22 avril 2013

Undateable [Pilot Script]

20443688

UNDATEABLE

Comédie (Multi-Camera) // 22 minutes

44030376_bis

Créé par Adam Sztykiel (Le Témoin Amoureux, Date Limite). Produit par Bill Lawrence (Scrubs, Cougar Town). Pour Warner Bros. Television, Doozer & NBC. 56 pages.

Suite au départ de son meilleur ami et colocataire, fin prêt pour une vie à deux, Danny Beaman, un célibataire qui multiplie les aventures sans lendemain et qui s'en satisfait, fait la rencontre de Justin, le jeune propriétaire d'un bar qui cherche un appartemment... et l'amour, depuis toujours. Il décide de le prendre sous son aile, lui et sa bande d'amis qu'il surnomme les "Undateables" car ils sont tous moins doués les uns que les autres pour draguer...

Avec Chris d'Elia (Whitney, Glory Daze), Brent Morin, Rick Glassman, Briga Heelan (Cougar Town, Jane By Design), Bianca Kajlich (Rules Of Engagement), Ron Funches, Matthew Wilkas (Gayby)...

 

   Après Friends With Better Lives (CBS) et Holding Patterns (NBC), me voilà face à ma troisième "sitcom de pote" de la saison. Ce n'est encore une fois pas une grande réussite, mais j'ai tout de même préféré ce projet aux deux autres, bien qu'il soit celui dont le pitch est le plus simple et le plus classique. Un mec sûr de lui qui en aide un autre bien moins confiant pour rencontrer des filles, c'était par exemple plus ou moins l'idée de How To Be A Gentleman, une comédie que tout le monde a déjà oublié mais pas moi : je ne comprends toujours pas comment elle a pu arriver à l'antenne ! Personne d'ailleurs, puisqu'elle l'a quittée au bout de deux semaines de diffusion. Et puis How I Met Your Mother part aussi -un peu- de ce principe, même si elle a su dès le départ être bien plus que ça. 

   La réussite d'Undateable dépendra en grande partie de la capacité de Chris d'Elia -que je ne porte pas franchement dans mon coeur puisqu'il fait partie du casting de cette horreur de Whitney- à ne pas être trop irritant. Il interprète LE douchebag de base, tête à claques, imbu de sa personne, moqueur... Bref, le genre de mec que l'on a envie de croiser le moins possible à l'écran comme dans la vie. Mais regardez Neil Patrick Harris : il a su rendre son Barney drôle et attachant malgré le gros potentiel imbuvable de son personnage. Ses répliques et ses extravagances ont bien aidé pour faire diversion, il faut dire. Ce n'est pas franchement le cas de Danny Beaman, qui n'a l'air ni barré ni particulièrement ingénieux. Bon courage donc à l'acteur pour en faire quelque chose de supportable. Il a quand même quelques bonnes répliques, et son gentil cynisme qui pointe de temps à autres n'est pas pour me déplaire. Mais peut mieux faire ! Quant à Justin, il est assez attachant d'emblée. Je n'ai pas de remarques désobligeantes à faire à son égard, si ce n'est qu'on se demande un peu comment il s'est retrouvé à devenir gérant d'un bar alors qu'il a, a priori, suffisamment de neurones pour faire quelque chose de disons plus intellectuel ! Il est par exemple très doué en statistiques. C'est amusant. Il a toujours une donnée à transmettre. Faudrait juste pas en abuser. Quant à son groupe d'amis, on passe d'une caticature à une autre mais il ressort de chacun d'eux une maladresse touchante. Burski est le gros lourdeau de service, il arbore une queue de cheval qu'il trouve cool et il porte des t-shirts "à messages" tout à fait ringards et graveleux: Shelly est black, timide et bizarre, voire creepy; Brett est gay, très beau et, par conséquent, cherche la perfection qui n'existe évidemment pas; Maddy est la serveuse mignonne qui se fait directement draguer par Danny, mais que Justin aime secrétement depuis des années. Et puis sinon, Danny a une soeur, très franche et survoltée, qui me plait bien. C'est souvent elle qui fait avancer le pilote au final. Elle apparait peu mais elle semble indispensable. Cet ensemble de personnages est plutôt prometteur, mais il va falloir, si commande il y a, offrir à chacun d'entre eux un peu plus que la caricature dans laquelle ils sont enfermés au départ. Et c'est faisable !

   Le script d'Undateable pourrait se transformer en un pilote agréable et marrant si l'alchimie entre les acteurs est immédiate. Les dialogues sont plutôt bons et les personnages ont du potentiel. Mais mon petit doigt me dit que l'on risque davantage de se retrouver avec un Guys With Kids qu'avec un How I Met Your Mother (je n'ai pas fait l'affront de citer Friends)...

Posté par LullabyBoy à 14:27 - - Permalien [#]
Tags : , , ,


Bates Motel [1x 05]

vlcsnap_2013_04_01_13h20m28s65

Ocean View // 2 660 000 tlsp.

44030376_bis

Par Ronan.


vlcsnap_2013_04_20_00h38m55s48 vlcsnap_2013_04_20_01h50m33s15

   Nous voilà arrivés à la mi-saison de Bates Motel. J'ai la sensation de me répéter mais, une fois de plus, dans cet épisode, les scénaristes associent le très bon et le moins bon et devraient poursuivre cet écueil jusqu'au final (il n'y a aucune raison qu'ils changent leur fusil d'épaule).

   Le moins bon, ce sont indéniablement les intrigues connexes à celle de Norma et Norman. Dès que nous sortons des relations pourries jusqu'à l'os de nos deux "héros" et que nous nous aventurons sur le terrain de "la ville et ses travers", nous avons l'impression que le sujet est traité avec peu de finesse. Heureusement, deux scènes fortes viennent dynamiter ces histoires et réveiller le téléspectateur. Et, à ce sujet, Dylan se met dans de beaux draps et tisse une storyline de plus en plus complexe. En tout cas, même si ce personnage est de plus en plus attachant, il n'en reste pas moins qu'il est sacrément impulsif et dangereux. En revanche, en ce qui concerne les poupées asiatiques shootées et abusées sexuellement, on s'ennuie sévère. Perso, pour le moment, je me contrefous de ces jeunes filles. Peut-être est-ce parce que la pseudo-enquête menée par Emma et Norman autour de cette histoire est franchement tirée par les cheveux ? En deux ou trois clics sur google, Emma a trouvé où Shelby pouvait cacher sa petite esclave. Ça parait tellement simple qu'on ne ressent quasiment aucun enjeu dramatique (hormis pour les conséquences que cela provoque sur le binôme Norman - Norma). C'est d'autant plus dommage que ces esclaves sont le prétexte pour réunir Norman et Emma, dont la relation est bien plus intéressante et développée que celle de Norman et Bradley (car, oui, on s'demande vraiment à quoi sert cette love-storyette, si ce n'est à alimenter le personnage d'Emma, ses réactions et sa détermination).

   Le meilleur de cet épisode reste encore et toujours les scènes familiales (plus ou moins mêlées aux grands arcs narratifs de la série). Ainsi Norma est bien plus embêtée - et je reste poli - d'apprendre que Norman a couché avec une jeune fille que d'être en prison pour meurtre. Elle ne comprend absolument pas que son jeune toutou de fils ne soit pas là pour elle 24h sur 24. Et elle le lui fait payer par une gueulante pas piquée des hannetons. Ces rapports absolument néfastes, vicieux, dévorants, manipulateurs sont la clé de voute de la série, ce qui fait son charme vénéneux et son intérêt majeur. Dans la séquence finale, on peut facilement imaginer qu'elle aurait été la colère de Norma si elle avait découvert Norman et Emma seuls. Concernant son arrestation, on finirait presque par croire que Norma s'est convaincue qu'elle n'est pas coupable. Elle apparait comme un monstre de froideur, détachée de tout, mais concentrée sur elle-même : elle ne comprend pas l'attitude de Norman mais elle ne comprend pas non plus celle de Shelby (qui n'a fait que son boulot en l'incarcérant momentanément). Il faudrait que tout le monde soit à ses pieds, aux petits soins pour elle. Il y a du narcissisme et de l'hystérie chez Norma Bates ! Et elle parvient à faire en sorte que ses deux chevaliers servants la sortent de la mouise dans laquelle elle a pourtant sauté les deux pieds joints !

   Une autre relation s'étoffe et devient de plus en plus touchante au fil des épisodes : celle des frères Bates. Ces deux-là se toisent et s'apprivoisent peu à peu. Mais on sait cependant que Norman ne cautionne pas complétement le comportement de Dylan face à leur mère, et que Dylan a quelques doutes sur la santé mentale de Norman. Leur relation ne peut donc qu'être tumultueuse. Mais, pour le moment, le but de Dylan est d'éloigner le plus rapidement possible Norman de sa mère. Et une grosse ficelle scénaristique lui en donne les moyens financiers. Reste à savoir si Norman va suivre.

vlcsnap_2013_04_20_01h45m08s90 vlcsnap_2013_04_20_02h01m32s202


// Bilan // Bates Motel allie toujours facilités scénaristiques et belles études psychologiques - et psychiatriques - de ces personnages. Mais les intrigues, même les plus secondaires, se nouent de plus en plus les unes avec les autres et créent un climat délétère, une tension palpable attisant notre curiosité. On ne peut se poser qu'une question: comment ça va finir mal ? Et on a toujours hâte de connaitre la suite pour savoir qui explosera en plein vol dans ce petit jeu de massacre

Posté par LullabyBoy à 00:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

21 avril 2013

Coming Next [Round 5: FOX / Comédies]

20443694

 La FOX a toujours été timide en matière de comédies, mais elle a souhaité passer à la vitesse supérieure ces deux dernières années. Hormis New Girl, qui parvient toujours à s'en sortir, surtout sur les 18/49 ans, l'essai est loin d'être concluant : Raising Hope et The Mindy Project sont loin d'être des succès (malgré leur qualité), et I Hate My Teenage Daughter, Running Wilde et Ben & Kate sont déjà tombées dans l'oubli. Quant à The Goodwin Games, la chaîne n'a pas souhaité lui laisser sa chance pour des raisons tout à fait obscures... Les places sont peu nombreuses pour la saison prochaine, mais les commandes aussi. A priori, seulement deux des projets suivants seront commandés, en plus de DADS qui l'est déjà pour six épisodes.

 

Nouveauté 2013 : lorsque le logo LullaRecommande2 apparaît, c'est que je recommande le pilote (en toute humilité).

____________

Tous les synopsis suivants sont tirés de mon dossier La Saison des Pilotes 2013 sur AlloCiné

____________

 

1. US AND THEM 

Créé par David Rosen (I Just Want My Pants Back). Adaptaté de la série anglaise Gavin & Stacey.

L'histoire amoureuse longue distance entre un homme et une femme, qui débute sur un site de rencontre jusqu'à ce qu'ils osent enfin se voir "pour de vrai". C'est alors que les complications commencent car leurs entourages familiaux et amicaux sont très spéciaux et différents...

Avec Jason Ritter (Le Monde de Joan, Parenthood, The Event), Alexis Bledel (Gilmore Girls), Kurt Fuller (Psych, Better With You), Jane Kaczmarek (Malcolm, Raising The Bar), Kerri Kenney (Reno 911!), Dustin Ybarra...

___________

 

2. DADS

Créé par Wellesley Wild (Les Griffin) et Alec Sulkin (Ted). Produit par Seth MacFarlane (Les Griffin, The Cleveland Show, Ted). Six épisodes commandés.

Deux trentenaires voient leurs vies basculer dans l'absurdité quand leurs pères décident d'emménager avec eux.

Avec Giovanni Ribisi (Friends, Earl, Ted), Seth Green (Buffy, Les Griffin), Martin Mull (American Dad!), Peter Riegert (Damages, The Good Wife), Brenda Song (La vie de palace de Zach & Cody), Vanessa LacheyTonita Castro (Go On)...

 _____________

 

3. ENLISTED

Créé par Kevin Biegel (Cougar Town).

 Les relations de trois frères très différents qui travaillent ensemble sur une petite base de l'armée en Floride...

Avec Geoff Stults (7 à la maison, October Road, The Finder), Parker Young (Suburgatory), Chris Lowell (Veronica Mars, Private Practice), Keith David (The Bible, Platoon), Angelique Cabral...

____________

 

4. I SUCK AT GIRLS

 Créé par Bill Lawrence (Scrubs, Cougar Town) & Justin Halpern (Shit My Dad Says). 

C'est l'histoire d'un garçon qui devient un homme et d'un homme qui devient un père, à une époque où les règles pour devenir adulte n'étaient pas trouvables sur Google...

Avec Christopher Meloni (Oz, New York Unité Spéciale, True Blood), Connor Buckley (Deception), Alex Kapp Horner (Old Christine), Claudia Lee (Hart Of Dixie)...

____________

 

5. TO MY FUTURE ASSISTANT

Créé par Ellen Kreamer (Old Christine) et Sherry Bilsing (Friends, I Hate My Teenage Daughter).

Les assistants d'une firme d'avocats prestigieuse de New York apprennent à se serrer les coudes et former une petite famille face aux horribles patrons qui testent un peu plus chaque jour leur seuil de tolérance aux humiliations...

Avec Catherine O'Hara (Maman, j'ai raté l'avion), Brittany Snow (American Dreams, Harry's Law), Stephen Root (Pushing Daisies, Justified, Boardwalk Empire), Joe Egender (Alcatraz, Hunger), Tone Bell (Whitney), Melissa Tang, Jillian Bell (Workaholics)...

___________

 

6. BROOKLYN 99

Créé par Dan Goor (Parks And Recreation) et Michael Schur (Parks And Recreation, The Office).

Le quotidien d'un groupe de détectives au sein d'un district à la périphérie de New York...

Avec Andy Samberg (Cuckoo, Saturday Night Live), Terry Crews (Tout le monde déteste Chris, The Newsroom), Andre Braugher (Homicide, Men Of A Certain Age, Last Resort), Melissa Fumero (Gossip Girl, One Life To Live) Stephanie Beatriz, Joe Lo Truglio (Reno 911!)...

______________

 

7. THE GABRIELS

Créé par Andrew Gurland (Le Dernier exorcisme) & Justin Hurwitz.

Une famille déjantée essaye tant bien que mal d'agir normalement afin de se faire accepter dans la petite ville où ils vivent.

Avec Rob Riggle (Very Bad Trip, La Nouvelle de Gary), Tim Meadows (Glory Daze), Angela Kinsey (The Office), River Alexander, Brooke Sorenson...

____________

 

8. TWO WRONGS

 Créé par Michelle Morgan.

Un couple doit faire face chaque jour aux moqueries de leurs amis qui pensent qu'ils ne sont pas du tout faits pour être ensemble...

Avec Kelli Garner (Pan Am), Jake Hoffman (Hook, Rain Man), Mimi Kennedy (Dharma & Greg, Minuit à Paris), Nicolas Wright (Accidentally On Purpose), Ezequiel Stremiz...

 _____________

 

A vos votes ! Commentaires appréciés.

 

Posté par LullabyBoy à 12:00 - - Permalien [#]
Tags : ,

20 avril 2013

I Am Victor [Pilot Script]

20443688

I AM VICTOR

Drama // 42 minutes

44030376_bis

Ecrit par par Mark Goffman (À la Maison blanche, Studio 60 on the Sunset Strip). Produit par Katie Jacobs (Dr House). Adapté du roman de Jo Nesbø. Pour Universal Television. 64 pages. 

Victor Port est un avocat spécialisé dans le divorce qui possède un point de vue unique sur les relations amoureuses. Bien qu'il soit marié -à la fille de son patron- et père de deux enfants, il ne peut s'empêcher de séduire constamment, notamment ses clientes, et de coucher avec la plupart d'entre elles. Lorsque la nouvelle recrue de son cabinet s'avère être sa conquête de la veille, son petit manège se complique...

Avec John Stamos (La Fête à la maison, Urgences), Megan Dodds (Les Experts: Manhattan), Matthew Lillard (Scream, Scooby-Doo), Terry Kinney (Oz, Mentalist, NYC 22), Lorenza Izzo, Josh Zuckerman (Desperate Housewives, 90210), Angela Sarafyan (The Good Guys), McKaley Miller (Hart Of Dixie), Kosha Patel...

 

  I Am Victor fait d'ores et déjà partie de ces séries pour lesquelles j'ai de la sympathie mais que je ne regarde pas par manque de temps. Une liste qui a contenu et contient actuellement des Castle, Body Of Proof, Bones ou Dr House. Si je tombe sur un épisode, je trouve ça sympa, mais je ne vais pas vers elles. I Am Victor s'inscrit dans cette vague de shows avant tout procéduraux, mais qui tiennent tout de même à accorder une large place à leurs personnages, dont l'évolution est plus lente et simpliste que dans un drama classique mais progressive quand même. Le héros est censé être atypique, mais il ne l'est pas vraiment puisqu'il a les qualités et les défauts de ceux des séries suscitées : il est très franc, soupe au lait, limite méchant parfois, mais drôle, charmant -John Stamos multiplie les scènes à demi-nu dès le pilote- et c'est le meilleur dans son domaine, évidemment. La recette pourrait paraître usée, mais elle semble ici fonctionner à merveille d'autant qu'il ne s'agit pas d'une série policière ni d'une série médicale mais d'une série judiciaire et il n'en reste finalement pas tant que ça à l'antenne actuellement (en dehors des câblées Suits et Franklin & Bash, un peu dans le même esprit d"ailleurs, et l'excellente The Good Wife, qui joue dans une autre cour). En revanche, FOX prépare la sienne, Rake, avec Greg Kinnear et réalisée par Sam Raimi. Sans avoir lu le script de cette dernière mais en connaissant l'enthousiasme généré par la série originale australienne dont elle est adaptée, je suppose qu'elle est meilleure...

    Le début de ce pilote fait irrémédiablement penser à celui de Grey's Anatomy : une coucherie hasardeuse -Meredith et Derek- qui se transforme en relation de travail gênante. Mais à part cela, je n'ai pas eu le sentiment de lire une histoire vue et revue. C'est-à-dire que la façon dont Victor Port gère sa vie sentimentale est assez originale et entraîne un certain nombre de questions auxquelles l'auteur prend soin de ne pas répondre. La femme de Victor sait-elle qu'il couche à droite et à gauche ? On suppose que oui, mais elle ne dit rien. Ce n'est pas pourtant pas une femme soumise. Elle a du caractère, elle est très moderne. En fait-elle autant de son côté ? C'est tout ce que j'espère. Ne serait-ce que pour le message délivré par la série. Ce qui m'a dérangé en fait, c'est que la star du show ne soit pas une femme. Là, pour le coup, on serait sorti du schéma machiste habituel de l'homme à femmes. Je suis certain que les Américains sont prêts à avoir ce type d'héroïnes sur un grand network. Il faut bien que les Tara, les Cathy ou les Nurse Jackie aient servi à quelque chose ! On peut être une femme qui aime beaucoup (trop) les hommes sans être une pute, non ? Bref. C'est pour cela que je mise beaucoup sur l'épouse de Victor. Le triangle amoureux qui se dessine est intéressant, d'autant que selon le bon plaisir de monsieur, il peut se transformer à tout moment en rectangle, en losange ou que sais-je encore... Au niveau des personnages secondaires, on a un duo de petits jeunes, assistants de Victor, prometteurs et amusants, qui se cherchent eux aussi, qui se sont apparemment déjà trouvé d'ailleurs, mais qui ont trop peur de perdre leur job si on l'apprend. Alors que Victor n'est évidemment pas dupe de leur petit jeu de séduction. Le grand patron, père protecteur, n'est pas intéressant de prime d'abord. Quant aux enfants de Victor, ils ne sont pas assez développés à ce stade pour émettre un quelconque jugement.  Disons que bien utilisés, ils peuvent être des pièces importantes. Le personnage incarné par Matthew Lillard a un gros potentiel grandguignolesque -il tente de se suicider dans le pilote, mais la scène est cocasse- et devrait être une alternative marrante à "Kalinda". Le cas de divorce du jour -il n'y en a qu'un seul et c'est parfait comme ça, ne changez rien par la suite- est farfelu et emmène tout ce petit monde dans une banque de sperme notamment. Très efficace ! 

   I Am Victor ne devrait pas avoir de mal à séduire les dirigeants de NBC. Ce n'est pas une série conceptuelle, elle est efficace et classique dans le bon sens du terme. Le charme de ses interprètes, John Stamos en tête, devrait faire le reste. Un duo avec Chicago Fire pourrait le faire. Un boost avec The Voice ne lui ferait pas de mal lors du lancement... Allez, j'arrête de m'emballer ! Deux producteurs se sont barrés. La commande s'éloigne...

Posté par LullabyBoy à 00:20 - - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 avril 2013

Tueurs En Séries ["Jo", "Spartacus"...]

130419102005699

Au sommaire : - Le spin-off de "Breaking Bad" se concrétise - Un teaser pour le retour de "The Newsroom" - La bande-annonce de "The Way Way Back", un film très très séries - "Veronica Mars" bat des records - Patricia Arquette dans "Medium", John Barrowman dans "Scandal" - On répond à vos questions : "Hell On Wheels", "Magic City", "Devious Maids" - Pleins feux sur "Jo" en compagnie de Jean Reno - "Spartacus" s'achève en beauté...

 




18 avril 2013

Holding Patterns [Pilot Script]

20443688

HOLDING PATTERNS

Comédie (Multi-Camera) // 22 minutes

44030376

Créé par Justin Spitzer (The Office). Pour Universal Television & NBC. 55 pages. 

La veille de son mariage avec Sabrina, sa petite amie de longue date, Griffin Brady, ainsi que sa meilleure amie et le frère de celle-ci, sont victimes d'un crash d'avion. Ils survivent tous au drame mais leurs vies ne seront plus jamais les mêmes...

Avec Erinn Hayes (Worst Week, Parenthood, Guys With Kids), Humphrey KerLuka Jones (Up All Night), Kate Lang Johnson (Perdons Unknown), Nelson Franklin (New Girl, The Office, Traffic Light), Oscar Núñez (The Office), Kimiko Glenn...

 

   Après le Friends With Better Lives de CBS, voici l'autre sitcom "d'amis" de la saison, pour NBC cette fois : Holding Patterns. Son point de départ a le mérite d'être bien plus original. Il est même presque excitant, non ? Mais le problème est immuablement le même : une fois le pilote passé, et éventuellement les deux ou trois épisodes suivants qui feront forcément référence au crash d'une manière ou d'une autre, qu'en restera-t-il ? A part une éventuelle philosophie de vie pour les personnages, sans doute pas grand chose. Et encore, à la fin de ce script, rien ne l'indique. Le synopsis officiel prétend que "leurs vies ne seront plus jamais les mêmes". J'aimerais bien savoir comment... Non, ça deviendra une simple sitcom de potes comme une autre si elle est commandée en série. Mais en soit, si elle est efficace, pourquoi pas ? J'aime à rappeler que Friends, à la base, ça faisait pas super envie. Et pourtant...

    Beaucoup de choses ne vont pas, à commencer par les répliques. Il y en a de bonnes, de temps en temps, voire de très bonnes, plus rarement. Mais dans l'ensemble, on ne peut pas dire que l'on se marre beaucoup. Oh, ne vous attendez pas à pleurer non plus. Le scénariste aurait éventuellement pu jouer sur l'émotion, il est quand même question d'un crash. Mais non, pas vraiment. Il y en a peut-être au moment où l'avion plonge dans le lac, parce qu'un personnage avoue son amour secret pour un autre croyant qu'ils vont tous mourir. Mais ça s'arrête là. Et personne ne meurt, soit dit en passant. Même pas un figurant. Je sais bien que l'on est dans une comédie, mais pour donner un peu plus d'impact et de poids à l'histoire, il aurait peut-être fallu oser un peu plus. Là, franchement, on n'a pas l'impression d'un accident d'avion mais plutôt d'un atterrisage forcé en milieu hostile. Mouais. Tout l'acte 1 est consacré à la préparation du mariage avec des discussions assez banales. L'acte 2 se déroule à l'aéroport puis dans l'avion. On va dire que c'est la meilleure partie, mais c'est bizarrement les passages au téléphone entre la future mariée -partie en avance pour préparer la cérémonie- et son promis qui fonctionnent le mieux sur le papier. Ce qui lui arrive à elle -les organisateurs ont inversé le mariage avec une soirée "sweet sixteen, biches !"- est plus marrant que la panique à bord. L'acte 3 se déroule après le crash, à l'hôpital, et on retombe dans une certaine banalité. Concernant les personnages, j'ai assez peu de choses à dire. On a les âmes soeurs -amis d'enfance- qui se rendent compte qu'ils s'aiment, en fait. Mignonnets. Le frère loser/débile mais pas trop. Bien entendu. Mwarf. La bonne copine awkward, qui parle tout le temps et dit n'importe quoi. Usante. Le bon pote cynique. Pas attachant. Trop tôt pour cela. On est dans des schémas hyper classiques, qui ne sont pas sans rappeler ceux de Friends. Sauf que Ross est une fille et Rachel un mec. Et Monica un mec aussi. Sauf que je ne pense pas qu'il sortira un jour avec le "bon pote cynique". Bref. Côté casting, quand Chyler Leigh et Robert Buckley en faisaient encore partie, on connaissait au moins quelques têtes même si leur confier des rôles dans une comédie semblait inappropriée au regard de leur talent disons plus dramatique. Maintenant, à part Erinn Hayes que j'aime bien... Mais ces petits nouveaux sont peut-être très bons !

   Au concours du "pitch prometteur le plus gâché", Holding Patterns pourrait gagner. Il faut dire qu'il aurait donné quelque chose de plus intéressant en comédie single-camera ou carrément en dramédie. Là, le crash dans des décors en carton, je le sens moyen. Et comme les blagues ne suivent pas vraiment. Je suis quand même curieux de voir ce que ça peut donner, mais je n'y crois pas trop. Remarque, une fois que NBC l'aura couplée à Guys With Kids ou Whitney, tout cela aura peu d'importance...

17 avril 2013

Glee [4x 18]

79224480_o

Shooting Star // 6 800 000 tlsp.

 61039229_bis


 vlcsnap_2013_04_17_11h26m30s34 vlcsnap_2013_04_17_11h29m17s164

   Que celui qui a pris en otage les couilles de Ryan Murphy se dénonce ! A moins que ce ne soit lui qui les a oublié sur le plateau d'American Horror Story ? Toujours est-il que ce Shooting Star aurait pu faire date dans l'histoire de la série, et je pèse mes mots. Comme l'épisode fusillade des Frères Scott est resté en mémoire, par exemple (et c'est personnellement le seul souvenir que je garde de la série... puisque je n'en ai vu que ça de bien). Au final, on s'en rappelera plutôt comme le plus gros pétard mouillé de Glee ! Et là aussi, je pèse mes mots. C'est bien beau de vouloir se la jouer Elephant. Mais c'est très prétentieux. Et le réalisateur Bradley Bruekner, bien qu'il ait fait du bon boulot, n'est pas Gus Van Sant. On notera quand même qu'il a cherché à s'en inspirer. Quelques plans étaient saisissants. Je me suis abandonné à quelques frissons et quelques sueurs froides. Allez, j'avoue même une larmchichette. De toute façon, ce n'est pas la partie huis clos de l'épisode qui était ratée. Les acteurs étaient en forme et ont bien su retranscrire la panique et l'angoisse générés par un moment comme celui-là. Mais ça ressemblait peut-être un peu trop à une démonstration sponsorisée par le gouvernement des régles à suivre en cas de fusillade dans son lycée. Will et Beiste ont bien fait tout ce qu'il fallait. Admettons. Le cas de Brittany, coincée dans les toilettes, était sans doute le plus difficile à regarder. On avait sincèrement peur pour elle. Moins pour les autres au fond. On se doutait bien qu'un tireur n'allait pas débarquer et tuer un élève de sang froid. Un professeur, c'était plus crédible. Sue ou Shue auraient pu y passer après tout. Alors était-ce trop pour la FOX, qui aurait freiné les envies de l'équipe créative ? Etait-ce le choix artistique de départ de transformer ce grand moment de tension en mascarade ? 

   Il y a d'abord une chose qui me hérisse les poils désormais : voir les articles se multiplier sur la toile en faisant référence au "school shooting episode". Pardon, mais il n'a pas existé. Le terme est aussi mensonger que l'épisode, remarque. On est raccord. Personne n'a tiré sur personne. Déjà, faire de Becky la coupable est à la fois trop facile et dérangeant. On la connait suffisamment bien aujourd'hui pour savoir que sa déficience n'aurait jamais pu l'amener à comettre un acte aussi terrible et il suffit de se référer aux événement tragiques qui se sont déroulés dans la réalité pour comprendre que ce ne sont pas ce genre de personnes qui passent à l'acte. Vous allez me dire que sa déficience n'est jamais mise en cause dans les dialogues. C'est vrai. Mais c'est l'éléphant dans la pièce (Et pas l'Elephant dans la pièce, mouarf mouarf). Ensuite, la façon dont les auteurs ont cherché à justifier le fait qu'elle amène une arme à l'école ne tenait pas debout une seule seconde. Ce n'était tout simplement pas une raison suffisante. Elle a peur de se sentir seule une fois que ses "amis" quitteront le lycée ? Et ? Elle comptait faire quoi au juste ? Tous les tuer pour qu'ils ne partent jamais ? C'était insensé. Cela manquait de rage, de douleur, de noirceur. Quand on traite d'un sujet aussi grave et aussi sérieux, on le fait à fond... ou on ne le fait pas ! A partir du moment où Sue apparait, tout se transforme en un grand n'importe quoi, jusqu'à son départ. Comme si Jane Lynch avait soudainement demandé à quitter la série et que les scénaristes y avaient vu une opportunité pour se lancer dans une telle intrigue. Je ne sais pas dans quel sens se sont décidé les choses. Pas dans le bon je crois. Et je passe sur tous les détails techniques improbables, notamment l'absence d'enquête véritable de la police... Cet épisode aurait dû être double, il aurait dû aller beaucoup plus loin, basculer dans l'horreur à un moment donné. Il aurait fallu quelques morts, dont au moins une importante. Il aurait dû avoir des conséquences. On peut être prêts à parier que ce sera vite oublié. C'est du gâchis. Je n'aime pas tomber dans ce discours facile, mais j'ai bien l'impression qu'il ne s'agissait que d'un coup marketing de la part de Murphy et son équipe. Qu'on reparle enfin de la série dans les médias, puisque tout le monde commençait à l'oublier. Et sa philosophie étant qu'il vaut mieux parler de vous en mal que pas du tout... et bien pourquoi faire l'effort d'offrir un vrai bon épisode tant qu'on en parle ? D'ailleurs, s'il est mauvais, ça peut engendrer une polémique, c'est encore mieux ! Okay, je vais trop loin. 

   Il n'y a pas eu que l'accident -et non la fusillade- dans l'épisode. Il y a eu un début d'épisode très mauvais. Un massacre de Your Song, une superbe chanson dont je suis raide dingue qui a été utilisée dans des circonstances qui ne sont pas à la hauteur de la chanson, pour une simple amourette tordue. Grosse déception. Il y a eu une redite d'un épisode précédent avec les délires apocalyptiques de Brittany. C'était déjà pas très drôle la première fois... Le morceau dédicacé à son chat m'a semblé fortement ridicule. J'adore les chats pourtant hein, c'est pas le problème ! Quant à l'intrigue de Ryder, disons qu'elle n'est pas mauvaise, que les auteurs ont réussi à faire monter la pression, mais l'issue me semble assez prévisible. Ce sera Unique. C'est la seule possibilité qui n'a pas été évoquée, comme par hasard. Ce qui m'intéresse c'est la réaction du jeune homme. J'espère qu'elle sera violente. Non pas que je souhaite du mal à Unique mais il faut qu'il en ressorte quelque chose de fort, sans tomber dans un discours banal -dans Glee- sur l'homophobie. Cette pauvre Beiste m'émeut toujours autant, mais il n'était vraiment pas nécessaire de lui recoller une obsession pour Mr Shue... Sinon, je ne souviens pas des autres chansons, il y en avait peu. Et heureusement d'ailleurs. Vous imaginez s'ils s'étaient mis à chanter pendant que le tireur supposé rôdait dans les couloirs ? (Rigolez pas, ils en sont capables !)

 vlcsnap_2013_04_17_11h26m12s103 vlcsnap_2013_04_17_11h30m24s65


// Bilan // Deux coups de feu sous forme de pétards mouillés. Cet épisode de Glee est la parfaite illustration de l'incapacité de la série à traiter d'un sujet grave sérieusement... en tout cas plus de 10 minutes. Tout doit toujours être joyeux, ou se terminer en happy end. L'humour prend toujours le dessus. Rien n'est jamais grave. Donc après avoir gâché le thème du suicide adolescent, celui de l'accident de voiture et quelques autres, elle rate celui de la fusillade, qui n'en est pas une. Navrant. Consternant même. 

Posté par LullabyBoy à 12:02 - - Permalien [#]
Tags : , ,

16 avril 2013

The Carrie Diaries [Saison 1]

 vlcsnap_2013_04_15_22h32m49s103

Saison 1, 13 épisodes // 1 140 000 tlsp. en moyenne

 44030376_bis


vlcsnap_2013_04_15_22h52m44s20 vlcsnap_2013_04_15_22h54m53s34

   J'aurais pu ne rien écrire sur la saison 1 de The Carrie Diaries et en resté à ma critique plutôt élogieuse du pilote. J'aurais pu, mais j'avais envie de rendre hommage à cette sympathique série qui m'a fait passer de bons petits moments ces dernières semaines, tout en simplicité (mais j'ai bien conscience que de n'avoir encore rien écrit sur les excellentes saisons 2 de Homeland, Girls et Enlightened rend la démarche légèrement incohérente). Je le fais avec d'autant plus de plaisir que ce sera peut-être tout ce que l'on verra de la jeunesse de Carrie Bradshaw. Le renouvellement n'est pas certain. A la place de la CW, je la couplerai l'an prochain avec Hart Of Dixie le lundi ou le mardi. Ce ne serait pas une grosse soirée en terme d'audiences, mais il parait que les deux shows fonctionnent très bien sur Hulu et compagnie... Bref. Parlons-en, de notre Carrie, de sa famille, de ses amis, de son premier Cosmo et de sa première paire de Manolo. 

    Le pilote ne nous a pas trompé sur la marchandise. Il était à l'image de ce qu'ont donné les épisodes suivants. Il m'est arrivé de m'ennuyer un peu en milieu de saison mais, dans l'ensemble, j'ai vraiment pris du plaisir à suivre ces histoires simples, banales même pour certaines, mais racontées avec sincérité et délicatesse. La voix-off de Carrie, comme dans la série originale, apporte un petit quelque chose de doux et poétique, gentiment ironique parfois -ce n'est évidemment pas du Walt Whitman ni du Victor Hugo- qui permet de fermer les yeux sur les maladresses ou même la prévisibilité des intrigues. Quand on a vu autant de teen show que moi -et je suppose que c'est le cas de la plupart d'entre vous- il ne faut pas s'attendre à être surpris souvent de toute façon. Et puis les textes sont bien écrits, en plus. Je veux dire, ce n'est pas aussi "intelligent" que les propos de Carrie 15 ans plus tard, mais on reconnait par moment sa plume, son style, avec simplement beaucoup plus de naïveté. Ce qui est parfaitement logique. Ce qui me rend triste quand j'y pense, c'est de me dire que tous ces gens qu'elle a cotoyés dans sa jeunesse ne font plus partie de sa vie quelques années plus tard. C'est une réalité à laquelle nous sommes tous plus ou moins confrontés à un moment donné. Mais j'ai le sentiment que Candace Bushnell -qui n'est pas Proust ni Virginia Woolf, on est bien d'accord- a voulu aussi faire passer ce message. Que lorsqu'on grandit, le monde évolue aussi autour de nous et les trajectoires des uns et des autres ne sont plus forcément les mêmes. On s'éloigne, on s'abandonne, on se perd, on se retrouve aussi parfois. Ni Mouse, ni Maggie, ni Larissa, ni même Dorrit ne sont apparus dans Sex & The City -puisqu'ils n'existaient pas à l'époque, même pas dans la tête de l'auteure- et j'aimerais que si la série continue, on nous explique pourquoi. Qu'on se serve de ce qui pourrait être une incohérence comme d'une force. Peut-être que tous ces gens ont trop déçu Carrie et qu'elle a préféré laisser ce passé derrière elle. Mais bon, pardon si je vais un peu trop loin dans mon analyse. Ce n'est que The Carrie Diaries.

vlcsnap_2013_04_15_22h47m08s247 vlcsnap_2013_04_15_22h47m54s192

   Lorsque j'y réfléchie, je crois bien qu'il n'y a aucun personnage que je déteste dans cette série. Un exploit ? On va dire que 13 épisodes, ce n'est pas suffisant pour nourrir un sentiment de haine. Quoique je dois bien avoir des contre-exemples. Evidemment, j'ai trouvé cette "nouvelle" Carrie adorable. AnnaSophia Robb est lumineuse, et vraiment douée. J'espère qu'une jolie carrière l'attend. Dans les années 80, notre héroïne avait déjà ce gros défaut -que je partage malheureusement avec elle- celui de tout analyser tout le temps, de se faire des films à partir de rien et de gâcher ainsi son bonheur, incapable d'en profiter deux jours. Son histoire avec Sebastian, c'est à 80% de sa faute si elle échoue. Elle se prend trop la tête. Les 20% restants sont bien évidemment de sa faute à lui. J'avais beaucoup de mal avec lui, et je ne peux pas dire que je l'apprécie vraiment à la fin, mais si l'on doit considérer qu'il est celui qui a fait perdre à Carrie son innocence -et je ne parle pas de sa virginité, et je n'oublie pas la mort de sa mère non plus- alors il se débrouille plutôt bien et devrait continuer à lui faire perdre foi en les hommes. Il a pourtant l'air d'être un mec bien au fond. C'est ce qui fait que je ne le déteste pas. Et puis si l'on parvient à pardonner Maggie pour son écart avec lui, alors on devrait en toute logique lui pardonner à lui aussi, non ?

   Bref. Maggie, tiens, parlons-en. Je l'aime bien. Elle fait n'importe quoi 90% du temps, mais c'est ce qui la rend touchante. Et puis j'aime bien l'actrice, Katie Findlay, qui méritait mieux que de n'être qu'une morte -certes, LA morte- dans The Killing US. Je la préférai au début de la saison cependant, quand elle sortant avec Walt et qu'elle ne voyait rien. C'était suffisamment bien fait pour que l'on ne se dise pas "Mais mon Dieu quelle conne !". Après, c'était moins bien. Elle n'était d'ailleurs pas dans tous les épisodes. Mouse, je l'ai trouvé irritante parfois, trop dans le cliché de l'asiat' qui est en bonne en tout, même en amitié, mais ses défauts l'ont rendue touchante elle aussi. Et ça, c'est indéniablement le signe d'un bon personnage (et d'une bonne série par extension). Larrissa, c'est l'excentrique que je n'ai pas trop aimé dans le pilote mais qui a su m'entraîner dans sa folie au bout du compte. Elle a eu de très bonnes répliques, et puis elle était forcément associée aux scènes se déroulant à New York et ce sont mes préférées. Sans elle, elles n'auraient peut-être pas aussi bien fonctionné. Dorrit, je l'ai trouvé super touchante et de plus en plus au fil de la saison. Je regrette juste qu'elle soit tombée sur un mec aussi compréhensif. Non pas que je lui souhaite du mal mais... Il a été introduit comme un douchebag et il s'est finalement comporté comme un gentleman avec elle. Presque trop facile ! Mais ça ne va pas durer je suppose. Les histoires du père des filles m'ont naturellement moins passionné que les autres, mais si l'on part du principe que les intrigues des adultes dans les teen shows sont souvent hyper boring, alors on peut estimer qu'il s'en est bien sorti ! Puis sa relation avec Carrie est émouvante et sonne juste. Je terminerai par mon petit chouchou, Walt, dont j'espérais très fort que l'évolution soit soignée, sans se presser. Les auteurs ont fait du bon boulot pour l'amener petit à petit à accepter son homosexuaité, je le rappelle à une période où c'était encore plus difficile qu'aujourd'hui. Mais sur ce dernier point, pour le moment, ils n'ont pas trop insisté. J'ai bien aimé le clin d'oeil à Stanford d'ailleurs ! Du coup, on devrait le rencontrer en saison 2 si saison 2 il y a. Walt m'a super touché. Et vous l'aurez compris, puisque c'est quelque chose qui est sans cesse revenu dans ma critique : ils m'ont tous touché et ça, ça permet d'oublier toutes les maladresses. Il n'y a qu'une chose que je ne veux plus revoir : l'expression béate et un peu idiote de Carrie lorsque Sebastian apparait. Ca suffit quoi. Il est même pas si canon que ça ! Oh et je termine sur les musiques : elles étaient super. Je m'y suis fait à ces nouvelles versions de tubes des années 80. 

 vlcsnap_2013_04_15_22h45m07s57 vlcsnap_2013_04_15_22h44m15s51



// Bilan //
The Carrie Diaries ne réinvente pas le genre du teen show, mais en a pris les qualités et les défauts pour offrir un divertissement sincère et touchant qui aurait presque pu exister sans Carrie Bradshaw et Sex & The City au fond. On ne parlera pas de chef d'oeuvre, ni de guilty-pleasure, simplement d'une bonne petite série légère et sympathique qui a parfaitement relevé le dur défi qu'on lui avait lancé. 

Posté par LullabyBoy à 12:12 - - Permalien [#]
Tags : , , ,

15 avril 2013

Believe [Pilot Script]

20443688

BELIEVE

 Drama // 42 minutes

44030376_bis

Créé par Alfonso Cuarón (Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban) et Mark Friedman (The Forgotten). Produit par J.J. Abrams et Bryan Burk. Pour Warner Bros. Television, Bad Robots & NBC. 65 pages.

Bo, à 10 ans, est dotée de pouvoirs mystérieux, mais le découvre à peine. Orpheline, elle assiste au meurtre de ses nouveaux parents adoptifs. La femme qui les a assassinés avait pour mission de récupérer la jeune fille. Traquée, elle doit désormais se cacher. Elle est protégée par un homme qui vient de s'évader de prison, aidé et recruté par une organisation secrète. Ensemble, ils parcourent les Etats-Unis...

Avec Johnny Sequoyah, Jack McLaughlin (Crash, Savages, Sécurité Rapprochée), Kyle MacLachlan (Twin Peaks, Desperate Housewives), Delroy Lindo (The Chicago Code, Kidnapped), Jamie Chung (Once Upon A Time, Sucker Punch), Arian Moayed, Sienna Guillory (Resident Evil)...

 

   "One Two Three Four / Tell Me That You Love Me More (...)" C'est sur ces paroles de la sympathique mélodie de Feist, chantonnées par la jeune héroïne de la série au fond d'une voiture qui est sur le point de se renverser, que débute ce pilote (et ça nous change du Ace Of Base de Bloodlines...). Il se termine aussi dessus, mais avec la version originale. C'est une entrée en matière douce, délicate, à l'inverse de tout ce qui suit puisque si l'on devait faire entrer Believe dans une seule case, ce serait celle de l'action. Ne vous attendez pas à du Fringe. Du moins pas tout de suite...

    Dans un premier temps, je n'avais accordé que deux étoiles au script, puis je suis revenu dessus en prenant  un peu de recul, estimant que ce n'est pas parce que je n'ai pas trouvé dans ces quelques pages ce que j'attendais a priori que ce que j'ai lu n'était que de qualité moyenne. Pour moi, ce qui manque à ce premier épisode, c'est une envergure. L'histoire qui nous est racontée ici est celle d'une course-poursuite haletante, vraiment très prenante, dont l'issue est prévisible. De temps en temps, une petite pierre nous ait jetée pour nous faire comprendre qu'il y aura bien des choses à dire sur tel ou tel personnage, et telle ou telle de ses actions, plus tard. Mais là tout de suite, on se contente de nous les présenter brièvement. Il faut d'abord mettre en place l'alliance entre cet homme qui vient de s'évader de prison et cette jeune fille. Ca prend tout l'épisode, mais c'est logique. L'alchimie entre les deux acteurs sera cruciale dans la réussite du pilote et encore plus de la série tout entière. Le scénariste prend soin de les rendre attachants individuellement. Je vois Bo comme une sorte de mini Olivia Dunham. A l'époque où elle subissait des expériences à base de cortexiphan. Le script ne le dit pas, mais je suppose qu'elle n'est pas la seule enfant sur tout le territoire américain à posséder de tels pouvoirs. Leur étendue est d'ailleurs floue : on sait, pour l'heure, qu'elle peut lire l'avenir (ce qui engendre quelques scènes un peu agaçantes qui semblent mener nulle part), jouer avec le feu et ralier les animaux à sa cause grâce à un cri strident (on devrait se régaler niveau effets spéciaux lorsqu'une batterie de pigeons s'abattent sur l'ennemie). Quant au monsieur, à l'image d'un Peter Bishop lorsqu'il a été recruté dans la Fringe Division, on sait peu de choses sur lui, juste ce qu'il faut pour éveiller notre curiosité. Il a une part d'ombre qui intrigue. En ce qui concerne le camp ennemi, leurs intentions nous sont totalement cachées, ce qui n'a rien d'étonnant à ce stade, donc on doit, en gros, compter sur Kyle McLachlan pour faire durer le suspense aussi longtemps que possible. Ses quelques séquences au téléphone n'ont rien de bien excitant, mais on découvre quand même que la société qu'il dirige -même si quelqu'un d'autre doit être au-dessus de lui- possède des outils technologiques très avancés qui font passer l'autre camp pour des amateurs. Bref, je ne peux pas dire grand chose de plus car, encore une fois, c'est de l'action, de l'action et encore de l'action pendant 65 pages.

   Believe se fond sans aucun mal dans le style des productions habituelles de J.J. Abrams, si ce n'est qu'elle semble un peu moins intelligente et réfléchie qu'un Lost ou un Fringe. Elle se garde tellement de cartouches pour la suite qu'elle oublie, par moment, de se présenter comme autre chose qu'une série d'action, divertissante. Elle manque de mystère, d'une aura. Il y a quand même une matière suffisante pour en faire un excellent show

Posté par LullabyBoy à 13:52 - - Permalien [#]
Tags : , ,

14 avril 2013

Bates Motel [1x 04]

vlcsnap_2013_04_01_13h20m28s65

Trust Me // 2 300 000 tlsp.

44030377

Par Ronan. 


 vlcsnap_2013_04_14_12h22m56s222 vlcsnap_2013_04_14_12h23m04s47

   Puisque nous sommes face à une série célébrant la folie, n'hésitons pas à faire référence à une timbrée mémorable du septième art (et de la littérature), en l'occurrence l'immonde Annie Wilkes de l'excellentissime film Misery. Au cours d'une envolée tétanisante, celle-ci décrit son dégout pour les feuilletons terminant leurs épisodes sur une scène extrêmement dramatique puis rejouant cette fameuse scène dramatique de manière différente dans l'épisode suivant ! Et bien, au regard des premières minutes de ce quatrième épisode de Bates Motel, je me sens l'âme d'une Annie Wilkes et je ne comprends pas comment les scénaristes ont osé rejouer le final de l'épisode précédent - certes pour y associer le regard d'un nouveau protagoniste - en modifiant légèrement sa chronologie. C'est le genre de procédé que je trouve absolument incorrect. Heureusement, hormis ce faux pas, l'épisode est dense, très dense, non pas en histoires parallèles rocambolesques, mais en relations humaines riches, complexes, touchantes même, dévoilant nos anti-héros sous des jours nouveaux. Tous les masques ne tombent pas pour autant car, au jeu du "Trust me", qui croire ?

   Norma est-elle responsable de la folie de son fils ou le surprotège-t-elle parce qu'elle a constaté qu'il avait des petits problèmes de connexions neuronales ? Cette surprotection alimente-t-elle la folie de Norman et leur relation salement fusionnelle ? Que croire ? Sans répondre à la question, leurs scènes de jalousie respective se renvoient la balle avec un bel écho. Il en est de même pour les deux scènes où ils "s'accusent", soit d'être "malade" pour l'un, soit d'être responsable de tout le bourbier dans lequel ils se trouvent pour l'autre. Mais, comme dans les poupées russes, une question en cache une autre : Norma est-elle la propre source de ses ennuis ou est-elle un malheureux paratonnerre à emmerdes ? Notons que Vera Farmiga nous montre l'étendue de son talent tout au long de l'épisode, entre larmes, colère, panique et sang froid. Elle est définitivement une Norma Bates déstabilisante ! Shelby est-il bienveillant avec Norman ou cherche-t-il à le piéger ? Ce n'est pas le ton doucereux du gentil flic qui permet de distinguer la vérité, puisque le "doucereux" peut être la signature d'un acte attentionné comme d'un acte piégeant ! Que croire ? En revanche, il y a un point que l'on croit sans hésitation : Mike Vogel a une très belle gueule mais le charisme d'une moule au fond d'une cassolette ! L'esclave sexuelle enfermée dans la cave existe-telle ou est-elle le fruit du cerveau malade de Norman ? Que croire ? Tout - dans la mise en scène, dans les regards, dans les intentions des personnages - laisse le spectateur spéculer. Et c'est ça qui est bon. La relation entre Shelby et Norma renforce cette notion de malaise car, selon le point de vue auquel on se rattache, on a la sensation que Shelby se comporte soit comme un dangereux prédateur, soit comme un fou de la choupinette (soit comme un flic cherchant à piéger la coupable d'un meurtre) ! 

   Bradley est-elle définitivement une blonde insipide ou les scénaristes lui réservent-ils un lourd pathos pour la fin de saison ? Que croire ? La scène d'amour entre "BIP" et "BIP" (vous avez vu, j'évite le spoiler) est-elle affreusement kitsch ou ce kitsch se veut-il le reflet de l'innocence et de la touchante maladresse des personnages ? Que croire ? Si c'est la réponse une, bonjour la faute de goût saveur guimauve. Le père d'Emma met-il Norman en garde afin de protéger sa fille ou pour l'éloigner volontairement de celle-ci ? Que croire ? Terminons sur la scène démonstrative par excellence : Norman dévoile absolument tout des derniers évènements à Dylan. C'est un peu laborieux comme une longue explication de texte pour tous les neuneus qui n'auraient rien compris, mais cela débouche sur une connivence, une tendresse salutaire entre les deux frères. Un peu de douceur dans un monde trop brutal. Dylan serait-il le personnage le plus (ou plutôt le moins mal) équilibré de la famille ? Aime-t-il vraiment son frère ou cherche-t-il à se faire aimer de sa mère ?

 vlcsnap_2013_04_14_12h23m31s62 vlcsnap_2013_04_14_12h24m11s201


// Bilan // Malgré quelques supposées maladresses et un début indigne, Bates Motel joue la carte de la proximité et de l'intimité dans ce quatrième épisode pour mieux le pervertir sous une épaisse couche de faux-semblants. Si je ne me modérais pas, j'oserais dire que c'est assez propre aux univers Lynchiens ! Mais ne nous emballons pas et savourons cet épisode quantitativement positif. Trust me !

Posté par LullabyBoy à 22:02 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,