20 janvier 2014

The Last Ship [Pilot Script]

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THE LAST SHIP

Drama // 42 minutes

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Pilote "Phase Six" écrit par Hank Steinberg (The Nine, Interpol, FBI Portés Disparus)  & Steven Kane (The Closer). Produit par Michael Bay (Transformers, Pearl Harbor, Armaggedon). Réalisé par Jonathan Mostow (Clones, Terminator 3, U-571). Adapté de William Brickley. Pour TNT & Platinum Dunes. 65 pages.

Après avoir passé plusieurs mois en Arctique pour une mission top secrète, l'équipage de l'USS Nathan James, un destroyer de la NAVY, découvre avec horreur qu'une épidémie a décimé une majeure partie de la population terrestre. La Chine et l'Europe sont en guerre, tandis que le Gouvernement Américain n'est plus. Protégés par les océans, le commandant et les 200 âmes sous ses ordres font partie des derniers survivants de la planète. Une scientifique présente à bord doit absolument trouver un vaccin avant l'extinction totale de l'espèce...

Avec Eric Dane (Grey's Anatomy), Rhona Mitra (Nip/Tuck, Boston Justice, Strike Back), Adam Baldwin (Chuck, Firefly), Michaela McManus (Vampire Diaries, Les Frères Scott, New York Unité Spéciale), Charles Parnell, Travis Van Winkle, Christina Elmore...

 

   L'été prochain, la chaîne câblée TNT va lancer The Last Ship, probablement son projet le plus ambitieux depuis son lancement en 1988, à ranger du côté du Falling Skies de Spielberg et son équipe. Celle qui nous a habitués à des cop-shows de toutes sortes, plus ou moins bien fichus (The Closer, Perception, Rizzoli & Isles, SouthLAnd...) et quelques programmes plus inattendus (Dallas, Mob City, Men of a certain age...) a donc fait confiance à Michael Bay pour produire une série résolument tournée vers l'action sur fond de fin du monde. Ils se sont adressés à la bonne personne. A priori, pas de monstres ni d'extra-terrestes ici, juste un très méchant virus (mortel) qui se propage à la vitesse de la lumière et qui n'épargne personne, pas même le président des Etats-Unis et ses plus proches collaborateurs... enfin personne sauf la femme et les enfants du Commandant Tom Chandler, l'un des deux héros de The Last Ship. Ils ont survécu, reclus dans une cabane quelque part dans les bois. On touche là à l'un des principaux défauts de ce type de show (et de film) : le patriotisme américain exacerbé, quelque peu crispant -vous aurez droit en fin de pilote à une envolée lyrique remplie de prières et d'espoir- et ces bons vieux ressorts plein de bon sentiments mettant en avant les valeurs familiales et le triomphe de l'amour. Moi, ça m'ennuie et me gâche le plaisir.

   Parce que du plaisir, j'en ai quand même pris à la lecture de ce script plutôt bien agencé, qui commence doucement puis qui monte en puissance avant de s'achever sur un cliffhanger pas très original mais efficace. SPOILER ALERT : Il y a un traitre sur le bâteau. On en a pour notre argent (et le premier trailer laisse penser que les moyens ont bien été mis pour que The Last Ship ressemble à quelque chose). On nous promet de beaux plans larges du destroyer, ainsi que du paysage gelé environnant. Une scène se déroule même sur la glace, en compagnie de scientifiques. On n'échappe pas à des envois de missiles tonitruants et de belles explosions à la clé. SPOILER ALERT : Notre pauvre France est détruite sous nos yeux par ces vilains Chinois qui refusent d'admettre que le virus est né par chez eux. On s'étonnerait presque que ce ne soit pas les Russes les responsables de la fin du monde... jusqu'à ce que les Russes tirent sur le vaisseau américain. Forcément. De tous ces clichés on se passerait bien. Mais on sait tous à quoi s'attendre face à ce genre d'histoires de toute façon ! The Last Ship n'a aucunement l'intention de renouveler le genre. Elle se contente surtout de l'adapter au format télé (la première saison comptera 10 épisodes).

   Au bout d'un moment, une fois lassé des scènes d'action en tous genres, je me suis retrouvé face au gros problème de ce pilote : il ne présente pas correctement les personnages en dehors des trois héros principaux. Et encore. Si les personnalités sont rapidement affirmées, on ne peut pas dire qu'il y ait quoi que ce soit qui nous permette de nous attacher à eux. Et on peut craindre le pire sachant que les acteurs choisis pour les incarner ne sont pas de grands tragédiens, si vous voyez ce que je veux dire. Eric Dane, Rhona Mitra et Adam Baldwin, c'est pas l'Actor's Studio quoi. En même temps, ils devraient bien s'en sortir puisqu'on ne leur demande rien. J'ai un peu d'espoir au sujet du Dr Rachel Scott (Mitra), parce que c'est la chic fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds face à tous ces hommes décérébrés. On ne peut que l'aimer. Mais les deux alpha males qui vont très vite se taper dessus m'agacent déjà, en partie à cause de leurs répliques toutes faites, clichées à mort. Le reste des personnages se noient dans la masse pour l'instant. On ne comprend pas qui fait quoi précisément (mais mon ignorance dans le domaine de la NAVY n'aide pas). D'ailleurs, je ne me rappelle déjà plus vraiment d'eux, à part du petit jeune qui vomit en découvrant des corps en putréfaction sur un yatch abandonné. Mais c'est à peu près tout ce qu'il fait. 

   The Last Ship devrait ravir les amateurs des productions cinématographiques de Michael Bay. Les ingrédients sont les mêmes, tous les clichés sont respectés, les personnages sont aussi peu dignes d'intérêt. En cela, le pari est réussi, le divertissement est assuré ! Si vous cherchez de la subtilité, des performances d'acteurs, de l'émotion, je ne vous conseille pas d'embarquer. Vous risqueriez de très vite le regretter !

 

 

A VENIR : FATRICK, HIEROGLYPH, TIN MAN, THE MIDDLE MAN, CONSTANTINE, SECRETS AND LIES, SENSE 8, HERE’S YOUR DAMN FAMILY, SEA OF FIRE, HOW TO GET AWAY WITH MURDER, CLEMENTINE, BAD JUDGE, LIFESAVER...

Posté par LullabyBoy à 01:00 - - Permalien [#]
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28 juin 2010

The Gates [Pilot]

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What About ?

Nick Monohan, un policier, promu chef de police dans une petite communauté, découvre petit à petit le comportement étrange de ses habitants. Vampires, loup-garous et sorcières peuplent l'endroit...

Who's Who ?

Contrairement à sa consoeur estivale Scoundrels, The Gates ne bénéficie pas d'un casting particulièrement alléchant. Le héros est incarné par Frank Grillo, dont on se souvient surtout pour son rôle dans la saison 1 de Prison Break. C'est Marisol Nichols qui a hérité du rôle de sa femme. L'actrice a été vue dans 24, Blind Justice et Dernier recours. La voisine assoiffée de sang est jouée par Rhona Mitra (Nip/Tuck, Boston Justice, The Practice et tout un tas de navets au cinéma). C'est la seule qui n'a pas à rougir de sa performance. Après tout, on lui demande d'être brûlante et coquine. Ca, elle sait faire. Chandra West (New York Police Blues) rivalise de botox mais pas de talent tandis que Janina Gavenkar (The L Word) est quasiment invisible. Puis viennent tout un tas de jeunes acteurs pour interpréter les ados de la série. Des beaux gosses et des mignonnes à qui l'on ne demande pas grand chose de plus.      

So What ?

The Gates, produite par FOX Television Studios (déjà responsable cet été de Persons Unknown), est un pot-POURRI de tout ce qui est à la mode actuellement. La petite communauté fait forcément penser à Wisteria Lane, mais avec des maisons encore plus grosses et légèrement lugubres, l'arrivée des Monohan fait penser à celle du shérif de Eureka, et bien-sûr, Twilight, True Blood et The Vampire Diaries sont les principales raisons de son existence. ABC voulait sa série de vampires mais à sa sauce (rouge sang). Problème : les femmes au foyer désespérées et les créatures en tous genres ne font visiblement pas bon ménage. L'idée de départ est noble, je comprends qu'ils aient voulu tenter l'aventure. Mais le résultat est quasiment médiocre. Cela dit, je me méfie : j'avais détesté le pilote de The Vampire Diaries, rempli de clichés, et je me suis finalement laissé prendre au jeu au point d'avoir hâte de découvrir la saison 2. Qui sait, The Gates va peut-être gagner en intérêt au fil des épisodes ? Je me tourne logiquement vers les ados de la série, clairement pas les plus intéressants du lot mais qui souffrent plus ou moins des mêmes défauts qu'Elena, Damon et Stefan à leurs débuts : un triangle amoureux se forme instantanément, beaucoup trop vite, avec un gentil garçon d'un coté et un autre plus méchant (et loup-garou à ses heures perdues). L'ennui pointe déjà dès le pilote, d'autant que les interprétes ne sont guère convaincants. Je crains que Dylan, Charlie et Andie restent des boulets jusqu'au bout des 13 épisodes...

Les adultes ne sont pas plus passionnants, du moins Nick et sa femme. Ils sont dans le cliché parfait du couple qui tente de se reconstruire : lui est absorbé par son travail, quitte à délaisser sa femme et ses enfants; elle le lui reproche et s'ennuie dans son quotidien routinier. Ils espérent que leur venue à The Gates changera les choses. C'est tout le contraire qui devrait arriver ! Leurs voisins vampires suscitent davantage l'intéret même si les besoins de Claire Radcliff ne sont pas très originaux : elle veut sucer et faire saigner mais son mari n'est pas d'accord. Ils sont venus vivre là pour éviter cela, justement. On comprend d'ailleurs mal ce besoin de se rassembler quand on voudrait se fondre dans la masse... Toutes les scènes qui auraient pu être choquantes dans le pilote sont asseptisées. Le sang ne coule pas à flot et le sexe n'a pas le droit de citer. Au passage, on apprend que dans la mythologie de The Gates, les vampires peuvent sortir au soleil grâce à une crême qu'ils enduisent sur leurs corps. Moi qui croyait que la bague de Vampire Diaries était ridicule ! Puis il y a cette guéguerre de marchandes de thé que je n'ai pas bien compris. Je les soupçonne d'être des sorcières, mais l'une d'elles a de bonnes intentions, l'autre beaucoup moins. Une opposition, là encore, qui s'annonce ennuyeuse à souhait !

A trop vouloir ratisser large, The Gates fait fuir tout le monde ! Elle ressemble à tout et finalement à rien. Elle ne semble même pas avoir un potentiel de guilty-pleasure, car pour cela, il faudrait se prendre moins au sérieux, oser l'humour et aller au bout du délire. Mission quasi-impossible à la vue de ces prémices peu prometteurs.