de Desperate parviennent souvent à sauver des intrigues moyennes ou mauvaises grâce au talent des actrices et/ou grâce à la force de frappe des personnages, mais, dans cet épisode, ce sont les personnages qui ne sont pas à la hauteur des intrigues -pourtant moyennes ou mauvaises- et pas dignes de ce qu'ils sont habituellement. C'est triste et ça intervient à un moment où la série n'a vraiment pas besoin de ça ! Rendez-nous nos héroïnes !

19 octobre 2011

Desperate Housewives [8x 04]

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School Of Hard Knocks // 8 240 000 tlsp.

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    Lorsque j'implorais la semaine dernière les scénaristes de Desperate Housewives de fêter cette dernière saison en faisant revenir quelques anciens de la série, ce n'est pas vraiment Danielle, l'horrible et odieuse fille de Bree, que j'avais en tête. A vrai dire, je n'ai pas pensé à elle une seule seconde. En voyant le nom de Joy Lauren apparaître à l'écran en début d'épisode j'ai donc poussé un soupir. Et puis j'ai pensé à Julie, la niaise, et je me suis dis que Danielle, c'était pas si terrible que ça. En fait, au fond de moi, je crois que je l'aime bien cette peste. Elle était agaçante au début et elle n'arrivait pas à la cheville de son frère Andrew, mais quand elle a commencé à apparaître moins elle est devenue bien plus supportable et les auteurs ont su l'utiliser à bon escient. C'était à nouveau le cas pour cet ultime (?) retour en guise de grand pardon. La mécanique est ultra rôdée et super prévisible mais le nouveau business coquin de Danielle nous a reservé de bons moments de rigolade avec une Bree super en forme. Il n'en fallait pas plus !

   J'aurais presque pu en dire autrant de l'intrigue bouche-trou de Gaby. Presque. J'étais même à deux doigts de le faire. C'est vrai que c'était drôle, c'est vrai que le personnage n'a pas perdu de sa fraîcheur -quand il s'agit de nous faire marrer en tous cas- et c'est vrai que le thème du conseil des parents d'élève n'avait pas encore été abordé sous cet angle. Mais Lynette a quand même eu pas mal de storylines de ce type par le passé, souvent réussies d'ailleurs. Gaby n'y a rien apporté de plus, Juanita n'a servi à rien et j'avais même un peu de peine pour elle au bout du compte. C'est quand même elle qui souffre le plus dans cette histoire et c'est à peine évoqué. Alors je ne veux pas non plus trop intellectualiser ce qui ne devrait pas l'être mais je ne peux pas m'en empêcher parfois. Et puis au-delà de ça, Suburgatory a traité du même sujet dans son épisode 3 et c'était beaucoup plus rafraîchissant et original ! 

   Chez Lynette, on peut compter sur l'amie Renee pour détendre l'atmopshère car, pour le moment, la mégère blonde et son éternelle chemise sale n'ont plus du tout le coeur à rire. En effet, Tom a déjà retrouvé chaussure à son pied. Et elle n'est même pas jeune et idiote : elle est du même âge que lui et médecin ! C'est le petit twist sympa qu'on voyait légèrement venir mais qui fonctionne quand même. L'émotion prend le dessus au final, comme toujours, et on se laisse forcément toucher aussi pénible soit devenue Lynette et aussi inintéressant soit resté Tom. Tiens, d'ailleurs, il habite à Melrose Place maintenant ! Sort Of. Ce que j'aurai aimé à ce propos, c'est que Laura Leighton, la femme de Doug Savant dans la vie et l'une des meilleures amies de Marc Cherry, joue enfin dans Desperate et pourquoi pas la nouvelle petite amie de Tom. Je ne comprends pas pourquoi ça ne s'est jamais fait... Dommage. 

   Bon et puis il y a Susan sinon, qui se remet à la peinture de façon à exprimer toute sa rage. Très bien, elle a trouvé son truc à elle pour vivre au mieux le secret : qu'on passe à autre chose la concernant ! Cela devient lourd. A l'entendre, on croirait que c'est elle qui l'a tué le pervers, de ses propres mains ! Faut arrêter : elle a "juste" couvert sa pote. C'est considéré comme un crime, certes, mais ce n'est pas non plus la fin du monde. Comme d'hab', ce cher Mike n'est d'aucune utilité alors qu'il avait l'occasion d'intervenir puisque le sujet le touche plus que jamais. Mais non, il se contente simplement de pardonner. En gros, le cliffhanger de l'épisode précédent est déjà oublié. Le nouveau est nettement plus prometteur : Chuck va pouvoir s'attaquer au cas du père Solis. Il est le premier sur la liste de ses prochaines investigations. A ce stade de la saison, soit il fait rapidement chou blanc soit les auteurs font traîner son enquête en longueur. La perspective n'est donc pas super excitante quand on regarde bien mais peut-être que l'effet dernière saison permettra quelques excentricités... 

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// Bilan // Facile en tous points, désespérement classique, cet épisode est correct parce qu'il parvient, malgré tous ses handicaps, à être drôle. 

12 octobre 2011

Desperate Housewives [8x 03]

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Watch While I Revise The World // 8 450 000 tlsp.

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    Je m'attendais -bien naïvement j'en conviens- à ce que chaque épisode de cette dernière saison de Desperate Housewives porte en lui une trace du passé, que ce soit sous la forme d'un habile clin d'oeil, d'un retour inattendu, d'une réplique culte détournée... bref, un petit quelque chose qui nous rappelle constamment combien la série a été bonne à ses débuts, combien elle a révolutionné le genre du soap, combien ses personnages étaient brillants (pas tous hein) et combien elle devrait nous manquer. Alors peut-être que ce troisième épisode n'était qu'une exception dans la saison, qu'il n'était pas aussi soigné que le premier et, dans une moindre mesure, que le deuxième parce que les scénaristes sont bien trop occupés à nous réserver le meilleur pour le suite. Peut-être... Ou alors ils n'ont toujours pas d'idées et rament en attendant d'entamer la dernière ligne droite dans quelques mois... 

   Quand je parlais de retour inattendu, je pensais à des tas de personnages qui ont marqué la série, même dans des petits rôles. Cela me ferait plaisir par exemple de revoir certains anciens voisins et voisines, repartis une fois leur "intrigue de la saison" résolue et dont on n'a plus jamais entendu parler. Les Applewhite (pas mémorables, certes...), les italiens, l'albinos... ces gens-là quoi. Mais une des soeurs de Lynette, sérieusement ? Lydia n'a, en rien, marqué les esprits. On ne l'a croisée que dans un seul épisode, lors de la saison 4. Qui s'en souvient à part les fans-hardcore de la série ? Sa venue dans cet épisode n'a absolument rien apporté : rien n'était vraiment drôle -les clichés sur les hippies, ça ne fait plus rire personne depuis 1975- et rien n'était émouvant non plus. Le schéma "Lynette qui se comporte comme une grosse connasse" suivi de "Lynette qui se rend compte de son erreur et s'excuse en tendant les bras la larme à l'oeil" ça ne marche plus du tout ! Cela ne fait qu'enfoncer le personnage que l'on a tant aimé vers un point de non-retour. 

   En huit ans, très peu de combinaisons de personnages principaux n'ont pas été essayées au moins une fois. Le duo Susan/Carlos amorcé dans l'épisode précédent a été ici exploité avec une certaine réussite. J'ai vraiment cru qu'ils allaient s'embrasser dans le fourgon et qu'ils allaient le regretter aussitôt. Cela n'est pas arrivé et je n'en veux pas aux auteurs. C'est quelque chose qui aurait pu faire son effet il y a quelques saisons, même la saison passée à la limite, mais cette année, ça n'aurait servi à rien à part ralentir le fil rouge. La conclusion de l'intrigue était prévisible puisqu'il était évident que Susan ne tiendrait pas sa langue très longtemps vis à vis de Mike. Maintenant, il sait. Tom devrait aussi l'apprendre tôt ou tard cette saison. Ainsi, tout le casting principal sera au parfum. J'aime l'idée. Par contre, la réaction de Mike n'est pas crédible un seul instant. Le mec n'a fait que des conneries quand il est arrivé à Wisteria Lane, il a un passé pas glorieux du tout et il se permet de juger ses amis et sa femme pour un accident ? Lui, c'était intentionnel, rappelons-le... Je compte sur Susan pour lui remettre les pendules à l'heure dès le prochains épisode. Oui bon ok, je ne devrais pas...

   Cette semaine, à nouveau, c'est Renee qui obtient non pas la storyline la plus profonde mais la storyline la plus drôle ! Enfin drôle... disons que cet épisode ne regorge pas de scènes ou de répliques tordantes alors on se contente des vannes de la miss faut de mieux. Les bases de l'histoire ne sont pas du tout solides : pourquoi est-ce que Lee irait faire appel à Renee, la femme qui aime le moins les enfants AU MONDE, pour s'occuper de sa fille ? Cela ne tient pas debout une seule seconde ! J'étais quand même très content de revoir la fille de Ted de Better Off Ted -Jay Harrington... association d'idées... je veux le retour du séduisant médecin qu'il interprétait en saison 2 lorsque Susan était malade !- mais franchement, traiter des difficultés de l'homoparentalité de façon aussi superficielle, c'est carrément se moquer du monde ! Pendant ce temps-là, l'australien de Renee fabrique on ne sait quoi on ne sait où... 

   Et le flic de Bree ? Il a enfin dévoilé son vrai visage : comme Rex, comme le pharmacien, comme Orson et comme tant d'autres prétendants de la rousse, il est totalement instable -paranoïaque, colérique, menaçant- et se comporte comme une véritable ordure à la seconde même où elle lui annonce qu'elle le quitte ! De quoi envenimer davantage les choses alors que Bree voulait au contraire les simplifier. L'aboutissement de l'intrigue est intéressant mais il a vraiment fallu passer par des passages pénibles pour en arriver là : le coup de la photo de la main, de l'enveloppe de la police, de son vol ridicule par Gaby... tout ça était prévisible dès le départ en plus ! Heureusement que la latina était là pour relever le niveau des dialogues avec ses répliques toujours piquantes...

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// Bilan // Je pensais vraiment que dans cette dernière saison, Desperate Housewives éviterait les épisodes de remplissage qui ne font avancer ni les personnages ni l'intrigue fil rouge. Pas de chance : ce troisième épisode sert bel et bien à combler le vide même si des avancées minimes s'opérent çà et là. 

06 octobre 2011

Desperate Housewives [8x 02]

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Making The Connection // 9 160 000 tlsp.

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   Pour faire preuve de ma bonne foi, cette année, dans chacune de mes critiques de Desperate Housewives, je ne dirai plus "du revu et revu" mais "bel hommage au glorieux passé de la série". En saison 8, j'ai envie de tout pardonner aux scénaristes et à Marc Cherry. Ils nous resservent la même soupe depuis des années et on est encore là à en laper la moindre goutte. Le problème ne vient clairement plus d'eux à ce stade, mais de nous. 

   Ainsi, j'ai trouvé très intéressant de voir Gaby se trémousser en tenue légère contre une barre de pole dance (sa chute était mémorable). Cela nous permet de repenser avec nostalgie, la larme presqu'au coin de l'oeil, à cette époque où Susan a hérité d'un club de strip-tease mais n'a jamais utilisé l'argent gagné en le revendant pour se sortir de ses ennuis financiers. Cela peut aussi nous ramener à cette période où elle devait se filmer en train de faire le ménage en nuisette pour exciter les pervers et gagner sa croûte. Et il me semble que Gaby a déjà fait des expériences similaires pour revigorer la libido de son mari, à moins que ce soit Lynette, ou bien Bree avec Orson... Bref, elles ont toutes plus ou moins vécu ça. Je suis intimement convaincu que ma mère en bonne ménagère a dû faire ça un jour aussi... Vous l'avez compris : je suis ironique. Cette intrigue n'était pas du tout inspirée et Eva Longoria n'a même pas eu l'occasion de rendre tout ça plus amusant puisqu'elle n'a pas vraiment dansé ni même embrassé sa coach. Je retiens quand même la réplique de Carlos sur sa cécité d'antan. Ca, c'était drôle !

   Pendant ce temps-là, Susan s'est encore couverte de ridicule auprès des flics. Une constante saison après saison. On ne compte plus le nombre de fois où elle s'est faire arrêter au volant ! Cette fois, elle va elle-même au devant des ennuis afin d'affronter sa culpabilité suite au fameux meurtre de fin de saison dernière. Elle a ainsi l'impression de payer sa dette. Comment dire ça sans y aller trop fort... ah oui : c'était nullissime ! Pas drôle du tout et ridicule. Je crois d'ailleurs que Teri Hatcher en avait parfaitement conscience en le jouant et n'a pas cherché à rendre la chose meilleure. Le pouvait-elle de toute façon ? Il ressort de ces pénibles scènes une idée intéressante : Susan et Carlos, un duo qui n'a jamais été très exploité, partagent leurs inquiétudes et leurs doutes. Cela ne les ménera pas bien loin mais c'est inédit, au moins. Tiens, ce serait marrant qu'ils couchent ensemble pour la peine ! Non, je rigole. Enfin je veux dire : je sais bien que ça n'arrivera pas. A quoi bon en rêver ?

   Les Scavo séparés ont les mêmes problèmes et les mêmes reproches à se faire que les Scavo ensemble. C'est du coup très routinier, l'opportunité de faire jouer à Felicity Huffman autre chose que ses rengaines habituelles s'éloignant, mais c'est plutôt bien vu dans le fond. Le divorce n'est clairement pas la solution miraculeuse qu'ils attendaient mais, pour le moment, il leur permet au moins d'enterrer la hache de guerre. Il est temps que l'amie Renee vienne nous égayer Lynette mais, pour le moment, elle est bien trop occupée à courir après son voisin australien. Ses intéractions avec lui ne sont pas d'une grande originalité mais Vanessa Williams se donne à fond alors la mayonnaise prend inévitablement. Toutefois, je me demande vraiment ce qui est passé par la tête des producteurs : pourquoi faire appel à ce veau de Charles Mesure ? Et pourquoi le maquiller comme une vieille catin ? Il est plus maquillé que sa partenaire, ce qui est quand même un comble (Vanessa Williams baignant sa tête dans un pot de peinture orange avant le tournage de chaque scène). Et le mascara, pourquoi ? De toute façon, il est mauvais comme un cochon et c'est bien ça le pire. A tout moment je m'attends à voir débarquer Elizabeth Mitchell (alias Erica dans V) pour le récupérer. En vain... Ah et sinon Ben est chelou. Normal, c'est le nouveau voisin. Il doit avoir un projet du genre raser tout Wisteria Lane pour construire je ne sais quoi... Ca promet, tiens ! Je garde de l'intrigue de Renee surtout le passage avec McClucskey qui m'a bien fait marrer.

   Sera-t-il lié au fil rouge de la saison ? Je ne pense pas, sincèrement. Ce ne serait pas particulièrement étonnant mais j'ose croire que les scénaristes ont prévu des choses plus surprenantes. Autres que les soupçons qui se portent sur Chuck j'entends. On savait très bien que ça allait arriver et son comportement étrange vis à vis de Bree ne laissait planer aucun doute là-dessus. A ce stade de la saison, on peut d'ores et déjà le rayer de la liste des maitres-chanteurs potentiels mais il a un rôle à jouer dans l'affaire et cette confirmation arrive au bon moment. Plus tard, ça serait moins bien passé à mon avis. Il faut donc s'attendre à ce que Bree joue à la détective privée au moins dans le prochain épisode. Ca peut être amusant... Bree est en tous cas devenue officiellement la nouvelle Mary-Alice. Elle la veut, sa balle dans la tête. 

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// Bilan // Lorsque c'est Renee qui assure le meilleur de l'épisode, il y a tout de même de quoi se poser des questions, non ? Toutefois, ce Making The Connection n'est pas à jeter car il possède de bonnes conclusions d'intrigues, mais pas de bonnes intrigues.