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A Boy And His Dog // 2 710 000 tlsp.

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Par Ronan.


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   Bates Motel la joue pépère pour ce 8ème épisode. Mais de petits indices disséminés laissent penser que les scénaristes font doucement monter la pression et ajoutent des pièces au puzzle pour nous offrir un final sur-le-cultant. Enfin, espérons-le. Car, si ce n'est pas le cas, la série perd de sa superbe depuis le 1x 06. En résumé : c'est moins pire que l'épisode précédent, mais c'est moins plus meilleur que tout le début de saison !

   Norman s'est découvert une nouvelle passion : la taxidermie. Cette passion est une conséquence de son échec sentimental avec Bradley, un moyen de se réfugier un peu plus dans un monde bien à lui. Et c'est le papa d'Emma qui s'y colle pour lui apprendre l'art de l'empaillage. C'est certainement aussi pour Norman l'occasion de trouver une figure paternelle de substitution ou, plus simplement, un peu de testostérone dans une vie dominée par sa mère. Mais jusqu'où cette passion conduira-t-elle Norman ? Est-ce qu'elle interviendra macabrement dans l'épisode final ? Allez savoir ... En tout cas, Norma ne voit pas vraiment d'un bon œil ce passe-temps. Elle ne voit pas non plus d'un très bon oeil le fait que l'une des enseignantes de Norman conseille à ce dernier d'aller chez un psychiatre. Aussi décide-t-elle de prendre les choses en main et d'accompagner son fiston chez le dit psychiatre. C'est l'occasion d'une scène drolatique mais révélatrice de la relation castratrice existante entre la mère et le fils. Le tout est plutôt bien amené mais parions que cet essai psychanalytique sera unique ! Les acteurs, eux, jouent leur partition avec une folie qui fait plaisir à voir. Mais attention de ne pas leur écrire des situations trop convenues et peu fines car leur jeu pourrait paraître parodique (c'est la sensation que j'ai eu lors d'une scène avec Vera Farmiga que je trouve pourtant grandiose).

   Norma a également d'autres chats à fouetter durant cet épisode, mais son caractère "je-sais-tout-je-maitrise-tout" l'amène à commettre de nombreux impairs : le premier auprès du Shérif qui, pour la première fois, va montrer un visage menaçant (deviendra-t-il le grand méchant de l'histoire d'ici la fin de la saison ? Allez savoir ...), le second auprès de M. Abernathy. En effet, après avoir bêtement cru qu'elle n'avait rien à craindre de ce mec à l'allure pourtant franchement patibulaire, elle comprend à ses dépends que ce dernier la conduit droit dans le mur. La tension entre les deux personnages va crescendo, entre menaces, laissant supposer que nous ne connaissons qu'une partie de l'affaire Keith Summers, jeux de cache-cache ridicules et scène finale croquignolette !! Jere Burns (qui incarne le fameux Abernathy) n'a pas beaucoup d'effort à produire pour paraître inquiétant. Le montage, la musique et les lumières sont là pour parfaire son expression monolithique.

   Si Bradley est toujours discrète - mais conne - durant cet épisode, Emma, elle, continue de gagner nos cœurs. Qu'elle gaffe, qu'elle soit maladroite, qu'elle défende bec et ongle Norman, elle nous touche de plus en plus à chaque scène. Mais les scénaristes - pour la première fois si mes souvenirs sont bons - nous rappellent que la petite Emma a une santé bien fragile et qu'elle est condamnée à court terme. Est-ce qu'il lui arrivera quelque chose dans l'épisode final ? Allez savoir...

   Pendant ce temps, poussé imperceptiblement par son abruti de collègue, Dylan prend de plus en plus au sérieux son rôle de chef des coupeurs de joints. Sa dernière mission est de ramener à White Pine Bay toute une bande de joyeux drilles embauchée pour cueillir les précieuses plantes qui font voir des éléphants roses. Et Dylan a l'excellente idée de demander à Norma d'héberger toutes ces gentilles personnes au motel. Notons au passage que Gil ne semble pas être le chef suprême de cette bande de malfaiteurs. Saurons-nous de qui il s'agit lors du final ? Allez savoir...

   Comme vous avez pu le lire, il y a donc eu de nombreux micro-évènements au cours de cet épisode. Cependant, il manquait le liant qui fait tout le sel de la série : les relations entre les différents personnages. Pour le moment, chacun vit sa storyline plus ou moins dans son coin, pataugeant solitairement dans son propre marasme. C'est pourquoi on a cette impression d'un épisode -faussement- tranquille. On sent bien qu'il se passe des choses mais elles semblent s'accumuler sans lien entre elles. C'est d'autant plus dommage que tous les protagonistes sont attachants ou antipathiques et que quasiment aucun ne laisse indifférent. Alors pourquoi se priver d'interactions entre eux ? A moins que ce ne soit pour organiser des retrouvailles pétaradantes lors du dernier épisode de la saison ? Allez savoir... On peut tout de même signaler que la série doit absolument parfaire ses intrigues secondaires afin qu'elles ne soient pas seulement des prétextes évidents pour faire se croiser les différents anti-héros de Bates Motel.

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// Bilan // Entre la passion macabre de Norman, ses pétages de plombs réguliers et les pétages de plomb réguliers de sa mère, les copains drogués de Dylan qui pieutent au motel, M Abernathy qui rode violemment dans les parages, le Shérif qui la joue beaucoup moins cool et Emma qui perd son souffle, tous les ingrédients semblent se réunir pour nous préparer, très doucement, un 1x 10 aux allures de cocktail molotov. Si tel n'est pas le but de cet épisode, alors il y a un gros souci !