09 juin 2012

Men At Work [1x 01, 02 & 03]

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Episodes 1, 2 & 3 // 2 300 000 tlsp. en moyenne

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What About ?

Lorsque Milo replonge dans le célibat après avoir découvert l'infidélité de sa copine, il trouve du réconfort auprès de ses trois meilleurs amis, qui sont aussi ses collègues de bureau au sein d'un magazine. Ces derniers lui promettent alors sexe, alcool et une véritable "bromance"...

Who's Who ?

Sitcom créée par Breckin Meyer (Franklin & Bash, Robot Chicken). Avec Danny Masterson (That '70s Show, Cybill), Michael Cassidy (The OC, Privileged, Hidden Palms, Smallville), James Lesure (Las Vegas, Lipstick Jungle, Mr Sunshine), Adam Bush (Buffy, Point Pleasant)...

So What ?

   Cela ne s'arrêtera donc jamais ? Quand on croit enfin s'être débarrassé de toutes ces comédies cherchant à réhabiliter les "hommes les vrais" sur le petit écran, une tendance qui nous a tout de même offert chef d'oeuvre sur chef d'oeuvre cette saison -Man Up!, Last Man Standing, Work It et How To Be A Gentleman- voilà qu'une autre débarque, sans crier gare, sur une chaîne qui essaye tant bien que mal d'avoir une offre crédible de séries originales à proposer à ses téléspectateurs. Il se trouve que ceux-ci sont majoritairement des hommes... et "des vrais" probablement puisqu'ils se branchent essentiellement sur TBS pour suivre des retransmissions sportives. Le reste du temps, ils s'abrutissent devant des rediffusions de The Big Bang Theory. Men At Work a donc été pensée pour séduire ce même public et ça se sent vraiment. Il n'y a pas une once d'originalité dans la série, si ce n'est peut-être les petits messages qui s'affichent en bas de l'écran pour donner la définition de mots inventés par les personnages sauf que, manque de bol, le système disparait après le pilote ! De toute façon, je crois que c'est la chaîne qui en est l'unique responsable. Les auteurs n'ont rien à voir là-dedans. Autant dire qu'ils sont très difficilement excusables...

   Doit-on féliciter l'acteur Breckin Meyer, star de Franklin & Bash actuellement, d'avoir eu l'idée de ce pitch tout ce qu'il y a de plus banale ? Doit-on féliciter la chaîne de s'être dit qu'elle avait un quelconque potentiel ? Non, ce sont les casteurs qu'il faut féliciter ! En faisant appel à une ex star de That' 70s Show et à trois autres acteurs pour qui on ne peut qu'avoir de la sympathie et qui possèdent en plus un certain timing comique, ils étaient assurés de relever le niveau de base. Il y a une bonne alchimie entre eux, leur amitié est tout à fait crédible à l'écran. Les personnage pris individuellement ne valent pas grand chose en revanche et le héros est sans doute un peu trop mollasson -genre bien pire que Ted Mosby- pour susciter réel intérêt et/ou tendresse. En plus, les deux célibataires endurcis de la bande semblent fonctionner de la même façon, comme si leurs blagues étaient interchangeables. Tout cela manque assurément de caractère. Mais je dois dire que, malgré tous les défauts suscités et en mettant de coté la mysoginie ambiante propre aux sitcoms de potes, je ne me suis pas ennuyé devant ces trois épisodes. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si je ne me suis pas arrêté au premier. Et ce n'est pas pour rien non plus que j'ai presque envie de terminer la saison. Il y a des blagues qui prennent de temps en temps, quelques situations amusantes... Ce serait presque suffisant. J'ai bien dit presque !

   En cette période très courte où les séries de la saison sont terminées et les séries d'été n'ont pas encore commencé, Men At Work est un divertissement acceptable, regardable. Mais d'ici quelques jours, la sitcom sera tout aussi périmée que ses prémices. En 2012, faire ça, ça craint quand même grave du boudin. 

How ?

 


20 août 2011

Suits Vs. Franklin & Bash [Pilotes]

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Pilot # Pilot

4 640 000 tlsp. # 2 740 000 tlsp.

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What About ? 

Avocat très ambitieux d'une grosse firme de Manhattan, Harvey Specter a besoin de quelqu'un pour l'épauler. Son choix se porte sur Mike Ross, un jeune homme très brillant mais sans diplôme, doté d'un talent certain et d'une mémoire photographique très précieuse. Ensemble, ils forment une équipe gagnante, prête à relever tous les défis. Mike devra cependant user de toutes les ruses pour maintenir sa place sans que personne ne découvre qu'il n'a jamais passé l'examen du barreau.

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Amis de longue date, Jared Franklin et Peter Bash sont deux avocats arrogants aux méthodes peu orthodoxes. Remarqués par le ponte d'une grosse firme, ils sont recrutés par le prestigieux cabinet. L'occasion pour eux de s'attaquer à de gros morceaux et apporter un peu de folie à un système qu'ils considérent trop rigide...

Who's Who ?

Créée par Aaron Korsh (The Deep End, Raymond, Voilà!). Avec Gabriel Macht (Bad Company, Raisons d'état), Patrick J. Adams, Meghan Markle (Fringe), Gina Torres (Alias, Huge, 24), Rick Hoffman (Samantha Who?, Bernie Mac Show)... 

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Créée par Kevin Falls (Shark, Journeyman, A la Maison Blanche) et Bill Chais (Shark, Dirty Sexy Money). Avec Mark-Paul Gosselaar (Sauvés par le gong, New York Police BluesRaising The Bar), Breckin Meyer, Dana Davis (10 Things I Hate about you, Heroes, The Nine), Garcelle Beauvais (La vie de famille, New York Police Blues), Reed Diamond (Dollhouse, Journeyman, Homicide, Amy), Kumail Nanjiani, Malcolm McDowell (Heroes, Entourage)...

So What ?

    Afin de bousculer un peu les habitudes, j'ai décidé de tenter une critique croisée de deux nouveautés lancées cet été qui possèdent pas mal de points communs et qu'il me semblait pertinent de confronter. Ce sont en effet toutes les deux des dramédies judiciaires, qui adoptent un ton résolument moderne, bâties autour d'un couple de héros. Suits est signée USA Network, la chaîne qui ne connait aucun bide depuis quelques années et qui fabrique toute ses séries dans le même moule; tandis que Franklin & Bash est diffusée sur TNT, une des chaînes câblées américaines les plus suivies (la plus suivie même ?), mais qui n'a pas vraiment d'identité en matière de fictions originales (on y trouve de tout). C'est Suits qui a remporté la bataille de la meilleure audience. A juste titre ?

   Au feeling, je pensais franchement que je serais plus emballé par Franklin & Bash, d'une part parce que le casting me parlait davantage, et d'autre part parce qu'elle me paraissait plus fun et plus légère, donc plus adéquate à la période estivale et à mes envies du moment. Je ne me suis pas vraiment trompé la concernant, mais j'ai clairement sous-estimé Suits. Elle est plus sérieuse, c'est vrai, plus classique aussi et, finalement, on dirait presque que Franklin & Bash correspondait davantage à USA et elle à TNT. Il y a une politique à laquelle aucune série de USA n'échappe : celle dite "du ciel bleu". Regardez bien : il fait toujours un grand soleil dans Burn Notice, Royal Pains, White Collar & co. Suits, pourtant, nous plonge dans un univers plus froid, plus gris, mais sans tomber pour autant dans l'excès inverse. Tout se joue évidemment au niveau des personnages mais, là aussi, il y a du pour et du contre. Par exemple, si j'apprécie Bash, j'ai beaucoup plus de mal avec Franklin. Ils font tous les deux un peu trop leurs malins à mon goût et j'ai tendance, dans la vie comme dans la fiction, à haïr les frimeurs de tous poils. Mais disons que Bash est plus attachant et semble plus "vrai" que Franklin. On sent que les scénaristes cherchent à tous prix à rendre ce dernier "bigger than life", le plus extravagant possible et il en ressort un sentiment de "trop" tout le temps. La série dans son ensemble souffre de ce même problème : elle n'est pas si cool et amusante que cela mais elle essaye d'être cool et amusante. Vous comprenez la subtilité ? Ah et à ce propos : de la subtilité, elle n'en a pas ! Son point fort, par contre, c'est qu'elle est forcément plus surprenante que Suits. On ne peut pas vraiment deviner la manière dont les héros vont se comporter au tribunal. Tout est possible et c'est une perspective excitante. Les décors, la musique et les personnages secondaires sont aussi plus attrayants du coté de Franklin & Bash. Et au niveau du rythme, ça va vraiment trop vite, à 2000 heures et ça en devient presque épuisant à suivre. 

   Suits bénéficie du format habituel des pilotes de USA : un peu plus d'une heure. Je m'en plains souvent, je pense par exemple à celui de Covert Affairs qui m'avait paru interminable, mais dans ce cas précis, ça ne m'a particulièrement dérangé. L'avantage de ce système, et je pense qu'il a été mis en place précisement pour cela, c'est qu'il permet de mettre l'intrigue principale en place sans se précipiter. Le résultat est donc forcément plus convaincant. Il faut bien une bonne vingtaine de minutes avant que le pitch de départ de Suits énoncé plus haut ne soit en marche. Il n'en faut même pas dix pour F&B. Les personnages bénificient également automatiquement d'un portrait plus approfondi. On s'attache à eux plus facilement. Harvey surtout avait bien besoin de ça: il aurait sinon été réduit à la caricature de l'avocat prétentieux et rebelle pour qui on ne peut qu'avoir du mépris. On a le temps de se rendre compte qu'il est plus que ça et il est même assez drôle dans le fond. C'est un autre humour que celui de Franklin quoi... Mike est plus proche de Bash, mais en vachement plus attachant et le coup de coeur a été, pour ma part, instantané. Et c'est là aussi qu'intervient le talent des acteurs. Ceux de F&B sont peut-être plus connus, mais ceux de Suits ont clairement une palette d'émotions plus large à leur dispostion. Mark-Paul Gosselaar a prouvé depuis longtemps qu'il n'était pas que le beau gosse qui rendait toutes les adolescentes chiennes à la grande époque, même si son physique très avantageux fait toujours partie intégrante de ses rôles (le contraire serait difficile en même temps). Il ne se prive d'ailleurs pas de montrer dans le pilote que ses fesses n'ont pas pris un poil de graisse et ne serait-ce qu'une seule ride avec les années (ça m'a d'ailleurs très étonné que TNT laisse passer ça, c'est pas le genre de la maison même si c'est pas grand chose). Mais ce petit Patrick J. Adams, lui, est une vraie révélation et je me demande pourquoi il n'obtient un rôle principal que maintenant après avoir écumé ces dernières années à peu près tous les shows possibles pour des apparitions. Son duo avec Gabriel Macht fonctionne à merveille et tout de suite. Je suis beaucoup moins convaincu par Breckin Meyer mais je n'arrive pas encore à le dissocier de son rôle. Coté personnages secondaires, malgré la présence toujours appréciable de Gina Torres, je ne suis pas plus emballé que ça. Disons que l'on a affaire à des gens très classiques, que l'on retrouve dans toutes les séries judiciaires...

    Si je devais faire une comparaison un peu bidon, je dirais que Franklin & Bash est le fast-food de la série judicaire -vite engloutie, vite digérée- tandis que Suits correspond plus à un bon resto -sans prétention, sans extravagance. Pour le menu gastronomique, par contre, c'est à The Good Wife qu'il faut s'adresser !