10 novembre 2011

Once Upon A Time [1x 03]

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Snow Falls // 11 450 000 tlsp.

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    Si cela était encore nécessaire, ce troisième épisode de Once Upon A Time confirme trois choses : 1/ La série féérique emprunte beaucoup à Lost, dans la structure narrative surtout, et on ne peut que l'en féliciter 2/ Elle s'adresse à tout le monde, petits et grands, mais elle prend particulièrement soin de son public sériephile en faisant appel à des acteurs connus dans notre petit monde, que l'on prend plaisir à retrouver (ici David Anders -Alias, Heroes, Vampire Diaries...- et Anastasia Griffith -Damages, Trauma...-) 3/ Elle est la meilleure nouveauté de la rentrée sur un network, pas simplement parce qu'elle est bien écrite mais aussi parce qu'elle apporte vraiment quelque chose de différent au paysage audiovisuel actuel, souvent trop sérieux coté drama. Alors, si Snow Falls n'est pas tout à fait à la hauteur des deux précédents épisodes, le plaisir reste intact. 

   Après avoir défendu le petit Henry la semaine dernière, je dois bien avouer qu'il m'a légèrement agacé cette semaine. Sa manie de s'inscruster dans toutes les scènes devient lourde, d'autant que son utilisation est toujours la même : guider Miss Swan, sa mère biologique, ainsi que les autres personnages qui l'entourent, sur le bon chemin, celui de son conte. Mais sa présence reste toutefois essentielle puisqu'il est le seul, pour le moment, à faire véritablement le lien entre le monde réel et le monde féérique, et il se débrouille plutôt bien, à force d'insistance, pour convaincre qu'il ne s'agit pas simplement d'un délire d'enfant. Et puis il serait impensable qu'une telle série ne possède pas un gamin dans ses personnages principaux ! Cette fois-ci, Emma s'est montrée relativement passive mais elle était sans doutre trop occupée à mater le shérif, qui lui a clairement tapé dans l'oeil. Combien d'épisodes avant le baiser magique ?

   Si l'épisode précédent avait mis à l'honneur la méchante Reine, celui-ci nous offre 42 minutes d'aventures aux cotés de Blanche Neige, transformée pour l'occasion en Robin des Bois quand elle n'est pas à la recherche de son bien-aimé dans le présent. Il revient par flashbacks sur la rencontre entre le Prince Charmant et sa belle, à l'époque où elle errait dans les bois, vivant de larcins en larcins et, visiblement, sans les 7 nains. Cette jeune fille-là, espiègle et amusante, est l'opposée de la sage et douce Mary Margaret Blanchard, ce qui offre la possibilité à Ginnifer Goodwin de composer une partition riche en émotions. J'ai nettement préféré les scènes de l'autre monde, qui étaient plus surprenantes, plus rythmées et plus effrayantes parfois aussi (je pense évidemment aux vilaines bêtes gardiennes du pont). Les scènaristes s'amusent évidemment avec les codes de la romance made in Disney en évoquant par le biais de certains personnages la non-existence du coup de foudre ou du baiser salvateur. Dans toute cette histoire, l'absence de Regina, l'Evil Queen, se fait cruellement ressentir mais le médecin du coin fait tout le travail pour elle, avec beaucoup moins de talent quand même et en mettant moins le coeur à l'ouvrage. Et puis le Prince Charming manque encore de charisme mais il y a du mieux. L'alchimie entre Josh Dallas et Ginnifer Goodwin n'est pas une évidence mais elle prend forme... 

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// Bilan // Un amoureux comme moi de Ginnifer Goodwin ne pouvait que prendre du plaisir à regarder ce bel épisode de Once Upon A Time qui repose entièrement sur ses frêles épaules. Toutefois, il est inégal, passionnant davantage quand il tourne les pages du livre du petit Henry que lorsqu'il vire au soap classique à Storybrooke en compagnie du convoité, de l'amoureuse, de la jalouse et de l'entremetteuse. 


02 novembre 2011

Once Upon A Time [1x 02]

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The Thing You Love Most // 11 640 000 tlsp.

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    Il y a des histoires qui vous touchent indéniablement plus que d'autres et je dois dire que ce second épisode a confirmé ma première impression : Once Upon A Time m'émeut et cela à différents niveaux. Ce n'est pas simplement le bonheur de me replonger dans mon enfance, avec ses peurs, ses doutes et ses émerveillements, à travers ces contes populaires, mais c'est aussi et surtout son entrée soudaine dans mon univers d'adulte sériephilie et téléphagique, fan de Lost, de dramas lacrymales, de thriller, drogué à l'aventure et au suspense... Comme si deux époques de ma vie se rejoignaient tout à coup à travers cette série. Comme si j'étais piégé entre mon refus de grandir vraiment et ma réalité. Once Upon A Time excerce sur moi une puissance que je n'avais pas soupçonné avant de m'y plonger.

   Ce deuxième épisode n'est toutefois pas aussi bon que le pilote et ce pour une raison, à mon sens, bien précise : il a pour but premier de crédibiliser la présence d'Emma Swan à Storybrooke coûte que coûte. Or, le résultat, on le connait depuis le pilote et avant même de le voir d'ailleurs : bien sûr qu'elle va rester ! Bref, c'était un passage obligé qui ne pouvait que se traduire par quelques faiblesses. Les auteurs s'en sont malgré tout très bien sorti et ont bien fait de donner la part belle à Regina, l'Evil Queen. On met visiblement un point d'honneur à nous cacher ce que Snow White lui a véritablement fait au point qu'elle veuille se venger avec tant de détermination et de folie, capable, comme elle le prouve, de tuer son père pour arriver à ses fins (ce que je trouve tout de même assez osé dans une série qui se veut familiale). Autant dire que Blanche Neige n'est certainement pas aussi innocente qu'on veut nous le faire croire et cette perspective est très excitante puisque seul Rumplestiltskin reste pour le moment un personnage non-manichéen, capable du meilleur comme du pire. La prestation de Robert Carlyle est d'ailleurs très impressionnante. On nous gâte du coté des personnages secondaires grâce à l'introduction du fameux miroir de la méchante Reine, qui prend la forme du visage de Giancarlo Esposito, l'excellent big bad de Breaking Bad. A Storybrooke, il est le rédacteur en chef du journal local, le... Mirror ! Et puis dans le monde des fées, on fait la rencontre brève mais intense de Maléfique, la sorcière de La Belle au bois dormant, incarnée par la géniale Kristin Bauer, Pam dans True Blood. On ne se moque décidémment pas de nous du coté de la distribution !

   Je sais que le cas du petit Henry fait débat. Il y a ceux qui le détestent et le trouvent insupportable et ceux, comme moi, qui sont touchés par son histoire. Je trouve d'ailleurs le jeune acteur très bon. J'aime moins, en revanche, le rôle que joue pour le moment son psy. J'attendais de ce Jiminy Cricket un peu plus de fantaisie. Il est, comme les autres, totalement apeuré par Regina et agit en conséquences... pour le moment. Mary Margaret s'est faite relativement discréte dans cet épisode à mon grand désarroi mais on a appris à découvrir un peu plus le shérif de la ville, qui ne va pas tarder à tomber amoureux d'Emma (et réciproquement certainement). Le truc qui me soucie, c'est que je n'arrive pas à comprendre qui il est censé représenter dans les contes de fées... Vous avez une idée ? 

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// Bilan // J'ai bien envie de copier-coller mon introduction à vrai dire, elle ferait une parfaite conclusion aussi. Pour résumer : ce deuxième épisode de Once Upon A Time n'a fait que confirmer tout le bien que je pense d'elle et je suis en mesure de dire, sans aucun doute, qu'il s'agit pour moi de la meilleure nouveauté sur un network de cette rentrée 2011/2012 ! 

28 octobre 2011

Once Upon A Time [Pilot]

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Pilot // 12 930 000 tlsp.

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What About ?

 De nos jours, dans une bourgade du Maine appelée Storybrooke, les contes de fées existent encore. C'est ce que va découvrir Emma, une jeune femme au passé trouble, embarquée dans un merveilleux et tragique voyage par le fils qu'elle a abandonné 10 ans plus tôt. Elle croisera sur son chemin la méchante Reine, qui n'est autre que l'impitoyable Maire de la ville, Blanche Neige, devenue la  douce Soeur Mary Margaret Blanchard, Rumplestiltskin, l'effrayant expert en magie noire ou encore Archie, le sympathique Jiminy Cricket local. Avec son arrivée, c'est l'espoir de toute une communauté amnésique qui renaît...

Who's Who ?

 Créée par Adam Horovitz et Edward Kitsis (LostTron). Avec Jennifer Morrison (Dr. HouseHow I Met Your Mother), Lana Parilla (Swingtown), Ginnifer Goodwin (Big Love), Robert Carlyle (Stargate Universe), Jamie Dornan, Joshua Dallas (Thor)...

So What ?

   Il était une fois ABC, une légendaire chaîne américaine qui a connu la gloire comme les plus grands déboires, à la recherche de la nouvelle série qui lui permettrait de redonner aux lettres de son nom toute leur noblesse; et il était une fois des scénaristes talentueux, un temps perdus sur l'île la plus célèbre de la télévision, en quête d'un projet ambitieux et original, capable d'émerveiller le plus grand nombre de téléspectateurs petits et grands à travers le monde (imaginaire), l'univers... que dis-je ? La galaxie (imaginaire aussi). Il était une fois Once Upon A Time

   Le pari était un peu fou mais ils l'ont fait ! Once Upon A Time n'est pas Enchanted (Il était une fois... en VF, on va finir par s'y perdre) ni Fables (un comics très connu qu'ABC avait déjà failli adapter la saison dernière), elle est Once Upon A Time : elle ne ressemble à rien qui ait déjà été fait à la télévision sous ce format, elle ne tombe jamais dans la niaiserie grâce à des dialogues malicieux et constamment référencés, et elle ne fonctionne pas de manière aussi manichéenne qu'on pouvait le craindre. Il y a les bons et les méchants, c'est vrai, mais un personnage comme Rumplestiltskin ne semble pas avoir encore choisi son camp, par exemple. Les scénaristes ont été suffisamment malins pour nous présenter seulement quelques personnages emblématiques de l'univers des contes de fées, ce qui permettra par la suite d'en introduire tout un tas d'autres. On croise ainsi au détour d'une scène le petit chaperon rouge et sa vilaine grand-mère aux dents longues. On s'amuse également à découvrir quelles professions occupent dans notre monde les héros de notre enfance : Jiminy Cricket est psy, Blanche Neige est institutrice...

   Le pilote enchaîne ainsi les surprises, sans temps mort, que ce soit à travers les flashbacks, réjouissants et touchants, ou à Storybrooke même. Les actrices sont toutes extrêmement bonnes. Je me suis ainsi surpris à apprécier le jeu de Jennifer Morrison, que j'avais pourtant détesté dans How I Met Your Mother (ce qui tend à prouver que c'est son personnage qui était vraiment mauvais), elle incarne une Emma cynique mais pas exaspérante; je ne tarirai évidemment pas d'éloges sur Ginnifer Goodwin ("Big Love", miss U so much), elle est la parfaite Snow White; et Lana Parilla a enfin obtenu le rôle d'envergure qu'elle a toujours mérité, cette Evil Queen est prodigieusement diabolique ! Le casting masculin est beaucoup plus discret pour le moment et malheureusement pas à la hauteur, à l'exception remarquable de Robert Carlyle. Josh Dallas incarne un Prince Charmant fade, sans relief; et Jamie Dornan n'apparait que quelques secondes dans le rôle du shérif de Storybrooke. Bref, Riquet à la houpe, Barbe Bleue, le Petit Poucet, Hansel et les autres vont avoir du boulot ! Visuellement, le pilote de Once Upon A Time n'est pas impressionnant, il est juste beau, à quelques fautes de goût près (les effets spéciaux lors de la première apparition de la méchante Reine notamment). Un grand soin a été apporté à la réalisation et j'espère qu'il en sera de même pour les épisodes suivants. Ce petit bijou ne mérite pas d'être abîmé. Je le dis sans l'ombre d'un doute : j'ai -presque- tout adoré de ce pilote (j'ai déjà très envie de le revoir d'ailleurs, c'est un signe qui ne trompe pas). 

   Un peu de magie, un zeste d'alchimie, un tour de passe-passe et quelques poussières d'étoiles plus tard, les aiguilles de l'horloge ont repris leur trajectoire infernale alors que le temps s'était arrêté pendant très exactement 43 minutes et 46 secondes. Le monde dans lequel nous vivons, ce paradis d'enfer, est capable d'enfanter les plus jolies oeuvres nées des plus beaux rêves mais quand la lumière s'éteint, il ne reste plus que la cruelle réalité. Avant et pendant, Once Upon A Time enchante, passionne, fascine. Mais après ? Il faut toujours croire en un happy end, toujours...

What Chance ?

 Le départ canon de la série -meilleur score pour un drama depuis V- est plus qu'encourageant pour la suite mais méfions-nous : on sait où en est Pan Am aujourd'hui, malheureusement...

How ?