03 mai 2014

Two To Go [Pilot Script]

20443688 (1)

TWO TO GO

Comédie (Single-Camera) // 22 minutes

44030377 

Ecrit par Bryan Shukoff & Kevin Chesley (The Hard Times of RJ Berger). Réalisé par Craig Zisk (United States Of Tara, Nip/Tuck, Brooklyn Nine-Nine). Produit par Jason Bateman (Growing Up Fisher) & Steve Burgess (The Office US, Super Fun Night). Pour NBC, Universal Television, Aggregate Films & David Janollari Entertainment. 33 pages.

Amis de longue date, Kurt et Laura sont faits l'un pour l'autre. Du moins, c'est ce que pense leur entourage qui tente sans cesse de le leur prouver. Alors qu'ils sont les derniers célibataires de leur groupe d'amis, ils décident de coucher ensemble, juste pour voir, et ils ne vont pas tarder à la regretter...

Avec Christine Woods (Flash Forward, Hello Ladies, Go On), Michael Stahl-David (Cloverfield, My Generation, The Black Donnellys), Echo Kellum (Ben & Kate, Sean Saves The World), Angelique Cabral (Enlisted), Dana DeLorenzo, Kim Shaw (I Just Want My Pants Back)...

 

   Décidément, NBC a réussi à dégoter pour cette saison des pilotes de beaux projets côté comédies. Dans un tout autre style que A to Z ou Love Is Relative, Two To Go est une sorte de Happy Endings avec des personnages un peu plus adultes, déjà parents pour certains, sur le point de se marier pour d'autres, où le point de départ importe finalement peu, le but étant simplement d'enchaîner les scènes amusantes voire franchement drôles en compagnie d'une bande d'amis attachants. La base quoi. Et ça fonctionne franchement super bien sur le papier !

   On doit Two To Go à deux auteurs débutants qui n'ont quasiment rien fait précédemment mais qui ont clairement un ton, un style, qui leur est propre et qui, je le répéte, se rapproche de Happy Endings si une comparaison devait être faite. Le pilote est rythmé, fluide et chaleureux. On sent très vite que ces six là pourraient très rapidement beaucoup nous plaire. Et même s'il y a un couple central, qui n'est d'ailleurs pas (encore) tout à fait un couple, les deux autres ne sont pas en reste, ils ne font pas office de faire-valoir. Commençons par eux d'ailleurs. Il y a donc Anne et Nick, mariés depuis quelques années, parents de deux enfants, et bien partis pour divorcer selon les prostonics de leurs très encourageants amis. Ils n'ont à peu près rien en commun et passent leur temps à se chamailler. Eux pensent que c'est leur force et on aurait tendance à leur donner raison. Ils vivent dans leur petit monde à eux que l'on prend plaisir à découvrir. Leur complicité est parfaite et leurs répliques de très bonne facture. Il y a un bon équilibre entre la vanne pour la vanne et la blague qui en dit long sur leur couple. Nous avons ensuite Darcy et Rachel, un couple de lesbiennes classique avec la butch et la beauté. Elles viennent de se fiancer et paniquent à l'idée de de se marier, notamment Darcy qui ne l'avait jamais vraiment souhaité ni envisagé étant donné que c'était encore impossible pour deux femmes de se marier quelques mois en arrière. Alors elles se prennent gentiment la tête, mais c'est mignon, adorable même et super moderne. On les aime d'emblée. Darcy a un humour ravageur, notamment quand elle se retrouve avec les mecs de la bande. Il y a quelques scènes avec les "garçons" d'un côté et les filles de l'autre qui fonctionnent à merveille.

   Puis on en vient donc à nos deux héros : Kurt et Laura. Lui est du genre à enchaîner les conquêtes sans jamais s'attacher, ce que Laura trouve immonde car cela le conduit souvent à faire des coups vraiment pas cools à ses copines, et il la force à en être complice; elle sort tout juste d'une rupture difficile et essuie les échecs depuis plusieurs années, une poisse en amour qui ne semble pas vouloir s'arrêter. Leur alchimie est évidente, leurs amis la pointe du doigt depuis des années. Eux ont toujours refusé cette idée, estimant qu'ils se connaissent vraiment trop bien, dans le moindre des détails scabreux, un peu comme un couple qui a vécu ensemble pendant 40 ans. Sauf qu'ils n'ont jamais été un couple et n'ont jamais vécu ensemble. Après une soirée arrosée, ils se disent qu'après tout, foutu pour foutu, ils feraient bien d'essayer. La scène où ils se lancent est très drôle. Ils sont très embarrassés et disent et font un peu n'importe quoi. Le lendemain, l'alcool en moins, ils ont honte de leur comportement, ils ne sont pas du tout satisfaits de leur nuit passée ensemble, et se font la promesse de ne jamais en parler à leurs amis ! Là encore, passage très drôle lorsqu'ils se retrouvent à devoir parler de tout ça avec des mots codés car les enfants d'Anne et Nick sont avec eux en train de jouer ! 

   Two To Go est vraiment le genre de comédie ultra-efficace qui repose entièrement sur d'excellents dialogues et des personnages bien croqués, une bande de potes que l'on prend plaisir à retrouver semaine après semaine. Ce n'est pas d'une originalité folle mais ça marche à fond. Toutefois, si NBC ne doit en choisir qu'une dans ce style, A To Z a plus de chances, voire Marry Me si l'on s'en tient aux dernières tendances des pilotes les plus en vus...

Posté par LullabyBoy à 12:10 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,


02 octobre 2010

My Generation [Pilot]

19503039_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20100904_111527

Pilot // 5 17o ooo tlsp.

44030377

What About ?

Dix années peuvent-elles faire la différence ? En 2000, un documentaire suivait le quotidien d'un groupe de jeunes du lycée de Greenbelt, à Austin. Dix ans plus tard, découvrons ce qu'ils sont devenus... L'écart entre les espoirs des futurs diplômés et la vie réelle peuvent être énormes, certains n'ayant pas suivi le chemin escompté. Ce retour vers leur passé pourrait faire ressurgir des regrets. Mais il n'est peut-être pas trop tard pour retenter sa chance et réviser ses priorités...

Who's Who ?

Créée par Noah Hawley (producteur de Bones). Avec Michael Stahl-David (Cloverfield, The Black Donnellys) dans le rôle de Steven Foster, Jaime King (The Class, Kitchen Confidential) dans le rôle de Jackie Fox, Mechad Brooks (True Blood, Desperate Housewives) dans le rôle de Rolly Marks, Kelli Garner dans le rôle de Dawn Barbuso, Keir O'Donnell (Sons Of Anarchy) dans le rôle de Kenneth Finley, Julian Morris (24, Pretty Little Liars, Urgences) dans le rôle de Anders Holt, Daniella Alonso (Friday Night Lights, Les Frères Scott) dans le rôle de Brenda Serrano et Anne Son dans le rôle de Caroline Sung.

So What ?

  A l'heure où j'écris cette review, My Generation vient d'être annulée par ABC après la diffusion de seulement deux épisodes et des audiences extrêmement basses. Triste ? Oui, un peu, mais pas autant que pour Lone Star. Le point commun de ces deux séries c'est qu'elles ont fait le pari de l'originalité. Lone Star surtout sur le fond, My Generation surtout sur la forme. Sur les grands networks, clairement, ça ne paye pas malgré quelques bonnes surprises de temps en temps comme Modern Family l'an passé. Le succès de la sitcom n'est sans doute pas étranger à la naissance de My Generation dans le sens où elle utilise elle aussi l'aspect documentaire pour se différencier du simple drama sur une bande de trentenaires, là où Modern Family tentait d'échapper à la sitcom familiale classique. On ne parlera pas de "mockumentary" ici puisqu'il ne s'agit pas de faire rire (encore que le passage The Bachelor m'a bien fait marrer) mais de montrer combien les destins de ces personnages ont dévié de la voie qui leur était toute tracée, et combien la vie est imprévisible.

D'un point de vue purement esthétique, bien que les allers et retours entre le passé et le présent soient clairement présentés, je trouve que My Generation manque un peu de "grâce". Ils auraient pu soigner davantage la représentation de la chronologie. Et ce n'est pas un détail étant donné qu'on y a droit toutes les cinq minutes ! Par contre, ils s'en sortent très bien pour nous faire croire que l'on est devant un documentaire : interviews face caméra, voix-off, images d'archive, perchiste dans le champ, regards fuyants... Je suis vraiment rentré dedans et je me suis attaché à certains personnages. On joue beaucoup sur la nostalgie, forcément, et la série s'adresse à tous ceux qui ont vécu leur jeunesse dans les années 2000. J'en fais partie, donc les chansons de Britney Spears en fond sonore, ça me parle et pas qu'un peu (oui, j'ai tous ses albums et même quelques singles !). Les personnages sont tous très caricaturaux mais c'est complètement assumé et c'est un point de départ intéressant puisqu'ils sont tout l'inverse 10 ans plus tard. C'est quand même un peu dommage qu'aucun ou presque n'ait "réussi", comme on dit. C'est même un peu déprimant. Et puis chapeau aux scénaristes pour avoir réussi à intégrer des éléments plus sérieux de l'actualité de l'époque dans le récit, comme le 11 Septembre évidemment ou des fraudes financières qui ont poussé au suicide. Ca ne fait que renforcer le réalisme de la série. J'ai eu un plus de mal avec l'engagement en tant que soldat de l'un des personnages mais ça vient sûrement de mon point de vue Européen.

My Generation était vouée à l'échec et son concept limitait naturellement son existence (sans en tous cas tomber dans le drama classique) mais c'est une jolie tentative. J'aurai aimé pouvoir suivre cette poignée de personnages attachants un peu plus longtemps...