09 février 2010

Fringe [2x 15]

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Jacksonville // 7 4oo ooo tlsp.

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   Enfin un vrai épisode mythologique, enfin ! Et pas des moindres : Olivia retourne dans son passé, sort of, et découvre la réelle nature de Peter. Ca aurait pu être excellentissime, c'était juste très bien. Pourquoi ? Parce qu'on sait depuis 15 épisodes que Peter vient de l'Autre Monde. On nous l'a rabâché depuis à quasiment chaque épisode à travers une petite allusion ou un regard désemparé de Walter. On est très content qu'Olivia l'apprenne, surtout dans ces circonstances, mais il aurait fallu un petit quelque chose en plus pour totalement nous contenter. Qu'a-t-on appris de nouveau quand on regarde bien ? Strictement rien.

   La scène d'ouverture renoue avec celles de la saison 1. C'était impressionnant, parce que explosions & co, et très effrayant, parce qu'on ne voit pas tous les jours deux hommes qui fusionnent pour n'en faire plus qu'un. Je comprends la réticence d'Astrid d'examiner ce corps. C'était à vomir. Ca me fait un peu penser à cette oreille qui pousse sur une souris dans Nip/Tuck. J'ai déjà dû vous en parler, ça m'a traumatisé et quand j'y repense j'en ai encore des frissons. Passons. La visite du dispensaire de Jacksonville n'a pas été particulièrement instructive, j'en attendais plus, mais l'ambiance était parfaitement étrange. Le meilleur moment était évidemment le "cauchemar" d'Olivia lorsqu'elle se retrouve dans les bois face à la petite fille effrayée qu'elle était, et qu'elle se rend compte qu'aujourd'hui, elle n'a plus peur de rien. Je trouve ça d'ailleurs assez intéressant quant au jeu d'Anna Torv que l'on qualifie souvent de "froid". Peut-être que c'est involontaire mais on peut y trouver une réponse satisfaisante. Je persiste à penser que l'on est loin de tout savoir sur les expériences dont Olivia et ses jeunes compagnons ont fait l'objet pendant leur enfance. J'aurai justement voulu en savoir plus, je reste sur une frustration. Je ne suis pas du genre impatient d'habitude mais la série n'étant pas au top de sa forme audimatiquement, j'ai toujours peur qu'elle s'arrête avant que l'on ait pu nous dévoiler quoi que ce soit.

   C'est peut-être pour ça d'ailleurs que les scénaristes ont osé prendre un virage surprenant : celui du presque-baiser entre Peter et Olivia ! Jamais je n'aurai pensé que ça arriverait si tôt dans la série. Je croisais les doigts très très fort pour que ça n'arrive pas et heureusement, ça n'est pas arrivé. C'est bizarre, les deux personnages sont très complices maintenant et j'ai pourtant eu l'impression que ça sortait de nulle part. On ne nous avait pas assez bien préparé. De toute façon, avec la révélation à la fin de l'épisode, Olivia va sans doute calmer ses ardeurs. Va-t-elle dire la vérité à Peter ? Ce serait bien qu'elle le fasse vite, ou qu'il le découvre par lui-même rapidement. Je ne veux pas que la saison se résume à cela et c'est malheureusement ce qui est en train d'arriver, surtout s'il faut attendre le Season Finale ! Au final, l'Autre Monde a beau être au coeur du sujet de l'épisode, c'est la chose dont on parle le moins. Nina Sharp montre sa tête quelques minutes mais rien de marquant ne se passe, pas de William Bell à l'horizon... Non, je suis désolé mais c'était décevant.       

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// Bilan // Un épisode à la fois génial et décevant. Il donne l'impression de donner beaucoup sur la mythologie de Fringe alors qu'il ne donne rien que l'on ne sache pas déjà. Toujours est-il qu'il est passionnant, fascinant même et que l'attente jusqu'au prochain (diffusion prévue le 1er Avril) va sembler interminable. Il s'intitulera Peter. Espérons cette fois que les révélations pleuveront...

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01 février 2010

Fringe [2x 14]

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The Bishop Revival // 8 98o ooo tlsp.

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   "Apologies not accepted". J'avais oublié à quel point Walter pouvait être cassant et flippant quand il le voulait. Cela fait du bien de rédécouvrir cette facette (importante) de sa personnalité. Mais cela ne l'empêche pas d'être extrêmement émouvant à la fin de l'épisode, preuve que sa force réside dans ses paradoxes. Et il les collectionne. Cet épisode, sous ses airs de loners, était bien plus important à la mythologie de la série qu'il n'y paraissait au premier abord. Il a fallu attendre la fin de l'épisode pour en avoir le coeur net. Les scénaristes prennent d'ailleurs des risques en abordant à leur manière la Seconde Guerre Mondiale puisque l'on découvre que le père de Walter et donc grand père de Peter, Robert Bishop (enfin Bishov, ou Bishoff), était en 1943 un espion en Allemagne pour le compte des américains. L'Allemagne revient souvent dans la série, d'ailleurs. Le mythe du scientifique nazi complètement fou est alors revisité et on y ajoute une touche intriguante d'immortalité, ou quelque chose comme ça. Car l'homme responsable de tous les méfaits de cet épisode était déjà vivant à l'époque et il n'a pas vieilli depuis. Ou alors c'est encore une histoire d'univers parallèles. On aura sans doute la réponse... un jour. Fringe est quand même très douée pour ouvrir des portes dans de nombreux épisodes mais sans jamais revenir dessus. Vous me direz que c'est pareil dans Lost mais je trouve que c'est fait différemment. C'est moins frustrant et décourageant. Je n'aime pas ce que je ressens en ce moment pour Fringe. Ca me fait de la peine. Mais qu'y puis-je ?

   L'enquête en elle-même se suivait très agréablement. J'ai bien aimé la scène inaugurale un tout petit peu différente par rapport à d'habitude. Un tout petit peu. J'ai bien aimé les intéractions entre Walter et Peter et notamment les touches d'humour qui font que Fringe a un tel capital sympathie : "Purple never goes out of style"; ou la façon peu subtil de Walter de ramener la relation entre Peter et Olivia sur le tapis. A ce sujet, il faut que je vous parle d'un truc qui m'agace au plus haut point mais qui n'est pas très étonnant. Plein de gens qui savent que je suis bien renseigné sur les séries me demandent, quand il s'agit de Fringe, si "Peter et Olivia i'sortent ensemble dans la saison 2 ou pas ?". Comme si ça avait un quelconque intérêt. Comme si la série était construite uniquement là-dessus et que tout le reste n'avait pas d'importance. Ben ça me chagrine. J'ai de la peine pour ces gens qui passent à coté de l'essentiel. C'était mon coup de gueule de la semaine. Voilà !

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// Bilan // Un épisode qui s'écarte un peu de la routinière enquête de la semaine ne peut qu'être bon. Celui-ci l'était donc logiquement.

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19 janvier 2010

Fringe [2x 12]

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Johari Window // 6 6oo ooo tlsp.

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   Après l'épisode "perdu" de la saison 1, nous revoici en plein coeur de la saison 2 de Fringe avec un stand-alone qui aurait pu être banal, ennuyeux, mais qui était au contraire un des meilleurs de la série. Il n'était pas forcément très impressionnant visuellement et un plus grand effort de réalisation aurait pu être fait, mais l'intrigue était bonne, surprenante et rythmée. Ca partait pourtant assez mal : "encore une histoire de monstre" ai-je soupiré au bout des trois premières minutes. Elle valait pourtant bien mieux que ça et on ne peut la résumer ainsi. Pour tout dire, j'ai vraiment eu l'impression de regarder un épisode de X-Files. Pas parce qu'il s'agissait d'un plagiat, juste parce que l'atmosphère était la même : petite ville perdue peuplée de gens étranges, bois sombres et douteux, brouillard épais... On était en terrain connu mais Fringe se différencie grâce à ses résolutions scientifiques et grâce à la personnalité de Walter, sans aucun équivalent dans le monde de Mulder et Scully. Je pensais que cette saison serait pour Joshua Jackson mais pour le moment, c'est John Noble qui tire nettement son épingle du jeu. Les étrangetés de Walter étaient encore assez géniales d'autant qu'elles ont eu cette fois une importance capitale. S'il n'avait pas eu cette chanson en tête et s'il n'avait pas ramené à Astrid un papillon, il n'aurait jamais pu régler cette affaire ! Parfois, les signes étaient trop appuyés (ou alors on s'habitue) mais je crois qu'il était impossible de deviner avant la fin la résolution de l'intrigue. Pour ma part en tous cas, j'étais loin du compte !

   Olivia a fait son boulot tranquillement, sans débordement. On ne peut pas dire que l'agent du FBI brille par ses découvertes en ce moment mais elle est efficace. Peter a été d'une grande aide et j'ai bien aimé la partie "action" lors de l'accident de voiture orchestré. On peut dire maintenant qu'ils forment un duo soudé, complèmentaire et équilibré. Je comprends tout à fait que les scénaristes aient choisi de se débarrasser de Charlie Francis. Il était devenu trop encombrant. Tout cela permet aussi à Astrid de prendre de plus en plus de place et c'est une très bonne chose puisque son duo avec Walter fonctionne à merveille ! Et je ne me lasse toujours pas de la blague "Astérix". Les derniers mots de Walter à Peter sont intéressants : "I'm glad you choose to see me the way you do. Very glad, indeed." Il fait sans doute référence au secret qu'il cache à son fils et qu'il serait grand temps de dévoiler ! On peut aussi imaginer que son rôle dans cette affaire ait été plus important qu'il a bien voulu le dire. L'ami-scientifique dont il parle doit vraiment exister et ça ne m'étonnerait qu'à moitié qu'on en ré-entende parler plus tard...   

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// Bilan // Moi qui ne suis pas du tout friand des séries composées quasi-exclusivement de stand-alones, je dois dire que Fringe est la seule qui réussit à me scotcher à mon canapé à presqu'à tous les coups. Cet épisode était exemplaire puisqu'il avait tout ce qu'il faut : de l'humour, de l'action, des rebondissements surprenants et de l'émotion.

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14 janvier 2010

Fringe [2x 11]

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Unearthed // 7 72o ooo tlsp.

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   On se plaint souvent et à juste titre des diffusions anarchiques de TF1 (et de d'autres chaînes) des épisodes des séries américaines non-feuilletonnantes. Le dernier cas étant celui de The Mentalist, diffusée dans le désordre le plus complet. Ce que l'on sait moins, c'est que ça arrive même aux américains de faire quelques mélanges parfois. Je pense par exemple à la première saison de la série Eurêka qui était diffusée n'importe comment sur SyFy et pour le coup, cela avait un vrai impact sur la compréhension des intrigues. Dans le cas de cet épisode de Fringe, ce n'est globalement pas très gênant. Pour la petite histoire, la FOX avait gardé un épisode de la saison 1 dans ses placards pour des questions de place sur sa grille et elle a décidé de le sortir enfin six mois plus tard, profitant d'un trou à remplir. Il faut donc le prendre pour ce qu'il est : une sorte de bonus qui n'a aucun impact ni sur la saison 1 ni sur la saison 2. Je l'ai regardé comme un épisode de Bones ou des Experts : sans rien en attendre.

   La seule chose incohérente, c'est la présence de Charlie (Kirk Acevedo), mort plus tôt dans la saison 2. Je me mets à la place du téléspectateur qui n'est pas au courant du statut de cet épisode : je me pose mille questions idiotes croyant que je suis en train de passer à coté d'un truc énorme ! En réalité, comme dans la plupart des épisodes de la saison 1, Charlie est très accessoire. Il apparaît deux fois, échange quelques mots avec Olivia et emballé c'est pesé ! C'est un personnage que j'aime bien (surtout grâce à l'acteur) mais il faut reconnaître qu'il n'a jamais été d'une grande utilité et qu'il ne manque pas du tout à la série. Bref, je retarde l'échéance mais il faut bien que je vous parle de l'intrigue de l'épisode en elle-même. Je ne sais pas tellement quoi dire en fait. C'est une enquête très classique, qui se laisse regarder facilement mais qui n'est pas particulièrement palpitante et/ou impressionnante. Certains passages sont ridicules, notamment la première fois où le Russe s'empare du corps de la jeune fille. Ce n'est pas la prestation de l'actrice que je remets en cause mais la situation. Et puis l'énième recours aux électrodes pour faire avancer l'histoire, c'est vraiment trop facile. Afin d'ajouter un petit quelque chose à l'ensemble, le thème de la foi est abordé. C'est un peu maladroit, le message n'est pas très clair. On s'en serait presque passé. Et puis le tout manque terriblement d'humour.

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// Bilan // Vraiment pas indispensable, cet épisode de Fringe figure parmi les plus faibles de la série. Comme le niveau est relativement élevé de manière générale, il se laisse regarder sans déplaisir.

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06 décembre 2009

Fringe [2x 09]

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Snakehead // 6 94o ooo tlsp.

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   Après l'épisode précédent absolument magistral, Fringe retombe dans du classique avec une enquête du jour absolument pas originale mais que l'on prend plaisir à suivre malgré tout. Il est question d'une bête mi-vers mi-pieuvre qui grandit dans le corps d'un hôte avant de le tuer en voulant se libérer. Oui, on ne peut pas faire plus déjà-vu que ça. Là où Fringe se démarque, c'est au niveau de l'enquête menée par Olivia et Peter puisqu'elle est très rythmée, qu'un compte à rebours est rapidement lancé et que la justification de tout cette histoire n'est pas complètement sotte. Une fois de plus, une relation parent-enfant est au coeur de l'affaire puisqu'une mère a besoin de ces bêtes pour protéger son enfant atteint d'une maladie mortelle. L'ambiance Chinatown/Clandestins/Cargo change un peu les habitudes et le duo Olivia/Peter est toujours aussi efficace, bien qu'Olivia soit de plus en plus en retrait et que Peter est à nouveau pris au piège à un moment donné et cela devient trop systématique.

   Le meilleur de l'épisode nous est offert par Walter, et j'ai surtout envie de souligner la prestation à nouveau bouleversante de John Noble. Walter estime qu'il est temps qu'il émancipe après un an passé aux crochets de son fils. Alors il se rebelle et n'en fait qu'à sa tête. Il va alors se perdre dans Chinatown, sans le sou et incapable de se souvenir que le numéro de téléphone de Peter est dans sa poche ! Deux scènes magnifiques : lorsqu'il se rend compte qu'il est perdu et qu'il fond en larmes sur un banc aux cotés d'une gentille dame qui ne sait pas trop quoi faire; et puis celle où il (re)fond en larmes lorsqu'il découvre que ses péripéties auraient pu coûter la vie à Astrid. Cette dernière est d'ailleurs très présente dans cet épisode, elle sort même du labo (chose rare) et sa relation avec Walter nous est présentée de manière très touchante. On oublie parfois qu'ils sont si proches, par la force des choses. La relation entre Walter et Peter est un peu moins mise en avant sauf à la toute fin de l'épisode et c'est à nouveau très touchant.

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// Bilan // Etonnamment pour une série fantastique, c'est dans l'émotion que Fringe s'en sort le mieux, plus que dans le thriller, le policier ou l'épouvante. C'est ce qui fait qu'elle a une âme et des personnages ô combien attachants.   

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19 octobre 2009

Fringe [2x 05]

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Dream Logic // 5 78o ooo tlsp.

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   Passer après un épisode comme le précédent n'est pas chose aisée et Fringe a raté son coup. J'ai d'abord envie de passer un coup de gueule : où sont passées les scènes d'ouverture impressionnantes ? Depuis le début de la saison, elles sont vraiment moins accrocheuses. C'est dommage. Restriction budgétaire oblige ? C'est peut-être aussi pour cette raison que cet épisode se passe en grande partie à Seattle. Le tournage de la série ayant déménagé à Vancouver, les paysages de Vancouver et de Seattle sont plus proches de ceux de Boston. Mais du coup, l'atmosphère n'est pas tout à fait la même. Enfin, toutes les enquêtes n'auront pas lieu là-bas maintenant de toute façon... L'enquête de la semaine n'était pas franchement passionnante et sans les délires habituels de Walter, on se serait fortement ennuyé. En revanche, le twist à la Dr Jekyll et Mr Hyde était bien trouvé. J'ai moins aimé le coup de Nina Sharp qui a, mine de rien, sacrément fait avancer les choses. Sans elle, Olivia et Peter seraient encore en train de chercher le pourquoi du comment. Un peu facile comme ressort, d'autant que ce n'est pas la première fois que les scénaristes y ont recours.

  Finalement, le plus intéressant dans tout ça, c'est le thème même du rêve. Il avait déjà été abordé (épisode Bad Dream) mais il apporte ici un éclairage nouveau sur le passé de Peter. Ce dernier commence à se souvenir de certaines choses et cela effraie complètement son père qui a eu une attitude étrange pendant tout l'épisode. Ok, il est toujours étrange. Mais là, plus encore que d'habitude. Même si l'on sait déjà que ce Peter n'est pas le vrai Peter, on sent bien qu'il y a beaucoup d'autres choses à dire sur l'enfance du personnage et sa relation avec son père. Je ne suis pas certain que Walter ne lui ait fait que du bien, outre ce que l'on sait déjà... Quant à Olivia, elle retourne voir Sam Weiss pour qu'il l'aide à faire son deuil de Charlie, pas déjà oublié heureusement. Comme lors de leur précédente "thérapie", tout est trop simpliste à mon goût. Sam a l'air de mieux connaître Olivia qu'elle ne se connait elle-même mais il ne dévoile rien, il reste très mystérieux et, bizarrement, il ne me donne pas envie d'en savoir plus sur lui. Il y a quelque chose qui ne passe. L'émotion palpable d'Olivia était un beau moment en fin d'épisode. D'ailleurs, pourquoi dans les séries (autres que celles de vampire) les cimetières sont-ils aussi beaux ? Ca me perturbe toujours quand je pense à ceux que j'ai visité, pas jolis du tout.

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// Bilan // Fringe a mieux à offrir qu'un épisode comme celui-ci, pas foncièrement mauvais, mais ennuyeux et presque facile.

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28 septembre 2009

Fringe [2x o2]

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Night Of Desirable Objects // 5 73o ooo tlsp.

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   Pour la première fois, il me semble, de sa courte histoire, Fringe sort des sentiers battus en ne situant pas une partie de son action dans les urbaines New York ou Boston mais dans la campagne Pennsylvanienne. Ce changement d'air s'accompagne d'une prise en main encore plus prononcée que dans le Season Premiere de Peter dans l'enquête de la semaine. Olivia affaiblie, boîtant à la Dr House, il ne pouvait en être autrement et c'est extrêmement plaisant. Cela donne une nouvelle dynamique au trio, car n'oublions pas que Walter est toujours là, avec son humour décalé habituel et son émotivité à fleur de peau. Le cas de la semaine avait d'ailleurs une résonance avec l'histoire de Walter et de son fils, son vrai fils. C'était léger mais suffisant pour donner un sentiment de cohérence. En effet, il est question d'un père qui a tout fait pour avoir un fils et qui a finalement engendré un monstre. Peter n'est pas un monstre mais si l'on inverse les rôles, on est déjà plus proche de la vérité. La tombe de l'enfant fait immédiatement penser à celle de Peter et on lit dans les yeux de Walter qu'il pense à chaque instant à son fils. Il glisse d'ailleurs quelques mots que seul le téléspectateur et lui peuvent comprendre. En elle-même, cette enquête n'était pas d'une grande originalité, on a déjà vu des choses équivalentes dans X-Files, pour ne citer que la réfèrence ultime, mais aussi dans Fringe elle-même, et là c'est déjà plus gênant. Souvenez-vous du monstre de l'épisode Unleashed qui rôdait dans les souterrains de Boston...

   Là où l'épisode est nettement plus passionnant, c'est du coté d'Olivia qui n'est définitivement plus la même depuis son retour d'un monde parallèle. Ses sens sont hyper-développés, elle entend les mouches voler parfois, le conversations de ses voisins aussi, le vacarme assourdissant de la ville... Ceci dit, cela peut être un effet du fameux cortexiphan qu'il ne faut pas oublier. On sait de toute façon qu'Olivia est spéciale et qu'elle possède des talents insoupçonnés. Elle n'a pas celui de reconnaître les intrus en tous cas puisque le faux Charlie rôde autour d'elle comme un vautour prêt à se jeter sur sa proie dès qu'on lui en donnera l'ordre (via machine à écrire parallèle). Je n'ai pas tellement aimé que l'on insiste lourdement sur le fait que ce ne soit plus Charlie mais un de ses doubles. Entre les regards de Kirk Acevedo, les plans se rapprochant doucement de lui et la musique flippante, on ne peut qu'avoir compris. D'ailleurs, le cliffhanger est un peu léger. Je m'attendais à mieux. J'espère que l'on ne va pas passer la saison à voir Charlie taper sur sa machine. Un nouvel élément intrigant vient s'ajouter aux autres : Nina Sharp conseille à Olivia d'aller consulter un certain Sam Weiss, qui l'a aidée lorsqu'elle était atteinte d'un cancer. On ne connaît pas encore quelles sont ses méthodes mais ça s'annonce "original". Je me demande si Nina Sharp ne s'est pas inventée un cancer pour cacher quelque chose de beaucoup moins réaliste. Le nouvel agent Jessup s'est faite très discrète dans cet épisode et on ne s'en plaindra pas. On ne l'aurait pas vue du tout, ça aurait été pareil.   

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// Bilan // Avec son mélange savamment dosé d'enquête loner et de mythologie, Fringe convainc toujours autant.

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21 septembre 2009

Fringe [2x o1]

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A New Day In The Old Town (Season Premiere) // 7 82o ooo tlsp.

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   Il y a des jours où je me dis que je regarde trop de séries, que je devrais garder plus de temps pour faire d'autres choses, que peut-être les séries ne méritent pas tant d'attention, et puis je regarde le Season Premiere de Fringe et je me souviens alors parfaitement de la raison pour laquelle je consacre autant de temps aux séries : parce qu'elles nous entraînent dans des rêves (ou des cauchemars) éveillés, où tout est possible. Fringe fait partie de ces séries qui me rappellent pourquoi je les aime tant. Mais venons-en au fait !

   J'ai aimé ce Season Premiere car il était extrêmement suprenant et très sombre. Comme d'habitude, on nous offre une scène inaugurale superbe visuellement. Je garde en mémoire cette image d'Olivia ejectée de la voiture en brisant la glace. C'était impressionnant. J'ai également trouvé Anna Torv particulièrement convaincante lorsqu'elle se réveille à l'hôpital et qu'elle prononce distinctement une phrase en grec, qui serait apparemment un message de la mère de Peter de l'au-delà. Je le vois comme ça en tous cas. "Be A Better Man Than Your Father". Cette phrase va certainement prendre tout son sens au fil de la saison. Il suffit de voir les photos promotionnelles de cette saison pour comprendre que Peter sera au centre de l'attention, et deviendra peut-être même plus important encore qu'Olivia. Cette perspective est réjouissante puisqu'il a été trop en retrait en saison 1. Il servait surtout de baby-sitter à Walter. Il apprendra peut-être la vérité sur son identité à un moment donné... L'accident de voiture n'était pas une mauvaise idée car elle a permis quelques scènes d'émotion intenses en début d'épisode. John Noble a encore fait très fort. On savait bien qu'Olivia n'allait pas y rester, tout comme on savait bien que la Fringe Division n'allait pas fermer. Cette intrigue fait d'ailleurs très X-Files saison 2. Comme pour devancer les critiques, les producteurs ont choisi de placer judicieusement pendant quelques secondes des images d'un épisode de la série culte dans un téléviseur.

   On pourrait regretter que l'épisode ne reprenne pas là où la saison précédente s'était achevée, c'est-à-dire dans le bureau de William Bell dans une dimension parallèle. J'imagine que l'on reviendra dessus plus tard, et puis je pense que lorsqu'Olivia s'explose contre la vitre, elle en revient justement. Elle est désormais amnésique, ce qui est, je l'avoue volontiers, un peu agaçant. Mais elle se souvient d'une chose et d'une seule : quelque chose, dont elle ne connaît pas la nature, est caché quelque part et il faut le retrouver ! Avec ça, on n'est pas tellement avancé. Hâte de savoir ce qu'est ce quelque chose. Et en parlant de quelque chose, j'ai adoré la scène où un homme communique avec un autre, qui est sans doute dans un monde parralèle, à travers une machine à écrire étrange. L'homme que l'on voit ressemble d'ailleurs plus ou moins à un Observer mais c'est peut-être juste un hasard. J'ai d'ailleurs raté l'apparition hebdomadaire du monsieur tout chauve. Comme souvent. Bon et puis parmi les grandes surprises de l'épisode, et je ne l'avais pas vu venir alors même que je savais que Kirk Acevedo avait été "viré" de la série, il y a la mort de Charlie Francis dont l'apparence est reprise par l'être maléfique qui veut tuer Olivia. Cela permettra à l'acteur d'apparaître encore dans plusieurs épisodes, peut-être même toute la saison si la traque s'éternise. Bien que j'apprécie et l'acteur et le personnage, j'aime l'idée, d'autant que cela va laisser plus de place à Peter j'imagine. Quoique... Charlie a déjà une remplaçante, une certaine Agent Amy Jessup. Elle a été introduite avec une certaine efficacité mais j'ai bien du mal à la cerner pour le moment. J'ai envie de la détester mais il n'y aucune raison à cela pour l'instant. La romance soudaine entre Broyles et Sharp ne m'a pas plus convaincu que cela mais ça pourrait expliquer pas mal de choses, notamment le divorce du monsieur.

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// Bilan // Cela fait un bien fou de retrouver la fine équipe de Fringe, avec un Walter plus en forme que jamais. Il m'a encore bien fait rire, notamment quand il confond les produits dont il a besoin pour une autopsie et les ingrédients du flan qu'il prépare pour l'anniversaire de son fils. Un retour sombre, surprenant et une série toujours aussi efficace, qui profite bien de ses 5 minutes en moins.   

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23 avril 2009

Fringe [1x 17]

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Bad Dreams // 1o 45o ooo tlsp.

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   Le début de cet épisode, un peu longuet et pas aussi efficace que d'habitude, laissait présager d'un épisode moyen, farfelu voire tiré par les cheveux. Eh bien pas du tout. Oh, farfelu, oui, ça l'était. C'est Fringe quoi ! Mais ce n'était pas ennuyeux du tout, c'était même passionnant malgré un rythme moins soutenu que d'habitude et finalement assez peu d'action. Olivia souffre de mauvais rêves, mais vraiment très mauvais puisqu'elle y tue des gens... pour de vrai ! Rêve prémonitoire ? Non, pas du tout. Olivia était possédée par son alter-ego, si l'on peut dire. Celui avec qui elle a partagé quelques moments difficiles de son enfance lorsqu'elle était l'objet d'expérimentations étranges. Et même si l'on s'en doutait un peu, nous en avons eu confirmation : ceux qui étaient derrière ces tests sur des enfants portent les noms de William Bell et Walter Bishop ! Tout s'explique.

   On reparle du fameux manifeste écrit par Walter sur les soldats d'une armée et des mondes parallèles. Où est-ce que tout cela va nous mener ? Je me le demande. Il faut s'attendre à ce que Nina Sharp soit étroitement liée à ces expériences et à découvrir que Broyles est dans la confidence depuis le début. Concernant William Bell, il semble qu'il ait rendu une petit visite à l'ami d'Olivia, Nick. "I think they meant for us to forget. I did what they told us. I waited to be called up, stayed fit, stayed focused, stayed ready, the call never came. It never came. That man with the glasses showed up at the hospital. He spoke all the old words. He said, they're coming, what was written will come to pass. He said he knew how to wake me up. I want to stop hurting people." Nul n'ignore que Leonard Nimoy (Mr Spock de Star Trek) a été casté pour interpréter prochainement William Bell. J'ai hâte de faire sa connaissance, pas vous ?

   Tandis que Peter est toujours en retrait, c'est le cas depuis plusieurs épisodes, Olivia confirme son statut d'héroïne à la Sidney Bristow. Les points communs entre les deux personnages sont de plus en plus nombreux, et encore je dis ça en n'ayant pas vu grand chose d'Alias (je vais me rattraper cet été, c'est promis). L'humour était un peu moins présent dans cet épisode que dans les deux précédents, le trouillomètre et le dégoût n'étaient pas vraiment de sortie mais la fascination, en revanche, était plus que jamais au rendez-vous ! Par contre, j'essaye d'oublier cette scène presque ratée sur le toit de l'immeuble où l'on avait l'impression d'assister à un terrible remake de cette bouse infame qu'est le film Phénomène(s). Sinon, les pervers ont été servis avec une vraie-fausse scène saphique entre Olivia et une strip-teaseuse qui s'embrassent goulûment.

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// Bilan // Voilà un épisode mythologique fascinant, à défaut d'être véritablement surprenant. J'ai vraiment le sentiment de regarder une série ambitieuse, tant visuellement que scénaristiquement, qui se révèle un peu plus à chaque épisode et qui intrigue. Je comprends que certaines personnes passent à coté : elle demande de l'implication, de l'attention... un peu comme Lost quoi.
   

20 avril 2009

Fringe [1x 16]

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Unleashed // 1o 15o ooo tlsp.

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   L'épisode commence dans la douceur et se termine dans la douceur. Entre ces deux instants de grâce, il fallait avoir le coeur bien accroché ! Je ne suis pas très sensible aux monstres. C'est peut-être pour cette raison que cet épisode ne m'a pas totalement convaincu. Il était bon mais plus pour ses à-coté que pour son enquête en elle-même. J'ai beaucoup aimé certaines répliques de Walter ("The claws of a lion and the fangs of a snake... reminds me of a woman I once knew in Cleveland. Her name was Harriet.") et certains de ses gestes, comme lorsqu'il mange le sandwich d'une des victimes sur le lieu du carnage. Le running-gag autour de sa passion pour la bouffe ne m'a pas encore lassé. Le coup du sandwich (décidément) garni... d'une oreille était pas mal non plus. Ca donnait le ton de l'épisode, en quelques sortes. Ceux qui tournent de l'oeil à la simple évocation de gros vers visqueux n'ont pas du voir grand chose de l'épisode puisque ces petites bêtes étaient partout. Même pas peur ! Quand je regarde Koh Lanta, je me dis que j'aimerais tenter de goûter ces vers. Après tout, on mange bien des escargots et des grenouilles. Pourquoi pas des vers ? A part ça, concernant la bête, on la joue un peu Cloverfield, en nous la montrant sans nous la montrer. Ca permet de dépenser moins d'argent en effets spéciaux et d'éviter le ridicule car ce genre d'énormes monstres font en général tout sauf peur. Pas bête, donc. Mouarf mouarf.

   La vraie bonne idée de l'épisode, c'est de se servir de Charlie pour en faire une victime. C'est, avec Astrid, l'un des personnages qui avaient le plus besoin de gagner en profondeur. Kirk Acevedo est un bon acteur qui était jusqu'ici sous-employé dans Fringe. Ce serait bien qu'il intégre la fine équipe de manière plus tranchée dans les prochains épisodes. On a découvert un petit bout de sa vie personnelle avec sa femme, interprétée par Kiersten Warren, alias la folle Nora de Desperate Housewives saison 3. Elle a toujours ce petit coté effrayant. Peut-être la reverra-t-on de temps à autres ? Rachel se rapproche de plus en plus de Peter et ça ne plaît pas beaucoup à Olivia, quoi qu'elle en dise. J'aime bien cette petite jalousie sous-jacente. Tant que ça n'est pas plus exploité que ça, ça me va. Maintenant, je ne suis pas sûr d'avoir envie qu'un des personnages ait véritablement une vie amoureuse montrée à l'écran. L'histoire avec John Scott était belle et bien pensée mais autant en rester là.

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// Bilan // Un épisode correct, un peu trop loner à mon goût. J'ai envie d'en savoir plus sur The Observer, sur Nina Sharp et Massive Dynamics, sur les expériences subies par Peter, sur le beau-père cinglé d'Olivia, sur William Bell... alors le monstre du jour ne m'a pas plus emballé que ça.   

Posté par LullabyBoy à 01:25 - - Permalien [#]
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