22 avril 2011

Tueurs En Séries [Episode du 22 Avril]

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Au programme cette semaine : John Noble et Jasika Nicole de Fringe en direct de la SciFi Convention, les premières images de Luck avec Dustin Hoffman, des nouvelles de Breaking Bad et de The Glades, la mort de la franchise Stargate, le retour de Burn Notice...


15 mars 2011

Fringe [3x 16]

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Os // 3 8oo ooo tlsp.

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   Ai-je aimé cet épisode ? Non. Etait-il mauvais ? Non. Il était simplement plus classique que jamais, avec une mécanique trop bien rodée et trop peu de surprises en cours de route. L’affaire de la semaine – des voleurs qui défient la loi de la gravité – m’a franchement ennuyé pour toutes ces raisons. L’investigation scientifique parallèle de Walter n’a fait qu’alourdir le propos, là où il l’allège habituellement. Ca manquait d’humour. Et puis j’en ai un peu marre que tout se rapporte toujours, le concernant, à la perte de Peter et les conséquences que cela a eu sur lui et surtout sur l’univers dans son ensemble. Je sais bien que c’est au centre même de l’histoire de la série aujourd’hui mais il y a peut-être des manières plus subtiles de l’évoquer. On peut aussi de temps en temps parler d’autre chose, non ? Une parenthèse ne ferait pas de mal à ce stade, alors que le final approche à grand pas. Une pause avant la dernière ligne droite… Heureusement, la toute première scène de l’épisode était super fun, en présence de Jorge Garcia s’il vous plait. Un clin d’œil qui fait plaisir.

 

    L’élément le plus intéressant de l’enquête réside dans les deux dynamiques Peter/Olivia et Walter/Nina. La première ne me perturbe plus. Je la trouve même super mignonne et on n’a jamais vu notre Olivia aussi rayonnante. Je crois qu’il faut en profiter, ça ne durera pas pour toutes les raisons que l’on imagine... La seconde est plus étonnante, car sous-jacente depuis le début de la série mais rarement exploitée. Le moment est peut-être venu. Il n’y a pas que du profond respect et de l’admiration entre eux. Il y a au moins une amitié très forte. Et de l’amour ? La nouvelle obsession de Walter, qui veut réveiller l’esprit de William Bell, me laisse quelque peu circonspect. Encore plus le cliffhanger lorsqu’Anna Torv se lance dans une imitation de Leonard Nimoy, assez réussie mais ridicule dans l’intention. Les scénaristes ne sont j’espère pas en train de sauter le requin…

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// Bilan // Je crois qu’on est tombé sur un « os ». Banal, ennuyeux parfois, cet épisode de Fringe aurait été correct en saison 1. En saison 3, il est plus difficile à digérer. La série a pris une trop grande ampleur pour se contenter de si peu.

22 février 2011

Fringe [3x 12 & 3x 13]

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Concentrate And Ask Again // Immortality

3 7oo ooo tlsp. // 4 1oo ooo tlsp.

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 Lorsque Fringe se mue en soap-opera, c’est toutes mes croyances qui sont bouleversées. Cette série fantastique, dans tous les sens du terme, serait-elle encore plus riche que prévu ? Je déplorais, lors des épisodes se déroulant dans le Monde Parallèle, que la plupart des personnages manquaient d’épaisseur, à l’exception de FauxLivia et de Broyles sur le tard. Le tir est rectifié grâce à l’épisode Immortality qui nous prend par surprise en ayant lieu Over There, alors que l’on croyait s’en être éloigné pour quelques temps, et qui invente une nouvelle dynamique au sein de la Fringe Division tandis que Broyle est porté disparu (mais mort à notre connaissance). Ainsi, l’agent Lee assure l’intérim et se la joue plutôt cool, ce qui apporte un peu d’humour à une série qui en manque parfois dès que l’on s’éloigne des facéties de Walter. Sa complicité avec FauxLivia est parfaitement exploitée. Charlie est également dans les parages, et on le retrouve avec plaisir, mais, à l’exception d’une scène avec une scientifique charmante et farfelue, il se contente d’enquêter. Efficacement, certes. On attend toujours un peu plus de lui, d’autant qu’avant sa mort dans notre Monde, les scénaristes commençaient à explorer son intimité. Mais c’est celle de FauxLivia qui est plus que jamais mise en avant.

 

 Alors que l’on scrute le moindre changement dans l’attitude de la jeune femme depuis son retour parmi les siens, c’est une révélation étonnante qui vient tout emporter : elle est enceinte ! Et pas de son petit-ami, Frank, qui bénéficie lui aussi pour l’occasion d’un portrait approfondi, mais de… Peter. Forcément. L’idée est excellente et se marie parfaitement avec l’ensemble des éléments développés depuis le début de la saison. Et pout ne rien gâcher, Walternate montre à cette occasion un peu d’humanité. L’idée d’avoir un petit-fils le réjouit et le motive plus que jamais à faire revenir Peter près de lui, près de son futur enfant et près d’une FauxLivia sans doute tombée amoureuse lors de son escapade Over Here. Olivia aussi est raide dingue de Peter et le lui fait clairement savoir dans l’épisode Concentrate et Ask Again. Elle n’obtient pas la réponse attendue mais la tendresse que Peter a pour elle se lit dans ses yeux et les mots ne sont pas nécessaires. Cela dit, il est évident aussi qu’il n’a pas oublié FauxLivia. L’heure est donc à la remise en question pour notre héroïne, il va lui falloir clairement se battre pour ne pas le perdre, et ça ne se jouera pas qu’au niveau des sentiments.

 

 Au beau milieu de toutes ces préoccupations d’ordre sentimental, les scénaristes bâclent un peu les enquêtes, à la fois trop classiques et simplifiées à l’extrême pour ne pas prendre trop de temps d’antenne. Celle du premier épisode a un lien fort avec la mythologie de Fringe puisqu’il y est question de Cortexiphan. Mais on n’apprend absolument rien de nouveau à cette occasion et l’ambition fait défaut. Le but avoué est de faire prendre conscience à Olivia de ses erreurs passées en comparant son histoire à celle de ce sujet qui a été exposé au même traitement et aux mêmes souffrances qu’elle pendant son enfance. L’affaire du second épisode est surtout dégueulasse, mais pas particulièrement passionnante. Et encore, il faut avoir une dent contre les insectes. Ce qui n’est pas vraiment mon cas.

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// Bilan // Les enquêtes, faibles comme rarement, sont rattrapées par les relations entre les personnages principaux, toujours plus complexes et plus profondes. Fringe poursuit son évolution générale en oubliant par moment sa formule de base, qui a pourtant participé à son succès.

12 octobre 2010

Fringe [3x 02 & 3x 03]

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The Box // The Plateau

5 24o ooo tlsp. // 5 19o ooo tlsp.

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    Je dois avouer que, malgré une absence totale d'ennui, j'ai trouvé cet épisode -The Box- de Fringe un peu mal écrit. Juste un peu. Un exemple tout bête : le métro qui manque de faucher Olivia et Peter. C'était un rebondissement totalement inutile et pas crédible du tout. La ligne est censée être coupée. On ne cherche même pas à nous expliquer ce qui s'est passé et je comprends bien pourquoi : on s'en fout. Oui alors dans ce cas-là il ne fallait même pas le faire !  Mais je vous accorde que ça relève du détail. Le truc qui me dérange aussi, c'est la relation entre Olivianate et Peter. J'ai bien cru qu'ils allaient "le" faire. Là, comme ça, sur le canapé, à deux pas d'un cadavre. Je veux dire : on ne fait pas l'amour dans Fringe ! On ne le dit pas et on ne le montre surtout pas. Je veux bien que les deux se rapprochent mais point trop n'en faut ! Autant j'accepte avec grand bonheur le coté badass de Olivianate, autant je ne peux pas supporter son coté chaudasse. En plus, ça fait passer Olivia, la vraie, pour une grosse frigide et, même si je reconnais qu'elle n'est pas hyper fun, ce n'est pas non plus une nonne ! Rappelez-vous du pilote et de ses scènes in bed with John Scott. Ensuite, et désolé de rester dans le négatif : l'intrigue du jour n'était quand même pas terrible. Elle a l'avantage d'être mythologique mais j'ai quand même l'impression d'un développement hyper compliqué pour en arriver à quelque chose d'assez simple et qui n'est en plus pas particulièrement excitant. Un peu marre des scènes avec la machine à écrire venue d'ailleurs. Ca a fait son effet une fois voire deux, pas dix ! Petite déception aussi sur la lecture du testament de William Bell. Ca manquait un peu d'émotion à mon goût. Avec tout ça, j'ai oublié de vous dire ce que j'ai aimé... Ben rien de précis en fait. C'est juste que c'est Fringe et que c'est quand même vachement bien !

   Pas de chance: le second épisode qui se passe dans le monde alternatif ne m'a pas plus convaincu. Là encore, j'ai passé un bon moment, sans m'ennuyer une seconde, et je n'ai pas relevé d'éléments particulièrement dérangeants dans l'enquête du jour, mais c'était quand même un peu plan plan. Olivia qui se souvient petit à petit, ce n'est pas particulièrement fascinant. On est juste rassuré que ça arrive bien que ce soit un peu tôt. Les petits détails d'Over There sont bien trouvés, j'adore ça. Et l'affaire nous a offert quelques scènes impressionnantes et super bien réalisées. Quel millimétrage ! Mais les versions alternatives de nos chers personnages -Olivia mise à part- se révélent un peu décevantes. Ou en tous cas on ne les a pas assez soignés. La plupart ne sont pas si différents, je pense à Charlie Francis surtout. Broyles reste Broyles. Astrid est devenue un robot. Dommage, je pensais qu'elle prendrait enfin un rôle plus important. Enfin il n'est pas encore trop tard... Et puis Lee, le petit nouveau, ne me fait pas beaucoup d'effet. A la limite, celui que je préfère c'est le copain d'Olivianate mais juste parce qu'il est nice et good-looking. Ce qui n'est donc pas une raison suffisante. Il a un air de Nathan Fillion qui me perturbe soit dit en passant. Enfin voilà, c'était pas mal mais pas du grand Fringe. C'est d'autant plus regrettable qu'il y a matière à faire du grand Fringe !

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// Bilan // Peut-être que j'attendais plus de renouveau de la part de Fringe en ce début de saison. Elle est un peu différente mais pas passez à mon goût et pas forcément dans le bon sens...

14 mai 2010

Fringe [2x 21]

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Northwest Passage // 5 82o ooo tlsp.

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   Dieu que cet épisode de Fringe était bon ! Tout comme le 12ème épisode de la saison 2, Johari Window, il nous plonge au coeur d'une petite communauté de l'Amérique profonde, cette fois bouleversée par le meurtre d'une jeune fille, puis de deux. Mais là où ça se complique, sinon on serait dans une simple et vulgaire série policière, c'est qu'une partie de leur cervelle a été retirée. Que contient-elle ? Des informations sur Peter car Peter est tout l'objet de cet épisode. Il est à la fois recherché par Walter et Olivia, mais de manière modérée disons, mais surtout par Newton. Enfin... Par son propre père. Le vrai. Mr Secretary. Walternate comme on dit désormais ! Ce twist n'est pas une si énorme surprise que cela puisque l'on s'en doutait depuis deux épisodes mais il fait tout de même son petit effet, notamment grâce à la mise en scène et un John Noble toujours excellent dans la moindre seconde de son jeu. Mais, l'intérêt de l'épisode, et ce qu'il fait qu'il est si bon, ne réside pas tant dans la révélation finale mais dans tout son déroulement. Rien que le fait de ne voir quasiment que Peter parmi les personnages réguliers est une grande idée. Comment mieux traiter sa fuite qu'en nous la faisant partiellement partager ?

   Je crois que Peter ne nous a jamais été présenté de manière aussi directe. Il a toujours été un personnage très secret, qui cache ses émotions autant qu'il peut. Un peu comme Olivia au début d'ailleurs. Cet épisode et la révélation sur sa vraie nature font basculer tout ça. Il reste pudique mais il se confie davantage, et en l'occurence à Mathis, la shérif qu'il accompagne dans son enquête. Le duo fonctionne super bien et donne un très bon rythme à l'enquête. Un bon mélange d'action et d'émotion puisque Mathis a évidemment un background intéressant qui sert de caisse de résonance aux maux de Peter. L'atmosphère de la ville m'a fait inéluctablement penser à celle de X-Files dans certains épisodes, et à celle de Twin Peaks aussi toutes proportions gardées. La réalisation était brillante, comme d'habitude. Les quelques passages consacrés à Walter étaient forts en émotion, notamment quand il péte un plomb dans le supermarché. Et j'ai beaucoup aimé le rôle d'Astrid. Elle prend la relève de Peter en attendant son retour. Rien d'étonnant ni rien mais c'était juste émouvant.   

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// Bilan // Un pré-final sans la moindre fausse note.

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05 mai 2010

Fringe [2x 19 & 20]

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The Man From The Other Side // Brown Betty

5 84o ooo tlsp. // 5 55o ooo tlsp.

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  "The Man From The Other Side", c'est un épisode mythologique de Fringe qui se distingue par une structure inhabituelle où il n'y a pas vraiment "d'enquête du jour" mais qui se concentre sur un thème un peu oublié et qui avait pourtant ouvert la saison avec la mort choquante de Charlie Francis : les shape-shifters. L'action est au rendez-vous avec le retour de Newton dont les agissements et les motivations, malgré les explications de Walter, restent relativement flous. Il veut transporter quelque chose d'un univers au nôtre mais quoi ? On ne le saura pas vraiment. On saura comment par contre et c'est assez fascinant de le voir à l'oeuvre. La scène sur le pont vers la fin de l'épisode était assez géniale en termes de tension et de réalisation. Cela dit, on s'est bien moqué de nous en ne nous montrant quasiment rien. Le mystère reste entier. Ca fait partie du jeu. Et si c'est énervant, c'est aussi ce qui nous donne envie de revenir semaines après semaines alors... L'événement le plus important de l'épisode reste la révélation tant attendue à Peter de sa vraie nature. Sauf que ça ne se passe pas du tout comme prévu ! Walter était sur le point de lui dire la vérité mais Peter a tout compris avant. Et maintenant il lui en veut, il a même fuit. Réaction relativement logique mais pénible. On savait bien qu'il faudrait passer par là. La peine de Walter est immense et on ne peut que compatir. Impossible de choisir un clan. Inutile d'ailleurs. Combien de temps va durer cette brouille ? Pas trop longtemps j'espère...

   Brown Betty est un épisode encore plus inhabituel que le précédent. Il est une parenthèse poétique que j'ai trouvé sublime mais qui manquait malheureusement de rythme. Il y avait des passages ennuyeux même si j'adhère totalement à l'entreprise. Ca m'a fait penser à cette poignée d'épisodes d'X-Files absolument géniaux qui mettaient en scène Mulder et Scully dans des lieux et des situations improbables. Je n'ai plus tous les titres en tête mais le plus réussi est évidemment "Prométhée Most-Moderne". Un chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvres. Si vous ne l'avez jamais vu, même sans avoir suivi l'ensemble de la série : jetez-vous dessus ! Pour en revenir à nos moutons, l'idée d'un épisode façon film noir était géniale, bien que pas si originale que ça, mais la cerise sur le gâteau était les passages chantés. Je les ai trouvés très réussis car ils étaient discrets, souvent même sans musique. Inutile de sortir l'artillerie lourde avec grosses caisses et chorégraphies. Fringe a fait sa comédie musicale à sa façon. Le plus joli moment était les quelques paroles sussurées par Anna Torv à Joshua Jackson. Très tendre. Au final, l'histoire racontée par Walter à la petite nièce d'Olivia n'était qu'un prétexte pour revenir sur sa culpabilité et sa douleur, une façon d'exorciser. La conclusion est optimiste mais pas niaise du tout. Juste enfantine. Bon et puis il y a The Observer de retour en guise de cliffhanger. Ca c'est cool !    

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// Bilan // La fin de la saison de Fringe approche et c'est vers des directions inattendues que les scénaristes de la série nous ont amenés. Ils s'en sont sortis avec brio en prenant quelques risques. La grande histoire n'a pas beaucoup avancé mais ces digressions valaient le détour !

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26 janvier 2010

Fringe [2x 13]

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What Lies Below // 6 9oo ooo tlsp.

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   Bien que très divertissant, cet épisode de Fringe souffre d'un mal qui me ronge depuis toujours : je ne supporte pas les formula shows (avec intrigues bouclées donc) et c'est tout ce que la série est capable d'offrir depuis plusieurs semaines. J'en ai marre. Overdose. Ca commence toujours de la même façon, avec un mec bizarre à qui il arrive une "transformation". Ici, il se décompose et "crache" du sang contaminé. On est loin des scènes d'ouverture impressionnantes de la saison dernière, réduction budgétaire oblige. Je me demande quand même si les scénaristes ne manquent pas de nouvelles idées aussi. Puis enquête classique menée par Olivia d'un coté et par Walter et Astrid de l'autre pour l'aspect scientifique. Les 15 premières minutes de cet épisode n'étaient pas particulièrement palpitantes. A un moment donné, Peter se retrouve pris au piège, ici il est contaminé par le virus rampant. A partir de là, on se sent déjà plus concerné même si on se doute bien que Peter s'en sortira quoi qu'il arrive. Walter montre quelques signes de grande émotion. On est touché mais de ça aussi on se lasse un peu. Puis Walter trouve la solution, presque par hasard et tout le monde est sauvé, la vie peut continuer ! Le pire, c'est que je ne force même pas le trait. C'est vraiment ça et c'est décevant.

   Et puis alors le pire du pire je crois, le truc qui m'a le plus énervé, ce sont les nouvelles allusions de Walter au sujet de la mort de Peter. On nous en remet une couche chaque semaine mais on ne nous apprend jamais rien de plus ! La petite différence ici, c'est qu'il met la puce à l'oreille à Astrid mais de là à ce qu'elle comprenne tout ce qui se trame, la fin de la saison sera déjà arrivée. Quant à Olivia, son évolution est au point mort depuis un bon bout de temps maintenant. Elle évoque ici sa soeur, qui a complètement disparu de la circulation. Une autre qui a disparu, c'est l'agent Jessup. On l'a vue pendant deux épisodes et depuis plus rien. L'histoire des Observers n'avance plus depuis l'épisode magistral qui leur a été consacré. Et Nina Sharp, disparue aussi ! Mais que se passe-t-il ?

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// Bilan // Fringe semble dépourvue de toute ambition depuis plusieurs épisodes. Les loners se suivent et se ressemblent. On ne s'ennuie pas car l'efficacité est au toujours au rendez-vous mais la flamme s'éteint peu à peu. Il est temps de la rallumer pour de bon !

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19 janvier 2010

Fringe [2x 12]

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Johari Window // 6 6oo ooo tlsp.

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   Après l'épisode "perdu" de la saison 1, nous revoici en plein coeur de la saison 2 de Fringe avec un stand-alone qui aurait pu être banal, ennuyeux, mais qui était au contraire un des meilleurs de la série. Il n'était pas forcément très impressionnant visuellement et un plus grand effort de réalisation aurait pu être fait, mais l'intrigue était bonne, surprenante et rythmée. Ca partait pourtant assez mal : "encore une histoire de monstre" ai-je soupiré au bout des trois premières minutes. Elle valait pourtant bien mieux que ça et on ne peut la résumer ainsi. Pour tout dire, j'ai vraiment eu l'impression de regarder un épisode de X-Files. Pas parce qu'il s'agissait d'un plagiat, juste parce que l'atmosphère était la même : petite ville perdue peuplée de gens étranges, bois sombres et douteux, brouillard épais... On était en terrain connu mais Fringe se différencie grâce à ses résolutions scientifiques et grâce à la personnalité de Walter, sans aucun équivalent dans le monde de Mulder et Scully. Je pensais que cette saison serait pour Joshua Jackson mais pour le moment, c'est John Noble qui tire nettement son épingle du jeu. Les étrangetés de Walter étaient encore assez géniales d'autant qu'elles ont eu cette fois une importance capitale. S'il n'avait pas eu cette chanson en tête et s'il n'avait pas ramené à Astrid un papillon, il n'aurait jamais pu régler cette affaire ! Parfois, les signes étaient trop appuyés (ou alors on s'habitue) mais je crois qu'il était impossible de deviner avant la fin la résolution de l'intrigue. Pour ma part en tous cas, j'étais loin du compte !

   Olivia a fait son boulot tranquillement, sans débordement. On ne peut pas dire que l'agent du FBI brille par ses découvertes en ce moment mais elle est efficace. Peter a été d'une grande aide et j'ai bien aimé la partie "action" lors de l'accident de voiture orchestré. On peut dire maintenant qu'ils forment un duo soudé, complèmentaire et équilibré. Je comprends tout à fait que les scénaristes aient choisi de se débarrasser de Charlie Francis. Il était devenu trop encombrant. Tout cela permet aussi à Astrid de prendre de plus en plus de place et c'est une très bonne chose puisque son duo avec Walter fonctionne à merveille ! Et je ne me lasse toujours pas de la blague "Astérix". Les derniers mots de Walter à Peter sont intéressants : "I'm glad you choose to see me the way you do. Very glad, indeed." Il fait sans doute référence au secret qu'il cache à son fils et qu'il serait grand temps de dévoiler ! On peut aussi imaginer que son rôle dans cette affaire ait été plus important qu'il a bien voulu le dire. L'ami-scientifique dont il parle doit vraiment exister et ça ne m'étonnerait qu'à moitié qu'on en ré-entende parler plus tard...   

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// Bilan // Moi qui ne suis pas du tout friand des séries composées quasi-exclusivement de stand-alones, je dois dire que Fringe est la seule qui réussit à me scotcher à mon canapé à presqu'à tous les coups. Cet épisode était exemplaire puisqu'il avait tout ce qu'il faut : de l'humour, de l'action, des rebondissements surprenants et de l'émotion.

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14 janvier 2010

Fringe [2x 11]

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Unearthed // 7 72o ooo tlsp.

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   On se plaint souvent et à juste titre des diffusions anarchiques de TF1 (et de d'autres chaînes) des épisodes des séries américaines non-feuilletonnantes. Le dernier cas étant celui de The Mentalist, diffusée dans le désordre le plus complet. Ce que l'on sait moins, c'est que ça arrive même aux américains de faire quelques mélanges parfois. Je pense par exemple à la première saison de la série Eurêka qui était diffusée n'importe comment sur SyFy et pour le coup, cela avait un vrai impact sur la compréhension des intrigues. Dans le cas de cet épisode de Fringe, ce n'est globalement pas très gênant. Pour la petite histoire, la FOX avait gardé un épisode de la saison 1 dans ses placards pour des questions de place sur sa grille et elle a décidé de le sortir enfin six mois plus tard, profitant d'un trou à remplir. Il faut donc le prendre pour ce qu'il est : une sorte de bonus qui n'a aucun impact ni sur la saison 1 ni sur la saison 2. Je l'ai regardé comme un épisode de Bones ou des Experts : sans rien en attendre.

   La seule chose incohérente, c'est la présence de Charlie (Kirk Acevedo), mort plus tôt dans la saison 2. Je me mets à la place du téléspectateur qui n'est pas au courant du statut de cet épisode : je me pose mille questions idiotes croyant que je suis en train de passer à coté d'un truc énorme ! En réalité, comme dans la plupart des épisodes de la saison 1, Charlie est très accessoire. Il apparaît deux fois, échange quelques mots avec Olivia et emballé c'est pesé ! C'est un personnage que j'aime bien (surtout grâce à l'acteur) mais il faut reconnaître qu'il n'a jamais été d'une grande utilité et qu'il ne manque pas du tout à la série. Bref, je retarde l'échéance mais il faut bien que je vous parle de l'intrigue de l'épisode en elle-même. Je ne sais pas tellement quoi dire en fait. C'est une enquête très classique, qui se laisse regarder facilement mais qui n'est pas particulièrement palpitante et/ou impressionnante. Certains passages sont ridicules, notamment la première fois où le Russe s'empare du corps de la jeune fille. Ce n'est pas la prestation de l'actrice que je remets en cause mais la situation. Et puis l'énième recours aux électrodes pour faire avancer l'histoire, c'est vraiment trop facile. Afin d'ajouter un petit quelque chose à l'ensemble, le thème de la foi est abordé. C'est un peu maladroit, le message n'est pas très clair. On s'en serait presque passé. Et puis le tout manque terriblement d'humour.

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// Bilan // Vraiment pas indispensable, cet épisode de Fringe figure parmi les plus faibles de la série. Comme le niveau est relativement élevé de manière générale, il se laisse regarder sans déplaisir.

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13 décembre 2009

Fringe [2x 10]

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Grey Matters // 6 32o ooo tlps.

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   Si le début de la saison était un peu décevant à cause d'un manque d'éléments mythologiques, depuis l'épisode des Observers, on nous gâte ! J'ai beaucoup aimé cet épisode qui mettait une fois de plus très en avant Walter mais Peter et Olivia n'ont pas été mis de coté pour autant. Au-delà même de leur enquête, Broyles a bien rappelé à Olivia qu'elle avait une place primordiale dans toute cette affaire et le fait que Peter vienne de the other side of the world le rend automatiquement très important aussi. Puis on sent qu'il est de plus en plus proche de la vérité. Il va certainement découvrir avant la fin de la saison d'où il vient. Et ça va faire mal... Je me demande quand même si Walter sera présent jusqu'au bout de la série (dans l'optique où elle durerait encore longtemps). Je ne sais pas, je l'adore mais je me dis qu'à un moment donné, Olivia et Peter auront certainement besoin de le laisser derrière eux pour "accomplir leur destin". En attendant, il est là : toujours aussi émouvant et toujours aussi flippant !

   On ne peut pas dire qu'au bout du compte, on ait appris tant de choses dans cet épisode mais on a quand même un peu avancé. Mais certains pans de l'intrigue sont même encore plus flous qu'avant. A la manière de Nina Sharp dont on ne sait jamais si elle est bonne ou méchante, William Bell reste une énigme qu'il me tarde de résoudre. Toute cette opération visant à comprendre comment Walter a pu fabriquer une porte permettant de passer d'un monde à l'autre était orchestrée par lui et il est fort possible qu'il ait atteint son but à la vue de la dernière scène. Le fameux Dr Paris (cet alias a-t-il une importance d'ailleurs ?), c'était lui. On apprend également que l'autre monde a un petit coté apocalyptique qui est loin de me déplaire. Les plantes n'y poussent plus ! Intéressant... Là où je suis un peu perdu, c'est qu'il y a bien quelqu'un quelque part qui sait comment passer d'un univers à un autre puisqu'Olivia a été envoyée là-bas. Mais qui ? En tous cas, gardons à l'esprit que le chiffre "28" et les chiffres en général ont une importance pour la "porte", si l'on en croit les patients qui se sont vus implanter un bout du cerveau de Walter momentanément. D'ailleurs, ce système est assez dégueulasse quand on y pense mais ça paraît malgré tout crébible. Ca c'est une force de la série : réussir à nous faire croire en ce qui semble pourtant impossible. 

   Beaucoup de moments d'émotion ont émaillé le récit, notamment la culpabilité de Peter quant à ne pas avoir rendu visite à son père lorsqu'il était en hôpital psychiatrique. Mais également le passage où le vrai Walter, celui qui a tous ses esprits, refait surface. L'émotion de revoir des images de Peter enfant et bien-sûr le moment terrible où on lui montre son cercueil...

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// Bilan // Un épisode brillant dans lequel Fringe montre le potentiel incroyable de sa mythologie, trop souvent laissée de coté.

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