14 septembre 2009
Hung [1x 1o]

"A Dick And A Dream" Or "Fight The Honey" (Season Finale) //
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Hung achève sa première saison comme elle l'a commencée : dans une ambiance intimiste sur fond de dépression. Je dois dire qu'avec la pluie qui frappe contre mes carreaux et l'automne qui approche, j'ai sans doute été influencé lors du visionnage de cet épisode. Je l'ai trouvé triste mais sa résonance avec l'actualité lui donne une force incroyable. Les gens se font virés de partout, certains même se suicident parce qu'on leur en demande trop, et au milieu de ce désenchantement planétaire, il y a cette petite série qui tente de donner un peu d'espoir tout en gardant un certain sens des réalités.
Ray ne sera bientôt plus professeur d'histoire et coach de l'équipe de basket de son lycée. Il va être viré, comme 70% de ses collègues parce que c'est la crise, particulièrement dans un état comme celui du Michigan, très industrialisé. Alors forcément, son nouveau business, "sa queue" comme il dit, c'est tout ce qui lui reste pour survivre et rester un bon père. Mais on le sait, Tanya a dû mal à faire décoller leur petite entreprise. Un loser ne devient pas un winner en un jour. C'est alors que Lenore fait une proposition qui pourrait tout changer : s'associer à la fine équipe ! Je ne l'avais pas vu venir et cette perspective me réjouit. C'est ce qui pourrait permettre à la série de vraiment décoller car jusqu'ici, elle a été comme le Happiness Consultant : prometteuse mais brouillonne. La scène partagée par Jane Adams et Rebecca Creskoff au parc était très réussie car vraiment drôle et bien foutue. L'opposition des deux femmes était parfaitement retranscrites via la réalisation et les petits détails anodins (un parapluie transparent pour Tanya, la sainte; et un parapluie noir pour Lenore, le démon, par exemple). Le passage de la crotte de chien, en plus d'être amusant, est très significatif. La métaphore autour du miel était également une jolie idée, très séduisante, et qui a été utilisée comme il le fallait : avec humour dans un premier temps ("Fill up my honey jar"), puis avec poésie. De la même façon, la toute fin, lorsque Tanya écrase la mouche avec son livre de coaching, est très positive et annonce un changement, une évolution.
Ce que je trouve bien dommage dans ce Season Finale, et cela vaut pour tous les épisodes précédents, c'est que pour quelques scènes très réussies, on doit se taper en contrepartie des scènes inutiles, qui semblent avoir été écrites et posées là par inadvertance. Ainsi, le passage au cinéma n'avait pas grand intérêt, à part montrer en filigrane l'amour de Ray pour ses enfants -mais on le savait déjà- et la confusion des sentiments de Damon, mais cela mérite un développement beaucoup plus poussé. Et puis je ne sais pas ce qui s'est passé mais la scène où Darby réconforte son frère était extrêmement mal jouée ! Pourtant, les deux acteurs n'avaient pas été mauvais jusqu'ici, juste transparents. De la même façon, la scène consacrée à Ronnie qui retrouve une amie du lycée n'avait strictement aucun intérêt. A la limite, elle était rigolote, mais elle n'apporte rien du tout. Mais alors par contre, la dernière scène, que l'on voyait pourtant venir depuis le début de la série, était magnifique. Jessica a accepté la proposition de Lenore qui consiste à faire appel à un gigolo, lequel n'est autre que notre Ray, son ex-mari ! Je l'avais imaginé drôle, elle était émouvante. On sentait bien le lien qui les unit, le poids du mensonge qui leur pèse comme jamais. C'était simplement dommage que Ray ne finisse pas par ouvrir la porte de la chambre d'hotel...

// Bilan // Hung est mon coup de coeur de l'été. Elle a réussi, avec un pitch improbable et un peu racolleur, à se créer son propre univers, à la fois réaliste, amusant et tendre. Elle est pleine de défauts mais c'est aussi ce qui la rend attachante. La saison 1 est trop courte, définitivement. Je la recommande chaudement à tous ceux qui ont envie d'une série simple, avec des personnages simples et des histoires (pas si) simples.
04 septembre 2009
Hung [1x o9]

"This Is America" Or "Fifty Bucks" //
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Je veux en parler à chaque review et j'oublie toujours : pourquoi cette voix-off de Ray ? Elle ne sert à rien et elle apparaît à chaque fois de manière très décousue. Une phrase par là, qui n'apporte rien, et puis on ne l'entend plus de l'épisode. Je n'ai rien contre les voix-off dans les séries mais dans le cas de Hung, elle est inutile en l'état. Ca participe un peu à cette impression brouillonne que peut donner parfois la série. Je suppose que l'idée était d'ajouter une note d'humour mais c'est raté.
Une fois de plus, j'ai été séduit et les personnages y sont pour beaucoup, bien plus que les situations finalement. J'étais ravi de retrouver Lenore par exemple. Son petit grain de folie et son franc-parler manquaient un peu. J'irai même jusqu'à dire son intelligence car cette fille est sacrément maligne, sans doute plus que Tanya d'ailleurs. Niveau business en tous cas. Tanya s'y prend comme un manche une fois de plus mais c'était amusant de la voir tenter d'embrigader ses collègues dans sa petite entreprise qui connaît la crise. J'ai particulièrement aimé ses conversations avec la très à l'ouest Linda ! "Fifty Bucks ?". Il y a une certaine alchimie entre Lenore et Ray qui est plutôt sympa à regarder. La scène de cunilingus nous a assuré le quota de sexe de l'épisode, avec en prime vue sur la petite chatte de Rebecca Creskoff qui, comme son personnage, n'a semble-t-il peur de rien. Et je tiens quand même à dire que même dans Sex & The City, à l'époque, aucune des héroïnes n'en dévoilait autant. HBO se décomplexe de plus en plus et ça fait plaisir à voir.
Jessica prend de plus en plus de place dans les intrigues et c'est tant mieux. Anne Heche est parfaite dans son rôle et Jessica s'intègre de plus en plus à l'univers de la série alors qu'elle était très à part au début. Son mari a tendance à casser l'ambiance mais une séparation se profile au loin... En attendant, les enfants de Ray commencent doucement à hériter d'intrigues dignes de ce nom. C'est une bonne nouvelle aussi. Je ne m'attendais pas à ce que Damon soit homosexuel. Certaines mauvaises langues diront que ce sont les quotas qui veulent ça. Je me contenterai de dire pour le moment que c'est une intrigue qui a un certain potentiel. Pas tellement pour le personnage de Damon en lui-même mais pour les réactions que cela pourrait provoquer chez Jessica et bien-sûr chez Ray. A voir donc... A part ça, Pierce est de plus en plus louche.

// Bilan // Au-delà de son charme et de ses personnages, Hung a une force particulièrement évidente dans cet épisode : elle s'ancre dans une réalité qui parle aux téléspectateurs. Elle parle beaucoup d'argent, et surtout de manque d'argent, et elle traite cela sous un angle tantôt dramatique tantôt comique avec une certaine justesse. Peut-être que tout est un peu trop tiède, en revanche.
29 août 2009
Hung [1x o8]

"Thith Is Prothetic" or "You Cum Just Right" // 3 3oo ooo tlsp.
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Bien que le charme de Hung reste intact (les discussions sous la tente pendant que la pluie battante...), cet épisode pointe clairement du doigt un gros problème de la série : elle part un peu dans tous les sens et finit donc par manquer de direction claire. J'ai le sentiment que la saison 1 s'articule surtout autour de l'apprentissage, à la fois celui de Ray en tant que gigolo, et celui de Tanya en tant que P.I.M.P., et que la saison 2, logiquement, s'attardera davantage sur ce qui nous intéresse vraiment. En attendant, on ne passe pas un mauvais moment. Loin de là.
L'affaire Jemma touche à sa fin, plus ou moins comme on s'y attendait. Ray s'est pris une claque et a réagi de façon très clichée mais très réaliste : il a bu comme un trou. Ce que j'ai bien aimé, et que je n'avais pas vu venir, c'est la raison pour laquelle Jemma l'a largué. Je pensais simplement que ça ne collait pas entre eux, qu'il n'était pas à son goût une fois sortie des parties de jambes en l'air. Mais c'est plus pervers que ça : elle l'a fait de façon à se soulager d'un poids. Elle s'est toujours faite larguer alors qu'elle était très amoureuse, elle avait besoin de rendre la pareil. Ca peut paraître un peu tordu mais je ne suis pas sûr que ça le soit tant. Soigner le mal par le mal... En tous cas, Ray devrait avoir compris la leçon. On ne s'attache pas à ses clientes ! D'ailleurs, la cliente du jour, une collègue de Tanya, m'a bien plu. Une fille simple, pas très maligne, mais assez touchante. Ca a pris 5 minutes dans l'épisode et c'était très bien comme ça.
Quand je reproche à la série d'aller un peu dans tous les sens, je pense par exemple au cas Jessica et à son mari. Le petit repas en compagnie de Ray n'avait aucun intérêt, on en a quasiment rien vu d'ailleurs, et la question de Ray à la fin n'avait pas tellement de sens. La question est légitime mais pourquoi la poser maintenant ? A cause de la déconvenue Jemma ? On mélange un peu tout et ça ne donne pas grand chose. Les enfants sont une fois de plus très transparents mais bonne nouvelle : le petit gros à lunettes a changé sa couleur de cheveu. Il n'est pas plus mignon mais il n'est plus ridicule. C'est déjà ça.
En ce qui concerne Tanya, on n'a pas fait une grande avancée mais je l'adore toujours autant. Elle s'en sort de mieux en mieux dans son "métier" mais sa solitude, en revanche, est toujours difficile à combler. J'ai apprécié qu'elle résiste aux avances de Ray, ce n'était vraiment pas le moment. Mais pour combien de temps ? Sinon, il y a quelque chose de louche concernant Pierce. A-t-il déjà une copine ? Est-il carrément marié ? Son secret est-il en rapport avec ses parents ? Il cache quelque chose en tous cas, c'est clair. Et je sens que Tanya va souffrir même si, pour le moment, elle ne semble pas plus attachée que ça...

// Bilan // La fin de la première saison de Hung approche et les scénaristes tâtonnent encore beaucoup. Ca a tendance à gâcher le beau potentiel de la série. Heureusement, il y a plein de bonnes choses aussi !
24 août 2009
Hung [1x o7]

"The Rita Flower" Or "The Indelible Stench" //
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Depuis quelques épisodes, je trouvais que Hung avait légèrement perdu de son charme initial. Ce 7ème épisode rétablit les choses avec une jolie intro et une belle conclusion, sur des petites musiques pop mélancoliques qui font de l'effet. Oui, c'est un peu facile, mais je m'en fous, j'aime ça. Deux intrigues principales composent l'épisode, l'une sur Ray, plutôt légère, l'autre sur Tanya, plutôt lourde. Hormis une petite scène, Jessica n'est pas présente (et elle ne manque pas) et pas l'ombre d'un visage porcin d'un des deux enfants. Même s'ils ne me dérangent pas plus que ça habituellement, je reconnais que sans eux, le rythme est plus soutenu.
L'intrigue de Ray n'a pas grand intérêt, si ce n'est celui de nous amuser et la mission est pleinement réussie. Ca commençait mal pourtant sur une nouvelle dispute avec Tanya. Ca devient redondant. J'ai hâte que le business soit véritablement lancé et qu'il marche pour que l'on puisse passer à autre chose. On comprend très rapidement quel va être le but de la dispute : faire prendre conscience à Ray qu'il n'est rien sans Tanya. Sans marketing et management, sa queue ne suffit pas. Ses tentatives pour trouver des clientes tout seul sont foireuses mais c'est amusant. Après avoir fait des apparitions hebdomadaires anecdotiques suite à l'affaire des cookies-messagers, la femme du voisin de Ray trouve enfin ce qu'elle cherchait : un bon coup de bite ! Hung nous offre alors sa scène de cul la plus crue depuis son lancement, avec des seins, des fesses et des plans rapides mais sympathiques sur le pubis fourni de Thomas Jane. La fonction "pause" de mon ordinateur n'a jamais autant servie ! Par ailleurs, Ray réalise que sa relation avec Jemma va au-delà du simple échange de bons procédés pute/client et il est prêt à passer à l'étape supérieure avec elle, sans billets verts donc. La grande claque qu'il va se prendre, mon dieu... Cela lui servira de leçon !
L'intrigue de Tanya était très émouvante, comme souvent dès qu'il s'agit de sonder l'âme de ce personnage complexe et attachant. Un soir de beuverie, elle fait la rencontre d'un jeune homme fort sympathique, qui décide rapidement de lui faire retrouver l'inspiration. Il se trouve que Tanya, poète, souffre du syndrôme de la page blanche depuis déjà deux ans... Il ne va pas réussir, du moins pas directement, mais il insuffle indéniablement à Tanya une vent de fraîcheur, et à la série aussi. Jusqu'ici, les scénaristes de Hung ont su créer des personnages secondaires vraiment intéressants. La mère de Jessica est très drôle mais on ignorait que celle de Tanya aussi ! Elle est cruelle mais hilarante. Le genre de mère qui rabaisse sa fille à longueur de journée et qui ne se rend pas compte de tout le mal qu'elle lui fait. J'espère qu'on la reverra à l'occasion.

// Bilan // La force de la série semble de plus en plus évidente : ses personnages, qu'il s'agisse des deux protagonistes principaux, ou la majeur partie des personnages secondaires. Ils sont soit drôles, soit émouvants, souvent les deux et toujours attachants. Alors même si les intrigues ne suivent pas toujours et que le propos reste limité, on suit avec grand plaisir Hung.
15 août 2009
Hung [1x o6]

"Doris Is Dead" or "Are We Rich Or Are We Poor ?" //
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La tournure que prennent les événements me laisse dubitatif. Si on se doutait qu'un jour ou l'autre Ray allait tomber amoureux d'une de ses clientes, on ne s'attendait certainement pas à ce que ça arrive si tôt dans la série. C'est assez casse-gueule. Les personnages sont à peine installés que l'on décide déjà de tout chambouler. Mais cela peut aussi être salutaire pour Ray. Il va apprendre une bonne leçon, c'est le sentiment que j'ai. Jemma est clairement un peu cinglée sur les bords, même si c'est moins évident dans cet épisode que dans le précédent, et elle ne l'aime sans doute pas. Charmée oui, mais c'est tout. Il se pourrait bien que ce soit elle qui joue avec lui et pas l'inverse. En même temps, Ray n'est-il pas censé être un toy boy, que l'on prend, que l'on paye et que l'on jette ? Il ne fait en tous cas pas preuve d'une grande maturité. Il tombe dans le panneau assez facilement et ce malgré les tentatives de Tanya pour lui ouvrir les yeux. Il me déçoit sur ce coup-là. Une chose m'a beaucoup plu : qu'elle l'emmène avec lui en thérapie. C'était complètement innatendu et barré. La réaction de Ray était à tomber. La prestation de Natalie Zea continue de me satisfaire pleinement. Il n'y a vraiment que la scène au match de basket qui m'a dérangé. Ca sonnait tellement faux et c'était tellement cliché. C'est sans doute ce que recherchait Jemma et elle l'a obtenu mais non, ça ne m'a vraiment pas plu. On se serait cru dans une (très) mauvaise comédie romantique.
Ce qu'a apporté le match de basket, c'est une première véritable intéraction entre Jessica et Tanya. C'était assez amusant et puis ça rend la présence de Jessica plus légitime. Elle se fond mieux dans le paysage maintenant qu'elle en connaît un des protagonistes principaux. Cet espèce de rectangle amoureux qui se créé est très intéressant également. On a Ray face à trois femmes : son ex, qui en pince toujours au fond un peu pour lui; sa patronne, qui en pince au fond un peu beaucoup pour lui; et son amante/cliente qui ne va sans doute pas faire long feu mais qui bouscule tout le monde. Joli ! Les enfants de Ray restent encore en retrait et j'ai du mal à leur trouver un quelconque intérêt. Si les scénaristes les ont choisi hors de la norme télévisuelle, ce serait bien de les utiliser correctement maintenant. Petit coup de coeur pour la mère de Jessica dont je n'avais pas encore parlé, qui me fait beaucoup rire avec sa voix, son accent et son toupet surtout !

// Bilan // Un peu moins convaincu par cet épisode. Il se laisse regarder sans déplaisir mais je n'aime pas tellement la tournure que prennent les intrigues.
10 août 2009
Hung [1x o5]

Do It, Monkey //
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Ce que j'aime bien avec Hung, c'est que malgré le pitch scabreux de départ, il s'agit d'une des séries les plus tendres du moment, en réussissant en plus à ne pas être niaise ! Du beau travail donc. La grande intrigue de cet épisode est consacrée à une cliente de Ray, Jemma, qui est du genre éternelle insatisfaite. Elle arrive avec son petit scénario de départ et s'imagine déjà une grande et belle rencontre comme dans les comédies romantiques. Le problème, c'est que Ray n'est pas un grand romantique et que, s'il sait baiser les femmes, il sait beaucoup moins comment leur parler. Ca donne donc quelque chose d'original, de drôle et d'émouvant aussi. Jemma est touchante et puis d'un point de vue personnel, je me suis bien retrouvé en elle. Moi aussi je suis un éternel instatisfait en amour. Je m'imagine monts et merveilles et la réalité vient ensuite tout fracasser. Ca fait mal. A noter que Jemma est interprétée par Natalie Zea (Dirty Sexy Money) que j'ai mis un temps fou à reconnaître à cause de sa nouvelle couleur de cheveux ! Elle était très convaincante, tout comme Thomas Jane d'ailleurs qui s'améliore d'épisode en épisode. Ou alors je m'habitude à son jeu.
Au niveau des intrigues secondaires, disons qu'heureusement que les personnages sont attachants, Tanya notamment. Non parce que son duo avec Floyd est plus ennuyeux qu'autre chose, sauf sur la fin. Il faut dire aussi que Floyd est un personnage sacrément agaçant depuis le début ! Ils auraient mieux fait de ne pas le développer au-delà du pilote. Tout cela nous amène en tous cas vers une triste conclusion : Tanya est drôlement seule. Sinon, du coté de Jessica, les choses se précisent, son utilité en particulier. Finalement, elle sied très bien au duo Ray/Tanya puisqu'elle aussi est une looseuse de première classe. Ce n'était pas évident jusqu'ici mais ça me semble beaucoup plus clair maintenant. Que ce soit avec ses enfants, avec son chien ou avec son mari, un bonhomme franchement chiant. Ce serait bien qu'elle aussi se trouve une nouvelle occupation qui donnerait un sens à sa vie. Je croise les doigts pour que les scénaristent dégotent LA bonne idée !

// Bilan // Un épisode particulièrement amusant et émouvant.
30 juillet 2009
Hung [1x o4]

The Pickle Jar //
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J'ai remarqué trois choses sur Thomas Jane : parfois, il louche un peu; il a une marque sur la fesse gauche dont je n'arrive pas à définir la nature; et puis c'est un acteur moyen. Et c'est surtout ça qui nous intéresse ici. J'aime son personnage, je trouve que Jane est suffisamment charismatique pour porter la série sur ses épaules musclées mais il y a malgré tout un truc qui ne le fait pas. J'ai trop souvent l'impression de le voir jouer. Mais peut-être est-ce dû au fait que son personnage joue constamment un rôle, qu'il soit dans son lycée ou avec une cliente. Il n'y a finalement qu'avec Tanya qu'il est vraiment lui-même. Et ce sont toujours les scènes qui les réunissent qui sont les meilleures ! Pas un hasard. Ce que j'ai beaucoup aimé dans cet épisode, c'est cette cliente d'un âge avancé, plutôt forte et coincée dans un mariage qui ne lui convient plus du tout. Son mari la baise chaque jour à la même heure et, en plus, il a une petite bite. Elle a besoin des services de Ray mais se rétracte au dernier moment. Avant de plonger une fois qu'elle a vu la bête ! C'était une histoire touchante et réaliste. L'actrice Margo Martindale est d'ailleurs formidable. Elle jouait une femme dont le mari était gay dans The Riches et on l'a vue la saison dernière dans Dexter, dans le rôle de Camilla. La connaissant un peu, je pensais qu'on lui avait confié un rôle de cinglée à la limite de l'hystérie mais pas du tout. Et c'est pas plus mal !
J'avoue cependant qu'il y a encore pas mal de choses qui ne vont pas, notamment la place de Jessica dans tout ça. Le fait qu'elle ait récupéré la carte de visiste de Ray sous-entend qu'elle va découvrir son secret d'ici la fin de la saison mais en attendant, que faire d'elle ? Au début, j'imaginais son personnage plus fou, plus extrême. Elle est finalement assez sage, juste un petit grain de folie de temps en temps, comme lorsqu'elle tient absolument à récupérer le casse-noix qui était resté chez Ray. Ca reste très anecdotique, un peu commes les histoires qui touchent ses enfants. Encore une fois, je trouve excellent de nous montrer des ados paumés, pas beaux et pas riches, ça change. Mais comment traiter de leur mal-être quand si peu de temps peut leur être accordé, le format de la série oblige ? C'est du gâchis. A part ça, il y a quelques scènes qui n'avaient pas grand intérêt, notamment celle où Ray tombe sur le coach de vie de Tanya en faisant son footing. Il n'en ressort rien ! Sinon, les petits jeux de caméra m'amusent beaucoup. On ne veut pas nous montrer la bête mais on veut quand même nous laisser croire que c'est possible, à travers une serviette qui virevolte par exemple. C'est rageant !

// Bilan // Le charme de la série (et des personnages) opére parfaitement et c'est le plus important. Maintenant oui, il y a des imperfections, mais on s'en accomode plutôt bien.
21 juillet 2009
Hung [1x o3]

"Strange Friends" or "The Truth Is, You're Sexy" // 2 77o ooo tlsp.
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Après avoir lu quelques avis autres que le mien sur la série, j'ai envie de répondre à tous ceux qui trouvent, et c'est leur droit, que Hung manque d'une identité propre et de charme, que justement, ce qui la différencie de pas mal de séries du moment, c'est sa simplicité. C'est l'histoire simple de gens simples dans une ville simple racontée simplement, sans effet de caméra, sans bombe qui explose ou pouvoir magique, sans scènes de sexe gratuites parce que ça fait bander les bobos... C'est toujours important d'avoir quelques séries comme ça, plus réalistes, qui contrebalancent tout ce que l'on peut voir d'original et de fou (et de raté parfois) ailleurs. Alors c'est peut-être con mais une scène comme celle où Ray regarde son album de famille le sourire aux lèvres alors que ça ne va pas fort, c'est cliché mais c'est tendre. Ca fait du bien. Et pour moi qui suis très sensible aux beaux paysages, je trouve l'endroit où vit Ray particulièrement charmant. Ca me fait penser à Capeside d'ailleurs. Un ponton, un coucher de soleil et une jolie musique, il n'en faut pas plus pour me faire craquer. Encore une fois, je trouve Ray très touchant dans sa manière de se sortir de sa crise de la quarantaine. Il est complètement paumé et totalement maladroit mais il se bat, avec ses armes (enfin son arme), et ça fait plaisir à voir.
Pas de cliente du jour cette semaine, comme je le craignais, mais la suite directe de l'épisode précédent avec la recherche du portefeuille et de la très étrange Lenore. Je me demande si elle ne serait pas call-girl en fait, en plus de ses activités "conseils" auprès de gens fortunés. Lorsqu'elle a Tanya au téléphone en fin d'épisode, c'est ce qui semble sous-entendu. Ca pourrait être intéressant si l'on va dans ce sens. En tous cas, j'aime son franc-parler et le contraste créé entre elle et Tanya. Tanya est beaucoup plus discréte et langue de bois. Elle essaye d'arranger tout le monde mais elle a du mal à prendre son nouveau "métier" à bras le corps. Ca va venir ! Je l'aime bien. En revanche, je n'ai pas tellement aimé la scène d'engueulade avec Ray. On voyait les acteurs jouer et il n'y a rien de pire. Ils en faisaient un peu trop et j'avais l'impression qu'ils étaient sur le point d'exploser de rire à tout instant. Les poussées d'hystérie de Ray face à son relou de voisin étaient beaucoup plus amusantes avec le retour habile des cookies-surprise ! Va-t-il sauter Mme Koontz ? M'étonnerait pas ! Du coté de Jessica et des enfants, il ne se passe pas grand chose, on a toujours du mal à se sentir concerné. Elle décide de prendre un chien pour rapprocher tout le monde et ça a l'air de marcher. Je reconnais que si je n'étais pas fan d'Anne Heche, cette partie de la série ne me passionnerait guère. Elle a quand même d'excellentes mimiques non ?

// Bilan // Je m'auto-proclame fan number one de Hung ! Un vrai coup de coeur.
15 juillet 2009
Hung [1x o2]

"Great Sausage" or "Can I Call You Dick ?" // 3 6oo ooo tlsp.
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Hung confirme son statut de série atypique et attachante avec ce second épisode. Le passage au format de 28 minutes se fait sans heurt, je trouve même que les scénaristes ont très bien su le gérer. A confirmer avec les épisodes suivants ! Les ingrédients du pilote sont repris avec simplicité, l'humoir noir notamment, même s'il est un peu moins présent. Le personnage central, Ray Drecker, est vraiment touchant. A la fois dans sa démarche mais aussi dans sa gaucherie. S'il est une bête de sexe, il n'est pas forcément doué pour attirer les femmes dans son lit. "I find you very pretty" : on croirait un adolescent prépubère par moment, c'est amusant. Il prend sans arrêt la pause, comme s'il était continuellement photographié, sans doute pour se donner de la prestance mais ça le rend plus ridicule qu'autre chose et vraiment pas naturel. En même temps, vendre sa bite ne l'est pas non plus. Le duo qu'il forme avec Tanya vaut son pesant d'or. Tout ce que je crains, c'est qu'une réelle histoire d'amour naisse entre eux au fur et à mesure. La complicité est là, et elle a l'air bien intéressée, quoiqu'elle en dise. Au sujet de Tanya, on en apprend un peu plus. Elle est artiste, ok, mais elle travaille quand même à coté pour gagner (maigrement) sa vie. Un job où elle s'emmerde, vraiment pas valorisant. Voilà qui finit de brosser un portrait déjà bien désespéré d'une femme paumée d'aujourd'hui.
Tout ce qui concerne la famille de Ray, ses enfants et son ex-femme, peut paraître par instant hors-de-propos. Comme si on s'en foutait quelque part. Mais je crois que c'est au contraire un des éléments les plus intéressants de la série qui mérite un développement digne de ce nom. Pour le moment, on nous dévoile surtout qui est vraiment Jessica, encore difficile à cerner lors du pilote. Je ne dirai pas qu'elle est folle, mais on s'en approche. Névrosée ? C'est pire. Elle est caractérielle, ça c'est sûr, et elle veut tout contrôler. Ele aimerait passer plus de temps avec ses enfants, et c'est tout à son honneur, mais elle se réveille un peu tard. Ils ont 16 ans et pas du tout envie de passer leurs journées avec leur pauvre mère. Jessica a un potentiel énorme et j'espère qu'il sera exploité à fond. Anne Heche, et je ne dis pas ça parce que je l'adore (enfin je crois ?) est juste parfaite dans ce rôle !
Le récit de l'épisode est encadré par une scène montrant Ray convoqué dans le bureau de la principale de son lycée, nous laissant penser qu'elle saurait peut-être quelque chose sur ses nouvelles activités. Je me suis même dis pendant un moment que c'était peut-être elle derrière la porte lors du pilote ! Il n'en est rien finalement, elle n'avait juste pas apprécié le petit discours qu'il avait fait pour remonter ses troupes. Ce n'est pas décevant, c'est juste attendu. Ce qui est intéressant là-dedans surtout, c'est que le réalisateur et les scénaristes se permettent une construction narrative pas forcément originale ni osée mais pas classique en tous cas. Les petits retours en arrière pour montrer la vie de Tanya en sont aussi un bon exemple. Il faut persévérer dans cette voie, ça donne du cachet à la série. Concernant la baise du jour, car je sens qu'il y en aura au moins une par épisode, rien à dire de particulier si ce n'est que c'était drôle mais un peu déjà vu ailleurs. La bonne femme bien chaude et hyper entreprenante, on connaît. Cette histoire de portefeuille ne me dit rien. Doit-on comprendre que Lenore va faire chanter le duo ?

// Bilan // Je le répéte : un second épisode qui confirme que Hung est une série atypique et attachante.
01 juillet 2009
Hung [1x o1]

Pilot // 2 8oo ooo tlsp.
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What About ?
Ray Drecker, la quarantaine, professeur d'histoire et entraîneur de basket, enchaîne galère sur galère depuis son divorce. A peine est-il installé avec ses deux enfants dans la maison de ses parents, celle où il a grandi, que ses souvenirs partent en fumée lorsqu'elle prend feu ! Fauché, désabusé voire désespéré, il ne lui reste plus qu'une solution : utiliser son seul atout, son sexe surdimensionné, pour se faire de l'argent. Ray décide de se prostituer !
Who's Who ?
Dans le rôle du héros bien monté ("Hung" donc, pour les quiches en anglais), on retrouve Thomas Jane, mari de Patricia Arquette à la ville (à moins qu'ils n'aient divorcé ?) et acteur raté à l'écran puisque sa carrière n'a jamais vraiment décollé. On a pu le voir dans The Mist, l'adaptation cinématographique du best-seller de Stephen King, dans The Punisher ou encore dans Dreamcatcher. A la télévision, il a participé à deux épisodes de... Medium ! Hung lui permettra-t-elle de connaître enfin le succès ? En tous cas, il est convaincant, bien que l'on ne puisse pas vérifier s'il s'agit là d'un rôle de composition, si vous voyez ce que je veux dire. A ses cotés, la divine, que dis-je la sublissime, Anne Heche ! Si vous lisez régulièrement le blog, vous connaissez certainement ma passion pour feu-Men In Trees. Rappelons que la jeune (plus si jeune que ça d'ailleurs) femme s'est illustrée également dans Everwood, Nip/Tuck, Ally McBeal, et, au cinéma, dans Souviens-toi l'été dernier, Volcano et 6 Jours, 7 nuits. Je l'aime éperdument. Elle joue ici le rôle de l'ex-femme de Ray, un peu folledingue sur les bords. Autre tête d'affiche : Jane Adams. Elle interprète Tanya, un ancien "coup" de Ray qui refait surface par hasard et qui va s'improviser mère maquerelle. Je ne connaissais pas cette actrice, il faut dire qu'elle n'a rien fait de très marquant jusqu'ici.
So What ?
Je vous le dis sans détour : ce pilote m'a emballé ! Ecrit par Dmitry Limpkin et Colette Burson, à qui l'on doit la regrettée The Riches, il est cynique, drôle et mélancolique à la fois. Il dure 42 minutes mais c'est exceptionnel puisque les épisodes suivants dureront 28 minutes, un format testé et approuvé par HBO avec des séries comme Sex & The City et Entourage, mais surtout rendu populaire ces derniers temps par la concurrente, Showtime, avec ses Weeds, Californication et autres Nurse Jackie. On s'inscrit parfaitement dans la même mouvance, avec un pitch improbable, prometteur mais réducteur, des dialogues finement ciselés et des acteurs qui s'en sortent plus que bien. Bien qu'il s'agisse d'une dramédie, on lorgne quand même plus du coté du drame dans ce pilote que de la comédie. Cela pourrait changer par la suite. Les touches d'humour sont nombreuses mais discrétes et dispersées dans le récit. A vrai dire, quelqu'un qui ne regarderait la série que d'un oeil ou qui ne l'écouterait que d'une oreille ne percevrait certainement pas l'humour noir. Et ce serait rater l'essentiel.
Ma première crainte en lisant le pitch était que l'on tombe dans le trivial, dans le jeu de mot facile, dans le trash pour faire trash (un peu à la Californication quoi) mais on en est loin. Il se dégage même une certaine classe de ce pilote. Des scènes de cul, il y en a et il y en aura sûrement beaucoup d'autres, mais elles ne sont pas gratuites. Il y a un fond, une psychologie, des éléments à développer. Le contexte dans lequel évolue Ray est très à la mode puisqu'il vit à Detroit, une des villes les plus industrialisées des Etats-Unis qui subit de plein fouet la crise. La belle époque de l'"American Dream" semble révolue. Quand Nancy Botwin doit vendre de la drogue à ses voisins, Ray Drecker doit vendre son sexe. Mais dans quel monde vit-on ma bonne dame ? Les personnages secondaires ont du potentiel, les enfants notamment, qui ressemblent à tout sauf à des gravures de mode et ça change, mais aussi Tanya, assez laide au demeurant mais amusante et un peu barrée.
En bref, Hung n'a peut-être pas la grandeur des séries made in HBO habituelles, mais dans un style plus intimiste, moins tape à l'oeil et plus sincère, elle pourrait se faire une place de choix dans le coeur des téléspectateurs. Elle a 10 épisodes pour convaincre !
// Bonus // Une "petite" "bande"-annonce pour vous "mettre" l'"eau" à la "bouche" ! (Attention, message codé !)



