25 octobre 2011

Ringer [1x 05]

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Par UglyFrenchBoy

A Whole New Kind Of Bitch // 1 710 000 tlsp.

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   On peut pardonner beaucoup de choses à Ringer. Au vu de la genèse du projet, de son diffuseur et surtout de son interprète principale (dont l’aura et le capital sympathie sont incommensurables), il est facile de faire abstraction de quelques maladresses. Suite à un récent débat avec Btvs27, celui-ci est venu à la conclusion suivante: « La surconsommation des séries a eu le mauvais effet d’annihiler toute patience aux spectateurs et tout repère. A force de tout voir tout de suite, ils attendent de chaque série la même chose ». Une question se pose alors : qu’attendre de Ringer ? Un thriller efficace ? Pas vraiment. Une série novatrice ? L’originalité n’est pas l’une de ses qualités. Un divertissement de bonne facture ? Il est certes encore trop tôt pour se prononcer, après tout seuls six épisodes ont été diffusés, mais à ce stade, celui-ci a eu moins le mérite de créer une forme de frustration à chaque fin d’épisode. Un bon cliffangher peut-il pour autant pallier des défauts toujours présents ? J’ai décidé d’arrêter de me lamenter chaque semaine sur le dispositif du loft de Siobhan (au moins il a le mérite de rester identique depuis l’épisode 2)  ou de la réalisation et de me concentrer sur d’autres points, à commencer par le contenu…

   Là où le bât blesse c’est l’incohérence de certains éléments importants, et dans le cas suivant un élément presque fondamental. Selon Sarah Michelle Gellar, le script du pilote de Ringer était déjà écrit en 2009. Une série en préparation depuis deux ans et qui repose sur l’usurpation d’identité entre deux jumelles n’a semble-t-il pas prévu de signe distinctif entre les deux sœurs. Il semble évident que tôt ou tard celui-ci aurait été exploité. Les producteurs, eux, assurent que depuis le début un plan sur trois saisons a été élaboré. On ne peut donc être que déçu par cette brûlure au poignet dans un cours de cuisine particulièrement étonnante puisque ni Andrew ni Henry n’ont remarqué son absence au bras de Bridget. Sans compter que cette facilité scénaristique a été totalement improvisée à la dernière minute : le bras droit de Siobhan n’a aucune trace dans ses scènes parisiennes comme l’atteste la capture d’écran ci-dessous…

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   Abstraction faite de cette incohérence, place à l’inconséquence des personnages. Dans ce cinquième épisode, notre chère Bridget doit ainsi faire face à deux nouvelles menaces. En plus de la mafia sur son dos et d’un agent du FBI pour le moins entreprenant, elle doit affronter sa belle-fille, Juliet. Celle que l’on avait laissée dans les bras de sa belle-mère à côté d’une cuvette de toilette (présentée de la sorte la scène peut paraître tout sauf touchante…), revient à la charge plus provocante et indisciplinée que jamais. La raison ? La demoiselle a appris de la bouche de sa mère qu’Andrew avait une liaison avec Siobhan alors qu’ils étaient toujours mariés. Le jeu du « Je te déteste moi non plus » devient lassant surtout quand la résolution du problème se résume à quelques mots, pas forcément convaincants, et surtout déjà formulés. A croire qu’entre le début et la fin de l’épisode Bridget est devenue persuasive puisqu’il en sera de même avec Gemma, la « deuxième menace » donc, désormais au courant de la liaison entre son mari et Siobhan. On notera qu’une relation adultérine de plusieurs années a été découverte seulement deux semaines après l’arrivée de Bridget dans la peau de sa sœur. A croire que le mensonge n’est pas son fort.

   Tout au long de l’épisode, Gemma va changer d’attitude et d’approche. D’abord, elle réfute l’identité de Bridget, puis accepte un déjeuner avec elle avant d’y couper court et de l’envoyer paitre. Puis, se rend à son domicile et lui propose de coucher avec Henry pour prouver son infidélité. Ainsi, elle pourra empêcher son futur ex-mari de toucher le moindre centime ou d’obtenir la garde des enfants (toujours absents à l’écran) puisque les deux tourtereaux avaient prévu une  « infidelity clause » sur leur contrat prénuptial. La rousse s’improvise donc demi-proxénète. Après une première tentative d’excuses vaines, Bridget rencontre son nouveau sponsor. A nouveau un lien est fait entre l’addiction aux substances illicites et sa situation d’usurpation d’identité. Le parallèle n’est pas toujours évident à comprendre, mais le conseil prodigué est: quel que soit le choix à faire, il faut toujours garder sa dignité. Siobhan, elle, ne l’aurait pas appliqué n’hésitant pas à utiliser son corps pour parvenir à ses fins, comme en témoigne ses prouesses parisiennes. Même si on ne sait pas si Bridget fait réellement l’amour avec Andrew, celle-ci ressent, à la différence, des sentiments à son égard. Dans le cas présent, elle décide donc de rester « digne » et refuse le chantage de Gemma. En lieu et place, elle propose de nouvelles excuses, à peu près similaires à celles faites quelques heures auparavant. Curieusement, celles-ci ont l’effet escompté. Gemma renonce… Du moins jusqu’à ce qu’elle apprenne que Henry a été mis au courant de ses intentions. Un cercle sans fin ? Pas vraiment, l’éventuel décès de la jeune femme viendra clore cet épisode. Mais Gemma est-elle vraiment morte ? L’actrice Tara Summers n’étant, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, pas régulière, une réponse affirmative est envisagée. Force est de constater que les scénaristes ont réussi à attiser notre curiosité pour une semaine supplémentaire et le téléspectateur se pose de nouvelles questions. N’est-ce finalement pas là les prémices d’un divertissement réussi ?  

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// Bilan // Toujours des incohérences. Les relations entre les personnages sont souvent mal exploitées. Mais, au milieu de ça, ou du moins à la fin, les scénaristes proposent une nouvelle surprise. La série a au moins le mérite de réussir la plupart de ses cliffanghers. A ce stade, ces ruses permettent de faire abstractions des maladresses. Jusqu’à quand ?

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10 octobre 2011

Ringer [1x 04]

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Par UglyFrenchBoy

It's Gonna Kill Me But I'll Do It // 1 500 000 tlsp.

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   Lancées avec seulement un mois d’intervalle, les séries Ringer et Lying game ont fait l’objet de comparaisons inévitables, a fortiori quand les deux fictions sont diffusées sur des chaînes ciblant des jeunes téléspectateurs. Très vite, la première s’est élevée au-dessus de sa non-concurrente, ainsi que des autres séries mettant en scène des jumeaux. Ces dernières sont souvent caractérisées par l’opposition  dans la personnalité des personnages centraux, dont les intentions sont souvent soit bonnes, soit mauvaises, sans juste milieu.

   Le point fort qui se dégage de Ringer est donc son absence de manichéisme surprenante. Bridget, qui n’a pas les moyens, ni l’allure ou la perversité  de sa sœur, du moins en apparence, n’en est pas pour autant un parangon de vertu. En plus d’un passé de junkie, strip-teaseuse et même prostituée, la jeune femme a beau suivre son traitement à la lettre dans le cadre de sa cure de désintoxication, elle attaque un agent chargé de sa protection, lui vole son arme, et, un peu plus tard, usurpe avec une certaine aisance l’identité de Siobhan (pilote). Sa culpabilité sera de courte durée  (épisode suivant) et elle tombe même amoureuse du mari de sa sœur qu’elle croit décédée, sans en toucher mot au principal concerné (troisième épisode). Et ce, sans compter sa probable implication dans la disparition du fils de Siobhan. Quant à celle-ci, aussi machiavélique soit-elle, on comprend, via un flashback, que sa relation avec Henry était sincère. Le coup de téléphone lors du test de grossesse (géant) était déjà une première indication. Reste que l’amoureuse de Paris a un plan en tête et son pion n’est autre qu’un employé d’une sous-division de l’empire bâti par son mari, à qui elle dérobe d’ailleurs un dossier intitulé « account transfers »…

  Siobhan a beau avoir un temps d’antenne plus important que lors des deux précédents épisodes, que ce soit via les flashbacks ou son escapade dans la Ville Lumière, c’est Bridget qui capte tout particulièrement notre attention. Nous sommes donc le 30 septembre (date de naissance indiquée sur la carte d’identité de sa sœur lors du pilote) et l’héroïne fête son anniversaire. Un événement qu’elle n’avait pas vraiment en tête et qui vient contrecarrer ses plans pour se rendre dans les Hamptons et se débarrasser des preuves pouvant l’incriminer. C’est en compagnie d’Andrew qu’elle se retrouve à souffler ses 32 bougies (la pièce d’identité indiquait également 1979). Mais pas seulement, puisque Henry et Gemma sont également du voyage. À partir de la dixième minute, une fois le quatuor réuni, les choses sérieuses peuvent commencer. Pas de chassés-croisés, au grand dam du personnage incarné par Kristoffer Polaha qui devient subitement supportable, mais des informations  sur la véritable nature des sentiments de chacun. Si Gemma découvre déjà le pot aux roses, sa réaction est à la hauteur de la trahison. Entre incompréhension face à une Bridget visiblement amoureuse d’Andrew et colère, elle assiste avec détachement au spectacle livré devant elle lors du repas, jusqu’à son départ impromptu, écœurée. L’envoutant morceau électro-pop Until we bleed du groupe Kleerup, bénéficiant du timbre de Lykke Li, confère à cette scène une dimension particulière.

   De son côté, après avoir fait preuve d’une étonnante force de caractère, Bridget se retrouve déjà sur la corde raide. On pourrait être agacé par ces effets et une héroïne en danger permanent, mais il en ressort une curiosité amplifiée, notamment suite à cette révélation finale. Un cliffangher à la hauteur des espérances, ou du moins de celles que l’on avait plus. Difficile d’anticiper la réaction de Gemma, doublement trompée. Bridget trouvera-t-elle enfin une alliée ? Pour la première fois, Ringer parvient à susciter de la frustration chez le téléspectateur, non pas pour son écriture ou sa mise en scène, mais celle de devoir attendre une semaine avant l’épisode suivant.

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// Bilan //  Si la trame narrative de Ringer semblait jusqu’ici confuse, cet épisode a de quoi réconcilier ceux (déjà) fâchés avec la série. On note une absence de manichéisme, particulièrement bienvenue : quand l’absence de morale de l’une surgit, le téléspectateur devient témoin d’une faille de l’autre. Néanmoins, le cas de Bridget reste pour le moment le plus intéressant et la petite avance que le téléspectateur a sur elle la rend encore un peu plus attachante. Loin du tumulte, Siobhan ne procure pas la même émulsion. 

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03 octobre 2011

Ringer [1x 03]

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Par UglyFrenchBoy

If You Ever Want A French Lesson // 1 980 000 tlsp.

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   Entre l'hommage à l'atmosphère « film noir » et le soap, Ringer pouvait déconcerter au cours de ses deux premiers épisodes.  Désormais, les « craintes » de voir CW insuffler ses recettes éculées dans le projet de CBS se confirment. Malgré des personnages plus âgés que la moyenne de ses téléspectateurs, le network continue de distiller les éléments visuels marquants de ses shows ciblant les plus jeunes, comme Gossip Girl et 90210. La venue de Bridget pour les essayages de robes en est le parfait exemple. Au cours du précédent épisode, la reconstitution grotesque en studio  du loft de Siobhan, son éclairage peu naturel et une « nouvelle » image aux couleurs plus chaudes et contrastées, voire presque saturées, marquaient une rupture. L’effet « glow » (semi-private joke) est lui aussi un peu plus accentué. Dans ma précédente critique, j’avais même évoqué le presque halo autour de Gemma lors d’une scène digne des Feux de l’amour où Tara Summers n’était pas sans rappeler Michelle Stafford. Ironie du sort, cette dernière fait une brève apparition dans ce nouvel épisode. Un clin d’œil au célèbre soap ? En attendant, Ringer peine à trouver une identité visuelle. Si la forme palliait dans un premier temps les faiblesses d’écriture, il est désormais temps de s’intéresser au fond…

   Tandis que les personnages secondaires restent fidèles à ce que l’on attend d’eux, Bodaway Macawi machiavélique, Jaime Murray  manipulatrice  et provocante sous les traits d’Olivia Charles et  Juliet… insignifiante, l’évolution de Bridget Kelly constitue le point fort de la série. Son adaptation dans un milieu qui lui est totalement étranger est progressive. Dès le pilote, elle est contrainte de développer un sens de l’observation aiguisé. Désormais, elle sait poser les bonnes questions à ses interlocuteurs et, par chance, son statut de femme enceinte excuse ses confusions. Surtout, pour la première fois, Bridget n’est plus passive. Il aura fallu attendre ce troisième épisode pour que Sarah Michelle Gellar insuffle à son personnage une certaine force de caractère. Je faisais partie de ceux qui s’attendaient à ce que Bridget se transforme en Buffy à la moindre menace. Plus besoin d’une force physique exceptionnelle ou de combats chorégraphiés, notre héroïne s’affirme enfin et utilise un agent du FBI en guise d’assurance face à son corbeau.

   En parallèle, elle semble s’avouer des sentiments pour Andrew.  Une relation qui, moralement, est presque dérangeante. Prendre la place de sa sœur supposée morte est une chose, mais vivre également sa vie de couple et la sauver alors que  celle-ci semblait atteindre un point de non-retour (un cabinet d’avocat a été chargé d’effectuer les premières démarches en vue d’un divorce) en est une autre. La fin de l’épisode et la scène illustrée par le « Glory Box » de Portishead illustre parfaitement les intentions de Bridget qui ne se contente plus de rattraper toutes les erreurs de  Siobhan. En témoigne l’évocateur « I guess I'm just trying to look at things with a new appreciation ». Et si l’on en faisait de même avec Ringer ?

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// Bilan // Si tant est que l'on puisse faire abstraction de sa forme, Ringer commence à offrir matière à s'intéresser à son fond. Les personnages secondaires restent anecdotiques et archétypaux à ce stade, mais le double rôle de l'héroïne gagne en épaisseur. Ce troisième épisode soulève davantage de questions et promet ainsi de susciter notre intérêt pour encore quelques temps. 

23 septembre 2011

Ringer [1x 02]

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par UglyFrenchBoy

She's Ruining Everything // 1 940 000 tlsp.

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   D’aucuns ont reproché à Ringer un début « poussif », auquel le terme « introductif » aurait été plus adéquat.  Pour ce deuxième épisode, la série donne raison à ses détracteurs, si un tant soit peu une œuvre peut avoir des « détracteurs » après seulement deux semaines d’existence. Force est de constater que le pilote de la série a divisé le public, tout comme cette suite. Mais si certains peuvent voir une progression ou une régression, il est surtout ici question de rupture. Sans doute livré clé en main à The CW par CBS, pour laquelle la série été développée en premier lieu, Ringer est désormais exclusivement entre celles du diffuseur de 90210, des Frères Scott et de Gossip Girl. L’aura que possédait le pilote a disparu au profit d’une production dans la lignée de cette dernière. Quant à l’atmosphère et aux références à Douglas Sirk / Otto Preminger et Alfred Hitchcok, ils laissent leur place à une inspiration pour le travail de  Josh Schwartz et Stéphanie Savage. On ne peut qu’exprimer une certaine forme de déception.

   Le changement de network, même si tous deux appartiennent au même groupe, se ressent en premier lieu à l’image. La directrice de la photographie du premier épisode n’est désormais plus créditée. Richard Shepard, réalisateur lauréat d’un Emmy Award, cède sa place (comme il est souvent coutume pour un réalisateur de pilote) à une nouvelle équipe dont les CV semblent témoigner une aptitude à s’adapter à un cahier de charges strict plutôt qu’à celle d’imprégner une quelconque identité visuelle. Résultat, She's Ruining Everything (notons le titre évocateur) semble sorti tout droit du daytime. L’influence soap est présente, les personnages sont presque nimbés de lumière lors de la cocktail party. Certes, on ne distingue pas encore le halo qui caractérise si bien Les Feux de l’amour, mais la confrontation entre Henry et Gemma (et les reflets dans la chevelure rousse de celle-ci) pourrait se passer telle quelle à Genoa City. Comme tout bon soap qui se respecte, le rythme est ici assez lent. L’épisode ne répond guère aux questions soulevées par l’énigmatique Siobhan à Paris et son coup de fil lapidaire à la fin du pilote, et se focalise sur le corps de l’agresseur de Bridget à New York. Les premières réactions du public reprochent d’ailleurs une intrigue quasi exclusivement centrée sur celui-ci, ou du moins ce qu’il en reste. Je dirais cependant que les conséquences de l’acte de l’héroïne constituent l’atout majeur de l’épisode. Généralement, dans le cas d’un meurtre, savoir ce que devient le corps de la victime se traduit par une ellipse. Si l’on regrette que la culpabilité ne soit que si brièvement exprimée, la réaction de Bridget n’en est pas moins intéressante. On se retrouve à avoir de l’empathie et exprimer en même temps une forme d’angoisse, au point où nos réactions peuvent se confondre avec celle de l’héroïne.  On regrettera néanmoins les seconds rôles croisés sur sa route, en particulièrement un Nestor Carbonell qui n’a pour seul intérêt que l’application de son eye liner.

   Là où l’influence des cols blancs de The CW se ressent est dans un équilibre son / image très différent du pilote, une introduction trop explicative, la répétition de scènes diffusées 10 minutes auparavant en flash, sans doute pour situer le téléspectateur somnolant, ou encore l’étalage de la richesse et toutes les caricatures inhérentes à cet exercice empruntés à Gossip Girl. Le loft utilisé lors du premier épisode, réellement tourné à New York, est ici vulgairement reconstitué en studio, sans le moindre miroir (dont la présence massive était pourtant liée au thème de la série) et avec une chambre à coucher qui ne respecte ni la disposition, ni le style de celle occupée en premier lieu.

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// Bilan // Sarah Michelle Gellar fait preuve d’une classe folle dans un simple "Je voudrais retirer de l’argent s’il vous plait" lors de son escapade parisienne. Un Paris qui se résume à l’accueil d’une banque mais à lui seul plus crédible que le déménagement, en coulisses, de la série de la côte Est pour s’installer à Los Angeles. En changeant de lieux de tournage, Ringer dépayse involontairement ses téléspectateurs. Une transposition décevante à l’écran qui trouve ici une résonance toute particulière…

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18 septembre 2011

Ringer [Pilot - Les Références]

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 Parce que Ringer voit double, voici une deuxième analyse de la série après la mienne (ICI), signée UglyFrenchBoy, adepte de Sarah Michelle Gellar et de Buffy, qui se propose de nous éclairer sur les nombreuses réfèrences contenues dans ce pilote. Bonne lecture !


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« Ce qui est intéressant dans un miroir, c'est qu'il ne montre pas l'individu tel qu'il est, mais son opposé »

Douglas Sirk

 Miroirs

   Et si le pilote de Ringer était le plus audacieux depuis la courte existence de la CW ? À contre-courant du clinquant ambiant, la série marquant le retour de Sarah Michelle Gellar sur petit écran mise sur une réalisation sobre et sur l’influence « néo-film noir » alliée à celle d’un vieux cinéma européen. Mais est-il réellement question d’audace ou de naïveté de la part de Leslie Moonves, à la tête de CBS, d’avoir pu imaginer qu’un thriller feuilletonnant,  avec une héroïne âgée de plus de trente ans, pouvait avoir sa place sur un network dont le cœur de cible est particulièrement jeune ?

   Le pilote de Ringer ne répond d’ailleurs à aucune règle marketing, au-delà du fait qu’il ne s’agit ni d’une adaptation de livre ni d’un remake. Il déroge à la politique du ciel bleu, aux couleurs vives, à la bande-son privilégiant des titres du format Top40 et il ne voit aucun de ses rôles réguliers en petite tenue dans le premier quart d’heure. Mieux, on évite même une vue du torse de Ioan Gruffudd  avant et après sa douche. Une pudeur inattendue à laquelle s’ajoutent une ambiance, une atmosphère et plus précisément des références aux années 50 et 60. Lors de la scène d’ouverture, Bridget lance accidentellement la lecture de I fall to pieces de Patsy Cline. Un autre titre de l’épisode sera la reprise de 25 or 6 to 4, dont la version originale date de 1969. Quant au We don’t run de Sarah Blasko, on retiendra sa contrebasse sortie tout droit d’un morceau de Shirley Bassey au service d’une pop plus « contemporaine ».

   C’est justement l’alliance d’un cadre moderne et d’une atmosphère d’un autre temps qui qualifie le mieux cet épisode d’introduction. Au-delà de la bande-son, le vintage s’invite également dans le dressing de Siobhan. Entre les « lunettes-mouches », une robe Empire rouge lors de la soirée à l’American Museum of Natural History et un goût prononcé pour le carré en twill de soie, le personnage pourrait sortir tout droit d’un film de Stanley Donen, de Blake Edwards ou encore d’Alfred Hitchcock.

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   Les références au maître du suspense ne se résument pas à une Sarah Michelle Gellar aux faux airs de Vera Miles, mais à des réminiscences de Sueurs froides (course poursuite en ouverture / une femme prenant l’identité d’une autre) et de la Mort aux trousses. Quant à la scène du bateau, elle fait office d’hommage au procédé utilisé, entre autres, par le réalisateur des Oiseaux (voir montage ci-dessus). Tourné en bassin avec pour fond une simple toile, ce contrepoint visuel aux autres scènes plus « modernes », accompagné d’un jeu expressément caricatural, a été considéré à tort comme le résultat d’un prétendu manque de budget. Comme si  CBS Television Studios et ABC Studios (seul ce premier restera producteur pour les autres épisodes) n’avaient pas les moyens d’utiliser un fond vert ou même un vrai tournage en mer, les plans aériens ayant été pris, eux, en extérieur.  Après tout, le pilote tel quel a été validé à l’origine pour occuper la grille des programmes de CBS. Un parti pris artistique donc, signé Richard Shepard, réalisateur lauréat d’un Emmy Award pour la réalisation du pilote de Ugly Betty, qui se veut également une référence à Otto Preminger. 

   Le réalisateur d'origine autrichienne n’est pas le seul européen à avoir servi de modèle. L’utilisation massive de miroirs (chaque pièce du loft de Siobhan en possède au moins un), et plus globalement de reflets, n’est pas sans évoquer Douglas Sirk. Même si le genre est totalement différent, Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy  (voir montage ci-dessous) pourrait lui aussi s’ajouter à la liste des références, notamment pour le plan de Catherine Deneuve devant son portrait. Le film français s’amuse à jouer sur la symétrie, à l’instar de Ringer qui aime proposer, souvent en arrière plan,  plusieurs éléments en duo, de la disposition d’objets dans la penthouse en construction, au logo du motel dans le Wyoming, sans oublier les chaussures dont chaque paire est présentée distinctement dans le dressing de Siobhan.

Double

    En convoquant le souvenir récurrent d’œuvres sorties il y a maintenant de ça 5 à 6 décennies, ce premier épisode confère à Ringer une indéniable singularité. Un côté « rétro / moderne » qui ne peut certes pas pallier les quelques faiblesses d’écriture, mais offrir indéniablement le pilote le plus référencé à The CW dans sa courte histoire. Sa fin, aussi prévisible qu’intrigante, suffit à lancer le  prochain épisode. Après tout, n’est-ce pas la finalité d’un pilote ?

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16 septembre 2011

Ringer [Pilot]

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Pilot // 2 840 000 tlsp.

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What About ?

 Bridget, une ex-strip-teaseuse et ex-addict qui bénéficie du programme de protection des témoins, fuit ses obligations dans une affaire de meurtre en prenant l’identité de sa riche sœur jumelle, Siobhan. Mais elle va très vite découvrir que celle-ci a également des problèmes et est traquée...

Who's Who ?

Créée par Eric C. Charmelo et Nicole Snyder (Supernatural). Avec Sarah Michelle Gellar (Buffy), Kristofer Polaha (North ShoreLife Unexpected), Nestor Carbonell (LostSusan!), Ioan Gruffudd (Les 4 Fantastiques) ...

So What ?

    Entre les soeurs échangées à la naissance (Switched At Birth), les soeurs séparées à la naissance (The Lying Game) et maintenant Ringer, il ne fait pas bon avoir une soeur jumelle à la télévision ! Cependant, cette fascination pour les alter-egos n'est pas nouvelle. Elle a souvent inspiré le cinéma -on ne citera pas le film français Les Jolies Choses- mais aussi la télévision -on ne citera pas les jumeaux et jumelles maléfiques célèbres... oh et puis si : tendre pensée pour les Ben et Derek de Sunset Beach et ces chères soeurs Olsen, qui nous ont offert tant de téléfilms poignants et inoubliables- mais plutôt que de prendre pour référence des soaps bas de gamme, les créateurs de Ringer préférent citer les films des années 60 et 70 et Bette Midler, une des icônes de l'époque. On retrouve effectivement dans ce pilote, si ce n'est des clins d'oeil, en tous cas des emprunts au genre du film noir. J'en profite donc expressément pour évoquer cette séquence qui fait tant parler sur internet et les réseaux sociaux, plus connue sous le nom de la "boat scene", en général précédé d'un "terrible" ou d'un "hideous". Clairement, ce passage du pilote est embarrassant et indéfendable. Siobhan a beau donner l'impression de sortir tout droit d'un classique de Hitchcock, on est en 2011 et des effets-spéciaux aussi médiocres sont impardonnables. Même V et ses fameux fonds verts s'en sortaient mieux. C'est dire. Mais réduire Ringer à cette scène serait plus que réducteur et totalement injuste. Elle vaut mieux que ça, surtout si l'on part du principe qu'il s'agit d'un parti pris artistique...

   Il faut d'abord replacer la série dans son contexte : d'abord développé puis tourné pour CBS, ce pilote a finalement atterri dans le lecteur DVD du nouveau patron de la CW (filiale de CBS), qui a vu en lui un fort potentiel et qui en a donc commandé une première saison. Il aurait effectivement eu tort de se priver de Ringer pour sa rentrée. Le retour de Sarah Michelle Gellar à la télévision, huit ans après la fin de Buffy, était un argument marketing en or. Cela a fait beaucoup parler "dans le milieu". Est-ce que le grand public était vraiment impatient de retrouver l'actrice ? C'est moins sûr. Ringer participe également à la montée en gamme de la chaîne. Visuellement, si elle ne ressemble pas vraiment à une série de CBS, elle bénéficie en tous cas clairement de plus grands moyens que ses consoeurs de la CW (à voir si ce sera toujours le cas dans les épisodes suivants) et d'une réalisation plus soignée sur un thème bien plus sombre que les querelles des pisseuses de Gossip Girl et les tracas ô combien futiles des riches héros de 90210 (à partir de quel âge vais-je pouvoir me faire des injections de botox ?). Ringer passerait donc presque pour un chef d'oeuvre à coté ! Elle use pourtant de ficelles propres aux soaps (les coucheries et les tromperies, c'est un signe qui ne... trompe pas) et lorgne du coté de Nikita lors de ses quelques scènes d'action plutôt prenantes. On adore quand Sarah Michelle Gellar se bat de toute façon...

   Une question me taraude : aurais-je détesté Ringer si son interpréte n'avait pas été Miss Gellar ? Disons que j'aurais certainement été moins indulgent. Le scénario se révèle souvent maladroit et ne parvient pas totalement à rendre crédible cette histoire complexe, extrêmement prometteuse, mais dont les prémices restent suspects. On a par exemple du mal à croire que Bridget soit assez bête pour penser sa soeur suicidée ou noyée ! Elle ne semble d'ailleurs pas plus bouleversée que ça. Il manquait peut-être une scène plus axée sur l'émotion. Sarah Michelle Gellar fait ce qu'elle peut avec ce qu'on lui a donné. On sent qu'elle prend du plaisir à interpréter les deux femmes, et elle leur offre quelques nuances. D'ailleurs, en réalité, elle ne joue par deux mais trois rôles : Bridget, Siobhan et Bridget qui fait sa Siobhan. Sa performance, aussi imparfaite soit-elle, mérite d'être saluée. Je suis persuadé que son interprétation se bonifiera avec le temps (et je vous arrête tout de suite, je ne suis pas fan devant l'éternel d'elle, je l'aime juste bien). Les héroïnes sont moins caricaturales que prévu et ça c'est une excellente nouvelle. Bridget est forcément plus attachante mais je suis persuadé que la vapeur peut se renverser. On ne connaît finalement que les grandes lignes de leurs passés respectifs. Il y a encore tant à apprendre... Cette perspective est très enthousiasmante. En revanche, les personnages secondaires sont beaucoup -beaucoup- moins attirants. L'agent du FBI, incarné par l'excellent Nestor Carbonell, peut à la limite s'en sortir grâce à son duo avec Bridget, plutôt intéressant; mais le mari de Siobhan est déjà complètement détestable -mais vivre avec une telle femme, ça doit gravement atteindre- tandis qu'Henry, l'amant de Siobhan et mari de sa meilleure amie, ne semble posséder aucun relief. C'est probablement la faute de Kristoffer Polaha, un piètre acteur qui de la chance de trouver encore du boulot. 

   A mi-chemin entre un soap bancal et un film noir trop léger, Ringer ne parvient pas totalement à se trouver une identité propre au cours de ce pilote tantôt passionnant, tantôt ennuyeux, qui repose entièrement sur les épaules de Sarah Michelle Gellar. On la dévore des yeux, on la scrute, on est heureux de la retrouver, mais on se dit qu'elle aurait peut-être mérité mieux et ailleurs. Malgré toutes ses imperfections, ce premier épisode a réussi sa mission la plus importante : nous donner envie de revenir les semaines suivantes pour comprendre qui sont vraiment ces deux femmes, quelles sont leurs motivations, leurs failles et ce que leurs destins, intimement liés, leur réservent. A défaut d'être conquis, je suis impatient de voir la suite.

What Chance ?

 Partie comme elle est, grandement handicapée par son mauvais lead-in, qui n'est en plus pas du tout compatible (90210), Ringer ne sera pas le miracle tant espéré par la CW en cette nouvelle saison. Néanmoins, ses chances d'obtenir une saison complète puis une saison 2 sont importantes, surtout si elle se maintient à ce niveau. 

How ?

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05 juillet 2011

[Saison 2011/2012 - Dramas] 5- Ringer

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What ?

 Une jeune femme troublée, Bridget, tente de fuir la mafia en prenant l’identité de sa riche sœur jumelle, Siobhan. Mais elle va très vite découvrir que celle-ci a également des problèmes et est recherchée...

Who ?

Créée par Eric C. Charmelo et Nicole Snyder (Supernatural). Avec Sarah Michelle Gellar (Buffy), Kristofer Polaha (North Shore, Life Unexpected), Nestor Carbonell (Lost, Susan!), Ioan Gruffudd (Les 4 Fantastiques) ...

Where ?

The CW.

When ?

Le mardi à 21h après 90210 dès le 13 Septembre.

Why ?

Parce que Sarah Michelle Gellar, évidemment. Je ne suis pas un fan acharné de l'actrice mais elle a du talent et ça devenait embarrassant de la voir succèder les flops au cinéma (enfin surtout en Direct To DVD). Un retour en grâce à la télévision ne lui ferait pas de mal ! Elle est en plus ici productrice exécutive, elle devrait donc avoir son mot à dire sur les intrigues (et toucher un plus gros chèque). Parce que CBS. Vous le savez sans doute déjà mais la série a été développée à la base pour la chaîne, qui en a commandé un pilote, qui a jugé le résultat bon mais pas en accord avec sa ligne éditoriale. En soit, c'est un point positif ! Tout ce qui ne rentre pas dans le moule CBS vaut le coup d'oeil, par principe. Parce que l'idée de départ laisse présager une série très feuilletonnante et il en faut ! Parce que Nikita a un peu échoué dans sa mission la saison dernière, alors on compte beaucoup sur cette nouvelle héroïne bad ass au passé trouble et au destin qui semble l'être tout autant pour nous passionner. Parce que Nestor Carbonell, Richard dans Lost, est de retour. 

Why Not ?

Parce qu'il y a toujours un petit coté ridicule à voir une même actrice jouer le rôle de soeurs jumelles. Ca sonne en général un peu faux. A Sarah d'éviter cela... Parce que Kristofer Polaha n'est pas, à mon sens, un bon acteur. C'est assez pénible de le voir jouer, encore plus quand il s'aventure dans un registre plus sérieux j'imagine. Je ne demande qu'à être agréablement surpris ! Parce que la CW pourrait bien édulcorer le concept de base maintenant que la série lui appartient, et parce qu'elle a moins de moyen que CBS. Il faut s'attendre à une différence de rendu entre le pilote et les épisodes suivants. ABC Studios, qui a co-produit le pilote, s'est en plus retiré du projet. Parce que Ringer aura pour lead-in 90210, soit une incompatibilité particulièrement prononcée, sans compter la case, qui est historiquement celle des plus gros flops de la chaîne. 

How ?

What About You ?

Posté par LullabyBoy à 12:14 - - Permalien [#]
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25 mars 2010

LOST [6x 09]

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Ab Aeterno // 9 31o ooo tlsp.

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Qui est vraiment Richard Alpert ? Pourquoi est-il immortel ? Comment le Black Rock s'est-il retrouvé au beau milieu de l'île ? Comment la statue a-t-elle été coupée en deux ?


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   L'étau se resserre sur l'île des merveilles et c'est presque douloureux, à plusieurs niveaux de souffrances. J'ai toujours été persuadé que la fin de Lost serait forcément décevante, quoique fasse les scénaristes, mais une petite partie de moi avait envie de croire à une saison finale magistrale et à un dernier épisode élu "Best Episode Ever". Plus on avance dans cette saison 6 et plus cet espoir en moi se meurt. Les épisodes passent et les réponses sont rares. La passion est intacte, je ne m'ennuie jamais une seule seconde. Je trouve toujours la série fascinante à bien des égards. Mais j'ai plus que jamais peur d'être déçu. Cet épisode l'illustre parfaitement. Depuis que l'on a recontré Richard, on fantasme son épisode flashback, ne sachant même pas s'il en aurait un un jour. Et puis nous y voilà. On nous offre même 4 minutes de rab', comme ça, pour le plaisir. Tout était réuni pour ce que cet épisode fasse date. Et il fera date, il restera parmi les plus marquants. Et pourtant, je ressors de son visionnage un peu déçu. Pas tellement par les réponses qui ont pu être données, même si elles sont parfois légèrement bancales, mais plus par son déroulement très linéaire, par le choix qui a été fait de se focaliser sur l'année 1867 en occultant tout ce qui est survenu après et qui nous intéresse finalement encore plus que ce que l'on avait déjà plus ou moins deviné depuis quelques semaines.

   Ainsi, Ricardus Alpert est originaire des Îles Canaries. Il y vivait paisiblement avec sa femme, d'amour et d'eau fraîche, jusqu'au jour où elle tomba gravement malade jusqu'a en mourir. En voulant la sauver, sous le coup de la colère face à un médecin peu altruiste, il commit un meurtre et fut emprisonné puis on le condamna à mort. Finalement, un sbire de Magnus Hanso lui offrit une seconde chance et c'est ainsi qu'il se retrouva sur le Black Rock. Par une nuit de tempête, aidé par une vague gigantesque, le navire s'échoua au beau milieu de l'île. La voilà notre explication. On s'était à peu près tout imaginé sauf ça. Quoique je me souviens avoir envisagé la possibilité d'un tsunami. C'est un peu ça, grossièrement. Enfin on suppose puisque le budget limité de la série ne permet pas de montrer les choses clairement. On nous explique par la même occasion comment la statue a été coupée en deux. Et comment dire ? Ce n'était pas la grande question qui me titillait le plus mais quand même, j'espérais mieux que cette explication facile et bancale. C'est tout simplement ce fameux tsunami, cette vague gigantesque, qui l'a coupée par sa force. C'est tout à fait possible. La mer peut être destructrice et on en a eu la preuve ces dernières années. Là où c'est plus gênant finalement, c'est que le navire soit intact après ce périple sur la mer et dans les airs. Ce qui sauve la mise mais qui reste une théorie, c'est que cette tempête n'est "que" le fruit de la colère immense du Man In Black (c'est ainsi que je nommerais désormais l'Ennemi). En effet, dans cette fameuse scène inaugurale du final de la saison 5, à la toute fin, le Black Rock approche de l'île, vraisemblablement amené là par Jacob pour prouver par A+B à son ennemi qu'il a tort, que l'être-humain peut être bon. Ce que l’on nous montre-là peut en être la suite logique. Le Man In Black s’énerve et bam ! Voyant qu’il n’a pas réussi à tuer tout le monde, il prend son apparence de fumée noire pour terminer le boulot mais tombe sur Richard, dont il scanne la mémoire, et il entrevoit chez lui un moyen de sortir de cette île sur laquelle il est soi-disant retenu prisonnier, Jacob était son gardien intraitable. De façon à manipuler du mieux qu’il peut Richard, il se transforme quelques instants en Isabella, sa femme morte. Ca fonctionne, Richard le suit. Il lui demande de tuer Jacob en lui précisant bien qu’il ne doit pas le laisser lui parler. Mais Jacob est bien plus malin et déjoue les plans du Man In Black en même temps que ceux de Richard. Il promet à Richard la vie éternelle, puisque c’est ce que ce dernier lui demande en dernier recours (et c’est assez étrange pour un homme qui vient de perdre sa femme et qui ne devrait qu’avoir une envie : mourir. Oui mais ses croyances religieuses font qu’il préfère vivre éternellement plutôt que de mourir et ainsi aller brûler en enfer). Jacob propose à Richard d’être son porte-parole sur l’île et c’est là que le flashback s’arrête, au moment qui nous intéresse finalement le plus ! Je doute que Richard ait droit à un autre centric d’ici à la fin de la série qui est dans… 7 épisodes seulement. Il y a donc de grandes chances pour que l’on en reste là. En soit, j’imagine que ce n’est donc pas essentiel, qu’il n’y aurait rien à tirer de très intéressant dans tout ça que l’on ne sache déjà. Oui mais la curiosité est plus forte. On aimerait tellement ne pas rater une seule seconde de la vie de cette île, croyant qu’elles sont toutes primordiales… Vous noterez qu’un siècle plus tard, l’arrivée de Desmond sur l’île ressemble étrangement à celle de Richard. Lui aussi a été pris dans une tempête et lui aussi s’est retrouvé là à la suite à un chagrin d’amour.

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   Il est temps maintenant de revenir sur une des scènes les plus troublantes du flashback qui semble en dire énormément mais qui, en réalité, ne doit pas en dire tant que ça, du moins je l'espère. Lorsque Jacob tente de convaincre Richard de rejoindre son camp, il lui explique carrément ce qu'est l'île. Du moins, il lui donne l'explication parfaite, celle que Richard a envie d'entendre. Ainsi, l'île serait le bouchon qui sépare le monde de l'enfer. Si elle disparaît, le mal peut se libérer de l'enfer pour contaminer le monde. On en revient vaguement à la fonction de la station du Cygne au passage. En soit, cette idée est séduisante sauf qu'elle a déjà été évoquée par de nombreux fans depuis la première saison. Pour l'effet de surprise, ce serait complètement raté ! Mais Richard étant très pieux, encore une fois, cette explication semble davantage faire pour le convaincre qu'autre chose. Et puis de toute façon, ça n'explique pas vraiment qui sont Jacob et le Man In Black. On approche de la vérité mais on en est encore loin. C'est tout le paradoxe Lostien de cette saison, et il faut avouer que c'est parfois agaçant. Et puis il y a cette autre scène qui survient après la discussion de Richard et Jacob où là, Jacob s'entretient à nouveau avec le Man In Black (qu'il ne nomme malheureusement pas, c'est rageant !) mais en gardant la métaphore de la bouteille. Alors serait-ce vrai ? En tous cas, l'Ennemi veut faire péter la bouteille, donc l'île. N'est-ce pas ce qui s'est passé avec l'explosion de la bombe ? Les flash-sideways seraient-ils le Monde avec le mal qui s'insinue ? Si c'est le cas, les bouleversements ne sont pas très importants. Pas de quoi se prendre le chou pendant des sicèles !

   Il paraît de plus en plus évident que Jacob n'est pas le bon et Man In Black le méchant. Ce n'est pas si simple, pas si manichéen. D'ailleurs, ce dernier reproche à Jacob de lui avoir volé son humanité et son corps. Alors là, je ne comprends pas. Si on prend les choses au premier degré, cela voudrait dire que le corps que l'on connaît de Jacob est en fait le corps initial de Man In Black qu'il lui aurait volé. Et le corps de Man In Black serait un corps pris au hasard ? Jacob ne peut vraisemblablement plus changer d'apparence, MIB non plus. Il restera Locke et puis c'est tout. J'essaye de tirer une théorie de tout ça mais seul des choses parfaitement sans queue ni tête me viennent à l'esprit. Bon et puis c'est pareil pour l'humanité que Jacob a volé à MIB. Je ne comprends rien et je crois que, pour une fois, je vais faire la grève des théories. Désolé.   

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// Bilan // Un review bâclée et brouillonne pour un épisode qui l'est aussi, un peu. J'ai aimé découvrir un pan du passé de Richard Alpert et j'ai d'ailleurs trouvé Nestor Carbonell excellent, quelques passages étaient très émouvants, mais la déception l'emporte au final pour tout un tas de raisons que j'ai déjà exposées. Je ressors de cet épisode encore plus confus qu'auparavant et très inquiet pour la suite des événements... C'était très bien mais à ce stade, ce n'est plus suffisant.      

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11 mars 2010

LOST [6x 07]

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Dr. Linus // 9 5oo ooo tlsp.

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   Ah... Benjamin Linus... Je me suis toujours demandé ce à quoi la série aurait ressemblé s'il n'avait pas fait partie de l'aventure, lui qui n'est arrivé qu'en saison 2 et qui n'est resté que grâce à la prestation impressionnante de Michael Emerson. Il s'est rapidement imposé comme l'un des personnages les plus passionnants de Lost et il a offert parmi les meilleurs épisodes et parmi les meilleures scènes. Cet épisode ne déroge pas à la règle, fort heureusement, même si Emerson commence doucement à se parodier et que ça a pour conséquence de rendre l'émotion moins forte quand il éclate en sanglots. N'empêche que son face à face avec Ilana était intense, peut-être trop rapide et trop facile mais il faut bien avancer, non ? Je ne diviserais pas cette semaine ma critique en deux parties car les flash-sideways et ce qui se passe sur l'île en 2007 sont trop brillamment liés pour être traités séparement. Plus que dans tous les autres épisodes, même celui de Locke, les flash-sideways m'ont semblé avoir un sens, une raison d'être. Je n'étais pas très fan de cette théorie mais je me sens maintenant obligé d'y adhérer : ce qui se passe dans ces flashs est la conséquence logique des actions des losties au présent. Le simple fait de choisir un camp, celui de Jacob ou celui de l'Ennemi, leur assure un avenir. Sayid ayant "choisi" le camp du Mal, pour résumer les choses de façon très manichéenne, il a une vie dans ses flashs presque semblable à celle du présent. Plein d'éléments sont différents mais la finalité est la même : il est mauvais et le restera. Au contraire, qu'ils aient été bons ou méchants sur l'île, à partir du moment où ils choisissent de rejoindre le camp de Jacob, Jack, Hurley et maintenant Ben ont une belle vie dans les flashs, du moins une vie où ils se contentent de ce qu'ils ont et où ils font toujours le choix du Bien, malgré les tentations.

   Ainsi, dans les flashs, Ben est Dr. Linus, un professeur d'Histoire passionné et idéaliste qui se retrouve grâce à Locke, professeur remplaçant dans la même école, dans une position où il pourrait devenir le Chef mais pour cela, il lui faudrait trahir une de ses élèves qui n'est autre qu'Alex, sa fille adoptive sur l'île. Le jeu de miroirs continue et il était absolument parfait et savoureux cette fois. Rien à voir avec Sayid donc. Ben est toujours rongé par la culpabilité suite à la mort d'Alex à qui il a préféré l'île et ce flash lui permet une rédemption. Finalement, on en revient à cette idée d'île purgatoire qui est apparue dès la première saison. Il fait le choix de ne pas la trahir, de renoncer au pouvoir et à toutes les manigances qui vont avec. C'est con mais c'est beau. Le parallèle est d'autant plus fort que sur l'île au présent, Locke ou plutôt l'Ennemi lui fait une proposition similaire : celle de devenir son successeur dans le rôle de protecteur de l'île. On sait bien que c'est de l'esbrouffe pour rallier son camp et le petit Ben a bien appris la leçon : comme dans les flashs, il choisit le coté lumineux de la force, le camp de Jacob. Je me demande ce que l'Ennemi va lui faire subir pour la peine... Face à lui, il y a donc Ilana qui nous montre enfin qu'elle n'est pas qu'une machine de guerre. Elle ressent des choses et elle peut même pleurer. Incroyable ! Cela étant, je rigole je rigole mais elle m'a vraiment ému. Il a suffit de cette phrase : "He Was The Closest Thing I Ever Had To A Father" en parlant de Jacob. On en revient encore et toujours au Père, qu'il soit réel ou fictif. Jack, Locke et Ben ont ce point commun d'avoir eu un "mauvais" père et ils ont trouvé en Jacob, quelque part, la figure paternelle qu'ils recherchaient. Et c'est là que Jacob est très fort. Il a profité de cette faiblesse-là pour les attirer vers l'île et vers lui. Ca me m'étonnerait d'ailleurs pas que l'on apprenne que Jacob a eu une relation conflictuelle avec son père, s'il en a eu un. C'est vraiment un thème qui me touche et que Lost aura traité comme aucune autre série.      

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   Pour terminer sur les flash-sideways, il me faut évoquer la scène entre Ben et son père qui est la plus mystérieuse et qui fait clairement se poser beaucoup de questions. Il est toujours vivant, ce qui est en soit une première surprise, mais en plus, Ben et lui sont bien passés par l'île mais ont réussi à la quitter quelques années plus tôt. A l'aube de l'explosion de la Bombe H ? J'ai trouvé ça incompréhensible au début avant de me raviser : aucun problème là-dessus. La bombe ayant explosé en 77, ils peuvent très bien y être passés avant qu'elle soit engloutie par les eaux. Mais quand même, j'ai toujours beaucoup de mal à croire que l'explosion de la bombe ait pu submerger l'île en laissant les barraquements et la statue intacte. Il y a un truc qui cloche mais quoi ? Le grand plongeon de l'île n'aurait-il en fait rien à voir avec la Bombe ? Et puis il y a une question que je me pose : la petite île-station (The Hydra) vers laquelle l'Ennemi et sa secte se dirigent a-t-elle elle aussi été submergée par les eaux ? Et si elle ne l'était pas. Et si un système là-bas permettait de submerger l'île pour mieux la cacher aux yeux du monde ? Bref, gardons aussi toujours en tête le fameux volcan ! Il a forcément son rôle à jouer. J'étais ravi d'apprendre que la Dharma Initiative avait existé aussi dans les flash-sideways. Je ne sais pas bien ce que cela implique mais ça a son importance. Je terminerais sur le parallèle pas forcément flagrant mais très symbolique : dans le flash, Ben aide son père visiblement malade à respirer en remplissant sa bouteille d'oxygène vide alors que sur l'île, il l'a tué en le privant de masque donc d'oxygène. Comment peut-on ensuite prétendre que la série est mal écrite ? On peut au moins reconnaître qu'elle a ses fulgurances...

   Il est temps maintenant de parler du cliffhanger de l'épisode, étonnant sans l'être. Jacob avait indiqué à Jack et Hurley qu'un very bad guy était sur le point d'arriver sur l'île. Il n'aura pas fallu attendre bien longtemps puisque le voilà déjà. J'avais soupçonné qu'il s'agisse de Widmore, entre autres hypothèses (Faraday ? Desmond ?), mais il paraissait le candidat idéal. C'est bien lui ! La scène dans le sous-marin était un peu cheap, il faut bien le reconnaître, mais ce n'est pas nouveau dans Lost depuis la Roue gelée. Widmore a donc enfin réussi à atteindre l'île. Est-ce lié à la mort de Jacob ? Est-ce Eloïse à qui il a soutiré des informations ? On peut en tous cas imaginer qu'il est le Successeur de l'Ennemi, et désigné comme tel depuis longtemps, mais Jacob l'a empêché d'atteindre l'île tant qu'il était vivant, c'est même sans doute lui qui a ordonné à Ben de le chasser. La guerre entre Widmore et Ben va enfin pouvoir commencer depuis le temps qu'on en parle mais il y a fort à parier qu'elle n'est qu'une conséquence de la grande guerre entre Jacob et l'Ennemi et qu'elle passera vite au second plan pour laisser plus de place à l'affrontement Jack/Locke tant attendu.   

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   D'ailleurs, après l'épisode du miroir, Jack est disposé à accepter son Destin de Successeur, avec même une certaine arrogance. La scène qu'il partage avec Richard était majestueuse, d'autant qu'elle a eu lieu dans le Black Rock que l'on prend plaisir à revisiter. On confirme par ailleurs que Richard est bien arrivé par le Black Rock mais qui ne l'avait toujours pas compris ? Qu'il se dénonce ! Richard n'en sait pas autant que prévu sur l'île mais il nous apprend quand même quelque chose de très important : à chaque fois que Jacob a touché un lostie, il lui a transmis un don. Richard a hérité de l'immortalité, ou devrait-on dire du don de longévité. Il ne peut pas se suicider mais il peut mourir si quelqu'un d'autre lui donne la mort. C'est curieux. Et il a alors eu beaucoup de chance de ne pas être tué pendant toutes ces années. Jacob a-t-il transmis le même don aux autres personnes qu'il a touché ? A voir. En tous cas, personne ne s'est jamais suicidé dans la série malgré les nombreuses tentatives (Michael et sa voiture puis son arme, Jack et son pont...). Les gens qui sont morts ont été tués par l'un des leurs ou par l'Ennemi. D'un autre coté, on sait que certains personnages ont des dons, voire plusieurs d'ailleurs. Walt a le don d'ubiquité, Hurley voit les morts, Miles les entend. Kate casse les couilles de tout le monde. Et j'en passe... Ilana nous apprend aussi qu'il ne reste plus que six candidats sur la liste de Jacob parmi lesquels Jack, Hurley, Jin et/ou Sun (et/ou leur enfant Ji Yeon) et on imagine que Locke et Sayid ont définitivement été exclus. Il reste peu de place, une pour Kate, une pour Sawyer (s'il change de camp ?), et qui d'autres ? Aaron ? Non, il ne peut pas le tester. Claire ? J'en doute. Elle est folle. Et pourquoi pas Ilana elle-même ? Desmond ? Ok, mais faudrait le ramener ! Miles ? Euuuuuh. Il me fait rire mais voilà quoi. A ce propos, j'accepte pas mal de choses de Lost mais je ne me ferais jamais à Miles qui écoute les morts. C'est vraiment ridicule visuellement et dans le fond aussi, mais pas plus que d'autres choses. Sinon, dans les candidats potentiels, j'allais l'oublier, il y a aussi Lapidus. Ce serait bizarre qu'il en fasse partie mais l'île l'a voulu, c'est clair. Il devait piloter le vol 815, une panne de réveil l'en a empêché (oui, explication de merde), mais il s'est quand même retrouvé sur l'île au final. Bon, je termine ma critique sur Lapidus donc. J'avais rêvé mieux.   

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// Bilan // Un épisode centré sur Ben, c'est le succès assuré ! Il détient la plus belle collection de centrics et celui-ci figure parmi les meilleurs. Il est finement écrit et ne souffre que de quelques redites. On les oublie vite face aux effets miroir et à l'émotion qui s'en dégage. On n'applaudira jamais assez Michael Emerson pour ses prestations. Le reste de l'épisode est marqué par des scènes fortes, dont une des dernières au ralenti qui rappelle de grands moments des saisons passées avec une musique toujours parfaite. Tout cela manque un peu de réponses, c'est vrai. Mais elles arrivent... Enfin j'espère... 

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16 mai 2009

LOST [5x 16 / 5x 17]

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The Incident (Parts 1 & 2 - Season Finale) // 9 43o ooo tlsp.

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   "What Lies In The Shadow Of The Statue ?" Jacob, celui qui nous sauvera tous. J'ai encore du mal à réaliser que ça y est, Jacob a un visage, un corps, une âme. Jacob est un homme comme vous et moi en apparence. Sauf qu'il a tout d'un Dieu. Pas le Dieu mais un Dieu. A aucun moment je n'ai ressenti une quelconque déception face à ce Jacob interprété par Mark Pellegrino, l'ex de Rita dans Dexter. L'acteur est excellent et le personnage charismatique. Jacob n'est pas fou, il n'en fait pas des tonnes. Au contraire, il est simple, calme, posé. C'est un penseur, il a tout d'un philosophe. Il croit au progrès, il croit en les hommes. C'est un good guy, a priori. Au contraire de son compagnon d'infortune, que j'ai choisi de nommer bad guy (BG pour les intimes), peut-être à tort, qui est un être maléfique, prêt à tout pour arriver à ses fins. A tout ! "You have no idea what I've gone through to be here". Il ne fait aucun doute que le Locke qui est revenu sur l'île n'est pas le Locke qui est mort tué par Ben. Car ce Locke là est toujours mort, il n'a pas ressuscité contrairement à ce que l'on a habilement voulu nous faire croire. Et c'est un soulagement quelque part. Alors qui est ce second Locke ? Bad Guy justement. Il a pris son apparence, comme il a possiblement pris celle de Christian et de d'autres, et il s'est battu à corps perdu afin d'atteindre son but ultime : tuer Jacob. Quelle est la véritable relation entre Jacob et Bad Guy ? Difficile à dire. Si l'on se réfère à la mythologie, on pourrait facilement les définir comme des Dieux, qui sont frères et qui se déchirent mais qui ne peuvent se tuer. On retrouve l'éternel opposition entre le Bien et le Mal. Mais peu importe qu'ils soient frères, ils sont ennemis et Bad Guy a gagné. A-t-il vraiment gagné ? Il faudra atteindre la saison prochaine, et possiblement le Series Finale, pour avoir la réponse. Jacob est-il vraiment mort ? Peut-on tuer un Dieu en le poignardant seulement ? N'est-ce pas un peu facile ? Je l'ignore. Mais je pense que le fait qu'il brûle vif ensuite a une signification. Il n'y a pas de fumée sans feu, non ? Et si Bad Guy était la fumée noire et Jacob la future fumée blanche ? Une idée comme ça... Et si Jack mourait et que Jacob prenait son corps, ne serait-ce pas l'occasion de l'affrontement ultime entre Jack et Locke, l'homme de foi et l'homme de sciences ? Car après tout, cet affrontement on l'attend comme le messie mais Locke, le vrai, étant mort, l'aura-t-on un jour ?

   Comme toujours dans LOST, une réponse, et il s'agit là d'une énorme réponse, amène des tas de nouvelles questions. Que sait-on de Jacob finalement ? Il était déjà sur l'île à une époque extrêmement lointaine, à la manière de Richard, il n'a pas vieilli. En parlant de Richard, ou devrais-je dire Ricardus, comme je l'avais théorisé à l'épisode précédent, tout porte à croire qu'il est arrivé sur l'île grâce au Black Rock. Il en était un membre de l'équipage, voire le commandant, et sa venue ne s'est pas faite par hasard. Jacob l'a voulue. Pourquoi ? Parce que l'être humain le fascine. Il veut en percer le mystère et c'est la principale cause de conflit avec Bad Guy. Il lui dit d'ailleurs : "They come, fight, destroy, they corrupt. Always ends the same". Cette phrase est intéressante car le "They" semble se réfèrer au genre humain dans son ensemble, genre auquel ni Bad Guy ni Jacob n'appartiendraient. Mais à quel genre appartiennent-ils alors ? Même les civilisations les plus anciennes font partie du genre humain. Sont-ce des extraterrestres ? Tout est possible. Je me souviens d'une théorie pas si idiote à mon sens qui consistait à dire que l'île était en fait une météorite tombée sur la Terre, d'où sa charge en électromagnétisme absolument démesurée, qui menacerait la survie de la Terre entière et donc du genre humain. Alors je doute que les météorites voyagent à travers l'univers avec à leur bord des êtres de chair et de sang mais il y a peut-être quelque chose à creuser à ce niveau-là. C'est une idée qui me séduit même si je sais que si les scénaristes osent traiter de ce thème, ils vont se mettre les 3/4 des téléspectateurs à dos. Pour des raisons que j'ignore, bon nombre d'êtres humains se refusent à croire qu'il puisse exister une autre civilisation quelque part dans la l'univers, comme si nous étions uniques. Dès lors, tout ce qui peut traiter de cela est forcément ridicule à leurs yeux. Ce n'est pas mon cas mais peu importe, ce n'est pas le sujet. Il y a peu de chances que cette théorie se révèle exacte. Puis ça n'explique pas vraiment qui sont Jacob et Bad Guy. Lorsqu'on les voit dans la scène inaugurale de l'épisode, on aurait tendance à penser qu'ils sont seuls au monde mais il ne faut surtout pas se fourvoyer de ce coté-là ! La statue, lieu de résidence de Jacob avec vue sur la mer, ne s'est pas construite à quatre mains. Il y a forcément un peuple derrière eux. Les ancêtres des Hostiles ? Certainement. D'ailleurs, cela renforce l'idée que l'île appartenait bien à Widmore, en quelques sortes, lorsque Ben lui a volé. Et ça donne à mon sens encore plus de force au combat de Widmore et je ne peux pas m'empêcher de penser que lui aussi est un Good Guy. Curieusement, il est totalement absent de l'épisode. Mais en filigrane, on fait forcément le parallèle entre la relation Widmore/Ben et la relation Good Guy/Jacob. La seule différence, c'est que Ben est une imposture. C'est aussi le personnage le plus intéressant de la série et sa descente aux enfers depuis quelques temps est traitée avec brio. Il perd de sa splendeur, on le sent perdu, apeuré, effrayé par ce nouveau Locke, et il est plus émouvant que jamais. Ses mots à Jacob continuent de résonner dans ma tête avec force : "Why him ? What was it that was so wrong with me ? What about me ?". Et à Jacob de lui répondre cet atroce : "What about you ?" C'est terrible. On sent là toute la fragilité de Ben, on retrouve le gamin à la Harry Potter qui a tant souffert de la mort de sa mère, de son absence, et de la haine de son père, et surtout de sa maladresse; il n'a pas eu beaucoup de chance en amour non plus, bien que l'on ne sache pas ce qui est arrivé à Annie... C'est magnifique. Michael Emerson a encore fait du bon boulot. Une question quand même me turlupine : n'a-t-on pas fait le tour du personnage ?

   Alors Smokey et Bad Guy seraient la même "personne"... Je l'affirme avec beaucoup de prudence. Ca me paraît évident et en même temps, rien n'est jamais évident dans LOST alors... Tout de même, quand on y pense, lorsque Ben a affronté la fumée noire, c'était pile au moment où Locke a disparu. Puis la fumée est partie et Locke est revenue. Ce que je trouvais un peu gros à l'époque prendrait alors tout son sens. Et puis il y a aussi le coup de la chasse d'eau censé faire arriver le monstre. Au grand étonnement de Ben, il ne vient pas. En revanche, qui arrive ? Locke ! Et puis si Bad Guy réussit à prendre l'apparence des morts, il ne serait pas étonnant qu'il puisse scanner leur âme et avoir un droit de vie et de mort sur ceux qui peuplent l'île. Il tue ceux qui ne serviront pas (plus ?) à son dessein. Yemi, c'était lui. Cela explique aussi pourquoi Jacob ne sort jamais. Sous la forme du monstre, Bad Guy peut peut-être le tuer. Finalement, Jacob n'a jamais vécu dans la fameuse cabane. Bad Guy en a fait son antre et j'imagine que Ben est un jour tombé un peu par hasard devant cette cabane, il a alors voulu faire croire à Locke qu'il s'agissait du lieu de vie de Jacob sans savoir l'existence et donc la présence de Bad Guy en ces lieux. D'où sa surprise lorsqu'il se passe des choses étranges dans la cabane. Et le jour où Hurley se poste devant la fenêtre, c'est l'oeil de BG qu'il voit. Ca se tient tout ça, non ? Ce qui m'intrigue le plus désormais, c'est pourquoi BG a pris possession de Claire et de son esprit ! Est-elle morte ? La question se pose toujours. Mais qu'a-t-elle de si spéciale ? Ca a forcément un lien avec Aaron. Et si Jacob était le vieil Aaron. Et s'il avait voyagé dans le temps lui aussi ? En le séparant de sa mère, BG lui ferait forcément du mal. Tout cela tiendrait debout dans le sens où de nombreux personnages ont des liens de parenté que l'on découvre au fur et à mesure. Il ne m'étonnerait pas que Bad Guy ait un lien de parenté avec Widmore, et donc avec Eloïse, Faraday et Penelope, de près ou de loin. Ce serait un camp. Et l'autre camp serait composé de Jacob et de ses descendants voire ses ancêtres : Claire, Christian, Jack, le grand-père de Jack... Après, j'ignore pourquoi il aurait changé de nom, passant de Aaron à Jacob. J'ai le sentiment de partir dans de gros délires mais je suis persuadé que tout n'est pas à jeter.               

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   Et si on se penchait un instant sur le cas de la statue ? On l'a revue, de jour et de nuit, et on est même entré à l'intérieur ! Hormis la présence de Jacob, des hiéroglyphes et des tissages, il ne s'y cache a priori rien d'extraordinaire. C'est un lieu sacré impressionnant de par sa taille, l'incrustration 3D est d'ailleurs impeccable. Je me demande s'il est possible de monter dedans. Ok, c'est pas la Statue de la Liberté ! Mais je ne sais pas, elle doit bien renfermer quelque chose d'important non ? Il doit y avoir plus qu'un symbole. Quel symbole au fait ? Difficile à dire quand on n'est vraiment pas expert en matière de mythologie Grecque et autres histoires Egyptiennes. J'ai envie de rester sur l'idée la plus simple : Anubis. Je sais que certains parlent de la Déesse de la fécondité mais ça ne me convainc pas plus que ça. Ce n'est pas tiré par les cheveux pour autant mais je vois difficilement le lien avec Jacob. Peut-être qu'il n'y a en a pas de précis ceci dit. Il s'y est réfugié, point barre. Notons tout de même que Jacob n'est pas reclus sur l'île, aussi étrange que cela puisse paraître. Il se promène sur le continent américain aussi. L'épisode est rythmé par de courts flashbacks le montrant dans des moments importants de la vie de nos losties. Lorsque Sawyer, enfant, assiste aux funérailles de ses parents par exemple (on retiendra d'ailleurs la phrase : "What is done, is done"), ou encore lorsque Kate commet son premier vol en compagnie de son amour d'enfance, Tom, qui l'enverra plus tard en prison (on notera le sens du détail avec la présence du petit avion). Certains flashs sont particulièrement troublants, notamment celui lié à Sayid. C'est l'occasion de découvrir comment est morte Nadia. Rien de très originale : elle s'est faite violemment percuter par une voiture. On se souvient que l'ex-mari de Juliet s'était pris un bus. Mais ça fait toujours son petit effet ! L'agonie de Nadia est très émouvante mais tout va tellement vite que l'on a à peine le temps de verser une larme que l'on est déjà passé à une autre scène ! La question est : Jacob a-t-il fait en sorte que Nadia meurt ou a-t-il au contraire sauvé Sayid en ne se préocuppant pas du sort de Nadia qui n'est de toute façon jamais venue sur l'île. A quel degré est-il impliqué ? Le flash lors du mariage de Sun et Jin est l'occasion de les revoir ensemble, ça faisait longtemps. On retiendra à nouveau une phrase, c'est dire si les dialogues de cet épisode sont lourd de sens : "Your love is a very special thing. Never take it for granted". Je ne sais pas quoi en penser. Il est aussi venu rendre visite à Jack lors de l'opération délicate dont il parlait à Kate dans le pilote. Rien de transcendant, juste des regards appuyés. On se demande presque quel est l'intérêt de cette visite. Autant les autres semblent avoir une signification, autant celle-là... Le flash en compagnie de Hurley est très intéressant puisque c'est probablement le plus récent ! L'échange est assez long et, en gros, Jacob lui jure qu'il n'est pas fou, contrairement à ce qu'il (et ce que l'on) croit. C'est lui qui l'incite à prendre le vol Ajira 316, même s'il précise que c'est son choix. Et il lui laisse l'étui à guitare qui rappelle forcément Charlie. Que renferme-t-elle ? Sans doute rien. Autre flash, avec Locke cette fois ! Et là, on est vraiment sur le cul puisque Jacob était là le jour où Locke a fait sa chute vertigineuse. D'ailleurs, il n'avait pas l'air surpris le moins du monde. Il attendait même ce moment. Jacob voit-il le futur ? Ou l'a-t-il déjà vécu ? Ne le ressuscite-t-il pas ? C'est un peu ce que je crains. Et puis il y a le flash avec Illana, qui est un des rares éléments de l'épisode sur lequel se raccrocher pour la saison prochaine. C'est lui qui a fait venir Illana, qu'il semblait d'ailleurs déjà connaître, tout comme il l'a fait pour le Black Rock. Le but de la manoeuvre ? On se le demande. On découvre en 2007 que ce que renferme le grand caisson n'est autre que le corps de John Locke ! Ce coup-là, je ne l'avais pas du tout vu venir. Dire qu'en fait c'était évident... En clair, plusieurs théories s'effondrent. Illana n'est pas de la Dharma, ni a priori du coté de Widmore, elle vient pour Jacob avec sa bande, Bramm notamment. Ils mettent d'ailleurs le feu à la cabane. Pas trop compris pourquoi. y'a un truc presque hors de propos que je voulais dire : j'ai l'impression qu'il y a eu un conflit entre Saïd Taghmaoui et la production, ce qui a conduit à la mort de son personnage et à son remplacement par Bramm (Brad William Henke). Je divague peut-être mais c'est louche. Peut-être qu'on le reverra lorsque l'histoire d'Illana sera développée. Elle le sera sûrement. On ne nous l'a pas montrée dans cet hopital et dans cet état pour rien... Un lien avec Sayid ? J'en doute. D'ailleurs, il est mal en point et j'en suis ravi ! Il me saoule... J'espère qu'il va mourir, que l'on ne s'embarrasse plus des personnages tièdes.   

   Il y a un personnage auquel Jacob n'a pas rendu visite : Juliet. Et pour cause, c'est une pièce rapportée. Elle n'était pas dans le vol Oceanic. Quel est l'intérêt de son flash ? Bien mettre en évidence que Jacob n'en a rien à faire d'elle. Elle peut bien mourir, qu'importe ! Personnellement, je suis juste très très triste de sa mort. Certes, on ne l'a pas encore vue mourir mais si la bombe explose, il ne restera d'elle que des lambeaux de chair. Survivre à une telle chute était déjà un miracle ! Faut pas trop rêver non plus. Cette scène où Juliet frappe la bombe à coup de pierre avec l'énergie du désespoir est juste atroce, choquante. Elizabeth Mitchell est impeccable ! Si l'on rajoute à cela la scène qui précède, lorsque Sawyer essaye en vain de la sauver avec l'aide de Kate, qui est juste une des scènes les plus horribles de la série et une des plus émouvantes aussi. Là, j'avoue que je n'ai pas pleuré à moitié ! J'ai même dû faire pause pour m'essuyer les yeux, je ne voyais plus rien ! Rajoutez à cela le suspense insoutenable, c'était vraiment très réussi ! Je n'ai pas tellement envie de parler longuement de tout ce qui précéde l'incident, c'est très prenant mais ça n'amène pas forcément des tas de commentaires. C'est de l'action pure, avec quelques raccourcis et facilités il faut bien l'avouer. Je pense par exemple au rebondissement du sous-marin. Juliet, Kate et Sawyer en sortent super facilement, ce qui donne un peu l'impression que ça ne servait finalement à rien d'autre que rallonger la sauce. Je pense aussi à Richard qui casse un mur et hop, les voilà dans la cave d'une des maisons de Dharmaville ! Je pensais quand même que la bombe était cachée dans un endroit un peu plus sûr. Les Dharma auraient finalement pu tomber dessus assez facilement lors de la construction du village ! En passant, assez étonnant que nos losties ne se soient jamais retrouvés sur la plage de la Statue... Sun et Sayid l'avaient vue au large cependant. Le Temple reste un mystère et on ne sait pas ce qu'il advient de Richard, Ellie et les autres une fois qu'ils abandonnent Jack et Sayid. Ils reprennent le cours de leur vie sans doute. Au fait, Rose et Bernard (et Vincent !) ont fait leur apparition annuelle et je dois dire que j'ai adoré ce qu'ils sont devenues : de vrais robinsons. Depuis trois ans, ils vivent tranquillement dans la jungle d'amour et d'eau fraîche, ils se sont construit une belle cabane, tout va pour le mieux. Etonnant que personne ne soit tombé sur eux mais passons. Les commentaires de Rose sur les aventures de Jack & co sont très amusants et tellement vrais. Ce sont eux qui ont raison. Ils ont trouvé leur paradis sur Terre, qu'importe s'ils meurent demain. Et on nous donne ainsi une des grandes questions de la série : ce sont clairement eux les Adam et Eve de la saison 1 ! J'aime beaucoup cette idée. Je me demande si on les reverra un jour. Leur histoire semble close. Au passage, Desmond et Penny sont totalement absents de l'épisode. Ca ne m'a pas gêné outre mesure, puisque je ne vois pas ce qu'ils auraient bien pu faire là, mais je me demande si eux aussi en ont fini avec la série. On les reverra forcément mais de là à ce qu'ils aient une véritable intrigue, je n'y crois pas trop. Quoique Desmond est très spécial quand même...

   Je sais que beaucoup de téléspectateurs ont été déçus par la fin de l'épisode et il faut bien dire que LOST ne nous avait pas habitués à ça. Le cliffhanger est tel que l'on ne sait pas du tout quelle direction va prendre la série. Je trouve ça excellent pour ma part, osé, encore une fois, et puis terriblement efficace ! Les déçus ont beau se plaindre, ils crévent d'envie de voir la suite et c'est bien là le but. C'est aussi dans la frustration et l'attente qu'une série s'apprécie. Certes, il s'agit quand même de 8 mois de patience mais ça va passer vite. Puis on aura bien le temps ensuite de regretter que ça ne soit pas passé moins vite. Je n'ai pas vu passer la saison 5 personnellement. Et à chaud, si je devais faire un bilan, je me demande presque si je n'ai pas préféré la saison 4, qui était à mon sens moins couillu, plus prévisible, mais plus efficace aussi. On a été servi niveau réponses cette saison mais il reste encore beaucoup de zones d'ombre. Je m'attendais peut-être à encore plus de révélations cependant. Ils gardent le meilleur pour la fin, c'est bien normal. Pour en revenir à la bombe, déjà, je suis 100% d'accord avec Miles. C'est la faute de Jack cet incident ! Ce n'est pas pour rien qu'il est le héros d'ailleurs ! Son passage à tabac par Sawyer était un plaisir à ce propos, d'autant qu'on l'attendait depuis longtemps. Tout ce qui touche au couple Jack/Kate m'emmerde de plus en plus et j'espère que la mort de Juliet ne va pas encore tout chambouler. Où va-t-on les retrouver dans le dernier Season Premiere ? La logique voudrait que ce soit en 2007. Mais tout est possible ! Une arrivée dans le futur ne m'étonnerait pas plus que ça. Mais que vont-ils faire maintenant ? Jacob dit "They're coming". Parle-t-il d'eux ? Du groupe d'Illlana ? De tout autre chose ? En admettant qu'ils ne retournent pas au présent, qu'ils ont réussi à modifier le passé et que le crash ne s'est jamais produit : que va-t-il se passer ? Comment continuer la série ? Non, la bombe a forcément explosé. Mais alors elles servent à quoi les portes anti-nucléaires du Swan ? Je les vois bien l'avoir construit autour de cette bombe en s'assurant que si elle péte, elle ne fasse aucun dégât. Dans tous les cas, le mystère reste entier, le suspense est à son comble... Wouah !

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// Bilan // Le meilleur Season Finale de LOST ? Pour moi oui. Il dépasse de peu celui de la saison 2. Celui de la saison 3 était génial mais surtout pour son cliff' autour du flashforward, pas tellement pour son déroulement. La mort de Charlie, héroïque, comme celle de Juliet, était quand même un sacré beau moment. Le moins bon est celui de la saison 4 finalement, c'est le plus prévisible. Celui de la saison 1 est loin mais j'en garde un bon souvenir. La fin était presque aussi frustrante que cette dernière ! Il y a tout dans cet épisode : une pression incroyable qui s'intensifie dans la dernière demi-heure, des dialogues percutants et lourds de sens, de l'émotion à haute-dose, beaucoup d'action avec tout plein de guns (pas le truc que je préfère franchement), des réponses, de la mythologie en veux-tu en voilà et un cliff' insoutenable. Il manque peut-être un peu de second degré mais ça aurait certainement un effet négatif sur l'action dans un tel épisode. Il s'agit d'un de mes plus intenses moments télévisuels. LOST confirme une fois de plus son statut de série à part, qui ose tout, qui ne cesse de surprendre et au bout de 5 ans, c'est juste extrêmement rare de garder un tel niveau de qualité ! Je ne ressens aucune lassitude, bien au contraire. Dire que dans un an tout juste ce sera fini à jamais...   

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// Bonus // Premier teaser de la saison 6 ! Il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent, certes. Mais cet oeil ? A qui est-il ? Est-ce celui de Jack ? S'agit-il de la première image de la saison 6 ? Est-ce un simple clin d'oeil à la première image du pilote ? Et puis quelle est la signification exacte de ce logo "inversé" (noir sur fond blanc) ? On a 8 mois pour y réfléchir...