09 novembre 2009
Fringe [2x 06]

Earthling // 4 86o ooo tlsp.
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Je ne peux pas m'empêcher d'être déçu par cet épisode mais je crois que ça vient de moi et uniquement de moi. Depuis la première saison c'est ainsi : beaucoup de stand-alones et quelques épisodes mythologiques ou quelques éléments mythologiques saupoudrés dans des stand-alones. Cela ne me dérangeait pas jusqu'ici, je trouvais même le mélange parfait mais la différence aujourd'hui, c'est que la série est en danger, les téléspectateurs désertent à cause de la case horaire désastreuse dont elle a hérité et j'ai peur. Peur que l'on ne sache jamais le fin mot de l'histoire et peur que la série ne puisse jamais dévoilé ses mystères et ses secrets. Alors forcément, un épisode avec le monstre de la semaine, qui ressemble beaucoup à une intrigue d'X-Files en plus... Pas d'Observer, du moins dans un autre rôle que de la figuration (et honnêtement, j'ai arrêté de le chercher, je le rate toujours). Pas de Nina Sharp, alors que pourtant l'épisode est centré sur Broyles et qu'ils entretiennent une relation disons particulière. Pas d'univers parallèle. Pas de William Bell. Tout ce qui est important n'est pas abordé ici.
Broyles a toujours été un personnage énigmatique et il était temps que l'on s'arrête un peu sur son cas. Le problème, c'est qu'à la fin de l'épisode, je le trouve toujours aussi mystérieux. Qu'a-t-on appris sur lui ? Les circonstances de son divorce. Cela ne sort pas de nulle part, le sujet avait déjà été évoqué, mais est-ce vraiment primordial ? Broyles était un bourreau de travail avant. Ok, mais il l'est toujours, non ? On a eu droit à un beau moment d'émotion lorsqu'il est allé voir son ex-femme en fin d'épisode et puis globalement, ça changeait un peu de le voir dans le feu de l'action, se démener dans l'enquête alors qu'il se contente d'habitude de parler à Olivia par téléphone. Mais tout cela n'a pas suffit pour me passionner. Je m'attendais à une révélation incroyable sur son passé mais rien n'est venu. Le monstre de la semaine, qui était d'ailleurs de fumée noire. Rien de tel pour nous rappeler qu'il y en a un autre bien loin, sur une île perdue mais pas déserte. J'ai eu un peu de mal à suivre j'avoue mais je crois avoir finalement compris de quoi il s'agissait. En gros, un cosmonaute a ramené d'un de ses voyages un alien qui a pris possession de son corps. L'alien était capable de prendre de l'énergie sur d'autres corps humains mais ceux-ci se transformaient en cendres. Le frère du cosmonaute n'a pas réussi à contrôler le monstre et les Russes n'ont pas réussi à séparer l'hôte de l'alien. Tuer l'hôte aurait dû revenir à tuer également l'alien mais pourtant, la fin de l'épisode laisse penser que l'alien est reparti dans l'espace à la recherche des radiations nécessaires à sa survie. Ce dernier point reste très flou pour moi. Bref, les effets-spéciaux étaient très réussis, tout comme l'ambiance de la première scène.

// Bilan // Un épisode où Olivia, Peter et Walter sont très en retrait afin de mettre en lumière le mystérieux Agent Broyles. Cela partait d'un bon sentiment mais le résultat n'est pas vraiment satisfaisant.
19 octobre 2009
Fringe [2x 05]

Dream Logic // 5 78o ooo tlsp.
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Passer après un épisode comme le précédent n'est pas chose aisée et Fringe a raté son coup. J'ai d'abord envie de passer un coup de gueule : où sont passées les scènes d'ouverture impressionnantes ? Depuis le début de la saison, elles sont vraiment moins accrocheuses. C'est dommage. Restriction budgétaire oblige ? C'est peut-être aussi pour cette raison que cet épisode se passe en grande partie à Seattle. Le tournage de la série ayant déménagé à Vancouver, les paysages de Vancouver et de Seattle sont plus proches de ceux de Boston. Mais du coup, l'atmosphère n'est pas tout à fait la même. Enfin, toutes les enquêtes n'auront pas lieu là-bas maintenant de toute façon... L'enquête de la semaine n'était pas franchement passionnante et sans les délires habituels de Walter, on se serait fortement ennuyé. En revanche, le twist à la Dr Jekyll et Mr Hyde était bien trouvé. J'ai moins aimé le coup de Nina Sharp qui a, mine de rien, sacrément fait avancer les choses. Sans elle, Olivia et Peter seraient encore en train de chercher le pourquoi du comment. Un peu facile comme ressort, d'autant que ce n'est pas la première fois que les scénaristes y ont recours.
Finalement, le plus intéressant dans tout ça, c'est le thème même du rêve. Il avait déjà été abordé (épisode Bad Dream) mais il apporte ici un éclairage nouveau sur le passé de Peter. Ce dernier commence à se souvenir de certaines choses et cela effraie complètement son père qui a eu une attitude étrange pendant tout l'épisode. Ok, il est toujours étrange. Mais là, plus encore que d'habitude. Même si l'on sait déjà que ce Peter n'est pas le vrai Peter, on sent bien qu'il y a beaucoup d'autres choses à dire sur l'enfance du personnage et sa relation avec son père. Je ne suis pas certain que Walter ne lui ait fait que du bien, outre ce que l'on sait déjà... Quant à Olivia, elle retourne voir Sam Weiss pour qu'il l'aide à faire son deuil de Charlie, pas déjà oublié heureusement. Comme lors de leur précédente "thérapie", tout est trop simpliste à mon goût. Sam a l'air de mieux connaître Olivia qu'elle ne se connait elle-même mais il ne dévoile rien, il reste très mystérieux et, bizarrement, il ne me donne pas envie d'en savoir plus sur lui. Il y a quelque chose qui ne passe. L'émotion palpable d'Olivia était un beau moment en fin d'épisode. D'ailleurs, pourquoi dans les séries (autres que celles de vampire) les cimetières sont-ils aussi beaux ? Ca me perturbe toujours quand je pense à ceux que j'ai visité, pas jolis du tout.

// Bilan // Fringe a mieux à offrir qu'un épisode comme celui-ci, pas foncièrement mauvais, mais ennuyeux et presque facile.
12 octobre 2009
Fringe [2x 04]

Momentum Deferred // 5 83o ooo tlsp.
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Momentum Deferred... L'heure est grave. Avec un tel titre, cet épisode ne pouvait qu'emprunter un ton solennel. La rencontre entre Olivia et William Bell dans l'autre dimension nous a enfin été dévoilée après trois épisodes réussis mais frustrants. Notre patience a-t-elle été récompensée ? Je le pense sincèrement. Je n'ai ressenti aucune émotion se rapprochant de la déception lors de LA rencontre. Mais à mon grand regret, je n'ai pas non plus ressenti de stress. La pression n'est pas réellement montée malgré tous les effets de style utilisés. Le charisme de Leonard Nimoy était à son paroxysme et, face à lui, Anna Torv n'a pas été ridicule. Bien au contraire. C'était un grand moment qui marquera sans nulle doute Fringe mais j'espère que les deux personnages se recroiseront ici ou là-bas. Il y a presque comme un lien père/fille qui les unit, qui fait un beau parallèle à la relation Walter/Peter d'ailleurs. Elle le défie mais elle l'écoute, on ne s'étonnerait presque pas de l'entendre lâcher un "Oui, Papa. Promis, Papa". Bell a investi Olivia d'une mission de la plus haute importance : elle doit retrouver un homme, le chef des shape-shifters, avant qu'il ne créé un pont entre les deux dimensions, ce qui provoquerait inévitablement la disparition d'une des deux. Si vous lisez ces quelques mots sans avoir vu l'épisode, à coup-sûr, vous ne comprenez rien. Rassurez-vous : même en ayant vu l'épisode, on est un peu perdu. Les choses ne sont pas si compliquées que cela quand on se penche dessus sérieusement. Encore faut-il faire cet effort.
Je pensais que les adieux à l'agent Charlie Francis se feraient plus tard dans la saison. Je comprends maintenant mieux la colère de Kirk Acevedo d'avoir été "viré", comme il le dit, du show. Mais c'est pour le bien de l'histoire et on le reverra sans doute pour une apparition ou deux de temps en temps. Et puis il a certainement un double dans l'autre dimension, non ? Dans les éléments à ranger dans la catégorie "fascinant et flippant", impossible de ne pas évoquer les expériences passées et présentes de Walter sur Rebecca. J'aurai d'ailleurs aimé que l'on insiste un peu plus là-dessus. L'idée de tisser une romance entre le scientifique fou et l'ancienne étudiante devenue une femme d'âge mûr était excellente. Cela a permis d'apporter un peu de tendresse à un épisode bien glauque et quelques moments d'humour, notamment lorsque Walter demande à Peter la permission de minuit, en quelques sortes. C'était très touchant. On pourrait en revanche reprocher à Peter de ne pas avoir compris que quelque chose clochait chez lui après que Rebecca l'ait regardé avec son air ahuri. Après tout ce qui venait de se passer, quand même... n pourrait aussi lui reprocher, à lui et aux autres, de ne pas avoir compris que le shape-shifter était Charlie. Mais en même temps, dans le feu de l'action... Et puis j'ai envie d'en parler maintenant même si ça fait un moment désormais qu'on le sait : Nina Sharp fait partie des alliés de la Fringe Division. Le doute était permis jusque là mais il ne l'est plus. Ceci dit, on est dans une série d'Abrams. Tout est possible.

// Bilan // Un épisode marquant, qui restera sans doute comme l'un des plus importants de la série, et prenant, comme souvent. Il annonce d'excellentes choses pour la suite mais le format de la série fait sans doute que l'on ne reviendra pas dessus tout de suite. La série survivra-t-elle suffisamment longtemps ? C'est à espérer...
05 octobre 2009
Fringe [2x 03]

Fracture // 6 o3o ooo tlsp.
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Cela faisait longtemps que ça ne m'était plus arrivé : je me suis (un peu) ennuyé devant Fringe. Pour une raison que je n'arrive pas bien à déterminer, je n'ai pas réussi à entrer dans cette histoire d'hommes et de femmes qui se transforment en pierres puis en bombes humaines. Pourtant, l'épisode était rythmé. Mais, par exemple, le voyage en Irak sonnait faux. Olivia, voilée, qui se met à parler deux mots d'arabe, Joshua Jackson qui nous pond des phrases entières en arabe, c'était too much. Mais c'est bien, la série nous fait voyager. Ce que j'ai davantage apprécié, ce sont les expérimentations de Walter et Astrid. Car c'est un grand jour messieurs-dames : Astrid a parlé beaucoup plus qu'à l'accoutumée ! C'en était presque bouleversant. Non mais je l'aime bien, blague à part. Et je ne sais pas pourquoi, je sens qu'elle va bientôt avoir son heure de gloire... J'ai sursauté lorsque la pastéque a explosé, alors que l'on savait pourtant que ça allait arrivé, et j'ai bien ri lorsque Walter nous a encore sorti des énormités plus grosses que lui. Il est génial !
Heureusement, cette enquête un peu longuette nous a amené à quelque chose de complètement innatendu : le retour de The Observer ! En réalité, il est présent à chaque épisode. Mais pas comme ça, pas face-caméra. Je suis complètement dans le flou concernant ces petits hommes chauves. Ils semblaient vouloir du bien à Walter en fin de saison 1 et là, ils l'épient ? Selon le général -je n'ai pas retenu son nom- les observateurs se fondent dans la masse humaine pour étudier nos comportements afin de mieux nous exterminer ensuite. Il y a rien de tellement nouveau ou surprenant là-dedans mais c'est l'occasion d'en reparler et peut-être que l'on va enfin en savoir dans les prochains épisodes. C'est une perspective qui me réjouit car c'est à mon sens le mystère le plus intéressant de la série à ce jour. Le moins intéressant, c'est sans doute ce qu'a pu faire Peter en Irak. Le sujet avait été vaguement évoqué en saison 1 puis on n'en avait plus du tout entendu parler. Voilà que ça revient sur le tapis. Il serait peut-être temps d'en dévoiler un peu plus. C'est la saison de Peter après tout, non ? Pour finir, légère déception concernant Sam Weiss et sa façon de guérir notre Olivia. Je m'attendais, comme tout le monde je pense, à quelque chose d'étrange et d'étonnant, et on se retrouve finalement avec un mind game très simple. Dans un sens, c'était effectivement étonnant mais bon, déception quand même. Par contre, Olivia commence peu à peu à se souvenir de son voyage dans un monde parallèle. Va-t-on enfin savoir ce qui s'est dit avec William Bell ?

// Bilan // Si cet épisode n'a pas toujours été d'une grande efficacité, il a en revanche remis en avant les grands mystères de la série, à savoir le passé de Peter, le "voyage" d'Olivia et The Observer. Forcément, on attend maintenant un semblant de réponses...
28 septembre 2009
Fringe [2x o2]

Night Of Desirable Objects // 5 73o ooo tlsp.
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Pour la première fois, il me semble, de sa courte histoire, Fringe sort des sentiers battus en ne situant pas une partie de son action dans les urbaines New York ou Boston mais dans la campagne Pennsylvanienne. Ce changement d'air s'accompagne d'une prise en main encore plus prononcée que dans le Season Premiere de Peter dans l'enquête de la semaine. Olivia affaiblie, boîtant à la Dr House, il ne pouvait en être autrement et c'est extrêmement plaisant. Cela donne une nouvelle dynamique au trio, car n'oublions pas que Walter est toujours là, avec son humour décalé habituel et son émotivité à fleur de peau. Le cas de la semaine avait d'ailleurs une résonance avec l'histoire de Walter et de son fils, son vrai fils. C'était léger mais suffisant pour donner un sentiment de cohérence. En effet, il est question d'un père qui a tout fait pour avoir un fils et qui a finalement engendré un monstre. Peter n'est pas un monstre mais si l'on inverse les rôles, on est déjà plus proche de la vérité. La tombe de l'enfant fait immédiatement penser à celle de Peter et on lit dans les yeux de Walter qu'il pense à chaque instant à son fils. Il glisse d'ailleurs quelques mots que seul le téléspectateur et lui peuvent comprendre. En elle-même, cette enquête n'était pas d'une grande originalité, on a déjà vu des choses équivalentes dans X-Files, pour ne citer que la réfèrence ultime, mais aussi dans Fringe elle-même, et là c'est déjà plus gênant. Souvenez-vous du monstre de l'épisode Unleashed qui rôdait dans les souterrains de Boston...
Là où l'épisode est nettement plus passionnant, c'est du coté d'Olivia qui n'est définitivement plus la même depuis son retour d'un monde parallèle. Ses sens sont hyper-développés, elle entend les mouches voler parfois, le conversations de ses voisins aussi, le vacarme assourdissant de la ville... Ceci dit, cela peut être un effet du fameux cortexiphan qu'il ne faut pas oublier. On sait de toute façon qu'Olivia est spéciale et qu'elle possède des talents insoupçonnés. Elle n'a pas celui de reconnaître les intrus en tous cas puisque le faux Charlie rôde autour d'elle comme un vautour prêt à se jeter sur sa proie dès qu'on lui en donnera l'ordre (via machine à écrire parallèle). Je n'ai pas tellement aimé que l'on insiste lourdement sur le fait que ce ne soit plus Charlie mais un de ses doubles. Entre les regards de Kirk Acevedo, les plans se rapprochant doucement de lui et la musique flippante, on ne peut qu'avoir compris. D'ailleurs, le cliffhanger est un peu léger. Je m'attendais à mieux. J'espère que l'on ne va pas passer la saison à voir Charlie taper sur sa machine. Un nouvel élément intrigant vient s'ajouter aux autres : Nina Sharp conseille à Olivia d'aller consulter un certain Sam Weiss, qui l'a aidée lorsqu'elle était atteinte d'un cancer. On ne connaît pas encore quelles sont ses méthodes mais ça s'annonce "original". Je me demande si Nina Sharp ne s'est pas inventée un cancer pour cacher quelque chose de beaucoup moins réaliste. Le nouvel agent Jessup s'est faite très discrète dans cet épisode et on ne s'en plaindra pas. On ne l'aurait pas vue du tout, ça aurait été pareil.

// Bilan // Avec son mélange savamment dosé d'enquête loner et de mythologie, Fringe convainc toujours autant.
21 septembre 2009
Fringe [2x o1]

A New Day In The Old Town (Season Premiere) // 7 82o ooo tlsp.
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Il y a des jours où je me dis que je regarde trop de séries, que je devrais garder plus de temps pour faire d'autres choses, que peut-être les séries ne méritent pas tant d'attention, et puis je regarde le Season Premiere de Fringe et je me souviens alors parfaitement de la raison pour laquelle je consacre autant de temps aux séries : parce qu'elles nous entraînent dans des rêves (ou des cauchemars) éveillés, où tout est possible. Fringe fait partie de ces séries qui me rappellent pourquoi je les aime tant. Mais venons-en au fait !
J'ai aimé ce Season Premiere car il était extrêmement suprenant et très sombre. Comme d'habitude, on nous offre une scène inaugurale superbe visuellement. Je garde en mémoire cette image d'Olivia ejectée de la voiture en brisant la glace. C'était impressionnant. J'ai également trouvé Anna Torv particulièrement convaincante lorsqu'elle se réveille à l'hôpital et qu'elle prononce distinctement une phrase en grec, qui serait apparemment un message de la mère de Peter de l'au-delà. Je le vois comme ça en tous cas. "Be A Better Man Than Your Father". Cette phrase va certainement prendre tout son sens au fil de la saison. Il suffit de voir les photos promotionnelles de cette saison pour comprendre que Peter sera au centre de l'attention, et deviendra peut-être même plus important encore qu'Olivia. Cette perspective est réjouissante puisqu'il a été trop en retrait en saison 1. Il servait surtout de baby-sitter à Walter. Il apprendra peut-être la vérité sur son identité à un moment donné... L'accident de voiture n'était pas une mauvaise idée car elle a permis quelques scènes d'émotion intenses en début d'épisode. John Noble a encore fait très fort. On savait bien qu'Olivia n'allait pas y rester, tout comme on savait bien que la Fringe Division n'allait pas fermer. Cette intrigue fait d'ailleurs très X-Files saison 2. Comme pour devancer les critiques, les producteurs ont choisi de placer judicieusement pendant quelques secondes des images d'un épisode de la série culte dans un téléviseur.
On pourrait regretter que l'épisode ne reprenne pas là où la saison précédente s'était achevée, c'est-à-dire dans le bureau de William Bell dans une dimension parallèle. J'imagine que l'on reviendra dessus plus tard, et puis je pense que lorsqu'Olivia s'explose contre la vitre, elle en revient justement. Elle est désormais amnésique, ce qui est, je l'avoue volontiers, un peu agaçant. Mais elle se souvient d'une chose et d'une seule : quelque chose, dont elle ne connaît pas la nature, est caché quelque part et il faut le retrouver ! Avec ça, on n'est pas tellement avancé. Hâte de savoir ce qu'est ce quelque chose. Et en parlant de quelque chose, j'ai adoré la scène où un homme communique avec un autre, qui est sans doute dans un monde parralèle, à travers une machine à écrire étrange. L'homme que l'on voit ressemble d'ailleurs plus ou moins à un Observer mais c'est peut-être juste un hasard. J'ai d'ailleurs raté l'apparition hebdomadaire du monsieur tout chauve. Comme souvent. Bon et puis parmi les grandes surprises de l'épisode, et je ne l'avais pas vu venir alors même que je savais que Kirk Acevedo avait été "viré" de la série, il y a la mort de Charlie Francis dont l'apparence est reprise par l'être maléfique qui veut tuer Olivia. Cela permettra à l'acteur d'apparaître encore dans plusieurs épisodes, peut-être même toute la saison si la traque s'éternise. Bien que j'apprécie et l'acteur et le personnage, j'aime l'idée, d'autant que cela va laisser plus de place à Peter j'imagine. Quoique... Charlie a déjà une remplaçante, une certaine Agent Amy Jessup. Elle a été introduite avec une certaine efficacité mais j'ai bien du mal à la cerner pour le moment. J'ai envie de la détester mais il n'y aucune raison à cela pour l'instant. La romance soudaine entre Broyles et Sharp ne m'a pas plus convaincu que cela mais ça pourrait expliquer pas mal de choses, notamment le divorce du monsieur.

// Bilan // Cela fait un bien fou de retrouver la fine équipe de Fringe, avec un Walter plus en forme que jamais. Il m'a encore bien fait rire, notamment quand il confond les produits dont il a besoin pour une autopsie et les ingrédients du flan qu'il prépare pour l'anniversaire de son fils. Un retour sombre, surprenant et une série toujours aussi efficace, qui profite bien de ses 5 minutes en moins.
18 mai 2009
Fringe [1x 2o]

There's More Than One Of Everything (Season Finale) // 9 28o ooo tlsp.
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Je suis au regret de vous dire que, pour moi, ce Season Finale n'est pas à la hauteur de la première saison de Fringe. Peut-être que j'en attendais trop, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c'est que plusieurs épisodes précédents ont été bien meilleurs, en particulier l'épisode 14, Ability, qui reste mon favori avec Inner Child et The Same Old Story. On ne peut pas dire qu'il était mauvais non plus, loin de là. Mais j'ai ressenti une grande frustration, je pensais en apprendre un peu plus. Au final, nous n'avons que des confirmations. Oui, il existe bien des mondes parallèles. Un en particulier, où se cache le fameux Dr William Bell, dans lequel les tristement célèbres Twin Towers ne se sont pas effondrées et dans lequel Kennedy n'a jamais été assassiné ! En revanche, Obama est bel et bien le nouveau président des Etats-Unis. Il s'installe d'ailleurs avec sa famille dans une nouvelle Maison-Blanche. Qu'est-il arrivé à l'autre ? La rencontre entre Olivia Dunham et William Bell aurait mérité d'être plus longue et plus consistante. L'homme ne dit que quelques mots, on découvre son visage après quelques secondes d'attente supplémentaire, sous les traits de Leonard Nimoy, alias Dr Spock, qui a certainement l'un des visages les plus effrayants du cinéma et de la télévision. Ca me fait penser que je n'ai toujours pas fait honneur à J.J. Abrams en allant voir son Star Trek dans les salles obscures. Y'a pas à dire, il a d'excellentes idées ce monsieur mais il a aussi un sens du marketing aigü !
Les principaux protagonistes les plus mystérieux de la série étaient réunis dans cet épisode. Nina Sharp n'est pas morte, fort heureusement, et elle a été un peu plus bavarde qu'à l'accoutumée. Tout ce qu'elle nous a rééllement appris, c'est le lieu de résidence de Bell et le fait qu'elle pouvait électroniquement converser avec lui. Cela veut donc dire que l'on peut communiquer entre mondes parallèles. Intéressant. The Observer était également présent puisqu'il avait "kidnappé" Walter. Je ne comprends toujours pas de quel coté ce personnage et ses semblables sont ! A priori pas du coté de Bell mais que veulent-ils vraiment ? Qui sont-ils ? En tous cas, j'étais un peu déçu de voir qu'il ne faisait que l'emmener dans sa maison de vacances en bord de mer. C'était joli ceci dit. Heureusement, on se prend en pleine figure une bonne grosse révélation sur Peter : il est mort à l'âge de 7 ans ! Quoiiii ? Le Peter qui évolue sous nos yeux depuis 20 épisodes n'est pas le vrai Peter ? Même si ce n'est pas dit clairement, je suppose que Walter a eu l'occasion d'entrer dans un monde parallèle afin de récupérer une autre version de son fils. Ceci explique le fait que Peter ne se souvienne pas de sa maladie lorsqu'il était enfant. En début de saison, j'ai cru que Peter était un clone. Je préfère nettement qu'il vienne d'un monde parallèle. Toutefois, je ne suis pas fanatique du concept et je reste sur mes gardes. J'attends de Fringe qu'il le réinvente justement et nous en montre autre chose que ce dont on a l'habitude. Je tiens à souligner pour la dernière fois cette saison l'excellente performance de John Noble. Il est fantastique, tant l'émotion, le comique et la folie ! Quelques récompenses seraient les bienvenues. C'est le seul de la série qui puisse y prétendre d'ailleurs. Anna Torv et Joshua Jackson ne sont pas mauvais mais de là à gagner un prix d'interprétation...
Et puis il y a David Robert Jones, qui meurt de façon tragique, coupé en deux par un drôle d'objet sorti tout droit des vieilles reliques de Walter ! Je n'ai pas bien saisi de quoi il s'agissait mais peu importe. Il est mort et ça me déplaît. C'était un des personnages les plus fascinants cette saison et je pensais sincérement qu'il avait un rôle plus important dans la mythologie de la série. Au final, il nous est présenté comme un génie rancunier qui n'avait qu'une seule idée en tête : tuer William Bell qui l'avait renvoyer lorsqu'il a commencé à travailler chez Massive Dynamics trente ans plus tôt. Tout ça pour une simple vengeance ? Je suis déçu. A coté de ça, on a une Olivia relativement transparente alors qu'elle a pris en charisme et en intérêt au fil de la saison. J'ai le sentiment que la saison 2 sera un peu plus tournée vers Peter. Ce qui ne serait pas plus mal puisque l'on sait encore peu de choses sur lui finalement.

// Bilan // La première saison de Fringe aura été intense ! Il s'agit certainement de la meilleure nouveauté de l'année, tout à fait à la hauteur du buzz qui a précédé son lancement l'été dernier. Ce Season Finale n'est pas à la hauteur, à mon sens, mais ça ne m'empêche pas d'avoir trèèèèèèèès envie de voir la suite. Sans vouloir mettre la charue avant les boeufs, j'ai la sensation que les choses sérieuses vont vraiment commencer maintenant et que l'on n'est pas au bout de nos surprises...
// Bonus // Premier trailer de la saison 2 ! (les images proviennent certainement de l'épisode déjà tourné !)
11 mai 2009
Fringe [1x 19]

The Road Not Taken // 9 25o ooo tlsp.
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Avant toute chose : j'adore le titre de l'épisode -The Road Not Taken- et le principe qu'il implique et qui explique, entre autres, les fameuses sensations de Déjà Vu. Chaque être humain fait des choix et chaque choix correspond à un monde. Les choix qui n'ont pas été faits existent et correspondent aux mondes parallèles. Ainsi, dans un monde parallèle au nôtre, les parents de J.J. Abrams auraient pu décider de ne pas le concevoir et il n'y aurait alors jamais eu de Lost, de Alias et de Fringe ! Un monde bien triste en somme. A cause des traitements qu'elle a reçu lorsqu'elle était enfant, Olivia Dunham expérimente (pourquoi maintenant ?) des voyages brefs dans ces mondes parallèles. C'est ce qui va lui permettre d'élucider l'affaire du jour portant sur une femme victime d'auto-combustion spontanée ! C'est le cas bateau auquel toutes les séries fanstatiques ont eu recours à un moment ou à un autre, des plus réussies aux plus mauvaises d'ailleurs. On sait dans quelle catégorie se place Fringe. Même si je n'en ai pas un souvenir précis, il me semble que X-Files l'a déjà fait par exemple. L'enquête n'est clairement pas passionnante comparée à d'autres, ni même impressionnante, mais elle offre un petit twist qui réveille : le responsable n'est autre que ce co***rd d'Inspecteur Harris (!), qui travaillait donc pour le compte de William Bell. Etant donné que l'on entendait plus parler de lui, je l'avais un peu oublié et puis j'étais resté sur l'idée que c'était un simple emmerdeur. Olivia lui a réglé son compte une bonne fois pour toutes : jouissif !
A l'approche du Season Finale, les pièces du puzzle se rejoignent et il n'en reste véritablement plus qu'une à découvrir en chair et en os : ce cher William Bell. J'étais persuadé qu'il allait débarquer à la fin de l'épisode en guise de cliffhanger mais pas du tout. Les scénaristes ont fait un choix bien plus surprenant : tuer Nina Sharp, ou en tous cas lui faire du mal, et faire enlever Walter par The Observer car "It's Time To Go". Voilà qui est très excitant et qui promet pour la suite ! J'espère quand même que Nina Sharp n'est pas morte, on l'a si peu vue finalement. Quel est son véritable rôle dans tout ça ? Complice de William Bell ou simple marionnette ? Et puis ces mondes parallèles alors ? Doit-on s'attendre à une grande guerre pour la saison 2 ? Cela me paraît assez peu probable, il ne faut pas oublier qu'on est sur la FOX et qu'il faut que la série reste grand public. Et quelque part, ça me va comme ça. Je n'ai pas envie que Fringe se transforme en un Sliders nouvelle génération. La série est en tous cas pleine de promesses, ça se confirme. J'espère que l'on ne va pas être déçus à l'arrivée...

// Bilan // Encore 49 minutes passées scotché devant Olivia Dunham et ses compagnons. Fringe a cet aura (mérité) qui fait d'elle déjà une grande !
30 avril 2009
Fringe [1x 18]

Midnight // 9 62o ooo tlsp.
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Ca faisait un sacré bout de temps qu'un épisode de Fringe ne m'avait pas déplu. Ca a dû arriver quoi ? Deux fois ? Le début de celui-ci m'a fait craindre le pire. J'avais peur que l'on se dirige vers un loner sans grand intérêt, plus proche de NCIS ou Les Experts qu'autre chose. Quelque part, une partie de l'enquête s'inscrivait bien dans cette tradition, l'hémoglobine et les dents de vampire en plus ! Heureusement, l'ensemble a rapidement pris un virage mythologique et là, c'est devenu intéressant. Je n'irai pas jusqu'à utiliser le mot passionnant. Pour parler rapidement de ce qui n'allait pas, je citerai avant tout la lenteur de l'enquête et sa trop grande prévisibilité. Rien que dans la première scène, on devine assez rapidement que le prédateur n'est pas celui que l'on veut nous faire croire. D'un autre coté, ça permet une petite originalité dont il aurait été dommage de se passer. Ensuite, on met un peu de temps à nous révéler les véritables intentions du scientifique alors qu'elles sont relativement évidentes depuis le départ. Puis finalement l'enquête prend un virage classique avec la recherche de la bête, un peu comme dans l'épisode précédent d'ailleurs et quelques autres. Même s'il y a cet aspect scientifique qui différencie Fringe de toutes ses consoeurs, je préfère quand elle s'embarque dans des phénomènes plus étranges et impressionnants. Il n'y avait pas grand chose d'impressionnant dans cette femme. J'ai noté deux-trois facilités qui m'ont également gâché le plaisir : lorsque la bête saute sur Olivia dans la voiture, elle aurait dpu logiquement la déchiqueter aussi sec, comme elle l'a fait avec les autres. Au lieu de ça, elle prend son temps et permet à Peter de sauver la situation. Autre chose : je sais bien qu'il faut rendre Astrid utile d'une manière ou d'une autre mais le coup du "Cet homme sent l'alcool => il doit traîner dans les bars => il a certainement un tatouage sur la main" était trop facile.
La partie intéressante ne concerne pas l'enquête en elle-même mais le personnage de Nicholas Boone qui semble savoir pas mal de choses sur le fameux ZFT. C'est en tous cas la promesse que l'on nous fait et au final, il n'indique qu'une chose dont on se doutait un peu : William Bell n'a pas seulement créé Massive Dynamics, il aussi fondé ZFT ! On parle de plus en plus de lui, on devrait le rencontrer rapidement ! Les dialogues entre Walter et Nicholas sont intéressants, on sent bien qu'il y a matière à lire entre les lignes. De toute façon, là encore, on sait bien que Walter est impliqué et pas qu'un peu ! Il a quand même écrit le Manifeste. Boone parle de créer "A Human Nightmare", ce serait le but de ZFT. Pas très clair tout ça. On en apprend donc davantage sans vraiment rien apprendre de nouveau, c'est la méthode Abrams et ça lui réussit toujours bien. A part ça, l'ex de la soeur d'Olivia veut divorcer et récupérer la garde de la petite. A moins que Rachel soit impliqué d'une manière ou d'une autre dans le ZFT, ça n'a pas grand intérêt. Oui, ça humanise Olivia mais je pense que c'est bon là, elle est suffisamment humanisé.

// Bilan // Un épisode prévisible et plan-plan, rempli de défauts, mais qui a tout de même un certain charme de par son aspect mythologique.
23 avril 2009
Fringe [1x 17]

Bad Dreams // 1o 45o ooo tlsp.
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Le début de cet épisode, un peu longuet et pas aussi efficace que d'habitude, laissait présager d'un épisode moyen, farfelu voire tiré par les cheveux. Eh bien pas du tout. Oh, farfelu, oui, ça l'était. C'est Fringe quoi ! Mais ce n'était pas ennuyeux du tout, c'était même passionnant malgré un rythme moins soutenu que d'habitude et finalement assez peu d'action. Olivia souffre de mauvais rêves, mais vraiment très mauvais puisqu'elle y tue des gens... pour de vrai ! Rêve prémonitoire ? Non, pas du tout. Olivia était possédée par son alter-ego, si l'on peut dire. Celui avec qui elle a partagé quelques moments difficiles de son enfance lorsqu'elle était l'objet d'expérimentations étranges. Et même si l'on s'en doutait un peu, nous en avons eu confirmation : ceux qui étaient derrière ces tests sur des enfants portent les noms de William Bell et Walter Bishop ! Tout s'explique.
On reparle du fameux manifeste écrit par Walter sur les soldats d'une armée et des mondes parallèles. Où est-ce que tout cela va nous mener ? Je me le demande. Il faut s'attendre à ce que Nina Sharp soit étroitement liée à ces expériences et à découvrir que Broyles est dans la confidence depuis le début. Concernant William Bell, il semble qu'il ait rendu une petit visite à l'ami d'Olivia, Nick. "I think they meant for us to forget. I did what they told us. I waited to be called up, stayed fit, stayed focused, stayed ready, the call never came. It never came. That man with the glasses showed up at the hospital. He spoke all the old words. He said, they're coming, what was written will come to pass. He said he knew how to wake me up. I want to stop hurting people." Nul n'ignore que Leonard Nimoy (Mr Spock de Star Trek) a été casté pour interpréter prochainement William Bell. J'ai hâte de faire sa connaissance, pas vous ?
Tandis que Peter est toujours en retrait, c'est le cas depuis plusieurs épisodes, Olivia confirme son statut d'héroïne à la Sidney Bristow. Les points communs entre les deux personnages sont de plus en plus nombreux, et encore je dis ça en n'ayant pas vu grand chose d'Alias (je vais me rattraper cet été, c'est promis). L'humour était un peu moins présent dans cet épisode que dans les deux précédents, le trouillomètre et le dégoût n'étaient pas vraiment de sortie mais la fascination, en revanche, était plus que jamais au rendez-vous ! Par contre, j'essaye d'oublier cette scène presque ratée sur le toit de l'immeuble où l'on avait l'impression d'assister à un terrible remake de cette bouse infame qu'est le film Phénomène(s). Sinon, les pervers ont été servis avec une vraie-fausse scène saphique entre Olivia et une strip-teaseuse qui s'embrassent goulûment.

// Bilan // Voilà un épisode mythologique fascinant, à défaut d'être véritablement surprenant. J'ai vraiment le sentiment de regarder une série ambitieuse, tant visuellement que scénaristiquement, qui se révèle un peu plus à chaque épisode et qui intrigue. Je comprends que certaines personnes passent à coté : elle demande de l'implication, de l'attention... un peu comme Lost quoi.



