05 mars 2012

Awake [Pilot]

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 Pilot // 6 240 000 tlsp.

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What About ?

Les vies parallèles et simultanées d'un policier, Michael Britten, qui n'a jamais réussi à se remettre d'un tragique accident de voiture qui a décimé sa famille. Depuis, il vit entre deux réalités : l'une où est encore vivant son fils, l'autre où est encore vivante sa femme...

Who's Who ?

Créée pa Kyle Killen (Lone Star, Le Complexe du Castor). Avec Jason Isaacs (Brotherhood, Harry Potter), Laura Allen (Dirt, Les 4400, Terriers), Steve Harris (Friday Night Lights), Dylan Minnette (Lost, Saving Grace), Wilmer Valderrama (That 70s Show), B.D. Wong (New York Unité Spéciale), Cherry Jones (24)...

So What ?

   Le plus gros défaut d'Awake, et c'est un vrai problème je vous assure, c'est qu'elle est policière. Son héros aurait pu être pompiste, guide de haute-montagne, gynécologue, vétérinaire, professeur, même avocat... ça ne m'aurait pas dérangé, mais il a fallu qu'il soit flic ! Et je comprends parfaitement ce choix pour tout dire. Le sujet est tellement casse-gueule, l'histoire tellement complexe, qu'il fallait d'une manière ou d'une autre que le téléspectateur lambda de NBC puisse se raccrocher à quelque chose qui lui soit familier, comfortable. Le créateur de la série, forcément échaudé par le bide monumental de Lone Star, sa précédente tentative -probablement mon plus grand chagrin sériephilique de ces dernières saisons- a donc décidé d'enfermer son ambitieuse aventure au plus plus profond de l'âme humaine dans la coquille la plus classique et la plus ennuyeuse qui soit à la télévision aujourd'hui. Awake rejoint ainsi cette année Touch, d'une certaine façon, dans la liste de ces cop shows déguisés qui se donnent du mal pour se distinguer du genre auquel ils appartiennent et qui ne réussissent que jusqu'à une certaine limite.

   Ici, le problème est double : on passe -Dieu merci- tellement de temps en dehors de l'enquête du jour qu'elle ne parvient jamais vraiment à retenir notre attention. Pire : les investigations policières manquent déjà pas mal de réalisme en tant normal, le format procedural oblige, mais alors là, étant donné qu'elles sont réglées en trois ou quatre scènes grand maximum et qu'elles se complètent artificiellement, ça dépasse l'entendement et frôle le ridicule. J'ignore comment elles seront traitées dans les prochains épisodes mais je ne vois pas comment je pourrais y trouver mon compte puisqu'en prenant plus de place, elles me dérangeront encore davantage ! Le problème est aussi insoluble que les tourments du héros en somme ! On peut simplement reconnaître que certains éléments feuilletonnants glissés dans la sphère professionnelle du héros aiguisent notre curiosité. Entre les deux réalités, beaucoup de choses changent, le partenaire de Michael notamment et cela aura forcément une importance sur le long terme, au-delà d'être un bon moyen d'éviter une trop grande routine. 

   Le plus triste dans tout ça, c'est que tout le reste est absolument PAR-FAIT. La réalisation est impeccable, sombre, froide, en accord avec le sujet du deuil, mais colorée aussi, par petites touches, pour nous accorder un peu de répit et offrir un semblant d'espoir. Les images sont incroyablement belles. C'est souvent le cas des séries de NBC d'ailleurs, mais ça s'apparente ici plus à un film indé ultra léché. Les acteurs sont au diapason avec un Jason Isaacs brillant en chef d'orchestre ! Même Laura Allen, sur qui j'avais de gros doutes quand le casting a été annoncé, a réussi à me convaincre. Le jeune Dylan Minnette est une belle découverte. Ca fait un bien fou de découvrir Wilmer Valderrama dans un autre registre que celui de la comédie. On est effectivement à mille lieux de That 70s Show. Mais s'il n'y avait que deux prestations à retenir, ce serait celles de Cherry Jones et D.B. Wong, les deux psychiatres de Britten dans les deux réalités parallèles, qui font de leur scènes feutrées et intimes de grands moments épiques. 

   Une dernière petite plainte pour la route : à force d'être gavé aux productions de J.J. Abrams -pour mon plus grand plaisir- je m'attendais à un twist final qui allait relancer la machine et donner encore plus d'envergure à Awake. Genre une scène qui nous révèle qu'il existe une troisième réalité où femme et enfant sont morts. Ou, à l'inverse, une où les deux sont vivants et lui soit mort, soit dans le coma... Mais je suppose que sortir la carte de la simplicité, si l'on peut dire, correspond mieux à cette série. Et puis, au fond, elle ne pose qu'une véritable question pour nous tenir en haleine sur la longueur : quelle est la bonne réalité ? Si, dès le pilote, on suggère qu'il ne s'agit d'aucune des deux, ça risquerait de perdre de son intérêt...

   Au bout du compte, Awake, qui m'a parfois fait penser à Life On Mars du peu que j'en ai vu, est indiscutablement la série de network la plus ambitieuse et complexe de la saison, mais malheureusement pas la plus réussie pour toutes les raisons évoquées. Elle aurait pu s'épanouir plus librement sur une chaîne du câble. Kyle Killen devrait sérieusement penser à se tourner vers FX, par exemple. Il aurait tout à y gagner, et nous aussi.

What Chance ?

   On ne saura probablement jamais le fin mot de l'histoire d'Awake. Les audiences baisseront au fur et à mesure, ça semble inéluctable. Mais, avec un peu de chance, NBC ira au bout des 13 épisodes commandés...

How ?

Awake n'est pas la meilleure nouveauté de la saison, mais c'est elle qui avait la meilleure bande-annonce, et de loin !


11 juillet 2011

[Saison 2011/2012 - Dramas] 1- Awake

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What ?

Les vies parallèles et simultanées d'un détective, Michael Britten, qui n'a jamais réussi à se remettre d'un tragique accident de voiture qui a décimé sa famille. Depuis, il vit entre deux réalités : l'une où est encore vivant son fils, l'autre où est encore vivante sa femme...

Who ?

Créée pa Kyle Killen (Lone Star, Le Complexe du Castor). Avec Jason Isaacs (Brotherhood, Harry Potter), Laura Allen (Dirt, Les 4400, Terriers), Steve Harris (Friday Night Lights), Dylan Minnette (Lost, Saving Grace), Wilmer Valderrama (That 70s Show), B.D. Wong (New York Unité Spéciale), Cherry Jones (24)...

Where ?

NBC.

When ?

Quelque part à la mi-saison (le vendredi, en remplacement de Grimm ?)

Why ?

Parce qu'il s'agit de la deuxième tentative du créateur et producteur Kyle Killen après Lone Star, dont tout le monde se souvient du flop retentissant l'an passé mais qui était aussi une des meilleures nouveautés, si ce n'est la meilleure. Il reprend plus ou moins le concept de la double vie, mais non voulue cette fois-ci, et dans un univers plus proche du fantastique. Parce que Jason Isaacs est un excellent acteur mais encore trop méconnu, et que le reste du casting est franchement à la hauteur. Parce que la bande-annonce est sans conteste la meilleure cette année, pas forcément la plus efficace mais la plus émouvante sans aucun doute. J'ai quand même (déjà) failli avoir la larme à l'oeil ! 

Why Not ?

Parce qu'il y a très peu de chance que la série connaisse un autre destin que celui de Lone Star. Elle restera peut-être plus longtemps à l'antenne, NBC oblige, mais elle ne connaîtra certainement pas le succès et je la vois mal obtenir une saison 2. Parce qu'en même temps, le concept étant limité et possiblemment trop répétitif, ce ne serait pas un drame de n'avoir qu'une unique saison, tant qu'elle a une fin correcte. Parce qu'il y a comme un arrière-goût de Life On Mars dans toute cette histoire (très bonne série au demeurant parait-il mais bon...). Parce qu'il y avait à mon avis mille meilleurs choix possibles que Laura Allen pour jouer la femme du héros...

How ?

What About You ?

17 septembre 2010

Terriers [Pilot]

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Pilot // 1 61o ooo tlsp.

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What About ?

Hank, un ancien flic et ancien alcoolique, récemment divorcé, exerce désormais le métier de détective free-lance avec son partenaire Britt, un ami, éternel adolescent, dont le couple est en danger. Leurs méthodes sont pour le moins inhabituelles et parfois même illégales...

So What ?

FX file un mauvais coton. Terriers en est la preuve. Cette chaîne du câble destinée avant tout aux hommes a enfanté par le passé Nip/Tuck et Sons Of Anarchy. Sans compter quelques buddy comédies comme Philadephia, The League ou Louie plus récemment, que je vous conseille vivement. Avec Justified en début d'année, on sentait déjà que le vent commençait à tourner. Malgré toutes les qualités de cette série portée par Timothy Olyphant, l'ambition n'est pas son fort. La mécanique procédurale lourde a pris le pas sur le feuilletonnant. Et ce n'est pas ce que l'on attend d'une série du câble, encore moins d'une série de FX plus particulièrement. Terriers pousse le vice encore un peu plus loin avec un aspect procédural encore plus prononcé. Et ça, je n'aime pas du tout. Encore, ce serait vraiment bien fait...

... mais ce n'est pas le cas ! En premier lieu, je n'ai pas de reproches à faire aux interprétes principaux. Donal Logue (Parents à tout prix, Life) n'est pas mauvais dans le rôle du héros. Son jeu est naturel et décontracté. Quant à Michael-Raymond James (vu dans la saison 1 de True Blood), ma foi, il dégage un certain charme. L'alchimie entre les acteurs n'est pas encore évidente mais rien d'alarmant. Par contre, le duo de personnages n'est pas réussi. Je m'attendais à ce que l'humour soit omni-présent, quitte à être potache, et il est finalement très souvent absent. Au-delà de ça, je risque d'avoir du mal à les trouver attachants. Ils ne sont pas intéressants en fait, malgré leurs failles. Ni drôles, ni émouvants... ils sont presque trop communs et surtout trop mous. Je passe sur les personnages féminins qui gravitent autour d'eux. Elles manquent de charisme. Elles sont accessoires. Peut-être qu'elles prendront plus d'importance plus tard. C'est à souhaiter en tous cas. Concernant les enquêtes de la semaine, les scénaristes auraient pu frapper plus fort pour un pilote. Entre le vol du chien, cocasse mais qui tombe vite à plat, et cette disparition mal présentée, mal justifiée et mal menée, je me suis franchement ennuyé une bonne partie du temps. Par contre, j'ai apprécié la visite de San Diego ! La série étant entièrement tournée en décors naturels, on en prend plein les yeux. Et on ne se contente pas de nous montrer l'aspect luxueux de certains quartiers de la ville. On s'attarde aussi sur les coins paumés, crasseux, qui correspondent d'ailleurs davantage aux personnages qui ne respirent pas le fric et la classe, et c'est pas plus mal. C'est quand même léger comme atout. L'ambiance générale est mal définie. C'est beaucoup plus dramatique que comique, et en même temps quand c'est dramatique, ça ne l'est pas tant que ça, et quand c'est comique, ça ne l'est quasiment pas. Bref, en gros : c'est brouillon !

Moi qui ne suis pas du tout branché cop-shows, si je devais n'en regarder qu'un, ce serait peut-être celui-là. Les personnages sortent des sentiers battus et l'atmosphère est plus chaleureuse que dans les classiques du genre. Il y a un coté old school aussi pas déplaisant. Ca ne manque pas d'âme. Maintenant, le pilote reste tout de même faiblard pour une entrée en matière. Et comme, jusqu'à preuve du contraire, je n'ai pas à me forcer : je ne regarderai pas la suite. Sorry Guys.

Posté par LullabyBoy à 00:38 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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