02 juillet 2008

Coldplay [Viva La Vida & Death ...]

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C'est avec beaucoup d'impatience que j'attendais le nouvel album de Coldplay après le chef d'oeuvre qu'était le précédent, X&Y. Pour moi, Chris Martin et sa bande forment le meilleur groupe musical de ces dernières années. Ils sont responsables de chansons plus que magnifiques. Impossible de ne pas citer d'abord The Scientist, d'une beauté inégalable. Mais il y a aussi en vrac Fix You, What If, Yellow, Speed of Sound, The Hardest Part, White Shadows, Trouble, Don't Panic, A Rush of blood to the head et bien d'autres. Bref, mes attentes étaient importantes et Viva La Vida & Death and all his friends ne les comblent pas totalement.

Viva La Vida est LE tube de l'album. Les violons sont enivrants, on décolle dans un monde onirique tout plein de couleurs (la pub iTunes aidant pas mal mon imagination, je dois le reconnaître) et les paroles valent vraiment le détour. Ce titre est totalement planant. Si il n'y a qu'une chanson à retenir de l'album, c'est bien celle-là, sans hésiter. Le premier single extrait de l'album, Violet Hill, a le mérite d'être efficace. La batterie rageuse me plaît tout particulièrement. Du Coldplay assez classique finalement, c'est le seul reproche que je lui ferais. Encore que ce n'est pas vraiment un reproche. Juste un constat. 42 est une magnifique ... ballade. Enfin ballade ... Disons que les premiers couplets sont tout ce qu'il y a de plus doux et émouvant. Ensuite, la chanson prend un virage plus innatendu, plus pêchu et du coup un peu moins touchant. La longue partie instrumentale en plein milieu de la chanson a tendance à m'agacer. Mais je reconnais qu'en concert, ça doit donner quelque chose de très fort. Lovers in Japan est pas mal non plus dans son genre. On retrouve un son de tambours omniprésent sur l'album qui lui confére un aspect un peu solemnel. L'idée de guerre traverse de toute façon tout l'album. On retrouve cela aussi dans Strawberry Swing. Dommage que celle-ci soit si répétitive et lassante. Lost! a été mon premier coup de coeur et je l'apprécie toujours autant. Il en existe deux versions : celle de l'album, légérement gospel dans l'esprit, excellente; et celle en face B du single (intitulée Lost?, notez la petite différence), une version accoustique très épurée, tout aussi excellente. Entre les deux, mon coeur balance. Death and all his friends est un joli titre qui monte en puissance crescendo, comme le groupe sait si bien le faire, quitte à en abuser parfois. Par contre, je n'accroche pas du tout à Yes et à Cemeteries of London, allez savoir pourquoi ...

Viva La Vida est un bon album mais Coldplay nous a habitué à beaucoup mieux. Les thèmes de la vie, de la mort et de la guerre sont traités avec beaucoup de justesse dans des paroles toujours aussi bien écrites, scandées par un Chris Martin toujours autant habité. Un album qui prendra probablement toute son ampleur en live ! En CD, il manque définitivement d'un petit je-ne-sais-quoi.


Le clip de Violet Hill

Viva La Vida

Lost? (Accoustic)

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22 juin 2008

Amy MacDonald [This Is The Life]

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Je ne sais pas grand chose d'Amy McDonald. Je sais qu'elle est Ecossaise, qu'elle a une vingtaine d'années et qu'elle a un talent fou ! Décidemment, on est gâté ces temps-ci. On a eu Kate Nash, Duffy, Adele, maintenant Amy MacDonald ! Cette fois-ci, il s'agit de pop/folk dans la plus pure tradition. Une guitare sèche, quelques accords et une voix entre celle de Kate Nash pour l'accent et celle de Dolores O'Riordan (The Cranberries) pour le coté rauque. C'est un album parfait pour l'été : pêchu, entêtant, intelligent. Une fois n'est pas coutume, je n'ai pas envie d'en faire des lignes et des lignes pour vous expliquez le pourquoi du comment. Je crois qu'il n'y a pas grand chose à analyser. Il suffit d'écouter et de se laisser bercer. Parmi les titres les plus réussis, citons : This Is The Life, le premier single, Run, le second, mais aussi Let's Start a Band, avec son ambiance Western et son intensité qui va crescendo, L.A parce qu'elle est touchante et Poison Prince parce qu'elle dépote bien. En écrivant cet article, j'écoute justement l'album et une comparaison vient de me sauter aux oreilles : son univers est très proche de celui de KT Tunstall ! A la diffèrence des albums de cette dernière où j'adore la moitié des chansons et en déteste l'autre moitié, celui d'Amy McDonald est très cohérent, quitte à ce que certaines chansons se ressemblent un peu trop, et plus léger, plus dépouillé. Un album à emporter avec soi au soleil pour mieux le déguster.


Le clip de This Is The Life

Run

L.A

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09 juin 2008

Saez [Varsovie-L'Alhambra-Paris]

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Avec God Blesse, son second album, un double, Saez avait déjà fait très fort. Le suivant, Debbie, était moins réussi, il est d'ailleurs passé innaperçu. Avec Varsovie-L'Alhambra-Paris, un triple album cette fois, Saez réalise une pièce magnifique, d'une beauté incroyable. Ce mec a un talent fou et tant pis s'il nous donne envie de nous défenestrer, nous jeter d'un pont ou nous droguer de médicaments jusqu'à ce que mort s'en suive ...

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Varsovie

"J'y peux rien, moi je n'ai que des larmes à leur dire" Saez va au devant des inévitables critiques qui lui reprocheront de proposer un album dépressif, dès le second titre de celui-ci, intitulé Ceux qui sont en laisse. Effectivement, cet album respire tout sauf la joie de vivre. Il semble très autobiographique, très personnel. Saez a vomi sur le papier toute sa souffrance et tous ses ressentiments. Mais contrairement à la phrase que je viens d'écrire, lui, il le fait avec une superbe plume, pleine de poésie. On pourrait le comparer à tous ces poétes maudits qui ont envahi la littérature. Je ne suis pas certain que la comparaison lui fera plaisir, je ne suis pas certain non plus qu'il lira ma critique de toute façon. Au fil de ses turpitudes, Saez voyage et regarde passer la vie. Dans Varsovie, qui est à la fois le titre du premier disque et le titre de la première chanson de ce premier disque, il renoue avec ses amours passés, à savoir le charme de l'Est. Déjà dans God Blesse, il avait écrit une magnifique chanson sur St Petersbourg. Ici, il décrit son arrivée à Varsovie, sa vision de la ville, des gens qui la peuple. C'est comme si nous y étions. Très descriptif et très beau. Il y a une véritable montée en puissance, plus l'émotion le (et nous) gagne. Précisons que ce titre, comme la plupart de l'album, est très dépouillé. Une simple guitare sèche et la voix étrange et belle de Saez. "Le jour se lève, sur la campagne (...)" Saez a quitté Paris pour oublier une déception amoureuse, visiblement très grande et très douloureuse. Il pense à elle, loin là-bas. Il part parfois dans des délires religieux ("Je suis le christ, juste un con planter là d'avoir trop aimer (...)"), la vodka aidant. Dans Que tout est noir, il tente une imitation plus que réussie de Barbara. Tant dans les textes que dans la voix. On assiste à une mise à nue de l'artiste qui ne cessera plus jusqu'à la fin du triple album. Dis-moi qui sont ces gens rappelle Brel. J'ai souvent penser que Saez était le nouveau Brel, cet album le confirme plus que jamais. Le rock adolescent a laissé place à la variété française haut-de-gamme. Ce premier disque est donc d'une tristesse qui fait froid dans le dos, suffit de lire les titres des chansons : Je suis perdu, Anéanti, On meurt de toi ... C'est beau mais c'est éprouvant. Et un peu long aussi.

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L'Alhambra

Après les pleines enneigées de Pologne, le chanteur poursuit son voyage initiatique dans le rouge de l'Espagne et passe par Grenade et son Alhambra. Il ne va pas vraiment mieux mais le noir et le gris ont laissé entrer un peu de couleurs. Il compose d'abord la Chanson pour mon enterrement et y parle un peu de son enfance, du catéchisme inutile, de sa peur du noir "Il y aura des fleurs dressées en cathédrale, et des robes en couleurs, non pitié pas de noir (...)" ... Saez a toujours eu des tendances suicidaires. J'veux m'en aller sur son premier album, J'veux qu'on baise sur ma tombe, comme ultime provocation sur God Blesse. Ce garçon est quand même drôlement dérangé. C'est pour cela qu'il est si attachant. Il nous offre avec Je cherche encore une magnifique mélodie qui ne nous quitte plus et il dépose discrétement un petit brin d'espoir. Après avoir imaginé sa mort, il renaît peu à peu et se dit que peut-être l'amour reviendra. Les bars du port fait penser dans son thème à Amsterdam, l'inspiration est impossible à nier. La première chanson de l'album dont le rythme est entraînant. On s'imagine bien l'écouter une nuit alcoolisée au bord de l'eau. A l'Alhambra, le discours politique prend place. Un constat amer sur la société, espagnole ou française peu importe. La chance des espagnols, c'est qu'ils ont le flamenco. Quand on perd son amour, on devient fou. On écrit de très belles choses aussi, surtout quand on a du talent. Puis on les chante et on les crie. Saez hausse le ton et la guitare se fait plus séche et plus agressive. Le moment d'évoquer la misogynie assumée du chanteur. Les filles, que dis-je, les femmes, en prennent pour leur grade sur cette chanson. Elles n'avaient qu'à pas le quitter, après tout. "Faut pas leur en vouloir ce ne sont que des filles, et que bien trop souvent elles oublient d'être gentilles (...) Les filles c'est comme la mer, ça dépend de la lune, ça va et ça revient s'écraser sur la dune". C'est si joliment dit qu'on aimerait lui pardonner mais à plusieurs reprises, il parle des femmes comme de vulgaires chiennes, manipulatrices et infidèles. Et je n'aime pas ça. L'abattoir, On s'endort sur les braises et Tango terminent ce second disque sur des mélodies envoûtantes, légérement hispanisantes. La douleur est toujours vive et on se demande si le bout du tunnel est encore loin ... "Je sais que je suis glauque avec mes chansons tristes, mais j'emmerde le monde et le monde me le rend bien, c'est un peu comme si nous étions quittes".

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Paris

Retour à la case départ, retour à Paris. Changement d'ambiance. Si la peine est toujours là, elle se fait plus modérée et laisse place à d'autres tourments. Le tourment d'une génération déçue, déchue. Il appelle à la rebellion dans Jeunesse lève-toi, premier single.  Comme il l'a souvent fait d'ailleurs (Fils de France, sa chanson post-premier tour des présidentielles de 2oo2, par exemple). "Puis ce que c'en est sonné la mort du politique, l'heure est aux rêves, aux utopiques, pour faire nos ADN un peu plus équitables, pour faire de la poussière un peu plus que du sable dans ce triste pays, tu sais un jour où l'autre il faudra tuer le père, faire entendre ta voix ! Jeunesse lève-toi !" Un discours qui mériterait d'être davantage entendu ... On n'a pas la thune évoque sur fond de musique entraînante une jeunesse sans le sou, qui dort dehors mais qui garde espoir. S'en aller complête ce tableau revendicateur, qui mêle habilement amour, politique et espoir. Saez reprend du poil de la bête. Ce dernier disque est plus urbain et plus enjoué. Plus commercial au final. Ce n'est pas pour rien qu'il est également vendu seul. Il fait du bien après les deux premiers disques et il permet de déposer les boîtes de médicaments, le revolver ou le couteau, on ne se suicidera pas aujourd'hui. Les instruments sont plus nombreux même si la guitare domine toujours. Le cavalier sans tête fait penser à du Raphaël réussi (sachant que Raphaël s'est toujours pas mal inspiré de Saez !) et Des marées d'écume ressemble à du Goldmann classique. Putains vous m'aurez plu indique le retour de la misogynie latente : "Je commence à croire que les hommes qui ont pris d'autres hommes pour amour ont règlé la question, après tout dis-moi qu'est-ce qu'elles ont de plus que nous, si ce n'est cette force qui fait qu'elles vous oublient, cette horreur au fond d'elles (...) Je ne cautionne pas du tout, m'enfin ... Saez insére une intro en fin d'album, puis nous indique que Toi, tu dis que t'es bien sans moi, un petit bijou. En fin de compte, ça ne va toujours pas mieux.

Ce tryptique musical est renversant de beauté, il s'écoute en solitaire, dans le calme le plus complet, il se savoure. Saez offre un nu intégral, dont il est l'auteur unique de A à Z. Despéré, il nous touche au plus profond avec ses mots et sa poésie. Le témoignage d'un homme "à l'âme de l'enfant et la mémoire du vieux". Peut-être mon album préféré tant il m'a touché et me touche encore, tant il me hante.


On a pas la thune

On s'endort sur les braises

Toi tu dis que t'es bien sans moi

Tous les textes des chansons de l'album sont disponibles gratuitement sur ce lien : http://www.jemarchenu.com . Je vous encourage vivement à y jeter un oeil si vous aimez les mots.

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28 mai 2008

Alanis Morissette [Flavors of Entanglement]

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On ne le dira jamais assez : rien de tel qu'une bonne grosse séparation bien douloureuse pour remettre en selle une chanteuse en panne d'inspiration ! Le nouvel album d'Alanis Morissette, à paraître le 2 Juin, a été accouché dans la douleur. On sait tous ce que c'est l'amour : ça fait mal et ça rend fou parfois. Alanis est passée par toutes les étapes de la souffrance post-rupture et Flavors of Entanglement en témoigne avec beaucoup de sincérité et de poésie. Une pièce majeure de l'oeuvre de la Canadienne, à découvrir d'urgences.

Alanis n'a pas son pareil pour dénicher des titres d'albums tous plus farfelus et intrigants les uns que les autres. Après l'album qui l'a révélée au grand public, Jagged Little Pill (Souvenez-vous : Ironic, You Learn, Hands in my pocket ...), sa pièce maîtresse à mon sens inégalable, Supposed Former Infatuation Junkie, le discret mais efficace Under Rug Swept et le plus que dispensable So-Called Chaos, la voilà qui fait son retour avec Flavors of Entanglement, une sorte de retour aux sources avec une touche électronique que l'on ne lui connaissait pas jusqu'ici, apportée par Guy Sigsworth (Seal, Bjork, Madonna ...) Si ses titres de chansons sont originaux, il en va de même pour ses paroles. C'est ça qui est bien avec Alanis. On sait que dans le monde de la musique anglo-saxonne, de manière générale, les paroles ne sont pas très soignées. C'est la mélodie qui compte. Avec elle, on a et la mélodie et les paroles. Calé entre un Madonna et un Mariah Carey, ça fait du bien un peu de contenu en plus de la forme. Je serais presque tenté de comparer Alanis à Zazie parfois. Ne me lapidez pas ! Non c'est vrai. Elles soignent toutes les deux leurs textes en leur conférant un sens profond; quand elles chantent sur scène, elles sont dans une sorte de transe assez fascinante à observer; elles tombent parfois dans ce que certains considérent comme de la démagogie (la guerre c'est pas bien - les filles c'est trop fort - la planête faut la protéger); elles ont un coté bonne copine à qui on hésiterait pas à taper dans l'dos si ce n'était pas des stars; musicalement, elles font toutes les deux du pop-rock même si Zazie est plus pop que rock et Alanis plus rock que pop, beaucoup moins avec les années cependant; et puis surtout, elles ont toutes les deux les cheveux longs !

Alanis quand elle est pas bien, elle écrit. Ca lui fait du bien et parfois, ça donne de sacrées belles chansons. On se souvient encore tous de That I Would Be Good, une de mes chansons préférées si vous voulez tout savoir. Le dernier album regorge de magnifiques ballades qui déclinent le thème de la rupture et ses conséquences à l'infini. Not As We, avec son piano et sa sobriété, est un petit bijou. Sur ce titre, elle essaye tant bien que mal de repartir à zéro, en passant du "nous" au "Je". Et Dieu sait que c'est difficile. Tapes est également très touchante. Elle parle de tous ces souvenirs, heureux et malheureux, que l'on arrive pas à effacer de sa mémoire quand l'autre est parti. Elle traîte aussi de la perte de confiance en soi, inévitable dans ces moments-là. Moratorium, qui posséde un petit coté mystique, est du Alanis dans la plus pure tradition. Ce titre aurait très bien pu figurer sur Supposed Former Infatuation Junkie. Les paroles sont un peu alambiquées mais le message essentiel à retenir c'est qu'elle ne veut plus jamais tomber amoureuse parce que l'amour ça fait trop souffrir. Elle ne va pas jusqu'au "Les mecs c'est tous des cons" mais presque. En attendant, la chanson est extra et c'est bien le principal ! Je n'accroche pas plus que ça à Torch, bizarrement. Peut-être est-ce dû au refrain un poil agaçant ? Les paroles sont plutôt belles et abordent le thème du manque. L'odeur de son ex lui manque, son corps étendu dans son lit aussi. Des trucs classiques quoi. Mais ce qui lui manque aussi c'est quand elle voyait passer son mec, dans l'embrasure de la porte, des documents à la main. Oui, bon. Pourquoi pas après tout ? Y'a les mouchoirs de son ex qui lui manquent aussi. Comme quoi, l'amour ça rend con. Au rayon des petits bijoux de l'album, impossible de ne pas citer Giggling again for no reason, une des rares chansons un peu positive et souriante de l'album. Si on prend la chanson au premier degré, madame a pris un peu d'ecstasy et ça la fait se marrer tout le temps sans raison. Peut-être que l'ecstasy est métaphorique ... Toujours est-il que cette chanson est entraînante et donne envie de faire comme elle : prendre sa voiture (je ne conduis pas mais j'imagine !), baisser les vitres (c'est encore mieux si vous avez une décapotable), se prendre le vent dans la tronche et penser au sentiment de liberté que cela procure. Paraît que ça fait du bien. Je n'en doute pas. Au rayon des chansons qui bougent, on retrouve le premier single, Underneath, pas extraordinaire, du Alanis vu et revu; Citizen of the planet, engagée mais typiquement dans le trip démago, qui vaut surtout pour ses guitares énervées sur les refrains; Versions of Violence, rock électronique, un peu à la Muse (un peu, j'ai dis !) et enfin une sorte d'OVNI intitulé Straitjacket. Il semblerait qu'Alanis ait voulu elle aussi prouver qu'elle était capable de faire des chansons pour remuer son popotin. On se retrouve donc avec un truc électro-dance très sympathique. C'est un peu comme si Kylie Minogue avait fait une chanson intelligente (j'adore Kylie cependant). Il y est question de l'amour qui rend complétement barge et d'un mec qui ne sera content que quand sa copine se sera faite internée en hôpital psychiatrique. Tout un programme ! L'album, dans sa version simple, se termine par Incomplete, un constat sur la vie pas très positif mais sur une musique enjouée. Mignon.

Composé de 11 titres, quasiment tous réussis, Flavors of Entanglement sortira aussi dans une édition limitée avec des bonus tracks. Parmi eux, Madness, toujours sur le thème de la folie post-rupture, tout doux et tout émouvant, Limbo No More, un peu longuet mais beau et On The Tequila, assez étrange pour du Alanis, positif et sautillant. On peut dire qu'avec ce très bon album, Alanis nous rassure un peu. Elle est toujours capable de faire de bonnes choses, il lui fallait juste une bonne claque dans la gueule ! Je dis bravo madame.


Giggling Again For No Reason

Not As We

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15 mai 2008

Duffy [Rockferry]

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Dès la première écoute, le premier single de Duffy, Mercy, m'avait beaucoup plu. Quelques semaines plus tard et les diffusions radio et télé en plus, je ne m'en suis pas encore lassé. L'avantage de cette chanson, c'est que c'est un véritable OVNI par rapport à tout ce que l'on peut entendre actuellement. Le trip rétro va encore plus loin que celui d'Amy Winehouse, par exemple. On dirait vraiment une chanson tout droit sortie des années 6o/7o et de la grande époque des divas de la soul, avec cette touche de modernité nécessaire. L'ensemble est très classieux et original.

Le problème, c'est que sur la longueur de l'album, ce trip rétro m'ennuit. Rockferry, qui a donné son nom à l'album et qui l'inaugure, n'est pas mauvaise du tout. Si la voix de la chanteuse décolle petit à petit, la musique derrière aussi. Warwick Avenue est mignonette mais elle part un peu trop dans tous les sens, sans mélodie bien distincte. Serious est ennuyeuse et la voix de Duffy commence légèrement à énerver, aussi belle soit-elle. Stepping Stone est une belle ballade, pleine d'émotion mais on s'en lasse vite vu la pauvreté du refrain. Syrup & Honey me laisse de marbre. Hangin' on too long est trop répétitive pour être réussie mais l'ajout de la voix masculine dans les choeurs sauve la chose. Delayed Devotion est très sympa, légèrement péchue. Les paroles de I'm scared sont intéressantes, la chanson un peu moins. L'album se termine par Distant Dreamer, l'autre tube de l'album après Mercy. Une sortie en single serait la bienvenue. Les paroles sont belles, la voix de Duffy va crescendo, la musique est parfaite.

Pour une fois ma review est assez courte et je sais que personne ne s'en plaindra ! Il faut dire que l'album est lui-même très court et que peu de commentaires me viennent à l'esprit en l'écoutant. Je m'attendais à beaucoup mieux mais après plusieurs écoutes, rien n'y fait, rien ne me transcende. En tous cas, les ventes se portent bien et c'est tant mieux. J'espère un deuxième album plus abouti, avec des mélodies plus marquantes et moins de chansons anecdotiques.


Mercy version accoustique :

Distant Dreamer

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30 avril 2008

Madonna [Hard Candy]

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La Reine de la Pop a encore réussi son coup ! Cet album, on en parle depuis des mois. Quand on a annoncé qu'elle allait travailler avec Timbaland (qui travaille actuellement avec à peu près tout ce qui tient un micro dans la main), on craignait le pire. Pourquoi ? Parce que Madonna a toujours innové en travaillant avec des gens pas forcément connus à l'époque (Mirwaïs, William Orbit, Stuart Price) et en proposant un son un peu différent de tout ce que ses concurrentes pouvaient offrir. En travaillant avec Timbaland, elle prenait le risque de faire la même musique que toutes les autres. Et c'est un peu le cas avec Hard Candy. Cependant, Madonna a su ajouter sa touche à elle et finalement, cet album est réussi même si pas aussi novateur qu'un Ray of Light ou un American Life. Voyons voir en détails quels goûts ont ces 12 friandises ...

Timbaland n'est pas le seul à avoir travaillé sur cet album aux cotés de Madonna. On retrouve également Pharrell William, que l'on connaît surtout pour son travail avec Gwen Stefani. Il signe peut-être une des chansons les plus plates de l'album : Candy Shop. C'est la préférée de Madonna, à tel point qu'elle a choisi de s'en servir comme ouverture de l'album. Elle est même allé jusqu'à s'en inspirer pour l'Artwork de l'album. Ce gros carré hideux tout rose et tout criard, c'est cette chanson qui l'a inspirée. Elle aura donc fait bien des ravages. Madonna, qui soigne tant son image habituellement, semble avoir perdu la tête. Ou alors c'est du kitsch totalement assumé. N'empêche que c'est d'une laideur incomparable. Par les temps qui courent (l'industrie du disque qui souffre beaucoup), la moindre des choses est de proposer un beau produit. Comme elle l'avait fait pour Confessions on a Dancefloor, par exemple. Pour en revenir à la chanson, elle passe mieux après un certain nombre d'écoutes. Cela reste une entrée en matière peu enthousiasmante.

4 Minutes, c'est le premier single en duo avec Justin Timberlake. On l'entend partout, il est très calibré Timbaland, il est très sympa mais absolument pas révolutionnaire. Le clip insuffle une force supplémentaire à la chanson. On est loin de l'impact de Hung Up cependant ! Le probable second single, Give it 2 Me commence sur une musique de foire, on s'attend à voir débarquer Benny Hill d'une minute à l'autre. Puis vient le refrain, terriblement efficace. C'est typiquement le genre de titre qui va prendre toute son ampleur en live. On aime ou on aime pas. Moi, j'aime beaucoup. Heartbeat aurait pû être chantée par Nelly Furtado. Etant donné que je suis fan de Nelly (plus de la Nelly d'avant, pop-folk), ça ne me dérange absolument pas. C'est même mon titre favori de l'album. Madonna adopte une voix plus aïgue qu'à l'habitude. Ca ne lui va pas super bien mais au moins, ça change. Miles Away, c'est encore du Nelly Furtado typique. Une sorte de All Good Things bis, avec les guitares, le rythme façon tribal de Timbaland et un refrain entêtant mais répétitif. C'était un de mes premiers coups de coeurs à l'écoute de l'album. Une semaine après, je m'en suis un peu lassé. La chanson parle de relation amoureuse longue-distance et c'est mignon comme tout. Il m'a fallu du temps avant d'apprécier She's not Me. Avec du recul, je me demande bien pourquoi. Les paroles sont bonnes car assez drôles et le rythme très funky passe bien. Etait-il nécessaire de la faire durer si longtemps ? Je ne pense pas. Avec Incredible, on repart dans un trip plus R'n'B. Elle est aussi est beaucoup trop longue mais en même temps, c'est sur la fin, dans les digressions, qu'elle est meilleure. Le reste est trop répétitif. Elle ne m'a pas encore lassée mais ça ne saurait tarder. The Beat Goes On, en featuring avec Kanye West, est une petite bombe funky, parfaite pour l'été. "Get Down ! Bip Bip !" Excellente ! Dance 2night ne m'a pas encore vraiment accrochée. C'est peut-être le titre le plus Madonnien de l'album pourtant, très pop. Elle ressemble peut-être trop à d'anciennes chansons et se fond mal avec l'ensemble d' Hard Candy. Les paroles sont vues et revues : "j'aime trop danser, je me sens libre quand je bouge mon corps toute la nuit durant". Mouiii. Petit trip hispanisant raté sur Spanish Lessons. Il faut toujours une ptite daube sur un album, c'est elle. Rien à dire de plus, elle m'emmerde. Devil would'nt Recognize You n'aurait pas dénotée dans un album de Justin Timberlake. On dirait Cry Me a River en moins efficace. On se serait bien passé du cliché du pont avec le bruit de la pluie qui tombe ... A part ça, je l'apprécie de plus en plus. Voices reste dans le même esprit et conclut l'album correctement. La voix de Madonna y est assez bizarre par contre.

Hard Candy est un album assez riche finalement puisqu'il propose du R'n'B, du Funk, du Madonna façon année 8o ... On n'arrive pas à distinguer où se situe Madonna dans tout ça, coincée entre un Timberlake souvent présent dans les choeurs, un Timbaland inépuisable et un Pharrel William très inspiré. Il ne fera pas date dans la carrière de la star mais il a le mérite d'être plus qu'écoutable, avec quelques petites bombes. Vivement la tournée, surtout si elle est aussi bonne que le Confessions Tour (la barre est haute !)


Heartbeat

The Beat Goes On (feat. Kanye West)

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25 avril 2008

Mariah Carey [E=Mc²]

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"Touch My Body / Put Me on the Floor / Wrestle Me Around / Play With Me Some More / Come On and Give Me What I Deserve (...)" Mariah est bel et bien de retour, plus chaude que jamais ! Et ça fait plaisir. On se souvient de sa période Glitter, où elle avait touché le fond, tant au niveau musical que personnel. Puis il y a eu The Emancipation of Mimi qui a très bien fonctionné. Il le méritait d'ailleurs. Des titres comme It's Like That ou We Belong Together étaient diablement efficaces bien qu'assez différents de ce que la diva avait fait jusque là. Plus R'n'B, plus à la mode quoi. E=Mc² reste dans cette veine, avec quelques tubes imparables et quelques titres de remplissage aussi. Cependant, contrairement au précédent album, certains titres sonnent très Mariah des années 9o mais avec une touche plus actuelle. Je ne sais pas lequel des deux que je préfère, le temps le dira.

LE Tube de l'album s'intitule Migrate. Comme Touch My Body, le texte est brûlant. Mais le petit plus, c'est que la musique l'est tout autant. Elle donne envie de danser et de se frotter encore et encore, corps à corps. Un futur single, en toute logique. Il n'y a pas d'autres titres aussi hot-tempo mais I'm That Chick est pas mal dans son genre, OOC aussi (prononcez ces lettres en anglais et vous verrez comme cet article sonne bien) Ensuite, on a des chansons, comme je le disais précedemment, qui font le mélange entre la Mariah des années 9o, la meilleure, et la Mariah de maintenant, plus R'n'B. Dans cette catégorie, on peut citer Bye Bye (second single), For the Record, Last Kiss et I Stay In Love (une des mes chouchoutes). Je ne saurais pas expliquer de quoi il s'agit précisemment quand je dis que ça sonne 90s, c'est un son très particulier. Carton rouge à I Wish You Well, la seule qui ne me plaise pas du tout. Elle clôture l'album sur une touche guimauve qui n'était pas franchement nécessaire. Elle est longue (enfin elle paraît longue), d'un ennui mortel. Par contre, c'est peut-être celle qui met le plus en valeur la voix de Mariah, qui ne l'oublions pas, est son atout majeur. Depuis qu'elle se frotte au R'n'B, il faut bien avouer que sa voix passe en second plan. C'est un peu dommage. Du coté des ballades up-tempo (on va dire ça comme ça) je tire mon chapeau à ThanX 4 Nothin' que j'adore. Dommage qu'elle soit si courte.

Mariah Carey, notre poule de luxe préférée, nous a pondu un album fort sympathique, dans la veine du précédent mais avec une touche plus Mariah. Quelques titres forts se dégagent, le reste est sympa mais se noie un peu dans la masse. Tentez une écoute de l'album entier à la suite et vous frolerez l'indigestion !


Le clip de Touch My Body, rien que pour notre Kenneth de 30 Rock, qui fait encore son show ! (Ben oui, on est sur un blog série à la base, ne l'oublions pas !)

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ThanX 4 Nothin'

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16 avril 2008

Adele [19]

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Adele a tout juste 19 ans, comme le titre de son album l'indique, mais fait déjà preuve d'une grande maturité, ne serait-ce qu'à travers cette voix de black coincée dans une peau de blanche. N'y voyez là aucun racisme. Mais on nous a déjà fait le coup de nombreuses fois, c'est peut-être Anastacia ("I'm Outta Love, set me freeeeee") qui a commencé la première, puis il y en a eu d'autres ... Adele sort de la même école de musique que ses conseurs britanniques Kate Nash et Katie Melua. La première fois qu'elle a chanté devant un public, c'était pour interpréter Rise de Gabrielle, une chanson magnifique. Et il y a définitivement quelque chose qui les lient toutes les quatre, musicalement. Quand on lui demande quelles sont ses inspirations, elle répond en vrac Etta James, Ella Fitzgerald, Cindy Lauper et Alicia Keys (Cherchez l'intruse !). Elle s'est nourrie de toutes ces influences pour délivrer un premier album touchant et entêtant.

C'est tout en douceur que 19 caresse pour la première fois nos oreilles. Daydreamer est le portrait d'un garçon rêveur qui a inspiré à Adele une grande partie de l'album. La mélodie est planante. On se prend à rêver, nous aussi. Puis vient LE tube de l'album qui commence à pointer le bout de son nez sur les ondes françaises, vous l'avez sûrement déjà entendu : Chasing Pavements. Elle est belle cette chanson, elle est forte en émotion mais son refrain finit par devenir agaçant après une écoute sûrement un peu trop intensive. Quand on aime on ne compte pas ... jusqu'à se lasser. Puisque l'on est dans les tubes, comment ne pas évoquer Hometown Glory et ses notes de piano magiques qui vous transportent ailleurs. L'introduction est magnifique et la suite finit de nous achever. Peut-être le titre le plus fort émotionnellement parlant. Une douce nostalgie qui remue. First Love nous entraîne sur un manège tout plein de petites lumières scintillantes. C'est mignon et c'est à nouveau touchant. L'histoire d'un premier amour qui se fane. Melt my heart to stone est pas mal non plus mais ne sort pas vraiment du lot. On rentre vite dans une même structure avec des couplets gentillets et des refrains grandiloquents. Ca peut lasser, à force. Heureusement, deux titres possédent un rythme un peu plus entraînant (bon, c'est pas de la dance non plus hein) : Tired et My Same, avec une légère préfèrence pour cette dernière. Elle est sympathique et marrante. Ca change un peu.

Au final, cet album est très prometteur. S'il souffre d'un rythme général trop lent et de chansons presque toutes structurées de la même manière, la voix d'Adele est magnifique et file parfois même des frissons. les textes sont très personnelles et d'une étonnante maturité. J'attends avec impatience le second album qui confirmera que cette fille a beaucoup de talent. Les récompenses pleuvent en Angleterre, elle est prête à conquérir le monde mais je doute d'un grand succès pour elle en France.


Daydreamer, live performance.

Chasing Pavements (et vous allez sûrement dire "Ah ok, c'est elle !")

My Same

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31 mars 2008

M. Pokora [MP3]

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Quoi ? Justin Timberlake sort déjà un nouvel album ? Mais non ma grande. C'est le nouvel album de M.Pokora ! Je n'aurais jamais cru mettre 4 étoiles à un album de ce décérébré et pourtant, tout arrive ! Ce sont en fait 4 étoiles d'encouragement parce que le monsieur a eu le courage d'aller frapper aux portes de pointures actuelles de la scène N'n'B américaine et il ne s'est pas pris de vent ! M.Pokora a donc bossé sur MP3 avec Timbaland et quelques autres noms moins connus mais tout aussi prestigieux. le résultat est assez convaincant dans l'ensemble ...

La premier single Dangerous est sympa, calibré Timbaland, mais il manque peut-être un peu de punch. Ca aurait pu péter davantage. La voix de M.Pokora est noyée dans la musique et les featurings de Timbaland et de son frère Sebastian n'arrangent rien. Quand on écoute le reste de l'album, on se dit que ce choix n'était pas forcément le plus judicieux. Ce qui saute aux yeux en regardant le clip, ainsi que la pochette de l'album, celle du single, et ses dernières prestations télé, c'est que le chanteur a décidé de reprendre les recettes du succès de Justin Timberlake, à la moindre mimique. Le clip de Dangerous est un mélange de celui de Rock your body et My Love. Le look chapeau/costume lui va bien, on ne peut le nier. Dommage qu'il lui faille copier pour trouver sa voie. Mais il copie bien et on peut dire tout ce qu'on veut sur lui, il danse super bien et il offre quelque chose sur scène. On avait pas de "showman" qui sache danser et chanter en France. C'est chose faite ! Après on aime ou on aime pas ...

Ceux qui ne sont pas allergiques au R'n'B devraient trouver leur compte dans l'album MP3. Tout n'est pas bon mais contrairement à ce que l'on pouvait craindre, Timbaland ne s'est pas contenté de lui refiler ce qui traînait dans son tiroir. Ou alors ce sont de plutôt bons restes. Deux titres sont de véritables tubes en puissance, du genre de ceux qui vous trottent dans la tête toute la journée, jusqu'au dégoût. Catch Me If You Can est terriblement efficace, sûrement le second single. Parfait pour bouger son boule. Et mon coup de coeur perso va à They Talk Sh#t About Me. Ca commence comme du Lorna, vous savez cette fille qui chantait Papi Chulo ? Puis ça part tout en douceur et en mouvement du bassin. Très agréable. Ca marchera fort cet été, j'en suis persuadé. L'occasion de dire que l'anglais de M.Pokora est parfait. Impossible de déceler que c'est un français qui chante si on ne le sait pas. C'est probablement ce qui rend la démarche vraiment crédible. Il manie la langue comme un petit chef sur Climax, qui évoque justement l'orgasme et un probable cunilingus. Je sais qu'à ces mots, les lectrices du blog qui ont moins de 15 ans ont défailli. Non mais c'est vrai, elle est bien moite cette chanson ... Moite j'ai dis ! Pas moisie !

Le français revient le temps de deux-trois chansons. On retiendra Quitte à me jouer, une production du français Kore. Très sympa, là aussi. Le minet nous raconte ses parties à trois et ça donne envie, il faut bien le reconnaître. Sur ma route est la chanson bien niaise de l'album mais comme c'est la seule, elle passe bien, en clotûre. Sinon, les chansons sympatoches se suivent et se ressemblent un peu: Treason, Tokyo Girl, Don't Give My Love Away, Not Me Without U ... Elles ne sont pas d'une grande originalité mais on passe un bon moment. Il y a toujours un petit refrain accrocheur de derrière les fagôts. Like a Criminal aurait pu être meilleure si correctement mixée. Là, tout est étouffé par les guitares électriques en fond. Bref, voilà comment on se retrouve à aimer un album de M. Pokora. Pour tempérer tout ça, je dirais simplement que l'on risque de s'en lasser assez vite. Prendre le plaisir là où il est ... 


They Talk Sh#t About Me

Catch Me If You Can

Posté par LullabyBoy à 23:09 - - Permalien [#]

25 mars 2008

Raphaël [Je sais que la terre est plate]

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Comme la terre, le nouvel album de Raphaël est PLAT. On s'ennuie à mourir. Heureusement, le chanteur a eu la décence ne pas faire durer ce supplice trop longtemps puisque l'album doit durer 3o minutes, en tout et pour tout. Pour ceux qui aiment, c'est quand même dommage de ne donner que si peu. D'autant que le précédent album, Caravane n'était pas plus long. En guise de pochette ? Une photocopie couleur. Mais apparemment, les cartouches d'encre étaient vides. Tout est cheap en apparence sur cet album.

Quand je repense au premier album de Raphaël, Hotel de l'univers, qui était divin, inspiré ... Et le second, La Réalité, intelligemment pensé et écrit. Caravane n'est pas mauvais, il est juste super facile comparé à ses productions précédentes. Si Caravane avait été un double album, Je sais que la terre est plate aurait été le second CD. C'est la suite logique, tellement logique qu'on ne voit pas la différence. Le vent de l'hiver est un premier single sympa, surtout une fois que l'on a entendu l'intégralité de l'album, mais on reste encore et toujours dans le trip du grand voyageur un peu ztigane. Musicalement, c'est très très dépouillé. Une guitare et le tour est joué ! Un effort a été fait sur certains titres, notamment Adieu Haïti, pour le coup très réussi. Les choeurs ajoutent une profondeur à la chanson. Au niveau des paroles, toujours la même chose. Mais là, il y a un petit quelque chose de touchant qu'on ne retrouve pas sur la plupart des autres chansons. Je sais que la terre est plate, qui a donné son titre à l'album, est probablement la plus insipide et ennuyeuse. Après Les Petits Bateaux, c'est autour du Petit Train. A quand Le gros camion ? Bon ceci dit, c'est pas la pire. Concordia, c'est en fait Le Petit Avion mais il a dû se dire que c'était mal venu de l'intituler comme ça. Celle-ci est très jolie en tous cas. Quand c'est toi qui conduis a été mon premier coup de coeur à la première écoute de l'album. Malheureusement, elle est très vite lassante. C'est un peu la même chose pour Tess. Sixième Etage me gave aussi. Pourtant le rythme est un peu plus entraînant mais une fois de plus, on s'emmerde. Reste La Joncque, un petit bijou. Les paroles sont très mignonnes.

Raphaël, l'éternel voyageur parti sur la route ne parvient pas à se renouveller avec ce quatrième album. Sorti trop vite après Caravane peut-être ? Toujours les même ambiances, les même paroles, les même histoires. Je l'ai vu chez Michel Denisot dire qu'il avait envie de parler d'autre chose que du mal adolescent. Pourtant, Sixième étage et La Joncque me semblent dans ce même courant. Les autres sont des resucées de Caravane. Au final, on a l'impression d'entendre la même chanson pendant une demi-heure, rien qui ne réveille. Raphaël ne me transporte plus. 


Adieu Haïti

La Joncque

Posté par LullabyBoy à 23:55 - - Permalien [#]