25 février 2012

Desperate Housewives [8x 14]

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Get Out Of My Life // 7 650 000 tlsp.

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      "You won't believe where it's going to end up" confie Orson à Bree à la fin de cet épisode. Les scénaristes s'adressent clairement aux téléspectateurs, avec une pointe de malice et surtout beaucoup d'arrogance car, jusqu'à preuve du contraire, on saura assez rapidement ce à quoi s'attendre pour le final de la série. Il est encore un peu trop tôt pour se lancer dans les pronostics, d'autant que de nouvelles intiguues viennent tout juste de faire leur apparition, mais je serais très surpris... qu'ils réussissent à vraiment nous surprendre ! Cela dit, dans ce Get Ouf Of My Life, ils y sont parvenus, une fois. Qui aurait pu s'imaginer que le père de l'enfant de Julie était 1/ Quelqu'un que l'on connaît (les auteurs avaient brillamment éludé le sujet si bien que l'on ne pensait même pas que c'était sujet à questionnement) 2/ Que ce quelqu'un était... Porter Scavo ! Excellente idée, qui fait franchement passer Julie pour une conne mais qui a le mérite de connecter deux de nos héroïnes de manière inattendue et pour toujours ! Si toutefois ils gardent le bébé mais qui peut en douter, franchement ? Julie et Porter vont certainement apprendre à mieux se connaître, à s'apprécier et ils finiront en couple, heureux et ce seront les nouveaux Scavo de Wisteria Lane ! Tout ça aurait pu être super si Susan n'avait pas tout gâcher, une fois de plus, avec sa maladie mentale. Son comportement si intrusif était absolument honteux. Julie est cernée de toutes parts : plus aucun choix ne s'offre à elle. Sa mère a décidé pour elle ce qui allait advenir de sa fille. Je trouve ça inacceptable. La réaction de Lynette est beaucoup plus mesurée et "normale". Quelle sera celle de Tom ? Si tant est qu'il en ait une et qu'il revienne un jour de son voyage à Paris...
 
   Susan a remporté la palme de la ménagère la plus insupportable de l'épisode mais Gaby s'est extrêmement bien battue pour obtenir le titre ! Son avantage, c'est qu'elle réussit toujours à être drôle malgré tout. On l'a connue quand même plus en forme que ça... En l'absence prolongée de Carlos, la voilà donc bien décidée à profiter un maximum de Roy, le compagnon de McCluskey qui vient de se faire jeter par sa "belle". C'est franchement limite voire pathétique mais c'est surtout la jolie petite morale qui se profile qui me débecte d'avance. Evidemment que Gaby va le regretter et évidemment que deux épisodes plus tard, elle l'aura déjà oublié ! Karen est donc à nouveau atteinte d'un cancer. L'annonce était très sobre et émouvante. La prestation juste. Un beau moment. Doit-on en déduire que le personnage va nous quitter avant la fin de la série ? Est-ce que c'est elle le personnage important qui va mourir avant la fin ? Si c'est le cas, c'est un mini foutage de gueule comme on en a malheureusement l'habitude avec Desperate
 
   Pendant ce temps-là, Renee se retrouve au milieu de réglements de comptes entre Ben Mike et le mafieux du coin. J'espère de tout coeur que cette storyline va être rapidement réglée et qu'elle ne fera pas partie des derniers instants du show. Il y en a eu des intrigues nulles dans la série, parce qu'elles étaient soit ridicules, soit tirées par les cheveux, soit les deux à la fois, mais des intrigues aussi inintéressantes, c'est quand même plus rare. Des revirements de situation pas nettes, on en a eu beaucoup. Des personnages qui se transforment en psychopathes sans raison apparente aussi. Mais Orson ne peut pas entrer dans cette catégorie car il a toujours été inquiétant d'une certaine manière, dès son arrivée à Wisteria Lane. Il a toujours eu un comportement un peu étrange. Bref, le plan machiavélique pour éloigner Bree de ses amies ne semble donc pas totalement farfelu venant de lui. Sa capacité à rester convaincant et à s'en sortir dans ses mensonges malgré les complications est assez fascinante ! Sans surprise, on apprend donc qu'il était là, tapi dans l'ombre, la nuit du meurtre, qu'il a tout vu et tout entendu depuis. L'auteur des menaces anonymes, c'était lui aussi. Bref, une partie du mystère de la saison s'envole sans procurer les frissons tant espérés. 


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// Bilan // Franchement maladroit et pas entièrement convaincant, cet épisode de Desperate Housewives a le mérite de casser légèrement la routine et d'éviter les intrigues sans envergure pour préparer la fin de la série avec un peu plus de panache et de conviction. Pas sûr que cela soit suffisant pour finir sur une bonne note mais l'envie a l'air d'être là...


18 février 2012

Desperate Housewives [8x 13]

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Is This What You Call Love? // 6 400 000 tlsp.

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   Il aura fallu attendre le 13ème épisode de la dernière saison pour que le défilé d'anciens personnages de Desperate Housewives commence enfin, si l'on met à part la venue sympathique mais inutile de Danielle un peu plus tôt. Cette semaine et j'espère jusqu'à la fin de la série, Julie Mayer est donc de retour, moins disgracieuse qu'avant et surtout enceinte jusqu'au cou ! Les auteurs n'ont encore pas fait preuve d'une grande originalité puisqu'une histoire similaire avait été racontée il y a quelques saisons de ça avec Danielle et Bree. Déjà à l'époque, le sujet de l'avortement avait été soigneusement évité et c'est encore le cas ici. Apparemment, Julie n'y a pas pensé. Ou alors on ne juge pas utile de nous le préciser. En revanche, l'adoption, ça elle peut et elle compte bien aller jusqu'au bout de sa démarche, déjà bien entamée, même si sa mère est évidemment totalement contre. Susan s'emploie donc sans surprise et sans énergie à lui mettre des bâtons dans les roues mais c'est peine perdue... pour le moment. Au lieu de ça, elle se prend une énorme rafale de la part de sa fille, une scène à laquelle je ne regrette pas d'avoir assisté ! C'est toujours bien agréable quand un personnage ose la remettre en place. Et là, bravo Julie ! C'était du grand art. Cela dit, on se doute qu'elle gardera l'enfant. Soit elle prendra la décision rapidement soit au moment de l'accouchement, quand elle tiendra l'enfant dans ses bras. Ou alors elle fera une fausse-couche et le problème sera réglé. C'est déjà arrivé, donc ça peut arriver encore. Oui, il faut réfléchir comme ça désormais pour deviner ce qui va se passer dans la série et c'est bien malheureux. Oubliez les "Oh, ils ne l'ont jamais fait, donc ils vont tenter le coup !". Notons une fois de plus que Mike apparaît et disparaît selon les besoins de l'intrigue : il n'est pas là pour le dîner désastreux mais il est là après pour discuter après avec Julie de cette terrible femme avec qui ils partagent leur vie. Ne parlons pas de M.J., qui n'existe plus.

  Autre personnage à nous ravir de sa présence : Orson ! On s'attendait à le voir revenir rapidement puisqu'il était le seul en mesure d'aider Bree à ce stade. Alors quand en plus son nom apparaît au générique... on passe l'épisode à guetter son retour. C'est curieux, mais quand le moment est enfin arrivé, je l'ai trouvé particulièrement inquiétant. Je n'arrive pas à savoir si ça vient de la mise en scène ou de l'acteur, mais j'étais plis effrayé que soulagé de le revoir. Alors est-ce que c'est bien lui qui a roulé sur Chuck ? Le mystère reste entier et les scénaristes n'ont visiblement pas l'intention de nous révéler son identité pour l'heure. Puisqu'on a appris cette semaine que Shawn Pyfrom allait revenir à son tour (alors qu'Andrew est censé habiter dans le voisinage hein...), on peut éventuellement tabler sur lui aussi. Dans les deux cas, ils ont un passif qui laisse penser que ce n'est pas le genre d'acte qui leur fait peur, même si c'était un accident dans le cas d'Andrew. Ce qui m'embête un peu, c'est que j'aimerais plutôt qu'Andrew enfonce encore un peu plus sa mère, comme il l'avait promis en saison 2 lorsqu'elle l'avait jeté au bord de la route comme un malpropre. Là, il lui avait juré qu'il se vengerait au moment où elle s'y attendrait le moins. Et la promesse n'a jamais été tenue jusqu'ici. C'est le moment ou jamais mais je n'y crois pas trop : Bree n'y survivrait pas. Allez, je me laisse quand même un petit espoir... La scène réunissant Bree avec les autres housewives était assez puissante dans son genre. On en voudrait plus souvent des comme ça.

  Lynette va-t-elle enfin s'acoquiner avec un autre homme que Tom avant la fin de la série (et de retomber dans ses bras donc) ? C'est bien partie. Frank est un assez bon candidat tout compte fait. Felicity Huffman possède une bonne alchimie avec lui mais je crois qu'en fait l'actrice est tellement bonne qu'elle en a une avec tous ses partenaires. C'est vrai, quand on regarde bien, tous les duos qui ont été testés avec elle, même les plus improbables, ont fonctionné. J'ai hâte de la redécouvrir dans un autre rôle à la télévision ou au cinéma. Des quatres héroïnes, c'est elle qui mérite le plus bel après-Desperate. Lynette semble enfin prête à aller de l'avant. C'est une très bonne nouvelle pour les prochains épisodes. Bon et puis Gaby... elle n'est pas franchement gâtée cette semaine mais la forte présence (sans mauvais jeu de mot) de Juanita arrange bien l'affaire. Eva Longoria s'est même fendue d'une prestation assez remarquable pendant l'espace de quelques secondes, tout en émotion. Comme quoi : quand elle veut, elle peut !

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// Bilan // Les scènes clé de chaque intrigue et les performances des actrices permettent largement de sauver un épisode qui s'annonçait médiocre. Impossible de voir pour le moment une quelconque ligne directrice à l'approche du final par contre... 

28 janvier 2012

Desperate Housewives [8x 12]

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What's The Good Of Being Good // 7 480 000 tlsp.

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   En référence au titre de cet épisode, j'ai envie de dire : What's The Point Of Being Bad? Les scénaristes de Desperate Housewives sont-ils en train d'essayer de nous prouver que, s'ils le veulent, ils peuvent être mauvais jusqu'au bout ? Ils se donnent clairement du mal ! C'est lorsque je me suis rendu compte que le seul truc qui m'avait vraiment fait rire  était la coupe afro de Renee le temps d'une scène, que j'ai compris que cet épisode, malgré Bree, était aussi mauvais que le précédent. Et j'ai aussi compris pourquoi il avait été programmé face à une rencontre sportive de la plus haute importance : la direction d'ABC souhaitait que le moins de téléspectateurs possibles tombent dessus !

   Quand on y pense, c'est quand même dingue que ce soit Bree, clairement la femme la plus intelligente du groupe de voisines, qui soit exclue. Pourquoi ne pas réserver ce traitement à Susan ? J'étais vraiment très en colère contre elle suite à son trip de la semaine dernière ô combien ridicule et inapproprié, mais je crois que je le suis encore plus contre Gaby qui ne lui en veut même pas d'avoir causé tout ce remu-ménage censé soulager sa conscience si coupable. Toute l'intrigue part d'une mauvaise idée et tout son déroulement est bien trop rapide pour la rendre un tant soit peu touchante et crédible. Je sais que le mot "crédible" n'est pas adapté à Desperate et ne l'a jamais été (et ce n'est pas nécessairement un problème) mais quand on parle d'attouchements sexuels et même de viols, je sais pas... on essaye de le faire de manière plus subtile. Là, peut-être qu'on aurait été aussi bouleversés que la femme d'Alejandro, interprétée avec talent par Justina Machado. Mais elle passe si facilement de l'hystérie aux larmes, et elle comprend tout tellement vite... Du coup, Gaby passe presque au second plan. De cette manière, au moins, Eva Longoria parvient à composer une prestation convaincante. 

   Lynette n'est pas la dernière des idiotes et pourtant, cela fait 12 épisodes qu'elle en vient encore et toujours à la même conclusion : elle a été une super bitch control freak avec Tom pendant toutes ces années de mariage et n'importe qui ne l'aurait pas supportée aussi longtemps ! On croit à chaque fois qu'elle a appris sa leçon et qu'elle est prête à évoluer mais non. Cette semaine encore, on pensait qu'elle allait peut-être enfin rencontrer un gentil monsieur avec qui elle se sentirait prête à passer du bon temps, au moins pour le fun, mais c'était trop demandé. Elles les a juste faits fuir un par un. Et oui, un peu plus tôt dans la saison, on avait eu une intrigue similaire sauf que c'est elle qui se rendait compte à la fin qu'elle n'était pas encore prête... C'est dire si les auteurs tournent autour du pot en attendant de réunir les Scavo pour de bon. On ne connaîtra donc jamais, même l'espace de quelques épisodes, une autre Lynette. C'est triste... 

   En revanche, c'est un sans faute pour Bree qui se lâche comme jamais ! Cet épisode est la suite logique du précédent, quitte à être un peu redondant sur les bords mais en mieux : c'est vraiment trop bon de voir Marcia Cross enchaîner les conquètes et leur demander de quitter les lieux aussitôt. On sent que l'actrice s'éclate comme jamais et bon sang, elle est absolument splendide ! La présence du Révérend Sikes nous rappelle combien le personnage a évolué au fil des années jusqu'à ce point où elle ne s'embarrasse même plus de sa bienséance et politesse habituelles. Même quand elle organisait les pires stratagèmes, elle faisait en sorte de ne pas se salir les mains. Désormais, ça ne lui importe plus. Elle veut juste vivre, s'amuser... Edie aurait été tellement fière d'elle ! A la place, on peut dire que Renee l'est. Les quelques interventions de Mrs McCluskey étaient amusantes aussi. Et au sujet de Renee, je suis content qu'elle ne soit pas qu'une machine à vannes ces temps-ci mais son intrigue avec Ben est tellement ennuyeuse et inintéressante... 

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// Bilan // Vite vu, vite oublié ! Encore un épisode de Desperate Housewives qui n'est pas à la hauteur de l'idée que l'on se fait légitimement d'une dernière saison...

18 janvier 2012

Desperate Housewives [8x 11]

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Who Can Say What's True? // 7 830 000 tlsp.

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    Plus qu'une douzaine d'épisodes de Desperate Housewives... et on ose nous servir cette soupe ? Je suis clément avec les scénaristes depuis le début de cette saison 8 parce qu'ils reviennent de loin et qu'ils ont fait plutôt du bon boulot jusqu'ici. Cela méritait bien quelques encouragements. L'épisode précédent était particulièrement réussi et il y en a quelques autres qui valaient vraiment le coup. Mais celui-ci... C'est bien simple : aucune intrigue ne se détache du lot. Elles sont toutes très moyennes voire mauvaises et ne renouent absolument pas avec l'esprit des débuts de la série, ce qu'on est légitimement en droit d'attendre dans la dernière ligne droite. Ne nous avait-on pas promis une Mary Alice plus présente avec des flashbacks revenant sur les événements de la saison 1 en les éclairant sous un jour nouveau ? Rien pour le moment et c'est franchement mal parti. A moins qu'il y ait un véritable lien entre les lettres que Bree reçoit aujourd'hui et celles que la suicidée recevait, je ne vois vraiment pas où ils veulent en venir avec toute cette histoire... Il va falloir passer à la vitesse supérieure très rapidement parce que ça devient BORING

   Je vais commencer par m'attarder sur la gourde en chef : Susan Mayer. On savait très bien que son petit voyage était une mauvaise idée tant de la part du personnage que de la part des auteurs. Elle était une fois de plus à claquer mais je crois qu'elle n'avait jamais accumulé autant de bêtises en si peu de temps ! Les pitreries d'un épisode, c'est gonflant à la longue mais on se surprend à sourire encore parfois. En revanche, quand elle implique malgré elle les autres et qu'elle fait absolument tout foirer d'une scène à la suivante, ça n'inspire qu'une profonde antipathie. Il est vrai que sa scène avec Marisa était assez touchante sur le moment mais elle est entourée de tellement d'âneries et de facilités... On le sentait venir gros comme une maison dès le début de l'épisode : Susan va bientôt recevoir une visite de sa nouvelle copine, la femme d'Alejandro ! C'est Gaby qui va être contente ! Remarque ça l'occupera ! Gaby avec Carlos, ce n'est plus toujours très amusant mais Gaby sans Carlos, c'est sinistre. Vraiment, son intrigue ne m'a pas fait rire dans l'ensemble parce que j'ai eu à un moment donné une profonde haine pour sa joie d'être idiote, de n'avoir aucune culture et de ne s'intéresser absolument à rien. Lynette avait tellement raison de le lui faire remarquer à sa manière. Le pire, je crois, c'est que la morale de l'histoire n'a rien à voir avec tout ça : on se mange les répliques les moins inspirées du monde à base de "L'amitié, c'est ce qu'il y a de plus beau. Tant qu'on est ensemble, il ne peut rien nous arriver parce qu'on est so-li-daire. C'est trop cool. Hi hi hi." BORING. Dans le genre intrigue qui ne sert strictement à rien, Lynette est particulièrement gâtée cette semaine avec son système electrique défaillant et son obstination à prouver qu'elle peut se débrouiller seule, qu'elle n'a pas besoin d'un homme à la maison. Elle finit par se rendre compte que si, un peu (beaucoup) quand même. Puis vient le blabla sur l'amitié dont je parlais à l'instant puisque les intrigues BORING de Lynette et Gaby se rejoignent. 

   Toujours abandonnée par ses chères voisines, Bree ne peut compter que sur Renee, laquelle ignore apparemment qu'elle a été alcoolique par le passé. Ou alors elle ne ne l'aime vraiment pas parce qu'elle la laisse se servir à tout heure de la journée et elle l'encourage même à y aller encore plus franchement ! Cela fait combien de fois au juste que Renee emmène une de ses potes dans un bar pour lui faire rencontrer des hommes ? Avant elle, c'était Edie Britt qui s'en chargeait de toute façon. Toujours la même histoire, qui se déroule toujours de la même façon. Quand elle a bu, Bree est une chienne incontrôlable et elle y prend goût. La descente aux enfers continue pour le personnage. Ce passage pas du tout inspiré -qui ressemblait plus à du Susan classique qu'à du Bree- n'était qu'une étape. Aussi mauvaise soit cette intrigue du jour, c'était quand même la meilleure de cet épisode ! Pendant ce temps-là, Ben complote et Mike voit clair dans son jeu jusqu'à ce qu'il dise le truc qu'il ne fallait pas dire. Susan n'aurait pas fait mieux ! Maintenant, le mystérieux Ben se transforme en monstre avec des dollars plein les yeux, bien décidé à se faire pardonner auprès de Renee pour mieux lui voler son fric. BORING AGAIN ! Et ridicule aussi. Entre ça et le retour -forcément- du Parrain de Wisteria Lane que l'on entre aperçoit au cours d'une scène et qui va vouloir tuer Mike pour ce qu'il a fait -c'est-à-dire pas grand chose- je sens que les prochains épisodes nous réservent encore de mauvaises surprises... 

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// Bilan // BORING !

11 janvier 2012

Desperate Housewives [8x 10]

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What's To Discuss, Old Friend // 8 840 000 tlsp.

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   Oui, j'ai aimé cet épisode de Desperate Housewives ! "U're Welcome". Ce n'est "que" la troisième fois cette saison que j'accorde trois étoiles à un épisode de la série mais sur 10 diffusés pour le moment, c'est plutôt pas mal je trouve ! Je peux même aller encore plus loin en précisant que je n'ai donné qu'une unique fois une seule étoile à un épisode. La série nous avait habitué à bien pire bilan les années précédentes à ce même stade. Croyez-le ou non mais je m'en réjouis très sincèrement !

   Ce n'est en tous cas pas à Susan et Mike que l'on doit les temps forts de ce nouvel opus. C'est fou comme Miss Mayer se donne du mal pour tout gâcher dès que l'occasion se présente (donc une demi-douzaine de fois par épisode). Encore et toujours à la recherche d'un moyen de soulager sa conscience coupable, elle entreprend cette fois de partir en voyage, direction l'Oklahoma afin de rendre une petite visite à la famille d'Alejandro. Comme si ça pouvait arranger quoi que ce soit. Ses explications -donc celles des auteurs- étaient complètement bidons et tout ce qu'ils cherchent à faire, c'est lui donner l'occasion de se rendre compte par elle-même à quel point cet homme était un monstre et à quel point il a bien mérité le sort que Carlos lui a reservé. Après ça, elle arrêtera peut-être de nous faire chier... Enfin non. C'est Susan. Même le torse nu de ce bon vieux Mike Delfino n'a pas su pimenter l'intrigue. C'était gratuit et, surtout, l'acteur a pris 8 ans dans la tronche. Et pas que dans la tronche. Oh, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : il est encore tout à fait potable mais ce n'est plus ce que c'était quoi...

   Pas de respirateur artificiel et de menace soufflée au creux de l'oreille de l'une des héroïnes pour Chuck. Je pensais que les scénaristes feraient preuve de moins d'originalité en en faisant un danger un épisode supplémentaire, histoire de délayer la sauce. Au lieu de ça, ils ont décidé de tuer pour de bon le personnage qui était devenu absolument détestable et que personne ne regrettera, du coup. J'ai toujours en travers de la gorge qu'il ait péri dans un vulgaire accident de voiture mais on ne va pas reprendre le débat "Hommage ou manque d'inspiration ?". La réponse est évidente de toute façon, non ? Ma liste de suspect quant à la personne qui lui a copieusement roulé dessus compte un nouveau membre mais ne vous moquez pas de moi hein ! Outre mon hypothèse favorite (Orson) et la solution la plus évidente (le mystérieux Ben), j'ai pensé que... oh, je n'ose pas... J'ai pensé à Mrs McCluskey. Voilà ! Je sais que ça parait complètement fou dit comme ça. Mais elle sait toujours tout sur tout et je l'imagine très bien prendre le volant de son bolide, appuyer comme une malade sur le champignon et toucher sa cible en poussant un petit cri de joie ! Non mais plus sérieusement, si elle n'est certainement pas la responsable de l'accident, elle peut très bien être l'auteur des lettres anonymes. Rien ne dit qu'il s'agit d'une seule et même personne après tout. L'auteur peut très bien s'approprier le meurtre, y voyant une belle opportunité de rendre encore un peu plus tordue sa mascarade. On gardera le méga super retour de Felicia pour le téléfilm réunion dans 5 ou 10 ans !

   Bon et si je parlais un peu de ce qu'il y avait de plus réussi dans cet épisode ? Une fois encore, Lynette et Tom ont assuré avec brio la partie émotion. Dans l'adversité, comme on pouvait s'y attendre, ils se sont rapprochés mais juste le temps de retrouver leur complicité puis de s'engueuler à nouveau. A chaque épisode, Lynette se mange une claque encore un peu plus forte que la précédente. Au sens figuré bien entendu. Tom a vraiment l'air d'être bien avec Jane et, même si on sait tous que les Scavo finiront la série main dans la main, on sait aussi que l'on en est qu'au 10ème épisode et qu'une réconciliation définitive ne peut pas intervenir si tôt. J'ai quand même le sentiment que tout a été dit cette fois sur le couple et qu'il faudrait partir dans une autre direction en attendant de mieux y revenir. Il ne faut surtout pas que ces  scènes deviennent répétitives, aussi réussies ont-elles toutes été jusqu'à maintenant... Le duo formé par Bree et Renee était aussi du plus bel effet, dans les moments drôles -et certaines répliques de Wilhelmina Renee étaient vraiment hilarantes- ainsi que dans les passages émouvants. J'émettrai quand même une petite réserve : l'histoire sur le suicide de la mère de Renee était-elle franchement obligatoire ? Etait-ce vraiment nécessaire de chercher à justifier ses bonnes actions envers Bree ? Aussi individualiste soit-elle, même sans ce drame familial, elle aurait pu agir de la même façon sans que cela nous choque. Il faut arrêter d'humaniser le monstre ! Elle n'en a jamais été un, malgré tous les efforts des auteurs pour nous le faire croire. 

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// Bilan // Je crois que l'on peut dire avec certitude que cette saison, les scénaristes de Desperate Housewives savent très bien où ils vont.  Le contraire serait étonnant et navrant à vrai dire : avoir la chance de préparer autant en amont sa sortie -son dernier coup d'éclat ?- et ne même pas en profiter ? Tout n'est pas irréprochable au sujet du fil rouge, loin de là, mais la cohérence est de mise. Les rebondissements n'ont pas été pensés à la dernière minute, ça se sent. Les histoires secondaires n'existent pas vraiment, car tout est lié et c'est plus qu'appréciable. On aurait aimé que les saisons précédentes aient été aussi bien soignées...


07 décembre 2011

Desperate Housewives [8x 09]

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Putting It Together // 8 200 000 tlsp.

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   Après cet épisode de Desperate Housewives, une chose est sûre : la fin de la série ne mettra pas en scène le suicide de Bree, comme pour boucler la boucle après celui de Mary Alice en ouverture. C'était une option plus qu'envisageable, la plus évidente même. Au fond, je crois qu'elle m'aurait plu. Mais je me connais, je l'aurais détesté aussi parce que je l'aurais jugé trop prévisible. Le mystère reste donc entier... Je suis toujours assez fan de l'idée du suicide collectif cela dit ! En revanche, la méga explosion qui fait sauter tout Wisteria Lane, maquillée en accident alors que toute la bande est en fait partie vivre sous le soleil des tropiques, je rappelle tout de suite à Marc Cherry et ses auteurs que ça a déjà été fait dans Melrose Place hein ! Non mais je préfère prévenir...  Maintenant, tout le monde ou presque est au courant pour le meurtre. L'affaire prend une ampleur incroyable. Nos quatre héroïnes, évidemment, et leurs maris (ou ex-maris) respectifs savent, ainsi que Ben, le petit nouveau qui paraitrait presque trop gentil pour être complètement honnête. Il n'y a que Renee et McCluskey -qui partagent une scène assez drôle dans cet épisode d'ailleurs- qui sont loin de se douter de quoi que ce soit. Combien de temps avant qu'elles soient mises au parfum (involontairement sans doute) ?

    Comme on pouvait s'y attendre, à plus d'un douzaine d'épisodes de la conclusion, le personnage de Chuck ne pouvait pas rester vivant bien plus longtemps avec tout ce qu'il avait deviné. On a quand même toujours du mal à comprendre comment il a pu s'acharner à ce point sur Bree pour finalement une simple rupture accompagnée d'une humiliation somme toute pas si terrible. On va mettre ça sur le compte de la psychose propre aux habitants de Fairview. Ses confrontations en début d'épisode avec Lynette, Susan et Gaby étaient plutôt amusantes, bien qu'absolument pas surprenantes. Elles ont toutes réagi comme on pouvait s'y attendre : l'une n'a pas sourcillé, l'autre a flippé à mort et la dernière a joué la carte de l'humour, en vain. Ce n'est pas maintenant qu'on les changera ! Bree n'a pas eu droit à l'interro surprise mais elle s'est offerte une soirée bien alcoolisée en échange, ainsi qu'une belle gueule de bois. J'espère que les scénaristes ne feront pas toute une histoire de sa rechute et qu'elle sera réglée rapidement. Ce serait une perte de temps. Mais c'est peut-être par ce biais qu'ils ont l'intention de réunir Bree et ses amies. Si elle ne leur cache pas sa détresse ou si elle se ridiculise bien comme il faut devant elles, elles ne pourront pas rester insensibles et ne rien faire. 

   Le grand avantage de cette saison, c'est qu'elle est moins prévisible dans l'ensemble que les précédentes. A ce stade, difficile d'imaginer ce qui va se passer. Le désavantage, c'est qu'il faut évidemment combler un maximum pour délayer la sauce. Et ça, ça ne date pas d'aujourd'hui. Entre deux scènes très émouvantes ou embarrassantes -mais dans le bon sens du terme- avec Bree -une pensée émue pour le beau face à face final entre elle et Mary Alice- on doit se coltiner les idioties de Susan. Elle s'est mise en tête l'idée de partir pour New York, sans vraiment prendre la peine d'en discuter avec son mari. Pour une fois, Mike réagit mais tout cela frise le ridicule. Heureusement, Leslie Jordan sauve les passages dans lesquels il apparait. Gaby ne se débrouille pas bien mieux en gigotant dans tous les sens pour prévenir Carlos du danger. On a connu le petit bout de femme plus drôle et inspirée. Lynette casse l'ambiance, comme d'habitude, et provoque sans le vouloir, sans doute, la rupture entre Tom et Jane. Le secret qu'ils partagent désormais ne manquera pas de les rapprocher... Dans la grande tradition de la série, pour la millième fois, un personnage se fait renverser, en l'occurence Chuck. Est-il mort ? Si l'on en juge par les intrigues similaires passées, non, pas tout à fait. Il sera encore vivant au moins un épisode histoire d'user de la menace qu'il représente jusqu'au bout du bout. Mais est-ce vraiment Carlos qui lui a roulé dessus ? Tout porte à le croire mais ce serait presque trop facile... Si Orson pouvait encore conduire, j'aurais juré que c'était lui ! Mais sinon, je mise sur Ben...

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// Bilan // L'étau se resserre autour des héroïnes de Desperate Housewives. Cet épisode, plus sombre qu'à l'accoutumée, sied parfaitement à Bree, depuis toujours la meilleure d'entre elles. Si le remplissage pour les autres n'était pas aussi pauvre, la série aurait pu signer l'une de ses plus poignantes heures.

14 novembre 2011

Desperate Housewives [8x 08]

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 Suspicion Song // 9 290 000 tlsp.

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    Souvent, Desperate Housewives a bien mal porté son nom. Nos héroïnes ont connu plus d'une galère au cours des sept saisons précédentes, dont certaines particulièrement graves, mais elles ont toujours su garder un certain entrain, de l'optimisme... un goût de vivre. En cette dernière année et plus paticulièrement depuis quelques épisodes, la titre de la série retrouve ses lettres de noblesse. Elles sont bel et bien desespérées les copines de Wisteria Lane, toutes à des degrés différents. C'est dans ces moments-là, plus que dans ceux où elles nous divertissent, que l'on se rend compte à quel point elles risquent de nous manquer...

   Bree est entrée dans une spirale infernale depuis qu'elle a pris les choses en main pour dissimuler les traces du grand secret. Elle a menti à ses amies, plusieurs fois, et voilà qu'elles se retournent désormais contre elle. Gaby lui reste cependant fidèle et glisse même au détour d'une conversation une émouvante confession : elle la considère comme son "roc". Est-ce une bonne idée de la faire replonger dans l'alcool ? Dans l'absolu, j'aurais bien répondu que oui. Mais Carlos étant lui-même en plein dedans, l'effet de déjà vu est décuplé. C'est autrement plus intéressant quand ça touche notre Bree mais quand même... Et puis l'an passé, Andrew aussi nous avait fait le coup lui aussi. Les scénaristes manquent vraiment d'inspiration. C'est ça qui est le plus désespérant en fin de compte. En parallèle, l'intrigue fil-rouge avance encore légèrement grâce au détective Chuck, devenu bon gré mal gré un "bon" méchant. Il s'amuse beaucoup avec Bree, il joue à lui faire peur, il parvient réellement à la déstabiliser. Sa démonstration dans la galerie d'art face à une assistance médusée et une Susan paniquée était réussie. Ce qu'il faudrait pour que les auteurs ne décoivent pas, c'est que les filles lui réservent le même sort qu'à Alejandro. Bree en est capable. Mais les autres, certainement pas. C'est la seule perspective vraiment réjouissante... Maintenant, je pense qu'ils vont s'arranger pour que Chuck périsse d'une manière ou d'une autre sans que les filles soient responsables et ce sera réglé. C'est la méthode Cherry. Testée mais pas approuvée depuis des années !

   L'arc de Susan et ses oeuvres d'art est donc interminable mais elle a été pimentée cette fois par la présence de l'acteur Leslie Jordan, que j'A-DO-RE. Il joue systématiquement le même rôle, que ce soit dans Will & Grace ou Hidden Palms, mais c'est comme ça qu'il m'éclate ! Ses joutes verbales avec Teri Hatcher me donnaient envie d'applaudir et de sautiller sur mon lit. Chose que j'ai plus ou moins fait d'ailleurs, en y ajoutant quelques gloussements. Il faudrait tout de même remercier Miguel Ferrer pour sa venue, lui envoyer son petit chèque et lui faire promettre de ne jamais revenir. Je crois qu'on l'a assez vu ! Remarque, c'est peut-être lui le cinglé qui fait du chantage aux filles. C'est l'une des pistes les moins probables mais ne l'écartons pas, on ne sait jamais ! C'est peut-être le fils caché d'Alejandro. Je sais pas... Chez les Solis, Eva Longoria profite de la moindre occasion qui se présente à elle pour cabotiner à fond. Ses scènes au bureau de Carlos n'étaient pas extraordinairement drôles et l'intrigue était ultra-prévisible de a à z. On aurait pu aisément s'en passer. Avec Bree, Lynette est celle qui sombre le plus actuellement. La nouvelle claque qu'elle vient de se prendre va-t-elle la faire réagir et lui permettre de passer à autre chose ? Ce serait le moment de lui offrir des intrigues différentes en attendant la reformation du couple. Les auteurs ont parfaitement su gérer ce divorce jusqu'à maintenant mais il ne faudrait pas non plus que ce soit la seule et unique intrigue de Lynette cette année ! En attendant, le regard de Felicity Huffman lors de son dernier face à face avec Tom était... wouah... déchirant. Elle a beau être la femme la plus agaçante du coin, j'ai eu très envie de la serrer dans mes bras pour la réconforter. Pas vous ?

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// Bilan // Si Desperate Housewives ne parvient pas à maintenir la tension initiée lors de l'épisode précédent, elle réussit néanmoins à garder une certaine consistance, celle dont elle manque tant habituellement. La satisfaction est donc loin d'être totale mais le plaisir est bien présent.

08 novembre 2011

Desperate Housewives [8x 07]

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Always In Control // 8 690 000 tlsp.

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    Au fil des années, en regardant Desperate Housewives, j'ai développé un super-pouvoir : je peux dire à l'avance, rien qu'avec son titre, si l'épisode va être bon ou mauvais. Il se trouve que lorsque les scénaristes ne sont pas inspirés pour les intrigues, ils ne le sont pas non plus pour les titres. C'est finalement assez logique. Mais cette semaine, je me suis fait avoir : ce Always In Control on ne peut plus simpliste m'a induit en erreur car cet épisode, mes amis, il était vraiment bien construit et tout ce qu'il y a de plus agréable à suivre. Je n'irai pas jusqu'à dire que la saison commence enfin, puisque le soufflet peut retomber à tout moment, mais l'excitation se fait enfin ressentir en tous cas...

   Pourtant, la première partie de l'épisode état extrêmement routinière et rien ne laissait présager qu'il prendrait un tournant plus sombre, plus surprenant et plus ambitieux. On a donc d'abord eu le retour en force de Juanita et de "The Other One", trop peu utilisées en ce début de saison alors que l'on peut toujours compter sur elles pour rire un bon coup. Il était question de prouver à Bob et Lee que les deux chipies avaient changé afin qu'ils acceptent de devenir leurs tuteurs s'il arrivait malheur à Carlos et Gaby. C'est dingue ce que les auteurs sont prêts à inventer pour justifier la présence du couple à Wisteria Lane (et les salaires des acteurs aussi) ! Les leçons de bonnes manières inculquées par Gaby étaient très amusantes, le dîner était pas mal aussi dans son genre mais ce que j'ai préféré, sans aucun doute, c'est les inquiètudes exprimées par Juanita à sa mère vis à vis de la santé de son père. C'était simple et touchant, comme rarement chez les Solis.

   Nos ménagères adorent manipuler leurs enfants depuis le début de la série -ce qui reste politiquement incorrect quelque part, on s'y est juste habitué- et l'experte en la matière est évidemment Lynette, qui a dû en user des ruses pour arriver à ses fins ! Ici, elle cherche à anéantir sa nouvelle rivale, la nouvelle petite amie de Tom, en la dénigrant sans en avoir l'air auprès de Penny. Et ça marche tellement bien que la jeune fille finit même par refuser de voir son père ! Lynette s'est donc comportée comme une grosse bitch, comme d'hab', mais pour une fois, ce n'était pas over ze top. Je crois que pas mal de mères qui se retrouvent dans la même situation réagissent de la même façon. C'est humain, surtout quand cela touche à ses enfants. Bref, l'émotion finit par nous submerger, ce qui en fait une intrigue certes prévisible mais surtout bouleversante. La storyline de Susan n'est rien de tout ça. Elle est de plus en plus navrante au fil des semaines, sans doute parce que c'est vraiment trop facile et trop cliché de traiter l'art de la sorte. Cette fois-ci, cela ne prêtait même pas à sourire...

   Mais Bree est arrivée et elle a tout sauvé ! Sans elle, l'épisode aurait été tout au plus sympathique. Grâce à elle, il a pris une toute autre dimension en faisant, enfin, avancer grandement le fil rouge. C'était presque trop d'un coup mais c'était bon ! A la base, Bree voulait simplement savoir pourquoi le chantier de Ben avait été stoppé (alors qu'elle connaissait la réponse). Puis elle s'est épanchée à la surprise générale et a révélé LE secret en lui faisant une confiance aveugle et disproportionnée. Elle le connaît depuis combien de temps au juste ? Deux mois maximum. Cela ne ressemble pas à Bree mais c'était tellement bon de se faire surprendre ! Du coup, Ben reprend contact avec Mike -lequel sert encore de larbin mais ce n'est pas maintenant que ça va changer de toute façon- et se retrouve directement impliqué dans l'affaire maintenant. Mon petit doigt me dit qu'à la fin de la série, il va prendre pour tout le monde et rejoindre son ami Paul en prison ! Peut-être que Felicia sera aussi dans les parages ? Pour en revenir à nos héroïnes, tout s'enchaîne ensuite avec brio : Mike apprend la nouvelle à Susan, laquelle se précipite pour en parler avec ses amies qui savent évidemment déjà tout. Elle se rend compte du mensonge, apprend aussi l'histoire du corbeau (ainsi que Lynette par la même occasion) et cette belle et grande amitié vole en éclats !

   Il y aussi Chuck qui revient au milieu de tout ce bordel et c'est le point faible de l'épisode tant son personnage sonne faux et peine à effrayer autant que les scénaristes le souhaiteraient. Et puis je tiens à relever une incohérence sur laquelle on va devoir fermer les yeux : dans le final de la saison précédente, Alejandro porte un grand chapeau noir qui lui cache le visage, il fait nuit, tout le monde l'ignore ou presque et Chuck se souvient pourtant tout à coup de lui avec autant de précision ? Il a même réussi à recoller tous les morceaux de l'histoire tranquillement hors-caméra ? Il a été suffisamment intelligent pour ça mais pas assez pour se taire en cherchant discrétement des preuves de ce qu'il avance ?  Non, lui il préfère en informer directement la principale intéressée en la menaçant ? Grrrrrrr. 

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// Bilan // Rien de tel qu'un épisode qui casse le schéma routinier de la série à mi-parcours pour nous entraîner sur une pente glissante bien plus excitante et risquée ! Le sursis ne durera peut-être pas mais on aura au moins eu deux épisodes (avec le Season Premiere) de qualité cette saison ! Espérons que ce soit le premier d'une longue série... 


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// Bonus // L'interview de Felicity Huffman accordée à AlloCiné pour la saison 7 qui s'est achevée ce soir sur M6...

01 novembre 2011

Desperate Housewives [8x 06]

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Witch's Lament // 9 230 000 tlsp.

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    J'ai bien ri devant cet épisode de Pretty Little Liars Desperate Housewives je dois dire. Vous aussi vous avez pensé aux petites menteuses de la série d'ABC Family devant la scène réunissant Bree, Lynette et Gaby au fond des bois, prêtes à déterrer le corps d'Alejandro ? La ressemblance était frappante et elle n'était évidemment pas à l'avantage des ménagères désespérées qui se retrouvent au même niveau que ces jeunes pimbêches que l'on oubliera vite... J'étais cependant totalement pour cette excursion nocturne, menée tambour battant par une Bree terriblement calme et filmée par -et c'est là toute l'ironie- Tony Plana, alias l'acteur incarnant Alejandro, le tout pour fêter dignement les morts le soir d'Halloween. Tout était réuni pour que le moment soit exceptionnel et entre dans le top 10 des meilleures scènes de la série. C'était sans compter l'écriture honteuse de cet épisode et ce système bien connu des fans de la série, utilisés partout mais rarement aussi mal que dans Desperate Housewives : les fameux "2 Days Earlier" (par exemple), soit un flashforward suivi d'un retour au présent. Je n'aime pas trop ce procédé narratif à la base mais je sais reconnaître quand il est bien utilisé. Or, ici, c'était juste honteux : une arnaque incroyable ! Les auteurs ont vraiment cru qu'on allait se demander ce qui pouvait bien horrifier nos héroïnes ? C'était EVIDENT que le corps avait disparu. EVIDENT. Pourquoi en faire le cliffhanger de l'épisode ? Pourquoi ne pas être allé un peu plus loin que ça ? Non franchement là, ils ont plus que merdé...

   Ce qui a sauvé l'épisode alors ? A peu près tout le reste ! J'exclus quand même d'office l'intrigue de Susan -laquelle a été totalement mise de coté à nouveau- qui se proposait d'approfondir la relation parfaitement ennuyeuse et cousue de fil blanc entre elle et son prof de dessin. Elle a dû se transformer en super baby-sitter de son fils pendant que monsieur exerçait paisiblement son art. On a compris qu'il était solitaire, qu'il n'aimait pas l'être humain, que cela cachait un grand traumastime mais on s'en fout complètement. Il n'est même pas drôle et certainement pas attachant. Il sera oublié dans deux épisodes. Comment peut-on s'investir dans cette storyline à peine divertissante ? Chapeau à ceux qui ont réussi... J'ai envie d'avoir plus de bienveillance à l'égard de Gaby et Carlos, même s'ils ne nous ont rien offert ici de particulièrement passionnant. La première refuse de prendre véritablement au sérieux ce qui arrive à son mari et le second n'est pas encore capable de voir la vérité en face. Les scénaristes ont repoussé l'échéance cette fois-ci car il y avait mieux à raconter mais je pense que l'intervention de Bree dans cette histoire leur fera le plus grand bien ! En attendant, la petite ballade champêtre de Bree et Gaby pour récupérer des grenouilles était très amusante.

    Chez Lynette, l'objectif n'était pas de créer un beau costume à Penny pour Halloween mais de prouver à la nouvelle petite amie de Tom, Jane (jouée par Miss Parker du Caméléon, Andrea Parker, que l'on prend plaisir à revoir et que l'on s'étonne même d'avoir perdu de vue pendant si longtemps), qu'elle est une mère accomplie, parfaite et qu'elle vaut bien mieux qu'elle ! A cet égard, l'affrontement verbal final entre les deux femmes était très émouvant, criant de vérité et la conclusion de Lynette forcément touchante. Elle n'abandonnera pas son mariage, pas tout de suite, pas avant longtemps... Sa détermination est un peu effrayante mais elle force le respect. Ce n'est toutefois pas la scène que je retiendrais le plus : l'arrivée de Penny dans son costume de petite chatte brûlante était priceless. J'ai ri comme rarement devant la série, et devant une série tout court même ! Pour finir, j'ai trouvé les passages de Renee et son affreux australien très réussis, à la fois drôles, mignons et très à propos : Renee se transforme en hideuse sorcière après avoir avalé une sorte d'aphrodisiaque puissant dont elle fait une allergie. Son visage terrorisant tous les enfants, ça aussi c'était super drôle ! Tout comme quand elle jette des bonbons aux enfants comme des chiens. Ah et puis j'aime beaucoup le costume de Juanita aussi !

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// Bilan // Les Pretty Lifted Housewives savent encore nous faire rire mais elles ne parviennent désespérement plus à nous surprendre...

26 octobre 2011

Desperate Housewives [8x 05]

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The Art Of Making Art // 9 220 000 tlsp.

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    Si la dernière saison de Desperate Housewives s'annonçait logiquement comme un événement, on s'en éloigne de plus en plus ! A qui la faute ? Je ne parle pas seulement des audiences, qui ne sont que le résultat mérité de saisons décevantes les unes après les autres, mais surtout de ce que l'on nous propose. ABC est responsable de ne pas avoir assez promu la série cette année, préférant miser sur ses nouveautés et donc sur l'avenir (peut-on vraiment l'en blâmer ?), mais c'est bel et bien à l'équipe de scénaristes que revient la plus grande faute : rien dans les trois derniers épisodes ne correspond à ce que l'on est en droit d'attendre d'une dernière saison. Les intrigues bouche-trou s'enchaînent et le fil-rouge n'est évoqué qu'en fin d'épisode, le temps d'un cliffhanger qui fait son effet mais qui n'aboutit -pour l'heure- sur rien. En effet, pas de Chuck dans cet épisode et il y a des chances pour que Ben ne soit même pas présent dans le prochain pour faire suite à sa "terrible" menace. Je n'ai rien contre l'idée mais please, ne faites pas de lui le grand méchant de la saison ! C'est vraiment trop facile à chaque fois de créer un nouveau voisin psychopathe... Oh on ne pourra pas dire que la série se trahie cette année en tous cas !

   Le recyclage d'intrigues continue en toute impunité : Carlos plonge dans l'alcoolisme tandis que Gaby est bien trop occupée à se faire masser et dépenser son argent pour s'en rendre compte. Je déplore une fois de plus l'incapacité du personnage à évoluer, ou plutôt sa capacité à revenir en arrière après toute évolution. Quant au mal qui ronge Carlos : déjà fait et plutôt correctement en plus. Bree va-t-elle devenir le sponsor de Carlos aux alcooliques anonymes ? Cela nous fera peut-être une intéraction intéressante le temps d'un épisode... La suite de l'intrigue de Gaby autour du conseil des parents d'élèves était beaucoup moins drôle que la semaine dernière. On l'aime parce qu'elle est insouciante, inconsciente, prétentieuse, bitchy et souvent tordante mais elle dépasse les bornes parfois et c'était le cas ici : c'était trop, c'était embarrassant, ce n'était pas drôle. Les nouvelles péripéties de Susan dans son cours de dessin l'étaient davantage même si ses rires face au modèle nu en début d'épisode étaient plus ridicules qu'autre chose. Quand elle commence à se mettre à poil à tout bout de champ, on rigole d'avantage. Oui, dis comme ça, c'est un peu triste. C'était quand même drôle de la voir faire sa pudique  au départ alors qu'elle faisait le ménage en petite tenue il y a même pas une saison de ça. Miguel Ferrer, qui joue son prof, est très inexpressif. A moins qu'il ne s'ennuie juste profondément. Et on le comprend !

  Bree et Renee se préparent-elles à nous faire un remake de leur bataille pour Keith avec Ben ? Cela y ressemble fortement en tous cas. Ce sera a priori toujours plus sympa à regarder que cette actroce histoire de soupe populaire faisant passer Bree pour une profonde idiote. Sérieusement ? Elle vaut mieux que ça... La petite morale à la fin ne m'a pas du tout plu soi dit en passant. Les Anges du Bonheur c'est pas ici ! Du coté de Lynette, grosse déception : j'attendais avec impatience qu'elle se tourne vers d'autres hommes, qu'on la voit enfin dans une autre configuration même si c'est voué à ne pas durer mais les scénaristes ont préféré s'engager sur la route la plus facile et la plus prévisible. Elle ne se sent pas prête et coupe finalement court à ses galipettes, avec un homme qui ne paraissait de toute façon pas très intéressant. J'aurais préféré qu'elle aille jusqu'au bout puis qu'elle regrette. J'aurais trouvé ça un peu plus osé... D'autant qu'à coté d'elle, Tom passe maintenant pour un monstre ! C'est quand même elle la bouffeuse de couilles à la base. Je veux dire par là -je sens que je ne suis pas clair- qu'elle est en grande partie responsable de l'échec de leur mariage à cause de son attitude castratrice. Ne la faisons pas non plus passer pour une sainte maintenant et évitons les clichés hommes/femmes sur la période post-divorce !

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// Bilan // Susan mise à part, les héroïnes de Desperate parviennent souvent à sauver des intrigues moyennes ou mauvaises grâce au talent des actrices et/ou grâce à la force de frappe des personnages, mais, dans cet épisode, ce sont les personnages qui ne sont pas à la hauteur des intrigues -pourtant moyennes ou mauvaises- et pas dignes de ce qu'ils sont habituellement. C'est triste et ça intervient à un moment où la série n'a vraiment pas besoin de ça ! Rendez-nous nos héroïnes !