22 novembre 2011

Glee [3x 06]

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Mash Off // 7 080 000 tlsp.

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   Peut-être suis-je à fleur de peau ces temps-ci ? Peut-être ai-je l’émotion facile ? Toujours est-il que cet épisode de Glee m’a touché, le parcours de Santana en premier lieu. Au-delà du fait que le mash-up spécial Adele Rumour Has It/Someone Like You était à la fois pertinent dans le contexte et extrêmement bien trouvé, au-delà du fait que Naya Rivera (et Amber Riley, ne l’oublions pas) l’ont interprété à merveille, il se dégageait de l’intrigue du coming-out forcé de Santana une rage bouleversante. Il n’y avait pas de redite avec l’histoire de Kurt, qui était bien différente mais traitée elle aussi, bien souvent, avec beaucoup de tendresse et de talent. Je crois qu’on est là au cœur de ce que Ryan Murphy voulait raconter en créant la série. On peut bien élargir le message à toutes les formes de tolérance, c’est cet exemple-là qui est le plus parlant. Je doute qu’une série télé ait le pouvoir, à elle seule, de faire changer les mentalités et de faire évoluer la société. Mais un phénomène comme Glee fera date pour avoir apporté sa contribution à ce long combat, malgré tout le mal que l’on peut penser d’elle.

   Je ne me suis pas transformé en « gleek » acharné et, croyez-moi, je ne me suis pas donné pour soudaine mission de défendre la série coûte que coûte mais je ne vois sincèrement pas ce que l’on pourrait reprocher à cet épisode, si ce n’est une prestation rock des garçons à la limite du ridicule –Cory Monteith peu bien se donner tout le mal du monde, il ne sera jamais crédible en bad boy- et une campagne électorale pour le représentant des élèves trop brève, valable uniquement pour son humour. Il faut dire qu’il y avait une autre campagne à traiter plus en profondeur : celle qui oppose Sue à Burt. Je ne suis vraiment pas fan de l’idée tout compte fait mais, pour le moment, les auteurs la gère avec ce qu’il faut d’extravagance –les vidéos de la coach- et de cynisme. Espérons simplement qu’elle ne traîne pas trop en longueur car elle risque rapidement d’atteindre ses limites.

   Alors que lors de la première saison, l’arrivée puis le départ de Shelby n’avaient pas été traités avec suffisamment de soin, les scénaristes sont en train de se rattraper en cette troisième année en se servant du personnage comme d’un moteur pour faire avancer à la fois Puck et Quinn, les parents biologiques de son enfant. Lui reste fidèle à lui-même : charmeur, provocateur et amusant ; mais dévoile aussi sa profondeur, notamment quand il tient sa fille dans ses bras. Elle reste fidèle au désordre dans lequel elle a toujours vécu depuis que nous l’avons rencontrée. Elle voudrait être mère, mais n’en a pas la maturité. Elle se comporte alors comme une idiote, mauvaise et capricieuse et sa rédemption fera certainement l’objet de la suite de la saison. Son altercation avec Shelby sera-t-il le déclic suffisant ou lui faut-il tomber encore plus bas ? 

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// Bilan // Encore fragile, Glee gagne pourtant en maturité depuis ce début de saison 3 –malgré quelques ratés à intervalles réguliers- et offre probablement ce qu’elle a de meilleur : des personnages adolescents pas nécessairement complexes mais tous  touchants à leur manière. Elle a aussi beaucoup d’humour à revendre mais parvient à canaliser son énergie pour éviter le too much dans lequel elle a trop souvent plongé tête baissée. 

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13 novembre 2011

Glee [3x 05]

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The First Time // 6 910 000 tlsp.

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    Pour la deuxième fois de sa courte histoire, Glee consacre un de ses épisodes à... la première fois (sexuelle -je précise car il y aussi eu un épisode de la saison 2 sur le premier baiser). Ce sont des thèmes typiques aux séries pour ados auxquels Glee ne pouvait échapper et il restait quatre personnages vierges à déflorer une bonne fois pour toutes. Les heureux élus sont donc Rachel, Kurt, Blaine et Beist. Ils n'ont pas fait un truc tous les quatre ensemble, je vous rassure. Non parce que dit comme ça... Rachel a cherché à s'accoupler avec son débile de copain, Finn, qui lui a déjà pratiqué grâce au savoir-faire, entre autres, de Santana (c'était très marrant que cette dernière le rappelle à Rachel au détour d'une conversation censée l'aider !). Malheureusement, les deux tourtereaux ne sont pas vraiment parvenus à atteindre l'émotion attendue (l'orgasme peut-être, mais ça, l'histoire ne le dit pas) avec des complications sans originalité replaçant Rachel dans son rôle de diva égoïste et Finn dans celui du raté de service. Espérons que ce passage à l'acte change un peu leurs comportements respectifs en les faisant véritablement grandir... 

   Beist a certes bénéficié d'un temps d'antenne plus restreint mais elle a, haut la main, passé l'épreuve de l'émotion en nous offrant une magnifique scène où elle craque complètement face à son prétendant. Cela a beau faire redite avec ses intrigues précédentes, c'est juste super touchant et Dot Marie Jones est à chaque fois excellente ! Elle n'a pas oublié d'être drôle non plus avec un "J'adore souder" du plus bel effet par exemple. Mais c'est Kurt et Blaine, au final, qui obtiendront la plus grande exposition. Le moteur de l'intrigue porte un prénom : Sebastian. C'est l'un des nouveaux membres des Warblers qui impressionne Blaine lors d'une super prestation sur Uptown Girl avec le reste de son ancienne équipe (on se demande quand même ce qui lui a pris de quitter cette école irréelle...). Il est homosexuel lui aussi, plutôt sympathique au demeurant et super rentre-dedans. Bref, Blaine tombe sous son charme mais son amour pour Kurt semble -pour le moment en tous cas- plus fort que tout. Il ne fautera pas mais passera la nuit bourré à danser dans une boîte gay glauquissime coincé entre un Sebastian toujours dans la séduction et un Kurt prêt à défendre son bien. Jolie surprise que le bref retour à cette occasion de Dave Karofsky, histoire de donner quelques nouvelles de ce personnage qui n'a jamais été attachant mais dont le sort nous importe quand même un peu. 

   L'arc sur la comédie musicale West Side Story s'est achevé dans cet épisode avec un Arty particulièrement touchant lors de son discours et quelques extraits des prestations. Je n'ai pas été très sensible aux chansons mais la mise en scène sur America était pas mal du tout (et pas amateure un seul instant). L'idée des montages alternés entre les passages sur scène et les moments de "vie réelle" permettait de gagner du temps avec pertinence, les paroles des chansons faisant divinement bien écho aux situations. N'empêche que West Side Story ça ne m'intéresse pas une seule seconde et je crois que c'est un des problèmes de ce début de saison. Le public fuit, les jeunes en particulier, parce qu'il ne se retrouve pas dans ces chansons certes cultes mais pour les générations précédentes seulement. Ce n'est qu'une raison parmi d'autres mais je pense vraiment qu'elle a son importance. 

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// Bilan // Un épisode solide de Glee où la plupart des intrigues se resserrent autour d'un même thème et non un gros bordel qui part de tous les cotés sans faire sens. Pourquoi tous les épisodes ne sont pas écrits avec autant de rigueur et finalement autant de simplicité ? Mystère...

05 novembre 2011

Glee [3x 04]

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Pot'O'Gold // 7 470 000 tlsp.

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    Glee, Glee, Glee... Inconstante et inconsistante tu es et tu resteras. Après la diffusion de trois épisodes, dont un particulièrement réussi, et une pause d'1 mois, la série phénomène revient et le public s'enfuit. Glee, tu l'as bien cherché. Ce n'est pas ce Pot'O'Gold qui va relancer le peu d'intérêt qu'il te restait auprès du public. Oh ça non. Point de répliques cultes dans cet épisode. Point de prestations marquantes. Point d'émotion. Encore un nouveau personnage d'abord, alors que la série n'en avait absolument pas besoin. Elle est incapable de gérer correctement la vingtaine de réguliers qu'elle a actuellement. Pourquoi se mettre un nouveau bâton dans les roues ? Voilà donc Rory, un irlandais hébergé par la famille de Brittany, à peine arrivé et déjà la risée de tout le lycée. Pourquoi ? On ne sait pas très bien et lui non plus. Une question d'accent peut-être ? Ou alors son look à la Elvis Presley ? Peu importe. Glee ressasse une fois de plus les mêmes thématiques du bullying et de la tolérance. Je n'en puis plus. Ma tolérance à moi aussi a des limites... C'est la même chose pour Brittany : à vouloir la rendre encore plus idiote qu'idiote, on ne s'amuse plus de ses excentricités. J'aimais mieux quand elle disait une ânerie par épisode puis disparassait. A l'époque on en demandait forcément plus et les auteurs ont donc exaucé notre souhait. Si seulement on avait su... 

   Une fois encore, les New Directions doivent subir de nouveaux départs : Mercedes est rejointe par Santana et Brittany dans la chorale du lycée concurrente. C'est évidemment insupportable ces allers et ces retours incessants. Dans trois ou quatre épisodes, tout sera rentré dans l'ordre, ça durera deux semaines puis un autre membre menacera de partir... Désespérant. Toujours est-il que la seule prestation vraiment sympathique de l'épisode viendra d'elles trois sur le Candy Man de Christina Aguilera, qui n'a pas été un grand succès à l'époque mais qui a du style ! Bon, le Last Friday Night emmené par Blaine n'était pas si mauvais mais si et seulement si on supporte le bonhomme sautillant et souriant jusqu'aux oreilles. Et ce n'est pas mon cas. Les chansons de Rory étaient ennuyeuses et le solo de Puck... hum, je me suis endormi à ce moment-là alors je n'ai pas d'avis que la question. Ce n'est pas professionnel du tout, je sais. J'avais hâte d'en finir. Pardon. La perspective d'une passion torride entre Puck et Shelby m'a tout de même réveillé. Je suppose que son potentiel va être vite gâché mais ce sera sans doute sympa le temps que ça durera... Même constant et mêmes craintes pour la bataille qui s'annonce entre Sue et Burt, le père de Kurt. C'est une bonne idée sur le papier. Sue ne pouvait pas trouver meilleur rival compte tenu de la liste actuelle des personnages. Il a du répondant, il a du coeur... Cela fera l'affaire !

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// Bilan / Glee n'est-elle qu'une étoile filante, tel un candidat de Star Academy ou, pire, un gagnant de Nouvelle Star

14 octobre 2011

Ciné Mix [Septembre 2011]

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    LA GUERRE EST DECLAREE. Il m'a fallu plusieurs jours avant de digérer ce film, vibrant, brillant, amusant et souvent destabilisant. Les dialogues sonnent souvent faux. A moins qu'ils ne sonnent plus juste que juste ? Une curiosité qui finit par nous emporter et nous bouleverser. SEXE ENTRE AMIS. Les comédies sur les Sex Friends se multiplient. Elles ont tendance à toutes se rassembler mais celle-ci se différencie grâce à ses interprétes qui forment un duo très convaincant, vraiment drôle. Les séquences émotion sont moins réussies mais on se sent bien en sortant de la salle. Le feel good movie de la rentrée sans aucun doute !

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   FRIGHT NIGHT. Efficace dans ses scènes d'action avec une utilisation parfois maligne de la 3D, le film patauge dès qu'il évoque la mythologie vampirique et qu'il confronte ses personnages au doute. Les acteurs ont beau être bons (Colin Farrell et Toni Collette), on s'ennuie un peu dès que le rythme ralentit. GLEE! ON TOUR: LE FILM 3D. Lire la critique complète ICI.

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    CRAZY, STUPID, LOVE. A little "Crazy", not that "Stupid", with a lot of "Love". Le casting de cette comédie (Julianne Moore, Ryan Gosling, Emma Stone...) aurait pu se suffire à lui-même mais le scénario est bien fichu, en plus. UN HEUREUX EVENEMENT. Remi Bezançon n'a pas reproduit le miracle du merveilleux Le Premier jour du reste de ta vie mais ce film partage un même sens de la poésie, de l'humour et du réalisme, avec une réalisation toujours très inspirée. Louise Bourgoin est étonnamment juste. Pio Marmai encore parfait. 

12 octobre 2011

Glee [3x 03]

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Asian F // 8 420 000 tlsp.

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    Cet épisode de Glee s'est donc concentré sur les cas de Mercedes, Emma et... Mike Chang. Oui oui, vous avez bien lu ! L'éternel second coûteau, la prof de l'ombre et le danseur monolithique ont bénéficié d'intrigues rien qu'à eux et rudement bien ficelées en plus ! C'est clair et net maintenant : l'arrivée de "vrais" scénaristes sur la série lui apporte beaucoup. Commençons donc par analyser le plus improbable : Mike Chang parle, a des parents et chante aussi. Incroyable. Je n'aurais pas cru. Et c'est que le Harry Shum Jr. n'est pas mauvais ! Sa prestation scénique, chantée et dansée, était de qualité et la séquence avec sa mère était très émouvante. Même si le sujet de l'immigration n'est qu'effleuré, il était intéressant de le faire figurer dans l'épisode. La série joue énormément sur le rêve américain, il était important de remettre les choses à leur place aussi. Les jeunes immigrés d'aujourd'hui ont peut-être plus d'opportunité que leurs parents hier, dans le monde artistique mais pas seulement. Pendant ce temps-là, Brittany chantonnait un "Who Run The World ? Girls !" avec une énergie presque à la hauteur de celle de Beyoncé, mais la voix en moins. Je n'aime pas beaucoup cette chanson mais le moment était enthousiasmant.

   Mercedes/Amber Riley a toujours été ma préférée du Glee Club mais les scénaristes n'ont pas daigné l'utiliser comme ils auraient dû. Elle était très présente dans les premiers épisodes si mes souvenirs sont bons puis ils l'ont lâchement abandonnée en se rendant compte que Rachel/Lea Michele faisait vendre davantage. C'est le moment pour la laissée-pour-compte de prendre sa revanche et sa première prestation de l'épisode sur une chanson que je ne connaissais pas du tout était géniale (et sobre). Toute l'injustice que la chanteuse ressent et qu'elle exprime admirablement bien à l'attention de Mr Shue et Rachel sonnait juste. On s'étonnerait presque qu'elle n'ait pas explosé plus tôt. Bon, par contre, le passage "comédie musicale" avec toute la troupe qui commente la situation en fredonnant était plus gonflante qu'autre chose. J'ai senti venir de très loin le départ de Mercedes du Glee Club pour la concurrence (c'est pas comme si on nous faisait le coup tous les deux épisodes avec un personnage différent...) mais cela pourrait être enfin intéressant si c'est habilement exploité. 

   Du coté d'Emma, de ses troubles et de sa relation toujours plus forte avec Will, j'ai juste été déçu que Jayma Mays ne chante pas. C'était l'occasion et elle a déjà prouvé qu'elle se débrouillait très bien. Mais la fin sur Fix You de Coldplay était plutôt jolie, bien que l'interprétation de Matthew Morrison n'apporte rien par rapport à la superbe version originale. Elle a même tendance à la "guimauviser" mais on est habitué, c'est sa spécialité (et un peu celle de la série de toute façon). Dans le fond, le personnage est suffisamment craquant et attendrissant pour que l'on se laisse prendre au jeu à chaque fois, même s'il n'y a rien de nouveau de développé. On apprends juste d'où viennent ses TOC. La rencontre avec ses parents était très drôle et surréaliste. Ce sont des "Ginger Supremacists". J'adore l'idée ! Rassurez-moi : ça n'existe pas vraiment, hein ?!

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// Bilan // En se penchant sur des personnages habituellement en retrait et en équilibrant les instants musicaux, les intrigues principales fortes et les histoires secondaires légères, cet Asian F de Glee avait tout pour plaire et il m'a plu !

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08 octobre 2011

American Horror Story [Pilot]

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Pilot // 3 200 000 tlsp.

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 What About ?

La famille Harmon, composée d'un psychiatre pervers, de sa femme meurtrie et de leur fille satanique, s'installe dans un manoir... hanté, après l'adultère du père et la fausse couche de la mère. Les esprits rôdent et sont bien décidés à les torturer, afin de les confronter à leurs plus grandes peurs...

Who's Who ?

Créée par Ryan Murphy (Popular, Nip/Tuck, Glee) et Brad Falchuck (Glee, Nip/Tuck). Avec Dylan McDermott (The Practice, Big Shots, Dark Blue), Connie Britton (Friday Night Lights), Jessica Lange (King Kong, Frances, Tootsie), Denis O'Hare (True Blood, The Good Wife), Frances Conroy (Six Feet Under), Alexandra Breckenridge (Dirt), Evan Peters (Kick-Ass), Taissa Farmiga...

So What ?

    Le sucre acidulé ne dégouline plus de la bouche de Ryan Murphy, le créateur de Glee. Quelle est donc cette substance sombre et rance mais familière qui suinte de son esprit malade ? American Horror Story vous pénétre par tous les pores, vous met tout les sens en éveil, vous fascine et ne vous lâche plus. La question n'est finalement pas de savoir s'il s'agit d'une bonne série, car c'est indéniablement le cas -elle est originale, dérangeante, marquante et bouleversante à sa manière, ce que la quasi-totalité des dramas d'aujourd'hui ne sont pas- mais plutôt pendant combien de temps et jusqu'à quel degré êtes-vous capable de résister à son ambiance foutraque et angoissante, coincé entre son manoir glauque et ses héros cafardeux, parfois sinistres. Il y a les téléspectateurs qui aiment se faire bousculer, pousser dans leurs retranchements, qui acceptent de faire sonder leur noirceur et leur part de perversion -je fais partie de ceux-là- et qui apprécieront donc la série à sa juste valeur, uniquement pour ce qu'elle est, jusque dans ses maladresses, et puis les autres, plus fragiles, plus cartésiens, plus prudes, qui ne verront dans cette tentative qu'un vain besoin d'effrayer et de choquer. 

   A moins d'être terrorisé à la vue de la moindre goutte de sang, du premier squelette venu ou du trisomique du coin, il ne me semble pas que l'on puisse être horrifié une seule seconde par cette Story qui suggère bien plus qu'elle ne montre. Décrite comme un thriller psychosexuel, une définition qui lui sied effectivement bien, la série privilégie toujours l'ambiance, quitte à user d'effets de style peu convaincants. Le style vieux film avec la bande qui saute, par exemple, n'est pas une grande réussite. La réalisation de Ryan Murphy est proche de celle de Nip/Tuck lors de ses heures les plus glorieuses (j'ai pensé inévitablement au Découpeur en voyant arriver cette silhouette toute de latex vêtue) et un excellent travail a été fait au niveau de la bande-son tant dans les morceaux choisis que dans les compositions originales. Les sons étranges et sourds, mettalliques, se confondent aux chuchottements et aux gémissements qui bruissent de toutes parts dans la maison des fantasmes et des phobies.

   La distribution est absolument impeccable, du plus petit au plus grand rôle. Dylan McDermott, après des années de perdition, retrouve enfin un personnage d'envergure, dont les consultations, proches de celles de Troy et McNamara, risquent de nous réserver parmi les scènes les plus profondes et introspectives de la série. Le patient du premier épisode, dangereux et amené à rester dans les parages, est ahurissant. Sa vision de la vie, qui consiste à la réduire à la mort, témoigne d'une réalité d'aujourd'hui qui rappelle la tuerie de Colombine, entre autres. Passera-t-il à l'acte ? C'est d'ailleurs dingue comme les passages se déroulant au lycée sont à l'opposé, au moins dans la forme, de Glee. On est dans un tout autre monde, alors que les problèmes rencontrés par ce garçon ou par la fille du héros, sont les mêmes que ceux de la chorale de McKinley. De toute façon, tous les personnages d'American Horror Story, sans exception, de la voisine psychotique (exceptionnelle Jessica Lange) à la gouvernante provocante (étonnantes Frances Conroy et Alexandra Breckenridge) en passant par le serial-killer brûlé vif (toujours parfait Denis O'Hare), sont d'une force incroyable. Vivien Harmon, la mère de famille, obtient probablement la palme du personnage le plus habité grâce à la performance sans fausse note de Connie Britton. La scène de dispute est un des moments les plus intenses à la télévision cette année.

   American Horror Story, comme Nip/Tuck en son temps, repousse les limites de ce qu'il est possible de faire à la télévision américaine en osant le malsain, en déjouant le Malin. Ultra-référencée, elle est une poupée vaudou désarticulée qu'il faudra apprendre à apprivoiser avec le temps, pour qui se sent d'attaque.

How ?

02 octobre 2011

Glee [3x 02]

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I Am Unicorn // 8 600 000 tlsp.

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    Cela faisait une éternité que Glee n'était pas parvenue à utiliser la quasi-totalité de sa galerie de personnages dans un même épisode. Il y en a habituellement toujours la moitié qui reste sur le bas coté. Cette fois, il me semble qu'il n'y a que Tina -j'ai mis plusieurs secondes avant de retrouver son prénom- qui ait fait de la figuration. Même son petit ami de danseur Mike Chang -l'homme aux mouvements continuellement ridicules- a eu son rôle à jouer dans I Am Unicorn. Cela se limitait à donner des cours de danse à ses compagnons, certes, mais il a parlé ! Il a prononcé plus de deux répliques ! Incredible. Cela dit, tout le monde n'a pas été logé à la même enseigne même s'il se dégageait de cet épisode une impression globale de cohérence. Est-ce l'oeuvre des fameux scénaristes engagés sur la série cette année ? Il faut croire. Par contre, ces auditions sur des titres de music-hall gâchent un peu la fête. Les prestations sont plutôt bonnes dans l'ensemble, surtout le duo partagé par Lea Michele et Idina Menzel, mais quand on ne connait pas les chansons, on finit par inmanquablement par décrocher. C'est ce qui m'est arrivé avec le passage de Kurt. La fin m'a un peu réveillé grâce à la mise en scène mais bon. Bref. Vivement que l'on revienne à des titres plus pop !

   Puisque l'on parle de Kurt, je crois que mon amour/haine pour lui est en train d'atteindre un nouveau palier : je ne le supporte plus. Ni plus ni moins. Son comportement de diva n'apporte rien au personnage et rien à la série. On voit déjà venir de loin les rivalités avec Blaine. Je n'ai pas envie que leur couple si mignon soit gâché par ce genre d'histoires. Il faut bien qu'il leur arrive quelque chose, j'en ai bien conscience, mais pas ça, pitié ! Cela dit, les scénaristes pourraient en tirer quelque chose d'intéressant sur le rôle que prend chaque partenaire dans une relation homosexuelle. On a toujours tendance à réduire cela à un bon gros beauf : "Qui fait l'homme et qui fait la femme ?", mais c'est heureusement bien plus compliqué que ça. Mais je ne sais pas pourquoi je commence à me lancer là-dedans. Bien évidemment que Glee n'explorera pas le sujet ! Si elle l'effleure, on pourra déjà s'estimer heureux. Par contre, les auteurs savent que les scènes entre Kurt et son père sont toujours réussies alors ils nous en collent une nouvelle. Et ça marche, bien évidemment. A part ça, les petites intentions de Brittany à l'égard de Kurt étaient toutes ridicules mais très touchantes en même temps. Très bonne idée que cette nouvelle intrigue, qui fait un parallèle intéressant avec celle de Sue, elle aussi prêt à défendre ses valeurs pour le bien du peuple américain. Enfin de l'Ohio pour commencer hein. Le retour de Shelby, la mère biologique de Rachel, apporte indéniablement quelque chose. Pas pour la rivalité sans intérêt qui s'annonce entre son club et les New Directions, mais du coté de l'évolution de sa relation avec sa fille. Je suis moins fan des effets provoqués chez Puck et surtout Quinn. On a définitivement perdu ce personnage qui n'a été bon depuis le début que dans nos fantasmes. Il va falloir faire son deuil. Même si Dianna Agron s'en sort toujours très bien. Sa scène dans les toilettes avec Sue était d'ailleurs brillante. L'autre avec Mr Shue était pas mal non plus. Sinon, je dois le dire car je l'adore : vive Beist et son second degré ! 

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// Bilan // Ponctué par seulement trois titres -pas mémorables mais agréables- cet épisode de Glee est relativement solide du point de vue du scénario. La série est en bonne voie d'évolution positive. Dommage que cela arrive quand le public commence à déserter... 

28 septembre 2011

Glee! On Tour: Le Film 3D [Critique + Interview]

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   Tu es fan de Glee. Tu constates avec effroi sur AlloCiné que le film ne sort que dans très peu de salles tout près de cheztoi ou carrément dans aucune. Cela te rend triste, tu trouves même que c'est super injuste ? Pas de panique : tu ne rates rien ! A la limite, tu peux attendre la sortie DVD dans quelques mois. "Oui mais la 3D alors ? C'est pas pareil sur sa télé et dans un cinéma !" Tu marques un point. Sauf que la 3D dans ce concert ne sert qu'à gonfler artificiellement les recettes du film (comme de plus en plus souvent malheureusement). En gros, elle est utile au début, lorsque les crédits et les noms des acteurs/personnages apparaissent à l'écran. L'effet est réussi. Et puis pendant tout le concert, l'intérêt est plus que limité, jusqu'à la fin où, à nouveau, on prend bien du plaisir à voir le générique en 3D (si l'on est pas parti avant). Je vais essayer de ne pas être trop cynique dans cet article, mais pardonne-moi si je le suis par moment. Faut juste pas déconner, à un moment donné.

   Ce qu'il faut savoir sur ce film d'abord, c'est qu'il ne s'agit pas d'une version intégrale du concert sans coupure (alors que l'argument marketing est évidemment de dire que c'est l'occasion pour les fans français de voir le spectable même si la troupe n'a pas fait de répresentations chez nous) mais en réalité de morceaux du concert -les plus réussis j'imagine- entrecoupés de passages "à la Confessions Intimes ou C'est quoi l'amour?" pendant lesquels des fans de la série expliquent en quoi elle a changé leur vie. Rien que ça. Ce sont évidemment des ados différents, dont un qui raconte son coming-out forcé dans son lycée et une autre qui est une cheerleader... naine ! De façon un peu coupable, on ne peut s'empêcher de rire lors de ses démonstrations de cabrioles. Au bout d'un moment, ces moments sont lourds, pesants, redondants. Le message d'acceptation est le même que la série. On le connaît par coeur maintenant... On trouve aussi au cours du film quelques interviews de fans réalisées pendant les files d'attente et c'est plutôt drôle dans l'ensemble. 

   Que dire du concert en lui-même ? Qu'il a pas mal de moyens d'abord. Les décors, les costumes... c'est assez réussi. Je suis moins fan du choix des chansons, mais celles qui sont devenues "cultes" font évidemment partie de la liste. Je regrette l'absence de la reprise des TLC Unpretty chantée par Lea Michele et Dianna Agron par contre. Leur meilleure je trouve ! Les petits se débrouillent bien sur scène, même s'ils sont souvent trop nombreux avec pas mal de danseurs en plus de la douzaine qu'ils sont déjà. Le rendu est parfois bordélique. Les voix ont dû être pas mal retouchées mais, dans l'ensemble, ça passe très bien. Peut-être un peu déçu par Chris Colfer à la limite, mais il est en retrait de toute façon. La venue de Gwyneth Paltrow en guest est un des meilleurs passages. Elle déchire. Elle devrait penser à se reconvertir définitivement dans la musique. C'est pas comme si son mari ne pouvait pas lui offrir des chansons... Certains membres du Glee Club sont très effacés. On les voit à peine. Mais c'est comme dans la série en même temps. Rien de très choquant. On voit très peu les coulisses du spectacle, et quand c'est le cas, ce sont en fait des "faux" coulisses où les acteurs/chanteurs sont dans leur rôle. Dommage. Pas une mention/apparition de Jane Lynch. Ils l'ont gardée pour le DVD. Triste... 

   Glee! On Tour: Le Film 3D ou quand la série phénomène se contemple le nombril, se flatte et tente d'amasser encore un peu plus d'argent. Battre le fer tant qu'il est chaud... Reste qu'au milieu de ce fouilli géant, divertissant, se trouvent des artistes qui ont, pour la plupart, du talent, qui montent pour la première (ou deuxième) fois sur scène et qui s'en sortent très bien. Cette émotion-là transparait à l'écran alors je me dis que ce film n'est pas totalement vain...

 

Petite interview du cast (dont Lea Michele, Amber Riley, Cory Monteith, Darren Criss et Heather Morris) à l'occasion de la sortie du film :

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26 septembre 2011

Glee [3x 01]

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The Purple Piano Project (Season Premiere) // 9 210 000 tlsp.

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    C'est la rentrée à McKinley High et les petits Gleeks m'agacent déjà. En fait, je n'avais absolument pas envie de les retrouver après une saison 2 très moyenne, mais la curiosité étant toujours plus forte que tout chez moi, je me suis lancé. Et puis l'arrivée de nouveaux scénaristes au sein de l'équipe, alors qu'ils n'étaient que trois pour les deux premières saisons, me donnait un peu d'espoir. Il est pour le moment assez difficile de juger si cela a été bénéfique ou non à la série mais dans ce Season Premiere, le scénario est à nouveau très pauvre. On verra bien sur la longueur... Les quinze premières minutes se déroulent sans aucune chanson, un choix surprenant mais judicieux. Comme lors du premier épisode de la saison 2, on nous propose d'abord un rapide bilan de l'été de nos héros avec quelques changements à la clé mais rien de révolutionnaire. Sam et Lauren ont quitté le Glee Club. Si l'on sait ce qui s'est passé en coulisses avec Chord Overstreet, les choses sont moins claires au sujet d'Ashley Fink. Ce n'est de toute façon pas une grande perte. Des petits nouveaux sont évidemment introduits et de manière relativement naturelle. Mercedes a un nouveau petit ami, mais on ne le voit que quelques secondes. Le fait que la chorale soit à la recherche de nouveaux membres permet forcément l'arrivée de nouvelles têtes, dont celle d'une certaine Sugar, que j'adore déjà. On peut la résumer en parlant d'une Rachel sans talent et atteinte du syndrôme -très à la mode- d'Asperger. Pourquoi pas ? Vanessa Lengies est une actrice que j'aime bien grâce à American Dreams. On verra bien si les scénaristes sauront s'en servir correctement. Et puis sans suspense aucun malgré quelques targiversations, Blaine quitte les Warblers pour rejoindre le Glee Club et son cher et tendre. Ils sont mignons tous les deux mais je regrette que leur relation soit présentée avec autant de pudeur. Comme s'il ne fallait surtout pas choquer. Mais on en revient aux grands paradoxes de Glee... Le numéro de Darren Criss était très réussi, le plus sympa de l'épisode même. 

   A part ces quelques nouveautés, la série n'a pas changé. Elle possède toujours les mêmes défauts et toujours les mêmes qualités, même si j'ai de plus en plus de mal à les apprécier à leur juste valeur. A partir de la 16ème minute, les numéros s'enchaînent à la vitesse de la lumière avec Rachel, comme toujours, en vedette principale. Heureusement, Mercedes, Brittany, Santana et Kurt ont aussi leur mot à dire. Des prestations très féminines en somme. Les garçons se réservent pour plus tard. Pas particulièrement fan des choix de chansons, trop musicals à mon goût. Je préfère la pop. Tandis que Kurt et Rachel se lamentent sur leur avenir incertain de manière plutôt émouvante (je suis sûr que le spin-off à New York verra le jour), Finn se demande ce qu'il va bien pouvoir devenir et on s'en fout totalement. Quant à Quinn, elle est devenue... punk ! Les auteurs adorent changer le personnage tout le temps, si bien qu'il n'a finalement aucune identité propre. C'est peut-être voulu, pour souligner combien elle est perdue. Ou alors c'est juste un manque d'idée et une incapacité depuis le départ à la définir. On apprend au passage que Tina, Arty et quelques autres ne sont pas en dernière année. Ils resteront donc au-delà de la saison 3. J'ai l'impression que c'est du rafistolage de dernière minute mais bon, passons... 

   Qui pensait sérieusement que Sue allait devenir gentille ? Heureusement pour tout le monde, elle a décidé d'aller encore plus loin cette année en ne s'attaquant pas directement au Glee Club mais à tout l'enseignement de l'art dans l'état de l'Ohio. Elle compte ainsi se présenter aux élections et fare entendre sa voix. L'idée parait assez ridicule mais ça peut donner de bons moments. Le seul moyen de ne pas lasser avec ce personnage, c'est de le faire aller toujours plus loin. Retrospectivement, ce n'est pas ce que je pensais l'année dernière. Mais j'y ai bien réfléchi et c'est la solution qui me semble la plus pertinente. Par contre, il faudra sûrement se séparer d'elle aussi à la fin de la saison 3 ! Mr Shue a décidé de reprendre du poil de la bête, motivé par Emma avec qui il vit enfin une relation presque épanouie, le sexe mis à part, et ce serait sympa qu'il devienne enfin un rivale de taille pour Sue. Une entreprise bien difficile, surtout avec le peu de charisme de Matthew Morrison, mais c'est bien d'essayer hein... Beist est toujours dans les parages et c'est une excellente nouvelle. Hâte de la voir à l'oeuvre. A part ça, cette histoire de pianos violets était sans intérêt. 

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//Bilan // Retour moyen pour Glee. J'espérais que la série change enfin, évolue, mais ce n'est pas vraiment le cas avec ce premier épisode. Rien de très enthousiasmant ne semble se préparer pour aucun des personnages. Il n'y a que la petite nouvelle, Sugar, qui me réjouit. Autant être franc avec vous : si les deux-trois prochains épisodes sont du même accabit, je m'arrêterai là pour le moment.

Posté par LullabyBoy à 12:32 - - Permalien [#]
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23 septembre 2011

Tueurs En Séries [Episode du 23 Septembre 2011]

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Au programme cette semaine : Des renouvellements et des annulations chez ABC Family - Dean Norris de Breaking Bad dans Castle - Le Dr House s'occupe du cas Wentworth Miller - Des projets adaptés d'"Hannibal" et "Source Code" - Le casting de Glee nous parle de la saison 3 - La bande-annonce de la saison 3 de Misfits - On répond à vos questions : Chuck, NCIS & Fringe - Graham Yost, le créateur de Justified nous parle de la saison 2 - Retour sur les Emmy Awards.