17 novembre 2010

Grey's Anatomy [7x 08]

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Something's Gotta Give // 11 13o ooo tlsp.

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   Grey's Anatomy a longtemps été dépourvue de personnage vraiment détestable. C'est un des travers de notre chère Shonda Rhimes d'ailleurs. Elle aime tellement ses personnages qu'elle ne supporte pas que les téléspectateurs puissent se mettre à les détester à un moment donné pour une raison ou pour une autre. C'est pour cela certainement qu'elle se refuse à faire d'Alex le parfait connard qu'il a toujours été au fond. Dès qu'il agit comme une grosse merde, on lui trouve une bonne excuse. Mais il ne faut pas se leurrer: dans une même situation, un autre personnage ne réagirait pas aussi bêtement que lui. Il n'y a rien de touchant ou de mignon dans son attitude. Toujours est-il qu'il a fait fort cette fois en traumatisant cette pauvre April qui n'avait rien demandé à personne. Il n'avait même pas l'excuse de l'alcool, il décuvait. Heureusement qu'il ne l'a pas déflorée, pas comme ça pitié ! Je n'ai pas envie de la plaindre totalement non plus dans le sens où, s'il avait été plus maligne, elle ne se serait pas intéressée à lui. Mais c'est typique de ce genre de filles ! Toujours attirées par les connards de base. Pendant un moment, j'ai cru qu'Alex allait nous sortir Izzie comme excuse. Et j'aurai presque préféré rien que pour la continuité. Ses histoires de famille m'emmerdent. Ca semble tellement lointain. Je me demande vraiment s'il apporte toujours quelque chose à la série. Je crois personnellement que son absence serait un soulagement pour tout le monde, y compris pour les scénaristes. Allez, je milite pour un suicide ! Mais un vrai hein... Pas façon ferry.

   Festival de connards cette semaine ? Disons qu'Alex a trouvé un adversaire à sa taille en la personne du Dr. Phil Stark, le remplaçant d'Arizona Afriqua, incarné par "le biscuit" d'Ally McBeal alias Peter MacNicol. Malgré le plaisir de retrouver l'acteur (oui, je ne regardais pas Numb3rs et ça me paraît tout à fait normal), son introduction est quelque peu ratée. On le voit très peu et il inspire plus de l'indifférence qu'autre chose. Certes, il a mal agi. Et alors ? Ca aurait eu plus de poids si on nous l'avait présenté dans un premier temps sous un meilleur jour. Là, c'était écrit "grosse enflure" sur son front. Affaire à suivre mais je suis déjà saoulé. Par contre, je suis plus enthousiaste au sujet d'Avery sur qui les scénaristes ont enfin décidé de se pencher sérieusement. Contre toutes attentes, ce n'est toujours pas pour lui trouver une partenaire de jeux (coquins) mais pour creuser ses peurs et ses doutes de médecin. Son duo avec Bailey s'annonce prometteur. Dans le même temps, on effleure l'idée d'un couple Lexie/Jackson mais cela irait à l'encontre des avancées de l'épisode précédent quand à Lexie et Mark. Un leurre sans doute. Il finira bien par tomber dans les bras de Teddy comme prévu (au moins dans ma tête). Le cas médical dont s'est chargée Teddy en compagnie d'Owen a été traité à la va-vite mais je n'aurai pas supporté que ça prenne plus de place en même temps. C'était une idée originale absolument pas aboutie. C'était simplement l'occasion de montrer une Teddy obstinée et battante. Et pourquoi pas ?

   Mais le meilleur de l'épisode, la partie qui m'a réjouit à chaque seconde, c'est le pétage de plomb de Cristina accompagnée dans sa folie passagère par une Callie déprimée après le départ d'Arizona. Qu'est-ce que c'était rafraîchissant et drôle ! Qui aurait cru un jour que l'on verrait Cristina dans un centre commercial à admirer une pauvre femme qui mange avec délectation un bretzel tandis que Callie se fait couper les cheveux suite à un désastre capillaire ? On n'était plus tout à fait dans Grey's Anatomy et c'est ce qui était bon. C'était presque surréaliste ! J'adore ces changements de décor depuis le début de la saison 7. On respire davantage. Même un Alex en panne au bord de la route c'était totalement incongru. Et un miracle s'est produit au beau milieu de ce foutoire: Derek a trouvé une occupation ! Il va tenter de remettre Cristina dans le droit chemin avec sa méthode à lui, bien différente de celles envisagées par Meredith & Co. Je ne demande qu'à voir ça !         

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// Bilan // Que ceux qui osent penser que la saison 7 de Grey's Anatomy n'est pas bonne lèvent la main ! Je me chargerai personnellement de les corriger. Cet épisode est la preuve flagrante que la série médicale tient toujours super bien la route, capable de se réinventer sans se trahir et de créer toujours plus de nouvelles dynamiques enthousiasmantes. 

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14 novembre 2010

Grey's Anatomy [7x 07]

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That's Me Trying // 11 92o ooo tlsp.

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  C'est à partir du moment où la pluie s'est mise à inonder Seattle que cet épisode a décollé. Preuve que ma théorie selon laquelle les meilleurs épisodes de Grey's Anatomy sont ceux au cours desquels il se met à pleuvoir fonctionne ! Il a commencé doucement, avec cette impression qu'on allait un peu s'ennuyer après deux épisodes très spéciaux, et puis le rythme s'est emballé, les coeurs se sont à nouveau brisés et j'ai bien failli pleurer pour ne pas changer. Grey's Anatomy et Brothers & Sisters auront définitivement ruiné mes glandes lacrymales ces dernières années... La scène la plus émouvante ? Celle, classique, de la séparation à l'aéroport. Cela dit, il me semble que c'était une première dans la série médicale. Callie et Arizona, un des couples les plus mignons de la télévision américaine (après Kevin et Scotty, mais n'y voyez pas de lobby gay) sont donc les nouveaux Meredith et Derek -l'ancienne version- qui se séparent dès le premier obstacle arrivé et qui se remettent ensemble deux épisodes plus tard parce qu'ils ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre. Ca casse une partie de l'émotion. Je n'avais pas compris que la mission humanitaire devait durer trois ans... Ouch ! Ce qui me dérange dans le départ d'Arizona, c'est qu'on sait qu'elle reviendra forcément et assez vite. Jessica Capshaw est enceinte mais elle a déjà accouché dans la vie. Elle ne devrait pas être absente longtemps. Dans le même esprit, même si j'ai adoré voir Cristina sombrer un peu plus dans la dépression et prendre la décision de démissioner, je ne la vois pas rester loin du Seattle Grace bien longtemps. Aux dernières nouvelles, Sandra Oh n'a pas exprimé l'envie de quitter la série. Puis ce serait du gâchis de toute façon. Ca me fait penser à la sale période d'Izzie, quand elle ne voulait/pouvait plus exercer. Heureusement, Sandra Oh n'est pas Katherine Heigl... Le retour des dark & twisted sisters m'a bien plu, même si la haine de Cristina envers Meredith sort un peu de nulle part.

   Une fois encore, April gagne des points ! Sa puérilité était à mourir de rire. Et son association à Alex étonnamment convaincante. L'intégration de Jackson est toujours un peu plus difficile et un peu plus lente mais je suis confiant. Les scénaristes arrêteront de tourner autour du pot à un moment ou à un autre. Un peu comme pour Little Grey et Mark qui vont bien finir par se remettre ensemble. Ca se profile doucement mais sûrement. C'est Lexi qui a le pouvoir. J'adore ça ! Elle peut faire de lui à peu près tout ce qu'elle veut. Elle devrait s'en amuser encore davantage. A sa place en tous cas... Je suis un peu déçu pour Bailey qui n'a pas particulièrement brillé cette semaine. L'idée d'autopsier le corps de sa patiente "préférée" et de chercher à comprendre l'incompréhensible était bonne mais il n'y avait pas beaucoup d'alchimie avec la légiste (ex-nonne de Desperate) et elle. Ou disons que ce n'était ni vraiment amusant, malgré les tentatives, ni vraiment émouvant, malgré les tentatives restantes. Un peu léger donc, mais bien dégueulasse par contre ! Toutes ces tripes... Les quelques scènes entre Bailey et Derek n'étaient pas très réussies non plus. J'avais l'impression qu'ils se parlaient sans s'écouter, omnubilés chacun de leur coté par leurs tracas personnels. De toute façon, il y a un vrai problème avec le personnage de Derek qui s'amplifie avec le temps. Je suis assez fan du "funny chief" par contre. 

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// Bilan // Un épisode solide, qui monte crescendo dans l'émotion. On aimerait s'amuser davantage mais je ne sais pas si là est l'essentiel...

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02 novembre 2010

Grey's Anatomy [7x 06]

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These Arms Are Mine // 1o 79o ooo tlsp.

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Le temps de cette critique de Grey's Anatomy, je laisse la plume à un certain UglyFrenchBoy, fidèle lecteur du blog et expert en télé-réalité. Je le remercie chaleureusement pour sa participation, en espérant qu'elle vous plaise autant qu'à moi.


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    Depuis plusieurs années, la télé-réalité emprunte les codes de la fiction, dans sa réalisation, mais également de plus en plus dans l’écriture. Le genre, rebaptisé aux États-Unis « docu-soap » ou « docu-drama », connaît ses heures de gloire sur des chaînes comme MTV, Bravo ou encore E !. Le sens inverse continue, pour sa part, de se développer, entre les mockumentaries (qui s’inspirent uniquement du documentaire sur la forme), les séries construites façon docu-réalité (The Comeback, My Generation) ou encore les épisodes spéciaux d’une production dite « classique ». Pour ce dernier cas, l’exemple d’Urgences vient évidemment en tête avec « Direct aux urgences » (Ambush en VO). Alors, quand Grey’s Anatomy devient Seattle Medical : Road to recovery, difficile de ne pas penser à sa grande soeur… du moins lors de ses premières secondes. Le sentiment est en effet rapidement balayé à mesure que la création de Shonda Rhimes empiète (légèrement) du côté de Boston Med, diffusée cet été sur ABC, tout en gardant son essence. C’est en quoi cet épisode est, à mon sens, une réussite.

    Les conséquences de la fusillade, de loin l’événement le plus marquant dans la vie du personnel du Seattle Grace Mercy West Hospital, continuent d’être traitées avec plus ou moins de réalisme. Déjà six épisodes ont été diffusés pour cette nouvelle salve et le sujet est toujours au cœur de la majorité des intrigues. L’accident, lui, a très probablement médiatisé l’hôpital dans tout le pays. Déjà dans le « season premiere », on se souvient de la voisine de Bailey dans l’avion y faisant référence « Did you know any of those doctors from that shooting ? ». En guise de faux générique cette semaine, la voix-off le confirme : « Several months ago, a gunman roamed these halls, leaving 11 people dead and even more injured. Today, we visit the survivors… ». Ainsi, désireux de donner une nouvelle image à son établissement, le Chief fait appel à une équipe de télévision pour présenter les lieux comme sécurisés. En parallèle, l’émission fictive s’intéresse aux conséquences de la fusillade auprès des chefs de service, titulaires et autres résidents.

   L’idée est bonne, le défi intéressant à relever, mais, surtout parfaitement réussi. Seattle Medical est parfaitement crédible en tant que docu-réalité. Si My Generation misait sur un usage intempestif des effets « immersion », dont les passages de petite et grande focale à outrance, on retrouve ici les mêmes tics de réalisation, mais largement mieux maîtrisés. Quant à Grey’s Anatomy, la série n’est pas absente pour autant. Le dosage drama / comédie est respecté. Et pour ça, on peut remercier à la fois le Chief, qui semble confondre l’émission avec un film d’entreprise, mais surtout Lexie. Depuis le début de cette septième saison, elle apporte une vraie dimension comique (là ou April échoue lamentablement) en l’absence de Cristina dans ce registre, voire l’absence tout court de Mark, personnage particulièrement « au repos » ces dernières semaines. Celui-ci est malgré tout l’auteur d’une des répliques les plus drôles : « He's kinda like my better half. Not the better-looking half, mind you ». La raison principale pour laquelle j’estime cet épisode à trois étoiles c’est qu’il a tout, sur le papier, d’un « stand alone » sans l’être à l’écran. Malgré sa forme, le fond est en effet bel et bien présent : on continue d’explorer le « deuil » de Cristina. Autant dans le précédent épisode, le processus me semblait beaucoup trop long, autant là, Seattle Medical permet un certain renouvellement. Autre point positif, la relation Callie / Arizona n’est pas délaissée et l’on assiste même à un probable départ temporaire du duo (le temps de la grossesse de Jessica Capshaw). Le cas Jackson est également abordé et l’on découvre pour la première fois la façon dont il parvient à gérer le stress post-traumatique. Son enfermement est prétexte à un rapprochement assez subtil avec Teddy, mais on peut également y voir une critique sur l’excès des systèmes de sécurité dans les lieux publics et la psychose qu’ils peuvent engendrer.

    Le point faible qui peut être relevé pour cet épisode est le portrait trop caricatural, mais aussi trompeur, des personnages, particulièrement avec Bailey qui enlace les patients, pleure et fait preuve d’empathie (mention d’ailleurs à Mandy Moore, qui n’a jamais été aussi touchante depuis Walk to remember). Un défaut qui s’avère être en même temps une qualité, les protagonistes de télé-réalité étant souvent « unidimensionnels ». Souci de réalisme ou lacune scénaristique ? Le simple fait de s’interroger mérite que l’on donne à ce « These armes of mine » un certain intérêt et surtout du crédit.

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// Bilan // Fortement déçu par la saison 6 de Grey’s Anatomy, j’avais trouvé avec Mercy une sorte de médicament générique (désolé). Cette dernière avait fait, elle aussi, venir une équipe de télévision pour filmer les coulisses de son hôpital, ou du moins le Dr Briggs (interprété par James van der Beek) faisait l’objet d’un docu-réalité. L’idée n’était pas forcément intéressante et, finalement, ne servait pas vraiment le récit. Quant à Nip/Tuck, son brûlot contre le genre se contentait de cracher dans la soupe pour mieux la faire manger. Avec de tels exemples, autant avoir des appréhensions à l’annonce d’un épisode « docu-réalité » de Grey’s Anatomy. Celui-ci est un succès à tous les niveaux, sur le fond comme sur la forme, tout en rendant plus ou moins hommage à la télé-réalité. Le meilleur épisode de la saison à ce stade.

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31 octobre 2010

Grey's Anatomy [7x 05]

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Almost Grown // 10 97o ooo tlsp.

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   Un épisode trop médical de Grey's Anatomy est par principe un épisode moyen de Grey's Anatomy. Personne, je crois, ne s'est embrassé. Personne n'a couché. Personne n'a pleuré (je ne compte pas les patients). Bref, ça manquait un peu de chaleur humaine tout ça. La compétition instaurée par le Chief était néanmoins plaisante à suivre, bien que peu crédible. Son entretien avec Bailey (mon préféré de tous) laisse en plus entendre qu'il nous mijote un petit quelque chose... Les entretiens de Callie, Arizona et Mark étaient sans hésiter les plus drôles: La première qui transforme le rendez-vous en psychanalyse, la deuxième qui devient folle, le troisième qui fait son numéro de charme... Ils sont donc restés fidèles à eux même, comme on les aime. Depuis quelques temps, ils sont surtout devenus des outils à comédie mais on va dire que la roue tourne. Ils avaient des intrigues plus lourdes en fin de saison dernière. Le speech de Derek était émouvant, chose finalement assez rare venant de sa part, puisqu'il montrait bien sa peur de perdre Meredith dans un futur lointain et incertain. J'ai cru qu'il allait remporter le concours haut-la-main mais le Chief en a décidé autrement. A titre personnel, j'aurais fait gagner Bailey, la plus sincère et terre-à-terre de toutes. Le choix s'est porté sur Owen, dont le discours m'a moyennement convaincu. J'ai trouvé que se servir de la tragédie vécue récemment par le staff de l'hôpital était un peu dégueulasse sur les bords. C'était en tous cas trop facile. Je n'ai pas évoqué l'entretien de Teddy puisque c'était, de loin, le plus mauvais.

   En parallèle, le Chief, apparemment très inspiré depuis qu'il a mis la bouteille de coté, a lancé une opération inversée : les internes remplacent les chirurgiens pour une journée. Ca revient plus ou moins au même que la course à la chirurgie solo d'il y a deux ou trois saisons sauf que Cristina est hors-jeu. Elle continue de se murer dans le silence, assise sagement sur le banc de touche, et si cette posture inédite était intéressante au départ, elle commence à devenir lourde. L'épisode précédent laissait présager le grand retour de Yang mais il va falloir attendre encore un peu visiblement. Le but finalement était de nous montrer que tout ce petit monde a beaucoup grandi depuis la saison 1, en particulier Meredith qui s'est débrouillée admirablement. Malheureusement, il a fallu que ça passe par un Jackson beaucoup moins performant. De la même façon, même silencieuse, Cristina a terrassé April. Cette dernière a déjà du mal à se faire une place au Seattle Grace, est-ce bien nécessaire de l'enfoncer encore un peu plus ? Dans un sens, je trouve ça courageux de la part des scénaristes et on va finir par se prendre de pitié pour elle. Mais j'aimerais qu'on puisse l'apprécier autrement, parce qu'elle vaut le coup tout simplement. Ce n'est pas encore le cas... Quant à Alex, il nous a prouvé que s'il était un humain détestable, il était un médecin hors-pair, surtout quand il s'agit d'aider des enfants ou des adolescents. Son intérêt pour la pédiatrie est une constante chez lui depuis Addison. On peut au moins l'apprécier pour ça.   

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// Bilan // J'ai le sentiment d'être un peu dur avec cet épisode qui m'a quand même pas mal plu d'autant qu'il sortait de la routine, mais il ne tient pas la comparaison par rapport aux précédents. Pas de grandes scènes, pas de soulèvement de cœur. A noter qu'il était réalisé par Chandra Wilson, qui a encore fait du bon travail.

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23 octobre 2010

Grey's Anatomy [7x 04]

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Can't Fight The Biology // 12 11o ooo tlsp.

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   Casser la routine, voilà le leitmotiv de cet épisode ! Tandis que le Chief, Bailey et Derek sont au second plan, les petits nouveaux se font tout doucement une place au sein du Seattle Grace. Certains diront qu'il est temps. De mon coté, je préfère largement que les personnages s'imposent à nous et non qu'on nous les impose. Jackson aura mis du temps avant d'avoir son intrigue (hormis une petite la saison dernière) mais le moment est venu et sans grande surprise, c'est à Teddy qu'on l'associe maintenant que son psy est parti. C'est quelque chose que je souhaitais depuis longtemps donc je ne vais pas me plaindre. Et je préfère largement ça à un couple Jackson/Lexie, ou Teddy/Alex, qui étaient des options envisageables. Jackson sait user de son charme et de ses abdos pour obtenir ce qu'il veut. On n'avait pas encore eu ce genre de specimen chez les médecins de Grey's Anatomy. Quoique McSteamy est un peu dans ce genre-là mais il est beaucoup moins subtil dans son approche. Toujours est-il que Teddy n'est pas tombée dans le panneau bien longtemps et a su le remettre en place bien comme il fallait. Cela ne devrait pas les empêcher de coucher ensemble. L'opération séduction a commencé ! Puis il doit aimer ça Jackson les femmes qui lui résistent. De son coté, April s'affirme grâce Meredith qui l'aide pas mal à intégrer le groupe, ce qui créé une rivalité avec Lexie assez intéressante dans le fond mais pas tellement dans le déroulement. Ce n'était pas particulièrement drôle de les voir se chamailler mais ça en dit long sur la relation entre Lexie et Meredith qui est toujours difficile malgré le temps qui passe. Meredith ne va pas se confier à sa soeur. Lexie en (c)rêve. "You're not crazy. You're a Grey".

   Pilier de la série souvent contesté, Meredith est devenue indispensable et surtout infiniment attachante. Les intrigues "bébé" ne me plaisent pas en général toutes séries confondues mais là je dois dire que ça part plutôt bien. Et puis à moins d'un miracle, ils ne sont de toute façon pas prêts de l'avoir ce bébé avec Derek. La biologie est contre eux, pourtant leur union n'est pas contre-nature. Pour complexifier les choses intelligemment, on revient sur la maladie d'Ellis Grey et sur l'importance qu'elle pourrait avoir dans le futur pour Meredith. Et si elle était elle aussi atteinte d'Alzheimer ? Comment pourrait-elle assumer l'éducation de son enfant dans ces conditions ? Ce sont des questions qu'elle ne devrait pas se poser mais c'est Meredith, elle est angoissée et torturée et les tentatives d'apaisement de Derek n'y feront rien. On ne peut d'ailleurs pas s'empêcher de se placer de son coté à elle dans le sens où il faut du courage pour affronter les choses comme elle le fait actuellement. Elle a un comportement d'adulte, et Derek voudrait l'en dissuader, lui qui est médecin en plus ! Curieux mais pas complètement illogique.

   Les cas médicaux de la semaine, plutôt nombreux, m'ont bien plu. Il n'y avait rien de très original ni rien de drôle mais des petites histoires émouvantes bien que survolées. Recevoir Frances Conroy en guest-star, c'était un événement il y a trois ans mais plus du tout aujourd'hui. Elle est partout : Desperate Housewives, How I Met Your Mother, Nip/Tuck, Happy Town... A chaque fois, elle est un peu voire beaucoup folle. Elle a les "crazy eyes" il faut dire. Elle est toujours géniale mais on se lasse forcément de toutes ses prestations similaires. Ce n'est pas de sa faute à elle, faut bien qu'elle mange ! Le cas du danseur était très joli, même s'il me semble qu'on avait eu une ou deux fois des histoires similaires. Le petit passage où il danse était mignon, bien que la danse exécutée était un peu bizarre. Le cas de "l'homme aux vers" n'avait qu'un intérêt : celui de montrer à Cristina qu'il fallait qu'elle reprenne la bataille à tous les niveaux : dans sa vie professionnelle bien-sûr mais aussi dans sa vie personnelle. Elle devrait rapidement retourner au bloc opératoire et pour l'appartement avec Owen, c'est fait ! A ce propos, j'ai adoré ce dialogue : "Hostile Uterus. Looking for an apartment with my husband. At least it's not cancer !". Je n'ai pas énormément accroché au cas de la femme interprétée par Diane Farr mais c'est à cause de l'actrice que je n'aime pas du tout. Les répercussions déjà évoquées sur Meredith étaient plus intéressantes. Sinon, j'ai bien aimé la soudaine "haine" d'Arizona pour Mark. Il est tellement envahissant que je ne peux que la comprendre. Ca s'est arrangé rapidement. Bon ben voilà, il faut aussi des petites intrigues comme ça de temps en temps pour maintenir ou affirmer les complicités.

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// Bilan // Il en faut du talent pour caser autant d'intrigues dans un épisode de 42 minutes. Et il en faut encore plus pour que tout s'articule à la perfection. Ce talent, les scénaristes de Grey's l'ont depuis toujours.

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17 octobre 2010

Grey's Anatomy [7x 03]

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Superfreak // 12 75o ooo tlsp.

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   On est tous des freaks. J'adore le sujet de cet épisode. Moi, par exemple, je vérifie à peu près dix fois avant de me coucher que mon réveil est bien réglé. Je vérifie aussi dix fois que ma porte est bien fermée. Ca relève plus du TOC qu'autre chose, mais c'est mon coté freak à moi. Bon, y'a d'autres trucs bien plus inavouables. Mais on n'est pas là pour parler de moi ! Karev, par exemple, depuis la fusillade, il ne prend plus l'ascenseur. Rappelons qu'il a failli rendre l'âme dans l'un d'entre eux. Vous voyez ça, c'était une très mauvaise idée. Ce n'était pas émouvant, pas amusant non plus, ça ne servait à rien en fait. A part montrer que Karev est un gros con, une fois de plus. Je n'ai plus aucune pitié pour lui. Mais en restant plus poli, disons simplement qu'à coté des traumatismes de Cristina, son p'tit problème paraît bien dérisoire. Si April est une super freak, c'est parce qu'elle est encore vierge à 28 ans. Bon. April est un personnage que j'ai toujours voulu aimer, notamment parce que j'adore Sarah Drew depuis Everwood, ce qui fait qu'elle ne m'a jamais autant dérangé que beaucoup d'entre vous. Je reconnais qu'elle était devenue au fil du temps vraiment trop "spéciale" pour moi aussi. Mais depuis le début de cette saison 7, elle s'impose comme un des personnages au plus fort potentiel. On a encore beaucoup de choses à découvrir sur elle et beaucoup de choses à vivre à ses cotés. Elle a plus que jamais l'attrait de la nouveauté. Qu'elle soit vierge est un excellente base pour construire des intrigues solides, typiques de Grey's Anatomy. En tous cas, j'ai trouvé les réactions de ses petits camarades franchement ridicules. Ca faisait très lycéen dans l'esprit. Mais je crois que les vrais gens sont comme ça, intolérants même face à des cas aussi banals. On a tous été vierge un jour après tout ! Alors qu'on ait 18 ou 32 ans, hein... Je ne suis pas en train de vous faire passer un message je précise, quoique je n'en aurais pas honte si c'était le cas. Mais je m'égare... Pour en revenir à April, son speech à la fin de l'épisode était classique mais bien efficace. Comme Meredith, je l'aime de plus en plus cette petite !

   Ce début de saison est très centré sur Cristina. C'est une bonne chose, mais il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps non plus. C'était moins fort dans cet épisode que dans les précédents. Peut-être parce qu'elle commence doucement, très doucement à aller mieux. En tous cas, son association avec Derek est une jolie réussite. C'est vrai que ces deux-là n'ont jamais été si proches que ça malgré leur gros point commun : Meredith. C'est ça qui est génial avec Grey's Anatomy : toutes les combinaisons de personnages possibles sont exploitées le moment venu et c'est (presque) toujours amené subtilement. Mais je vais vous prouver tout de suite que ça ne marche pas parfois : la venue d'Emilia, la soeur de Derek sortie de Private Practice, au Seattle Grace est anecdotique et, pour le moment, n'apporte rien à personne. Elle devient même une empêcheuse d'avancer puisqu'elle trouve le moyen de coucher avec Mark au moment où Lexie est enfin prête à le récupérer. Ce rebondissement ne promet rien de bon. Emilia aurait du rester à Los Angeles...

   Parmi les moments particulièrement sympathiques de l'épisode, je retiendrais le cas médical dont se sont occupées Meredith et April. Et alors un mystère subsiste mais c'est peut-être moi qui ai mal compris : la jeune fille, elle a vraiment avalé une capote ou c'est une excuse que les filles ont trouvé pour que son mec revienne ? C'était tellement stupide dans l'idée que je me pose vraiment la question. Mais c'était super drôle quoi qu'il en soit ! L'autre cas médical, celui de l'homme-arbre, m'a dégoûté mais pas impressionné. Toutes les séries médicales ont eu recours à cette maladie à un moment donné. Récemment, on y a eu droit dans Nip/Tuck. De toute façon, le sujet n'a pas été traité en profondeur. C'était juste histoire de mettre Lexie dans une position amusante, impressionner les téléspectateurs impressionnables (il n'y a pas de jugement derrière ces mots) et nous révéler que Bailey a peur des araignées ! Oui ! Bailey a peur de quelque chose ! Sinon, Callie et Arizona continuent d'être mignonnes. On sent que les scénaristes sont en pause de ce coté-là puisque Jessica Capshaw est enceinte jusqu'aux dents. Ca ne fait pas de mal de laisser le couple reposer un peu. Jackson n'a toujours pas droit à une intrigue mais ça va peut-être bientôt changer puisque Teddy va vite redevenir célibataire. Son charmant psy s'en va déjà. C'est un peu dommage mais pour une fois qu'un personnage censé être de passage ne reste pas au Seattle Grace... 

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// Bilan // Si cet épisode n'est pas aussi bon que les deux précédents, il tient néanmoins très bien la route. 

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06 octobre 2010

Grey's Anatomy [7x 02]

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Shock To The System // 12 53o ooo tlsp.

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  Je ne sais pas si vous avez remarqué la même chose que moi mais tous les épisodes de Grey's Anatomy dans lesquels il pleut sur Seattle sont géniaux ! C'est une constante... depuis 7 ans. Et ça force toujours autant le respect. Si Shonda Rhimes ne vivait pas si loin là-bas, je la demanderais en mariage sur un post-it. Et tant pis si elle est vilaine ! Tant de talent fait tout oublier. Et puis elle n'est pas si vilaine... enfin bref. J'en ai un peu marre de faire des critiques de cette série. C'est trop parfait, trop d'émotion, c'est trop bon. Je suis même incapable de chipoter sur un détail. Même les cas médicaux, qui m'emballent pourtant moins ces derniers temps, m'ont convaincu ici. Certains personnages sont fouillés à l'extrême et c'est remarquable de trouver encore des choses à dire sur eux après tant d'années sans faire de redites. D'autres sont plus discrets mais réussissent toujours à tirer leur épingle du jeu grâce à une bonne réplique bien cinglante ou une petite intrigue amusante qui divertit avec succès. Et puis la roue tourne et chacun a son moment de grande gloire.

   Cristina est certainement LE personnage qui traverse les années sans failles. Je ne me souviens pas qu'elle ait eu une seule mauvaise intrigue depuis le début de la série (hors cas médicaux). Elle a encore réussi dans cet épisode à être infiniment touchante et Sandra Oh y est pour beaucoup. On lui met de l'argent entre les mains et elle en fait de l'or. Son amitié avec Meredith est une des plus belles de la télévision et une des plus palpables aussi. On la sent vivante et réelle. Je suis désolé d'être aussi enthousiaste mais que voulez-vous... L'intro et la conclusion de Meredith étaient géniales, très drôles. Et elle a dit quelque chose qui aurait presque pu passer inaperçu : le nouveau psy est peut-être sympathique et hot, mais est-il compétent ? Je me le demande. Parce que Lexi n'est clairement pas prête, quoiqu'il en dise. C'est d'ailleurs assez plaisant de la voir repousser McSteamy. Il a trop facilement tout ce qu'il veut d'habitude. Du coté du couple "le nouveau" et Teddy, j'avoue être déjà conquis en seulement deux petites scènes. Je trouve que le feeling passe bien et j'ai tellement envie qu'il reste en plus... Je ne parlerai pas du reste parce que ce serait trop fastidieux mais chaque détail de cet épisode était soigné et remarquable, même l'intrigue d'Alex mais c'est vraiment grâce à Bailey ! Une scène = une émotion. Y'a pas de meilleure recette.      

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// Bilan // J'espère que Marc Cherry ne regarde pas Grey's Anatomy. Si c'est le cas, il doit mourir de honte chaque semaine de chaque année...

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27 septembre 2010

Grey's Anatomy [7x 01]

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With You I'm Born Again (Season Premiere) // 14 32o ooo tlsp.

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   Le final de la saison 6 de Grey's Anatomy était tellement fort et tellement marquant que j'y ai repensé tout l'été, que je l'ai revu, et finalement, j'ai l'impression de n'avoir jamais quitté le Seattle Grace dans ma tête. Alors ils ne m'ont pas manqué mais j'étais heureux de les retrouver, même dans un sale état. A vrai dire, ça aurait pu être pire. J'aurai d'ailleurs préféré que ce Season Premiere se situe juste après le drame, pas quelques semaines plus tard. J'aurai voulu assister à plein de séances de thérapie, j'aurai voulu les voir craquer un à un, souffrir... mais ça c'est mon coté Meredith "Dark Twisted" Grey. L'option choisie est plus grand public mais elle confirme que même en s'adressant au plus grand nombre, Shonda Rhimes réussit à proposer une série réfléchie et profonde.

   Il y a ceux qui ont souffert mais qui se sont vite remis, parce que la vie continue. C'est sur eux que l'on s'attarde le moins et c'est bien normal. Callie et Arizona trouvent malgré tout le temps d'être super cute: il y a des choses qui ne changent pas. Mark Sloane a pris quelques cheveux blancs supplémentaires et son épaule est toujours celle de toutes les confidences. Richard, grâce à la décision pas si surprenante de Derek redevient le Chief. C'est une perspective qui ne m'a jamais emballé. Ca a au moins été fait avec humour et bonne humeur. Et puis Teddy s'est définitivement détachée d'Owen et batifolle désormais avec le Dr. Perkins, interprété par James Tupper (que j'adore, Men In Trees oblige). Meredith les surprend. Une bonne vieille méthode qui a souvent fait ses preuves dans la série. Je l'ai dit, il y a des choses qui ne changent pas. Et ce n'est pas un mass murderer qui empêchera les gens de coucher au Seattle Grace ! Lexie, après un long travail sur elle-même et quelques crises, fait partie de ceux qui vont mieux. Quant à Alex, il n'allait pas bien avec le drame, il ne va pas mieux après, mais il est hors-concours de toute façon. C'est sa connerie qui le ronge et je crois qu'il n'y a plus rien à faire. A la place des scénaristes, j'opterai une bonne fois pour toutes pour le suicide. 

   Et puis il y a ceux qui ont souffert et qui souffrent toujours. Ils mettront sans doute du temps avant d'oublier (si cela est possible) et ce sera intéressant de les voir évoluer avec ce nouveau paramètre, ou "recoller les morceaux" comme le dit si bien Miranda. Définitivement, Chandra Wilson est une actrice formidable. Ses scènes étaient empreintes d'une émotion incroyable, que ce soit celle où elle s'enfuit de Seattle ou celle où elle rompt avec son homme parfait parce qu'elle est détruite. Je ne m'attendais pas à ce que ça se termine de cette façon pour tous les deux. C'est finalement pas plus mal, puisque plus simple que ce que j'avais imaginé. Une histoire de tromperie aurait été bien mal venue en ce début de saison. Derek est (encore) un nouveau Derek, en quête d'adrénaline, de sensations fortes. C'est peut-être le seul truc qui m'a vraiment dérangé dans cet épisode. Je n'aimais plus tellement le Derek d'avant mais je crois que je ne vais pas non plus aimer ce nouveau. Heureusement, Meredith lui tient tête et prouve une fois de plus qu'elle est devenue une grande personne. Je pense qu'elle fait bien de ne pas lui parler de sa fausse-couche, mais comme on est dans Grey's Anatomy, on se doute que Derek finira par l'apprendre. Et je sens qu'April va faire une gaffe ! Il y a enfin notre Cristina, qui nous a offert la plus belle scène de l'épisode dans le bureau du Dr. Perkins. C'était bouleversant, pesant. C'était vraiment très beau, à l'image du mariage qui a suivi, peu conventionnel, à son image. Aujourd'hui, ce n'est plus elle qui doit réparer Owen mais Owen qui doit la réparer. Et je ne suis pas sûr que le mariage soit suffisant. 

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// Bilan // "Les cellules du corps humain se régénérent en moyenne tous les 7 ans". Après une excellente saison 6 et un double épisode final magistral, le temps est venu pour Grey's Anatomy de se régénérer. Le cap des 7 ans est arrivé et la série médicale n'a pas pris une ride, ou alors juste une seule, microscopique. Il y a des choses qui ne changent pas : moi je l'aime comme au premier jour.

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22 septembre 2010

[Grey's Anatomy] Interview de Kevin McKidd

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J'ai pu rencontrer en Juin dernier à Londres Kevin McKidd, l'interpète d'Owen Hunt dans Grey's Anatomy. Il était très chaleureux, souriant et assez impressionnant (et encore plus roux en vrai !) A l'occasion du lancement de la saison 7 sur ABC jeudi, mon interview est en ligne sur AlloCiné. Morceaux choisis :

  Le final de la saison 6 justement était très choquant. Comment s'est passé le tournage ?
Kevin McKidd : Ce fut très intense, d'autant qu'on a mis pas mal de temps à le tourner puisqu'il s'agissait d'un épisode de deux heures. On en est tous sortis épuisés et sonnés. Toutes ces morts, ces coups de feux... c'était dur. On est très fiers du résultat. L'acteur qui incarnait le tireur fou était génial et se sentait assez mal vis à vis de son personnage. Ca l'a beaucoup affecté. Il était inquiet, il avait une certaine responsabilité à incarner un tel personnage. Ca a donné du poids à son interprétation. Et puis quand il a été engagé, il ne savait pas qu'il allait finir comme ça, à tuer tout le monde à l'hôpital ! C'était une excellente fin de saison.

En lisant le script, vous n'avez pas eu peur d'y passer vous aussi ?
Kevin McKidd : Si, tout le monde était inquiet. Il y avait de l'électricité dans l'air. N'importe quel personnage pouvait y passer. Et Owen s'est effectivement fait tirer dessus. A ce moment-là, j'ai commencé à penser à mes enfants, au prix de leurs écoles... (rires) Et puis après avoir lu les 20 pages de script j'ai été rassuré. Sa blessure n'est pas mortelle. Après, je pense que les acteurs dont les personnages ont été tués ont été prévenus à l'avance donc personne n'a eu de mauvaise surprise.

Les séries de Shonda Rhimes sont très singulières. Comment définiriez-vous son style ?
Kevin McKidd : Elle écrit avec ses tripes. Je ne devrais certainement pas le dire mais l'épisode est passé depuis longtemps... Dans le final de la saison 5, il était prévu que Cristina tombe enceinte. C'était écrit. Nous aurions alors élevé l'enfant en saison 6. Et puis Shonda Rhimes est venue nous voir en nous disant qu'elle avait fait un rêve et qu'une petite voix lui disait que ce n'était pas le bon moment. Alors elle a changé au dernier moment. C'est ça son style : elle croit en ses personnages, ils vivent dans sa tête, elles les aiment profondément. Et puis elle écrit très bien. Notamment les dialogues. Je repère tout de suite dans un script ce qu'elle a écrit.

Sarah Drew et Jesse Williams deviennent réguliers en saison 7. Vous ne trouvez pas que le Seattle Grace est déjà plein à craquer ?
Kevin McKidd : Pas vraiment. Selon les épisodes, certains personnages sont plus mis en avant que d'autres et ça tourne. Je n'ai pas peur de ça. Et puis il y en a qui sont morts dans le final de la saison 6 alors... (rires). Ce sont deux très bons ajouts de casting en tous cas. Ils apportent une nouvelle énergie et c'est important pour renouveler l'intérêt. Ca ne m'inquiéte pas.

Le reste est à découvrir ICI.

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25 mai 2010

Grey's Anatomy [6x 23 & 24]

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Sanctuary // Death And All His Friends (Season Finale)

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   Les grands moments de télévision sont rares. Il arrive même certaines années qu'il n'y en ait pas. Si la saison 2009/2010 a été meurtrière, puisque l'on a perdu des monuments comme LOST, 24, Law & Order, le remake de Melrose Place (blague !), elle nous a aussi offert de biens beaux épisodes finaux pour plusieurs séries : Brothers & Sisters, Private Practice et... non, certainement pas Desperate Housewives, dont le final est risible quand on l'appréhende en solo et totalement ridicule quand on le compare aux autres. Et Grey's Anatomy. Du haut de ses six ans, elle a le toupet de voler la vedette à ses consoeurs et à toutes les petites nouvelles. Ce Season Finale était un grand moment de télévision. Voilà pourquoi...

   Saviez-vous que Shonda Rhimes annonçait à ses scénaristes dès le début de la nouvelle saison comment elle allait se terminer, sur quels événements ? C'est une preuve, parmi tant d'autres, que cette femme connaît son métier par coeur et qu'elle a un talent fou. D'autres showrunners devraient en prendre de la graine, assurément. Car effectivement, quand on regarde bien la trajectoire de cette excellente saison, on est partie d'un point A pour arriver à un point B et entre ces deux points, les personnages ont souffert, ont souri : ils ont tous simplement grandi, non sans comettre des erreurs, non sans faire souffrir autrui. Ils ont vécu. Grey's Anatomy est une série vivante, en perpétuelle évolution. Elle bouillonne d'idées, des bonnes et des moins bonnes. Elle ressort plus forte des circonstances qui auraient pu l'abattre (comme le départ d'une diva). Et elle fait battre le coeur de ses -pas toujours- fidèles téléspectateurs à l'unisson, réussissant l'impossible : créer l'unanimité. Oh bien-sûr, on trouvera toujours quelque part des mécontents mais d'après ce que j'ai pu lire ici ou là, ce Season Finale a énormément plu, et j'en suis le premier fan ! 

   Meredith, qui est, comme le précise elle-même Shonda, le "coeur" de la série, était détestée il y a encore deux ans par une majorité de téléspectateurs à cause de son karma atypique, son indécision perpétuelle, son incapacité à avancer et son interpréte mono-expressive. Comme Ellen Pompeo, parfaite dans ce final, Meredith a mûri, pas à pas, et est devenue cette femme forte et déterminée, qui sait ce qu'elle veut et qui accepte tout simplement d'être heureuse après des années de souffrances parfois auto-infligées. Son évolution est impressionnante et elle est plus que jamais mise en valeur dans cet épisode. Confrontée à la terreur de sa vie, encore que la bombe de la saison 2 est une sacrée rivale, elle a su garder son sang froid dans un premier temps avant de craquer, et il y avait de quoi, puis se reprendre pour finalement prendre la vie avec philosophie et légéreté. Parce qu'elle ne doit être "que" ça. Elle a perdu son bébé, qu'elle venait à peine de "rencontrer", mais elle a trouvé un sens à sa vie et elle est prête à embrasser le bonheur à pleine bouche. Tout ça m'émeut beaucoup. Toutes ses scènes m'ont incroyablement touché. Mais plus que ses cris face à un amour à l'agonie, c'est le moment de sa fausse-couche que je retiendrais. Il était d'une force incroyable. J'en frissonne encore.   

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   Shonda estime aussi que si Meredith est le coeur de la série, Bailey en est l'esprit. Elle n'a pas tort. Et comment pourrait-elle avoir tort ? Sur son blog, car les scénaristes de Grey's ont un blog, elle explique que dans une première version du script, Bailey devait aussi se faire tirer dessus mais qu'elle a abandonné l'idée, ne pouvant se résoudre à faire autant de mal à ce personnage qu'elle aime tant (et qui, à mon avis, lui ressemble). Elle précise aussi qu'elle n'en a pas dormi pendant plusieurs jours, qu'elle en a pleuré... puis qu'elle s'est relevée et qu'elle a repris les choses en main. C'est exactement ce qui se passe pour Bailey dans cet épisode. Malgré l'horreur de la situation et malgré son mensonge face au tireur-fou, elle est une chirugienne, elle est une femme qui sauve des vies et elle doit se reprendre et sauver encore et encore des vies. En l'occurence celle de Charles. Elle ne réussira pas au bout du compte mais elle aura essayé de toutes ses forces. Je ne saurais vous dire combien j'ai été bouleversé par la scène où elle est sur le point de mourir d'une balle entre les deux yeux, comme Reed plus tôt, de la manière la plus violente et surprenante qui soit. Chandra Wilson ne pouvait pas être plus juste. Lorsqu'elle s'en prend un peu plus tard aux ascenseurs, c'était très fort aussi. Bref, Grey's Anatomy sans Bailey c'est absolument impossible. Je viens de m'en rendre compte. Un coeur, au pire, ça se remplace. Mais un esprit, ça ne se remplace pas. Jamais.

   Tout près de ce coeur, pas très loin de l'esprit, tout un tas d'organes ont vibré. L'organe Cristina d'abord, le plus solide de tous. Le revolver sur la tempe, elle n'a pas lâché. Elle a tout donné et a prouvé, si cela était encore nécessaire, qu'elle était la plus douée de la bande et qu'il ne s'agissait pas simplement de dextérité mais aussi de courage, de foi... Epoustouflante Cristina, aidée par un organe en pleine éclosion nommé Jackson, qui, à ne pas en douter, démontrera toute l'étendue de ses talents la saison prochaine. L'organe Owen a dû faire un choix et il a choisi l'organe Cristina, laissant l'organe Teddy sur le carreau. Ce qui me plairait bien, c'est un rapprochement entre l'organe Teddy et l'organe Jackson la saison prochaine. Ce couple d'organes a un potentiel ! Vous en avez marre que je vous parle d'organes, hein ? Allez, on passe en mode personnages alors ! Dans toute cette panique, April s'est révélée plus perturbée que jamais. Son crush pour Derek mis de coté, elle a su être simplement attachante malgré ses étrangetés. Les quelques heures passées avec Meredith sont comme un appel qui veut dire "Viens, tu as ta place parmi nous maintenant". April mérite qu'on lui bichonne quelques intrigues dans le futur.

   L'urgence de la situation et la promiscuité sont propices à quelques soulévements de coeurs, habituels dans la série mais plus que jamais efficaces. Ainsi, Alex, grièvement blessé par Clark (d'ailleurs très convaincant en homme guidé par la douleur du deuil), va se faire traiter par une Lexie très indécise et un Mark au contraire déterminé. Il veut récupérer Lexie, elle ne sait lequel choisir. Alex, en plein délire, évoque Izzie et l'implore de rester près de lui. En somme, il a choisi pour Lexie. Si elle est amoureuse de lui, lui est toujours amoureux de son ex-femme. Mark lui rend les bras alors... suite l'année prochaine. Le seul véritalbe happy-end de l'épisode, il est pour Callie et Arizona qui trouvent enfin un terrain d'entente malgré leurs différences. Des enfants ? Ils en auront, c'est décidé ! Même si au fond, la morale me dérange un peu, je suis trop heureux de les revoir ensemble pour me plaindre. Et puis il y a Weber, sur le chemin de la rédemption. Non seulement il refuse l'alcool que Clark lui propose mais en plus il sauve "son" hôpital de la catastrophe. Est-il prêt à redevenir chief, surtout avec un Derek affaibli ? Oui ! Pour autant, je ne le souhaite pas.

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// Bilan // Ce final de Grey's Anatomy n'est pas seulement un des épisodes les plus intenses qu'il m'ait été donné de voir : il est tout simplement l'un des meilleurs épisodes toutes séries confondues qu'il m'ait été donné de voir, et je le trouve encore mieux construit que d'autres épisodes événements de la série comme celui de la bombe ou celui du ferry, pourtant de grands moments de télévision eux-aussi. C'était d'une violence inouïe pour une série si grand public, et c'était extrêmement éprouvant. On s'en remet difficilemment. On ne peut que saluer les performances des acteurs, tous formidables, et le talent de Shonda Rhimes et de ses scénaristes pour avoir réussi à nous faire croire à un moment donné que des personnages comme Bailey, Derek, Richard ou Meredith pouvaient être tués de sang froid, dans la seconde. Et je terminerais en rappelant que Grey's Anatomy en est à sa 6ème année et qu'elle n'a pas pris une ride car son lifting est bluffant !   

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