05 septembre 2011

Necessary Roughness [Pilot]

19738405

Pilot // 4 670 000 tlsp.

44030376

What About ?

Une psychologue sexy de Long Island, fraîchement divorcée, intervient auprès d'une équipe de football professionnelle afin de boucler ses fins de mois. Très vite, d'autres sportifs, musiciens ou politiques viennent la voir pour qu'elle les aide à supporter les affres de la célébrité...

Who's Who ?

Créée par Elizabeth Kruger (Les téléfilms des soeurs Olsen) et Craig Shapiro (Miami Medical). Avec Callie Thorne (Sur Ecoute, Prison Break, Rescue Me), Marc Blucas (Buffy), Mehcad Brooks (True Blood, Desperate Housewives), Amanda Detmer (What About Brian, Private Practice, Man Up), Scott Cohen (Gilmore Girls), Hannah Marks (Weeds), Concetta Tomei (Providence), Patrick Johnson...

So What ?

    Les femmes tentent de prendre le pouvoir sur USA Network après quelques années de suprématie masculine. L'Annie Walker de Covert Affairs et la Kate Reed de Fairly Legal ont ainsi été rejointes cet été par Dani Santino, l'héroïne de Necessary Roughness. Moins jeune que ses acolytes, elle ne se distingue quasiment que par son âge et sa profession, puisqu'elle est évidemment, comme les autres, brillante et amusante. C'est ce que l'on appelle communément "une femme forte" avec tous les clichés que cela implique. Lorsqu'elle découvre que son mari la trompe, elle le quitte en jettant tous ses costumes Prada par la fenêtre (littéralement). Elle reste seule et triste une heure ou deux, se décide à sortir avec sa meilleure amie puis rencontre très vite un homme qui fait chavirer son coeur. Cet enchaînement est sans surprise, mais le charme de Callie Thorne opère. Elle n'est pas aussi pétillante qu'une Sara Shahi, ou aussi badass qu'une Piper Perabo, mais elle se défend bien. C'est peut-être lorsqu'elle assume son rôle de mère qu'elle est la plus attachante. Mais sa nouvelle situation familiale est, là encore, cousue de fil blanc. On connait tout de suite les tenants et les aboutissants. Les enfants sont très caricaturaux, la mère aussi mais elle a le mérite d'être drôle.

   Si USA avait déjà ses agents de la CIA, ses détectives en tous genres, son voleur, son médecin et ses avocats, elle manquait d'une fine psychologue. Dani est celle qui leur fallait. Mais des psy à la télé, il y en avait déjà plein. Il a donc été décidé de la faire évoluer dans le monde du sport, histoire de bousculer l'ordre établi. Le premier cas auquel elle est confrontée offre évidemment ses moments drôles, le patient étant du genre flambeur, bling bling et capricieux. Mais aussi des passages plus sérieux, complètement ratés tant ils sont traités de manière naïve et simpliste. Le footballeur étant en plus incarné par Mehcad Brooks, l'un des comédiens les plus mauvais de sa génération, cela n'arrange rien à l'affaire. La voix-off de l'héroïne n'aide pas non plus, tant elle dit des banalités à base de "Mon père me disait que la vie, c'est comme le football. Il y a des gagnants et des perdants (...)". Peut-on encore écrire cela en 2011 ? Je vois mal le monde du sport comme un terrain fertile pour raconter des histoires très différentes à chaque épisode. La discipline aura beau changer, les problèmes reviendront sans doute souvent au même. Curieusement, c'est le cas "normal" que Dani traite au cours de l'épisode qui m'a le plus séduit. C'était paradoxalement plus original.

   Necessary Roughness poursuit la tradition de la chaîne USA, qui propose des séries sympathiques, colorées et rythmées, en y ajoutant ici une touche féminine bienvenue mais qui ne parvient pas à rendre la dramédie plus originale ou passionnante que ses consoeurs. On est désespérement en terrain connu et rien ne surprend jamais. Il faut ne pas avoir grand chose d'autre à regarder pour s'attacher à Necessary Roughness... 


02 octobre 2010

My Generation [Pilot]

19503039_jpg_r_760_x_f_jpg_q_x_20100904_111527

Pilot // 5 17o ooo tlsp.

44030377

What About ?

Dix années peuvent-elles faire la différence ? En 2000, un documentaire suivait le quotidien d'un groupe de jeunes du lycée de Greenbelt, à Austin. Dix ans plus tard, découvrons ce qu'ils sont devenus... L'écart entre les espoirs des futurs diplômés et la vie réelle peuvent être énormes, certains n'ayant pas suivi le chemin escompté. Ce retour vers leur passé pourrait faire ressurgir des regrets. Mais il n'est peut-être pas trop tard pour retenter sa chance et réviser ses priorités...

Who's Who ?

Créée par Noah Hawley (producteur de Bones). Avec Michael Stahl-David (Cloverfield, The Black Donnellys) dans le rôle de Steven Foster, Jaime King (The Class, Kitchen Confidential) dans le rôle de Jackie Fox, Mechad Brooks (True Blood, Desperate Housewives) dans le rôle de Rolly Marks, Kelli Garner dans le rôle de Dawn Barbuso, Keir O'Donnell (Sons Of Anarchy) dans le rôle de Kenneth Finley, Julian Morris (24, Pretty Little Liars, Urgences) dans le rôle de Anders Holt, Daniella Alonso (Friday Night Lights, Les Frères Scott) dans le rôle de Brenda Serrano et Anne Son dans le rôle de Caroline Sung.

So What ?

  A l'heure où j'écris cette review, My Generation vient d'être annulée par ABC après la diffusion de seulement deux épisodes et des audiences extrêmement basses. Triste ? Oui, un peu, mais pas autant que pour Lone Star. Le point commun de ces deux séries c'est qu'elles ont fait le pari de l'originalité. Lone Star surtout sur le fond, My Generation surtout sur la forme. Sur les grands networks, clairement, ça ne paye pas malgré quelques bonnes surprises de temps en temps comme Modern Family l'an passé. Le succès de la sitcom n'est sans doute pas étranger à la naissance de My Generation dans le sens où elle utilise elle aussi l'aspect documentaire pour se différencier du simple drama sur une bande de trentenaires, là où Modern Family tentait d'échapper à la sitcom familiale classique. On ne parlera pas de "mockumentary" ici puisqu'il ne s'agit pas de faire rire (encore que le passage The Bachelor m'a bien fait marrer) mais de montrer combien les destins de ces personnages ont dévié de la voie qui leur était toute tracée, et combien la vie est imprévisible.

D'un point de vue purement esthétique, bien que les allers et retours entre le passé et le présent soient clairement présentés, je trouve que My Generation manque un peu de "grâce". Ils auraient pu soigner davantage la représentation de la chronologie. Et ce n'est pas un détail étant donné qu'on y a droit toutes les cinq minutes ! Par contre, ils s'en sortent très bien pour nous faire croire que l'on est devant un documentaire : interviews face caméra, voix-off, images d'archive, perchiste dans le champ, regards fuyants... Je suis vraiment rentré dedans et je me suis attaché à certains personnages. On joue beaucoup sur la nostalgie, forcément, et la série s'adresse à tous ceux qui ont vécu leur jeunesse dans les années 2000. J'en fais partie, donc les chansons de Britney Spears en fond sonore, ça me parle et pas qu'un peu (oui, j'ai tous ses albums et même quelques singles !). Les personnages sont tous très caricaturaux mais c'est complètement assumé et c'est un point de départ intéressant puisqu'ils sont tout l'inverse 10 ans plus tard. C'est quand même un peu dommage qu'aucun ou presque n'ait "réussi", comme on dit. C'est même un peu déprimant. Et puis chapeau aux scénaristes pour avoir réussi à intégrer des éléments plus sérieux de l'actualité de l'époque dans le récit, comme le 11 Septembre évidemment ou des fraudes financières qui ont poussé au suicide. Ca ne fait que renforcer le réalisme de la série. J'ai eu un plus de mal avec l'engagement en tant que soldat de l'un des personnages mais ça vient sûrement de mon point de vue Européen.

My Generation était vouée à l'échec et son concept limitait naturellement son existence (sans en tous cas tomber dans le drama classique) mais c'est une jolie tentative. J'aurai aimé pouvoir suivre cette poignée de personnages attachants un peu plus longtemps...