01 mai 2011

Coming Next [5ème Round: ABC]

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 Telle une prière pour qu'ABC ne meurt pas: je t'implore, Paul Lee, cher nouveau président, de prendre les bonnes décisions et surtout les bons pilotes pour la saison prochaine. La chaîne de l'alphabet est en effet sur la pente descendante depuis deux-trois ans à la fois parce qu'aucune nouveauté ne devient un hit et parce que les succès vieillisent à vue d'oeil, aussi vite que leurs actrices principales. Desperate Housewives et Grey's Anatomy sont passées régulièrement sous les 10 millions de téléspectateurs cette saison et la moyenne ne sera certainement pas bien plus haute, ce qui font d'elles des lead-in peu efficaces pour lancer la chair fraîche. Modern Family coté comédies, et Castle et Body Of Proof coté séries policières se débrouillent d'ailleurs mieux mais ces deux dernières dépendent beaucoup de Dancing With The Stars, dont le succès reste incontestable. The Middle a vu ses audiences exploser en début de saison, avant de repartir à la baisse face à American Idol. Brothers & Sisters et Private Practice sont de plus en plus faibles, à tel point que la première est sérieusement en danger de mort (ce qui n'est peut-être pas plus mal...) La dernière née de la team Shonda Rhimes en laquelle je croyais beaucoup, Off The Map, a été un flop considérable, de même qu'à peu près toutes les autres nouveautés : My Generation, Detroit 1-8-7, The Whole Truth, Better With You, Mr. Sunshine, Happy Endings et No Ordinary Family, gagnante du Coming Next l'année dernière, qui a été, à mon avis, très mal programmée (face à NCIS, Glee et le Biggest Loser, ses chances étaient nulles). V ? J'espère que Paul Lee aura la présence d'esprit de l'annuler car rien ne peut vraiment la sauver qu'il s'agisse de sa qualité ou de ses audiences. C'est un putain de boulet ! Et il faut libérer Elizabeth Mitchell !!! L'objectif de la saison prochaine n'est donc pas des moindres : recréer la magie de 2004 où avaient été lancées Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Lost et Boston Legal, et éviter par la même occasion de devenir la nouvelle NBC ! Bonne chance...

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1. DAMAGE CONTROL

La vie professionnelle et personnelle d'une experte en relations publiques, Olivia Price, particulièrement réputée pour sa gestion des crises, et de son staff, composé d'avocats débutants et confirmés, d'un expert en litige, d'un hacker et d'une détective. Fitzgerald Grant, le président des Etats-Unis, est un vieil ami d'Olivia qui demande son aide lorsqu'une de ses assistantes fait courir le bruit qu'ils couchent ensemble...

Drama créé par Shonda Rhimes (Grey's Anatomy, Private Practice). Avec Kerry Washington (Boston Legal, Les 4 Fantastiques, Le dernier roi d'Ecosse), Columbus Short (Studio 60), Henry Ian Cusick (Lost), Katie Lowes (Easy Money), Guillermo Diaz (Weeds, Mercy), Jeff Perry (Grey's Anatomy), Tony Goldwin, Darby Stanchfield, Liza Weil, Leslie Grossman...

 

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2. THE RIVER

Un aventurier célèbre, star de la télévision, est porté disparu lors d'un voyage au fin fond de l'Amazonie. Son équipe et ses amis partent alors à sa recherche à bord d'un bateau qui remonte l'Amazone et qui va bientôt faire des rencontres pour le moins effrayantes...

Drama créé par Oren Peli (Paranormal Activity 1 & 2). Avec Bruce Greenwood (John From Cincinnati), Eloise Mumford (Lone Star), Joe Anderson (Across The Universe), Paul Blackthorne (Lipstick Jungle), Leslie Hope (Mentalist, Runaway), Thomas Kretschmann...

 

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3. ONCE UPON A TIME

De nos jours, dans une petite ville du Maine, les contes de fées existent encore. C'est ce que va découvrir une femme au passé trouble qui y emmènage avec son petit garçon. L'attirante mère de famille et maire de la ville est aussi "Evil Queen". Soeur Mary Margaret Blanchard, une institutrice religieuse, n'est autre que Blanche-Neige, sur qui l'"Evil Queen" a jeté un sort. Alors elle attend son prince charmant et fait appel à Rumplestiltskin, un expert en magie noire, pour l'aider. Archie, un gentleman excentrique, qui se ballade toujours dans la rue avec une ombrelle et un Dalmatien en laisse, est l'équivalent de Jiminy Cricket. Il sait tout ce qui se passe dans la ville...

Drama créé par Adam Horowitz et Edward Kitsis (Lost, Tron l'héritage). Co-produit par Damon Lindelof (Lost). Avec Jennifer Morrison (Dr. House, How I Met Your Mother), Robert Carlyle (Stargate Universe), Ginnifer Goodwin (Big Love), Lana Parilla (Swingtown, Lost), Josh Dallas, Jamie Dornan, Raphael Sbarge...

 

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4. APARTMENT 23

June, une jeune fille honnête et optimiste venant de la campagne doit, contre son gré, emménager avec Chloé, qui se trouve son parfait opposé: une fêtarde invétérée, sans morale et diablement sexy. Son meilleur-ami n'est autre que... James Van Der Beek, l'acteur ancienne star de "Dawson", particulièrement imbu de sa personne. Pour couronner le tout, le voisin est un ado prépubère pervers !

Comédie créée par David Hemingson (How I Met Your Mother). Avec Krysten Ritter (Breaking Bad, Gravity, Veronica Mars), Dreama Walker (The Good Wife), James Van Der Beek (Dawson, Mercy), Michael Blaiklock...

 

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5. GOOD CHRISTIAN BITCHES

Amanda Vaughn, une femme récemment divorcée et mère de deux enfants, décide de retourner dans son Dallas natal dans un quartier huppé, entourée de ses anciennes ennemies botoxées bien décidées à détruire sa réputation. Il y a Sharon, l'ancienne reine de beauté devenue mangeuse compulsive; Darlene Cockburn, la chef de bande qui va à l'église chaque Dimanche, qui connaît par coeur les versets de la Bible mais qui n'hésite jamais à outrepasser certains commandements pour arriver à ses fins, et son mari, un métrosexuel aux allures de cowboy; ou encore Gigi, sa propre mère, envahissante et insupportable.

Drama créé par Darren Star (Beverly Hills, Melrose Place, Sex & The City, Cashmere Mafia). Avec Leslie Bibb (Popular, Preuve à l'appui), Kristin Chenoweth (Pushing Daisies, Glee, A la Maison Blanche), Annie Potts (Any Day Now, Designing Women), Miriam Shor (Swingtown, Damages), Jennifer Aspen (Rodney), Marisol Nichols (The Gates), David James Elliott (JAG, Scoundrels), Mark Deklin...

 

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6. HALLELUJAH

Dans la petite ville d'Hallelujah dans le Tennessee, le combat entre le bien et le mal fait rage jusqu'à l'arrivée d'un étranger, bien décidé à apporter justice et paix à ses habitants. Il est accueilli par la famille Turner, dont le père, Rye, le gérant d'un restaurant, a toujours fait preuve d'une grande malchance. Il ne supporte plus les pressions que Del Roman, un mafieux local, exercent sur lui. Tout se complique lorsque le frère de Rye, Caleb, s'intéresse de trop près à la femme étourdissante de Del, Veda. Des scènes chantées par une chorale gospel entrecouperont le récit.

Drama créé par Marc Cherry (Desperate Housewives) et Sabrina Wind. Avec Jesse L. Martin (Ally McBeal, New York Police Judiciaire), Terry O'Quinn (Lost), Donal Logue (Terriers, Parents à tout prix), Frances O'Connor (Cashmere Mafia), Arielle Kebel (Life Unexpected), Della Reese (Les Anges du Bonheur), Jonathan Scarfe, Brett Cullen...

 

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7. PAN AM

Embarquement immédiat dans les vols de la compagnie aérienne la plus glamour des années 60 : la Pan American World Airways. A bord : un espion sous couverture, une nouvelle hôtesse qui se retrouve en une de "Life Magazine", un pilote prétentieux qui ne quitte jamais ses lunettes d'aviateur... Destination : New York, Paris, et bien d'autres villes du Monde...

Drama créé par Nancy Ganis et Jack Orman (Urgences). Pilote réalisé par Thomas Schlamme (A la maison Blanche, Studio 60). Avec Christina Ricci (La Famille Adams, Casper, Grey's Anatomy), Margot Robbie (Neighbours), Michael Mosley (Scrubs), Kelli Garner (My Generation), Jonah Lotan (Generation Kill)...

 

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8. BAD MOM

Julia, une mère célibataire avec deux enfants, se voit dans l'obligation de les élever le jour où sa mère, Marian, qui s'en occupait jusqu'ici, décide de reprendre sa vie en main. Linda, également mère de famille, lui vient régulièrement en aide, tandis qu'elle ne peut pas compter sur son mari, sans cesse retenu par son patron...

Comédie créée par Sharon Horgan. Avec Jenna Elfman (Dharma & Greg, Accidentally On Purpose, Alex Rose), Frances Conroy (Six Feet Under), Tom Everett Scott, Sharon Horgan...

 

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9. CHARLIE'S ANGELS

Trois filles superbes sont recrutées par l'agence Townsend pour remplir des missions qui ne sont pas sans danger...

Drama créé par Alfred Cough et Miles Milar (Smallville). Remake de la série des années 70. Avec Minka Kelly (Friday Night Lights, Parenthood), Rachael Taylor (Transformers, Grey's Anatomy), Annie Ilonzeh, Ramon Rodriguez, Robert Wagner...

 

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10. GEORGETOWN

La vie personnelle et professionnelle d'un groupe de colocataires et amis dans la ville de Washington D.C. Nikki, une vive et intelligente débutante au sein du service de communication de la Maison Blanche, qui a des liens avec la Première Dame des Etats-Unis, est mannequin à ses heures perdues. Elle est très amie avec Andrew, un charmant et brillant ancien étudiant à Yale, qui peut se vanter d'avoir été le plus jeune homme à avoir écrit un discours du président. Leur troisième colocataire se nomme Samantha, une jeune femme idéaliste qui travaille pour le président du Parti Démocrate et qui fait partie d'une dynastie de politiciens. Elle a vécu par le passé une histoire avec Andrew. Le 4ème colocataire, Peter, passe encore pour un ado prépubère malgré ses 28 ans...

Drama créé et produit par Josh Schwartz (Newport Beach, Gossip Girl, Chuck...) et Stephanie Savage. Avec Katie Cassidy (Melrose Place 2009, Harper's Island, Supernatural), James Wolk (Lone Star), Daisy Betts (Persons Unknown), Joe Mazello (The Pacific), Boris Kodjoe (Undercovers), Kevin Zegers (Transamerica, Gossip Girl), Tiya Sicar (Vampire Diaries)...

 

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11. REVENGE

Une jeune femme, Emily Thorn, retourne dans les Hamptons où elle a grandi dans le but de détruire ceux qui ont fait du mal à sa famille. Elle s'apprête à se marier avec le fils de celle qui a gâché la vie de son père, une femme superbe et très riche dans la quarantaine...

Drama créé par Mike Kelley (Swingtown). Adapté librement du Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas. Avec Emily Vancamp (Everwood, Brothers & Sisters), Madeleine Stowe, Connor Paolo (Gossip Girl), Ashley Madekwe (Secret Diary Of A Call Girl), Gabriel Mann (Mad Men), Joshua Bowman...

 

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12. SUBURGATORY

Les péripéties d'une adolescente rebelle, Tessa, qui déménage, à son grand malheur, avec son père d'une grande ville à une banlieue paumée qui représente tout ce qu'elle déteste. Elle se fait rapidement une amie dans son lycée, bien qu'elle soit un peu étrange, mais aussi une ennemie, dont la mère, Dallas Royce, est une femme avec des lèvres géantes et des seins énormes et faux...

 Comédie créée par Emily Kapnek (Parks And Recreation, Aliens In America). Pilote réalisé par Michael Fresco (Better Off Ted). Avec Jane Levy (Shameless US), Jeremy Sisto (Six Feet Under, Kidnapped), Allie Grant (Weeds), Cheryl Hines (Larry et son nombril), Alan Tudyk (Dollhouse, Firefly)...

 


14 avril 2011

Big Love [5x 05 & 5x 06]

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The Special Relationship // D.I.V.O.R.C.E.

99o ooo tlsp. // 1 o4o ooo tlsp.

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    Alors que je suis moi-même de plus en plus partagé, je ne peux pas m'empêcher de cogiter sur cette question : pourquoi les deux dernières saisons de Big Love sont-elles si décriées, même par les fans de la première heure ? Parmi les réponses que je suis capable d'apporter, la mort de Roman me semble être un tournant stratégique. C'est probablement à partir de ce moment-là que toutes les intrigues liées à Juniper Creek sont devenues moins passionnantes, voires ennuyeuses à l'occasion. Il y a tout de même eu quelques grands moments. Aujourd'hui, le compound est loin et il me manque. Alby a beau être effrayant quand il le veut, et il l'a prouvé à plusieurs reprises la saison dernière, je le trouve trop cliché cette année. Il est finalement le seul "grand méchant" qu'il reste. Il porte difficilement tout ce poids sur ses épaules. Cela étant dit, sa première attaque dirigée contre Don était bien amenée et particulièrement bien filmée. J'aurais d'ailleurs préféré que la mission réussisse. Mais peut-être était-ce too much ? Tiens, on en vient justement à ce défaut du "trop" qui a dû perdre et faire fuir certains téléspectateurs. J'ai toujours admiré cette capacité qu'ont les scénaristes de Big Love à multiplier les intrigues tout en restant cohérents mais il faut avouer que depuis le début de la saison 5, ils les gérent moins bien. On passe en plus souvent à coté de l'émotion. Si les questions sur la foi ont toujours été au centre de la série, et pour cause, la manière dont elles sont traitées aujourd'hui à travers le prisme de Barb sont un peu réductrices. Il est beaucoup plus compliqué de s'identifer à sa quête. Ce défaut est plus général. La série, avec son sujet pourtant très "spécial" et inédit, a toujours su adopter un discours universel et il était possible de se reconnaître en certains des personnages. Maintenant, ils sont allés beaucoup trop loin pour que l'on puisse s'y retrouver. 

   Barb est décidément au coeur de cette saison, bien plus que dans les précédentes, et bien plus que ses sister-wives. En particulier Margene, qui a tendance à faire de la figuration ces derniers temps quand elle n'est pas avec Grant Show. Je suppose que c'est précisément ce rapprochement douteux et peu naturel qui la remettra sur le devant de la scène le moment venu. En attendant, c'est Barb, encore Barb et toujours Barb. Je ne vais pas tenter le jeu de mot foireux... oh et puis si : elle commence en fait à me... barber. Clap. Clap. Je l'adore pourtant et ce qui lui arrive aujourd'hui est la suite logique des 4 premières saisons. Mais c'est trop attendu, et trop religieux sans doute pour que je sois touché et pour que je comprenne son chemin de croix. Et puis ce divorce, que j'attendais avec impatience au fond, ne se déroule pas comme je l'aurais souhaité. C'est un divorce qui n'y ressemble pas. Et ce malgré les lettres capitales du titre de l'épisode ! Je vois mal Barb revenir en arrière et je ne veux pas qu'elle le fasse. Je veux que la fin soit sombre, très sombre. Pas d'"happily ever after". Ce ne serait pas le lieu. Quand je disais qu'il devenait de plus en plus difficile de se sentir concerné par toutes ces histoires qui sont allées trop loin, j'en excluais une et j'en suis le premier surpris. Le retour de Frank, bien qu'inévitable, m'ennuyait d'avance. Eh bien c'est au final ce qui m'a le plus touché. Malgré leur excentricité et leur folie,  malgré leurs dialogues plein de second degré, dans ces scènes sur la plage, ils n'étaient qu'un couple âgé ordinaire, qui savent combien l'amour est grand et fort mais qui savent aussi combien ilfait souffrir et combien il abîme. J'ai trouvé ça poignant. On peut d'ailleurs mettre en parallèle cet amour qui ne fane pas  à celui de Bill et Barb, qui pourrit.

   Les ados et jeunes adultes de la série continuent de faire des bêtises, plus ou moins grandes, mais il n'y a rien à faire : sans Sarah, rien ne va. Voilà un autre problème de la série. Elle manque terriblement. Elle offrait toujours un regard distancé et différent sur les problèmes de ses parents et de sa grande famille, tout en gérant les siens. Cara Lynn est bien brave, mais elle ne lui arrive pas à la cheville. L'histoire avec son professeur est toujours aussi... ennuyeuse tant elle est prévisible de a à z. Combien de temps avant que Nicky le découvre et fasse un scandale ? Big Love est si originale que, quand elle ose traiter une intrigue plus conventionnelle, déjà vue, elle devient soudain très fade, du moins pendant ces quelques minutes-là. Quant à Ben, il n'a pas le capital sympathie qu'avait sa soeur. Probablement parce qu'il a longtemps été ignoré. Son réveil est un peu tardif mais de nombreux efforts ont été faits depuis la saison 3, il faut le reconnaître. Pas assez ? Peut-être. Sa rupture avec Heather est soudaine. Mais son baiser avec Rhonda l'est encore plus ! Je n'aime pas cette idée saugrenue mais j'ai hâte de voir ce qu'ils vont en faire. Je les sais capable de la rendre cohérente. Oh et puis sinon il y a toutes ces histoires autour du Sénat mais mes défaillances en politique américaine ont tendance à me faire décrocher. Je ne peux que me prendre à moi. Je ne compte pas reprocher aux scénaristes de ne pas se la jouer plus mainstream. Ce serait un comble ! Mais ça doit quand même jouer sur l'avis général mine de rien : Big Love est une série complexe à plusieurs niveaux et ce n'est jamais flatteur pour le téléspectateur de se sentir... pas assez cultivé pour (tout) comprendre.     

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// Bilan // A trop vouloir comprendre la défection du public pour Big Love, je ne me sens plus capable de l'apprécier à sa juste valeur. Comme si j'avais passé la saison dernière à ne pas voir ses défauts lorsque tout le monde ne voyait que ça. Alors je me rattrappe cette année. Heureusement, je suis encore capable de la trouver bonne mais moins souvent et moins intensément. Comme Barb, je questionne là ma foi mais je crois encore.  

20 mars 2011

Big Love [5x 04]

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The Oath //

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    En ce triste jour où Big Love va s'éteindre à jamais, je me devais de la faire figurer sur le blog malgré mon retard. Un retard qui m'arrange d'ailleurs, quelque part. Je retarde l'échéance à mon rythme... The Oath était un bel épisode, particulièrement émouvant, qui a revisité brillamment le passé des Henrickson, bien avant qu'on ne les rencontre. Toutes les fêlures d'aujourd'hui sont nées dans les souffrances d'hier. La scène la plus saisissante ? Celle où Barb avoue qu'elle n'était pas heureuse dans son mariage lorsqu'ils n'étaient que trois avec Bill et Nicky. L'arrivée de Margene lui a permis de retrouver le sourire en comblant sa solitude. Margene avait également besoin d'elle, et de la famille dans son ensemble, pour se reconstruire, pour faire face à la mort de son père, à la dureté de sa mère. Elle était perdue, ils l'ont sauvé. Et oui, elle avait 16 ans et c'est difficile à accepter, même pour Bill qui tente de faire bonne figure mais qui est clairement rongé par ce qu'il a fait. Don enfonce un peu plus le clou en lui disant qu'il savait au fond que quelque chose clochait avec Margene mais qu'il a fermé les yeux parce qu'il avait besoin d'elle. Et parce qu'il avait des envies... pressantes. Barb partage ce point de vue. Nicky aussi, plus encore que les autres. On connaît sa vision du sexe. Tout cela nous ramène aux premiers épisodes, où le sexe était un thème important. Bref, les bases de ce mariage sont on ne peut plus fragiles depuis le départ. Il n'est donc pas étonnant que tout s'effondre. Malgré tout, lorsque Barb, Margene, Nicky et le reste de la famille viennent défendre l'honneur de Bill au Sénat, on sent que tout n'est pas perdu. Ils tiennent toujours les uns aux autres et se soutiennent malgré les blessures. Tout cet amour, c'est bien celui du titre de la série.

   Entre autres scènes d'une grande tristesse, je pense naturellement à celle de Loïs, dehors, la tête contre un mur, qui dit se sentir sale. J'ai appris quelque chose grâce à cet épisode de Big Love : une MST mal soignée peut entraîner la démence ! C'est bien noté. Je ferais plus attention la prochaine fois que j'en chope une ! Plus sérieusement, ça m'a fendu le coeur de la voir dans cet état, au moins autant que Barb et Nicky qui ont assisté, impuissantes, au spectacle. Bill provoque rarement chez moi de l'empathie mais je dois dire que quand il est face à sa mère, il me fait de la peine. Il a constamment les yeux au bord des larmes. La voilà sa plus grande faiblesse... Frank ne devrait pas tarder à faire son retour étant donné qu'il est responsable de ce qui arrive à Loïs. En même temps, je voyais mal la série ne pas lui dire adieu. Il fait partie de l'Histoire. C'est pour cela que je n'ai pas été très étonné de revoir Rhonda. C'était un passage obligé. Pour le moment, elle s'est tenue relativement tranquille. Mais il faut se méfier de l'eau qui dort... Je ne lui laisse même pas un épisode pour foutre la merde ! Son mari, Verlan, devrait l'aider mais il ne m'inspire pas. Je regrette que Sarah ne soit pas dans les parages. L'intrigue de Rhonda a souvent été reliée à elle. Ben et Heather assurent l'intérim comme ils peuvent. Ils sont mignons ensemble mais ça s'arrête là. J'ai un peu de mal à y croire, sans doute parce que dans ma tête, Heather a toujours été amoureuse de Sarah. Du coté de Juniper Creek, Alby se sert d'Adaleen pour monter un nouveau plan machiavélique. Cette femme a toujours besoin d'un homme à ses cotés pour survivre. Il faut qu'elle marche dans ses pas. Elle n'est rien le cas échéant. Je lui prédis un sombre destin. Et puis sinon Cara Lynn va sortir avec son professeur incessamment sous peu. C'est sans doute l'intrigue la plus prévisible de l'histoire de la série.

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// Bilan // Rarement des personnages de fiction auront réussi à me fendre autant le coeur. J'ai sans doute trop d'amour pour eux.

08 mars 2011

Big Love [5x 02 & 5x 03]

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A Seat At The Table // Certain Good Shepherds

1 23o ooo tlsp. // 1 12o ooo tlsp.

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    Cette année, Big Love peut gravement nuire à la santé. Je ressors du visionnage de ces deux épisodes un peu sonné. Il ne s'y est pas passé tant de choses que ça, en particulier dans le premier que j'ai trouvé lent, mais l'atmosphère y est plus lourde que jamais. Malgré Noël. Le retour de la mère de Barb m'a un peu ennuyé. Je ne l'ai pas trouvé essentiel. On était vraiment dans la redite. Ellen Burstyn est toujours géniale cela dit. Jeanne Tripplehorn lui tient la dragée haute. Mais il y avait une logique à ce retour puisque la mère était le thème central du premier épisode. Celle de Margene brillait par son absence. Rappelons qu'elle est morte il y a deux saisons de cela. Je me souviens encore de ce moment où elle fait tomber par inadvertance ses cendres sur la voie ferrée. Ca m'avait beaucoup marqué. Aujourd'hui, Margene ressentait plus que jamais le besoin de lui parler. Ce qui, cumulé au départ d'Anna quasi-forcé par Bill, l'a fait en quelques sortes régresser. La scène où elle se met à danser sur du Jewel (quel bonheur de l'entendre ici) est très significatif. De toute façon, Margene a grandi trop vite. Et sa révélation à la fin du second épisode tend encore plus à le prouver : elle n'avait pas 18 ans quand elle est devenue la femme de Bill, mais 16 ans. Une enfant. La nouvelle est pour le moins choquante. Une fois de plus, cette union semble avoir été basée sur le mensonge. Là-dessus, Margene et Nicki ne peuvent que s'entendre. On a quand même plus facilement de la compassion pour la plus jeune. A tort ? Le rapport de Nicki à sa mère est sans doute le plus complexe de tous. Elle semble l'aimer autant qu'elle la déteste. Mais dans cet épisode, c'est surtout son rôle de mère à elle qui est exploré. J'ai parfois du mal à cerner le personnage de Cara Lynn, qui arrive après Sarah et surtout Rhonda. Elles sont toutes les trois très différentes mais leurs histoires se rejoignent parfois un peu trop. Si Adaleen est très présente, Lois fait également son grand retour et les scénaristes ont choisi un chemin évident : elle débloque comme jamais. On parle de démence. Alzheïmer n'est pas loin. Le sujet est abondamment traité ces derniers temps. Je compte sur Big Love pour le faire autrement mais pour le moment, ça ressemble à ce que l'on a déjà vu si ce n'est que Loïs... disons que c'est Loïs. Elle est née folle. Bref, l'épisode ne se serait pas déroulé en plein mois de Décembre, j'aurai cru à un spécial fête des mères !

   Le suivant fête comme il se doit Noël. Les décorations sont là, le sapin, les déguisements, la crèche vivante (quelle scène finale sublime, riche et pleine de sens !) mais le coeur, lui, n'y est pas. Ou pas longtemps. Le seul événement heureux, hormis la séance de patinage, c'est le retour de Heather, à défaut d'avoir pu obtenir celui de Sarah. Amanda Seyfried devait tourner un film et n'était pas disponible. C'est regrettable, mais passons... Heather a bien changé. Elle est plus jolie, plus souriante, visiblement plus heureuse. Cela n'échappe pas à Ben, qui obtient enfin par la même occasion une intrigue. Un couple est en train de se former. J'aime assez l'idée. Entre autres tristes moments, Cara Lynn apprend la vérité sur la mort de son père, d'abord à demi-mot par Adaleen puis de la bouche de Nicki, qui n'aura pas eu la force de mentir plus longtemps, pour une fois. C'est fou ce que Nicki et sa fille peuvent être différentes. Et encore, Cara Lynn a déjà appris à mentir. Barb a confirmé son penchant pour l'alcool. Et Alby est également très présent et affronte de nouveau Bill dans une scène presque parodique de leur relation. C'était bien vu de se pencher sur le cas de Laura, souvent muette mais jamais invisible. Quand on y pense, Alby a de moins en moins de fidèles et risque de bien vite se retrouver seul, et c'est aussi le cas de Bill. Leurs destins sont inéxorablement liés... 

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// Bilan // Je crains, une fois de plus, de ne pas avoir trouvé les mots justes pour exprimer ce que je ressens à propos de Big Love, en particulier face à l'épisode 3 qui fait partie, à mon sens, des meilleurs. Oui mais voilà, ce n'est pas une série qui se raconte mais qui se vit. C'est une expérience. 

07 février 2011

Big Love [5x 01]

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Winter (Season Premiere) // 1 21o ooo tlsp.

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   "I'm a bigger person now, I won't go back to being small". Ces quelques mots prononcés par Nicky dans cet épisode suffisent à résumer la décision conjointement prise par HBO et les créateurs de Big Love : cette saison 5 sera la dernière, la série se terminera à son apogée créative. Je ne fais pas partie des déçus de la saison 4. Bien au contraire. J'ai sans doute préféré la saison 3 mais le crescendo destructeur entamé depuis la saison 2 est absolument divin. Big Love n'a plus rien à prouver. Big Love est unique. Big Love est un chef d'oeuvre. Big Love peut s'en aller en paix (oui, je conclus la saison avant même de l'avoir commencée).   

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   Ce Season Premiere débute sur un chant, balayé par le vent du désert, et s'achève sur les premiers flocons de neige, synonymes d'espoir. La scène d'ouverture ne laisse aucun doute sur l'après-élection de Bill : l'égoïsme et l'obstination envers et contre tous du patriarche tout-puissant ont conduit à la déstruction de sa belle et grande famille. Les fissures creusées au fil des années se sont transformées en crevasses. Cet épisode va alors nous exposer, personnage après personnage, l'étendu des dégâts. C'est en cela qu'il n'est pas totalement réussi car les surprises sont peu nombreuses, voire inexistantes. Nous savions que les choses allaient se passer ainsi. Bill savait la souffrance à laquelle il s'exposait, et celle qu'il imposait à sa famille, en choisissant de révéler au monde qui il est, quels sont ses croyances. So monologue en fin d'épisode, alors que Don vient, à notre plus grand soulagement, de le confronter à ses erreurs et ses contradictions, est d'une force inouïe. Pour la première fois peut-être depuis le tout début de la série, il craque. Les larmes ne coulent pas, mais sa voix est tremblante, son visage est décomposé, on peut y lire sa douleur, son amertume et sa honte. Regrette-t-il pour autant ses choix ? Probablement pas. Il n'y a de toute façon plus aucun moyen de revenir en arrière. Accomplir sa destinée, c'est sans doute ce qui le fera tenir jusqu'au bout...

  Barb, l'aînée des Sister Wives, est celle qui a le plus souffert de la révélation. Sous son apparente force, on devine ses faiblesses, de plus en plus nombreuses. Elle en est à peu près au même stade que lorsque nous l'avions quittée. Bill semble lui avoir pardonné, Nicky a plus de mal à l'accepter. Mais qui sont-ils pour la juger ? Margene ne se prononce pas, mais on la sent plus proche de Barb, elle aussi a beaucoup souffert. La nouveauté, et pas des moindres, c'est que Barb a trouvé refuge dans l'alcool. A vrai dire, elle cherche à combler un vide et son cheminement de pensée l'a étonnamment menée vers cette idée saugrenue. Doit-on la considérer comme une alcoolique ? J'en doute. Elle n'a pas vraiment cherché à se cacher, Nicky s'en est rendue compte, puis Bill. Ils ne la laisseront pas plonger. N'était-ce pas tout simplement un appel au secours, plus soft qu'une tentative de suicide par exemple ?

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   Margene perd son boulot, comme on pouvait s'y attendre. Je suis d'ailleurs surpris qu'elle soit surprise ! Elle avait enfin trouvé son truc à elle. La revoilà incomplète, inconsistante. Sa brève rencontre avec un "gourou", incarné par un Grant Show que l'on attendait pas là, pourrait changer sa vision de la vie mais certainement au détriment de sa famille. Le sujet n'est qu'effleuré pour le moment, mais elle a tout à fait le profil pour tomber dans les filets de cet homme (qui chante du Bon Jovi lors de ses meetings tout de même). On avait tendance à associer Ben à Margene ces derniers temps, une des intrigues que j'ai préféré l'an passé, mais ce n'est apparemment plus le cas. Ben était quasiment absent de tout cet épisode. Drôle de sensation. L'absence de Sarah est assez difficile à supporter comme ça. En plus, on a envoyé Tancy à ses cotés ! Les enfants sont de moins en moins nombreux dans la casa Henrickson. Ceux qui restent sont encore trop petits pour avoir un véritable intérêt.

   Le jeune Wayne va pourtant apporter sa pierre à l'édifice puisqu'il est persécuté par ses petits camarades à l'école. La réaction de Nicky est immédiate et typique du personnage : elle part en croisade mais aussi maladroitement qu'à son habitude, avec son lot de mensonges habituels. On nous offre alors la partie la plus cocasse et drôle de l'épisode, la seule d'ailleurs. Celle de l'affrontement entre Nicky et un petit garçon pas très malin de 6 ou 7 ans. Bilan : une dent cassée et un nouveau méfait à ajouter à la longue liste de la blonde hystérique. Si tout cela prouve qu'elle n'a pas beaucoup changé et qu'elle ne changera de toute façon jamais, Nicky reste persuadée d'être devenue une bonne personne et pense le montrer en défendant Bill autant qu'elle peut. Elle agit à l'inverse de ses soeurs, comme toujours. Sauf que la situation s'est inversée. Sa fille représente désormais le quota adolescent qui nous manquait. Problème : elle n'a pas l'air très différente d'une Rhonda pour ne citer qu'elle. On croit même reconnaître en elle les traits de la disparue. On sent aussi qu'elle est bien la fille de sa mère, mais ça on l'avait déjà compris la saison passée.      

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// Bilan // Un Season Premiere de Big Love qui choisit de se concentrer sur les Henrickson, en particulier sur les sister wives, plutôt que sur les intrigues satellites, qu'elles soient politiques ou issues de Juniper Creek. Une décision logique compte-tenu des récents événements mais qui laisse un goût d'inachevé. Si l'essentiel est bien là, tout ce qui aurait pu être considéré comme du superflu par le passé ne l'est plus. Toutes les intrigues forment un ensemble cohérent, et elles méritent toutes d'être traitées à chaque épisode. D'autant que la fin est proche...   


21 mars 2010

Big Love [4x 09]

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End Of Days (Season Finale) // 1 71o ooo tlsp.

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   Je proclame Big Love Best. Series. Ever. Ce n'est plus une série d'ailleurs, c'est une oeuvre d'art, une leçon de télévision. HBO en a produit des séries incroyables mais aucune, pour moi, n'arrive à la cheville de Big Love. Et je suis heureux qu'elle la préserve malgré des scores d'audiences probablement en-deçà de leurs espérances. Une 5ème saison a d'ores et déjà été commandée et c'est bien pour l'amour de l'art. J'espère qu'elle ne contiendra pas moins de 9 épisodes. Aussi denses soient-ils. C'est trop frustrant et c'est pour cette raison que j'ai tardé à visionner ce Season Finale. Je ne voulais pas quitter les Henrickson. C'est désormais chose faite et ils vont terriblement me manquer. Même Bill, cette ordure de Bill, qui est arrivé à ses fins, comme je l'espérais, mais non sans dommages collatérals. En voulant offrir le meilleur à sa famille, il l'a détruit, comme en témoigne le nouveau générique dont je ne me lasserais jamais. L'ambition de Bill aura été le fil rouge de la saison et offrir à la série une dimension politique était à la fois osé et casse-gueule. Les scénaristes s'en sont sortis avec brio et l'ont ainsi enrichi considérablement. Ils sont allés jusqu'au bout et c'est admirable. Bill est sénateur et Bill a outé sa famille. Autant dire que la saison prochaine s'annonce passionnante. Je ne serais d'ailleurs pas contre le fait que ce soit la dernière, à moins que les scénaristes aient encore d'autres idées géniales. Dans un sens, je suis intiment persuadé que Bill, à la fin, deviendra le nouveau prophéte de Juniper Creek même si cela a été momentanément abandonné.

   L'évolution des sister-wives, et c'est ce qui m'a toujours le plus intéressé dans la série, est impressionnante une fois encore. Et d'ailleurs, elles ont toutes connues leurs moments forts, aucune n'a été lésée. Evidemment, Barb est sans doute celle qui a le plus ému et qui a vécu le plus grand rollercoaster d'émotions. Son avenir s'annonçait très sombre depuis la fin de la saison 3 et ça s'est confirmé. Je ne m'attendais pas une seule seconde à sa trahison et la conclusion de tout ça est terrible : elle ne croit plus en la polygamie. C'est en tous cas ainsi que je l'ai compris. Je ne serais pas étonné qu'elle cherche par tous les moyens à se racheter auprès des Flute la saison prochaine, même si elle n'est responsable de rien, et peut-être tomber dans les bras de Jimmy. J'avoue que j'aimerais beaucoup cela. Bill serait dévasté et ce ne serait que justice. Quant à Nicky, son évolution n'est pas qu'intérieure, elle est aussi physique. C'est un grand bonheur de voir Chloé Sévigny ainsi, si belle, rayonnante. Et Nicky qui cherche par tous les moyens à s'épanouïr en tant que femme malgré tous les dangers et toute la souffrance qui l'entoure. Sa relation avec sa fille, Cara-Lynn, fait d'ailleurs partie des plus belles réussites de la saison parmi celles qui se sont faites discrétement, petit à petit. Il y a les coups d'éclat à coté, qui sont tout aussi intéressants. Margene en a d'ailleurs réalisé quelques-uns car elle ne fait jamais rien dans la demi-mesure. Comme elle le dit, elle n'a pas de limites. Sa relation quasi-incestueuse avec Ben (un grand regret malgré tout cette intrigue tuée dans l'oeuf même si elle a été brillamment orchestrée), et ce mariage-blanc qui l'a lie à Ana et son copain pendant un bon moment. D'ailleurs, leur dernière scène tous les trois est très troublante... 

   On nous l'a fait miroiter toute la saison et je n'ai pas été déçu une seule seconde personnellement : le secret de J.J. nous a été révélé et il est aussi atroche qu'on pouvait l'imaginer, peut-être même plus encore. Un trafic d'ovules qui résulte en presque-incestes multiples (une obsession des scénaristes visiblement et à juste titre puisqu'il s'agit du plus grand tabou de ce monde). Mêlé cette révélation à tous les événements hors-Juniper Creek était un peu risqué, on aurait pu se sentir moins concerné, mais cela a été intelligemment relié à tout le reste. Si Zeljko Ivanek est un putain d'acteur, Mary Kay Place n'a pas déméritée. Adaleen est un personnage fascinant, comme tant d'autres, et peut-être encore plus depuis que Roman est mort. J'ai d'ailleurs apprécié que sur ce coup-ci, Bill ne soit pas le grand héros, le sauveur. Adaleen et Nicky se sont débrouillées toutes seules. J'ai moins compris pourquoi ils ont laissé Adaleen avec le couple démoniaque mais peu importe, elle a réglé leur compte comme il le fallait. Et puis je terminerais en évoquant le retour de Don, qui était primordial car je trouvais inconcevable qu'il soit à ce point écarté des intrigues après ce qui s'était passé. Les quelques scènes ont suffit. Marylin a été un excellent ajout cette saison et elle devrait rester dans le coin à ma grande joie. Tous les face-à-face entre Bill Paxton et Sissy Spacek étaient sacrément forts. On ne peut plus se passer de cela. Enfin, Alby, bien qu'en retrait cette fois-ci, nous a offert parmi les meilleures scènes de la saison qu'elles soient atroces ou déchirantes. A-t-il égorgé sa femme ?      

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// Bilan // Les mots me manquent pour dire combien Big Love est une très grande série. Encore une fois, je pousse tous les curieux à la découvrir en pronfondeur (en ne s'arrêtant pas à la première saison donc). Comme je le disais en introduction, c'est plus qu'une série : c'est une oeuvre d'art et une leçon de télévision. Cette surperposition d'intrigues, ce nombre impressionnant de protagonistes, ces scènes d'une force émotionnelle dévastatrice en quelques secondes seulement et avec parfois peu de mots, ce sens de la mise en scène très cinématographique et cette ambition assumée et parfaitement maîtrisée me laissent sans voix. Big Love n'est que perfection. Qui a dit que l'amour parfait n'existait pas ? Et la série parfaite ?   

15 mars 2010

Ciné Mix [Février 2010]

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Coup De Coeur


19216325_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20091223_123209A SINGLE MAN  44030378

   Los Angeles, 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu'une série d'évènements vont l'amener à décider qu'il y a peut-être une vie après Jim... // A Single Man m'a bouleversé. Tom Ford a frappé fort pour son premier film. Je doute même qu'il réussisse à faire mieux. Allier de la sorte fond et forme, esthétisme et émotion, élégance et profondeur, est inespéré. Chaque plan, chaque ralenti semblent exprime une émotion. Chaque ligne de dialogue est intense. Chaque apparition, qu'il s'agisse de celle très courte de Lee Pace, celle très significative de Ginnifer Goodwin, celle jouïssive et magnifique de Julianne Moore, ou celle décisive et optimiste de Nicholas Hoult, est bouleversante. Quant à Colin Firth, il est impressionnant de justesse, de pudeur, d'humour. Une vraie révélation pour moi qui le connaissait mal, Bridget Jones mis à part. Un dernier mot sur la musique qui sublime le tout majestueusement. C'est un très grand film sur le deuil, la solitude, le renoncement et l'espoir.

Les Autres Films   


SHUTTER ISLAND  44030376

19151192_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20090807_042312   En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l'île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L'une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d'une malade, ou cryptogramme ? // Je savais malheureusement que je serais déçu par cette adaptation du livre de Dennis Lehane, l'ayant lu. Il était très intense et je m'étais représenté cette île mystérieuse autrement : plus sombre, plus effrayante. Je n'ai pas frissonné pendant le film et je n'ai pas ressenti cette même angoisse face à la tempête, timide à l'écran. On a connu Martin Scorsese plus inspiré. Aucun plan ne m'a marqué. Leonardo Dicaprio est bon mais pas exceptionnel. En revanche, j'ai beaucoup aimé les flashbacks, admirablement filmés et portés par une Michelle Williams habitée par son personnage. Il n'en fallait pas tellement plus pour que le film soit réussi. Quant au twist, puisqu'il est impossible de ne pas l'évoquer... disons qu'il est probablement moins évident à la lecture du livre qu'à l'écran.

IN THE AIR  44030376

19184235_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20091016_125053   L'odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu'à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre... // Après l'excellent Juno, j'attendais beaucoup de ce nouveau film de Jason Reitman. J'en avais lu beaucoup de bien qui plus est. Pourtant, j'ai l'impression d'être resté sur le tarmac. In The Air ne décolle jamais vraiment malgré un propos original et traité avec autant d'humour que de réalisme. La satire sociale est finement écrite. George Clooney est bon mais ce n'est pas une surprise. Mais alors qu'est-ce que je n'ai pas aimé au juste ? Je l'ignore presque. Je sais que je me suis beaucoup ennuyé au milieu du film, que je l'ai trouvé bien trop long et que l'histoire la plus intéressante à mes yeux, celle de l'histoire d'amour entre les deux personnages principaux (Vera Farmiga est géniale), n'est pas traitée avec la profondeur qu'elle aurait mérité. On reste un peu sur sa faim même si la conclusion est intéressante et relativement surprenante.

DAYBREAKERS  44030376

19230049_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20100121_050301   En 2019, les vampires ont pris le contrôle de notre planète. Les humains ne sont plus qu'une petite minorité, entretenue uniquement pour nourrir la population dominante. Edward Dalton est un vampire qui travaille dans la recherche. Il refuse de se nourrir de sang humain et oeuvre sans relâche à la mise au point d'un substitut qui pourrait à la fois nourrir ses semblables et sauver les derniers spécimens d'hommes. Lorsqu'il rencontre Audrey, une jeune survivante humaine, il va découvrir un secret biologique qui peut tout changer... // Daybreakers est un film relativement étonnant et même assez intéressant dans le fond. Cela aurait pu être une série B sur des vampires médiocre, comme il y en a tant d'autres, mais le scénario de départ est suffisamment original pour capter l'attention. Le casting est bon, ce qui ne gâche rien. Je ne retiendrais pas la prestation de Ethan Hawke, pourtant bonne, mais plutôt celle de Willem Dafoe. Niveau réalisation, il y a de bonnes idées. On frise parfois le ridicule, c'est sans doute le genre qui veut ça et c'est un peu dommage. Et puis j'ai mis du temps avant d'être vraiment pris dans l'action. Ce film n'est ni bon ni mauvais et il ne laisse pas un souvenir impérissable. Mais je ne suis pas mécontent de l'avoir vu.

Avant-Première


L'ARNACOEUR  44030377

19256845_jpg_r_160_214_b_1_CFD7E1_f_jpg_q_x_20100226_045411   Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s'attaque qu'aux couples dont la femme est malheureuse. Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ? // Je vous en supplie : allez voir ce film ! Pourquoi ? Parce qu'il faut soutenir ce genre de comédies romantiques françaises à l'américaine bien trop rares, dans l'esprit de Hors de Prix avec Gad Elmaleh et Audrey Tautou pour ceux qui s'en souviennent. L'Arnacoeur mérite d'être un succès. Je ne sais pas pourquoi je me sens investi de la mission de le défendre, si ce n'est qu'il m'a vraiment plu. Il est très drôle grâce aux deux personnages secondaires incarnés par Julie Ferrier et François Damiens, et très attachant grâce à Romain Duris et Vanessa Paradis qui forment un duo très convaincant. Les répliques sont soignées, l'émotion n'est pas factice et puis il y a cette scène dansée que je trouve formidable. Non vraiment, vous auriez tort de vous en priver ! Et la petite info en plus : il a été co-écrit avec Jeremy Doner, un scénariste de Damages. Le film et la série n'ont rien en commun mais bon. C'est suffisamment rare pour le souligner !

10 mars 2010

Big Love [4x 08]

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Our Next Ticket Out // 1 92o ooo tlsp.

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   Les adjectifs commencent à me manquer quand il s'agit de qualifier Big Love. Alors je n'en utiliserais pas cette semaine et je vous dirais simplement que j'ai trouvé cet épisode exemplaire, des événements aux dialogues percutants qui ont rythmé son ascension vers une scène finale d'une beauté rare (rare mais pas dans Big Love). Nous perdons Sarah, nous perdons Amanda Seyfried, et c'est une chose triste qui l'on ne mérite pas mais les scénaristes ont su intégrer la demande de départ de l'actrice a une évolution logique du cheminement personnel du personnage, qui la conduit à Portland avec son amoureux (qui restera malheureusement off) où on lui souhaite de s'épanouïr enfin pleinement loin de cette famille qu'elle aime et qu'elle déteste. C'est toute la force de cette dernière scène d'ailleurs, cette amertume mêlée d'amour profond. J'ai bien conscience que mes phrases sont trop longues et qu'elles ne veulent pas dire grand chose mais je n'ai malheureusement pas le talent des scénaristes et dialoguistes de la série qui se sont surpassés cette semaine !

   Barb a toujours été la sister-wife la plus battante, la plus à même de déstabiliser Bill aussi, et on lui découvre un féminisme qui pourrait paraître inadéquate à la série mais qui lui sied pourtant parfaitement. Barb n'a jamais été aussi rebelle et aussi franche. Elle fait des erreurs, les assume, et en commet d'autres consciemment car elle a besoin d'affirmer sa position auprès de Bill et du reste de la famille. J'aime infinement cette Barb-là, même si j'ai beaucoup aimé les autres et que toutes réunies, elles ne font qu'une. Confrontations au sommet entre Jeanne Tripplehorn et Bill Paxton, jusqu'à ce que Sissy Spacek vienne mettre son grain de sel et rende le tout encore plus magistral. Cette scène où Marylin appelle Barb à la tombée de la nuit était extrêmement effrayante. Je n'imaginais pas Marylin à ce point vicieuse et mauvaise. C'est très prometteur, car il ne fait aucun doute que le Season Finale ne suffira pas à boucler cette intrigue. Elle ne fait que commencer, la campagne aussi.

   Comme d'habitude, ça foisonne de tous les cotés, on ne sait où donner de la tête. J'adore la nouvelle Nicky qui se veut plus femme, qui crie sur tous les toits qu'elle aime Bill, qui veut de nouveau avoir des enfants. Ce nouveau look va à ravir à Chloé Sevigny et je n'ai pas le sentiment que l'on trahisse le personnage initial. Même avec ces belles parures, Nicky reste Nicky. Elle est toujours autoritaire, hystérique et inadaptée au monde. Je regrette qu'elle ne soit pas restée plus longtemps dans cet état mais son retour au chignon n'était peut-être que passager après les atrocités proférées par son père, ou par Roman d'ailleurs. J'en viens d'ailleurs au tout petit petit bémol de l'épisode : Alby n'est pas assez présent et j'ai le sentiment que l'on frôle seulement son intrigue alors qu'il y a beaucoup de choses à dire encore. Ce n'est que partie remise j'imagine. Du coté de J.J. et de Wanda, le mystère reste entier. Mais Adaleen étant sur le point de découvrir la vérité, j'ai bon espoir que nous aussi. J.J. est sacrément flippant quand même ! Je ne me lasse pas de le dire. 

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// Bilan // Les cinq étoiles se suffisent à elles-même, encore qu'elles ne sont sans doute pas assez...

28 février 2010

Big Love [4x 07]

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Blood Atonement // 1 71o ooo tlsp.

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   A travers ce nouvel épisode, je me suis rendu compte que Big Love avait beaucoup perdu en noirceur cette saison. Depuis la mort de Roman Grant en réalité. Ce n'est absolument pas négatif que de pointer cela du doigt. Une simple constatation. Blood Atonement a renoué avec cette noirceur, dont le paroxysme avait été atteint en saison 2, et les personnages de Hollis et Selma Green n'y sont pas étranger. Ils m'ont toujours fasciné tant je les trouve terrifiants. Retenus prisonniers, surveillés par des autruches malfaisantes, Ben, Loïs et Frank sont jugés par ces deux êtres abjectes. Tout semblait fou, impossible, c'en était presque drôle. Au début. Puis la tension est montée d'un cran après une mort secondaire mais soudaine et choquante. La suite était parfaitement prenante jusqu'à l'arrivée de Bill, tel Indiana Jones, qui est venu sauver les siens et même son père pour qui il n'a pourtant plus d'amour. Frank aurait pu mourir là, il venait de se repentir devant une Loïs apeurée mais émue. Puis est venu le moment le plus choquant : Loïs a littéralement coupé le bras de Hollis alors que Bill était sur le point d'être exécuté. Le plan sur le corps sans bras droit était-il nécessaire ? Cela a donné un petit air de série B à une série qui en est très loin. De même, tout ce petit monde s'en sort un peu trop facilement sur la fin. Au final, ce que je retiens avant tout de ce road-trip au Mexique, ce sont les aveux de Joey, essentiels et poignants, et la photographie superbe de toutes ces scènes. Les couleurs étaient particulièrement belles. C'était beau comme du Breaking Bad. Si Big Love et elle ne sont pas les meilleures séries du moment (et je ne suis pas d'accord avec cela), on ne pourra jamais leur enlever le titre des séries les mieux réalisées.

   Les autres intrigues sont loin d'avoir déméritées même si j'ai ressenti comme un relâchement de la part des scénaristes. Le calme avant la tempête ? On prend le temps de revenir sur l'impossible nouvelle grossesse de Nicky. Elle est apparement devenue stérile même si tout espoir ne semble pas perdu. Ironie du sort, même après vérification, Adaleen, sa mère, est enceinte, elle ! Et de JJ bien entendu. Si toute cette histoire était malsaine, elle le devient encore plus. J'admire Big Love pour oser tout ça. Malgré la gravité de la situation, certains passages étaient extrêmement drôles. J'admire Big Love pour réussir tout ça. Il y avait de l'humour aussi et du burlesque dans la folle initiative de Margene qui consiste à se marier au nouveau mec d'Ana afin d'éviter leur départ du pays. So Margene ! J'ai trouvé Barb particulièrement agaçante et injuste envers Ana, et même aussi envers Margene même si pour le coup on peut comprendre. De tous les personnages, s'il y en a bien qui est au bord de la crise de nerfs, c'est elle. Voilà qu'une bombe est déposée au casino ! Too much ? Non, rien n'est jamais too much dans Big Love. Si la fin de la saison doit être explosive, ce sera sûrement de ce coté-là. La campagne de Bill sera probablement davantage creusée la saison prochaine. Reste le cas Maryline à régler, ou pas. Pas bien compris ce qu'elle trafiquait, pas plus que JJ et Wanda d'ailleurs. J'ai hâte de connaître le secret qui les lie, au-delà du sang.      

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// Bilan // La dernière fois que Big Love nous faisait voyager, c'était dans l'épisode Come Ye Saints de la saison 3. Le meilleur épisode de 2009 toutes séries confondues selon moi. Blood Atonement n'est malheureusement pas à la hauteur, même s'il est bon, palpitant et magnifiquement réalisé.

16 février 2010

Big Love [4x 06]

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Under One Roof // 1 5oo ooo tlsp.

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   Je ne sais pas exactement ce que les scénaristes de Big Love cherchent à prouver mais ils réussissent. Je comprends maintenant pourquoi cette saison 4 ne compte que 9 épisodes. C'est avant tout une question de budget bien-sûr, la série rapporte sans doute peu mais coûte cher en casting (un nombre impressionnant de personnages dont certains sont interprétés par de grands noms), mais c'est aussi et surtout une façon de se rajouter des challenges ! On n'aura pas 12 épisodes pour raconter tout ce qu'on veut raconter ? Pas de problème. On va caser ça en 9 épisodes et même que ça sera pas bâclé ! Parce que de toutes les mérites de la série, celui qui est le plus impressionnant c'est de réussir à jongler avec autant d'intrigues et autant de personnages avec une telle dextérité, sans jamais passer à coté d'une émotion. Les scènes fortes se sont encore accumulées dans cet épisode...

   Je préfère d'abord parler de ce qui m'a le moins passionné : le casino ! L'arrivée de Marylin à la direction est un soulagement puisque c'est ce qui se tramait depuis plusieurs épisodes et qu'il était temps d'en arriver au fait, mais c'est aussi une grande crainte. On sent bien qu'elle cache quelque chose, qu'elle en sait plus qu'elle ne veut bien le faire croire, mais impossible de dire pour le moment ce que c'est. Je ne peux pas m'empêcher de penser que quelque soit cette chose elle sera de trop. On atteint de tels sommets dramatiques de tous les cotés qu'il va bien falloir calmer le jeu quelque part et le casino me semble être l'élément le moins intéressant. Mais je ne me fais pas d'illusions. Les scénaristes ont l'air d'y tenir et ils iront jusqu'au bout. Je suis content en tous cas que Sissy Spacek reste de ce fait dans les parages. Elle est géniale ! Chez les Henrickson, Ana refait surface. C'est au moment où l'on s'y attend le moins qu'elle revient et avec en bonus un polichinelle dans le tiroir (j'affectionne beaucoup cette expression). Il ne manquait plus que ça ! Autant à une époque je militais pour qu'elle devienne vraiment une sister-wife, autant je suis content aujourd'hui qu'elle n'en soit pas une. Elle n'est pas à la hauteur des trois autres. Elle est fade, elle manque de personnalité. Elle reste néanmoins touchante et on ne peut que comprendre son envie de rester éloignée des Henrickson et de tout le drama qu'ils déversent sur qui les approche. On n'est même pas sûr que cet enfant soit de Bill en plus. Un retournement de situation ne m'étonnerait pas, d'autant que son nouveau copain n'a pas l'air fin. Il lui aurait soufflé cette bien mauvaise idée que ça ne m'étonnerait pas. Cerise sur le gâteau : Barb découvre que Bill lui a encore une fois menti. Eh oui, on avait oublié que Bill avait chevauché Ana avant le mariage et ça, c'est très mal chez les Mormons...

   Pendant que Ben et ses grands-parents sont de passage à Mexico pour un road-trip qui va tourner au drame avec le retour de Josée Dayan (si vous voyez de qui je parle), Adaleen est sur le point de se marier avec JJ ! Nicky est évidemment furax et quand elle découvre que JJ a l'intention de marier aussi Cara-Lynn, elle débarque à Juniper Creek habillée comme une traînée et nous offre une scène intense à base de cris, de rires et de larmes. La scène suivante, celle où Adaleen s'offre pour la première fois à JJ, est très choquante en toute simplicité. De la même façon, l'intrigue d'Alby et de Dale nous a fait vivre de belles émotions jusqu'ici mais pas autant que dans cet épisode où tout s'achève cruellement. Dale avoue contraint et forcé son secret à Bill puis se pend. Terrible. Autant dire que la haine de Alby vis à vis de Bill ne va pas s'amoindrir. Si en plus il apprend que Lura a tout révélé à la femme de Dale, je ne donne pas cher de sa peau. J'ai dû oublier d'évoquer d'autres intrigues mais il y a tant à dire...         

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// Bilan // Big Love frose l'overdose d'intrigues. Tout se termine toujours dans les larmes, dans les cris, dans le drame. C'est fascinant, c'est un objet télévisuel unique et incroyable, mais c'est aussi un jeu dangereux que jouent les scénaristes. S'ils se calment, on va le leur reprocher. S'ils en rajoutent, on risque aussi de le leur reprocher. Il va falloir garder ce rythme et cette intensité jusqu'au bout. Un défi qu'ils sont capables de relever !