03 août 2010

[Saison 2010/2011 - Drama] 10- Luck (+ The Miraculous Year)

HBO

What About ?

Luck - Un regard provocateur sur le monde de la course hippique à travers les yeux de divers protagonistes qu'ils soient parieurs, coureurs, organisateurs... et arnaqueurs !

The Miraculous Year - L'histoire d'une famille new-yorkaise, vue à travers l'objectif d'un compositeur de Broadway, aussi charismatique qu'auto-destructeur, qui monte sa nouvelle comédie-musicale dans la douleur...

Why ?

Après quelques années de flottement, HBO est bien décidée à reprendre le leadership sur le câble avec tout un tas de nouvelles séries extrêmement prometteuses. Pour cela, elle a attiré les faveurs des plus grands noms du cinéma, à commencer par celui de Martin Scorsese. Boardwalk Empire, sa première série avec Michael Pitt et Steve Buscemi, débarquera le 19 Septembre sur la chaîne et vous ne la retrouverez pas dans le classement. Pour la simple et bonne raison que je ne suis pas fan de l'univers de Scorsese et je le dis sans honte. Je ne trouve pas que ses films soient mauvais, ils ne me parlent pas, c'est tout. Gangs of New York et Les Infiltrés m'ont ennuyés comme rarement je me suis ennuyé au cinéma. Je m'attends donc à ce qu'il en soit de même pour Boardwalk Empire. Je la testerais, bien évidemment. Mais j'ai peu d'espoir.

Je suis beaucoup plus optimiste au sujet de Luck, que l'on doit à David Milch pour l'écriture. Il a travaillé pour quelques séries cultes comme Hill Street Blues et New York Police Blues, et il a créé Deadwood et plus récémment le flop John From Cincinnati. Pour tomber dans le jeu de mots bas de gamme : espérons qu'il ait plus de chance cette fois ! Mais avec un réalisateur comme Michael Mann pour le pilote et un casting qui comprend rien de moins que Dustin Hoffman et Nick Nolte, on peut dire que c'est bien parti. C'est vrai que l'univers de la course hippique ne m'attire pas plus que ça a priori mais il n'a jamais été exploré en série, et assez peu au cinéma également. Tout est donc possible et c'est très exaltant !

Le cas de The Miraculous Year est un peu différent puisqu'il ne s'agit que d'un pilote pour le moment, actuellement en tournage. Tout porte à croire que la série sera commandée mais je préfère me méfier. Avec tous les projets qu'a HBO en ce moment, il y en a forcément qui ne verront pas le jour et pas forcément ceux que l'on croit... Toujours est-il qu'avec une réalisatrice comme Kathryn Bigelow aux commandes, tout juste oscarisée, et John Logan à l'écriture (scénariste de The Aviator et Gladiator), si The Miraculous Year ne devient pas une série, je ne réponds plus de rien ! Coté casting, c'est tout simplement du caviar : Hope Davis, Linus Roache, Franck Langella, l'excellente Patti LuPone, ce cher Lee Pace qui nous manque et une jeune première qui a de l'avenir : Susan Sarandon ! De plus, compte-tenu de l'univers (Broadway), on devrait avoir droit à de bons passages musicaux et à des personnages homosexuels à foison ! Mine de rien, si les gays ont envahi tout un tas de séries (et c'est bien normal), plus aucune ne leur est véritablement dédiée depuis Queer As Folk.    

Why Not ?

Il n'y a sincèrement rien qui puisse faire douter de la qualité des deux projets. Cela dit, HBO ne fait-elle pas une erreur en voulant recréer le cinéma à la télévision ? Le débat est ouvert...


02 août 2010

Hung [2x 04]

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"Sing It Again, Ray" Or "Home Plate" // 2 35o ooo tlsp.

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   Voilà un épisode qui m'a fait beaucoup rire à de nombreuses reprises. On était loin de l'émotion de la semaine dernière, mais ça me va aussi. La scène où Ron péte un plomb au petit-déjeuner sous les yeux éberlués de sa belle-mère était anthologique ! Il voulait juste sa "fucking" omelette quoi. Depuis le départ, ce personnage n'a pas grand intérêt mais s'il pouvait avoir ce genre d'accès de rage de temps en temps, son utilité serait prouvée (et approuvée). Son désir d'enfant et le quiproquo qui s'en suit m'ont amusés. Ca pourrait vraiment être facile et bas de gamme si ce n'était pas aussi bien écrit et s'il n'y avait pas une cohérence d'ensemble. Pendant ce temps-là, on commence à comprendre que Lenore a pris un pouvoir énorme dans les vies de Jessica, Tanya et Ray. Elle connaît leurs secrets et peut les faire chanter ou les manipuler à sa guise, si elle le souhaite. Nulle doute qu'elle s'en servira en temps voulu ! J'aimerais assez que Jessica découvre la nouvelle activité de son ex-mari avant la fin de la saison quand même. Il ne faudrait pas que ça devienne une finalité, le fait qu'elle le découvre. Ce n'est pas si important. Pour revenir sur les moments marrants de l'épisode, grand oui à la scène de cul très originale où la cliente de Ray lui demande de la prendre par derrière (jusque là, tout va bien) en lui chantant "Happy Birthday To You" ad lib. Du grand n'importe quoi qui m'a fait penser aux délires passés de Sex & The City. Samantha aurait pu nous faire ce coup-là ! Ca fait forcément mieux passer l'idée de vieillir...

   La personnalité de Damon continue d'être explorée et on entame un rapprochement encore plus poussé entre Tanya et lui. Je pense vraiment que ça va se finir au lit. Peut-être dès le prochain épisode d'ailleurs ! On ne l'a pas vue le raccompagner ! Non mais plus sérieusement, ces deux-là étaient fait, si ce n'est pour être ensemble, en tous cas pour se rencontrer. Ils sont tous les deux laids, bizarres et paumés. Il y a forcément quelque chose à faire de leurs détresses respectives. Le poème très fleuri de Tanya, intitulé "Phallus", m'a bien fait rire. C'était totalement ridicule dans le fond mais touchant au final. Comme toujours quand elle entreprend quelque chose. C'est la même chose quand elle essaye de rattraper un papier sur un tapis roulant. Forcément, ça dérape... Bref, "I Can't Be Fucked 'Cos I'm Already Fucked", yeah !

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// Bilan // Hung prend parfois des airs de Sex & The City mais avec des moches, mal fringués et qui n'habitent pas New York. Ca me plait, en fait. Voilà ce qu'il reste quand on enlève les paillettes.

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24 juillet 2010

Hung [2x 03]

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"Mind Bullets" or "Bang Bang Bang Bang Motherfucker" // 2 53o ooo tlsp.

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   J'aurai pu n'accorder que deux étoiles à cet épisode dans le sens où il ne fait rien avancer du tout et faire autant de surplace quand on a que 26 minutes à occuper dix fois par an, c'est moyennement recevable. Mais l'étoile finalement gagnée vient du fait que Hung prend le temps d'approfondir les choses et particulièrement dans cet épisode où tout est dans les dialogues, finement écrits et pensés. Je pense en particulier à la séance de cinéma avec Ray, Tanya, Darby et Damon qui était très riche et assez émouvante sans en faire des caisses. C'est une émotion toute simple et furtive qui s'échappe d'un mot ou d'un regard. "I'm not going to climb into any box, and I'm not going to climb out of any box. If there even is a box, someone else put it there. Not me." J'adore cette phrase de Damon un peu naïve mais tellement vraie ! Je suis parfaitement d'accord avec lui. Si Darby et Damon ont une utilité, c'est bien celle de dire des choses censées et intelligentes de temps en temps, et c'est aussi ce qui les différencie de leurs parents, moins réfléchis, qui vivent (trop) dans l'instant. On se retrouve avec un schéma classique mais réaliste où les enfants tentent de ne pas comettre les erreurs de leurs parents mais en faisant cela, en voulant sans cesse se démarquer, font leurs propres erreurs. Le cycle de la vie ! Bla bla bla. Le passage où Darby parle à son père de leur physique à elle et son frère est très libérateur, comme si on s'attardait enfin sur l'éléphant qui est dans la pièce depuis le début ! Notons enfin cette phrase limite choquante si les scénaristes mettent leur promesse à exécution : "If you weren't my sister, I'd try to get to third base with you. But what the hell, I still might !" Je ne sais pas si Hung est la meilleure série pour traiter d'un thème aussi tabou que l'inceste mais ce serait osé, je suis toujours pour.

   La guerre Tanya/Lenore se poursuit et de manière plutôt inspirée cette semaine puisque Tanya ne se laisse pas faire mais nous fait rire tout en se ridiculisant une fois de plus ! Rien de super original, j'en conviens, mais c'était très drôle. La scène de cul entre Ray et la patronne de Tanya était excellente. Hung est capable de ce genre de choses quand elle veut et elle fait bien de ne pas en abuser. Ca lui permet de ne pas tomber dans les travers de... Californication par exemple ! Scène assez inutile par contre entre Tanya et le vrai P.I.M.P. J'attends plus de leur relation.

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// Bilan // "There's a deeper meaning. Look. Try to find it." Le message que passe les scénaristes aux détracteurs de la série est clair, non ?

17 juillet 2010

Hung [2x 02]

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"Tucson Is The Gateway To Dick" Or "This Is Not Sexy" // 2 55o ooo tlsp.

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   Les personnages ! C'est ça le secret de Hung. C'est ce qui fait qu'elle est si attachante et si sympathique. Et je me réjouis de constater que cette saison, comme je l'espérais, les enfants de Ray et Jessica vont être davantage développés. C'est en tous cas la promesse de cet épisode. Jessica découvre que sa fille a des élans revandicateurs : elle fait partie d'un groupe de jeunes filles grosses qui crient à qui veut les entendre qu'elles n'en sont pas moins belles ! C'est amusant dans l'idée mais un peu mensonger. On peut être grosse et belle comme grosse et moche. Et dans le lot, il y avait pas mal de moches. Darby elle-même cache bien sa beauté avec tout ce maquillage et cette couleur de cheveux hideuse. Mais c'est ce qui la rend différente et c'est aussi ce qui l'a lie à son frère, tout aussi repoussant physiquement et pas seulement. J'espère qu'on ira au fond des choses mais c'est un bon début. L'incompréhension de Jessica avait quelque chose de ridicule et de touchant à la fois. Touchante, Tanya l'est aussi grandement et ce depuis le début. Ca partait mal avec un énième conflit entre elle et Lenore et c'est finalement parti sur autre chose, de plus amusant et de plus glorifiant pour elle. Elle a peut-être réussi à convaincre une cliente très réticente... Au grand dam de Lenore bien-sûr. Je suis sûr qu'elles feront un duo complémentaire et efficace, un jour. 

  Des intrigues passionnantes ! C'est ça qui manque à Hung. C'est ce qui fait qu'elle n'est pas addictive et qu'elle ne manque pas particulièrement. Ray est assez en retrait dans cet épisode, très occupé à satisfaire la femme enceinte de l'épisode précédent incarnée par Kathryn Hahn (Preuve à l'appui). Cette petite histoire ne cassait pas des briques mais elle se laissait suivre avec plaisir. J'aime bien quand on insiste sur le coté "bon garçon" de Ray, limite niais. Ca ne colle pas du tout avec son nouveau métier et cette association est intéressante. Il nous a offert quelques scènes amusantes avec sa nympho de voisine qui tenait absolument à lui offrir un matelas, histoire qu'ils puissent baiser dans de meilleurs conditions et qu'il soit aussi plus en forme le moment venu. Ca a permis de conclure l'épisode sur une note douce, légérement poétique. Dans le genre amusant, la mère de Jessica et les réfléxions de Lenore sont essentielles !

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// Bilan // Je suis toujours très étonné de la vitesse à laquelle file les épisodes de Hung. Il se passe beaucoup de petites choses pour tous les personnages et on ne voit pas le temps passer. La série la plus reposante de l'été !

07 juillet 2010

Louie [Pilot et 1x 02]

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Pilot // Poker/Divorce

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   Il y a 4 ans, le comédien américain Louie C.K., friand de stand-up, tentait l'aventure télévisuelle sur HBO avec la sitcom Lucky Louie qui portait un regard réaliste, cynique et amusant sur la vie de couple. A l'époque, la série est passée complètement inaperçue avec des audiences médiocres et n'a donc duré qu'une saison de 13 épisodes. Je m'en souviens très bien. Elle m'a marqué à sa façon. Ca m'avait beaucoup plu et j'avais en même temps trouvé ça creux et vulgaire. J'avais adoré Pamela Adlon qui jouait sa femme et qui est devenue depuis l'une des stars de Californication. Sa prestation à lui ? Correcte, mais je ne comprenais pas son désir de se foutre à poil un épisode sur deux comme une façon de dire "je suis gros, roux et moche mais je me fous à poil si je veux parce que je suis HBO !". C'était plus ridicule qu'autre chose, surtout quand ses co-stars commençaient à se foutre à poil aussi gratuitement, sans que le scénario ne le justifie vraiment. 4 ans plus tard, Louie C.K. s'est assagi. Il a compris qu'il fallait mieux se faire remarquer grâce à de bonnes répliques. C'est peut-être son passage éclair dans la saison 2 de Parks And Recreation qui le lui a appris !

   Louie est une sitcom au format très original puisqu'elle mélange des passages de stand-up dans un comedy club, plus ou moins réussis, à des scènes du quotidien de Louie, truculentes. Seinfeld l'avait déjà fait mais c'était très différent. Puis c'était une autre époque et c'était sur NBC, pas sur FX. Louie C.K. joue son propre rôle, tout en romançant forcément sa réalité. Ou plutôt en la noircissant ? Car s'il s'agit bien d'une comédie, et l'on rit souvent de bon coeur, elle n'oublie pas d'être intelligente. Elle traite avec mélancolie et réalisme de la quarantaine du point de vue d'un homme, de la vie de père célibataire et des déboires de jeune divorcé. Oui, tout ça. Ce ne sont pas des thèmes particulièrement originaux mais le traitement l'est. Dans un New York populaire que l'on voit de moins en moins à la télévision, Louie traîne sa carcasse à la rencontre d'une fille qui voudra bien de lui, en se confiant à son frère, puis à son public. On vire tantôt dans le burlesque, puis dans l'absurde. Son rendez-vous avec une jeune femme ne se passe pas du tout comme prévu, il fait gaffe sur gaffe. En partant d'une situation aussi classique que ça, Louie réussit à nous faire rire tout en nous touchant. Quand il prend le bus scolaire avec ses enfants, ça vire au grand n'importe quoi. Là encore, il amuse et attendrit. Dans le second épisode, les 5 premières minutes sont consacrées à une partie de poker entre amis qui se transforme en vive discussion sur l'homosexualité. Outre les blagues, parfois graveuleuse, il en ressort un témoignage authentique d'hommes hétérosexuels d'une quarantaine d'années qui ont à la fois une fascination et une révulsion pour des pratiques qui ne sont pas les leurs. Ca sonne juste, c'est bien joué. Louie est une jolie réussite, innatendue !

// Bonus // Quelques extraits de la série sous forme de teasers :

         

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01 juillet 2010

Hung [2x 01]

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Just The Tip // 2 45o ooo tlsp.

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   J'aime bien décrire Hung comme une série sobre et simple, avec des personnages simples et des histoires (pas si) simples. En découvrant ce Season Premiere, toute la poésie de la première saison, tout le réalisme et tout l'humour subtile me sont revenus. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à tous ces gens, dont vous faites peut-être partie, qui n'ont pas eu la curiosité de jeter un oeil sur Hung l'été dernier. Sachez qu'il n'est pas trop tard ! Ne vous attendez pas à une série mémorable et addictive. Juste à une "petite" série qui a du coeur. Et du mérite aussi. Avec un pitch de départ pareil, elle aurait pu être tellement vulgaire et facile. Enfin, HBO quoi : on pouvait leur faire confiance sur la marchandise.    

   Je n'ai pas nécessairement trouvé cet épisode de retour époustouflant ou super émouvant mais c'était un plaisir de retrouver les personnages et reprendre l'histoire là où nous l'avions laissée, à peu de choses près. Depuis la séquence de l'hôtel et du rendez-vous raté, Ray n'arrête pas de penser à son ex-femme, Jessica, qu'il a toujours cru heureuse et qui ne l'est visibliment pas ou plus. A-t-il l'intention de la récupérer ? Je ne crois pas. Pas encore. Mais ça viendra. Il veut juste comprendre. J'ignore si partager une partie de bowling est suffisant pour cela mais il a bien raison de tenter le coup. Jessica est d'autant plus présente à son esprit que sa cliente de la semaine est une femme enceinte à qui il peine à donner du plaisir car quand il est avec elle, il ne fait que penser à Jessica, lorsqu'ils étaient ensemble, heureux et qu'elle était enceinte, justement. Les conseils de Tanya, toujours en quête du bon PIMP qui sommeille en elle, vont fonctionner : pense à Jessica quand tu fais l'amour à Claire. Tanya, justement, est bien décidée à s'affirmer face à une Lenore toujours plus efficace (et drôle) et va pour cela à la rencontre d'un vrai PIMP interprété par Lennie James (Jericho, The Prisoner). Passage plutôt amusant, personnage à revoir et à creuser. Et puis, toujours de manière un peu déconnectée du reste, Jessica essaye de parler avec ses enfants et de les comprendre mais ils sont fermés à toute discussion et se comportent toujours aussi bizarrement. J'espère que la saison 2  va nous permettre de mieux les connaître car ils restent une énigme pour tout le monde. Sinon, les passages où Ray joue son rôle de coach de l'équipe de base-ball m'emmerdent royalement. 


     // Bilan // Hung revient en douceur sur un bon épisode qui pose les bases de la nouvelle saison : Ray va tenter de reconquérir sa femme et Tanya va tenter de reconquérir Ray, professionnellement parlant. Si on nous en donne un peu plus que ça, tout devrait bien se passer. 

02 avril 2010

Tueurs En Séries [Episode du 2 Avril 2010]

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Au programme cette semaine : Forest Whitaker nous parle de son personnage dans le spin-off d'Esprits Criminels, Frédéric Diefenthal confirme (ou pas) une suite pour Flics, 24 est annulée et Castle est renouvelée (promo sexy à la clé), un point sur les séries achetées en France (Modern Family, Glee, The Good Wife, Vampire Diaries...) et découverte de Treme...

21 mars 2010

Big Love [4x 09]

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End Of Days (Season Finale) // 1 71o ooo tlsp.

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   Je proclame Big Love Best. Series. Ever. Ce n'est plus une série d'ailleurs, c'est une oeuvre d'art, une leçon de télévision. HBO en a produit des séries incroyables mais aucune, pour moi, n'arrive à la cheville de Big Love. Et je suis heureux qu'elle la préserve malgré des scores d'audiences probablement en-deçà de leurs espérances. Une 5ème saison a d'ores et déjà été commandée et c'est bien pour l'amour de l'art. J'espère qu'elle ne contiendra pas moins de 9 épisodes. Aussi denses soient-ils. C'est trop frustrant et c'est pour cette raison que j'ai tardé à visionner ce Season Finale. Je ne voulais pas quitter les Henrickson. C'est désormais chose faite et ils vont terriblement me manquer. Même Bill, cette ordure de Bill, qui est arrivé à ses fins, comme je l'espérais, mais non sans dommages collatérals. En voulant offrir le meilleur à sa famille, il l'a détruit, comme en témoigne le nouveau générique dont je ne me lasserais jamais. L'ambition de Bill aura été le fil rouge de la saison et offrir à la série une dimension politique était à la fois osé et casse-gueule. Les scénaristes s'en sont sortis avec brio et l'ont ainsi enrichi considérablement. Ils sont allés jusqu'au bout et c'est admirable. Bill est sénateur et Bill a outé sa famille. Autant dire que la saison prochaine s'annonce passionnante. Je ne serais d'ailleurs pas contre le fait que ce soit la dernière, à moins que les scénaristes aient encore d'autres idées géniales. Dans un sens, je suis intiment persuadé que Bill, à la fin, deviendra le nouveau prophéte de Juniper Creek même si cela a été momentanément abandonné.

   L'évolution des sister-wives, et c'est ce qui m'a toujours le plus intéressé dans la série, est impressionnante une fois encore. Et d'ailleurs, elles ont toutes connues leurs moments forts, aucune n'a été lésée. Evidemment, Barb est sans doute celle qui a le plus ému et qui a vécu le plus grand rollercoaster d'émotions. Son avenir s'annonçait très sombre depuis la fin de la saison 3 et ça s'est confirmé. Je ne m'attendais pas une seule seconde à sa trahison et la conclusion de tout ça est terrible : elle ne croit plus en la polygamie. C'est en tous cas ainsi que je l'ai compris. Je ne serais pas étonné qu'elle cherche par tous les moyens à se racheter auprès des Flute la saison prochaine, même si elle n'est responsable de rien, et peut-être tomber dans les bras de Jimmy. J'avoue que j'aimerais beaucoup cela. Bill serait dévasté et ce ne serait que justice. Quant à Nicky, son évolution n'est pas qu'intérieure, elle est aussi physique. C'est un grand bonheur de voir Chloé Sévigny ainsi, si belle, rayonnante. Et Nicky qui cherche par tous les moyens à s'épanouïr en tant que femme malgré tous les dangers et toute la souffrance qui l'entoure. Sa relation avec sa fille, Cara-Lynn, fait d'ailleurs partie des plus belles réussites de la saison parmi celles qui se sont faites discrétement, petit à petit. Il y a les coups d'éclat à coté, qui sont tout aussi intéressants. Margene en a d'ailleurs réalisé quelques-uns car elle ne fait jamais rien dans la demi-mesure. Comme elle le dit, elle n'a pas de limites. Sa relation quasi-incestueuse avec Ben (un grand regret malgré tout cette intrigue tuée dans l'oeuf même si elle a été brillamment orchestrée), et ce mariage-blanc qui l'a lie à Ana et son copain pendant un bon moment. D'ailleurs, leur dernière scène tous les trois est très troublante... 

   On nous l'a fait miroiter toute la saison et je n'ai pas été déçu une seule seconde personnellement : le secret de J.J. nous a été révélé et il est aussi atroche qu'on pouvait l'imaginer, peut-être même plus encore. Un trafic d'ovules qui résulte en presque-incestes multiples (une obsession des scénaristes visiblement et à juste titre puisqu'il s'agit du plus grand tabou de ce monde). Mêlé cette révélation à tous les événements hors-Juniper Creek était un peu risqué, on aurait pu se sentir moins concerné, mais cela a été intelligemment relié à tout le reste. Si Zeljko Ivanek est un putain d'acteur, Mary Kay Place n'a pas déméritée. Adaleen est un personnage fascinant, comme tant d'autres, et peut-être encore plus depuis que Roman est mort. J'ai d'ailleurs apprécié que sur ce coup-ci, Bill ne soit pas le grand héros, le sauveur. Adaleen et Nicky se sont débrouillées toutes seules. J'ai moins compris pourquoi ils ont laissé Adaleen avec le couple démoniaque mais peu importe, elle a réglé leur compte comme il le fallait. Et puis je terminerais en évoquant le retour de Don, qui était primordial car je trouvais inconcevable qu'il soit à ce point écarté des intrigues après ce qui s'était passé. Les quelques scènes ont suffit. Marylin a été un excellent ajout cette saison et elle devrait rester dans le coin à ma grande joie. Tous les face-à-face entre Bill Paxton et Sissy Spacek étaient sacrément forts. On ne peut plus se passer de cela. Enfin, Alby, bien qu'en retrait cette fois-ci, nous a offert parmi les meilleures scènes de la saison qu'elles soient atroces ou déchirantes. A-t-il égorgé sa femme ?      

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// Bilan // Les mots me manquent pour dire combien Big Love est une très grande série. Encore une fois, je pousse tous les curieux à la découvrir en pronfondeur (en ne s'arrêtant pas à la première saison donc). Comme je le disais en introduction, c'est plus qu'une série : c'est une oeuvre d'art et une leçon de télévision. Cette surperposition d'intrigues, ce nombre impressionnant de protagonistes, ces scènes d'une force émotionnelle dévastatrice en quelques secondes seulement et avec parfois peu de mots, ce sens de la mise en scène très cinématographique et cette ambition assumée et parfaitement maîtrisée me laissent sans voix. Big Love n'est que perfection. Qui a dit que l'amour parfait n'existait pas ? Et la série parfaite ?   

06 mars 2010

Tueurs En Séries [Episode du 5 Mars 2010]

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Au programme cette semaine : The Pacific et Dustin Hoffman envahissent HBO, Angelina Jolie et des Frenchies, les naufragés de Lost sont des Simpson, Timothy Olyphant se Justified...

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28 février 2010

Big Love [4x 07]

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Blood Atonement // 1 71o ooo tlsp.

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   A travers ce nouvel épisode, je me suis rendu compte que Big Love avait beaucoup perdu en noirceur cette saison. Depuis la mort de Roman Grant en réalité. Ce n'est absolument pas négatif que de pointer cela du doigt. Une simple constatation. Blood Atonement a renoué avec cette noirceur, dont le paroxysme avait été atteint en saison 2, et les personnages de Hollis et Selma Green n'y sont pas étranger. Ils m'ont toujours fasciné tant je les trouve terrifiants. Retenus prisonniers, surveillés par des autruches malfaisantes, Ben, Loïs et Frank sont jugés par ces deux êtres abjectes. Tout semblait fou, impossible, c'en était presque drôle. Au début. Puis la tension est montée d'un cran après une mort secondaire mais soudaine et choquante. La suite était parfaitement prenante jusqu'à l'arrivée de Bill, tel Indiana Jones, qui est venu sauver les siens et même son père pour qui il n'a pourtant plus d'amour. Frank aurait pu mourir là, il venait de se repentir devant une Loïs apeurée mais émue. Puis est venu le moment le plus choquant : Loïs a littéralement coupé le bras de Hollis alors que Bill était sur le point d'être exécuté. Le plan sur le corps sans bras droit était-il nécessaire ? Cela a donné un petit air de série B à une série qui en est très loin. De même, tout ce petit monde s'en sort un peu trop facilement sur la fin. Au final, ce que je retiens avant tout de ce road-trip au Mexique, ce sont les aveux de Joey, essentiels et poignants, et la photographie superbe de toutes ces scènes. Les couleurs étaient particulièrement belles. C'était beau comme du Breaking Bad. Si Big Love et elle ne sont pas les meilleures séries du moment (et je ne suis pas d'accord avec cela), on ne pourra jamais leur enlever le titre des séries les mieux réalisées.

   Les autres intrigues sont loin d'avoir déméritées même si j'ai ressenti comme un relâchement de la part des scénaristes. Le calme avant la tempête ? On prend le temps de revenir sur l'impossible nouvelle grossesse de Nicky. Elle est apparement devenue stérile même si tout espoir ne semble pas perdu. Ironie du sort, même après vérification, Adaleen, sa mère, est enceinte, elle ! Et de JJ bien entendu. Si toute cette histoire était malsaine, elle le devient encore plus. J'admire Big Love pour oser tout ça. Malgré la gravité de la situation, certains passages étaient extrêmement drôles. J'admire Big Love pour réussir tout ça. Il y avait de l'humour aussi et du burlesque dans la folle initiative de Margene qui consiste à se marier au nouveau mec d'Ana afin d'éviter leur départ du pays. So Margene ! J'ai trouvé Barb particulièrement agaçante et injuste envers Ana, et même aussi envers Margene même si pour le coup on peut comprendre. De tous les personnages, s'il y en a bien qui est au bord de la crise de nerfs, c'est elle. Voilà qu'une bombe est déposée au casino ! Too much ? Non, rien n'est jamais too much dans Big Love. Si la fin de la saison doit être explosive, ce sera sûrement de ce coté-là. La campagne de Bill sera probablement davantage creusée la saison prochaine. Reste le cas Maryline à régler, ou pas. Pas bien compris ce qu'elle trafiquait, pas plus que JJ et Wanda d'ailleurs. J'ai hâte de connaître le secret qui les lie, au-delà du sang.      

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// Bilan // La dernière fois que Big Love nous faisait voyager, c'était dans l'épisode Come Ye Saints de la saison 3. Le meilleur épisode de 2009 toutes séries confondues selon moi. Blood Atonement n'est malheureusement pas à la hauteur, même s'il est bon, palpitant et magnifiquement réalisé.