Des News En Séries, Le Blog

Retrouvez les dernières news sur vos séries préférées ainsi que les critiques des derniers épisodes diffusés. En partenariat avec le forum Des News En Séries (http://www.desnewsenseries.com)

06 septembre 2009

[Soaps] Ca te barbera ?

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MSME récidive sur le blog ! Après sa rétrospective sur V, en attendant le remake, il nous parle d'un genre en perdition, qui tente pourtant chaque année de retrouver un peu d'éclat sans jamais y parvenir (Dirty Sexy Money, prochainement Melrose Place nouvelle génération ?) : le SOAP ! C'est un de ses vices : la preuve !


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   Combien de fois avez-vous entendu ou même prononcé cette phrase : « Même si t’as loupé le feuilleton pendant 6 mois, c’est pas grave, tu comprendras tout sans problème! » ? Et bien, nous pourrions presque considérer que c’est la définition la plus parfaite du soap opera. Une définition plus précise nous permettrait de distinguer les soap quotidiens, diffusés en journée, et les soap hebdomadaires, diffusés en soirée. Mais, premièrement, pourquoi ce nom d’opera savon ? Tout simplement parce que, à l’origine, ces feuilletons -d’abord radiodiffusés- étaient sponsorisés par des marques de savon ou autres produits d’entretien. Accessoirement, nous ajouterons que ce genre de feuilleton sent beaucoup plus le savon que la foufoune puisque, même si les histoires de fesses sont le moteur principal des intrigues, les dialogues et les situations restent toujours extrêmement chastes. Pas un mot de travers ! Tout doit être propret ! Vous imaginez Victor dans « Les feux de l’amour » promettre à Nikki de lui casser ses petites pattes arrières? Non, c’est juste impossible.

   Mais, au fait, ce genre de programme télé, c’est supposé plaire à qui? Les cibles des soap opera sont souvent nos grands-mères : ça leur permet d’avoir une compagnie. Ou bien encore nos mères quand elles ne travaillent pas. Ou tout simplement les jeunes (lycéens, étudiants) qui végètent devant ces imbécillités hypnotiques, puisque, il faut l’avouer, quand on commence, on ne peut plus s’arrêter ! Et les américains ont du savoir-faire en la matière pour nous garder en éveil (ou en demi-sommeil) pendant des semaines. Pour preuve, quand le héros d’un soap doit révéler quelque chose d’extrêmement grave à son meilleur ami, cela se déroule durant 4 épisodes minima, envolées dialoguistes à l’appui :


santabarb- Brian, j’ai quelque chose à te dire …. (méga gros plan de la mort qui tue sur le visage grave de Brandon)
- Qu’est-ce qui ne va pas Brandon ? (zoom sur le sourcil en circonflexe de Brian)
Fin de l’épisode
- C’est très grave Brian … (la voix de Brandon s’étrangle)
- Mais tu m’fais peur Brandon … (la lèvre supérieure de Brian se crispe)
Fin de l’épisode
- Alors Brandon, tu vas cracher le morceau (Brian commence à s’énerver, nous aussi)
- Ok, assis-toi (musique assourdissante pour alourdir ce suspense insoutenable)
Fin de l’épisode
- Matthew a une liaison avec ton ex-petite amie, Sandy, uniquement pour rendre jaloux ta mère qui souhaitait que tu renoues avec cette fille et qui voulait surtout garder Matthew comme amant, au nez et à la barbe de ton beau-père, celui qui t’a frappé pendant des années, alors que tu n’étais encore qu’un enfant de 5 ans au moins. Matthew a même dit qu’il tuerait ton beau-père si tu intervenais pour lui reprendre Sandy, qui est la fille de ton oncle !
- C’était une menace ?
- Non, c’est une promesse !!!!!
Et voilà, il vous a fallu 4 épisodes pour connaître le nœud de l’intrigue et si, par hasard, vous loupez cet épisode fatidique, celui qui expédie l’histoire en deux coups de cuillère à pot et qui tisse l’intrigue pour les 15 mois à venir, vous avez raté la scène dramatique de l’année… Vous comprenez alors mieux qu’on puisse devenir addicts, n’est-ce pas ?

   Trêve de plaisanterie : un soap s’appuie sur de multiples intrigues parallèles et enchevêtrées, impliquant un nombre conséquent de personnages : il s’agit souvent des membres de deux familles que tout oppose mais que la haine stimule avec ardeur. Evidemment, l’ensemble est mené sans grande crédibilité ni fine psychologie, à grands coups de cliffhangers répétitifs, sur un nombre impressionnant d’épisodes. Pour citer un exemple, prenons Dallas (qui n’est pas à proprement parler un soap mais qui en utilisa avec malice toutes les ficelles) : au cours de la saison 1, le personnage de Ray Krebbs couche avec la petite-fille de Jock Ewing, Lucy. Trois ou quatre saisons plus tard, Ray apprend que Jock est son père et que, donc, Lucy est sa nièce. Pensez-vous que cela lui tortura l’esprit ? Pas une seule seconde !!! Ce qui est un peu fort de café, vous en conviendrez.

   Mais la vraisemblance n’a pas sa place dans le soap opera : combien de personnages sont morts pour mieux être ressuscités quelques mois plus tard ? Combien de jeunes hommes se sont découverts des jumeaux maléfiques voulant prendre leur vie, leur femme, leur enfant ? Combien de mariages interrompus par un meurtre ou par un « oui, moi » suite à la question « si quelqu’un s’oppose à cette union, qu’il le dise maintenant ou se taise à jamais » ? Combien de crimes impunis pour permettre au méchant de faire et refaire des milliers de vacheries ? Dans les « Feux de l’amour », l’héroïne Cricket Blair s’est même mariée avec son violeur… Elle devait avoir la mémoire courte (et les scénaristes aussi).

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   Si les américains sont les rois en la matière, les brésiliens ne sont pas en reste avec leur télénovelas. Nous, pauvres français, on s’essaie tant bien que mal au genre. Et le nombre d’échecs est hallucinant : Riviera, pâle copie de Santa Barbara, dans des décors de carton-pâte, Cap des pins, Cinq sœurs, Voisins Voisines et j’en passe. Une seule série est parvenue à sortir du lot avec brio : Plus belle la vie. Elle respecte les codes du soap (meurtre, enlèvement, enfant adoptif, fausse mort) tout en apportant une french touch non négligeable. Evidemment, mettre Plus belle la vie en concurrence avec les journaux télévisés était particulièrement culotté, mais, au final, cette contre programmation s’est avérée payante et lui a peut-être permis de s’envoler vers les hautes sphères de l’audimat.

Terminons en beauté avec quelques soap operas américains incontournables.
- Amour, Gloire et Beauté, série dans laquelle Ridge Forrester a épousé plusieurs fois Taylor qui ne cesse de mourir et de réapparaître en pleine forme.
- Les feux de l’amour, qui permet à Monsieur Moustache alias Victor Newman de tremper son biscuit dans tout ce qui s’apparente à une femme. Seule la jument semble résister à ses assauts….
- Sunset Beach, où une jeune intrigante tenta d’injecter du sperme, à l’aide d’une pipette, dans le vagin de sa rivale
- Hospital central, Guiding light (qui s'achève cette année) ou encore One life to live qui passionnent les américains depuis plus de 40 ans ….

    Maintenant, tous à vos plumes et faites-nous le résumé des 5956 derniers épisodes des Feux de l’amour !

04 août 2009

[Série (Cul)culte] V : Les Visiteurs

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Exceptionnellement, je laisse la parole à MSME, fidèle lecteur du blog et bien plus que ça, pour vous parler d'un monument de la télévision : V ! Avec un remake sur le point de débarquer (le 3 Novembre 2oo9), il était temps de faire un point ce qu'a été cette série...


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   « V » : tous les trentenaires et plus se souviennent de cette série multirediffusée (sur France 2, M6 et autres chaines de la TNT). Le pitch était assez simple : des hommes s’organisent pour résister face à des envahisseurs extra-terrestres. Résumé ainsi, on pouvait presque croire que l’ensemble était assez creux. Que nenni ! Le traitement de ce monument de la SF 80’s valait particulièrement le détour puisqu’il jouait de métaphores avec la seconde guerre mondiale, le régime nazi, les jeunesses hitlériennes et toutes les formes de résistances passées, présentes et futures… Pour établir un nouveau cliché, « V » était « holocauste version petits hommes verts ». Car, oui, les envahisseurs étaient verts…. Pour être plus précis, on ajoutera qu’ils étaient vert lézard : en effet, derrière ces extra-terrestres visiblement plein de bonnes intentions envers les terriens se cachaient d’affreux reptiles qui souhaitaient simplement faire de notre planète leur nouveau garde-manger ! Et niveau effets spéciaux, c’est sur ce point que se jouait toute la crédibilité de la série : les extra-terrestres avaient des yeux de chats, une langue de vipère, une peau d’homme dissimulant une peau de lézard bien gluante, des gosiers assez flexibles pour laisser passer des rats, hamsters, souris et autres friandises. Bref, tout ceci relevait de l’inédit quand « V » débuta en 1983. Evidemment, de nombreuses histoires parallèles se mêlaient à la grande histoire de la série : deux frères, l’un voyou, l’autre médecin, devaient apprendre à s’entraider. Le héros résistant luttait contre sa propre mère collabo auprès des envahisseurs. Quelques extra-terrestres trahissaient leur propre camp. Sans oublier les habituelles courses au pouvoir, les trahisons, les meurtres, les enlèvements, les vengeances, les attentats, les complots et tous les ingrédients inhérents à ce genre de programme télévisé.

   Parler de « V » sans évoquer ses trois héros principaux serait un manquement évident. Nous avions donc, coté résistant, Mike Donovan (interprété par Marc Singer), bellâtre body-buildé sauvant le monde tel un Bruce Willis bondissant, et Julie Parrish (Faye Grant), femme forte mais vulnérable incarnant- un peu contre son gré – la chef de la résistance. Coté envahisseur, le public n’avait d’yeux que pour Diana (Jane Badler), équivalent lézard d’un J.R. Ewing à l’époque : une ordure en jupon, ou plutôt en tunique rouge, vêtement principal de ces chers extra-terrestres.

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L’air de rien, « V » a largement marqué les esprits et fortement inspiré d’autres produits de science-fiction, le meilleur exemple étant le film Independance Day qui commence exactement de la même manière que la série : des soucoupes volantes se placent au-dessus des plus grandes villes du monde. Mais alors, pourquoi avoir intitulé cet article « série (cul)culte » ? Tout simplement parce que, aujourd’hui, « V » a les défauts de son grand âge et de son aspect inédit : les effets spéciaux sont un peu dépassés, les dialogues sont parfois manichéens et minimalistes, et un personnage appelé « l’enfant stellaire » est venu ajouter une petite couche de guimauve bien sucrée à l’ensemble. Sans cela, tout aurait été parfait !

   Il n’y a pas que « V » qui était un véritable feuilleton ! Les multiples rebondissements dans les coulisses valaient aussi leur pesant d’or. Au départ, « V » (qui signifie Victory pour victoire et non Visitors pour visiteurs) était une mini-série de 2 fois 100 minutes écrite et réalisée par Kenneth Johnson. Lors du tournage de la seconde mini-série (3 fois 90 minutes), Johnson fut complètement écarté du projet. Devant le succès de ces 5 épisodes, le réseau NBC réclama une saison entière, sans pour autant offrir de moyens suffisants ! Alors que 26 épisodes devaient être tournés, 19 seulement furent réalisés et diffusés en raison du manque d’audience. La série ne connut donc pas de fin digne de ce nom… Et pendant ce temps, Kenneth Johnson réécrit l’histoire en la reprenant à la fin de la première mini-série et sans tenir compte de tout ce qui a suivi. D’infos en intox, on lui prête pour intention de réaliser une nouvelle saison ou encore un film, sans qu’on en voit le bout de la queue d’un lézard…. Malheureusement pour lui (et heureusement pour nous ?), il s’est fait griller la priorité par Scott Peters, le père des 4400, qui planche actuellement sur une version hightech de « V ». Cette nouvelle mouture devrait voir le jour dès novembre 2009 avec quelques visages familiers des amateurs de séries télé : Elizabeth Mitchell (fraichement débarquée de « Lost » et de son jeu de piste scénaristique) et Scott Wolf (le mini Tom Cruise de « La vie à cinq »). C’est sans crainte que je vous affirme que ce nouveau « V » est attendu comme le messie. Le premier épisode devrait d’ailleurs réaliser un carton d’audience, regroupant les fidèles de la première version, leurs enfants et les amateurs de science-fiction. Pour la suite, tout dépendra des scénaristes… En espérant que, cette fois-ci, nous ayons une fin !

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// Bonus // Une bande-annonce de la version 2009, qui, soit dit en passant, a jusqu'ici récolté de bonnes critiques dans la presse américaine pour son pilote !

29 août 2008

The L Word [Saison 1]

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Suite à l`article fort élogieux de Tristana publié au début de l`été sur le blog (que vous pouvez toujours consulter ICI), j`ai décidé de me lancer dans le visionnage de la saison 1 de The L Word, série qui, rappelons-le, raconte les joies et les déboires d`un groupe d`amies lesbiennes dans un Los Angeles branché et résidentiel. Je tiens donc à remercier Tristana pour cette découverte. Si cette première saison est loin d`être parfaite, elle a le mérite de nous présenter des personnages attachants tout en bousculant l`ordre établi. Puisque la comparaison est inévitable, autant commencer par cela : The L Word propose un melting-pot des sexualités, au contraire de sa grande soeur Queer As Folk qui restait confinée dans un communauté très fermée où l`on voulait presque nous faire croire parfois que l`homosexualité était la norme, que tous les habitants de Pittsburg, ou presque, étaient homosexuels ! The L Word a le mérite de parler de toutes les formes de sexualité. Le plaisir saphique est évidemment davantage traité mais certains personnages sont hétérosexuels, d`autres sont des homosexuels en devenir et d`autres sont bisexuels ou à la recherche de leur identité sexuel. Ca fait beaucoup de "sexuel", oui. C`est vrai que la série n`est pas avarde en scènes érotiques mais elles ne sont jamais gratuites et elles sont superbement filmées, au plus près des corps et des souffles. 

Je dois bien avouer que le pilote ne m`avait que très moyennement convaincu. On sentait le potentiel de la série mais, malgré sa durée d`1h1o, il n`avait pas réussi à présenter tous les personnages de manière claire. Il y a beaucoup de personnages et seuls trois ou quatre étaient vraiment mis en avant, tandis que les autres étaient là, tapis dans l`ombre, prêts à raconter leur histoire à eux mais sans jamais qu`on leur en donne la possibilité. Cette erreur a été réparée par la suite, dès le deuxième épisode, et chacune des filles a eu sa ou ses storylines. Un désèquilibre subsiste toujours mais il est moins prononcé. Puisque l`on en est à parler des mauvais points, autant parler tout de suite des scènes inaugurales de chaque épisode. Elles font la singularité de la série mais elles sont trop souvent déconnectées. Ma favorite, pourtant très déconnectée, était celle du policier qui se fait faire une pipe dans les toilettes d`un bar et qui coffre ensuite le pauvre gamin pour racollage. On le revoit plus tard dans l`épisode qui arrête une des filles et il en profite pour tenir un discours à vomir sur lè homosexualité. Ca, c`était bien vu. Après, d`autres scènes teaser sont bien moins réussies, voire carrément ratées. Je ne sais pas si cela va perdurer dans les prochaines saisons mais si ces scènes venaient à disparaître, elles ne me manqueraient pas. Autre problème : la durée des épisodes. La norme sur le câble est de 50 minutes. The L Word s`y plie. Mais là où ces 5o minutes sont par exemple parfaitement utilisées dans Dexter, elles sont souvent gâchées dans The L Word par des lenteurs exagérées. Plus d`une fois je me suis ennuyé devant la série et ça n`est jamais bon signe. Ca manque de rythme. Pourtant, le season finale d`une durée précise de 58 minutes, a parfaitement su les utiliser pour faire quelque chose de rythmé et de prenant. C`est donc possible.

L_Word_2004_6Le point fort de la série vient des personnages. Ils se révélent au fur et à mesure et déjà en une saison, on perçoit une certaine évolution chez bon nombre d`entre eux. Celle par qui la série est introduite, Jenny, est un personnage ambigü, qui suscite chez moi à la fois l`intérêt et l`agacement. A travers elle, nous entrons les yeux grands écarquillés dans le monde des lesbiennes. On se rend très rapidement compte que c`est un monde très proche de celui des hétéros. Jenny se pose trop rapidement à mon goût des questions sur sa sexualité. Elle arrive à Los Angeles, c`est la parfaite minette hétéro, et en une rencontre, son monde bascule. C`est un peu trop gros. Par la suite, ses états d`âmes sont mieux développés et on comprend pas mal de choses. Sa relation avec Tim est passionnante car en constante évolution, passant d`un sentiment à un autre. Marina est là, au milieu de tout ça, avec sa froideur et son mystère forcément attirants. Si Karine Lombard joue souvent comme un pied (est-ce à cause de son accent ?), son personnage n`en est pas moins fascinant ! Dans le season finale, on comprend que derrière cette apparente force se cache une grande fragilité. J`ai hâte que cet aspect de sa personnalité soit plus mis en avant et qu`on la découvre sous un autre jour.

Bette et Tina forment le couple stable de la série. Ensemble depuis déjà plusieurs années, elles envisagent au début de la série de faire un enfant. Tout ne se passera pas comme prévu et que le projet sera momentanément abandonné. Elles me font énormément penser au couple de lesbiennes de Queer As Folk. On retrouve le même schéma et j`ai un peu peur de ne pas être supris, du coup, sur la longueur. C`est typiquement le genre de couple qui va constamment s`aimer et se déchirer jusqu`à ce qu`elles comprennent qu`elles sont faites l`une pour l`autre et que tout se termine sur un happy-end. Malgré ceka, j`ai beaucoup aimé suivre leurs aventures et surtout leurs épreuves. Tina a dû faire face à une fausse couche tandis que Bette la trompait. Elles sont responsables toutes les deux de la plus belle scène de cette première saison, et une des plus belles scènes que j`ai eu l`occasion de voir à la télévision, dans le season finale. Tina vient d`apprendre que Bette la trompe et elles partent dans un corps à corps passionné où l`amour et la violence s`entremêlent. Cette scène est magnifique et marquante.

Alice est un des personnages que l`on connaît le moins. On sait qu`elle a une mère envahissante, qu`elle est bisexuelle et c`est à peu près tout. Ah si, c`est l`amie fidèle, celle qui est toujours là pour les autres. Je l`aime bien mais je reste pour le moment sur ma faim la concernant. Le personnage de Dana a été davantage exploré. C`est la tennis-woman qui n`a pas encore fait son coming-out ni familial ni public et qui a un coeur d`artichaud en plus d`être assez influençable. Elle est parfois touchante mais elle ne m`accroche pas plus que ça. Quant à Kit, c`est la demi-soeur de Bette, hétérosexuelle, chanteuse has been et ancienne alcoolique. Je l`aime bien elle aussi et ses failles semblent intéressantes. Pour le moment, on est encore pas mal dans le flou et on ne sait pas grand chose de son passé, ni le pourquoi de se failles. Et puis il y a Shane, la Brian Kinney au féminin-masculin, qui tombe amoureuse alors qu`elle s`était promise que ça n`arriverait jamais afin de ne pas souffrir. J`ai un peu de mal avec elle pour le moment. Je la trouve un peu dure. Puis on ne sait quasiment rien d`elle. A creuser donc.

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Bilan // La première saison de The L Word est une agréable mise en bouche. Agréable à l`oeil, on se laisse tenter et on y goûte. La première bouchée déstabilise, on est presque déçu car on s`attendait à une saveur plus prononcée puis, après plusieurs bouchées, on se rend compte que c`est avec le temps qu`elle s`apprécie. Une fois la bouchée terminée, on en redemande ! Ca doit être un peu comme un premier cunilingus, en fait.

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03 août 2008

[Focus Retro] Best-Of

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Depuis la création du blog, j`ai eu l`occasion de vous parler de nombreuses séries différentes, notamment dans la rubrique Focus Retro. Voici un florilège du pire et du meilleur de cette rubrique, un peu de lecture pour vos longues journées ou nuits d`été !

Cliquez sur l`entre-crochet pour la critique complète ;-)

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Damages [Saison 1]

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30 Rock [Saisons 1 & 2]

Ugly Betty [Saison 1]

Meadowlands [L`intégrale]

Skins [Saison 2]

The Comeback [L`intégrale]

Committed [L`intégrale]

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Queer As Folk [L`intégrale]

The OC / Newport Beach [L`intégrale]

Everwood [L`intégrale]

Wonderfalls [L`intégrale]

Skins [Saison 1]

(to be continued ...)

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07 juin 2008

Meadowlands

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J'ai toujours eu une dent contre les séries anglaises, allez savoir pourquoi ! Il faut dire que je n'aime pas du tout les Doctor Who, Hex et autres Torchwood. Puis Skins est arrivée et là, j'ai commencé à raviser mon jugement. Au tour maintenant de Meadowlands, que Canal + diffuse actuellement chaque jeudi soir, de m'impressionner. Le pilot m'a fait beaucoup d'effet, le second épisode aussi. Ensuite, j'ai été un peu moins emballé mais globalement, c'est vraiment bien ! Vi vi, je vous assure. A noter qu'il s'agit d'une co-production entre Channel 4 et Showtime. Faute d'audience, la série ne compte que 8 épisodes et une unique saison.

Ca commence un peu comme The Riches (je ne sais pas laquelle à copier l'autre) et ça va très vite beaucoup plus loin. Dans le premier épisode, les Brogan débarquent les yeux bandés, dans une nouvelle ville appellée Meadowlands. Il y a les parents, Danny et Evelyn, et il y a les enfants, Zoe et Mark. Ensemble, ils vont très vite comprendre que cette ville est très particulière puisque tout comme eux, ceux qui y vivent font parti d'un programme de protection des témoins britanniques. Il y a dans cette ville, des gens dangereux, au passé lourd, très lourd. Ainsi, on se retrouve plongé dans un univers très noir et très mystérieux qui fait inmanquablement penser à la série culte Twin Peaks. On y retrouve une dose de violence, tant physique que psychique mais aussi une grande part d'étrangeté. Chaque personnage possède son secret et agit bizarrement afin de le garder. On pourrait même parler de folie pure et simple concernant certains (je pense au policier de la ville notamment). Les premiers épisodes sont particulièrement malsains, à travers le personnage très animal de Jack Donnelly. C'est une brute épaisse, une bête, assoiffée de sexe violent. Il n'a pas de limites. Il porte ainsi à bout de bras les premiers épisodes.

La série possède aussi un humour décalé, noir, une fois de plus un peu à la Twin Peaks. Cet aspect s'efface plus on s'éloigne du pilot et c'est dommage. Le père Brogan est probablement le personnage le plus cliché de la série, le plus énervant. Il veut faire justice seul, il commet beaucoup d'erreurs et la folie le guette, lui aussi. Sa femme est bien plus intéressante, notamment à travers sa relation avec le médecin de la ville, fou d'elle. Evelyn et Danny forment un couple soudé avant que tout ne parte en éclat. Les enfants sont passionnants mais peut-être sous-exploités. Zoe joue le rôle de la rebelle de la famille, l'effrontée qui n'a peur de rien ni de personne et qui sait user de ses charmes quand le besoin se présente. Son frère jumeau, Mark, est très androgyne et très perturbé. Il va vivre une relation amoureuse avec sa voisine, qui a au moins 2o ans de plus que lui. Là aussi, la série ose traiter d'un thème tabou, peu exploité à la télévision.

Meadowlands est une série qui impressionne dès le premier épisode mais qui ne tient pas toutes ses promesses. Elle est unique, c'est la raison pour laquelle tout sériphile se doit de la regarder, mais elle n'est pas aboutie. Le fait qu'elle n'ait duré qu'une saison est évidemment une explication possible à cela. Avec plus de temps, elle aurait pû aller beaucoup plus loin. Mais néanmoins, la qualité baisse au fil des épisodes, à l'exception du dernier qui est très bon.  Le cliff' final est impressionnant et osé.

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Les premières minutes à découvrir ... :

 

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19 avril 2008

Wonderfalls

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Avant de nous offrir le bijou que constitue Pushing Daisies, et juste après avoir lancé la très bonne Dead Like Me (et avant de se fourvoyer dans Heroes), Bryan Fuller avait créé une petite série bien sympathique, j'ai nommé Wonderfalls. Moins bonne que ses deux autres créations, elle n'en est pas moins intéressante. C'est l'histoire de Jaye, une fille un peu paumée qui s'ennuie terriblement dans la vie, jusqu'au jour où les objets inanimés de la boutique de souvenirs où elle travaille se mettent à lui parler ! Dès lors, Jaye, qui était très nombriliste et égoïste, va devoir s'occuper un peu des autres et ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure. Cela ne se fera pas sans heurts. Entre ces objets qui lui ordonnent de faire n'importe quoi, mais toujours dans un but précis, et les membres excentriques de sa famille qui ne lui laissent pas un moment de répit, la vie de Jaye va changer du tout et tout. Sa rencontre avec le bel Eric, adorable mais marié et déprimé, va encore plus compliquer les choses !

Ceux qui ont aimé Dead like Me aimeront sûrement Wonderfalls. En effet, Jaye et Georgia sont deux héroïnes très proches l'une de l'autre. Quand on regarde bien, il n'y a pas grand chose qui les différencient, si ce n'est qu'une d'elle est morte. Elles sont toutes les deux amères, acerbes, négatives, touchantes et drôles à la fois. Elles ne croient pas en l'amour et globalement, elles ne croient pas en grand chose. Elles sont attachantes en tous cas. Et pour recentrer les choses sur Jaye, on découvre en elle, petit à petit, un coeur qui ne demande en fait qu'à tomber amoureux ! Toute cette amertume c'est pour mieux cacher la guimauve qui coule dans ses veines. C'est un personnage très attachant, particulièrement dans sa folie. Ceux qui l'entourent ne sont pas en reste. A commencer par sa meilleure amie, Mahandra. Très discréte au début, elle a rapidement su s'imposer. Comme tous les personnages secondaires, elle apporte une bonne dose d'humour et de loufoquerie. Sharon, la soeur de Jaye, est sûrement mon personnage préféré ! Avocate et lesbienne honteuse, ses réflexions sont à mourir de rire. Des liens se tissent entre elle et sa soeur au fur et à mesure que celle-ci plonge dans la folie avec ces objets qui lui parlent constamment. Puis il y a le frère de Jaye, le genre de grand dadet un peu Tanguy qui fait fondre les filles. C'est Lee Pace qui l'interpéte ! Il deviendra par la suite le Ned de Pushing Daisies. Les parents de Jaye ne sont pas présents dans tous les épisodes, mais quand ils le sont, c'est fou rire assuré ! Ils sont totalement à coté de la plaque tout le temps et c'est très drôle. Reste Eric, le prétendant de Jaye, un peu trop lisse pour que l'on s'y intéresse vraiment. On ne sait pas ce qu'elle lui trouve mais dans les derniers épisodes, il est à l'origine d'excellentes scènes, plutôt tristes.

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L'action se déroule près des chutes du Niagara, ce qui confére à la série un atmosphère un peu différent de ce que l'on a l'habitude de voir. Ce n'est pas juste un décor, ça va plus loin que ça. Les mythes et les légendes qui entourent les chutes, ainsi que les coutûmes et traditions de la région, sont évoquées. Je pense à cet épisode qui met en scène une femme qui a traversé les chutes dans un tonneau quarante ans plus tôt ou encore la fameuse légende de la Maid of the Mist autour de laquelle s'articule le pilot. Les indiens ne sont pas loin, un épisode leur est consacré. Pas le meilleur d'ailleurs. La frontière avec le Canada est toute proche, Jaye va la franchir le temps d'un épisode. Le meilleur pour moi. Le fait que chaque épisode se concentre sur une personne que Jaye doit sauver a malheureusement ses limites. Toutes les histoires racontées ne sont pas bonnes. Le plus intéressant réside plutôt dans les intéractions entre les personnages et l'avancement de leurs intrigues respectives. Ce qui sauve véritablement la série, c'est l'humour ! Il est constant et il est original. Il passe surtout par les dialogues et les réflexions de chacun. Il passe aussi par les situations, notamment quand Jaye se retrouve à faire des choses contre sa volonté et que personne ne comprend quelle mouche a bien pû la piquer pour faire ce qu'elle fait !

Au final, je dirais que Wonderfalls est une série sympathique, pas prise de tête, plutôt marrante, originale et bien fichue. Elle n'a pas fonctionné sur la FOX, ça a même été un bide retentissant. Quelque part, c'est pas plus mal. Je ne voyais pas la série durer bien longtemps. Les 13 épisodes se suffisent à eux-même. J'ai quitté Jaye sans regrets. Si vous ne savez pas quoi regarder cet été, je vous conseille de vous lancer. Vous ne le regretterez pas. Mais ne vous attendez pas à quelque chose d'aussi réussi que Pushing Daisies. On est quand même un cran en dessous.

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29 mars 2008

The Comeback

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"I Don't Need to See That !" Yes, You Need to See That. The Comeback, c'est la comédie OVNI produite et interprétée par Lisa Kudrow, ex Phoebe Bouffay de Friends, pour HBO. Le plaisir est court, 13 épisodes, mais le plaisir est grand ! Et je préfère rassurer tout de suite ceux qui se disent "Oh, ça ne vaut pas le coup s'il n'y a qu'une seule saison. Pour peu qu'elle se finisse sur un cliff' !", la saison 1 se suffit à elle-même. Bien sûr, il y avait encore beaucoup de choses à dire et une saison 2 n'aurait pas été de trop mais on s'en contente très bien, sans grande frustration. Et pas de cliff' !

The Comeback, c'est l'histoire de Valerie Cherish, une actrice de sitcom complêtement has-been, qui a choisi de faire une émission de télé-réalité pour rebooster sa carrière. A l'écran, cela donne une série véritablement unique ! Ce que l'on nous montre, ce sont les images de cette émission de télé-réalité, avant le montage. Tout passe pas une seule caméra qui suit partout Valerie, jusque dans le lit conjugal, et l'on assiste à une véritable mise en abîme avec cette émission de télé-réalité qui filme le retour de Valerie à la télévision dans une nouvelle sictom, Room & Bored. Le tout étant une série pour nous télespectateurs. Vous me suivez toujours ? Le concept est donc très original, cela change vraiment de tout ce que l'on a l'habitude de voir. A tel point qu'au début, il n'est pas aisé de rentrer dans l'action. Il faut s'habituer aux mouvements de caméra et à Valerie ...

Valerie est un personnage très attachant mais avant d'en arriver à ce sentiment, l'on passe par de nombreuses phases, à commencer par l'agacement. Valerie est agaçante ! Toujours en train de pinailler pour un oui ou pour un non, obsédée par son image comme toute actrice qui se respecte, jusqu'à la moindre mèche de cheveux mal placée ... Mais attachante parce qu'au fond, son plus grand problème c'est son âge. Elle vieillit et elle n'est plus la star super bien roulée qui faisait la une des magazines et qui triomphait dans une sictom à l'époque où les sictoms étaient encore à la mode. D'autres l'ont remplacée depuis et il lui faut faire avec. Ce que Valerie a dû mal à comprendre, c'est justement qu'elle est has been. Elle est persuadée que son retour est très attendu et que c'est elle la star de Room & Bored. Or, pas du tout. Son rôle de Aunt Sassy n'est pas des plus flatteurs: une vieille fille qui est restée dans les années 8o, portant toujours son bon vieux jogging violet et son brushing impeccable façon Farrah Fawcett, et qui doit s'occuper d'une bande de jeunes ecervelés qui ne pensent qu'à flirter. Valerie n'a pas le bon rôle dans cette sitcom puisqu'elle n'en est pas la star, elle apparait finalement assez peu à l'écran, et elle n'est pas du tout à son avantage ! En plus, en tant que vieille gloire qui se croit très professionnelle, elle donne sans arrêt des conseils aux scénaristes et producteurs de la série, quitte à tous les énerver, surtout le fameux Pollie G, avec qui Valerie va avoir quelques problèmes ... Je ne dirais qu'une chose: double vomit ! Ceux qui ont vu comprendront ...

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Lisa Kudrow campe donc à merveilles une Valerie Cherish aussi agacante qu'émouvante. Parfois, elle fait vraiment pitié. On a envie de la serrer dans ses bras et lui dire que tout va bien ! D'autres fois, on a juste envie de lui balancer une grosse tarte pour qu'elle se calme et qu'elle redescende sur terre. Tous les personnages qui l'entourent ne sont finalement pas très intéressants, c'est pour mieux la mettre en valeur je suppose. On retient quand même son mari, complêtement soumis et toujours dépassé par les événements, son assistant personnel, Mickey, très efféminé mais qui est persuadé que son homosexualité ne se sait pas, et Jane, la réalisatrice du show de télé-réalité, qui doit faire face à tous les caprices de Valerie mais qui va se venger, en quelques sortes ... L'autre intérêt de la série, c'est justement de nous montrer la télé-réalité et la télé tout court, coté coulisses. Evidemment, tout cela n'est pas très joli mais assez instructif ! Rien n'est oublié: les upfronts, les premières audiences, la commande d'une saison complête, les remaniements des scenarii de la sitcom, le passage obligé chez Jay Leno, les People Choice's Awards et bien d'autres choses encore.

The Comeback est une excellente série, très orginale, qui permet de retrouver une Lisa Kudrow en grande forme. On rit beaucoup et on apprend pas mal de choses sur le monde de la télévision actuel. Un regard acide sur une vieille gloire de la télévision qui tente de faire son grand retour sous les feux des projecteurs, je crois que pas mal de comédiennes se seront reconnues dans le personnage culte de Valerie Cherish ! A déguster en VO, of course !

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11 mars 2008

Everwood

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Everwood

Everwood, c'est une petite ville des Etats-Unis, cachée derrière les montagnes, un peu à l'écart du reste du monde. Everwood, c'est une petite série américaine, méconnue du grand public, un peu à part dans le monde de la télévision. C'est la série que l'on a envie de garder pour soi, celle qui se mérite. En France, il faut être un sériphage pour la connaître. Sa diffusion a été calamiteuse. Pourtant, tout avait si bien commencé ... (soupir) France 2 a diffusé la première saison de la série au rythme d'un épisode par semaine, chaque dimanche. La série étant dédiée à un public familial, c'était parfait. Oui mais voilà: l'audience n'a pas été au rendez-vous et la série est partie aux oubliettes. Bon nombre de télespectateurs ont du l'oublier sans même la regretter. Puis France 3 s'est rappelée de son existence. Alors elle a décidé de la diffuser chaque jour de la semaine, en début d'après-midi, à l'heure où seuls les retraités et les chômeurs sont en mesure de tomber dessus. Evidemment, ce fut une fois de plus une déception d'audience. Du coup, la diffusion s'est à nouveau arrêtée au dernier épisode de la saison 1 (si mes souvenirs sont bons), laissant le télespectateur sur un suspense insoutenable: Colin va-t-il survivre à son opération ? Puis plus rien. Pas même une sortie DVDs de prévue. C'est un peu triste de se dire que le destin de la série en France aura été bien sombre. Et puis en même temps, certains bijous sont destinés à rester dans l'ombre ...

Everwood est à mi-chemin entre plusieurs univers. C'est une série familiale avant tout mais pas dans le genre de 7 à la maison, pour prendre le pire exemple qui soit. C'est aussi une série médicale, quoi qu'on en dise, même si cet aspect s'est peu à peu atténué au fil des saison. C'est une série pour ados aussi puisqu'un grand nombre de ses personnages ont moins de 2o ans. En somme, c'est une série de feu WB, qui a enfanté quelques perles rares (Dawson, Gilmore Girls, Buffy contre les vampires ...), quelques navets aussi (Charmed, Smallville, Tarzan & Jane ... fans des séries sus-citées, ne m'insultez pas en commentaires !!!) avant de s'éteindre il y a deux ans pour laisser place au four qu'est actuellement la CW. Everwood s'est éteinte avec sa chaîne et reste un peu comme le symbole d'une époque bien révolue. Nostalgie, quand tu nous tiens ...

Everwood, c'est avant tout l'histoire d'un deuil. Celui d'un père, Andy Brown, qui perd sa femme qu'il aimait éperdument dans un tragique accident de voiture, le laissant seul avec ses deux enfants: Ephram et Delia. Alors il décide de quitter New York, où il est un chirurgien connu et reconnu, pour Everwood, petite ville où sa femme a grandi, afin de reconstruire sa vie sans elle. C'est aussi l'histoire d'un père et d'un fils qui ne se s'entendent pas, qui ne se connaissent même pas, qui sont comme deux étrangers vivant sous le même toit. C'est peut-être là que réside la plus belle réussite de la série: dépeindre cette relation père-fils avec beaucoup de sensisiblité et de réalisme. Ni Andy, ni Ephram ne sont parfaits. Andy a été un mauvais père qui essaye de se racheter, il a lui-même eu un père qui ne n'est pas beaucoup occupé de lui et l'histoire semble se répéter. Il espère repartir sur de bonnes bases avec son fils en arrivant à Everwood mais le chemin sera long avant que les deux êtres s'avouent le respect et l'amour qu'ils ressentent l'un pour l'autre. Les crises seront nombreuses, de nombreuses fautes vont être commises de part et d'autre, la limite à dépasser va être franchie. Il y a la crise d'adolescence d'Ephram bien sûr mais on ne peut pas réduire son mal-être à cela. Everwood, c'est l'histoire de deux êtres imparfaits qui s'aiment mais qui ne savent pas comment se le dire. Et puis il y a Delia, trop souvent mise à l'écart à cause de tous ces coups de sang. Elle apprend à grandir dans un univers très masculin, où sa mère lui manque terriblement. C'est encore une enfant quand elle arrive à Everwood. 4 ans après, c'est une jeune fille qui va entrer dans le monde cruel de l'adolescence mais qui aura un père et un frère sur qui compter.

Face à la famille Brown, il y a la famille un temps rivale: les Abbott. Le chef de famille, Harold, est médecin, tout comme Andy. Il voit d'un mauvais oeil l'arrivée d'un second practicien dans une si petite ville. Contre toutes attentes, il trouvera en Andy un ami et un collègue fidèle. Avec sa femme Rose, maire d'Everwood, il est le père de deux beaux enfants: Bright et Amy. Deux tempéraments, deux natures très différentes, qui sauront s'épauler dans les moments les plus difficiles. Puis il y a la grand-mère dynamique, Edna, infirmière de son état. Ce portrait des Abbott est un peu rapide et caricatural mais rentrer dans les détails équivaudrait à écrire un roman. On notera malgré tout la présence de la petite voisine des Brown, Nina, mère-célibattante depuis que son mari a mis les voiles pour refaire sa vie avec un autre homme.

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La première saison de la série était un joli vent de fraîcheur. On apprenait à connaître des personnages qui se révélaient être de plus en plus intéressants et de plus en plus attachants. A commencer par Ephram et Amy, qui n'ont pas tarder à former un couple, vascillant entre amour et amitié constamment. Je garde un souvenir ému de toutes ces scènes en extérieur, sur les collines ensoleillées, les montagnes enneigées en arrière plan. Deux adolescents qui se cherchent, qui se trouvent puis qui se perdent. La rage d'Ephram, la douceur d'Amy, le romantisme invétéré des deux protagonistes ... On parle d'âme soeur, d'amour toujours, de tous ces grands concepts qui font rêver bon nombre d'adolescents, avant de se rendre compte que la réalité est moins belle. Everwood est une série qui fait rêver et une ville légérement utopique. Les séries qui réussissent à faire rêver sont souvent les meilleures. Sa principale qualité c'est de rentranscrire avec énormément de justesse les relations humaines. J'ai parlé de la relation père-fils qui hante la série du début à la fin mais on peut parler des relations familiales, amoureuses et amicales de manière plus générale. La série traite de tout ça et le fait plutôt bien. On peut regretter parfois qu'elle tombe dans une certaine facilité, à la limite du gnangnan et de la niaiserie. Je pense au series finale, très décevant, où tout est bien qui finit bien, sans véritablement de nuances. Un bébé tombe du ciel, tous les coeurs blessés se remettrent à battre à l'unisson. Le genre de happy-end qui ne me plaît pas trop. Mais on peut difficilement terminer une telle série, qui porte un message positif, dans un bain de sang. Je le reconnais volontiers. J'aurai simplement aimé que les choses soient un peu plus complexes et moins tranchées. Et puis tout ce qui se passe est tellement attendu ... On n'est pas surpris un instant, c'est vraiment dommage.

Si la sortie est un peu ratée, le voyage est en tous cas réussi. A quelques notables exceptions. La première saison, je l'ai dis, était fraîche et très agréable à suivre. La deuxième saison a un peu trop forcé sur le mélo et certaines storylines n'ont pas toujours été bien maîtrisées. L'arrivée de Marcia Cross, alias Linda Abbott, est une bonne chose. On aurait voulu la voir rester un peu lus longtemps mais le rôle de Bree l'attendait. Andy avait trouvé en elle quelque chose qui lui manquait depuis la mort de Julia. Et au moment où son avenir s'annoncait enfin radieux, elle est partie. Je me souviens encore de son départ. C'était particulièrement émouvant. Il y a eu aussi la grande affaire Madison. Une bonne idée, assez bien gérée et qui aura eu une répercussion sur les saisons suivantes. La saison trois reste ma préférée, je ne sais pas très bien pourquoi. Peut-être parce que c'est l'année où Ephram et Amy se sont remis ensemble quelques temps, qu'ils ont vécu leur première fois ensemble (je dis bien ensemble, puisqu'Ephram avait déjà fait le grand saut avec Madison, avec les conséquences que l'on connaît) Et puis il y a la participation d'Anne Heche a une partie de la saison avec une storyline que j'ai trouvé magnifique: une femme dont le mari est paralysé depuis plusieurs années et qui ne sait pas comment avancer dans la vie avec ce poids. C'était finement interprété. Il y a eu aussi l'arrivée d'Hannah ! Un vrai bonheur ! Je me demande maintenant comment on a fait sans elle pendant les deux premières saisons. Elle a apporté beaucoup. De l'humour notamment mais pas seulement. C'est par elle que Bright a changé et est devenu un personnage respectable alors qu'au début de la série, il était juste détestable. Le cancer de Rose a été un grand moment également. Bref, si je ne devais en choisir qu'une, ce serait la saison 3 ! L'ultime saison laisse vraiment à désirer. j'ai d'ailleurs mis un temps fou à en arriver à bout. On sentait que les personnages étaient tous arrivés au bout de quelque chose, il n'y avait plus grand chose à dire sur eux. Je pense à Amy, que l'on a finalement peu vue. Un nouveau personnage a été introduit: Reid. On nous l'a d'abord presenté comme homosexuel, ce qui laissait présager quelque chose d'intéressant, pas encore abordé dans la série. Et puis pour des raisons que j'ignore, il est subitement devenu hétéro. Le personnage avait du potentiel mais il a été très mal exploité. Sa tentative de suicide, peu de temps avant qu'il ne quitte la série, aura été le seul moment intéressant de son passage à Everwood. Et encore, ça a été un peu traité par-dessus la jambe. Il y a eu Kyle aussi, qui est finalement devenu l'homo de la saison d'ailleurs, contre toutes attentes. Là aussi, ce fut traité un peu n'importe comment. De toute façon, il était surtout là pour faire avancer Ephram dans sa quête personnelle. Voilà pourquoi je n'ai pas mis quatre étoiles à la série: deux très bonnes saisons contre deux autres plus faibles.

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Parfois, la série a su traiter de sujets un peu délicats. Elle a parlé par exemple de sexe sans complexe. De la dépression chez les adolescents. Elle a évoqué le mariage mixte, Edna qui se marie avec un homme noir, Irv. Dans une petite ville comme Everwood, c'est le genre de choses qui est encore mal vu de nos jours. La maladie a été un thème central de la série puisque deux des protagonistes sont médecins, même trois si l'on rajoute Jake dans les deux dernières saisons. La formule du show était au départ assez simple: un ou deux cas médicaux entourés des problèmes relationnels de la communauté d'Everwood. Petit à petit, les cas médicaux se sont fait plus rares et ce n'était pas pour me déplaire ! Ils plombaient souvent le propos. Ce que je recherchais dans la série, ce n'était pas ça. Et visiblement je n'étais pas le seul. Au début de la série, chaque début et fin d'épisode était accompagné de la voix-off d'Irv qui donnait un aspect "conte" à la série, ce qu'elle est un peu au fond. Puis cela a été abandonné du jour au lendemain. J'ai trouvé ça un peu dommage. Comme si tout à coup, les épisodes n'étaient plus suffisamment cohérents pour que l'on puisse en retirer une quelquonque leçon gloable. Et puis on finit par s'habituer à cette absence jusqu'à ce que ça ne nous manque plus vraiment. Il aurait été bon de reprendre ce système pour le dernier épisode, même si Irv n'était plus (sa mort et la réaction d'Edna est d'ailleurs le seul vrai moment fort des derniers épisodes). Je vais éviter de trop parler de Nina. Quasi-absente des deux premières saisons, elle prend sa revanche dans les deux dernières, pour le meilleur et pour le pire. Son couple bien propret avec Jake est mignon au début mais lasse très vite, surtout quand on comprend qu'ils ne finiront de toute façon pas ensemble. Et puis pardon de de dire ça mais Stéphanie Niznik n'est ps une actrice extraordinaire, ce qui est d'autant plus flagrant quand ses partenaires sont vraiment à la hauteur, eux ! Ou alors était-ce son personnage qui était trop transparent. Toujours est-il qu'elle ne m'a jamais transmise d'émotions. Ni quand Jake la quitte à l'aéroport, ni quand Andy lui fait sa demande en mariage (d'ailleurs, il n'y a pas une grande alchimie entre Niznik et Treat Williams). Un autre point noir c'est quand même les coupes de cheveux de Grégory Smith ! Encore, au tout début ça allait. Mais pour on ne sait quelle raison, il s'est teint dans une couleur virant au violet dégueulasse, avant de se laisser pousser les cheveux jusqu'à ne plus ressembler à rien ! Au moins, cette série n'a pas misée sur le physique de ses acteurs. Non parce que le visage porcin de Chris Pratt n'est pas non plus un plaisir des yeux. Emily VanCamp est heureusement très jolie, une beauté toute naturelle. Un peu comme Dawson, Everwood n'a pas misé sur le physique de ses jeunes premiers, c'est appréciable. Ca rend le tout plus plausible puisque dans la réalité, les lycées ne sont pas peuplés que de mannequins. Enfin bref, tout cela nest pas bien important et on s'éloigne du propos. Juste envie de souligner pour terminer le talent de treat Williams ainsi que celui de Tom Amandes. On sent que ce dernier a su apporter à son personnage plus de profondeur que ce qui était prévu au départ. Harold part souvent dans des délires qui permettent d'alléger le propos et de faire rire, ce qui n'est pas franchement le but premier de la série. Emily VanCamp et Grégory Smith campent des adolsecents vraiment touchants (mais très énervants aussi parfois, on a envie de les secouer comme des pruniers pour leur faire comprendre que leurs rebellions à deux balles, ça commence à suffire !) Debra Mooney est excellente et la petite Vivien Cardone, trés douée malgré son jeune âge. Plusieurs acteurs que l'on a revu par la suite dans d'autres séries ont posé un temps leurs valises à Everwood, je pense à Marcia Cross, Anne Heche, Scott Wolf, Brenda Strong, Kelly Carlson, Jane Krakowski, Kristen Bell et bien d'autres ...

Pour résumé, je dirais simplement qu'Everwood est une série touchante, avec une atmosphère qui lui est spécifique, de bons acteurs, des storylines souvent bien menées mais une morale dans doute parfois un peu trop présente, quelques erreurs de parcours regrettables et un season finale sans surprise, pas à la hauteur des espérances. La scène qui restera gravé dans ma mémoire est la scène finale, avec la grande roue ... L'épisode dont je me souviendrais longtemps -et je ne me rappelle plus de son titre- est celui où toute la ville se met à construire un phare, que l'on ne reverra d'ailleurs plus jamais. C'était très beau et je suis fan des phares, en fait. Bref.


Difficile de trouver une vidéo potable, soit l'extrait n'est pas top, soit les images sont de mauvaise qualité ... J'ai fini par choisir celle-ci, attention ! Il s'agit d'images du season finale ! Le tout sur une des plus belles chansons qui soit: A sorta Fairytale de Tori Amos !

Pour en savoir plus sur la série de Greg Berlanti (ce génie !), je vous conseille le site francophone de la série

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19 janvier 2008

Committed [Marni & Nate]

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Peu de gens connaissent cette sictom de NBC diffusée juste après Scrubs en 2oo5. Et pour cause: elle n'a duré que le temps de 13 épisodes et seule France 2 l'a diffusée (de moitié) dans une sombre case horaire l'année dernière. Un membre bienveillant du forum Des News En Séries (n'hésitez pas à vous y inscrire) me l'a faite découvrir et je regrette amérement qu'elle n'ait pas marché aux States. Pourquoi ? Parce qu'elle est "awesome" comme on dit là-bas !

C'est un peu comme si Phoebe Bouffay et Ross Geller étaient tombés amoureux (tiens, voilà une combinaison qui n'a pas été développée !) Marni, c'est elle. Une New Yorkaise excentrique, pleine de vie et drôlement attachante. Nate, c'est lui. Un New Yorkais psychotique, hypocondriaque mais drôlement attachant. Ils vont se rencontrer et tomber amoureux et c'est là que commence la série. Ils vont apprendre à connaître toutes les manies et bizarreries de l'autre sans jamais s'éloigner ou prendre peur. La magie de la série réside vraiment dans ce couple génial. Ils sont tellement barrés que l'on prend un pied d'enfer à les voir partir dans des crises de folie et de paranoïa. Jennifer Finnigan a un potentiel comique très élevé (bien plus que dans l'ennuyeuse Close to home qu'elle a commis après) et Josh Cooke, en plus d'avoir un certain charme à la David Schwimmer, est excellent dans ce rôle de parano-gaffeur qui monte en pression très très vite. Et il y a une vraie alchimie entre les acteurs qui donne un résultat fabuleux.

Les personnages secondaires sont moins hauts-en-couleurs, normal, mais ils savent nous faire rire quand il le faut. Nate est vendeur dans un magasin de disques et il a pour collègue Bowie, un gros dur du ghetto qui est en fait une crème et qui écrit des chansons douces pour sa moman. Il est un peu idiot sur les bords ce qui permet des scènes franchement comiques. Puis il y a la voisine de Marni, Tess (interprétée par l'impitoyable Nicole de Popular), baby-sitter à ses heures perdues. Elle n'hésite pas par exemple à envoyer un enfant de 3 ans dans un vide-ordure pour récupérer son iPod qu'elle a jeté par inadvertance ! Il faut dire qu'elle a une penchant pour l'alcool. Au début, avec ses airs de cammioneuse elle ne me plaisait pas beaucoup et finalement elle a su me convaincre au fil des épisodes. Marni a un clown mourant qui vit dans son placard. Oui, vous avez bien lu. Il ne faut pas chercher à comprendre ! C'est le propre de la série de nous sortir des trucs vraiment loufoques. Et je garde le meilleur pour la fin: Todd ! Il est black, il est en chaise-roulante et il est secrétement amoureux de Marni. Il va donc pourrir la vie de Nate à maintes reprises et ce sont à chaque fois les meilleures scènes ! Pour le coup, j'ai vraiment ri comme une baleine.

CommittedLNBC a eu pendant longtemps Dingue de toi avec le couple phare Paul & Jamie (le titre original était Mad About You tandis que le titre initial de Committed était Crazy about you !), puis ce sont les irrésistibles Will & Grace qui ont pris leur place. Nate & Marni auraient pû devenir le nouveau couple phare de la chaîne mais la sauce n'a pas prise pour je ne sais quelle raison. Vraiment dommage. Je vous conseille néanmoins de regarder ces 13 petits épisodes qui égayeront vos soirées !

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26 décembre 2007

The OC [Newport Beach]

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Pour se mettre dans l'ambiance de la série, il me paraît nécessaire de se remémorer le générique culte California par les Phantom Planet. "California, here we coooooooome !"


Ryan Atwood est un jeune garçon de 16 ans, il a grandi dans le quartier pauvre de Los Angeles, Chino, et sa vie va basculer le jour où il va faire la rencontre de Sandy Cohen, avocat commis d'office pour le défendre sur une affaire de vol de voiture. La mère de Ryan le mettant à la porte, Sandy n'a pas d'autre choix que de l'héberger quelques jours dans sa grande villa et ce qui devait être une solution provisoire va finalement durer ... 4 ans ! 4 ans pendant lesquels Ryan va devoir s'intégrer à la communauté de Newport, très différente de celle qu'il a toujours connu, 4 ans pour se faire de nouveaux amis, trouver une nouvelle famille, apprendre à aimer, 4 ans pour se construire un avenir aussi, lui qui n'en avait pas. C'est cette histoire que nous raconte The OC (The Orange County) sur fond de lutte des classes, de comédie et de drame, le tout sous le soleil californien.

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Diffusée sur la FOX, elle a longtemps été présentée comme l'anti-Beverly Hills. Et je ne suis pas tout à fait d'accord avec cela. C'était un argument marketing de la chaîne parce que c'est déjà elle qui avait diffusée le célébre soap d'Aaron Spellling et qu'il lui fallait donc proposer quelque chose de différent à ses jeunes télespectateurs. Les deux séries sont-elles si différentes que ça ? Avec du recul, je dirais que non. Ce qu'a apporté The OC aux soaps c'est de l'humour, beaucoup d'humour. Beverly Hills était très premier degré là où The OC se prend beaucoup moins au sérieux, du moins au début. Elle a apporté aussi une bonne dose de pop culture aux soaps traditionnels en multipliant les références cinématographiques, musicales et télévisuelles. Marissa et Summer parlent régulièrement de The Golden Girls (Les Craquantes), une série culte des années 80 malheureusement méconnue en France. Elles sont fans de The Valley, une série fictive qui permet une mise en abîme avec The OC elle-même. Et puis le personnage de Seth apporte une bonne dose de culture geek avec ses réfèrences à Star Wars, Battlestar Galactica, Spiderman ... Sans ce cher Seth, l'actuelle mode des geeks dans les séries télés n'aurait peut-être pas eû lieu. The OC apporte aussi des dialogues plus solides et plus drôles que ceux de Beverly Hills. Mais on échappe pas aux intrigues amoureuses complexes et au malheureux "tout le monde couche avec tout le monde" propre au soap. On échappe pas non plus aux cliffhangers déchirants qui vous laissent sur le cul pendant tout l'été et ce n'est pas une mauvaise chose attention ! On échappe pas aux méchantes caricaturales et aux gentilles trop gentilles. Bref, The OC est simplement un Beverly Hills nouvelle génération mais en aucun cas son contraire.

Après de belles audiences pour ses deux premières saisons, la série a connu deux dernières années chaotiques. Connaissant la manie de la FOX de déprogrammer à vitesse grand V tout ce qui ne marche pas, on peut s'estimer heureux d'avoir eû une quatrième saison. Certes, plus courte mais quand même. La 1ère saison a mis un peu de temps à démarrer, il faut attendre le fameux épisode à Tijuana pour que les choses sérieuses démarrent vraiment. Le season finale est magnifique et extrêmement triste. Puis vient la saison 2, assez réussie elle-aussi. Deux nouveaux personnages intégrent le casting: Lindsay et Alex. Deux ajouts de qualité, surtout Alex (Olivia Wilde), qui va permettre d'approfondir le personnage de Marissa. J'ai toujours regretté qu'elle ne soit pas restée plus longtemps. A nouveau on nous offre un season finale énorme. Puis il y eû une saison 3 difficile, moins réussie, en partie à cause des nouveaux personnages pas très attachants, voire agaçants, à l'image de Johnny et Charlotte. Le season finale prend un risque phénoménal en tuant un des personnages principaux. La saison 4 remonte le niveau et cela est dû en majeure partie à Autumn Reeser qui interpréte une Taylor Townsend extraordinaire ! Elle aurait mérité un spin-off à elle toute seule. Pétillante, drôle, ravissante, elle avait tout pour illuminer la série et c'est ce qu'elle a fait.

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Ryan Atwood: C'est le personnage principal de la série et c'est loin d'être le plus intéressant. Une fois sorti de sa problématique d'intégration à Newport, il devient passif et son seul intérêt réside dans sa relation avec Marissa. Il a une certaine noirceur qui dénote avec le reste du casting et c'est aussi ce qui fait sa richesse. Malheureusement, on a plus envie de passer à la scène suivante quand il apparaît. Il plombe trop souvent l'ambiance. En saison 4, grâce à Taylor, il devient amusant. Il n'a jamais été drôle mais tout à coup on sent un vrai potentiel. Il se lâche et ça fait du bien de le voir comme ça. Et compte-tenu des événements du season 3 finale, c'était inespéré.

Marissa Cooper: C'est typiquement la fille qui n'a pas de chance dans la vie. C'est la Kelly Taylor de The OC. En 3 saisons, il lui est arrivé plus de misères que n'importe qui dans toute une vie. Elle a touché à l'alcoolisme, elle a frôlé le viol, elle a eû de bien mauvaises fréquentations, elle a perdu un copain très cher à son coeur, elle n' a cessé de se battre avec sa mère, son père et ses beaux-pères (Oui, il y en eû toute une tripotée). Elle est redescendue au bas de l'échelle de la société pendant quelques temps en vivant avec sa mère et sa soeur dans une caravane ! Rien que ça. Et j'en passe ... Sa relation avec Ryan aura aussi été très compliquée jusqu'à en devenir saoulante parfois. Heureusement elle avait sa meilleure amie Summer sur qui compter et leur amitié était jolie à voir. Le destin de Marissa a été tragique ...

Seth Cohen: Je ne vous cacherais pas que c'est mon personnage favori de la série et un de mes personnages favoris toutes séries confondues, probablement parce que je me retrouve un peu en lui et puis aussi parce qu'Adam Brody, c'est Adam Brody quoi ... Plus craquant tu meurs. C'est un geek au grand coeur qui, grâce à Ryan, va s'ouvrir au monde et qui va oser tenter de conquérir le coeur de la fille qu'il a toujours aimé en secret, Summer. Il est un peu rêveur, il a beaucoup d'humour et les meilleurs dialogues sont souvent ceux auxquels il participe. Il est cynique mais terriblement attachant. Un personnage qui aurait mérité un meilleur traitement au cours des deux dernières saisons où il est plus en retrait.

Summer Roberts: Elle complête la liste des "Fab Four". Au départ, c'était un personnage secondaire, très caricatural. C'était en gros la copine idiote de Marissa. Mais petit à petit les scénaristes ont su lui créer une personnalité, sa relation avec Seth a évidemment beaucoup aidé. Mais son évolution a fini par être trop poussée en saison 4 avec ses délires alter-mondialistes et ce qu'il reste de ses storylines de cette saison-ci se résume à son lapin Pancakes. C'est dommage quand même.

Sandy et Kirsten Cohen: Ils forment le couple parfait, trop parfait. Quelques nuages viennent menacer leur couple à intervalles réguliers (une femme qui ressurgit du passé de Sandy, ou encore l'ombre de Jimmy qui rôde toujours ...) mais ils retombent toujours sur leurs pieds. Au fond tant mieux, des couples comme le leur ça existe aussi. On les montre rarement à la télévision parce qu'ils sont forcément moins intéressants. The OC l'a fait et effectivement, on s'ennuie souvent ferme quand il s'agit de Sandy et Kirsten. Il n'y a bien que l'alcoolisme de Kirsten qui aura été un moment très fort au cours de ces quatre saisons. Cela a engendré des scènes formidables.

Julie Cooper: La mère de Marissa est probablement celle qui a le plus évolué dans la série. Elle est passée de la garce inbuvable à la mère attentionnée et meurtrie. Ca ne se s'est pas fait en un jour et sans un événement bien particulier, les choses auraient été différentes mais voilà, on ne peut qu'aimer Julie. D'abord on aime la détester puis ensuite on aime l'aimer. Elle a eû plus de maris que de raison, elle a fait pas mal de sales coups, elle a été odieuse avec Marissa et Ryan mais on l'aime quand même. Elle finit par être touchante.

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Et puis il y a eû beaucoup d'autres personnages secondaires, plus ou moins réussis, on retiendra Alex, Lindsay et surtout Taylor. Et Anna aussi. Sans oublier Nana, la grand-mère Cohen, que l'on a retrouvé avec plaisir au cours des divers Chrismukkah de Seth ! (parmi les meilleurs épisodes). On fera abstraction de Kaitlin, la jeune soeur de Marissa qui aura bien plombé la saison 4 par ses apparitions inutiles, ou encore Ché, l'ami de Summer qui n'a servi à rien. On soulignera le talent d'Adam Brody, de Rachel Bilson et de Misha Barton, je serais moins enthousiaste pour certains autres. Et puis je n'en ai pas encore parlé et Dieu sait pourtant que c'est important: merci The OC pour cette excellente bande-originale, merci d'avoir fait découvrir au grand public le groupe Death Cab For Cutie par exemple, ou encore Imogen Heap. D'excellents moments musicaux ont parsemé les quatre saisons de la série et ont permis de renforcer l'esprit générationnel et romantique aussi de Newport Beach. On ne remerciera pas France 2 pour sa diffusion désastreuse de la série, ni TF1 de ne pas s'être battu pour l'acheter (là au moins la série aurait sûrement cartonnée). Et puis tout de même bravo à Josh Schwartz, le créateur de la série (Chuck, Gossip Girl).

Je me rends compte que j'ai oublié de parler de plein de choses et de plein de personnages mais c'est impossible de tout dire et de penser à tout. C'est une série que j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre globalement mais on ne peut décemment pas parler de chef d'oeuvre. Dans le genre des séries pour ados, je préfère mille fois l'authenticité d'un Dawson ou d'un Angela 15 ans. Reste que certains épisodes (surtout les season finale) et certains événements sont assez marquants et je ne cesserais jamais de clamer haut et fort mon amour pour le personnage de Seth Cohen et de celui qui l'interpréte. Un conseil à tous ceux qui l'aimaient comme moi: jeter un coup d'oeil à Chuck, c'est Seth version adulte (encore que).


L'intégrale de la série est disponible en DVD.

Et en bonus les dernières secondes du season one finale, sur fond de Hallelujah. Un des plus beaux moments de la série, indéniablement.

Posté par LullabyBoy à 18:03 - Focus Retro - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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