29 octobre 2011

Parks And Recreation [Saison 3]

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Saison 3 // 5 100 000 tlsp. en moyenne

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   Après une première salve courte, très moyenne mais prometteuse, Parks And Recreation nous avait offert une deuxième saison bien meilleure mais encore trop inégale (Lire la critique). La saison 3 m'a définitivement réconcilié avec la série, j'ai d'ailleurs englouti les 16 épisodes en deux voyages en train. Elle n'est pas devenue parfaite pour autant mais elle est désormais plus équilibrée, sans mauvais épisodes, malgré une nette différence de qualité entre les premiers et les suivants. L'organisation du fameux Harvest Festival occupe les intrigues du début de la saison 3 et ce n'est probablement pas ce que les scénaristes ont trouvé de mieux à faire. L'événement, qui a enfin lieu dans l'épisode 7, est cependant à la hauteur des attentes avec tout ce qu'il faut d'extravagance et de grand n'importe quoi. La suite est beaucoup plus réussie, que ce soit l'épisode du Camping, presque aussi bon que celui de la chasse l'an passé, le mariage très distingué d'Andy et April (totalement inattendu et fou) ou celui centré sur une peinture de Jerry. Le final lui-même, consacré à la mort du poney-mascotte de Pawnee Li'l Sebastian, était franchement réussi, les quelques cliffhangers mis à part. 

   Cette saison 3 n'a pas été la saison de Leslie Knope, qui était absolument géniale et partout en saison 2. Les auteurs ont bien fait de se pencher davantage sur les autres personnages et notamment sur Ann qui ne donne plus l'impression d'avoir été posée là sans raison. Le départ de Mark lui a été salutaire mais encore plus l'arrivée de Chris. J'ai eu beaucoup de mal avec le personnage à son arrivée, sans doute parce que Rob Lowe prenait ses marques dans un univers qui ne lui ressemble pas du tout, mais il n'a vraiment convaincu par la suite et il est un excellent ajout à la saison. Autant dire que si Mark revient un jour et que Chris est toujours là, il va paraître encore plus fade ! Ce qui est génial avec Chris finalement, c'est qu'il n'entre pas dans un cliché de personnage comme on en a vu des tas ailleurs (contrairement à un Tom ou un Jerry par exemple, que j'apprécie malgré tout). Il est étonnant, invraisemblable, terriblement agaçant dans le fond aussi mais c'est tout ce qui fait son charme. Ben est un personnage carrément moins original et pas forcément drôle mais il devient super attachant au fil du temps, sans même que l'on s'en rende compte. La prestation d'Adam Scott y est pour beaucoup. Il n'a pas le même charme que Rob Lowe, ce sont deux types d'hommes tout à fait différents, mais ils se complètent bien, leur duo fonctionne et la série avait vraiment besoin d'eux. Du coup, Tom est aussi en retrait alors qu'il était très présent auparavant et c'est pile ce qu'il fallait car il n'était plus très loin de devenir insupportable. Le show dans le show de Tom, ça va bien deux minutes mais c'est lourd, lourd, lourd. Il est un peu ce que Tracy Jordan est à 30 Rock, mais en plus drôle. 

   Au risque de paraître à l'Ouest, ce n'est que cette saison que je me suis vraiment rendu compte de l'intérêt du personnage de Ron. Avant, il était là mais il ne me procurait pas grand chose. Maintenant, je guette chacune de ses apparitions avec impatience. Ses histoires avec les Tammy m'éclate et j'ai adoré les apparitions de Megan Mullally. Je comprends que les producteurs préférent ne pas l'user en ne la faisant pas revenir trop souvent mais quand elle est là, bon sang, quel bonheur ! Et tant pis si l'actrice ce contente de jouer toujours le même rôle, plus ou moins. C'est comme ça qu'on l'aime. Tammy number two résussira-t-elle à être à la hauteur ? Permettez-moi d'en douter... Je suis toujours très fan d'April même si je regrette un peu parfois qu'elle soit désormais systématiquement associée à Andy. Leur duo fonctionne à merveille donc j'essaye de ne pas trop m'en offusquer. Mais quand même... Bon et puis on a beau voir Donna que deux ou trois minutes par épisode mais dès qu'elle ouvre la bouche -ce qui est finalement assez rare- elle me fait crever de rire. On ne peut pas dire que les guest-stars se soient bousculés au portillon cette année mais la comédie n'a heureusement pas besoin de ça pour garder de l'intérêt. 

   La saison 3 de Parks And Recreation est le résultat réussi d'une belle évolution, certainement le fruit d'une réflexion intensive des producteurs et des scénaristes qui ont bien senti qu'ils avaient un bijou entre les mains mais qu'il fallait encore le tailler avec soin pour en parfaire l'éclat. Absolument tout repose sur les personnages, bien plus que sur les situations aussi rocambolesques et absurdes soient-elles, et ils l'assument maintenant totalement, les rendant encore plus attachants. Les arcs narratifs n'ont finalement pas grande importance mais ils sont la cerise sur le gâteau qui permettent à la série d'être addictive à sa manière. 


02 juillet 2010

Parks And Recreation [Saison 2]

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Saison 2 // 4 6oo ooo tlsp.

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   Après une première saison de 6 pauvres épisodes, Parks And Recreation avait encore tout à prouver. Les premiers épisodes n'étaient pas mauvais, ils ne donnaient juste pas plus envie que ça de suivre la saison suivante. Et puis, pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais regardé The Office, il faut un temps d'adaptation avant d'entrer dans cet univers, ce mockumentary comme on les appelle, qui possède un ton bien particulier et qui est souvent plus drôle dans les silences que dans les grandes tirades. Quoiqu'il en soit, après quelques remaniements nécessaires et quelques ajouts de casting, Parks And Recreation a débuté sa saison 2 sur les chapeaux de roue avec une flopée d'épisodes très amusants et très convaincants. Entre autres gags qui m'ont marqué, je citerais le pingouin à l'arrière de la voiture de Leslie avec sa ceinture de sécurité. Totalement barré. Il me semble que c'était dans le Season Premiere. Puis les bourdes de Leslie sur le mariage gay et par extension sur les gays étaient hilarantes et décomplexées. A ce propos, Amy Poelher a grandement amélioré son jeu en versant moins dans l'hystérie. La mise en avant de ses nombreux défauts et de ses faiblesses est toujours irrésistible. Je repense à son rôle de juge dans le beauty pageant de Pawnee : il était révélateur de sa personnalité. Elle reste, à mon sens, le personnage le plus drôle, même si tous les autres ne sont pas pour autant des faire-valoir. Le duo Leslie/Dave était particulièrement bon en début de saison. Louis C.K. est un fucking acteur de comédie !

   Parmi les autres personnages, je retiens les expressions d'inexpression (c'est un concept) d'April. Elle m'a souvent fait rire, que ce soit avec ses "gay boyfriends" ou son attirance pour Andy qu'elle n'assume pas et on la comprend ! Elle est vite devenue indispensable. Andy, en revanche, est plus ou moins lourd selon les épisodes mais pas vraiment indispensable à mon sens. Son duo avec April fonctionne très bien et les voir en couple en saison 3 pourrait le rendre plus intéressant. Dans le genre lourd, Tom se pose là ! Mais c'est ce qui fait son charme en même temps et il ne m'a jamais agacé. Peut-être qu'il serait bon d'explorer un autre pan de sa personnalité que celui du dragueur invétéré qui finit toujours tout seul mais sa nouvelle petite-amie (prometteuse) n'est-elle pas là pour ça ? Ron m'éclate, plus en saison 2 qu'en saison 1 où je le trouvais juste sans intérêt et pas si présent que ça. J'ai adoré ses scènes avec Megan Mullally (qui est sa femme dans la vie pour les ignorants) lors de sa venue dans un épisode et j'espère qu'elle reviendra. Elle fonctionnait très bien aussi avec Leslie. Faire d'elle un personnage récurent est ce qui pourrait arriver de mieux à la série ! Mais ce n'est pas prévu, a priori. L'épisode dans lequel Ron m'a fait le plus rire, je crois que c'est celui de la partie de chasse dans la forêt ! C'est peut-être même le meilleur épisode de la saison. De grands moments ! Sinon, Jerry et Donna, que j'avais à peine calculé en saison 1, m'ont souvent fait beaucoup rire malgré une présence réduite. L'épisode plus ou moins consacré à Jerry était drôle (son pet en pleine réunion était... awkward mais je n'ai pas pu m'empêcher de rire et j'ai même dû me repasser la scène plusieurs fois). Donna, c'est simple : dès qu'elle ouvre la bouche, je ris. Elle devrait l'ouvrir plus souvent ! J'ai failli oublier Mark et Ann, et c'est assez significatif. Ce sont les deux personnages un peu en dehors du trip de la série, que l'on a du coup réuni pour former un couple quasi-boulet. Pas un grand succès et ça a malheureusement pris beaucoup de place. Le départ de Mark à la fin de la saison est clairement une bonne chose. Je n'ai rien à reprocher à l'acteur (Paul Schneider) mais son personnage était le maillon faible. Ann a eu davantage de bons moments, et notamment dans les deux derniers épisodes avec la venue de Rob Lowe et Adam Scott. Leur duo fonctionne bien mais individuellement, je ne suis pas persuadé de leur potentiel. Surtout celui de Chris en fait, qui ne m'a pas du tout fait marrer dans son premier épisode et un peu plus dans le deuxième. Disons que Rob Lowe et comédie ne vont pas forcément super bien ensemble. Et puis j'ai une dent contre lui de toute façon et vous savez bien pourquoi... Pour finir, je tiens à signaler deux épisodes en particulier qui étaient originaux et drôles : celui du Telethon et celui du Woman Of The Year.

   Si je n'ai accordé que deux étoiles à la saison 2 de Parks And Recreation, c'est essentiellement parce que je l'ai trouvé trop irrégulière, alternant en deuxième partie de saison les bons épisodes et les épisodes ou faciles ou prévisibles ou ennuyeux. Dans l'ensemble, j'ai bien ri et je n'ai pas tellement de reproches supplémentaires à lui faire. Sauf peut-être l'utilisation des interviews qui n'a pas toujours été efficace et, plutôt que de les améliorer, les scénaristes ont eu tendance à les réduire comme peau de chagrin. Un peu embêtant pour un mockumentary quand même. Vivement la saison 3 mais il va falloir attendre un bon bout de temps puisqu'elle n'est attendue que pour la mi-saison. En même temps, on peut s'estimer heureux qu'elle voit le jour. C'était pas gagné vu les audiences minables.