13 septembre 2012

Guys With Kids [Pilot]

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Pilot // 6 280 000 tlsp.

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What About ?

 Trois trentenaires, qui n'ont pas encore grandi dans leurs têtes, doivent pourtant désormais assurer dans leur rôle de père au foyer, de mari, de petit ami ou d'ex petit ami...

Who's Who ?

Sitcom créée par Charlie Grandy (Saturday Night Live, The Office). Réalisé par Scott Ellis (Frasier, Weeds, 2 Broke Girls). Produit par Jimmy Fallon. Avec Anthony Anderson (The Shield, Law & Order), Zach Cregger (Friends With Benefits), Jesse Bradford (The West Wing, Outlaw), Jamie-Lynn Sigler (Les Soprano, Entourage, Ugly Betty), Tempestt Bledsoe (Cosby Show), Erinn Hayes (Worst Week, Parenthood)...

What's More ?

Erinn Hayes remplace Sara Rue dans la deuxième version du pilote après que cette dernière, engagée sur deux pilotes à la fois, se soit désistée. L'autre comédie étant Malibu Country, à découvrir dans quelques semaines sur ABC. On verra si elle a fait le bon choix (mon petit doigt me dit que oui...)

Le titre originel de la série était DILF (Daddys I'd Like To Fuck).

So What ?

   Quand une sitcom comme Guys With Kids se retrouve à l'antenne -et on y a droit chaque année- il y a deux questions essentielles à se poser afin de comprendre : qui produit ? quel est le budget ? Dans le cas présent, réponse numéro un : Jimmy Fallon, l'un des présentateurs vedette de NBC. Réponse numéro deux : aucune idée, mais ni les acteurs ni les décors n'ont dû coûter cher. Et que dire des auteurs ? En agrégeant ces deux résultats, on obtient une explication très simple : NBC a voulu faire plaisir à l'une de ses stars tout en ne dépensant pas un rond. Si vous voyez une autre raison, moins ridicule, je suis preneur. Je n'ai pas encore parlé du contenu mais, clairement, ce n'est pas un facteur qui a été pris en compte lors de la commande. Je ne sais pas ce que donnaient des pilotes comme Downwardly Mobile, Susan 313 ou Lady Friends, mais s'ils étaient encore plus mauvais que celui-là alors il faudrait sérieusement envisager de virer les exécutifs chargés de dénicher les futurs comédies à succès de la chaîne, ou leur acheter un sens de l'humour. Au choix.

    Je n'irai pas jusqu'à dire que le pilote de Guys With Kids est irregardable puisque je l'ai suivi jusqu'au bout, que je n'ai pas eu une envie irrépressible d'arrêter en plein milieu et qu'à deux ou trois reprises j'ai esquissé ce qui ressemblait, il me semble, à un sourire. En revanche, je n'étais certainement pas hilare comme le public présent lors du tournage (ou celui des bandes sonores pré-enregistrées). Soit ces gens sont payés, soit on les fait boire en attendant que ça commence, soit il ne s'agit que de membres des familles des comédiens. Quatrième hypothèse : ils sont très bon public. Aïe, je crois bien que c'est ça... L'idée de départ -des pères élèvent leurs enfants pendant que leurs femmes travaillent- est faussement moderne puisque traitée de manière insultante aussi bien pour les hommes -débiles- que les femmes -méchantes. Les dix premières minutes sont assez pénibles, étant donné que les répliques tombent à l'eau les unes après les autres de façon tout à fait embarrassante. Le quart d'heure suivant est un peu plus réussi, donnant l'occasion aux différents protagonistes de sortir légèrement de leurs caricatures et en offrant en même temps la possilbité à leurs interprétes de ne pas être totalement morts de honte à la fin. S'il fallait désigner un maillon faible, ce serait Chris (Jesse Bradford), le moins drôle de la bande et celui qui hérite de l'intrigue la plus ennuyeuse et convenue. Anthony Anderson ne s'en sort pas si mal, mais l'entendre répéter à longueur d'épisode qu'il est fatigué et qu'élever quatre enfants c'est dur nous rappelle combien la série tourne déjà en rond au bout de 20 minutes ! Son petit couple est assez mignon en tout cas. Le troisième gai luron, Nick, m'inspire une certaine sympathie dans le fond. L'acteur possède un bon timing comique mais pas les bonnes répliques. 

   Guys With Kids s'inscrit dans cette mode des sitcoms familiales ET de potes, hybrides donc, où les protagonistes doivent s'ajuster tant bien que mal à leur nouvelle vie de parents alors qu'ils ont plutôt envie de sortir et de s'amuser entre eux. Elles sont rarement réussies et inspirées jusqu'ici, surtout quand elles sont au format multi-caméra. Je préfère largement m'attarder sur la saison 2 de Up All Night plutôt que sur Guys With Kids. On rit un peu plus...

What Chance ?

 Si Whitney a été renouvelée pour une saison 2, absolument tout est possible. Guys With Kids aura peut-être cette chance aussi. Il aurait d'ailleurs été bien plus logique de coupler les deux comédies, plutôt que d'en associer une à Animal Practice et l'autre à... Community ! On cherche la logique. On ne la trouve pas. On est bien sur NBC !

How ?



20 septembre 2010

Outlaw [Pilot]

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Pilot // 1o 9oo ooo tlsp.

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What About ?

Juge de la Cour Suprême, Cyrus Garza a toujours été très pointilleux sur le respect de la loi, jusqu’à ce qu’il réalise que le système auquel il croyait était imparfait. Playboy et joueur, Garza quitte sa fonction privilégiée pour se mettre à son compte. Il défend désormais les opprimés et met à profit ses connaissances du système judiciaire pour prendre en charge d’importantes affaires. Une tâche d’autant plus ardue qu’il s’est fait tout au long de sa carrière pas mal d’ennemis parmi les plus puissants de ce monde…

Who's Who ?

Créée par John Eisendrath (producteur exécutif sur Beverly Hills, Felicity, Alias, My Own Worst Enemy). Avec Jimmy Smits (New York Police Blues, A la maison Blanche, Dexter, Cane) dans le rôle de Cyrus Garza, David Ramsey (Dexter) dans le rôle de Al Druzinsky, Carly Pope (Popular, Dirt, 24) dans le rôle de Lucinda Pearl, Jesse Bradford (A la Maison Blanche) dans le rôle de Eddie Franks et Ellen Woglom (Californication, Crash) dans le rôle de Mereta Stockman.

So What ?

Outlaw est tout ce que The Good Wife n'est pas. Je ne peux pas mieux résumer la situation. C'est certainement injuste de comparer un pilote à une saison entière, mais là où je n'avais pas été totalement convaincu par The Good Wife lors du premier épisode, je lui reconnaissais de nombreuses qualités et un certain potentiel. Je croyais simplement à tort qu'elle n'était pas faite pour moi. Dans le cas d'Outlaw, je ne lui trouve aucun potentiel, aucune finesse et elle n'est définitivement pas faite pour moi, pas plus que pour tous les autres amoureux des séries judiciaires.

Parlons d'abord de Jimmy Smits, ce héros. J'ai toujours eu un problème avec lui et c'est carrément physique. Sa tête me dérange. En plus, il a gâché la saison 3 de Dexter et c'est impardonnable. Cela dit, je suis capable de reconnaître que c'est un bon acteur et dans ce pilote, même s'il en fait trop, il ne se ridiculise pas. En revanche, son personnage, Cyrus Garza, est tout ce qu'il y a de plus antipathique. Je soupçonne les scénaristes d'avoir voulu lui donner des airs de Dr. House, sans y parvenir ou sans oser aller jusqu'au bout. Il n'est donc ni impressionnant, ni amusant, ni inquiétant. Il n'est pas. Il n'existe pas. Il n'y a d'ailleurs rien de réaliste en lui. Le contexte de son départ de la Cour Suprême est absurde, baclé, facile. Les menaces auxquelles il s'expose sont désincarnées et exagérées. Je suis sans doute naïf mais je ne pense pas qu'un tel choix puisse faire l'objet de tant de controverse dans la réalité. De toute façon, dans la vraie vie, ça n'arriverait même pas tout cette histoire ! Un juge de la Cour Suprême ne redeviendrait pas simple avocat. Et on en vient logiquement à un autre gros problème de la série, sans doute le pire : les bons sentiments qui traversent tout le pilote. L'affaire du jour en elle-même est cousue de fil blanc et se termine exactement comme on s'y attendait. Et puis les phrases toutes faites qui émaillent les dialogues sont à gerber. La résolution de l'affaire est totalement ridicule (une sombre affaire de lunettes oubliées sur le lieu du crime). Tout ce qui a un tant soit peu d'intérêt réside dans les personnages secondaires et leurs intéractions. Ils n'ont rien de particulièrement intéressants individuellement mais ensemble, il se passe quelque chose. Petite préfèrence pour Lucinda, qui rappelle vaguement une certaine Kalinda... sans la classe.

Outlaw a réussi son lancement sur NBC, grâce à un lead-in de choix (la finale d'America's Got Talent). Elle devra ensuite faire ses preuves le vendredi soir dans une case sinistrée. Autant dire qu'elle a très peu de chances de survivre, surtout que les critiques américaines ont été extrêmement féroces à son égard et à juste titre. Je ne donne pas cher de sa peau et je crois que personne ne la regrettera de toute façon...

What Else ?

Une bande-annonce qui donnerait presque envie en s'axant sur l'aspect "fun" de la série, qui se résume en ces quelques scènes en réalité.