03 septembre 2011

Death Valley [Pilot]

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Pilot // 1 858 000 tlsp.

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What About ?

Les exploits d'une unité des forces spéciales de la police de Los Angeles, fondée en 2009 lorsque la vallée de San Fernando a été envahie par des zombies, des vampires et des loups-garous. Alors que les scientifiques cherchent encore une réponse à la cause de ce chaos, les membres de cette équipe d'intervention sont chargés d'éradiquer les monstres, ou du moins les contenir dans la vallée...

Who's Who ?

Créée par Spider One. Avec Tania Raymonde (Lost, Cold Case, Malcolm), Charlie Sanders, Bryan Callen (How I Met Your Mother), Bryce Johnson (Popular, Pretty Little Liars),  Caity Lotz (Mad Men), Toby Meuli...

So What ?

     Après la réussite de Teen Wolf (Lire la critique), MTV refait confiance aux so fashion loups-garous, en les accompagnant des classiques vampires et des so lame zombies, dans une comédie horrifique et gore qui remplit parfaitement son contrat : nous divertir une vingtaine de minutes. Ni plus ni moins. A la manière d'un Reno 911 ou d'un Bienvenue à Zombieland, elle traite sous forme de mockumentary les péripéties d'une bande de bras cassés face à un quotidien qui n'est pas si éloigné de notre réalité. C'est là que naît le plus intéressant décalage mis en place par la série : dans le monde de Death Valley, il est normal de croiser un loup-garou en pleine transformation à un feu rouge et de le traiter comme un alcoolique au volant; et on ne s'étonne pas de voir une prostituée vampire échanger ses charmes contre quelques gouttes de sang. Le danger est suffisamment grand pour que l'on s'inquiète un minimum pour les personnages. Le rythme est maintenu tout du long, même si certains duos sont plus amusants à suivre que d'autres, et, étonnamment, ce sont le femmes qui s'en sortent le mieux malgré le machisme ambiant. L'humour n'est pas fin mais ce n'est absolument pas ce que l'on attend de la série de toute façon. En revanche, les blagues se répétent déjà au cours du premier épisode. De mauvaise augure pour la suite ?

   Ainsi, on ne rit jamais aux éclats devant Death Valley, mais on prend du bon temps. Les acteurs ont l'air de s'éclater (et certains se font d'ailleurs bien éclater) tandis que leurs personnages sont des caricatures sans jamais tomber dans le ridicule ou le too much. Coté effets-spéciaux, les maquillages sont aussi réussis que ceux de The Walking Dead à mon sens et l'ambiance nocturne sonne très Southland, ce qui est indéniablement une qualité. Malgré toutes ces louanges, je suis assez pessimiste sur l'avenir de la série tant j'ai le sentiment que l'essentiel a été dit et montré dans le pilote. Oh, il y aura forcément quelques bonnes trouvailles dans les prochains épisodes mais l'ensemble risque de devenir très rapidement répétitif !

 How ?

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24 septembre 2010

Lone Star [Pilot]

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Pilot // 4 1oo ooo tlsp.

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What About ?

Robert Allen est un ambitieux et brillant businessman qui a fait fortune dans l'industrie du Pétrole. Il a réussi à se construire en parallèle deux vies amoureuses à deux coins opposés du Texas. Il jongle avec deux identités et... deux femmes ! "Bob" vit à Houston avec Cat, sa femme, la fille d'un riche magnat du pétrole. A 400 kilomètres de là, dans la petite ville de Midland, il est "Robert" et vit avec sa douce et naïve petite-amie Lindsay pendant qu'il escroque les investisseurs locaux. Mais son beau-frère commence à avoir quelques suspicions sur ses faits et gestes. Son secret est en danger...

Who's Who ?

Créée par Kyle Killen, dont c'est la première série. Pilote réalisé par Marc Webb (500 Jours Ensemble). Avec James 'Jimmy" Wolk dans le rôle de Robert Allen, Adrianne Palicki (Friday Night Lights) dans le rôle de Cat Thatcher, Eloise Mumford (Crash) dans le rôle de Lindsay, Jon Voight dans le rôle de Clint Thatcher, David Keith (The Class) dans le rôle de John Allen, Mark Deklin dans le rôle de Trammell Tatcher, Bryce Johnson (Popular) dans le rôle de Drew Thatcher...

So What ?

Je ne sais pas si je dois sauter de joie ou pleurer après le visionnage de ce pilote parfait. Ce sera un peu des deux, certainement. Il ne faisait aucun doute depuis l'annonce du projet que la FOX allait droit dans le mur avec une telle série. Elle a eu le courage d'aller jusqu'au bout, elle a obtenu le soutien des critiques américains, elle lui a offert une case difficile mais prestigieuse (face à Dancing With The Stars, les sitcoms de CBS et The Event, mais après Dr. House), mais le public est roi et le public n'a pas voulu de Lone Star. Le public n'a pas le coeur assez grand. Et le public n'est pas prêt. Des séries audacieuses, qui prennent des risques, des séries dites "du câble", ça n'est pas pour tout de suite sur les grands networks. Il faut du fast-food, il faut du calibré, il faut du facile. Il faut Les Experts à pétaouchnoque et les Desperate Connasses. Pardon d'être aussi amer mais ça me fait un peu de peine tout ça. C'est trop injuste.

       A l'image de son charismatique héros, le pilote de Lone Star a un charme fou. Il m'a fait l'effet d'un coup de foudre. Pas seulement parce qu'il est beau et magistralement réalisé, tout en finesse et en sobriété, mais aussi et surtout parce qu'il vous embarque sans perdre une seule seconde sur un territoire presque inexploré. Je me souviens qu'à l'origine, on parlait du personnage principal comme d'un polygame. Or, Big Love l'a déjà fait et aucune autre série ne le refera plus jamais aussi bien. Robert n'est pas un polygame. Il mène une double vie, il est amoureux de deux femmes. Mais est-ce la même chose ? Si la nuance est fragile, elle existe pourtant bel et bien. Il n'est pas question de narcissisme de sa part, ni de machisme et encore moins de conviction religieuse. Il a souffert d'un manque d'amour immense en étant enfant et il a besoin en grandissant de le combler. C'est ainsi que je le comprends. Je ne cherche pas à le défendre. La description de son quotidien singulier n'est d'ailleurs pas complaisante. Elle est simplement trépidante car remplie d'enjeux. Chaque scène a sa raison d'être, chaque rencontre est pleine de potentiel. Chaque personnage, même secondaire, bénéficie d'un portrait bref mais léché. Chaque acteur est inspiré, des vieux loups (Jon Voight, David Keith) aux jeunes premiers (Jimmy Volk bien-sûr, époustouflant, et Bryce Johnson), en passant par les débutantes (Eloise Mumford est craquante, malgré sa pas si vague ressemblance avec la Diva Heigl). La bande-son est irréprochable (un Heartbeats ne se refuse jamais) et ma foi, j'ai été plus d'une fois touché. Mon Dieu. Ce pilote est vraiment parfait ! Et dire que bientôt Andie McDowell foulera ces Terres...     

Lone Star entre dans la légende. La série préférée de la rentrée par la critique américaine est aussi celle qui a fait le pire démarrage. Dans quelques années, quand ses acteurs auront du succès dans d'autres séries ou au cinéma, on sera quelques-uns à se souvenir de là où ils ont commencé : entre Midland et Houston, entre ciel et désert, entre drama indie et soap corsé, entre doux rêve et dure réalité. Et on aura un peu de peine parce que des rendez-vous manqués comme celui-là, c'est à désespérer de la télé... 

16 septembre 2010

[Saison 2010/2011 - Drama] 2- Lone Star

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What About ?

Robert Allen est un ambitieux et brillant businessman qui a fait fortune dans l'industrie du Pétrole. Il a réussi à se construire en parallèle deux vies amoureuses à deux coins opposés du Texas. Il jongle avec deux identités et... deux femmes ! "Bob" vit à Houston avec Cat, sa femme, la fille d'un riche magnat du pétrole. A 400 kilomètres de là, dans la petite ville de Midland, il est "Robert" et vit avec sa douce et naïve petite-amie Lindsay pendant qu'il escroque les investisseurs locaux. Mais son beau-frère commence à avoir quelques suspicions sur ses faits et gestes. Son secret est en danger...

Why Not ?

Sur le podium des séries de la rentrée que j'attends le plus, Lone Star arrive en seconde place pour tout un tas de raison mais d'abord et avant tout parce qu'elle ressemble à première vue à un beau film indépendant américain du genre que j'affectionne tout particulièrement. Je me trompe peut-être mais le fait que ce soit le réalisateur de (500) Jours Ensemble, Marc Webb, qui réalise le pilote va dans ce sens. Au-delà de ça, en grand fan de Big Love que je suis, le mot "polygamie" fait tout de suite tilt dans ma tête. Pas que j'approuve cette pratique mais je trouve que c'est propice à des histoires différentes, peu communes. Peut-être pas sur la longueur mais au moins au début. Cela dit, je pense que le terme "double vie" convient ici plus que "polygamie". Peu importe, la double vie aussi offre une singularité à la série sur le papier qui me plaît. Et puis j'ai envie d'ajouter que c'est, en cette rentrée, la série qui se rapproche le plus d'un soap. Je suis en manque de soap ! Dallas, le pétrole, tout ça c'est déjà vu mais 15 ans après, il y a sans doute quelque chose à faire (de plus intéressant qu'un remake - pourtant en préparation pour TNT).

Coté casting, on retrouvera tout de même Jon Voight et Andie McDowell : des pointures. Les autres acteurs sentent bon le sang neuf. Ils m'inspirent, à commencer par Jimmy Volk qui incarne le héros. Vu le très peu d'expérience qu'il a (trois petits films, un téléfilm et des pilotes qui n'ont pas abouti), je me dis qu'il doit être sacrément bon pour qu'on lui fasse autant confiance. Puis il est super mignon... Adrianne Palicki et surtout Eloise Mumford m'attirent pour des raisons que j'ignore (la classe qu'elles dégagent peut-être ?) et puis j'aime bien Bryce Johnson mais juste parce qu'il a joué dans Popular et qu'il n'a pas fait grand chose d'intéressant depuis, ce qui est un peu injuste.

Au final, le gros problème que risque de rencontrer la série, c'est qu'elle ne soit pas assez grand public, trop connotée "câble", pour fonctionner. Et la FOX a beau y croire, ses jours sont déjà comptés à moins d'un beau miracle !

// Bonus // Un teaser, très esthétique. A ne pas rater !