13 janvier 2009

Desperate Housewives [5x 12]

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Connect! Connect! // 13 75o ooo tlsp.

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   Que de bonnes idées dans cet épisode, ça fait plaisir ! Déjà, le fait de remettre un peu Edie en avant est une très bonne chose. C'est certainement le seul personnage dont on sait qu'à chacune de ses apparitions, on va forcément se marrer. Et comme elle est sous-utilisée, on ne s'en lasse jamais. Elle a toujours une bonne vanne à sortir. Quand en plus on l'associe à Susan, on est sûr et certain de s'amuser. Alors c'est vrai que les confrontations entre les deux femmes ont été nombreuses par le passé et que ça aurait pu sentir le réchauffé. Heureusement, ce n'est pas le cas. Enfermées dans la cave d'Edie, elles n'ont pas d'autre choix que de passer le temps en jouant les psy de comptoir. Edie constate que Susan passe d'homme en homme, incapable de rester seule. Et Susan se rend compte que si Edie est une pute, ce n'est pas de sa faute mais celle de son père ! Rire, émotion, répliques qui fusent : voilà qui est parfait !

   Autre excellente idée : se séparer de l'encombrante intrigue de Porter Scavo ! De manière très habile, les scénaristes ont choisi de porter leur attention davantage sur la mère de Lynette, Stella, chez qui Porter s'est réfugié, plutôt que su Porter lui-même, dont on apprend rapidement à la fin de l'épisode qu'il n'ira pas en prison et qu'a priori, tout est arrangé ! Evidemment, quand on pense qu'on nous a emmerdé pendant plusieurs épisodes avec une histoire et que son dénouement ne se déroule même pas sous nos yeux ... c'est limite scandaleux. Mais c'est un mal pour un bien ! De façon extrêmement émouvante, le thème de la vieillesse est abordé. La peur de la mort, l'extrême solitude, les maisons de retraite mouroirs, les enfants qui ne rendent plus visite à leurs parents ... En quelques scènes et quelques mots, tout est dit. Ca m'a vraiment beaucoup touché. Felicity Huffman nous offre à nouveau une composition de haute-volée, même si on se lasse un peu de la voir la larme à l'oeil.

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   L'intrigue de Gabrielle était aussi maigre qu'Eva Longoria et pourtant, elle était très bonne ! Preuve que la simplicité est parfois bien plus efficace que n'importe quelle extravagance. Carlos retourne travailler et Gaby doit s'occuper toute seule toute la journée de ses (grosses) filles. Ces dernières ont décidé de lui mener la vie dure (mais elles ne vont toujours pas à l'école ??). Le fait que Juanita me fasse mourir de rire dès qu'elle apparaît joue sans doute beaucoup dans mon appréciation de l'intrigue. Non mais y'a des personnages comme ça ... C'est comme Kenneth dans 30 Rock, même sans parler, il est tordant ! En tous cas, Juanita est bien la fille de sa mère : plus chieuse, ça n'existe pas !

   Bree est castratrice ? Noooooooooooooon. Quelle révélation dites-moi ! Elle l'était avec Rex, elle l'est avec Orson, je ne vois pas pourquoi en faire toute une intrigue au bout de 5 saisons ! Le fait d'y insérer Alex, le copain d'Andrew, a rendu la chose à peu près intéressante. Orson s'est chargé de la partie plus comique. Ca ne mangeait pas de pain. Le constat est en tous cas bien triste pour Bree, elle n'est pas loin d'être la Housewife la moins intéressante de cette saison. Heureusement, Susan lui ravit le titre in extremis. Il y en a une autre dont le potentiel a été complêtement gâché : Katherine. On la voit à peine et elle ne suscite plus aucun intérêt. J'espère que les scénaristes vont travailler là-dessus rapidement. Tout comme sur Dave et son mystère qui n'en est plus un. Ses petits stratagèmes sont bien ennuyeux pour le moment. Dernier point faible de l'épisode : cette fin mielleuse au possible où l'on voit défiler tous les personnages heureux comme des papes grâce à la leçon du jour ! Et où est le cliffhanger ???

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// Bilan // On me demande souvent (suffit de regarder les commentaires pour le précédent épisode ...) pourquoi je continue de regarder Desperate Housewives alors que j'en dis beaucoup de mal dans mes reviews. Ma réponse : cet épisode ! Avec cette série, on est jamais à l'abri d'une bonne surprise, d'un épisode qui sort du lot, qui rappelle combien la série était bien il y a ... 3 ans ! Alors je persiste. Et puis, malgré tout le mal que je peux en dire, j'y suis attaché. Elle rentre dans la catégorie très restreinte des séries qui ont été cultes dès leur pilote ! C'est rare.

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05 janvier 2009

Desperate Housewives [5x 11]

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Home Is The Place // 14 3oo ooo tlsp.

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   Vous voyez, cet épisode de Desperate Housewives est le premier épisode de série que je regarde de l'année 2oo9. Inutile de dire que ça commence mal. J'étais pourtant plein d'espoir et d'entrain, comme souvent. Mais rien n'y fait : la série ne remontera sans doute plus jamais la pente. Les scénaristes ne savent vraiment plus quoi raconter et ça se voit à chaque instant ! Il suffit de prendre la storyline de Gabrielle. Maintenant que Carlos a retrouvé la vue, ni une ni deux, elle redevient la connasse vénale que l'on a dû se coltiner avec plus ou moins de bonheur quatre saisons durant. Il ne reste plus qu'une transformation vestimentaire pls radicale et le tour est joué ! Je ne sais pas quoi penser de tout ça si ce n'est que le bond de 5 ans montre toujours plus ses limites. S'il a permis un peu de changement pour certains personnages, le changement a forcément été de courte durée. Dès lors, son utilité reste plus que limitée. Toujours est-il que Gabrielle est une marrante dont les piques et les rires nous amuseront toujours. L'impact n'est plus le même après 5 ans et c'est presque inéluctable.

   Gabrielle a d'ailleurs participé à la seule scène correcte de l'intrigue de Susan. Jackson étant parti (Gale Harold n'a toujours pas pu reprendre les chemins des studios visiblement) et Katherine et Mike étant en train de roucouler tranquillement (Dana Delany et James Denton devaient sûrement être en RTT), on lui colle un truc qui ne dure que le temps d'un épisode et qui ne présente pas le moindre intérêt, si ce n'est celui de monter davantage Bob & Lee à l'écran. Ce qui n'est pas un mal. Dommage que ça soit "comme ça". On continue les clichés sur les homos avec la boîte gay légèrement sordide où Lee entraîne Susan. Bon. Et puis après cette soirée trop alcoolisée, elle ne se souvient plus si elle a couché avec Lee. Le truc bâteau vu et revu. A la limite, si ça avait été le cas, ça aurait pu être intéressant. Mais ce n'est pas le cas. Donc zéro intérêt. Et une fois de plus, on voit le couple gay parce qu'ils sont gays. On joue avec leur homosexualité plutôt que de leur offrir des intrigues liés à d'autres choses.

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   Il est vrai que Bob est aussi avocat et qu'il représente Porter Scavo dans cette terrible affaire du bar cramé et des morts anonymes. Cette histoire était un peu risquée mais pas déplaisante au début. Ca prend maintenant des proportions absolument injustifiées et on ne peut pas faire moins crédible. Puis Preston qui existe à nouveau tout à coup, ça me fait doucement rigoler. Ils ressortent vraiment certains personnages quand ça les arrange. Ca m'agace fortement. Le speech de Lynette à Preston dans la voiture m'a fait furieusement pensé à celui de Bree à Andrew dans la saison 2 avant qu'elle ne l'abandonne. Toujours cet arrière-goût de déjà-vu même si la finalité n'est pas la même. En tous cas, si Felicity Huffman est une bonne actrice (et elle l'est), Lynette en est également une excellente ! Trop poussif tout ça.   

   Vous n'en avez pas ras-le-bol vous des belles mères ? Je crois que c'est LE thème que les scénaristes ont le plus utilisé pendant ces 5 premières saisons. Alors je veux bien croire que dans la vie, les belles-mères sont souvent des espèces rares capables de grandes choses mais ça commence à faire beaucoup. Cette fois, c'est la mère du copain d'Andrew qui débarque et s'ensuit une petite guerre classique avec Bree car elles voudraient toutes les deux n'avoir le couple que pour elles. Bree les collectionne d'ailleurs. La mère de Rex, Gloria Hodge et celle-là maintenant. Certains y verront des clins d'oeils, moi je n'y vois que de la redite sans imagination. Le bon coté des choses, c'est que, contrairement à Bob et Lee, Andrew et Alex ne sont pas envisagés comme un couple gay mais comme un couple tout court. D'ailleurs, ils emménagent à Wisteria Lane ...

    Pour finir, le mystère Dave qui n'est plus vraiment mystérieux atteint également ses limites. Eddie se rend compte que quelque chose cloche sérieusement chez ce type et le jette. Pour combien de temps ? Et puis on a enfin des nouvelles de McCluskey et de sa soeur Roberta : leur enquête à Boston a fait chou blanc ! A une seconde près, elle allait découvrir quelque chose d'important mais finalement non. Je ne m'y attendais pas. En ça, ça a le mérité d'être surprenant. Mais quel intérêt alors ? Aucun.

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// Bilan // Bien que chaque intrigue possède sa scène sympathique qui fait sourire, tout n'est que redite. Il y a de quoi être pessimiste pour l'avenir de la série (9 saisons, mon Dieu ! Marc Cherry a perdu la tête ...)

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