23 mars 2010

Desperate Housewives [6x 18]

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My Two Young Men // 1o 8oo ooo tlsp.

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   Lundi 1er Février 2010, bureau de Marc Cherry. Le producteur ouvre son courrier, il a reçu une lettre de Steven McPherson, le président d'ABC :

"Mon très cher Marc chéri,

Je viens de visionner avec ma petite famille le dernier épisode de Desperate Housewives et je me vois dans l'obligation de t'exprimer mon mécontentement car ce que j'ai vu n'est pas digne de ma chaîne. Qu'est-ce donc que cette intrigue sur une strip-teaseuse ? Te rends-tu compte de l'exemple que tu donnes à ma fille de 7 ans ? Je l'ai retrouvée hier soir les jambes en l'air en train de se frotter contre une rampe d'escalier ! Et pourquoi avoir intégré au casting cette perverse de Julie Benz ? Ce suppo de Satan n'a joué que dans des séries pour déséquilibrés ! Buffy contre les vampires, Dexter... Vire-là moi sur le champ ! Si tu comptais faire d'elle la nouvelle Edie, tu peux te fourrer le doigt dans le *** (Et Dieu sait que tu aimes ça...) ! Et cette Drea de Matteo, c'est pareil ! Elle est d'une vulgarité, j'en ai honte pour elle. Non mais au point où tu en es, il ne manquerait plus que tu te la joues Shonda Rhimes à vouloir me caser des goudoues partout ! Indécrottable celle-là d'ailleurs. Et au fait, j'ai décidé de proposer à Dana Delany le rôle principal d'un pilote pour la saison prochaine. Marre qu'elle gâche son talent dans ta série (et puis je peux te le dire à toi, elle me l'a fait promettre sinon elle dit tout à ma femme. Tu te souviens quand elle nous a surpris toi et moi dans ta loge, à quatre pattes sur le tapis ? Ben voilà...) Encore merci ! Alors tu vas me faire le plaisir de trouver deux-trois intrigues gentillettes à Susan et Gabrielle et arrêter de nous faire chi**. De toute façon, moi vivant, Desperate ne dépassera pas la saison 7 ! A bon entendeur...

Steve McPherson.

PS: Y'a pas une clause dans le contrat de Teri Hatcher qui stipule qu'au bout de six liftings, on peut la virer ? Elle ne ressemble plus à rien la pauvre femme." 

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Lundi 8 Février 2010, siège d'ABC, bureau de Steve McPherson. Il reçoit un courrier en recommandé de la part de Marc Cherry :

"Mon très cher Steevy,

   J'ai pris bonne note de tes remarques ô combien instructives et tiens à m'excuser pour le mal que j'ai causé à ta famille et probablement dans un grand nombre de foyers américains. Du moins ceux qui regardent encore mes vieilles mégères apprivoisées. Tu sais aussi bien que moi que si je le pouvais, j'arrêterais cette série sur le champ. Je ne supporte plus Marcia Cross. Si ça continue, je vais la gifler comme feu-Nicollette Sheridan. Mais tant que les audiences sont là... C'est pas faute d'avoir pondu des scripts médiocres. Rien n'y fait, ils sont encore plus de 10 millions à rester scotchés. Que veux-tu ? Cela dit, tu seras ravi d'apprendre que mon équipe de scénaristes et moi avons travaillé d'arrache-pieds pour que la fin de la saison soit encore plus mauvaise que celle de la précédente. Dans les grandes lignes, voici ce que j'ai prévu...

   Bon déjà, comme promis et comme depuis au moins quatre ans, Susan et Gabrielle vont se chamailler pour des histoires futiles. Je me suis dis que ce serait bien de réunir leurs forces comme ça elles vont pouvoir se pourir mutuellement leurs intrigues. J'y ai quand même inséré la petite Juanita. Je l'adore cette gosse ! Elle me ressemble lorsque j'avais son âge, tu comprends... Pour Lynette, j'ai eu une super idée en me rasant les testicules ce matin ! Je vais faire revenir un de ses mioches, le grand benêt roux, tu sais, et je vais lui coller une moustache ridicule ainsi qu'une idiote de copine. Le but ? Rendre Lynette mauvaise comme tout, comme ça elle agacera les téléspectateurs. Puis comme ça fait réchauffé, c'est parfait ! Pour Bree, je suis désolé mais je crois que l'intrigue que j'ai trouvé est pas si mauvaise tout compte fait bien que réchauffée elle-aussi. Mais tu me connais, je n'ai pas pu résister aux beaux yeux de Shawn Pyfrom. J'aime quand il est colère. Il a bien grandi le bougre ! Ah si seulement... Enfin bref. Je lui ai inventé un demi-frère, fils caché de Rex, un petit psychopathe en puissance pas dégueu, et puis... bon, j'ai pas encore trouvé la suite. Ah et je fais revenir la Danielle dans une scène ou deux. Elle est tellement vilaine, ça me fait rire. Je laisse Kyle McLachlan dans son coin. Il est puni de toute façon. Depuis qu'il a réussi à rendre presque crédible la kléptomanie d'Orson, je lui en veux tu peux pas savoir... Sinon, j'en ai ma claque du mystère de la saison. Comme chaque année. J'ai engagé John Barrowman, il m'a promis une petite pipe en échange. Je pouvais pas refuser, ce genre de propositions se fait rare vois-tu. Toi même tu veux plus. Il voulait jouer un méchant. Alors je le fais étrangler une vieille. D'ailleurs, j'ai pris une ancienne infirmière d'Urgences pour la jouer. Ca me faisait marrer de la faire plus parler en deux épisodes de Desperate qu'en quinze ans d'Urgences ! Oh et je t'ai pas dis ? La Joosten m'a encore emmerdé pour que j'intègre son cancer à la série ! Ah si elle y était resté cette fois... Je t'ai réglé ça en deux coups de cuillères à pot mon vieux ! C'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire la grimace... Pour finir, sur tes bons conseils, je n'ai pas pu résister : la strip-teaseuse, tu te souviens ? Bah je lui fais brouter le minou de Katherine ! Comme ça, elles se barrent heureuses de Wisteria Lane et on en parle plus. T'en fais ce que tu veux maintenant !

Voilà. J'espère que ça te convient. Bonne fin de journée,

Ton Marc chéri.

PS: Mon tapis est libre, si ça te tente toujours... "

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// Bilan // Tout ça pour dire que la légère brise de fraîcheur qui s'était abattue sur Wisteria Lane depuis quelques épisodes a déjà disparu. Une suite de mauvaises décisions (ne pas garder Julie Benz plus longtemps, ne pas chercher à retenir Dana Delany, se moquer de Drea De Matteo en lui inventant un mystère de pacotille...) associées à un grand manque d'inspiration chronique conduisent à un résultat médiocre, à peine sauvé par une intrigue correcte -celle de Bree- et deux-trois répliques piquantes. Cela n'augure rien de bon pour la fin de la saison...

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17 mars 2010

Desperate Housewives [6x 17]

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Chromolume #7 // 12 o1o ooo tlsp.

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   Avant toute chose, si quelqu'un a compris à quoi faisait référence le titre de cet épisode, qu'il se manifeste en commentaires ! Ca me perturbe. Enfin pas autant que l'horrible/affreuse/immonde moustache rousse de Preston Scavo ! Il y a deux choses : soit c'était à but comique et c'est raté, car ce n'est pas drôle, c'est juste atroce; soit c'est l'acteur qui a fait pousser ce truc de son plein gré et il est bon à enfermer ! Dans tous les cas, il est de retour à Wisteria Lane et il n'a manqué à personne. Même sa mère aurait préféré qu'il reste en Europe. Pas seulement à cause de la moustache, surtout à cause de la Russe qu'il a ramené avec lui qui en veut après son argent. La conne. Elle aurait pu trouver mieux non niveau mec friqué, non ? Je m'attendais à ce que Lynette l'évince en un rien de temps mais elle a trouvé rivale plus maline que prévue ! Voilà qui devrait donc nous occuper deux ou trois épisodes de plus. Ce n'est pas très exaltant mais quelques répliques avaient le mérite d'être drôles. Lynette est toujours excellente quand elle est cynique : "That's why I Keep Having Kids : To Replace The Ones Who Hate Me !". Dans le même genre mais en plus nul : Mike joue encore au gros macho qui refuse que Susan l'aide financièrement à éponger ses dettes. C'est beaucoup moins drôle et le trait est tellement forcé que ça en devient ridicule. Puis y'a rien à faire, ce pauvre James Denton joue comme ses pieds. Sinon, j'ai été choqué au moment de la scène où Teri Hatcher était allongée sur le sol à ses cotés. Tout son collagène et son botox se sont cassés la gueule. C'était pas beau à voir. J'ai quand même fait pause pour rire un bon coup !

   Je me plaignais il y a quelques reviews de ça que l'on ne sortait quasiment jamais de Wisteria Lane et de Fairview dans Desperate et que le besoin se faisait pourtant grandement ressentir. Ca fait toujours du bien de changer d'air. Je rêve d'un épisode où toutes les Desperate partiraient en vacances ensemble quelques jours je ne sais où. Ca pourrait être une apparté sympa, sans trahir pour autant l'esprit de la série. Au lieu de ça, comme l'année dernière avec Mrs McClutskey et sa poivrote de soeur, on nous emmène à New York en compagnie de Angie et Gaby à la recherche de leurs boulets. A part les taxis jaunes et les mannequins anorexiques, on est resté en terrain connu. L'apparition d'Heidi Klum était sans intérêt, tout comme tout ce qui a concerné la carrière passée de Gaby dont on nous a parlé maintes et maintes fois au fil des saisons et qui n'a jamais rien offert de passionnant. Même les intéractions entre les personnages n'étaient pas amusantes. Trop attendues, trop faciles. En revanche, on en a appris pas mal sur le mystère des Bolen. On a eu des confirmations surtout : Angie était bien une activiste pour l'environnement dans ses jeunes années, elle était sous l'emprise d'un certain Patrick Logan, un very very bad guy, et ils ont tué quelqu'un par accident. On reste évasif sur les détails et mon petit doigt me dit qu'ils n'ont de toute façon pas d'importance. La révélation majeure, c'est que Danny est le fils de Patrick, pas de Nick. Rien de très surprenant là-dedans au final mais bon, ce mystère tient toujours à peu près la route. Je me vois mal m'en plaindre. Ca ne résolut pas l'affaire de l'étrangleur en attendant...

   Après une nuit d'amour, Katherine a de gros doutes sur sa sexualité et prend conseil auprès de ses voisins gays. Normal. Cela donne une scène moyennement drôle, mais quand Bob et Lee sont dans les parages, je suis en général plus agacé qu'autre chose. Tellement clichés, ça m'insupporte. Bref, après targiversations classiques, Katherine se rend à l'évidence : elle ressent quelque chose pour Robin alors elles poursuivent leur aventure. Ca me va très bien comme ça, j'ai envie que ça devienne du solide elles deux. Je les aime bien séparément alors ensemble... On termine par l'autre rousse du quartier et là, je suis beaucoup plus mitigé. J'espérais que le nouveau petit protégé de Bree soit un psychopathe puisque la série en manquait cruellement ces temps-ci mais c'est visiblement rapé : il s'agit en fait du fils caché de... Rex ! Ouais, comme je vous le dis. Alors là, on ne peut pas dire que ce n'est pas surprenant ! L'idée est très séduisante mais pour le coup, il aurait peut-être mieux fallu attendre un peu. J'aurais adoré que Bree se le tape par exemple, avant de se rendre compte de qui il est vraiment. Trop politiquement incorrect sans doute. Au lieu de ça, on va sûrement avoir droit à une vengeance minable d'Andrew...

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// Bilan // Typiquement le genre d'épisode qui aurait pu être meilleur si Susan avait été aux abonnées absentes et si les scénaristes avaient pris un peu plus de risques (du coté de Bree surtout). Mais ma foi, c'est pas mal...

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02 mars 2010

Desperate Housewives [6x 16]

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The Chase // 10 8oo ooo tlsp.

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   ATTENTION CRITIQUE ELOGIEUSE !

   Oui, je préfère prévenir et non, je ne cherche pas à faire revenir un lectorat perdu ! La vérité c'est que même en cherchant bien et même avec toute la mauvaise foi du monde je serais incapable de dire du mal de cet épisode qui correspond en de nombreux points à mes attentes. Je ne sais pas si ce sont les audiences en chute libre qui ont enfin réveillé Marc Cherry et ses scénaristes mais entre l'épisode précédent, bien agréable, et celui-ci, carrément bien fichu, je suis à la fois surpris, choqué et plein d'espoir. Oui, Desperate Housewives peut encore être une bonne série si elle s'en donne la peine !

   Ne dit-on pas que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes ? Quand je dis "vieux pots", je veux bien-sûr parler de cette vieille peau de Mrs McCluskey et de Roy, son amant futur-mari. Au-delà du fait que c'est extrêmement rare de voir à la télévision des couples âgés (qui ne sont pas réduits à des rôles de grands-parents en tous cas) et que les faire s'embrasser à l'écran n'est pas non plus une chose à laquelle on est habitué, c'est toujours bien de mettre en lumière de temps en temps des personnages qui restent la plupart du temps dans l'ombre. C'est ce que cet épisode a su faire à plusieurs reprises avec une certaine réussite et c'est surtout vrai pour ces deux-là, vraiment craquants. Même Susan, étroitement liée à l'intrigue, n'a pas été capable de gâcher la fête ! Au contraire, elle a même apporté un petit quelque chose de sympathique. Quant au cancer supposé de Karen, il est tout simplement le souhait de Kathryn Joosten qui est dans la vie atteinte d'un cancer du poumon (pour la deuxième fois) et qui souhaitait qu'il soit intégré au scénario (pour être mieux traité qu'avec Lynette ?). Ca rajoute à l'émotion de la scène où elle l'annonce à Susan, forcément. Et la bonne nouvelle, c'est que l'actrice a appris il y a quelques jours qu'elle était en rémission. A nouveau.   

   Relégué depuis la saison 3 à un rôle très secondaire et encore plus depuis le bond de 5 ans, Andrew fait son retour dans cet épisode, comme si de rien n'était. J'ai toujours eu un faible pour lui. Il tient tête à sa mère comme personne et ça fait plaisir de les voir se fighter à nouveau même si c'est sans doute provisoire. Ils s'entendaient trop bien depuis quelques temps, ça ne pouvait plus durer ! En plus, ça permet de mettre Orson au placard. Alors évidemment, nous sortir non pas un mais deux personnages de nulle part, c'est un peu abusé. D'un autre coté, il fallait absolument du sang neuf. Qui est ce Sam ? Un psychopathe ? Je l'espère sincérement. Wisteria Lane en a besoin. Katherine n'est pas allée assez loin, je suis resté sur ma faim. Je le sens bien lui. Pourquoi veut-il absolument prendre la place d'Andrew ? Tout ce que j'espère, c'est que ce n'est pas un fils caché de Bree. Je ne pense pas mais sait-on jamais... J'espère aussi qu'ils ne coucheront pas ensemble. Encore que ça pourrait être marrant puisqu'il se comporte comme son fils. Y'a du potentiel en tous cas. Je demande à voir.

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   Quand Gaby fricote avec ses voisins homos, c'est fun, c'est exagéré et c'est même touchant sur la fin. On ne compte plus le nombre de leçons que la jeune femme a reçues au sujet de la famille, des enfants et de l'importance qu'ils doivent avoir, mais celle-là avait le mérite de mettre en avant Bob et Lee et sous un jour nouveau (même s'il a encore fallu plein de clichés pour en arriver là). Ils veulent adopter un enfant, ils ont même failli en avoir un mais la mère porteuse s'est désistée au dernier moment. On sent clairement l'inspiration de Modern Family mais il y a pire comme inspiration. En revanche, le gros point faible de l'épisode vient du couple Bolen qui se rend compte de la disparition de Danny. Deux scènes sans intérêt étaient largement suffisantes. On a pas appris grand chose, si ce n'est que le fameux "Patrick" est la cause de leur départ de New York car il les avait retrouvés. Le talent de Drea de Matteo est un peu gâché quand même. Cette intrigue fil-rouge est loin d'être la pire de la série et elle a été assez bien gérée jusqu'ici mais c'est encore pas la panacée.   

   Après des semaines d'ennui profond, Lynette sort de sa torpeur et nous avec en se souvenant qu'elle a une fille prénommée Penny ! Enfin "en se souvenant", c'est vite dit. Elle et Tom oublient que c'est son anniversaire, ce qui permet quelques scènes cocasses sympathiques. Puis comme d'habitude, c'est l'émotion qui prend le relais à la fin de l'épisode et on admire évidemment encore et encore le talent infini de Felicity Huffman qui, avec bien peu de choses, sait toujours faire passer quelque chose de fort, entre rires et larmes. Elle est épatante. Ah et le "I'm not pregnant" m'a fait beaucoup rire ! Hyper classique mais ça marche à tous les coups. 

   J'en viens à ma partie préférée de l'épisode. Après une belle entrée en matière la semaine passée, les scénaristes ont décidé de se lancer à bras le corps dans une "intrigue lesbienne". Je n'aime pas tellement cette "expression" mais c'est vraiment ça. J'avais très peur qu'ils en fassent quelque chose de burlesque comme à leur habitude et donc pas du tout crédible et quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'après un ou deux délires érotico-émoustillants (Julie Benz est superbe), ils ont vraiment traité le sujet de "la femme de 45 ans qui est attirée par une autre femme" avec beaucoup de justesse (dans la limite de ses possiblités) et de simplicité. Résultat, on y croit. Je ne pensais pas qu'ils réussiraient. Chapeau ! J'ai un peu peur pour la suite, j'espère qu'ils resteront dans cette même optique. Et qu'ils oseront les montrer s'embrasser voire se sauter dessus la prochaine fois ! La coupe "pudique" était regrettable. J'imagine que la série atteint là ses limites.   

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// Bilan // Très heureux de constater que Desperate Housewives n'est pas encore totalement morte et ravi de voir que même si les personnages principaux tournent en rond, il y a des personnages secondaires ou nouveaux qui valent encore le détour et sur lesquels les scénaristes font bien de s'appuyer. Une vraie satisfaction que cet épisode. Dommage qu'il ait été si peu suivi pour le coup. 

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23 février 2010

Desperate Housewives [6x 15]

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Lovely // 10 9oo ooo tlsp.

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   On me reproche souvent de trop taper sur Desperate Housewives mais en faisant un tour rapide sur mes critiques de la saison 6 jusqu'ici, je me suis rendu compte que j'avais souvent accordé deux étoiles à pas mal d'épisodes. Comme quoi, vous êtes mauvaise langue (et moi aussi) et cette saison 6 n'est pas si mauvaise comparée à la précédente. En fait, j'ai l'impression que sentant le vent tourner, les scénaristes essaient enfin de nouvelles choses et ça fait du bien de les voir se remettre en question. L'arrivée de Robin-la strip-teaseuse-Julie Benz s'inscrit dans cette optique de renouveau et je me suis surpris par moment à vouloir qu'elle reste dans la série au-delà des deux-trois épisodes promis...

   Tout l'épisode lui était consacré, ce qui pour un nouveau personnage n'est pas anodin. Il y a bien une envie de lui trouver une place bien à elle dans le paysage. C'est vrai que depuis le départ de la regrettée Edie, ça manquait de blonde volcanique à Wisteria Lane. Si Robin n'a pas sa répartie et son franc-parler, elle se défend bien. Elle a de l'humour et elle ne se laisse pas faire, comme elle le prouve à travers son intrigue avec Gaby. C'était d'ailleurs bien le seul intérêt de cette intrigue parce que l'alliance Ana/Danny est toujours d'un ennui infini. Voir Gaby se démener de la sorte pour une gamine qui n'en vaut pas la peine est assez regrettable. Qu'elle épuise son énergie à autre chose ! Robin a bien fait d'avouer la supercherie à Danny, ça va sans doute permettre de faire enfin bouger les choses. Mine de rien, la fin de la saison approche et le mystère fil-rouge stagne désespérement. Pour la première fois depuis... la saison 3, je suis curieux de voir ce que les scénaristes ont concocté. Ils ont pas si mal gérer la chose jusqu'ici, espérons que ce soit le cas jusqu'au bout.

   Je regrette que l'épisode ait été divisé en cinq parties distinctes. L'innovation n'était pas là puisque c'est une narration dont les scénaristes abusent depuis quelques temps dès que l'occasion se présente ! C'est d'ailleurs étonnant qu'ils insistent puisque c'est raté quasiment à chaque fois. Ca ne fait que cloisonner les héroïnes au lieu de les faire intéragir. Autant certains duos/trios étaient pertinents, autant d'autres n'avaient aucun intérêt. Par exemple, l'apparition de Robin dans l'intrigue de Lynette, Tom et Parker n'était qu'un prétexte lointain pour donner quelque chose à faire aux personnages. Autant le passage avec Parker était amusant voire touchant, autant la dispute entre Lynette et Tom avait un sacré goût de déjà-vu, et pas qu'une fois ! De la même façon, la crise de jalousie de Susan envers Mike et Robin était courue d'avance et pas drôle. En revanche, il s'est passé quelque chose d'intéressant entre Bree et Robin, et par extension entre Bree et Orson. Les deux femmes, avec leurs caractères apparemment opposés, ont su trouver un terrain d'entente et j'ai trouvé ça très sympa de voir Bree faire des efforts pour reconquérir l'intimité perdue avec son mari depuis qu'il est en chaise roulante. Ca traitait mine de rien d'un sujet sérieux mais sur un ton léger. Je n'aime plus du tout le couple Hodge et je préférerai les voir séparés définitivement mais le temps d'un instant, je les ai trouvés mignons.

   Puis vient le gros morceau, la surprise du chef dira-t-on, la prise de risque même. On apprend que Robin est lesbienne et qu'elle jetterait bien son dévolue sur... Katherine ! A la base, ça ma plaît car ça évite de faire de Robin une simple briseuse de ménage Edie-bis. D'un autre coté, Desperate Housewives ne fait que suivre la mode. De plus en plus de séries font appel à la lesbienne qui sommeille en chacun de nos héroïnes pour créer le buzz et sortir des sentiers battus. Il faut voir comment ça va être traité mais je suis loin d'être convaincu pour le moment. On connaît le goût de la série pour les intrigues sans lendemain. Si ça s'arrête à un baiser, on peut dire que l'on y avait déjà eu droit la saison précédente entre Teri Hatcher et Swoozie Kurtz sur un malentendu. Si ça va plus loin, curieux de voir ce que ça peut donner. Ca fait longtemps que la série n'a pas lorgné du coté du politiquement incorrect et qu'on le veuille ou non, une intrigue comme celle-là dans une série grand public, c'est politiquement incorrect !      

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// Bilan // Bien qu'une bonne moitié de l'épisode soit à jeter, le reste est très convenable et offre une porte d'entrée intéressante à un nouveau personnage qui pourrait, si le public est convaincu et si les scénaristes sont inspirés, rester à Wisteria Lane plus longtemps que prévu...

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02 février 2010

Desperate Housewives [6x 14]

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The Glamorous Life // 11 44o ooo tlsp.

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   Pour reprendre les mots de cette chère Mary-Alice, de moins en moins inspirée, "In This Never-Ending Drama We Call... Desperate Housewives (...)" on doit se contenter de peu et les blagues salaces qui ont rempli cette épisode m'ont curieusement suffits. Qu'il s'agisse du jeu de mot sur "Moby Dick", un livre qui ne parle pas forcément de ce que vous croyez, ou celle sur le toujours très ambigü "I'm Coming !", j'ai bien ri. Je soupçonne l'espiègle et coquin Marc Cherry d'avoir abusé de viagra cette semaine. Paraît même qu'il en revend sous le manteau à des prix défiants toute concurrence ! Mais trèves de plaisanteries, il y a toute une rangée de connasses et de salopes qui attendent que je leur mette la fessée (je deviens terriblement vulgaire).

   Au rayon connasse, je demande Lynette ! J'ai toujours eu de la tendresse pour elle mais trop c'est trop ! Sa thérapie de couples avec Tom est un désastre d'un point de vue scénaristique. C'était à prévoir. Et elle devient tout bonnement insupportable car elle n'accepte pas la moindre critique et use systématiquement de la tactique du "c'est pas moi, c'est lui !". Le pire, c'est que plutôt que de lui mettre une bonne claque dans la gueule pour qu'elle comprenne, les scénaristes la conforte dans ses idées. Le grand méchant, c'est donc Tom. Parce que comme tous les hommes il est lâche... Et ça brode pendant dix minutes sur les pires clichés hommes/femmes. Y'a un fond de vérité, c'est certain, mais au bout de six saisons, s'ils ne trouvent plus rien d'autres à dire qu'ils se taisent ! Je reconnais toutefois que certains passages étaient amusants. Mais n'y avait-il pas mieux que d'impliquer cette pauvre psy de la sorte ? C'était tellement ridicule...

   La connasse en chef, c'est Bree. C'est pour ça qu'on l'aime mais il fut un temps où ses histoires avaient de l'intérêt et l'ensemble était juste parfait. Ce temps-là est bien révolu et les scénaristes n'ont de cesse de nous le rappeler. Lorsque Mary-Alice a annoncé qu'Orson avait l'intention de mettre fin à ses jours, j'étais aux anges. J'ai été naïf de croire qu'il y arriverait. Pas à se tuer hein, juste à tenter de le faire. Même cette petite satisfaction-là on n'a pas voulu nous la donner. Ca aurait été génial qu'il tombe dans la piscine avec son fauteuil et que Bree, telle Pamela Anderson, se jette à l'eau pour le secourir. Non, ça aurait été nul aussi. Au lieu de ça, on nous ressert un discours censé être émouvant qui sonne faux de bout en bout. Marcia Cross et Kyle McLachlan ne prennent même plus la peine de bien jouer. Ils sont en mode automatique et ils n'y croient pas plus que nous. Ca se voit tellement... Alors comme ça Bree veut finir ses jours avec Orson même si elle ne l'aime plus. Elle est persuadée que ça reviendra. On l'a connue intelligente. Elle est devenue bête à manger du foin !

   L'association de deux connasses aux faux-airs de putes, ça donne l'intrigue croisée de Gaby et Angie. En toile de fond, la relation amoureuse entre Ana et Danny est toujours d'un ennui considérable mais elle n'est qu'un prétexte à mettre le feu aux poudres entre les deux voisines et accessoirement à mettre (enfin) Beau Mirchoff torse nu. Gaby qui fait des remontrances à sa nièce, ça me fait toujours rire. Venant de sa part, franchement... Les réactions sanguines de Carlos sont risibles, au contraire de celles de Angie déjà un peu plus flippantes. Mais ça vient surtout du fait que l'on connaît mal le personnage. On ne sait pas bien de ce dont elle est capable. On nous fait miroiter un beau potentiel mais sera-t-il vraiment exploité un jour ? Je préfère ne pas évoquer le passage "écolo" de l'intrigue, d'une subtilité incroyable et j'ose espérer que la mort qu'a causé Angie n'est pas liée à un passé militant. Ce serait quand même sacrément décevant ! Patrick ? Mais qui est Patrick ? On ne devrait pas tarder à le savoir...

   On termine par l'intrigue la plus nulle de la semaine : lorsque Susan Mayer rencontre une strip-teaseuse au grand coeur, que fait-elle ? Elle lui propose de devenir son assistante en classe-maternelle pardi ! Très honnêtement, si la jeune femme en question n'était pas interprétée par Julie Benz (Buffy, Dexter), il n'y aurait rien mais vraiment rien à en retirer ! Ah si quand même l'humour précoce du petit MJ bientôt plus intelligent que ses deux parents réunis ! Enfin n'oublions pas qu'à l'épisode précédent, il était bête comme ses pieds. La prestation de l'actrice n'est pas honteuse, c'est plutôt son rôle qui l'est. Elle me fait penser à tous ces personnages de la série qui restent deux-trois épisodes pour combler le vide avant de repartir à tout-jamais. Le dernier exemple qui me vient à l'esprit c'est la voleuse qui essayait d'escroquer les Solis en saison 4. Ah mais il y a eu aussi la vieille dame incarnée par Frances Conroy qui se servait des Solis (encore eux) pour combler son ennui en saison 5. Bref, vous voyez ce que je veux dire. O intérêt contre quelques bonnes répliques.    

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// Bilan // C'est dingue ça : même quand je n'ai pas détesté un épisode, mes commentaires donnent l'impression que si ! Malgré tout le fiel que je viens de verser, celui-ci n'était pas si mauvais. Merci aux répliques piquantes qui m'avaient drôlement manqué.

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20 janvier 2010

Desperate Housewives [6x 13]

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How About A Friendly Shrink? // 11 2oo ooo tlsp.

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   Après ma critique un peu barrée de la semaine dernière, qui a plu à certains et pas du tout à d'autres, je me dois de retrouver un peu de sérieux pour parler de cet épisode de Desperate à mi-chemin entre le médiocre et le sympathique. Pour mettre tout le monde d'accord, je dirai donc qu'il était sympathiquement médiocre. En clair, il n'était pas désagréable à regarder mais il ne valait pas grand chose d'un point de vue scénaristique.

   J'ai envie de commencer naturellement par celle qui a été absente plusieurs épisodes durant et qui revient enfin : Katherine ! Le déroulement de son internement ne nous a pas été dévoilé mais, apparemment, elle va mieux. Elle semble avoir compris son trouble et la scène où elle l'explique à son psy était excellente. Dana Delany n'a pas à rougir de ses performances. Elles valent bien celles de Marcia Cross ou de Felicity Huffman quand elles sont dans un bon jour. La présence de Mrs McCluskey apporte un plus non négligeable. Pour une scène adorée, j'en ai détesté une autre : celle de fin ! Elle était ridicule car parfaitement improbable. Toutes les wives viennent voir Katherine le sourire aux lèvres pour lui dire que tout est oublié, qu'elle peut revenir à Wisteria Lane sans problème. Là où ça coince vraiment, c'est du coté de Susan. Elle nous a tellement pompé l'air avec toute cette histoire que de la voir rappliquer la bouche en coeur est tout sauf plausible. Et puis j'en ai marre de toutes ces engueulades qui se finissent systématiquement par des réconciliations. J'aimerai bien que pour une fois, elles ne pardonnent pas. Par principe ! Ca pue la morale, voilà ce qui me gène le plus. Que va devenir Katherine maintenant ? C'est la grande question. Soit elle va faire de la figuration, ce dont elle est habituée, soit elle ne va pas aussi bien qu'elle le prétend et là, ça peut être intéressant...

   S'il y a bien une intrigue que j'ai détesté de bout en bout dans cet épisode, c'est celle de Angie ! Que l'on ne parle pas du mystère fil-rouge cette fois passe encore, mais que l'on nous impose pour la deuxième semaine consécutive le duo de jeunes boulets Ana/Danny, c'est insupportable. Ils ne sont pas intéressants depuis le départ et les scénaristes ont trouvé le moyen de les rendre encore plus abyssaux : plus ça va, plus le pseudo bad-boy a des ailes d'anges qui lui poussent dans le dos, et plus ça va, plus la ceinture de chasteté de la pseudo salope latina dépasse de sa mini-jupe ! Cette manoeuvre pour les rendre parfaitement respectable ne me plaît pas du tout. Là encore, la morale pointe le bout de son nez et c'est moche. Puis les propos d'Ana sur ses blessures passées qui ressemblent à celles de Danny et qui les rapprochent inéluctablement sonnaient complètement faux : 1/ parce que l'actrice est mauvaise 2/ parce que le propos de départ était simplement que Danny méritait mieux qu'une fille aussi superficielle et jusqu'à preuve du contraire, elle l'est toujours, qu'elle ait vécu des choses difficiles ou non.

   Comme le laissait présager l'épisode précédent, rien ne va plus dans le foyer des Hodge ! Monsieur profite de son handicap pour traiter Bree comme une servante et Bree ne se laisse pas faire quitte à oublier que le handicap de Orson est bien réel. Les voir se chamailler comme une maman et son fils malpoli et capricieux était amusant. La scène où Bree passe Orson sous le tuyau d'arrosage pour qu'il se lave enfin était même assez osée et politiquement incorrect. Ca aurait été encore plus percutant si une intrigue quasi-similaire n'avait pas déjà été traitée à l'époque où Carlos était aveugle. Ce qui m'a dérangé, c'est la morale -là encore- de la fin où Orson fait tout un speech à Bree pour lui dire combien sa position actuelle le fait souffrir comme si c'était la raison pour laquelle il la traitait de la sorte. Faire ça, c'est ne pas assumer son intrigue ! Il se comporte ainsi parce qu'il en veut à Bree, point barre ! C'est sûr que du coup le propos est bien léger mais c'est tout qu'il est à la base. Lui inventer une profondeur, c'est escroquer le téléspectateur.

   Pout terminer sur une note positive, j'ai trouvé intelligent d'associer Susan et Gaby dans cet épisode. Puisqu'elles écopent souvent toutes les deux des storylines les plus "comiques" et les plus creuses, autant faire deux pierres deux coups ! Leurs petits stratagèmes et leurs rivalités ont offert de bons moments de divertissement. C'est un peu toujours la même chose, c'est vrai, mais il y a des fois où ça passe mieux que d'autres, allez comprendre pourquoi... Dans le même esprit, la présence -très courte- de Bob et Lee dans l'intrigue de Lynette et Tom a permis de changer un peu la dynamique du couple. D'ailleurs, le comportement de Lynette vis à vis de Tom et de ses séances chez la psy était digne de Susan ou de Gaby. Tant que ça reste un one-shot et qu'elle ne devient pas comme elles, why not ? Comme d'hab', la fin était émouvante.                     

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// Bilan // Même si ma critique se concentre davantage sur les points négatifs que sur les points positifs de cet épisode, je reconnais volontiers que j'ai passé un agréable moment à le suivre. Je m'auto-cite : il était "sympathiquement médiocre". Ca résume bien le fond de ma pensée.

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12 janvier 2010

Desperate Housewives [6x 12]

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You Gotta Get A Gimmick // 14 ooo ooo tlsp.

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   En 2010, les facétieux scénaristes de Desperate Housewives ont décidé de s'amuser comme des petits fous ! Pour se faire, Marc Cherry a lancé un concours très amusant : Qui qui écrira la storyline la plus merdique ? Qui ? Inutile de dire que joueurs comme ils sont, ils se sont surpassés ! Le gros lot pour les filles, c'était au choix une paire de nichons toute neuve en hommage à Teri Hatcher ou une cure de botox à la Marcia Cross ! Pour les garçons, il y a avait soit une nuit avec Marc Cherry (autant dire qu'aucun d'entre eux n'a envisagé cette option), soit une nuit avec Kathryn Joosten (c'est là qu'ils sont revenus en arrière en se disant qu'une nuit avec Cherry, c'était p't'être pas si mal), soit une conversation façon téléphone rose avec Brenda Strong/Mary-Alice (parce que j'ai décidé que c'était un fantasme d'hétéro). Je tairai l'intrigue gagnante pour ménager le suspense...

   Scénariste N°1 - Gaby. Celui-ci a choisi d'opter pour l'irrévérence soft. Son idée : alors que Gaby et Carlos tentent de faire entrer Juanita dans l'école où travaille Susan (enfin on suppose qu'elle y travaille toujours), ils se heurtent à un directeur peu scrupuleux qui ne voit en la petite fille que l'occasion de remplir les quotas de minorité de son école. Bon, là on se dit que pour une fois on va toucher un sujet sensible qui mérite d'être évoqué. Sauf que comme d'habitude, la comédie l'emporte sur tout. Gaby veut profiter de la situation alors elle cabotine à n'en plus finir tandis que Carlos la regarde d'un air affligé. Puis séquence émotion ridicule où Eva Longoria nous rappelle toutes les limites de son talent. Gaby part dans un grand speech niais au possible sur ses origines modestes, sur son père qui était un homme si bon... et bla bla bla. Carlos s'y met et c'est le pompon ! Depuis quand DH est devenue si "familiale" dans le sens 7 à la maison du terme ? Et puis tout ça pour en arriver là franchement... Malgré tout, le scénariste N°1 n'a pas gagné car il a choisi un thème passablement intéressant dans le fond.   

Scénariste N°2 - Lynette. Celui-là s'est lancé dans l'incompréhensible voire l'aburde ! Son idée : Tom va remplacer Lynette à son boulot pendant son congé-maternité. A partir de là, tout semble être joué d'avance. Lynette ne va pas ête contente du travail de Tom, va fourrer son nez dans ses affaires, ils vont s'engueuler puis se réconcilier, de préfèrence sur l'oreiller. Cela aurait pu se passer comme ça mais c'est là tout le génie du scénariste : il est parti sur complètement autre chose, de super tiré par les cheveux. Sans que l'on comprenne comment ni pourquoi, Tom reproche à Lynette de ne pas parler de ce qu'elle ressent quant à la perte de son bébé et il pensait lui faire plaisir en la remplaçant même au-delà de son congé-maternité ! Euh ? C'est moi ou ça n'a ni queue ni tête ? En plus d'être assez honteux d'un point de vue féministe. On a beau imaginé que les intentions de Tom étaient bonnes, ça ne passe pas du tout... Cependant, il ne s'agit pas de l'intrigue gagnante car une courte scène nous offre un beau moment d'émotion. Mais si c'est ainsi que Marc Cherry et son équipe comptent parler de la douloureuse expérience de la perte d'un enfant, on peut dire qu'ils sont tombés vraiment bien bas.

   Scénariste N°3 - Bree. C'est lui qui a hérité de la seule répercussion post-crash aérien sur Wisteria Lane. Car pour les autres, c'est déjà de l'histoire ancienne globalement. Son idée : afin de ne pas moisir en enfer, Bree se doit, comme son pasteur le lui conseille, de laver ses pêchés en prenant en charge Orson, nouvellement handicapé. Ca pue le discours moralisateur ? Parfaitement ! Et au-delà de ça, ça n'apporte que des scènes ennuyeuses et attendues qui ne valent que pour le jeu impeccable de Marcia Cross et Kyle McLachlan. La tension entre les deux époux est palpable mais elle n'a rien de nouveau par rapport à avant. Certes, le handicap permet à Orson d'avoir un argument de poids dans son chantage, mais ça s'arrête là. On n'a pas fini d'en baver, moi je vous le dis. Hop, recalé quand même ! Les acteurs sont trop bons.

   Scénariste N°4 - Susan. Même mort, Karl fait parler de lui ! Il n'a pas trouvé mieux que de léguer son club de strip-tease à son ex-femme ! Ca, c'est l'intrigue stupide de l'épisode. L'idée, c'est de dériver rapidement sur complètement autre chose, à savoir Mike qui fréquente de temps à autres le club, chose que ne supporte pas Susan. Une fois de plus, on passe d'une chose bien précise à une autre de manière capilotractée. Le seul intérêt dans tout ça est d'émoustiller le téléspectateur masculin en montrant Teri Hatcher en pleine démonstration de pole-dance. C'est vrai qu'elle se débrouille bien, elle est encore souple ! A part ça, je ne vois pas bien l'intérêt. En tous cas, on peut remercier ce scénariste qui a sans doute réussi à pourrir les futures intrigues de Susan puisque l'on ne va pas en rester-là avec ce club. C'est la nouvelle pizzeria quoi ! Quand elle sera devenue trop encombrante, on s'en débarrassera... Il a frôlé le prix, mais non.

   Scénariste N°5 - Julie, Danny & Ana. Il s'agit de l'intrigue la plus ennuyeuse du monde et la plus inutile (quoique). Déjà, donner autant de temps d'antenne à Julie n'est pas humain. Ce scénariste a tout compris au concours. Ensuite, ressortir l'inintéressante Ana et l'associer à Danny est un trésor d'inventivité ! Comment ne pas y avoir pensé avant bon sang ? Les scènes se succèdent avec cette impression terrible que l'on part de nulle part pour arriver également nulle part. Le vide intersidéral ! J'aurai bien imaginé que Ana soit celle qui a attaqué Julie par jalousie mais comme Mary-Alice nous a indiqué plus tôt dans la saison que l'agresseur était un homme, cette possibilité est à écarter. Voilà qui fait que cette intrigue est la pire de l'épisode et que l'heureux scénariste gagnant va pouvoir -pardon aux âmes sensibles- faire une séance de téléphone rose en tripotant Kathryn Joosten et en bourrant la dinde, j'ai nommé Marc Cherry. Eh oui, c'est un gourmand, un homme qui aime la vie !      

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// Bilan // Je crois que j'ai adoré cet épisode car il m'a permis de partir dans une critique délirante qui ne fera peut-être rire que moi mais que j'ai pris un pied fabuleux à écrire ! A part ça, Desperate Housewives s'enfonce...

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05 janvier 2010

Desperate Housewives [6x 11]

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If... // 15 35o ooo tlsp.

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   Pour son retour après la courte trève hivernale, Desperate Housewives nous revient sur un exercice de style assez courant dans le monde des séries télévisées et qui permet de casser la routine. Suite au fameux crash sur Wisteria Lane, que je préfère appeler "incident aérien" d'ailleurs, les héroïnes s'imaginent à travers de brèves séquences ce à quoi leurs vies auraient pu ressembler si elles avaient fait d'autres choix et si leur destin avait été différent. Souvent, ce genre d'épisodes n'apporte rien et n'est qu'une pause dans la narration. C'est ce que je craignais pour Desperate et finalement, les scénaristes ont réussi à faire avancer les intrigues de chacun en même temps, même si tout est sans surprises.

   J'ai d'abord envie de commencer par le dernier "what if?", celui de Lynette, qui était remarquable. La prestation tout en sobriété de Felicity Huffman a contribué à sa réussite. Alors que ses jumeaux sont entre la vie et la mort, Lynette s'imagine qu'ils sont sauvés mais que l'un d'entre eux est handicapé à vie. Elle va alors devoir se battre avec Tom pour aider son fils à grandir malgré son handicap et toutes les difficultés que cela engendre au quotidien. Elle sera chaleureusement remerciée lors de la remise des diplômes de celui-ci quelques années plus tard. Le discours était très émouvant. J'avoue qu'il m'a fait verser une petite larme. Ce petit bijou de quelques minutes est la preuve, s'il en fallait une, que les scénaristes et les acteurs de la série peuvent être très à l'aise dans le drama pur. Cela sonnait juste, c'était assez réaliste. Pourquoi ne pas user de cette corde sensible plus souvent ? D'ailleurs, cette intrigue aurait pu être une "vraie" intrigue sur plusieurs épisodes si les auteurs l'avaient voulu. On aura peut-être à la place quelque chose de tout aussi intéressant : Lynette perd un de ses deux bébés. Il va donc falloir surmonter cette perte et ne pas en faire pâtir l'enfant restant. Enfin il n'est pas encore né... C'est un sujet grave qui mérite d'être traité avec sérieux pour une fois. Il suffit de le vouloir !

    Pour contrebalancer avec ces scènes qui ne sont pas d'une folle gaieté, avouons-le, c'est Gaby qui a pour mission de nous faire rire ! Son "what if?" à elle est un peu ridicule puisqu'elle s'imagine que si Celia a été sauvée lors de l'accident, c'est parce que Dieu a un plan pour elle. Elle essaye alors de lui trouver un don, qu'elle n'a vraisemblablement pas, et fait passer ses frustrations à travers elle. Au point qu'elle se retrouve au bout de vingt-ans avec une grande fifille au bord de la crise de nerfs si elle n'arrête pas tout de suite ses délires ! En plus de ça, Carlos l'a laissée tomber et Juanita ne lui donne pas souvent de ses nouvelles. Très vite, ce qui s'annonçait drôle devient donc pathétique et la transformation d'Eva Longoria en mamie plus que grisonnante n'est pas des plus réussies. L'intrigue la plus faible de l'épisode, clairement.

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   Du coup, Susan aussi tente de nous amuser ! Puisque Karl est lui aussi entre la vie et la mort, elle s'imagine ce que sa vie aurait pu être si elle était restée avec lui. J'ai aimé que l'on ne nous ré-invente pas le personnage de Karl pour l'occasion. Il est resté fidèle à lui-même et a continué à la tromper à tour de bras. Madame s'est réfugiée dans la bouffe et a grossi à vue d'oeil. Le coup du personnage qui devient énorme, on nous le fait tout le temps. C'est devenu un classique depuis Monica dans Friends (même si dans ce cas précis, elle ne l'est pas devenue, elle l'était !). Ca marche toujours, le minimum syndical de rires est assuré. Pas de quoi se relever la nuit pour autant puisque ça ne va pas plus loin que ça !

  Karl toujours est au centre des toutes les attentions et pour cause : il meurt ! Comme je le disais lors de la review précédente, suite au cliffhanger, les scénaristes étaient dans une impasse : soit ils tuaint Karl, soit ils achevaient Orson. On a d'un coté un personnage qui a encore des choses à offrir et qui a beaucoup apporté à Bree en ce début de saison 6 et de l'autre un personnage devenu embarrassant, qui a perdu de tout son intérêt depuis plus d'un an. Le choix aurait donc dû être vite fait mais c'était sans compter la logique Marc Cherryenne ! Adieu la Bree sexuellement libérée, souriante, re-bonjour à la momie qui porte sur ses épaules tout le malheur du monde. Que vont-ils bien pouvoir faire d'un Orson paraplégique (qui finira sans doute par être un miraculé) et d'une Bree au bout du rouleau ? J'ai peur. En attendant, sur la fin du "what if?" lorsque Bree, qui a quitté Orson pour vivre pleinement sa passion avec Karl à ses risques et périls, apprend la mort de son ex-mari dans la solitude la plus complète, une belle émotion s'est dégagée. Il aurait fallu qu'il s'agisse de la réalité et non d'un rêve pour que cela soit vraiment bon et c'est un peu tout le problème de l'épisode : le "what if?" est plus intéressant que la réalité...

   Pout terminer, tandis que Katherine n'est pas convier à la fête, Angie nous dévoile une petite part de son mystère. Elle s'appelle en réalité Angela De Luca et, contrairement à ce qu'on pouvait imaginer et contrairement aux habitudes, ce n'est pas elle la psychopathe. C'est la personne qu'elle fuit depuis des années. Elle a tué un homme accidentellement, c'est vrai, mais ce n'est pas la vraie raison de sa cavale. Je dois bien reconnaître que pour le moment, cette intrigue sait rester... intriguante ! Le passage au tribunal était déchirant et en même temps trop classique pour que l'on soit vraiment touché.

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// Bilan // Cet épisode un peu spécial de Desperate Housewives privilégie le drama pur à la comédie et c'est à la fois rassurant et rageant de voir que les scénaristes tiennent encore la route dans ce domaine. C'est un chemin qu'ils n'empruntent plus que très rarement désormais et c'est pourtant essentiel à la série, un de ses ingrédients de base. Quelques belles scènes sortent du lot tandis que d'autres sont passe-partout et/ou prévisibles. La suite ? On risque de retomber dans la routine mais on en parlera le moment venu !

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08 décembre 2009

Desperate Housewives [6x 10]

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Boom Crunch // 14 71o ooo tlsp.

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   Nous y voilà : chaque année à cette même période, les températures commencent à baisser tandis que les premiers flocons de neige tombent ça et là, on se dit qu'il faudrait que l'on se penche sur nos achats de Noël en sachant bien au fond que l'on s'y prendra au dernier moment et puis quelque part en Californie, Marc Cherry et sa bande de scénaristes se demandent ce qu'ils vont bien pouvoir inventer pour créer l'événement avant la trève hivernale de Desperate Housewives. La prise d'otage, c'est fait. La tempête, c'est fait. L'incendie, c'est fait. J'avais misé l'année dernière sur une grande inondation mais c'est raté : cette fois, un coucou se pose sur Wisteria Lane alors que c'est l'effervescence à l'approche de Noël. Les mots "coucou" et "poser" n'ont pas été choisis au hasard. On nous parle de "crash d'avion" depuis quelques temps pour qui suit les spoilers de la série et on se retrouve avec "ça". Pour tout dire, je préfère largement cette version des faits, moins spectaculaire, c'est sûr, mais sobre et crédible. Voir s'écraser le vol 815 de Lost en plein quartier résidentiel aurait été tout simplement ridicule. Maintenant que j'ai dis un tout petit peu de bien de cet épisode, laissez-moi en dire du mal... !

   Je maudis les scénaristes d'être si prévisibles et si peu inspirés. Pourquoi structurer les épisodes "événements" toujours de la même façon ? Certains diront que c'est un respect de la tradition, d'autres parleront de cohérence, personnellement, j'ai opté pour la fainéantise ! Ca commence toujours de la même façon : boooo, un horrible événement se prépare... frissonez chers téléspectateurs, la catastrophe approche... et.... coupez ! Générique. "Three Days Earlier". Et nous voilà partis pour 40 minutes de "remplissage" avant que le drame n'ait enfin lieu pendant... 1 petite minute ! Mais que c'est gavant, bon sang ! Et ce n'est pas le résultat d'une quelconque frustration qui me fait dire ça, auquel cas l'équipe aurait réussi son coup puisque le but est de faire revenir les téléspectateurs en masse et les tenir en haleine. Non, c'est juste du dépit qui se transforme peu à peu en indifférence. Les cliffhangers sont totalement ratés.

   Qui n'a pas compris ce qui allait se passer dans le prochain épisode pour Lynette et Gabrielle ? Sans doute personne. Lynette a sauvé la petite Celia qui a failli se manger l'avion en pleine face, elle sera donc chaleureusement remerciée par ses nouveaux ennemis les Solis. Comme dans l'épisode précédent, cette dispute entre les deux couples est en tous points risible. Gaby passe pour plus bitch qu'elle n'est vraiment, Carlos devient un monstre d'égoïsme et Tom ne fait rien. Ils ne sont pas censés être potes avec Carlos ? Pourquoi ne va-t-il pas le voir ? Ah oui j'oubliais, les hommes du quartier sont dépourvus de couilles. Marc Cherry en a fait son dîner il y a de ça 5 ans. Bref, il n'y a pas grand chose à retenir de tout cela, si ce n'est que les tentatives de vannes ont échoué et que la suite, on la connaît déjà par coeur. On peut également s'attendre à ce que Lynette perde un ou ses deux bébés au moment de la chute, histoire de se débarrasser complètement de cette idée stupide qui a rendu son personnage et son entourage pathétiques. On peut quand même les remercier d'avoir fait tomber Bree lorsqu'elle entonnait ses chants de Noël, ça c'était drôle et ça mangeait pas de pain.      

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   Les Bolen ont bien failli voir leur grand secret révélé au grand jour ! Heureusement pour eux, il arrive toujours un miracle à Wisteria Lane à peu près à cette période : le personnage gênant est emporté par la grande faucheuse, cette fois représentée par une aile d'avion. Personne n'a oublié Victor et sa picket fence plantée dans le coeur, ou Sylvia emportée par une bourrasque. Là, c'est pareil. L'infirmière fait chier son monde avec son chantage à deux balles : on la tue et basta ! Pourquoi se creuser la tête ? Autant je trouve le mystère fil-rouge pas trop mal géré jusqu'ici, autant cette facilité scénaristique est scandaleuse et fait que l'on n'avance pas du tout puisque tout ce qui s'est dit sur le secret était off. On peut bien glisser le mot "terroriste" entre deux phrases, ce n'est pas ça qui va relancer l'intérêt !

   Autre cliff' nul : "mais me dites pas que c'est pas vrai ? Bree serait-elle morte ?". Mais oui, on y croit. Trop de suspense là. Can't wait ! Sérieusement, le plan sur la main ensanglantée de Bree était de trop. C'est vouloir nous faire croire quelque chose qui est tout simplement impossible. En revanche, Orson est sûrement mort. Ben oui, maintenant qu'il a appris la vérité sur la liaison de Bree et Karl, quelle utilité pourrait-il encore avoir ? Sa réaction était relativement surprenante, toute en finesse : il a réussi à rendre Bree rouge de honte et il m'a fait beaucoup de peine le pauvre. Bree s'est tellement montée la tête autour de ce divorce... Et si les scénaristes avaient choisi d'achever Karl à la place de Orson ? Eh bien ce serait à la fois surprenant et idiot. Bree et Karl ont une alchimie parfaite, un des rares bons éléments apportés à la série dernièrement, ce serait dommage de s'en passer. Cela ne m'empêchera pas de gueuler comme un putois dans la prochaine review s'ils ont choisi la facilité en tuant Orson ! Vous l'aurez compris : quoiqu'il arrive, je ne serais pas content. lls se sont mis dans la merde tous seuls en même temps...

   Terminons par la dernière intrigue, hors-crash celle-ci, qui est comme de par hasard la meilleure de l'épisode, et de loin : la folie de Katherine poussée à son paroxysme. Aucune surprise à la base : elle fait accuser Mike d'avoir tenté de la tuer en la poignardant. Susan nous fait donc son numéro et là, THE bonne idée : elle demande à la fille de Katherine, Dylan, de venir au chevet de sa mère et découvre alors qu'elle s'est inventée une vie avec Mike et que son cas est encore plus grave qu'elle ne le pensait. La scène où Katherine se met à pleurer, à crier, à courir partout pour finalement s'effondrer dans le couloir de l'hôpital était absolument brillante ! Dana Delany nous a offert une prestation quatre étoiles bouleversante.      

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// Bilan // Comme chaque année, l'épisode événement de Desperate Housewives tourne plus ou moins à la castastrophe mais c'est de pire en pire puisque les scénaristes ne prennent même plus la peine de chercher de nouvelles idées : ils se contentent de faire du copier-coller en espérant sans doute que l'on n'y voit que du feu. Malgré tout, il y a quelques bons moments de tension et une scène magistrale dont on se souviendra sans doute en repensant à la série quand elle sera terminée...

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02 décembre 2009

Desperate Housewives [6x 09]

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Would I Think Of Suicide ? // 12 7oo ooo tlsp.

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   Cette semaine dans Desperate Housewives, on a décidé de ne pas faire comme d'habitude, et même de réparer ses erreurs... en en faisant d'autres ! Je me plaignais il y a quelques temps de la passivité incroyable des hommes de Wisteria Lane : bonne nouvelle, ils sont remontés à bloc ! Ah ouais. Alors il y a d'abord ce cher Mike, un pape au royaume de l'ennui, qui ne supporte plus les coups fourrés de Katherine, surtout quand elle s'en prend à M.J. Enfin façon de parler. Elle ne l'a pas séquestré. Elle lui a juste fait bouffer ses gâteaux dégoulinants de crême en disant du mal de sa mère. On a connu pire châtiment. Mike l'avait prévenu : quand il s'énerve, ça fait mal ! Booooo. Au final, il devient juste tout rouge et il dit plein de choses atroces qu'il ne pense même pas, à moins que les scénaristes aient perdu la mémoire, ce qui est possible aussi. Quand il dit qu'il n'a jamais aimé Katherine et qu'il ne faisait que penser à Susan quand il était avec elle, ça me fait doucement rire. Bien-sûr qu'il l'a aimé, ou alors on s'est foutu de notre gueule pendant plusieurs épisodes et c'est très moche. Leur couple n'a jamais eu une grande alchimie mais il y avait quelque chose. J'ai horreur de ça quand les scénaristes réécrivent les épisodes passés parce que ça les arrange. Toujours est-il qu'il n'a pas été très finaud : puisqu'il l'a profondément blessée, Katherine se plante un bon gros couteau dans le ventre. On imagine que dans le prochain épisode, elle l'accusera d'avoir fait ça. Ses empreintes sont forcément dessus, ça ne pouvait pas tomber mieux ! Les délires de Katherine me plaisent même si elle va sûrement finir avec l'albinos dans un hôpital psychiatrique et qu'elle mérite franchement mieux.

   Sachez-le : Carlos Solis est un salaud de patron ! Vous n'imaginez même pas ce qu'il est capable de faire... Boooo ! Non mais vraiment, je trouve cette version de evil-Carlos absolument ridicule. Ce n'est pas lui. Il n'est pas comme ça. Ok, Lynette lui a menti et c'est vraiment pas cool mais de là à partir dans de grands délires comme il le fait, franchement. Je n'arrive même pas à avoir de la peine pour Lynette tant j'ai l'impression qu'elle est tombée dans un monde parallèle. L'attitude de Gaby est à gerber elle-aussi et on ne peut pas dire qu'elle se rattrape avec son humour et son franc-parler cette fois puisqu'on la voit très peu et qu'elle n'essaye même pas d'être drôle. Tout est à jeter dans cette intrigue et je ne vois pas ce que la suite peut nous réserver de bon d'ici à la réconciliation, attendue et qui m'agace déjà d'ailleurs.

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   Ce n'est un secret pour personne : Susan Mayer est la plus insupportable des housewives. Les scénaristes ont décidé de nous surprendre cette semaine de deux manières : d'abord en lui permettant de découvrir la vérité sur la liaison de Bree et Karl. Pour se faire, ils ont usé sans honte de ficelles gigantesques, que même Prison Break n'aurait pas assumé. "Tiens, et si on échangeait nos voitures Julie ?" "Oh oui Papa chéri" "Tiens, je me promène dans Fairview et sur quoi je tombe ? Sur la voiture de ma fifille chérie au beau milieu du parking totalement désert d'un motel !" Ah, le hasard... Bref, on s'attendait à ce que Susan saute à la gorge de Bree et... elle l'a fait mais pas tout de suite. En temps normal, ni une ni deux elle aurait piqué un sacré scandale ! La scène au courd d'autodéfense n'était pas drôle du tout puisque l'on voyait la chose arriver à quinez kilomètres à la ronde. Les "Karl's Facts" avaient déjà un peu plus de gueule. Je suis assez content que Susan ait réagi de la sorte, c'est-à-dire plutôt bien, mais en même temps, ça ne correspond pas au personnage. Quoi ? Moi jamais être content ?

   L'étrangleur de Fairview rôde toujours et attention : Mary-Alice nous confirme que c'est un homme. Et comme Mary-Alice ne ment (presque) jamais, on peut la croire ! L'hypothèse Angie est donc à écarter, sans regret. Il se trouve qu'elle devient de plus en plus intéressante cette femme. Je me suis même pris de pitié pour elle même si partir dans une si longue cavale n'était vraiment pas malin à la base. Apparement, elle aurait tué un homme il y a 18 ans. On n'en sait pas plus pour le moment. On ne peut pas dire que ce soit surprenant, on ne pouvait pas s'attendre à grand chose d'autre. Nick n'aurait rien à voir là-dedans, il a simplement accepté de la suivre. Quant à Danny, enfin Tyler... il a mal à la vie donc tente de se suicider en avalant deux-trois cachets. C'était encore écrit avec une psychologie extrêmement fine. Julie ne veut pas de moi, mes parents pensent à re-déménager : je veux mourir ! Qui sera la prochaine victime de l'étrangleur ? J'aimerais bien qu'il achève Julie. Mais comme il a l'air d'avoir un truc pour les rousses, Bree me semble la cible parfaite !

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// Bilan // Certains personnages de la série nous surprennent dans cet épisode mais pas vraiment dans le bon sens. Ils ne sont pas crédibles, on ne les reconnaît pas. Mal écrit et mal joué, cet épisode ne vaut pas grand chose.

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