04 juin 2008

Ciné Mix [Mai 2oo8]

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Coup de Coeur


FUNNY GAMES US dnesblog5starsqq3B

18943482Non vraiment, on ne peut pas faire meilleur thriller. Après l'excellent Caché, Haneke est de retour avec le remake américain de son propre film. L'idée est curieuse mais le résultat est à la hauteur des espérances. Une famille bourgeoise s'installe comme chaque été dans sa résidence secondaire mais est interrompue par deux jeunes hommes très polis, venus chercher des oeufs. C'est ainsi que le cauchemar commence. La violence dans le film est quasi-uniquement suggérée, on ne voit rien concrétement. On l'entend, on l'imagine, on voit le résultat mais l'acte a toujours lieu hors-champ. Par contre, la souffrance est omni-présente. On assiste à une lutte interminable contre la mort. Naomi Watts offre d'ailleurs une prestation remarquable. C'est peut-être ça qui est le plus terrifiant finalement : ce réalisme incroyable dans la souffrance. Les deux tueurs sont machiavéliques, sadiques et usent d'un humour glaçant. On se surprend à rire de leurs interventions parfois. Michael Pitt prouve une fois de plus qu'il est un acteur formidable et exigeant. Ce film est marquant, traumatisant pour certains, et intelligent car il fait réfléchir. Peu de thrillers peuvent se targuer de posséder autant de qualités.

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Les Autres Films


JACKPOT dnesblog3starsmq2B

18930691What Happens in Vegas, c'est le titre du film en version originale et il est vachement mieux. Lors d'une nuit de folie (comprendre très alcoolisée) à Las Vegas, Joy et Jack, qui ne se connaissaient même pas, se marient. Le lendemain matin, le réveil est difficile. Ils décident de se séparer jusqu'à ce que Jack gagne 3 millions de dollars aux machines à sous grâce à une pièce donnée par Joy. La guerre peut alors commencer. L'idée de départ n'est pas franchement originale, le film non plus d'ailleurs. Pourtant, on passe un excellent moment. Dieu sait que je n'aime pas ce genre de comédies américaines pourtant. Là, il y avait un petit quelque chose de sympathique. Serait-ce Ashton Kutcher, tout simplement ? C'est vrai qu'il possède tous les atouts qu'il faut, là où il faut, pour nous faire passer un bon moment. Son duo avec Cameron Diaz fonctionne à merveille. Résultat, on ne s'ennuie pas et on évite certains clichés inhérents au genre. Ce n'est pas un chef d'oeuvre mais peu importe. Une fois par an, on a bien le droit d'aller voir un film con, non ? Et de tous les films cons, c'est le meilleur !

TEETH dnesblog1starly3B

18926309Comment ce film a pû naître dans la tête de son auteur ? Comment un producteur a pû accepter de le produire ? Comment ai-je pû aller jusqu'au bout du visionnage ? Une rimbambelle de questions qui resteront à jamais sans réponses. Teeth, c'est l'histoire d'une jeune fille dont le vagin a des dents. La pauvresse est une prude comme on en fait plus, membre actif d'un club qui prône la chasteté. Pendant tout le film, elle tente de se battre contre ses pulsions et elle bouffe, une à une, les queues de ses amants. Elle bouffera même celle de son frère ! On ne sait pas si l'on doit rire ou pleurer. Je reconnais que ce film a le mérite d'être original et osé. Je reconnais que l'aspect nanar est assumé. D'où la petite étoile que je lui ai accordé. Paraît que tout ça est une allégorie du mal adolescent, de l'éveil du désir, de la peur du loup ... Très bien, pourquoi pas ? Mais n'y avait-il pas mieux à faire pour traiter de ces sujets que ça ?  C'est ennuyeux, c'est vulgaire, c'est drôle au début, pendant environ 1o minutes, et après ça devient redondant et plus que ridicule. On retrouve avec déplaisir John Hensley, le Matt de Nip/Tuck. Dans le premier épisode de la série, il se coupait le prépuce lui-même, à vif. Dans ce film, sa soeur lui bouffe le prépuce et tout le reste. Le cinéma indépendant américain est capable du pire comme du meilleur. Ca, c'était pour le pire !   

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02 juin 2008

Sex & The City : Le Film

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4 ans ! Cela faisait 4 ans que tous les fans de Sex & The City attendaient avec impatience ce film ! L'attente a-t-elle été récompensée ?

3 longues années ont passé depuis les retrouvailles innatendues de Carrie et Mr Big à Paris. 3 ans qu'ils vivent d'amour et d'eau fraîche après s'être cherchés, perdus et retrouvés pendant 6 saisons. La saga Sex & The City aurait très bien pû s'arrêter sur ce series finale très réussi mais c'était sans compter la pression populaire et l'appât du gain. A la vue des premiers résultats (le meilleur démarrage de l’histoire pour une comédie romantique et pour une comédie interdite aux mineurs de moins de 17 ans non accompagnés aux Etats-Unis), ils ont bien fait ! En France, les débuts sont également très prometteurs. Il est loin de temps où M6 la diffusait le dimanche soir, à minuit, pendant l'été, à la place de son habituel téléfilm érotique. Depuis, la série a été multi-rediffusée le vendredi soir, augmentant chaque fois le nombre de ses fans. Les DVDs se sont vendus comme des petits pains et il est devenu hyper tendance de suivre les aventures de Carrie et sa bande. Tout comme il est supra branché d'aller voir le film entre copines. En tant que fan de la première heure, oui, je suis un peu aigri. Je dois désormais partager ma passion pour ces quatre New Yorkaises avec des millions de gens dont certains n'ont même pas vu l'intégrale de la série ! Espérons au moins que le film leur donne envie de la voir.

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Pour le cinéma, Carrie Bradshaw a revêtu ses plus belles tenues, toutes signées par de grands noms de la mode. A chaque nouvelle scène, une nouvelle tenue ! Les mauvaises langues diront que le film n'est qu'un interminable défilé de mode. Ce serait vraiment passer à coté de tout le reste. On ne peut pas réduire le film à ça. C'était déjà comme ça dans la série, de toutes façons. Mais évidemment, sur 26 minutes, c'était beaucoup moins flagrant. On sent que Sarah Jessica Parker avait envie de se faire plaisir. On ne va pas la blâmer, d'autant que nous aussi, ça nous amuse. La série a toujours su trouver son équilibre entre superficialité assumée et profondeur supposée. Le film suit ses traces. A la question : "le film est-il fidèle à la série ?", je répondrais sans détour qu'il l'est ! Nos héroïnes ont vieilli. Elles ne se comportent plus comme des adolescentes. Avec l'âge, le sexe passe forcément au second plan. C'est vrai que le film n'est pas assez sexe, il porte mal son nom. Mais dans l'évolution des personnages, cela me paraît totalement justifié. Love & The City ? Assurément ! L'amour est au centre de tout. Si le film avait suivi au détail près le cannevas de la série, il aurait commencé sur Carrie qui se pose une question existentielle et qui la tape immédiatemment sur son Mac. La question aurait été "Une histoire d'amour peut-elle durer ?". Chaque personnage va ainsi décliner ce thème à sa manière.

Que cela nous plaise ou non, le personnage principal de Sex & The City, c'est Carrie. (Ou bien est-ce New York ?). C'est donc elle que l'on voit le plus tout au long du film. On a beau la trouver superficielle, capricieuse et égoïste parfois, on ne peut pas s'empêcher de l'adorer. Va-t-elle ou non se marier avec Mr Big ? Voilà le faux suspense qui court pendant 2h25. Comme dans toute bonne comédie romantique qui se respecte, le happy end est inévitable. Evidemment qu'elle se marie ! Avant d'y arriver, le chemin va être long. Trop long ? C'est vrai que 2h3o, c'est too much. A part une ou deux longueurs ici ou là, je vois mal comment ils auraient pu faire plus court. La partie la plus intéressante de cette storyline, c'est quand Carrie se rend compte que Big est et restera toujours Big. Il la plante le jour du mariage. Personne n'en est franchement étonné, pas même Carrie ! Personnellement, je voue une haine à ce personnage. Il m'est insupportable. La mini-dépression au Mexique est le moment du film que j'ai préféré. Cela permet de voir Carrie sous un autre jour, beaucoup plus intéressant que la fille qui pose en robe de mariée pour Vogue. Cela permet aussi de traiter du thème de l'amitié, ô combien important dans la série. Les filles sont toutes solidaires autour de Carrie et c'est Charlotte qui la sortira définitivement de son mal-être en se chiant dessus. Dis comme ça, ça paraît ridicule. A vrai dire, ça l'est. N'empêche que c'était à mourir de rire. On pourrait parler en long, en large et en travers de Carrie et de ce qui lui arrive dans le film. C'est parfaitement maîtrisé et cohérent. Les personnages sont égaux à eux-même dans toute cette histoire. Le seul point noir vient de l'intruse, Louise, qui devient l'assistante de Carrie. Je n'ai rien contre le personnage en lui-même. Il est très sympathique. Mais c'est d'elle que vient toute la guimauve superflue du film. Le pendentif "Love", on s'en serait bien passé par exemple. Pas tellement séduit par cette partie du film.

Miranda doit affronter ce qu'il y a de pire dans une relation amoureuse, qui plus est quand cette relation implique mariage et enfant, l'adultère ! Steve la trompe. Il faut dire que Miranda est dans une période où le sexe lui importe peu. Steve et elle ne font plus tellement l'amour et comme un homme est un homme, arrive ce qui devait arriver. J'ai trouvé que cette histoire était extrêmement bien traitée, avec toute la profondeur nécessaire et attendue pour qui a aimé la série. Elle met du temps à lui pardonner, elle ne peut plus le regarder en face, il la dégoûte, elle sait qu'elle est aussi fautive ... Quelle comédie romantique peut se targuer de traiter le sujet avec autant de finesse ? Pas beaucoup. Là aussi, le happy end est inévitable. Mais on l'espère tellement fort en même temps ! Le couple Steve/Miranda a toujours été le plus réaliste et le plus touchant de la série. Le film ne déroge pas à la rêgle.

Samantha n'est plus une mangeuse d'hommes. Après avoir couché avec le tout New York, elle s'est retirée avec sa star de petit-ami à Los Angeles et y coule des jours paisibles ... beaucoup trop paisibles ! La preuve : elle passe son temps à faire les aller-retours avec New York. A tel point que dans le film, on n'a pas l'impression qu'elle a quitté New York. Beaucoup se disent déçus de ne pas retrouver la Samantha de la série. Même si j'aurais moi aussi voulu la voir les quatre fers en l'air, faire l'amour sauvagemment avec son nouveau voisin, je dois reconnaître que les scénaristes ont bien fait. Il fallait bien que son personnage évolue ! Au final, elle redevient celle qu'elle a toujours été et sans tromper Smith ! Chapeau. La scène des sushis est d'ores et déjà culte et on retrouve bien là notre Sam. Tout au long du film, elle ne manque pas de pimenter les conversations par des expressions toujours très imagées. L'occasion de dire que le sel de la série est également respecté : les scènes entre copines sont toujours aussi drôles !

Charlotte est peut-être celle qui est la moins mise en avant dans le film. Et pour cause : tout lui réussit ! Elle est toujours très heureuse avec Harry, la petite fille qu'ils ont adopté a bien grandi et permet d'ailleurs quelques scènes rigolotes, et miracle : elle est enceinte ! Pas la petite hein. Charlotte ! Sa peur, c'est que la route tourne et que son bonheur ne dure plus très longtemps. A part ça, il ne passe pas grand chose pour elle. En même temps, qu'auraient-ils bien pu inventer ? Une énième tromperie ? C'est là que le film atteint ses limites : déjà en fin de saison 6, il n'y avait plus grand chose à raconter sur Charlotte (hormis des concours canins sans grand intérêt avec Elisabeth Taylor, son chien). Alors dans un film ... On ne retiendra donc de Charlotte que sa culotte souillée. Un peu dommage.

Les clins d'oeil sont nombreux tout au long du film. On apprend enfin le nom de Mr Big après avoir connu son prénom seulement dans le series finale. On connaît même l'âge de Samantha ! 5o ans ! Quelques personnages cultes font leur apparition, notamment l'éditrice de Carrie interprétée par Candice Bergen, Magda, Anthony ou encore Stanford. Le pauvre d'ailleurs aurait sûrement mérité un peu mieux que cette quasi-transparence. Qu'est devenu son mec ? Pourquoi s'entend-il tout à coup avec Anthony ? Oui bon il aurait fallu que le film dure 3h pour répondre à toutes ces questions ! Le grand absent de l'aventure, c'est Aidan ! Celui avec qui Carrie aurait dû finir ses jours si vous voulez mon avis ... Peut-être pour le prochain film, qui sait ?

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Au final, j'ai trouvé ce film vraiment sympathique, bien au-dessus de toutes les comédies romantiques qui font leur apparition chaque année, et fidèle à la série même si le sexe fait un peu défaut. On passe un très bon moment en compagnie de ces personnages que l'on adore, quoi qu'il arrive, et ça donne envie de se replonger encore et encore dans la série !

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09 mai 2008

The X-Files 2 : I Want To Believe

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Voilà la deuxième affiche teaser du film The X-Files 2 : I Want To Believe (sortie le 30 Juillet prochain en France, 5 jours plus tôt aux Etats-Unis) et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est mystérieuse ... Je la trouve très belle, mis à part la tête étrange de David Duchovny. Je le sens bien ce film ... Et vous ?

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07 mai 2008

Ciné Mix [Avril 2oo8]

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Coup de Coeur


DEUX JOURS A TUER dnesblog5starsqq3B

18913305Antoine a tout pour être heureux : une femme, des enfants, des amis, un chien, une belle maison et un bon boulot. Mais à l'aube de ses 42 ans, il décide de tout envoyer valser. Est-ce simplement la crise de la quarantaine ou quelque chose de plus profond ? Allez voir le film pour connaître la réponse ! La première partie du film est "drôle". Le terme n'est pas tout à fait exact, à vrai dire. Il y a quelque chose de jouïssif à voir un Albert Dupontel impeccable péter littéralement les plombs et faire ce dont on a tous déjà rêvé un jour : dire à nos amis ce que l'on a sur le coeur les concernant. Ils se prennent tous de sacrées gifles verbales (et physiques pour l'un d'entre eux !) à mesure qu'Antoine vomit ses ressentiments. Alors oui, c'est drôle au début, puis on se sent rapidement très mal à l'aise. Surtout quand vient le tour de la femme d'Antoine et de ses enfants. Il va trop loin, il devient incontrôlable. La seconde partie du film est beaucoup plus calme, baignée par les timides rayons de soleil Irlandais. Il y a là un mélange de plénitude et de bataille intérieure, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Le film prend alors une tout autre dimension et délivre un message très intense, qui vous prend à la gorge. La salle reste muette alors que le générique de fin défile, rythmé par les paroles déchirantes de la chanson de Serge Reggiani Le Temps Qui Reste (que je vous invite à lire ICI) Malgré des imperfections ci ou là, je pense surtout à quelques rôles secondaires peu convaincants, Jean Becker, l'éternel réalisateur de L'été Meurtrier, signe là un film très touchant qu'il serait dommage de rater.

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LES AUTRES FILMS


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18914007Une jeune journaliste en plein tournage d'une émission type Vis Ma Vie dans une caserne de pompiers va voir sa nuit basculer quand ce qui devait être une simple intervention de routine se transforme en carnage. Ce film d'horreur espagnol s'inscrit dans la lignée des Blair Witch et autres plus récents Cloverfield, avec une réalisation à la caméra à l'épaule. A nouveau, j'ai été conquis par ce choix parce qu'il permet de sentir véritablement impliqué, dans le feu de l'action. Le film m'aurait sûrement fait beaucoup moins d'effet avec une réalisation plus classique. Si l'on rajoute à cela le fait que ce soit (presque) un huit-clos, tous les éléments sont réunis pour faire quelque chose de consistant. Et ça l'est. On partage l'angoisse des personnages, sans pour autant sursauter à tout instant. La fameuse bande-annonce qui ne montre pas des images du film mais des images de la salle qui regarde le film est totalement surfaite ! Je n'ai entendu personne crier à la mort dans la salle. D'un point de vue marketing, c'était bien joué en tous cas. Un film d'horreur vraiment efficace, c'est pas si souvent. La fin est sans surprise mais ce n'est pas bien grave.

LA ZONA, PROPRIETE PRIVEE  dnesblog3starsmq2B

18910346Dans la moiteur d'une nuit pluvieuse à Mexico, trois adolescents des quartiers pauvres de la ville s'introduisent dans la Zona, une cité résidentielle aisée, ultra-protégée par tout un système de sécurité. Le cambriolage d'une des maisons tourne mal et plutôt que de prévenir les autorités, les résident décident de se faire justice eux-même. La chasse à l'homme est alors lancée ! Le pitch du film est prometteur et l'idée est assez originale. Malheureusement, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances. La course-poursuite manque de punch. En incorrigible fana de séries, cela m'a fait penser à Prison Break mais en moins efficace ! Ca manquait terriblement d'énergie. Du coup, ce n'est pas aussi captivant que ça aurait pu l'être. On saluera par contre le réalisme dont le film fait preuve au sujet de la violence qui règne dans cette ville aux multiples facettes. C'est un véritable choc des cultures qui met en avant les failles de notre société actuelle (isolement, paranoïa, violence ...) Le propos n'est pas novateur, certes, mais il est intelligemment amené.

BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS  dnesblog2starslc1B

18889952Comme vous avez pu le remarquer depuis que je tiens cette rubrique sur le blog, je suis peu enclin à aller voir des comédies au cinéma. Je me dis toujours qu'un visionnage en DVDs suffit étant donné que je ne suis pas très bon public et que la plupart du temps, les films drôles ne me font pas rire. Je ne vous dirais pas que par exemple, Les Bronzés ne me botte pas plus que ça, on me lyncherait sûrement. Bienvenue chez les ch'tis, le film aux presque 2o millions d'entrées, ne m'a pas franchement emballé même si je reconnais avoir ri de temps à autres, surtout au début du film, quand les personnages ne sont pas encore trop lourds. Je n'aime pas spécialement Dany Boon, par contre, j'apprécie Kad Merad. Sa prestation dans Je vais bien ne t'en fais pas était remarquable. Ici, je trouve que c'est clairement celui qui s'en sort le mieux. Les clichés sur le Nord et le Sud sont un peu gonflants, surtout quand comme moi, on n'a jamais bien compris le chauvinisme des gens pour telle ou telle région. Je ne suis né dans la région Centre et je ne me sens pas spécialement fier quand les volleyeurs Tournagereaux remportent un match ou quand l'équipe de football de Chartes passe en ligue 2 (je donne des exemples totalement imaginaires, je n'en ai que faire du sport !). Bref, rien que pour ça, il m'est difficile de me sentir concerné par le propos du film. La fameuse tournée du postier dont beaucoup de gens m'ont rebattus les oreilles m'a laissée de marbre. C'était trop surjoué. Quant à la fin du film ... C'est d'une niaiserie à pleurer ! Je n'ai pas detesté ce film, je comprends en partie son succès (mais 2o millions quand même, c'est abusé !), mais il faudra me payer pour que je le visionne une deuxième fois !   

A VENIR


N'oubliez pas ! SEX & THE CITY, LE FILM sort le 28 Mai en France ! Je vous réserve d'ailleurs une petite surprise à cette occasion mais chuuut ! En attendant, voici deux nouvelles affiches teaser, histoire de se mettre dans le bain !

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Posté par LullabyBoy à 17:30 - - Permalien [#]

03 avril 2008

Ciné Mix [Mars 2008]

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Coup de Coeur


IL Y A LONGTEMPS QUE JE T'AIME dnesblog5starsqq3B

18906715Juliette a passé quinze années en prison. A sa sortie, elle retrouve sa soeur, Léa, qui était encore une gamine quand elle est partie. C'est maintenant une femme mariée, avec de beaux enfants adoptés. Ensemble, elles vont essayer de panser les plaies toujours ouvertes de leur lien disparu. C'est le premier film de Philippe Claudel, écrivain à la base, et le moins que l'on puisse dire c'est que cet essai est extrêmement réussi. L'émotion est à fleur de peau, autant dans le coeur des spectateurs que dans le visage abîmé par la détresse de Kristin Scott-Thomas. Peut-être signe-t-elle ici son plus beau rôle. Elsa Zylberstein n'est pas en reste. Le film nous est raconté comme un roman. Il y a une véritable progression jusqu'à cette fin qui vous laisse la gorge serrée. On apprend les raisons de l'emprisonnement de Juliette par petites touches, tout au long du film. La réponse n'est finalement pas si importante. Elle aurait pû être tout autre, on aurait quand même passé un moment formidable. Je sais qu'à la lecture du synopsis, on s'imagine un film lent et plombant. Pourtant, il est bien loin de tout ça. On rit beaucoup, grâce à la petite fille chinoise qui dit toujours tout haut ce que les adultes pensent tout bas. Alors oui, on pleure aussi, mais à aucun moment je n'ai eu l'impression que c'était le but inavoué du réalisateur. Les musiques de Jean-Louis Aubert, Mon Alter-Ego notamment, soulignent avec justesse ces moments d'émotion, sans trop en rajouter. Ce film est la preuve que parfois, la simplicité suffit au cinéma. Une histoire poignante, un peu de musique, des touches d'humour, deux actrices excellentes et le tour est joué. Rares sont les films qui laissent une salle entière muette quand le générique commence à défiler.

Les Autres Films


JULIA dnesblog4starsjj0B

18898592Erick Zonca a attendu 7 ans avant de se lancer dans un nouvelle aventure cinématographique. Quand on voit le résultat, on se dit que le jeu en valait la chandelle. Julia est un film multiple, c'est un drame road-moviesque avec de l'action, des gangsters et de l'esprit. Le film est un peu long (2h2o) mais au final, je n'en enléverais pas une seconde. Tout a son importance. Julia est une femme complêtement barrée. Elle passe ses nuits à boire et à baiser jusqu'à ce qu'elle fasse la rencontre d'une femme, assez cinglée dans son genre, elle-aussi, et à la suite d'événements incontrôlés, elle kidnappe Tom, un enfant de 8 ans, avec qui elle va traverser tout le Sud des Etats-Unis, avant de finir sa course effrenée dans un Mexique fait de drogues et de criminels. Il se passe un nombre de choses incroyables dans ce film. On est happé par toute cette aventure et on se laisse entraîner avec beaucoup de plaisir. Merci à Tilda Swinton. Je ne la connaissais pas mais ce rôle la révèle véritablement. Un rôle à Oscar ? Elle joue la folle avec une étonnante facilité. Cependant, on ne peut pas réduire Julia à une simple folle, elle est bien plus que ça et ce film, c'est aussi sa quête d'identité. Le thème de la maternité est très présent tout au long du film et c'est lui qui bien souvent frène un peu cette fuite sans issue pour installer des moments d'émotion très forts. Je me souviens encore de cette scène où Tom se réveille à coté d'une Julia nue, encore endormie, un rayon de soleil entrant dans la chambre pâle ... Très beau moment. Et il y en a d'autres. Une certaine poésie se dégage des paysages traversés par les deux protagonistes principaux, ce désert sud-américain est définitivement très inspirant pour les réalisateurs actuels ... Julia est aussi un film cruel, dur, parfois violent. On se demande toujours jusqu'où Julia va aller et comment peut se terminer cette aventure si ce n'est mal ... Un film époustouflant !

A BORD DU DARJEELING LIMITED dnesblog4starsjj0B

18893323Trois frères qui ne se sont plus parlé depuis la mort de leur père décident de partir en voyage tous ensemble, à travers l'Inde, afin de renouer les liens d'autrefois. Un bien beau voyage que Wes Anderson nous livre là. Un voyage très coloré. On voit peu l'Inde au cinéma, du coup c'est dépaysant. Oui, on peut dire que ça change. La partie dans le Darjeeling est probablement la plus réussie. La réalisation est excellente, on passe d'un compartiment à l'autre avec beaucoup d'aisance. On passe aussi d'une émotion à une autre avec plaisir. L'humour est fin et l'émotion discréte. Ce film est classe, en fait. Un peu comme les sacs Vuitton et les costumes impeccables d'Adrien Brody, Owen Wilson et Jason Schwartzman. Tous les trois sont excellents et on croit très fort à leurs liens. On les sent perdus, pas encore vraiment adultes, mais plus tout à fait enfants. C'est joussif de les voir petit à petit se redécouvrir. On apprécie les clins d'oeil d'Anjelica Huston et Bill Murray, ainsi que ceux faits à la France, nombreux. Le court-métrage diffusé juste avant le film, Hôtel Chevalier est excellent et primordial pour le film qui suit. Un film à voir pour passer un moment sympathique.

THERE WILL BE BLOOD  dnesblog2starslc1B

18887933A lire la plupart des critiques, excellentes, je suis complêtement passé à coté de ce film ! Peut-être est-ce tout simplement parce qu'il manque d'émotion, qu'il est trop froid ? Daniel Plainview entend parler d'une petite ville de Californie où l'on dit qu'un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d'aller tenter sa chance et part avec son fils H.W. à Little Boston. Je ne dirais rien de plus, la suite est à découvrir en regardant le film. Daniel Day-Lewis est très bon dans ce rôle de salaud, Paul Dano est une véritable révélation dans le rôle du prêtre littéralement possédé. La réalisation est très bonne. Voilà les deux points positifs du film. Le reste m'a ennuyé à mourir. On nous promet du sang dans le titre, au final, il y en a peu qui coule dans le film. Et quand il coule, ça n'est pas si spectaculaire. Ca n'est pas un mauvais film, il mérite amplement d'être vu mais selon la sensibilité de chacun, ça passe ou ça casse. Cela dépend de ce que l'on recherche au cinéma, en fait. Je recherche un minimum syndical d'émotion, je n'en ai pas eu. A vous de juger !

Posté par LullabyBoy à 19:24 - - Permalien [#]


19 mars 2008

Ben X

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Ben n'est pas un adolescent tout à fait comme les autres. Choyé par sa mère et protégé par son petit frère, il vit dans son propre monde. Pour lui, l'extérieur est d'une violence inouïe. Aller à l'école est devenu chaque jour un peu plus un enfer depuis que deux types de son lycée technique lui rendent la vie impossible, ne cessant de le traquer, de le harceler, de l'humilier, le poussant lentement mais sûrement à bout.
Son unique havre de paix est sa chambre. Dès qu'il s'y retrouve, il allume son ordinateur et plonge dans le seul univers où il se sente bien et un peu plus en " sécurité ", celui d'Archlord, un jeu en ligne fascinant. Il devient alors Ben X, un héros prêt à tout, invincible, qui a le coeur battant pour une certaine Scarlite. Alors qu'il décide d'en finir avec son douloureux quotidien - par le seul moyen qui trouve grâce à ses yeux ? cette jeune fille énigmatique va entrer dans sa vie...

J'ai eu la chance d'interviewer le réalisateur et l'acteur principal du film pour le site AlloCiné. Je voulais en faire profiter les lecteurs du blog. Ce film mérite vraiment d'être vu ...

AlloCiné: Nic, "Ben X" est adapté de votre propre livre, sorti il y a une dizaine d'années. Au moment de son écriture, pensiez-vous déjà à l'adapter au cinéma ?
Nic Balthazar : Je mentirais si je disais que je n'y avais pas pensé. Le petit livre que j'ai écrit était fait pour les adolescents qui ne lisent pas. Je me disais que s'ils n'aimaient pas trop le livre, peut-être qu'ils aimeraient au moins le film. J'ai écrit le livre comme si j'écrivais un scénario. Il faisait 93 pages, le film dure 93 minutes. J'étais loin d'imaginer qu'il sortirait dans le monde entier et que je serais à Paris aujourd'hui pour en parler, d'autant que c'est ma première réalisation. Quant aux différences entre le livre et le film, oui, il y en a un certain nombre. J'ai fait évolué Ben et le monde qui l'entoure au fil du temps. Par exemple, son père était absent du livre alors qu'il est présent dans le film.

Un des thèmes importants que vous abordez dans le film est celui du suicide. Avez-vous essayé de faire passer un message ?
Nic Balthazar : Je sais que c'est dangereux de dire ça mais oui, j'ai essayé de faire un film qui porte un message. Le livre est né après avoir lu dans un journal un fait divers sur un adolescent qui s'était suicidé. Les chiffres des taux de suicides chez les jeunes sont effroyables. J'ai parlé avec beaucoup de personnes qui répondent aux permanences téléhoniques de détresse et ce que j'ai compris c'est qu'il ne sert à rien de dire à ces jeunes sur le point de se suicider qu'il faut qu'ils pensent à leurs proches, que ce geste est égoïste. Leur douleur est immense, la mort leur semble être l'unique solution à leur problème. Il faut leur faire comprendre qu'il y a d'autres solutions. Je n'ai pas voulu faire un film super moraliste ou qui tombe dans le misérabilisme. C'est un film cool, avec du suspense et de l'émotion mais qui traîte de sujets graves voire tabous. J'ai voulu donner un peu d'espoir là où il n'y en a pas vraiment dans la réalité. Comme disait Stanley Kubrick, "le cinéma c'est oser aller à l'envers de la réalité" .

Avez-vous eu des témoignages de gens qui ont vu le film et qui ont été particulièrement touchés ?
Greg Timmermans : Un jeune garçon de 14/15 ans est venu voir Nic à la fin d'une projection en lui expliquant qu'il était autiste mais que ses camarades de classe ne le savaient pas et que dans quelques jours, ils allaient voir le film ensemble et qu'après il le leur dirait. C'était très touchant. Autrement, j'ai reçu beaucoup de lettres et de mails. Ca fait extrêmement plaisir. Une projection a eu lieu avec une association composée de gens qui ont été touchés par le suicide d'un proche (parents, enfants ...) et le film a eu beaucoup d'impact sur eux. Ils ont pu comprendre ce que ressentait vraiment leurs proches au moment où ils ont choisi d'en finir avec la vie. C'était très intense pour eux.

Nic Balthazar : On a montré le film à la famille du jeune garçon qui me l'a inspiré. Pour eux, c'était comme la fin du voyage, un dernier adieu à leur proche disparu. Ils ont apprécié que le film apporte une part d'espoir.

Vous avez parlé tout à l'heure de l'aspect "cool" du film. Comment l'avez-vous développé ?
Nic Balthazar : D'abord par la musique. J'ai choisi des groupes qui plaisent aux jeunes et qui ont des textes en rapport avec les thèmes du film. Le groupe Praga Khan n'est pas du tout connu en France, pourtant ils ont été les pionners de la musique dance et ils sont belges ! Ils ont collaboré à de nombreuses bandes-originales de films américains. Les paroles des chansons choisies semblent avoir été écrites pour le film, alors que pas du tout ! J'ai également choisi Arno parce que j'adore sa voix et qu'il est toujours bon de faire connaître un artiste belge au monde entier. Pour Sigur Ros , c'est une autre histoire. Je tenais tout particulièrement à ce qu'un de leurs titres soit utilisé dans la scène finale du film. Cette musique était tellement forte, tellement parfaite que je ne pouvais en imaginer une autre à sa place. Ce fut compliqué d'avoir l'accord du groupe mais finalement, après avoir vu le film, ils ont accepté. J'étais aux anges.

Vous avez également utilisé un vrai jeu-vidéo, "Archlord", à l'intérieur même du film, comment vous y êtes vous pris ?
Nic Balthazar : Oui, et c'est une petite révolution dans le monde du cinéma ! J'en suis très fier. J'étais entouré de cinq gamers et je les dirigeais comme on dirige des acteurs de chair et de sang sauf que là il s'agissait de personnages virtuels dans un décor virtuel. L'avantage c'est que ça n'a rien coûté ! Il était important pour moi de montrer que le virtuel n'est pas fait que de violence. C'est un monde intrigant et fascinant. Beaucoup de gens y trouvent des choses qui leur manquent dans leur vie réelle. C'est le cas de Ben. Il peut être celui qu'il a toujours rêvé d'être dans ce jeu. Sa maladie n'a plus d'importance. Il y trouve de l'écoute, du réconfort et même l'amour ! Vous verrez, un jour, même nos grand-mères auront des avatars !

Greg, avez-vous longtemps hésité avant d'accepter le rôle de Ben ?
Greg Timmermans : Oui et non. J'étais très partagé. D'un coté, j'avais le sentiment que je ne pouvais pas me permettre de passer à coté de ce rôle si fort, si exigeant. Mais de l'autre, je ne savais pas si je serais à la hauteur. Je doutais un peu, d'autant que le film reposait totalement sur mes épaules ! Si j'étais mauvais, c'est tout le film qui était mauvais. Heureusement, j'ai eu 6 mois pour me préparer. J'en ai profité pour parler avec des autistes et m'enrichir de leurs témoignagnes. J'ai beaucoup discuté avec Nic aussi. De ce fait, je me suis rapidement senti à l'aise sur le tournage.

La scène d'humiliation que l'on voit à plusieurs reprises dans le film a-t-elle été difficile à tourner pour vous ?
Greg Timmermans : Je savais que ça ne serait pas facile à tourner mais pas à ce point-là. Il y avait évidemment le fait de me retrouver le pantalon aux genoux, mais c'était un détail comparé au reste. Il a fallu la refaire une vingtaine de fois. Au bout de la 10ème prise, je me sentais moi-même harcelé, humilié.

A-t-il été difficile de quitter Ben à la fin du tournage ?
Greg Timmermans : Pendant le tournage, je ne pensais qu'au film nuit et jour. Je rêvais même de Ben la nuit ! Surtout avant le tournage de certaines scènes cruciales, comme celle dans le parc où Ben part dans un monologue très émouvant. Ou encore celle où il casse tout dans sa chambre. C'était très intense. Une fois le tournage terminé, je n'ai pas eu trop de difficultés à sortir du rôle. Cela s'est fait naturellement.

A l'occasion du festival de Montréal, vous avez été ovationnés par le public. Qu'avez-vous ressenti à ce moment-là ?
Greg Timmermans : C'est un souvenir qui restera gravé dans ma mémoire pendant encore longtemps. C'était mon premier rôle, mon premier film, sa première présentation au public, première fois que je voyais le film, la première fois que je traversais l'Atlantique aussi ! C'était étourdissant. J'ai vu les gens se lever spontanément comme un seul homme quand le générique de fin a commencé. Ils applaudissaient à tout rompre et je n'en croyais pas mes yeux. Puis des gens sont venus me voir, des trémolos dans la voix ... C'est impossible à décrire, c'était beaucoup d'émotion. Je n'oublierai jamais ça.

Après un livre, une pièce de théâtre, un film, quelle est la prochaine étape ? Une série "Ben X" ? Un remake américain ?
Nic Balthazar : (Rires) On m'a déjà demandé si je ne voulais pas en faire un ballet, un opéra, ou que sais-je encore ! J'ai écris le livre d'une traite, le film s'est tourné en 25 jours ... La production d'une série prendrait trop de temps. Par contre, on m'a approché pour revendre les droits d'un remake aux Etats-Unis. J'aimerais beaucoup le réaliser. Le slogan du film, c'est "L'important, c'est le courage", alors pourquoi pas ? Le tout c'est d'oser !

Pour finir, pouvez-vous dire en quelques mots pourquoi les internautes doivent aller voir "Ben X" ?
G.T :
C'est un film qui combine plusieurs genres : le thriller, le drame, le documentaire et la romance. Il ne laisse pas indifférent, quelque soit l'âge, et il fait réfléchir. Courez-y si vous voulez passer un bon moment !

Propos recueillis par moi-même à Paris le 26 février 2008 pour AlloCiné.com


La Bande-Annonce de Ben X.

Posté par LullabyBoy à 03:17 - - Permalien [#]

07 mars 2008

Ciné Mix [Février 2oo8]

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Coup de Coeur


NO COUNTRY FOR OLD MEN dnesblog5starsqq3B

18790037Attention, chef d'oeuvre ! Décidément, en ce début d'année, le cinéma américain nous réserve de bien belles surprises. Into the Wild le mois dernier (qui a dépassé le millions d'entrées !! Yes !), No Country ce mois-ci (dont les chiffres sont décevants malgré son Oscar du meilleur film). Je ne suis pas expert des frères Coen, à vrai dire c'est le premier film qu'ils ont réalisé que je vois (je sais, je devrais avoir honte de n'avoir pas vu Fargo) No Country est un film terriblement puissant. La puissance de la réalisation d'abord. Pas de grands effets de style, pas d'effets spéciaux ou de cascades en chaîne. Tout est dans la sobriété. Le silence est d'or. C'est une feinte pour mieux nous suprendre quand le bruit de la bouteille d'air comprimé que le serial killer du film utilise pour tuer encore et encore, résonne dans la salle et fait sursauter le plus vaillant des spectateurs. La puissance de l'interprétation ensuite. Josh Brolin, en cowboy des temps modernes, est excellent. Tommy Lee Jones, en vieux shérif désabusé, est amusant. Javier Bardem, en serial killer au sang chaud et à l'humour à froid est impressionnant. C'est son personnage qui apporte le petit plus du film qui en fait un must. Chacune de ses répliques vous glace le sang tout en vous faisant rire jaune avec culpabilité. Il joue avec la mort comme on se laisse guider par le hasard. Il frôle parfois l'absurde. Il n'a pas de limites. L'incarnation même de la puissance de la violence, l'allégorie de ce mal qui ronge l'Amérique depuis des décennies. La contemplation de la désolation devient alors fascinante. L'horreur fait place au désenchantement. Les paysages calcinés deviennent beaux et mélancoliques. Il n'y a plus d'espoir.

C'est tout ça que raconte le film et plus encore. Il est d'une richesse incroyable. Si la fin a tendance à légérement se traîner, c'est bien la seule miniscule fausse note que l'on peut relever. Tout le reste est passionnant. La puissance de la réalisation. La puissance de l'interprétation. La puissance de la violence. La puissance du sens. Le suspense est au rendez-vous, lui aussi. L'humour permet d'apporter au film un certain recul et allége le propos. Je terminerais par l'argument du film, parce que j'avais envie de faire les choses à l'envers pour une fois. Alors qu'il chasse dans les vallées texannes, proches de la frontière mexicaine, Moss tombe sur un spectable des plus macabres: une huitaine de corps ensenglantés et une camionette qui renferme en son coffre une malette remplie de millions de dollars. Moss s'en empare et c'est là que son calvaire va commencer. Poursuivi par un serial killer prêt à tout, il va tenter de sauver sa peau. Le pitch est assez simple, voire pas original, et pourtant il amène un des meilleurs films de ces dernières années. Ce serait insulter le cinéma que de ne pas aller le voir.

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Les Autres Films


JUNO dnesblog4starsjj0B

18883115Juno a 16 ans et un jour d'ennui, elle couche avec Bleeker, son meilleur ami. Et elle tombe enceinte. (Pourquoi dit-on "tomber" enceinte d'ailleurs ?) Sa vie va en être bouleversée. Elle va devoir annoncer la nouvelle à Bleeker, à sa meilleure amie et bien sûr ses parents. Elle va décider en accord avec elle-même de mener sa grossesse à terme puis confier le bébé à des parents adoptifs. Elle va alors se mettre en quête du couple parfait. Et elle va le trouver, en apparence du moins. Juno fait parti de ces films qui vous émerveille par sa simplicité et son réalisme romancé (c'est un concept que j'ai inventé). C'est d'abord un film qui vous fait rire. Beaucoup ! La scène chez le gynéco est un moment d'anthologie par exemple. Mais le principal réside dans l'humour caustique mais redoutable de Juno. Ellen Page balance ses lignes de dialogue avec une facilité étonnante mais pas déconcertante. Il suffit de quelques secondes pour être séduit par le personnage. Certains lui reprocheront de ne pas être réaliste du tout. Qu'aucune fille de 16 ans ne peut faire preuve d'autant de maturité et de culture. Juno connaît tout de la musique rock des années 70 à nos jours par exemple (du coup on a droit à une bande-son excellente) Oui et alors ? Quand bien même il n'existerait pas de vraie Juno dans la vie, pourquoi bouder son plaisir ? Elle est excellente et c'est tout ce qui compte. On est dans une fiction après tout. Bref, le rire est omniprésent et pourtant, la tendresse n'est pas mise de coté. Elle est également présente par petites touches subtiles et atteint à un certain moment son paroxysme. Juno et Bleeker sont sur le lit d'hopital, après l'accouchement, et elle craque, à bout de forces. C'est le moment du film qui m'a beaucoup ému. Les apparitions de Bleeker sont aussi souvent touchantes. Michael Cera a quelque chose dans le regard qui l'entraîne bien plus loin que dans le rôle du simple benêt que l'on voudrait lui donner à la base. Et puis Jennifer Garner prouve une fois de plus qu'elle n'est pas que Sidney Bristow. Elle est attendrissante et irritante à la fois. Une jolie performance. Au final, ce petit film a tout d'un grand. On pense imanquablement à Little Miss Sunshine, qui avait créé la surprise il y a deux ans dans des conditions similaires. Le cinéma indépendant dans ce qu'il fait de mieux. Et on gardera un oeil sur Diablo Cody (quel nom !!), la scénariste du film. Parmi ses projets, une série pour Showtime, The United States of Tara, avec l'excellentissime Toni Collette. Si elle est aussi bien écrite que Juno, ça promet ! Ah au fait, il n'y a qu'à moi que Juno fait penser à Daria¨, l'héroïne culte de la série animée de MTV ?

PARIS dnesblog3starsmq2B

18894353Inconditionnel de Klapisch (je ne me suis toujours pas remis des Poupées Russes), j'attendais ce film avec beaucoup d'impatience. Dire que j'ai été déçu serait un peu fort. Disons que je m'attendais à un peu mieux. Notamment sur les vues de Paris. Même si elles sont belles, elles ne sont pas non plus à ce point transcendantes. Peut-être est-ce le juste reflet de la ville après tout ? Le pari était risqué: faire un film choral qui va jusqu'au bout du bout du concept en faisant cohabiter une douzaine, si ce n'est plus, de personnages. Le pari est réussi pour moi. On regrette évidemment de ne pas en voir plus de la vie de certains d'entre eux. Je pense à Karin Viard. Elle est plus que jamais désopilante dans son rôle de boulangère raciste mal embouchée. Ses "En vous remerciant" sont irresistibles et nous rappelle Agathe, l'esthéticienne dans Tatie Danielle. Fabrice Luchini fait du Luchini face à une Mélanie Laurent qui rayonne. Ses textos d'amoureux transit sont désopilants. Le duo autour duquel le film se construit est constitué de Romain Duris, alias Pierre, gravement malade, qui risque de mourir, et Juliette Binoche, alias Elise, sa soeur, qui tente de l'aider du mieux qu'elle peut tout en gérant ses enfants qu'elle élève seul et son boulot dans le social. Cette histoire est très touchante et apporte au film la profondeur qui aurait pû lui manquer. Du haut de son balcon, Pierre suit la vie des habitants de son quartier. C'est ce qui le distrait et qui l'aide à garder l'espoir. Malheureusement, certains personnages n'ont aucun lien avec lui, vraiment aucun, et ça gâche un peu l'effet d'ensemble. Je pense aux mannequins qui vont draguer les pauvres bonhommes du marché. Plus que dispensable. Je pense aussi au personnage de François Cluzet, pas très réussi. Il y a une scène qui m'a marqué par son atrocité: Gilles Lelouche qui force cette pauvre Julie Ferrier à faire la brouette. Dis comme ça, ça paraît totalement ridicule mais je vous jure que c'est troublant. Ce qui se passe ensuite aussi d'ailleurs. C'est surprenant. Au final, Paris est loin d'être un mauvais film. Il est juste un peu bancal sur certains aspects, ce qui n'empêche pas de passer un bon moment.

CLOVERFIELD dnesblog3starsmq2B

18864723J.J Abrams a encore frappé ! Je vais passer sur tout ce qui concerne l'opération marketing magistralement orchestrée depuis plus d'un an autour du mystère du film. C'est typiquement du J.J, c'est très habile et c'est ce qui a probablement permis au film de s'en sortir honorablement au box-office. Autrement, il serait passé un peu inaperçu. New York, une fête d'étudiants friqués bat son plein quant tout à coup, la ville est frappée par une étrange menace, d'abord matérialisée par une énorme secousse. La statue de la liberté s'effondre et se retrouve au beau milieu de Manhattan. Que se passe-t-il vraiment ? Un des étudiants va nous en donner les principales réponses en filmant de A à Z la catastrophe. Eludons tout de suite le problème, qui pour moi n'en est pas vraiment un: oui, ça n'est absolument pas crédible et pas plausible que le mec puisse filmer des heures et des heures ce qui se passe. Une fois que l'on a réussi à dépasser cela, on peut profiter du film en toute quiétude, ou presque. Le fait de filmer tout à la caméra à l'épaule est ce qui différencie Cloverfield de ce qui a déjà été -plus ou moins bien- fait: Godzilla & co. Et c'est mille fois plus efficace que les multi-caméras !! Là, on se sent vraiment concerné par ce qui se passe, on est dans le feu de l'action, impossible d'avoir un quelquonque recul ou une vue d'ensemble. C'est là que réside la principale réussite du film. Le reste est plus classique: une bande de jeunes adultes peu farouches et très courageux, qui vont, au péril de leur vie, tout faire pour sauver la copine du héros, coincée à l'autre bout de la ville. On voit peu le monstre, puisqu'il s'agit du monstre et là aussi, le procédé est très efficace ! Cela rajoute au mystère et à la peur. Cloverfield est donc un film de monstre classique dans le fond mais original dans la forme, qui tente vaguement d'exorciser les démons du 11 Septembre 2oo1, encore très présents dans la mémoire collective mondiale. Les acteurs ne sont pas vraiment bons, ils sont juste beaux à voir. Les décors et les effets spéciaux rattrappent largement les faiblesses du scénario. Ce film est déjà culte, à tort ou à raison.

LA FAMILLE SAVAGE dnesblog3starsmq2B

18883131Wendy et Jon n'ont pas vu leur vieux père depuis bien longtemps. Mais lorsqu'il perd son épouse, sa santé déclinante les oblige à le revoir et à s'occuper de lui en mettant de coté leurs rancoeurs familiales toujours vives. Wendy n'arrive pas à percer dans le théâtre tandis que les écrits de Jon, professeur d'université, semblent n'intéresser que lui. Le pitch est relativement déprimant, le film aussi. Mais dans le bon sens ! L'entrée en matière très scatologique donne le ton ! Ce film ne sera pas comme les autres. Il traitera de sujets graves: la vieillesse, la mort, la crise de la quarantaine, la dépression, avec une sorte de lègère profondeur, ou de profonde légéreté, c'est selon. Le film n'émeut jamais aux larmes mais fait réfléchir. Que faire de ses parents qaund ils deviennent trop vieux pour se gérer seuls ? Que faire de sa vie quand elle ne ressemble en rien aux plans que l'on s'était fait ? Ces questions sont traitées avec authenticité et intelligence. Malheureusement le film est un peu long (1h55), on décroche parfois. On ne ressort pas du film dans une joie ennivrante, vous êtes prévenus ! Mais on apprécie les prestations des deux acteurs principaux: Laura Linney et Philip Seymour Hoffman. Aussi bons dans la comédie que dans le drame. Tiens d'ailleurs, on regrettera que le film ne lorgne pas un peu plus du coté de la comédie quand même, tout compte fait. Ce n'est pas un bijou indie mais c'est plutôt honnête. Et ce serait sympa que les producteurs pensent plus souvent à Laura Linney, excellente mais trop discréte !

L'ORPHELINAT dnesblog3starsmq2B

18888815"Le plus grand succès espagnol de tous les temps !" C'est pas moi qui le dit, c'est l'affiche du film ! Un thriller ibérique qui dépasse nos frontières, voilà qui n'est pas si fréquent. Pour ça, on peut déjà dire bravo. Après, peut-on dire que la promesse du film est respectée ? Pas complêtement ! Laura a vécu dans un orphelinat dans son enfance. Devenue adulte, mariée, avec un enfant, elle décide de restaurer la vieille maison et d'y accueillir des enfants handicapés. C'est alors que des phénomènes étranges vont se produire au sein de la batîsse. Son fils, Simon, ne va pas tarder à disparaître dans des circonstances mystérieuses. Malgré les nombreuses qualités du film, je me suis un peu ennuyé. Disons qu'il y a régulièrement des scènes fortes qui relancent notre intérêt mais entre temps, c'est un peu trop calme. On aimerait que les événements s'enchaînent plus rapidement. Et puis le film met du temps à se mettre en place, une bonne demie-heure. Reste alors 1h15 plus ou moins efficace, selon les moments. L'Ingrid Chauvin espagnole (c'est moi qui la surnomme comme ça parce qu'elles se ressemblent un peu, même dans le jeu, si on peut appeler cela un jeu, mais leurs deux carrières sont assez différentes), Belen Rueda, offre une prestation honnête mais sans plus. Son rôle de mére courage est un peu agacant sur les bords. Ce qui m'a le plus plu dans le film, c'est la fin. Je n'en révélerais pas ici le contenu mais elle a un aspect très onirique qui ma séduit. On ne nous donne pas de réponse précise, c'est à chacun d'y voir ce qu'il a envie d'y voir, selon ses croyances et sa sensibilité. L'orphelinat est un thriller qui se tient mais qui aurait peut-être mérité une réalisation un peu plus énergique. Considération purement esthétique: l'affiche est très réussie !

A ne pas oublier


THE DEAD GIRL dnesblog4starsjj0B Lisez la critique postée le 3 Février 2oo8 en cliquant sur les étoiles.

Posté par LullabyBoy à 01:06 - - Permalien [#]

03 février 2008

Ciné Mix [Janvier 2oo8]

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Coup de Coeur


INTO THE WILD dnesblog5starsqq3B

into_the_wild_movie_posterA la question "Quel est ton film préfèré ?", je ne trouve jamais de réponse. Il y a des tas de films que j'aime beaucoup, qui m'ont marqués, mais de là à en considérer un comme mon favori, non. Eh bien je crois que maintenant je saurais quoi répondre. Into The Wild. En voyant la bande-annonce, j'ai tout de suite compris que c'était un grand film et qu'il avait toutes les chances de me bouleverser. Puis j'ai lu quelques critiques de journalistes, la plupart étaient bonnes mais le film ne faisait pas l'unanimité. Et après l'avoir vu, je ne comprends même pas comment le film n'a pas pu être nominé dans la catégorie du meilleur film aux Oscar pas exemple. Je lui trouve beaucoup de similitudes avec Le secret de Brokeback Mountain. L'ambiance peut-être. Autre film qui m'a marqué.

Christopher McCandless est fraîchement diplômé, il est promis à un bel avenir du haut de ses 22 ans et pourtant il va décidé de tout quitter, partir sans laisser d'adresse et réaliser son rêve: parcourir les étendues sauvages de l'Alaska, juste lui et la nature. Avant d'atteindre son but ultime, il croisera sur son chemin des êtres bouleversants, qui lui apporteront tous un peu plus de sagesse et qui marqueront sa vie. Il y a d'abord ce couple de hippies qui voit en lui le fils qu'ils ont perdu, lui aussi disparu sans laisser de traces. Beaucoup d'autres suivront mais l'on retiendra surtout le vieil homme solitaire qui voit en lui le fils qu'il n'a jamais eû mais qui a toujours manquer à sa vie. Je vois encore son visage abîmé par le temps et ses yeux remplis de larmes, c'était, je crois, le moment le plus fort du film. On se bat en même temps que lui pour retenir nos larmes mais à quoi bon ... La voix-off de la soeur de Christopher est également un élément porteur d'émotion, on la sent d'abord heureuse pour son frère, puis peu à peu inquiéte, jusqu'à ce qu'elle desespère de le revoir un jour. Les parents de Christopher se battent aussi et veulent croire à son retour mais arrive un moment où la force les quittent. Nous suivons donc en parallèle le périple du héros en Alaska, son périple à travers les Etats-Unis pour l'atteindre, la vie de sa famille depuis qu'il est parti et sa vie d'avant aussi. Sean Penn, le réalisateur, manie remarquablement ces fragmentations du temps et on ne se sent jamais perdu. C'était un pari risqué qu'il a réussi haut-la-main.

Comment ne pas parler de Emile Hirsch, qui interpréte le héros du film ? Il est éblouissant, tout simplement. Au-delà de son charme, il dégage quelque chose de très puissant. On devine Sean Penn à travers lui. William Hurt et Marcia Gay Harden, qui interprétent ses parents, sont bouleversants. Je ne dirais rien de Vince Vaughn. Je trouve son personnage dispensable au film et je n'aime pas tellement l'acteur. Le reste du casting ne comprend pas de têtes tellement connues mais peu importe, ils sont globalement vraiment très bons. La réalisation est à la hauteur des paysages: grandiose. Rarement la nature n'a été aussi belle au cinéma, dans un film qui n'est pas un documentaire en tous cas. Je me souviens surtout d'une scène avec des chevaux au coucher du soleil. Un ravissement. Je pense aussi à ces torrents d'eau gelée, à ces étendues de neige, à ce ciel parfait, à ces pics au loin ... Bref, c'est impressionnant et je crois que c'est cette beauté là qui m'a ému le plus dans le film, au-delà même des mots, des sentiments et des idéaux. La bande-originale complête parfaitement l'ambiance du film, de la bonne pop folk. Je ne révélerais rien de la fin pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, je dirais juste qu'après ça, on a beaucoup beaucoup de mal à retrouver la réalité, engourdis par le froid et les yeux embués. J'ai trouvé mon film préfèré. "I Now Walk Into the Wild ..."

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Autres films


SMILEY FACE dnesblog3starsmq2B

18873779Ca fait longtemps que je n'avais pas autant ri au cinéma. Ce film est improbable, surréaliste et extrêmement drôle. C'est l'histoire de Jane, une jeune actrice complêtement paumée, qui va vivre une folle journée après avoir englouti par inadvertance une douzaine de space cakes. Il va lui falloir remplacer ces gâteaux volés à son colocataire, rembourser son dealer car elle a des dettes à n'en plus finir et enfin passer un casting, tout ça sous l'effet du cannabis et en une seule petite journée. Les grimaces d'Anna Faris valent à elles seules le détour. L'apparition d'Adam Brody, bien que trop courte (son apparition hein), est excellente ("I'm not a fucking Tony Soprano"). C'est burlesque à souhait et les situations dans lesquelles Jane se retrouvent sont souvent énormes. Sans compter sur son effrayant mais hilarant colocataire. Il faut vraiment partir dans l'idée que ce film est une grosse mascarade qui n'a pas pour autre but que de nous divertir, sinon forcément on passe à coté. Il nous transmet une véritable bonne humeur. Si vous avez vu la bande-annonce et qu'elle vous a plu, sachez que le film est exactement dans le même esprit. Le seul bémol que je mettrais c'est qu'au final, le cannabis a tendance à être glorifié et c'est pas franchement nécessaire.

30 JOURS DE NUIT dnesblog3starsmq2B

18864886Rares sont les films de zombies réussis. C'est le genre qui veut ça. Ca passe ou ça casse. Je ne crierais pas au chef d'oeuvre devant ce film, loin de là. Mais il a le mérite, contrairement à beaucoup d'autres, d'éviter un maximum la caricature des zombies et il ne verse jamais dans le ridicule. Honnêtement, je n'ai pas eu peur un seul instant mais pour ça, il faut se lever tôt. Reste néanmoins un film plutôt réussi, plutôt pas ennuyeux où Josh Hartnett et Melissa George s'en sortent honorablement. La prestation qui m'a marquée et ce n'est pas la première fois, vient de Ben Foster. J'avais detesté le film Alpha Dog mais c'est lui que j'avais retenu. Là, cest un peu pareil. On le voit peu mais il dégage quelque chose de vraiment malsain et d'inquiétant. Il ouvre d'ailleurs le film magistralement. Au niveau de la photographie, rien à dire. C'est très bien foutu et on croit en ce petit village au fin fond de l'Alaska, au beau milieu d'une tempête de neige. Un gros problème du film, c'est la gestion de l'espace-temps. C'est censé se passer en 3o jours et on a plutôt l'impression que ce calvaire a duré 2 ou 3 jours, grand maximum. Le passage le plus marquant est sûrement celui de la petite fille zombie qui s'acharne sur un des personnages. C'est très troublant. Le reste est plus convenu (les personnages boulets qui parlent toujours super fort au mauvais moment, les décisions bien maladroites qui font courir tout le groupe à sa perte ...) Un bon moment donc quand on a une soudaine envie de sang et de meurtre.

A venir


THE DEAD GIRL dnesblog4starsjj0B(sortie prévue le o5 Mars 2oo8)

18857578Une jeune femme a été assassinée (Brittany Murphy). Sa mort va bouleverser la vie de cinq autres femmes. D'abord la vie de celle qui a retrouvé son corps (Toni Collette). Celle de la soeur de la disparue, celle de celle qui croit que son mari est le meurtrier, celle de la mère de la morte qui enquête sur ce qu'était la vie de sa fille (Marcia Gay Harden) et puis cette fille paumée qui rêvait de changer de vie mais que le destin a brisé. Ce film a obtenu la récompense du meilleur film au festival de Deauville et cela me semble mérité. Les actrices sont excellentes, Toni Collette en tête. Mais les personnages masculins ne sont pas en reste, je pense surtout à Giovanni Ribisi et Josh Brolin. Il s'agit d'une suite de portraits, chaque femme, une par une a droit à ses vingt-minutes de film. Les portraits sont inégaux. Celui de la soeur de la morte est ennuyeux à souhait. Celui de la femme qui retrouve le corps ou celui de la mère sont par contre passionnants. Celui de la morte, qui clôture le film, est trop court, frustrant. Il s'arrête pile au moment du meurtre, on ne voit rien, on ne saura jamais vraiment ce qui s'est passé et c'est un peu dommage. Mais je crois que le but de la réalisatrice était vraiment de montrer les répercussions de ce meurtre, pas le meurtre en lui-même qui est réduit au simple état d'élément déclencheur. Et elle réussit ce qu'elle a entreprit. Ce film est très noir mais original dans sa construction. Une curiosité. 

Posté par LullabyBoy à 02:39 - - Permalien [#]

03 janvier 2008

Ciné Mix [Clap 3]

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Suite et fin du bilan de l'année cinéma. A vos commentaires !


18831575La Clef dnesblog3starsmq2B

Décidèment, l'année 2oo7 aura été l'année Guillaume Canet ! Ce film n'est pas son meilleur mais il lui permet en tous cas d'exceller à nouveau dans le rôle d'un homme pris au piège par de sombres inconnus. L'ambiance du film est très particulière, très glauque. Les visages des acteurs sont abîmés et fatigués, des rôles à contre-emploi pour Vanessa Paradis, Josiane Balasko,Thierry Lhermitte et Jean Rochefort. Le souci de ce film c'est qu'il faut le voir plusieurs fois pour tout comprendre tant il est complexe. C'est à se demander si au fond Guillaume Nicloux n'a pas voulu faire compliqué à partir d'une histoire simple. On passe d'une époque à l'autre et on s'y perd un peu. Le personnage de Vanessa Paradis reste mystérieux jusqu'au bout et on a du mal à distinguer qui sont les bons et les méchants.

18772098Fragile(s) dnesblog2starslc1B

Ce film choral réunissant des acteurs tels que Jean-Pierre Daroussin, François Berléand et Marie Gillain, fait parti de ces films que l'on regarde sans déplaisir mais qui ne marque pas et pire: dont on ne souvient même plus quelques jours après l'avoir vu. Les personnages sont un peu trop stéréotypés et l'ensemble est tout sauf original. L'alternance drame et comédie est bien maîtrisée et la bande-son pop/rock bien agréable à l'oreille. Mais ça s'arrête là.

18680972Les Infiltrés dnesblog1starly3B

J'ai le sentiment d'être passé complêtement à coté du dernier Scorsese. A vrai dire, je n'ai jamais été très fan de ses films. Je reconnais son talent mais les histoires qu'il raconte ne me parlent pas. Cela vient sûrement du mélange policier/thriller/espionnage. Rien à dire sur les acteurs: Leonardo Dicaprio, Matt Damon et Jack Nicholson sont au top. Mais l'histoire est vraiment trop complexe, il faut vraiment s'accrocher pour réussir à comprendre quelque chose pendant les trois quart du film (qui dure pas moins de 2h3o). Le final sauve la mise avec de nombreux rebondissements et puis se dire que ça y est c'est enfin fini engendre une certaine indulgence. Les critiques ont été dythirambiques donc le problème vient vraiment de moi. Trop d'action et pas assez de réflexion.

18699304Le Héros de la famille dnesblog4starsjj0B

Dans cette comédie dramatique, les membres d'une famille éclatée se retrouvent autour d'un cabaret Niçois dont ils sont propriétaires et ce sera l'occasion pour eux de rêgler leurs comptes, de s'avouer des secrets jusqu'alors bien gardés et peut-être même de se pardonner. Le casting est très alléchant (Catherine Deneuve, Valérie Lemercier, Emmanuelle Béart, Gérard Lanvin ...) et le film est à la fois drôle et émouvant, tout dans la justesse et dans la mesure. On peut reprocher au film un coté un peu vieillot voire ringard avec ce cabaret sans âge mais la magie opére quand même.

18858021Actrices dnesblog2starslc1B

Ce second film en tant que réalisatrice de l'actrice Valeria Bruni-Tedeschi a été saluée par la critique à Cannes en remportant le prix spécial du jury Un certain regard. L'actrice est époustouflante, passant du rire aux larmes avec une aisance naturelle. Le film est malheureusement trop inégal. Certaines scènes sont particulièrement drôles, notamment celles avec la mère du personnage principal, d'autres sont plombantes avec des dialogues interminables et des étâts d'âme difficiles à comprendre quand on est pas une actrice. Il n'y aucune véritable évolution dans le film: à la fin, on en revient aux même problématiques qu'au début. Rien n'a été résolu. Le dèsespoir est de mise malgré une grande fantaisie à la limite de la folie furieuse. 

18673429Prête-moi ta main dnesblog3starsmq2B

Je reconnais que je triche un peu, le film est sorti le 1er Novembre 2oo6. Mais bon, moi je l'ai vu il y a deux semaines alors ... Enfin une comédie digne de ce nom ! Ca faisait longtemps. Les répliques font mouche et le duo Alain Chabat-Charlotte Gainsbourg fait des merveilles. C'est romantique mais pas trop, c'est touchant mais point trop n'en faut, c'est vrai aussi que c'est un peu facile parfois et l'issu est tout sauf étonnante mais on prend un vrai plaisir à regarder ce qui n'est autre qu'un divertissement de qualité, familial et sans prétention. Mais si vous avez vu la bande-annonce, alors vous avez vu les moments les plus percutants.

Vous pouvez toujours lire les critiques de Il était une fois (dnesblog4starsjj0B), L'âge d'homme, maintenant ou jamais (dnesblog2starslc1B) et 99 Francs (dnesblog4starsjj0B) en cliquant sur les étoiles.

Et mes deux gros coups de coeurs de l'année que je ne saurais que trop vous conseiller: The Bubble (dnesblog5starsqq3B) et Les Chansons d'Amour (dnesblog5starsqq3B).

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28 décembre 2007

Ciné Mix [Clap 2]

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Suite du bilan de l'année cinéma entre coups de coeurs, coups de mous et coups de gueules. Vos commentaires sont les bienvenus !


18674313Ne le dis à personne dnesblog4starsjj0B

Je ne pensais pas Guillaume Canet si talentueux. Il m'a totalement bluffé avec ce thriller dont il est l'un des interprétes principaux ainsi que le réalisateur. Le casting est impressionnant: François Cluzet, Marie-Josée Croze, André Dussolier, Kristin Scott-Thomas (dans un rôle à contre-emploi), Jean Rochefort, Nathalie Baye, François Berléand, Florence Tomassin et bien d'autres encore. On ne voit pas le temps passer, pourtant le film dure un peu plus de 2 heures, la réalisation est parfaite (notamment pour les scènes d'ouverture et de fin), la bande-son est particulièrement soignée. Le seul petit reproche que je ferais c'est un certain manque de clarté quant au dénouement. La façon de raconter la fin de l'histoire est un peu brouillon. Néanmoins, c'est un film à voir absolument ! Les thrillers français aussi réussis sont rares.

18771164Hostel - Chapitre II dnesblog2starslc1B

Je préfère prévenir tout de suite, je suis allé voir le second chapitre alors que je n'avais pas vu le premier. Cependant, cela ne m'a causé aucun problème de compréhension. C'est pas franchement le genre de film qui demande une grande réflexion. On se laisse juste bercer par les tendres images que l'on nous balance à la tronche et puis on se marre souvent tellement c'est ridicule. Les bons films d'horreur sont rares et Hostel n'en fait pas parti. Mais il y a bien pire. Cette fascination et cette attirance qu'ont les personnages pour la mort est dérangeante et comme on nous martèle au début du film que c'est une histoire vraie, on se pose pas mal de questions. Et si c'était vrai ? Sans cette notion, je crois que la sauce ne prendrait pas. On prend plaisir à retrouver deux acteurs de Desperate Housewives : Roger Bart (le pharmacien le plus cinglé de la planête) et Richard Burgi (celui qui a survécu à son mariage avec Susan).

18700880La Môme dnesblog3starsmq2B

Tout ou presque a été dit sur ce film. Oui, Marion Cotillard est magistrale dans le rôle d'Edith Piaf, une véritable performance qui mérite d'être saluée encore et encore, voire même d'être récompensée aux Oscars. Oui, l'histoire de la vie d'Edith Piaf est extrêmement émouvante et à coté, cette pauvre Cosette peut s'estimer heureuse (Olivier Dahan n'a-t-il pas exagéré sur le misérabilisme ?) Oui, la fameuse scène où Edith apprend la mort de Marcel Cerdan est une des plus fortes du cinéma. Oui, Mon Dieu est une chanson qui vous remue les tripes. Oui, le fait de ne pas raconter cette histoire de manière chronologique était la meilleure façon d'éviter l'ennui. Oui, j'avoue que j'ai aimé ce film mais une partie de moi a été un peu déçu, à force de battage médiatique je m'attendais à encore mieux. 

18761683Zodiac dnesblog3starsmq2B

David Fincher a un talent qui n'est plus à prouver. Zodiac est un bon film mais il n'a pas encore réussi à égaler le cultissime Seven. Le film est suprenant, de par son ambiance, de par sa narration mais il est vraiment trop long, certaines scènes sont inutiles et ne font pas avancer l'intrigue. Quand on est un fan des émissions comme Faites entrer l'accusé ou Secrets d'actualité, on se dit qu'il y avait bien des faits divers plus passionnants à mettre en images. Pourquoi l'affaire du Zodiac et pas une autre ? Sûrement parce que la personnalité perverse du tueur du zodiaque était particulière. Peut-être aussi parce qu'il n'a jamais été retrouvé par la police, parce qu'il reste de nombreuses zones d'ombre. On sent qu'il ya eu beaucoup de travail en amont pour maîtriser parfaitement l'affaire. Jake Gyllenhaall s'en sort à merveille, tout en sobriété et même si on la voit peu, c'est un plaisir de croiser Chloé Sévigny. Robert Downey Jr. est effrayant. Je regrette qu'il n'y ait pas eu plus de scènes de meurtre, d'autant que les rares que l'on nous offre sont excellentes.

18699197Pars vite et reviens tard dnesblog1starly3B

Heureusement que la photographie du film est remarquable parce que sans cela, le film ne vaudrait pas grand chose. Le début est plutôt réussi mais très vite on devine plus ou moins ce qui va se passer, il y a des suspects que l'on élimine d'office pour telle ou telle raison et au final, il ne reste pas grand monde qui puisse être le tueur. Le dénouement est atroce de nullité. José Garcia est peu convaincant dans ce rôle de flic tourmenté, on en d'ailleurs que faire de ses délires avec cette ex-copine qu'il voit partout. Reste le décor du quartier de Beaubourg qui vaut le coup, l'idée du crieur est bonne et Nicolas Cazalé est une belle révélation. A garder sous le coude pour une future diffusion télé.

18682196Shortbus dnesblog4starsjj0B

Voilà un film qui porte un regard inédit sur la sexualité et qui la filme avec tendresse et réalisme (On voit absolument tout: de la chatte mouillée à la bite qui bande et qui jouie) On se laisse vite emporter par les petites vies de ces personnages en quête d'un peu d'amour et de reconnaissance. Parce que contrairement à ce que l'on pourrait imaginer au début, le sexe n'est qu'une toile de fond ou un accessoire, le vrai sujet c'est l'amour sous toutes ses formes. Le tout oscille entre légéreté et dépression, c'est osé mais fait avec tant de sensibilité ... C'est le New York intime, celui des vrais gens, des vrais jeunes et des faux dépravés. Une pépite, un bijou controversé. Un petit budget pour un grand film.

Et vous pouvez toujours découvrir les critiques de Darling (dnesblog4starsjj0B), Ce soir je dors chez toi (dnesblog1starly3B) et La fille coupée en deux (dnesblog4starsjj0B).

A suivre ...

 

Posté par LullabyBoy à 02:28 - - Permalien [#]