27 février 2012

Once Upon A Time [1x 13]

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What Happened To Frederick // 9 840 000 tlsp.

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   Mais où sont passés les valeureux princes charmants de nos jours ? Ne les cherchez pas à Storybrooke en tout cas ! Comme nous le prouve David, ils n'existent sans doute pas en dehors du pays des contes de fées. Les auteurs jouent justement sur cette notion tout au long de l'épisode en opposant le lâche David -qui ne veut pas faire souffrir sa dulcinée Mary Margaret ni sa promise Kathryn mais qui se retrouve, bien malgré lui, à leur faire du mal à toutes les deux et à lui aussi- à James, lequel est prêt à se battre au péril de sa vie pour aider une femme dont il n'est même pas amoureux et qui ne l'aime pas non plus elle-même. Difficile de faire plus généreux et bon. Les deux hommes forcent finalement le respect, car ils parviennent l'un comme l'autre à nous émouvoir, peut-être même encore plus celui qui est rempli de failles mais qui ne voulait que le bien. Les scènes entre David et Mary Margaret étaient très réussies, évitant l'écueil de la niaiserie et passant à coté de l'ennui qu'elles ont pu procurer dernièrement faute d'avancée significative dans leur relation. Cette fois, elle est pour le moins radicale ! C'est fi-ni. Mais pour combien de temps ? M'est avis que le Dr Whale, dont on n'a plus entendu parler depuis un petit moment, va en profiter pour réappaître et servir de passe-temps à la jeune femme. Quant à Kathryn -qui est passée de personnage tout à fait insipide à touchant-, a-t-elle vraiment disparu pour toujours ? Frederick l'a-t-il perdu à jamais ? Nul doute qu'il cherchera à la retrouver... et on espère qu'en chemin, il trouvera un peu de charisme aussi !

  Le passage le plus sympathique de l'épisode à mon sens était la petite virée de David dans les eaux du lac magique en compagnie de la sirène anonyme. Pour une fois, c'était visuellement très convaincant. Pas de fond vert ridicule, pas d'effets-spéciaux pas chers et une réalisation dynamique et efficace. Ce sont vraiment les scènes d'intérieur qui posent problème en fin de compte. Comment rentranscrire la grandeur et la beauté d'un royaume avec quelques milliers de dollars seulement ? A un moment donné, il va falloir trouver une solution. Moins d'épisodes par an mais plus de moyens en contrepartie ?

   Nous connaissons désormais la véritable identité de l'étranger : August W. Boothe. C'est le nom qu'il prétend porter du moins. Pas de Grimm donc, ou de Charles Perrault, mais quelque chose qui ne m'évoque rien de particulier pour être honnête. Il va donc rester mystérieux un petit moment. Est-il l'auteur original du livre d'Henry ? L'un de ses descendants ? Il semble en tout cas être du coté du petit garçon puisqu'il répare son exemplaire et le lui fait parvenir, anonymement (ou alors il l'a complètement modifié parce qu'il vient du passé... mais ça c'est juste ma théorie). Ne cherche-t-il pas aussi à convaincre Emma que la magie existe ? C'est ce que son discours sur l'eau bienfaitrice laisse penser. Leur "romance" ne gagne pas vraiment en intérêt pour le moment mais elle a moins le mérite d'occuper l'héroïne, trop souvent en retrait. Regina s'est faite relativement discrète pour une fois mais cela ne l'empêche pas de tirer toujours aussi habilement chaque fil de l'histoire...

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// Bilan // Jusqu'ici, rares sont les épisodes de Once Upon A Time capables de trouver un équilibre entre le monde des contes de fée et Storybrooke, en creusant un parallèle pertinent. What Happenned To Frederick fait partie de ceux-là. 


21 février 2012

Once Upon A Time [1x 12]

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Skin Deep // 8 650 000 tlsp.

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   Cette semaine, c'est la "La Belle et la Bête" qui passe sur le grill des auteurs de Once Upon A Time. Il ne s'agit pas de mon Disney préféré mais j'y suis quand même attaché car c'est le premier que j'ai vu en salles, quand j'avais quoi... 6 ans ? On savait depuis quelques temps déjà que c'était à Emilie de Ravin qu'incombait la lourde tâche d'incarner Belle. Etant donné que son jeu laissait souvent à désirer dans Lost, j'étais un peu inquiet. Sa prestation ne m'a pas particulièrement emballé mais j'en suis satisfait. Malheureusement, elle n'avait pas beaucoup d'alchimie avec la Bête... qui n'est autre que Rumplestiltskin ! Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est une idée de génie mais c'est une bonne manière de ne pas trop s'éparpiller en tous cas, chose que la série, de par son concept et malgré sa bonne volonté, a parfois trop tendance à faire. Certains pans de l'histoire ne sont pas aussi soignés qu'il le faudrait, sans doute parce qu'il faut aller vite dès le départ pour poser la situation, et la romance qui se noue entre les deux personnages n'a pas vraiment le temps d'être crédible qu'elle est déjà terminée. J'aurais aimé que l'on passe plus de temps à les voir s'approviser. Là, Belle est très rapidement charmée par Rumplestiltskin, chose qui n'était quand même pas évidente à la base. C'est évidemment un couple qui détonne à coté de Blanche Neige et son Prince Charmant et rien que pour ça, on est content de la proposition qui nous est faite, aussi imparfaite soit-elle. Leur rapport vire rapidement au Syndrôme de Stockholm et ça, aussi, c'est intéressant, même si peu exploité. Les explications de Belle sur son sacrifice sont assez satisfaisantes mais on se demande quand même comment elle a pu se dire que devenir la bonne à tout faire de Rumple allait lui permettre de vivre de grandes aventures ! Etait-ce vraiment une perspective plus attrayante que de rester auprès de son père et Gaston, homme qu'elle n'aime pas mais avec qui elle doit pourtant se marier ? A sa place, j'aurais pas mal hésité quand même...

   Ce que cette histoire amorce avec brio, c'est la guerre entre Mr Gold et Regina, et leurs équivalents de contes de fées, car il nous est annoncé, même si l'on s'en doutait fortement, que le mystérieux monsieur est au courant de la réelle identité de la mairesse de Storybrooke. Il ignore certainement qu'elle détient Belle captive mais il ne devrait pas tarder à l'apprendre. En attendant, il passe tout son épisode à chercher une tasse que la jeune femme avait ébréché, à laquelle il est attaché, mais cet objet est également convoité par le père de celle-ci, missionné par Regina, afin de le faire souffrir et surtout l'affaiblir. On ne dirait pas comme ça, mais c'était très agréable à suivre ! Il faut dire que Robert Carlyle et Lana Parilla étaient excellents, comme d'habitude, et ça aide indéniablement. Les clins d'oeil au conte original n'étaient pas très nombreux à ma connaissance, en dehors de cette tasse (inanimée) et Gaston transformé... en rose ! Ah et aussi la robe jaune de Belle, très proche de celle qu'elle porte dans le Disney. Oui bon, c'est déjà pas si mal.

   Pendant ce temps là à Storybrooke, Ashley est de retour et elle est désormais maman. On ne tenait pas particulièrement à la revoir, surtout dans ces conditions. Son épisode était assez faible si je me souviens bien. Cendrillon n'était pas à la hauteur et son prince à elle encore moins ! La demande en mariage en plein milieu du bar était sans intérêt, pas plus que les scènes entre Mary Margaret et David. Il serait temps que les scénaristes fassent quelque chose pour rendre leur liaison plus palpitante ! Cela dit, la gaffe de David était vraiment très embarrassante et ridicule. Et puis Ruby est là, elle attend toujours d'avoir quelque chose à faire. L'idée de sa soirée entre filles était plutôt bonne mais elle n'a pas du tout été exploitée... Navrant.

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// Bilan // Inspirés dans le monde des contes de fées, les scénaristes de Once Upon A Time ont toujours beaucoup de mal à maintenir l'équilibre avec les événements se déroulant à Storybrooke, souvent anecdotiques. C'est regrettable mais pas de quoi zapper pour le moment...

07 février 2012

Once Upon A Time [1x 11]

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Fruit Of The Poisonous Tree // 10 910 000 tlsp.

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   Ah quand même ! On a failli attendre ! Giancarlo Esposito a enfin eu un rôle qui ne se limitait pas à de la figuration dans Once Upon A Time. Un tel gâchis n'était plus tolérable. Sydney entre ainsi dans la lumière avec une surprise de taille : il n'est pas que le miroir de la Reine à Fairy Tale Land, il est aussi et avant tout le génie d'Agrabah, qui nous ramène non plus aux contes de Perrault et de Grimm mais à ceux des Milles et une nuits. Le mélange est intéressant. Cela dit, on peut aussi considérer qu'il est tout simplement le génie d'Aladdin, lui même inspiré de celui des contes orientaux. Peut-être même que le héros au pantalon bouffant sera introduit un jour avec une histoire ayant eu lieu avant la rencontre du génie avec la Reine. Rencontre qui a chamboulé son existence et qui a offert à cet épisode ce ce qu'il nous fallait de rebondissements, plus ou moins prévisibles selon les moments, tant dans le pays merveilleux qu'à Storybrooke. Mais comme d'habitude, on s'amuse quand même beaucoup plus d'un coté que de l'autre. Regina était à nouveau incroyable et on a pu la découvrir pour la première fois avant sa période "dark". Bon, elle était déjà cinglée mais on commence à comprendre un peu mieux ses motivations. Elle a même eu une réaction humaine pendant un court instant. J'ai été beaucoup moins convaincu par le personnage de son père, aux contours très mal définis. Il est présenté comme noble et bon quand ça arrange les scénaristes, et franchement mauvais à d'autres moments. 

   Les querelles entre Regina et Emma deviennent lassantes : Henry en est toujours le centre et le déroulement est toujours le même, jusqu'à la surprise finale qui en est de moins en moins souvent une. Les dialogues aussi sont en mode repeat. Pour le moment, c'est toujours Regina qui gagne à la fin et il semble de plus en plus évident qu'Emma seule ne pourra rien contre la Maire de la ville. L'aide de Mr Gold lui sera donc précieuse dans le future, mais tant qu'elle ne l'acceptera pas, on risque de s'ennuyer ferme. On ne peut pas dire que l'on puisse tellement compter sur les autres personnages à l'heure actuelle, entre Snow White et Prince Charming qui sont coincés dans leur romance tout à fait mignonne mais monotone quand elle n'est traitée qu'en arrière-plan, et l'étrange étranger qui se contente de n'être que ça pour le moment. Il a mis la main sur le livre d'Henry, ce que l'on peut considérer comme une avancée, mais je me demande s'il n'a pas été introduit un peu trop tôt en fin de compte... Je n'ai pas de nouvelle théorie le concernant, ce qui me chagrine un peu. On n'a vraiment pas assez de matière pour se faire tout un film. Il est frustrant ce personnage et la frustration n'a pas toujours du bon, surtout dans une série qui fait ses premiers pas et qui doit encore nous convaincre...

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// Bilan // Le moment est venu pour Once Upon A Time de se montrer plus généreuse, sinon elle va lasser beaucoup plus vite que prévu et gâcher un tel potentiel serait criminel. On est désormais précisément au milieu de la première saison alors... que la fête commence !

29 janvier 2012

Once Upon A Time [1x 10]

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7:15 A.M. // 9 330 000 tlsp.

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   En commençant cet épisode, j'étais gai comme un pinson, persuadé que j'aurais droit à 40 minutes consacrées au Slutty Chaperon Rouge. C'est ce que le générique puis l'ouverture laissaient penser en tous cas. Depuis le pilote, c'est un personnage qui m'intrigue beaucoup à Storybrooke tant on sent qu'elle est bien plus qu'une simple serveuse bien roulée, légérement vulgaire sur les bords. Finalement, tout ce que l'épisode nous aura apporté la concernant, c'est de la découvrir avec sa jolie tenue rouge à Fairytale Land et apprendre qu'elle est une bonne amie de Blanche Neige (à qui elle doit une dette...) ! J'imagine les supers soirées alcoolisées que devaient se faire Cendrillon, White Snow et le Petit Chaperon avant que la Reine Mère péte un plomb : ça devait être super fun. Maintenant, ça l'est beaucoup moins mais c'est toujours très plaisant de suivre les aventures de Ginnifer Goodwin au pays des fées, d'autant que cette fois, ça y est, les 7 nains -qui étaient encore huit avant son arrivée- la recueillent. C'était émouvant de les voir marcher tous ensemble dans les bois. On se demande toutefois pourquoi ils sont si grands, pour des nains... Je sais que l'actrice n'est pas bien grande mais quand même... La scène entre Blanche Neige et le prince était à nouveau très réussie et émouvante. J'étais drôlement triste qu'elle soit obligée de mentir pour le protéger...

   A Storybrooke, Mary Margaret et David connaissent une fin beaucoup plus heureuse puisqu'ils échangent leur premier baiser, sous le regard de Regina, toujours là quand il faut où il faut ! Que va-t-il advenir de leur relation ? Je doute que les scénaristes -et la mairesse- les laissent roucouler en paix. Et puis on ne sait pas très bien ce dont Abigail est capable. Si dans notre monde, elle fait plus pitié qu'autre chose tant elle est ignorante, on sait qu'à Fairytale elle était beaucoup moins sympathique à première vue. La peine pourrait bien la transformer en femme hargneuse et Regina aura ainsi une alliée de poids. Et nous on gagnerait par la même occasion un personnage un peu plus intéressant. Abigail n'est qu'un accessoire mal utilisé pour le moment. Je m'étonne moi-même d'être aussi emballé par le couple phare de la série en tous cas. Les scénaristes et les acteurs ont été suffisamment malins pour trouver un juste milieu qui empêche le cheesy. Par contre, le coup de la tempête et surtout de la colombe, ils auraient pu éviter. C'était ridicule, surtout quand Mary Margaret a glissé dans le ravin. On a eu droit à un effet spécial vraiment pas réussi pour l'occasion et ce n'était malheureusement pas le seul qui craignait dans l'épisode. C'est bizarre, je trouve les effets de moins en moins réussis plus la saison avance... 

   Mais qui est donc cet "étrange étranger" (pour reprendre une chanson de De Palmas qui passe beaucoup à la radio en ce moment et qui est assez atroce dans son genre) ? Il écrit. Il écrit quoi ? Oh ça, on ne le sait pas. Mais on pourrait très bien s'imaginer qu'il est l'auteur du livre que possède Henry. S'il ne veut pas dire son nom, c'est sans doute parce qu'il nous est familier. Charles Perrault ? L'un des frères Grimm ? L'idée me semble séduisante. En tous cas, Regina ne semblait pas au courant de sa venue et elle ne semble même pas le connaître. C'est rassurant, elle ne peut pas absolument tout contrôler. La production a fait une bonne affaire en tous cas : Once Upon A Time manquait d'un brun ténébreux depuis la mort du shérif Graham. Ce monsieur change un peu des princes lisses qui peuplent la série.

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// Bilan // Aimer Once Upon A Time à l'heure actuelle, c'est accepter qu'elle ne soit pas parfaite et qu'elle n'ait pas encore tout à fait trouver sa formule magique qui fait son effet à tous les coups. Peut-être que si Merlin l'enchanteur ramenait sa fraise... En attendant, on se plait quand même bien à Storybrooke !

21 janvier 2012

Once Upon A Time [1x 09]

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True North // 9 830 000 tlsp.

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    "Because We're Family And Family Always Finds One Another". La conclusion de cet épisode de Once Upon A Time en dit long sur le propos de la série en elle-même : il y est question d'amour, bien entendu, mais d'amour perdu qu'il faut retrouver sans jamais baisser les bras. La plus grande faiblesse de l'Evil Queen, justement, celle qui est à l'origine de toute cette souffrance pour chacun des personnages, c'est l'amour, qu'elle n'a pas eu en quantité suffisante. L'amour de sa mère plus particulièrement ? Lorsque Hansel et Gretel, les héros du jour, refusent de vivre dans le château avec elle afin de retrouver leur père, le vide à la place de son coeur devient encore un peu plus grand. White Snow est sa pire ennemie car c'est la femme la plus aimée de son royaume. Elle a désormais en sa possession la pomme empoisonnée qui la tuera. J'ai beaucoup aimé la façon dont les histoires de Blanche Neige et de Hansel et Gretel ont été mélangés pour former un tout cohérent et pertinent. Le passage dans la maison de pain d'épice était jouïssif (malgré les effets spéciaux douteux) et la prestation d'Emma Caulfield en Blind Witch était fantastique ! Elle en a fait des tonnes mais c'est ce qui la rendait si flippante. C'est fou quand même comme cette histoire, quand on y pense, est troublante. Même si la sorcière n'a pas l'intention d'abuser des enfants sexuellement, on ne peut pas s'empêcher de penser à la pédophilie. Cette manière de manipuler les enfants, de les emprisonner et de vouloir les "manger" avec tant d'appétit... Les scénaristes n'ont pas reculé devant cette difficulté et n'ont pas cherché à aseptiser le conte. Gretel est un personnage intéressant, mais on ne pas en dire autant de Hansel, très tête à claque. Quand je pense que certains ne supportent pas Henry ! La fin de leur histoire -pour le moment en tous cas- dans le monde des contes de fée est particulièrement réussie car elle ne rélève pas du happy end classique. Alors que...

... la fin de leur aventure à Storybrooke est beaucoup plus sirupeuse, si bien que l'émotion, trop forcée, n'est pas vraiment passée chez moi. Pourtant, c'était touchant de voir la forte Emma fondre en larmes face à ce dénouement heureux, qu'elle a provoqué en déjouant les plans de Regina. Nicholas Lea dans le rôle du papa des deux enfants n'a pas été utilisé au plus fort de son potentiel, c'est peu de le dire, mais il reviendra peut-être plus tard. Un mécanicien, ça peut toujours servir dans une si petite ville ! La petite discussion entre Emma et Henry sur le père de ce dernier était très émouvante en revanche même si l'on sentait bien que le discours de la jeune femme était bien trop déceptif scénaristiquement parlant pour être vrai. Evidemment que non, son père n'est pas mort. On le rencontrera tôt ou tard et il aura certainement un grand rôle à jouer. Lui aussi est peut-être le fils d'un personnage mythique que l'on connaît bien (ou que l'on rencontrera plus tard). La fille de Blanche Neige qui se marie au fils de Cendrillon ? Bien entendu, malgré le concours de circonstances suspicieux, l'étrange motard qui débarque à la fin de l'épisode et qui a donc réussi à pénétrer dans Storybrooke, ce qu'un être humain "normal" n'est pas censé pouvoir faire, n'est pas le père d'Henry. Emma semble sincèrement ne pas le connaître. Curieux de savoir qui il est, je sens qu'il est en quelque sorte un catalyseur qui va accélerer la cadence des intrigues. Il est le bienvenue en somme ! Entre autres passages intéressants, on notera celui où Mary Margaret est troublée par la couverture d'Emma, le seul objet qui lui reste provenant de ses parents; ainsi que l'absence du nom de Mr. Gold sur sa propre carte de visite,  et ce court passage où Blanche Neige évolue avec les 7 nains pour la première fois !

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// Bilan // On n'attendait pas forcément grand chose de l'histoire de Hansel et Gretel, elle a pourtant beaucoup apporté aux personnages d'Emma, Henry, l'Evil Queen et Regina. Un épisode très bien ficelé, malin et touchant, qui aurait peut-être gagné à être un peu moins mielleux dans les derniers instants. 


12 janvier 2012

Once Upon A Time [1x 08]

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Desperate Souls // 10 350 000 tlsp.

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   Je dois dire que j'attendais avec une grande impatience un épisode consacré au mystérieux et flippant Rumplestiltskin, une des pièces maîtresses de Once Upon A Time. Même si j'ai trouvé le résultat plaisant, je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu. On comprend assez vite comment l'épisode va se dérouler et l'ensemble est du coup sans surprise. Et puis très franchement, l'histoire du personnage n'est pas à la hauteur de son aura. Elle aurait mérité d'être un peu plus complexe, disons. Les auteurs cherchent probablement à éviter de trop embrouiller les téléspectateurs, qui n'ont pas nécessairement envie de se triturer l'esprit avec une série comme celle-ci, qui se doit avant tout d'être divertissante. Je crains qu'elle ne parvienne jamais à aller au-delà de ça, par manque d'ambition peut-être ? ou à la demande du network... Il y a pourtant matière à faire quelque chose de bien plus ambitieux que cela. Une fois que le public sera totalement acquis à sa cause, ils se le permettront peut-être ? Un peu à la manière de Lost finalement, dont la première saison était très accessible. J'aimerais bien comparer moins souvent les deux shows mais tout est toujours fait pour qu'on le fasse : cette fois encore, l'épisode est introduit par une scène qui fait furieusement penser à celle qui servait d'ouverture au flashback sur Jacob. La petite communauté dans laquelle Rumple vit au départ ressemble un peu à celle des Autres, d'ailleurs (enfin ceux qui faisaient semblant d'être pauvres et perdus). Tout cela n'a en tous cas pas empêché Robert Carlyle de briller. Il était à nouveau parfait. Des questions se posent évidemment quant au fils du personnage. Qu'est-il devenu ? Existe-t-il à Storybrooke ? L'épisode nous éclaire aussi pas mal sur certaines de ses obsessions (celle du contrat, celle des enfants, celle de la magie et de ses répercussions négatives...).

   A Storybrooke, l'heure est venue d'élire le nouveau shérif puisque, réduit en cendres, Graham n'est plus en mesure d'exercer ! On ne comprend pas bien pourquoi Regina désigne Sydney (outre le fait qu'elle a une emprise incomparable sur lui) mais ce détail passe, à la limite. Ce qui passe beaucoup beaucoup moins c'est que celui-ci n'est réduit qu'à un rôle minime malgré le poste d'importance qu'il pourvoit. Il ne se résume qu'à un grand sourire et son discours est absolument ridicule tant il est minimaliste ! Choisir Giancarlo Esposito et ne lui donner que ça à jouer, c'est criminel ! Forcément, à coté, Emma est plus qu'avantagée et on ne doute pas une seule seconde qu'elle sera élue, quels que soient les rebondissements. Le passage du feu n'était d'ailleurs pas une trouvaille formidable. L'implication de Mr Gold est le seul élément qui nous tient vraiment en haleine même si le fait qu'il ait systématiquement un plan peut énerver. En cela, il fait très Benjamin Linus !  En dehors de ça, une seule scène qui sort un peu de nulle part nous donne des nouvelles de Mary Margaret et son prince charmant. Elle fonctionne, parce qu'on est ravis de les voir, mais elle n'apporte rien à l'histoire.

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// Bilan // Once Upon A Time peut mieux faire. Ne réussir qu'à moitié l'épisode d'un des personnages les plus fascinants, c'est tout de même dommage. 

19 décembre 2011

Once Upon A Time [1x 07]

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The Heart Is A Lonely Hunter // 8 920 000 tlsp.

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    Il n'y a désormais plus l'ombre d'un doute sur ce que sait ou ne sait pas Regina. Elle sait TOUT et bien plus encore. Elle sait surtout qui elle est vraiment (The Evil Queen) et ce qu'elle veut. Elle qui n'a pas de coeur (ou prétend ne pas en avoir) en possède pourtant une belle collection dans une crypte souterraine. Cette petite visite, je dois bien le dire, m'a mis en émoi. C'est si bon de se balader dans cet entre deux mondes aussi féérique que sinistre ! C'est fou en tous cas ce que le coeur peut avoir de l'importance dans la vie de cette femme : il lui fallait récupérer celui de l'être qu'elle aimait le plus -son père- pour mettre en marche la malédiction; il lui fallait garder précieusement celui du Chasseur pour le contrôler dans l'ancien monde comme dans le nouveau; et il lui fallait un homme sans coeur pour pourchasser Blanche Neige, une entreprise qui a échoué et qui a amené la jeune femme à se transformer en Robin des bois. Les pièces du puzzle se rassemblent petit à petit, au moins pour les deux rivales au centre de la série. On ne sait toujours pas précisément ce que Snow White a fait à l'Evil Queen mais il est question de secret et de trahison. La révélation a intétêt d'être à la hauteur quand elle aura lieu ! Cela ne résume en tous cas pas à une question de pouvoir même si, logiquement, la méchante reine la voulait morte ne serait-ce que pour avoir accès au trône et régner seule. Elle a tué/fait tuer son mari (le père de Blanche Neige) pour ça après tout. 

   Comme beaucoup l'avait deviné en amont, le shérif Graham n'était autre que le Chasseur de Blanche Neige. Les auteurs ont pas mal respecté l'histoire originale cette fois-ci, il n'y a donc pas eu tellement de surprises de ce coté-là mais sa quête, sa défaite puis son châtiment n'en sont pas restés moins passionnants à suivre. J'ai beaucoup aimé la rencontre entre le Huntsman et Snow White, ainsi que, dans le présent, sa discussion avec Mary Margaret. Enfin un personnage a commencé à se souvenir -à la suite d'un baiser, ce qui n'est pas sans rappeler à nouveau notre chère Lost- et à se poser les bonnes questions. La scène entre Graham et Henry était d'ailleurs pas mal non plus dans son genre, très libératrice. Les choses se sont gâtées ensuite et je ne m'attendais vraiment pas à ce que le sort s'acharne à ce point sur le héros, qui finit par mourir, le coeur émietté par Regina. Salauds de scénaristes ! Jusqu'ici, on en avait un peu rien à faire du shérif -hormis le fait qu'il était charmant, et bien plus que prince d'ailleurs- mais en un seul épisode, ils ont réussi à nous le rendre hautement sympathique. Forcément, un jeune homme qui pleure les bêtes mortes, ça a de quoi toucher. On aurait bien verser une petite larme avec lui même... Et voilà qu'on nous l'arrache dans d'atroces souffrances ! Ca me rappelle un certain Boone, pas très intéressant jusqu'à ce qu'il meure et qu'on le regrette amèrement...

   Que peut bien représenter le loup dans la série ? Est-il vraiment un protecteur ? Un guide ? Tout porte à le croire, surtout quand on repense au pilote : le loup s'est mis en travers du chemin d'Emma, elle a eu son accident de voiture et elle est donc restée à Storybrooke. Mais est-ce la réincarnation d'un personnage mort, ou tout simplement la forme animal d'un personnage que nous connaissons déjà ? Certes, on n'est pas dans True Blood et je ne suis pas certain que les shapeshifters fassent partie des contes de fée mais tout est possible après tout. Peut-on imaginer que Rumplestiltskin/Mr Gold a tué le loup puis l'a enterré dans la forêt ? On dirait bien et c'est inexplicable : parfois il donne l'impression de vouloir aider les personnages à se souvenir, et d'autres fois, il agit pour que ce soit tout l"inverse !? Vivement qu'il obtienne son propre épisode, qu'on en apprenne un peu plus sur son histoire, même si je doute que ses motivations nous soient révélées tout de suite. 

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// Bilan // Indéniablement, avec ce très bel et intense épisode -écrit par les créateurs de la série eux-mêmes- Once Upon A Time marque beaucoup beaucoup de points et éveille plus que jamais notre curiosité. 2012 sera l'année des contes de fée !

12 décembre 2011

Once Upon A Time [1x 06]

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The Shepherd // 9 660 000 tlsp.

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    Alors comme ça, Regina se souvient de tout ? C'est ce que la "Previously On" de Once Upon A Time annonce clairement cette semaine alors qu'il semblait pourtant qu'elle en savait un peu plus que les autres mais pas nécessairement tout. Un peu comme si elle était guidée par une force plus forte qu'elle, comme si elle était possédée par la démoniaque Evil Queen. D'autant qu'elle n'a pas toujours agi en conséquence, en apparence du moins. Le problème avec les "Previously", c'est qu'il ne sont pas toujours du fait de la production mais souvent du fait de la chaîne. Je ne pense pas que ce soit le cas ici mais méfions-nous quand même... Une chose est certaine : Rumplestiltskin est peut-être au final bien plus puissant et mauvais que l'Evil Queen ! On se rend compte petit à petit qu'il est lié à tous les personnages, et qu'il a passé un acte avec nombe d'entre eux. Qui est-il vraiment ? Son alter-ego à Storybrooke, Mr. Gold, semble être là aussi celui qui tire toutes les ficelles et qui fait de chacun des personnages une marionnette, même Regina. Mais jusqu'à quel point ? Sa boutique doit en tous cas renfermer bien des secrets et elle est peut-être le point de passage entre les deux mondes... 

   Après s'être concentré sur des personnages secondaires -Cendrillon et Jiminy Crickett- avec plus ou moins de succès, les scénaristes ont eu la bonne idée de s'intéresser au Prince Charming cette fois. Dès le départ, son histoire nous importe donc davantage et tant pis si l'on n'avance pas tant que ça au final. Les flashbacks sont là pour nous éclairer sur la vie de David avant qu'il ne rencontre Snow White/Robin Hood au détour d'un vol en forêt, et expliquer par la même occasion sa relation avec Abigail, qui se révèle être la fille du Roi Midas. Sa version à Storybrooke, Kathryn, semble drôlement différente, ce qui me fait penser que, peut-être, cette femme n'est pas aussi gentille et bien intentionnée qu'elle le laisse croire... Un futur rebondissement probable. Celui que l'on n'avait pas vu venir, c'est que David n'est pas le "vrai" Prince mais son frère jumeau. A la mort de celui-ci, il a pris sa place auprès du Roi George, incarné par Alan Dale, le vieux riche et méchant de TOUTES les séries (Newport Beach, Ugly Betty et bien sûr Lost). J'ai trouvé les effets spéciaux avec le dragon plutôt réussis -pour de la télévision, il est important de le préciser à chaque fois- et l'équipe technique s'en sort plutôt astucieusement pour que la bête soit impressionnante sans qu'on la voit vraiment. Du bon boulot. Les fonds verts sont toujours très présents et peu convaincants mais ils se rattrappent sur les tournages en extérieur, je pense notamment à la jolie petite prairie où David vivait avec sa maman. L'histoire de Prince Charming était donc très agréable à suivre avec un dénouement qui ne surprendra personne : il n'allait pas être réuni avec Blanche Neige dans le présent au bout de seulement six épisodes ! Au passage, Josh Dallas a su démontrer qu'il avait un peu plus de charisme que prévu. 

   Au-delà de ça, les autres personnages ont tendance à faire du surplace, en particulier Emma qui peine à trouver sa place pour le moment à Storybrooke. Cette fois, ce n'est pas sa relation avec Henry qui est mise en avant mais ses sentiments confus pour le shérif Graham. Elle découvre la vérité sur ses petites escapades nocturnes chez Regina. Pour le moment, on s'en fout un peu je dois dire... L'attention que le Dr. Whale porte à Mary Margaret est plus intéressante et surtout plus prometteuse pour la suite des événements. Il est clairement en mission pour Regina, mais que va-t-il faire et comment la Maire l'a-t-elle convaincue de rejoindre son "combat" ? Et puis qui est-il dans le monde des contes de fée ? Pour le moment, son nom ne peut nous indiquer qu'une seule piste : la baleine de Pinocchio. Mais honnêtement, je ne vois pas le lien là et surtout pas l'intérêt ! C'est une vraie question qui se pose mine de rien : tous les habitants de Storybrooke viennent-ils des contes ou y'a-t-il des gens dits "normaux" ? 

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// Bilan // Once Upon A Time réussit à nouveau à nous émerveiller sans que la grande histoire de la série n'avance pour autant. Je crois qu'il va falloir s'y habituer : les créateurs venant de l'école de Lost, ils savent parfaitement comment tirer profit des multiples personnages en gardant de nombreuses munitions pour la suite et en ménageant le suspense aussi longtemps que possible. 

30 novembre 2011

Once Upon A Time [1x 05]

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That Still Small Voice // 10 690 000 tlsp.

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    On ne me fera pas croire que mon esprit divague et que le manque de Lost me rend fou : les réfèrences à la série culte étaient plus qu'évidentes dans cet épisode. Ainsi, nos héros se penchent au bord d'un "trou", dont l'intérieur ressemble à s'y méprendre à celui du "hatch" de l'île et la star de ce nouveau segment, Archie, tombe sur une barre chocolatée "Appolo", bien connue des naufragés pour les avoir nourris un petit moment ! Bref, vous imaginez mon excitation au cours de cet épisode intéressant qui laisse entrevoir encore plus que les autres tout le potentiel de la série sur le long terme. Il n'était pas nécessaire de nous en convaincre, néanmoins le monde magique n'a pas été inventé de toutes pièces par l'imagination fertile de Henry. Il est là, enfoui sous terre, prêt à resurgir pour briller à nouveau de milles feux. Avant cela, il y a des tas d'histoires à raconter et des tas de personnages à rencontrer...

   That Still Small Voice a choisi de se concentrer sur Jiminy Cricket et les raisons qui l'ont poussé à se transformer en petit insecte malin. Comme pour la plupart des personnages de contes de fée, il faut blâmer sa famille et plus particulièrement ses vilains parents -dont la mère est un sosie d'Helena Bonham-Carter d'ailleurs- des voleurs, meurtriers même, qui lui ont rendu la vie difficile jusqu'à ce qu'il décide d'emprunter sa voie à lui, pas celle qu'ils lui avaient toute tracé. Son parcours est forcément touchant, surtout quand il croise sur sa route Geppetto et celui qui deviendra probablement Pinocchio. Mais le plus grand moment de bonheur, c'est quand même quand il se retrouve face à la fée bleue, une petite bombe qui semble tout droit sortie d'un porno ! Son décolleté déborde et elle semble très bien savoir manier les b(r)aguettes... magiques ! A Storybrooke, Archie, lui aussi, comprend qu'il faut se débarrasser de la mauvaise influence de Regina afin de prendre son destin en main et exercer son métier au mieux. Le rapprochement avec Henry sous terre est amené avec de gros sabots mais l'aventure est ludique. Pongo des 101 dalmatiens en fait même partie ! Les paroles du gamin sonnent déjà comme un disque un peu rayé mais, bizarrement, il ne m'agace pas. Pendant ce temps-là, le Prince Charmant reste amnésique mais son coup de coeur de coeur pour Mary Margaret ne se dément pas. Sera-t-il le premier de tous les personnages à prendre conscience de qui il est vraiment ? L'ironie voudrait que ce soit lui, oui...

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// Bilan // Ce 5ème épisode de Once Upon A Time m'a fait un effet proche de celui procuré par le pilote : le récit est exaltant malgré quelques longueurs et quelques maladresses et le résultat est magique. Les auteurs ne maîtrisent pas encore parfaitement le bijou qu'ils ont entre les mains mais en abattant les bonnes cartes au bon moment, ils sont assurés de nous émerveiller encore un bon bout de temps !

19 novembre 2011

Once Upon A Time [1x 04]

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The Price Of Gold // 11 360 000 tlsp.

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   Tiens, je n'avais pas remarqué ce petit détail chou-mignon dans le générique -si on peut appeler ça comme ça- de Once Upon A Time : il y a systématiquement un élément qui change, les chevaux ont ici laissé place à une fée. J'aime ! Ce que j'aime en moins en revanche, c'est cette propension de la série à introduire un peu trop vite certains personnages clés de l'univers des contes de fées. En seulement 4 épisodes, on en a rencontré quand même pas mal. La plupart sont surtout restés dans l'ombre (Pinocchio, Jiminy Crickett, la trashy-sexy Chaperon Rouge) mais était-ce bien nécessaire de déjà nous présenter Cendrillon, son prince et sa belle famille ? Je n'en suis pas certain, d'autant que pour le coup, les scénaristes se sont un peu ratés. On ne s'attend pas à ce qu'ils respectent fidèlement l'oeuvre originale -qu'elle soit vue par les frères Grimm ou par Perrault- ce ne serait absolument pas intéressant, mais la modifier au point où il n'en reste quasiment plus rien, je n'en vois pas l'intérêt non plus. Point de citrouille donc et point de souris transformée en cochet pour conduire Cendrillon au bal, point de belle-mère et de belles-soeurs méchantes (même si Henry les évoque au détour d'une réplique)... mais la fée est là en revanche (pas longtemps, avant qu'elle n'explose). En fait, j'exagère un peu : les auteurs ont fait le choix de faire l'impasse sur tout un pan de l'histoire mais rien ne nous empêche de croire qu'ils reviendront dessus plus tard. On passe donc directement au mariage de Cendrillon et du Prince, le tout mis en parallèle avec l'histoire d'Ashley à Storybrooke, une femme enceinte poursuivie par M. Gold et Emma, laquelle a été prise au piège tendu par le machiavélique personnage.

   Le parallèle entre l'abandon d'Henry par Emma et le combat d'Ashley pour garder son bébé malgré le pacte passé avec Gold est un peu trop poussif pour être vraiment réussi. Et, si Robert Carlyle excelle toujours dans son rôle, la jeune actrice choisie pour incarner Cendrillon n'est vraiment pas à la hauteur. Elle était meilleure en bad ass dans Falling Skies. Son Prince est tout à fait cendrillon, plus encore que celui de Blanche Neige. Quelque part, ça fait un peu partie du mythe que le Prince soit juste une belle personne qui n'a pas grand chose à dire, mais c'est peut-être justement un élément qu'il aurait fallu transformer dans la série. Toujours est-il que l'histoire de Cendrillon ne m'a semblé passionnante et j'avais bien plus envie d'en savoir davantage sur les personnages que l'on suit depuis le pilote et qui ont encore beaucoup de choses à dévoiler. Ce qui est intéressant par contre, ce sont les liens entre les héros des différents contes de fées : ici, Cendrillon est amie avec Blanche Neige par exemple. Clairement, tous ces flashbacks présentés dans le désordre raconteront une histoire cohérente lorsqu'ils seront mis bout à bout. C'est là qu'on se rend compte que Once Upon A Time peut tenir quatre ou cinq saisons sans problèmes tant il y a à dire. On est exactement dans le même système que Lost de toute façon. La qualité de chaque épisode dépendra beaucoup du personnage auquel il s'intéresse en priorité... Au premier abord, la série pourrait sembler pas si feuilletonnante que ça alors qu'elle l'est énormément et le deviendra sûrement de plus en plus. Il y a toujours quelques mystères qui sont distillés comme ici la nature du pacte passé entre Emma et M. Gold pour qu'Ashley puisse être libérée de son emprise. Les relations entre les héros se complexifient aussi avec la révélation de la liaison entre Regina et le shérif (que l'on peut définitivement associer au Chasseur de Blanche Neige). 

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// Bilan // En préférant se concentrer sur une nouvelle venue (Cendrillon) plutôt que sur les personnages principaux, Once Upon A Time réalise son premier faux pas. Bavarde et guère passionnante, cette nouvelle aventure n'a surtout d'intérêt que pour les clins d'oeil (le soulier de verre, Henry qui perd sa chaussure dans les escaliers) et pour le génial Rumplestiltskin.