Fringe [4x 08 & 4x 09]
Back To Where You've Never Been // Enemy Of My Enemy
2 870 000 tlsp. // 3 190 000 tlsp.
//
Je n'ai plus aucune excitation à l'idée de regarder un nouvel épisode de Fringe. C'est dramatique. Enfin, je n'avais plus aucune excitation pour être précis, car ces deux nouveaux épisodes, et surtout le second, relancent un peu la machine, aussi imparfaite soit-elle devenue. En laissant tomber, au moins pour cette fois, les intrigues loners redondantes, on a forcément tout à y gagner. A ce stade de la série et en sachant qu'elle n'en a plus pour très longtemps à vivre, autant entrer dans le vif du sujet semaine après semaine plutôt que se perdre en digressions, même si elles sont souvent efficaces. Pour la première fois cette saison, l'émotion a pu prendre une large place dans le récit en grande partie grâce aux interventions d'Elizabeth que ce soit dans le premier épisode avec son "fils" Peter ou dans le second avec son "mari" Walter. Orla Brady était excellente, à la hauteur de John Noble (ce qui n'est pas chose aisée, on en conviendra tous). On découvre d'ailleurs avec beaucoup d'intérêt un nouveau Walter dans le monde alternatif, beaucoup plus touchant et sympathique. La réunion des deux univers a permis quelques notes d'humour bienvenues, notamment lorsque les deux Lincoln se retrouvent face à face. Cela participe aussi à la confusion ambiante. Il faut parfois bien s'accrocher pour suivre cette histoire qui est devenue très complexe, d'autant que les auteurs ne cherchent jamais vraiment à nous tenir par la main. Ils ne nous ménagent pas. Ils nous accordent une belle confiance, méritée.
Après avoir découvert avec surprise que Nina Sharp dans cet autre univers n'était pas celle que l'on croyait, on apprend avec peut-être encore plus de stupeur que Broyles est un agent double ! Si dans deux épisodes on découvre qu'Astrid est elle aussi une manipulatrice, on pourra dire que tout part en vrille ! Mais en attendant, David Robert Jones, un des personnages cultes de la série, sans doute le plus grand et "beau" méchant de la mythologie Fringienne, fait son grand retour, plus flippant que jamais. Ce qui se passe pour nous téléspectateurs, c'est que nous savons de quoi il est capable. On partage cela avec Peter, le seul personnage à être au courant de ses agissements passés. Une grande tension entoure chacune des apparitions du personnage et le fait qu'il collabore avec Nina est extrêmement surprenant car on l'imagine mal être à la botte de cette femme. Quel est leur arrangement au juste ? Nina serait-elle encore plus puissante que lui ? Au milieu de tout ça, la romance passe au second plan mais ce n'est pas vraiment un problème. On ne regarde pas vraiment Fringe pour ça, à la base, après tout...
// Bilan // La saison 4 de Fringe regagne peu à peu en intérêt. Je n'ai pas encore retrouvé la série que j'ai tant aimé à ce stade mais elle n'est plus très loin. Je m'inquiète quand même un peu : Peter n'a pas l'air d'être prêt à retourner dans le monde initial tout de suite. Et s'il faut attendre pour cela la fin de la saison, donc sûrement la fin de la série, c'est un peu moche...
Once Upon A Time [1x 10]
7:15 A.M. // 9 330 000 tlsp.
En commençant cet épisode, j'étais gai comme un pinson, persuadé que j'aurais droit à 40 minutes consacrées au Slutty Chaperon Rouge. C'est ce que le générique puis l'ouverture laissaient penser en tous cas. Depuis le pilote, c'est un personnage qui m'intrigue beaucoup à Storybrooke tant on sent qu'elle est bien plus qu'une simple serveuse bien roulée, légérement vulgaire sur les bords. Finalement, tout ce que l'épisode nous aura apporté la concernant, c'est de la découvrir avec sa jolie tenue rouge à Fairytale Land et apprendre qu'elle est une bonne amie de Blanche Neige (à qui elle doit une dette...) ! J'imagine les supers soirées alcoolisées que devaient se faire Cendrillon, White Snow et le Petit Chaperon avant que la Reine Mère péte un plomb : ça devait être super fun. Maintenant, ça l'est beaucoup moins mais c'est toujours très plaisant de suivre les aventures de Ginnifer Goodwin au pays des fées, d'autant que cette fois, ça y est, les 7 nains -qui étaient encore huit avant son arrivée- la recueillent. C'était émouvant de les voir marcher tous ensemble dans les bois. On se demande toutefois pourquoi ils sont si grands, pour des nains... Je sais que l'actrice n'est pas bien grande mais quand même... La scène entre Blanche Neige et le prince était à nouveau très réussie et émouvante. J'étais drôlement triste qu'elle soit obligée de mentir pour le protéger...
A Storybrooke, Mary Margaret et David connaissent une fin beaucoup plus heureuse puisqu'ils échangent leur premier baiser, sous le regard de Regina, toujours là quand il faut où il faut ! Que va-t-il advenir de leur relation ? Je doute que les scénaristes -et la mairesse- les laissent roucouler en paix. Et puis on ne sait pas très bien ce dont Abigail est capable. Si dans notre monde, elle fait plus pitié qu'autre chose tant elle est ignorante, on sait qu'à Fairytale elle était beaucoup moins sympathique à première vue. La peine pourrait bien la transformer en femme hargneuse et Regina aura ainsi une alliée de poids. Et nous on gagnerait par la même occasion un personnage un peu plus intéressant. Abigail n'est qu'un accessoire mal utilisé pour le moment. Je m'étonne moi-même d'être aussi emballé par le couple phare de la série en tous cas. Les scénaristes et les acteurs ont été suffisamment malins pour trouver un juste milieu qui empêche le cheesy. Par contre, le coup de la tempête et surtout de la colombe, ils auraient pu éviter. C'était ridicule, surtout quand Mary Margaret a glissé dans le ravin. On a eu droit à un effet spécial vraiment pas réussi pour l'occasion et ce n'était malheureusement pas le seul qui craignait dans l'épisode. C'est bizarre, je trouve les effets de moins en moins réussis plus la saison avance...
Mais qui est donc cet "étrange étranger" (pour reprendre une chanson de De Palmas qui passe beaucoup à la radio en ce moment et qui est assez atroce dans son genre) ? Il écrit. Il écrit quoi ? Oh ça, on ne le sait pas. Mais on pourrait très bien s'imaginer qu'il est l'auteur du livre que possède Henry. S'il ne veut pas dire son nom, c'est sans doute parce qu'il nous est familier. Charles Perrault ? L'un des frères Grimm ? L'idée me semble séduisante. En tous cas, Regina ne semblait pas au courant de sa venue et elle ne semble même pas le connaître. C'est rassurant, elle ne peut pas absolument tout contrôler. La production a fait une bonne affaire en tous cas : Once Upon A Time manquait d'un brun ténébreux depuis la mort du shérif Graham. Ce monsieur change un peu des princes lisses qui peuplent la série.
// Bilan // Aimer Once Upon A Time à l'heure actuelle, c'est accepter qu'elle ne soit pas parfaite et qu'elle n'ait pas encore tout à fait trouver sa formule magique qui fait son effet à tous les coups. Peut-être que si Merlin l'enchanteur ramenait sa fraise... En attendant, on se plait quand même bien à Storybrooke !
Desperate Housewives [8x 12]
What's The Good Of Being Good // 7 480 000 tlsp.
En référence au titre de cet épisode, j'ai envie de dire : What's The Point Of Being Bad? Les scénaristes de Desperate Housewives sont-ils en train d'essayer de nous prouver que, s'ils le veulent, ils peuvent être mauvais jusqu'au bout ? Ils se donnent clairement du mal ! C'est lorsque je me suis rendu compte que le seul truc qui m'avait vraiment fait rire était la coupe afro de Renee le temps d'une scène, que j'ai compris que cet épisode, malgré Bree, était aussi mauvais que le précédent. Et j'ai aussi compris pourquoi il avait été programmé face à une rencontre sportive de la plus haute importance : la direction d'ABC souhaitait que le moins de téléspectateurs possibles tombent dessus !
Quand on y pense, c'est quand même dingue que ce soit Bree, clairement la femme la plus intelligente du groupe de voisines, qui soit exclue. Pourquoi ne pas réserver ce traitement à Susan ? J'étais vraiment très en colère contre elle suite à son trip de la semaine dernière ô combien ridicule et inapproprié, mais je crois que je le suis encore plus contre Gaby qui ne lui en veut même pas d'avoir causé tout ce remu-ménage censé soulager sa conscience si coupable. Toute l'intrigue part d'une mauvaise idée et tout son déroulement est bien trop rapide pour la rendre un tant soit peu touchante et crédible. Je sais que le mot "crédible" n'est pas adapté à Desperate et ne l'a jamais été (et ce n'est pas nécessairement un problème) mais quand on parle d'attouchements sexuels et même de viols, je sais pas... on essaye de le faire de manière plus subtile. Là, peut-être qu'on aurait été aussi bouleversés que la femme d'Alejandro, interprétée avec talent par Justina Machado. Mais elle passe si facilement de l'hystérie aux larmes, et elle comprend tout tellement vite... Du coup, Gaby passe presque au second plan. De cette manière, au moins, Eva Longoria parvient à composer une prestation convaincante.
Lynette n'est pas la dernière des idiotes et pourtant, cela fait 12 épisodes qu'elle en vient encore et toujours à la même conclusion : elle a été une super bitch control freak avec Tom pendant toutes ces années de mariage et n'importe qui ne l'aurait pas supportée aussi longtemps ! On croit à chaque fois qu'elle a appris sa leçon et qu'elle est prête à évoluer mais non. Cette semaine encore, on pensait qu'elle allait peut-être enfin rencontrer un gentil monsieur avec qui elle se sentirait prête à passer du bon temps, au moins pour le fun, mais c'était trop demandé. Elles les a juste faits fuir un par un. Et oui, un peu plus tôt dans la saison, on avait eu une intrigue similaire sauf que c'est elle qui se rendait compte à la fin qu'elle n'était pas encore prête... C'est dire si les auteurs tournent autour du pot en attendant de réunir les Scavo pour de bon. On ne connaîtra donc jamais, même l'espace de quelques épisodes, une autre Lynette. C'est triste...
En revanche, c'est un sans faute pour Bree qui se lâche comme jamais ! Cet épisode est la suite logique du précédent, quitte à être un peu redondant sur les bords mais en mieux : c'est vraiment trop bon de voir Marcia Cross enchaîner les conquètes et leur demander de quitter les lieux aussitôt. On sent que l'actrice s'éclate comme jamais et bon sang, elle est absolument splendide ! La présence du Révérend Sikes nous rappelle combien le personnage a évolué au fil des années jusqu'à ce point où elle ne s'embarrasse même plus de sa bienséance et politesse habituelles. Même quand elle organisait les pires stratagèmes, elle faisait en sorte de ne pas se salir les mains. Désormais, ça ne lui importe plus. Elle veut juste vivre, s'amuser... Edie aurait été tellement fière d'elle ! A la place, on peut dire que Renee l'est. Les quelques interventions de Mrs McCluskey étaient amusantes aussi. Et au sujet de Renee, je suis content qu'elle ne soit pas qu'une machine à vannes ces temps-ci mais son intrigue avec Ben est tellement ennuyeuse et inintéressante...
// Bilan // Vite vu, vite oublié ! Encore un épisode de Desperate Housewives qui n'est pas à la hauteur de l'idée que l'on se fait légitimement d'une dernière saison...
Tueurs En Séries [Episode du 27 Janvier 2012]
Au programme cette semaine : Ben Stiller s'acoquine avec HBO - Le retour des "Army Wives" en mars sur Lifetime - "The Big Bang Theory" passe la barre des 100 épisodes - Summer Glau, Victor Garber, James Purefoy et George Stults s'invitent en séries - Thierry Neuvic nous explique les raisons de son départ de "Mafiosa" - On répond à vos questions : "Fairly Legal", "Falling Skies" - La BA de l'épisode 'Film Noir' de "Castle" - Andrew Lincoln, le héros de "The Walking Dead" au micro - Rachel Bilson enfile sa blouse et sa cagoule...
Grey's Anatomy [8x 12]
Hope For The Hopeless // 9 420 000 tlsp.
Non seulement cet épisode de Grey's Anatomy était tout à fait bouleversant mais, en plus, il était particulièrement important pour l'évolution des personnages et pour la suite de la saison. Bref, il était indispensable. Un must-see. A de nombreux moments, j'ai vraiment eu l'impression d'être devant un épisode de la saison 2 ou 3. Le Grey's Anatomy diablement efficace des débuts en somme, qui a laissé place depuis à un autre, moins réussi dans l'humour mais toujours aussi bien construit et émouvant. On dirait bien que ça y est, Shonda sait comment elle terminera la saison 8 et a défini les étapes pour y arriver...
A quel moment de la saison interviendra la mort d'Adele ? Peut-être pas à la toute fin, comme je le pensais initialement, mais dans quelques épisodes seulement. Sa condition s'aggrave, la folie la guette. Loretta Devine n'a définitivement pas volé son Emmy l'an passé. Rien qu'avec ses scènes dans cet épisode, elle peut prétendre à remporter la statuette à nouveau ! Elle était parfaite. Même si la probabilité pour qu'un homme ait vécu avec deux femmes qui ont toutes les deux souffert de la maladie d'Alzheimer est faible, le parallèle dans le bloc opératoire entre Adele, Richard et Meredith dans le rôle d'Ellis était pertinent. La scène en elle-même était vraiment superbe, le passage sur My Funny Valentine tout particulièrement, mais ce qui était très touchant aussi mais de manière plus subtile, c'était de voir Meredith apporter de l'aide à Richard pour calmer Adele. Cette bienveillance a d'ailleurs trouvé une réciproque lors de l'anniversaire de Zola lorsqu'il l'a prise dans ses bras et qu'il a rappelé à la jeune femme qu'elle était d'ores et déjà une bien meilleure mère que sa mère. L'intrigue autour du choix de Meredith sur sa spécialité m'a plu aussi parce qu'elle était traitée avec beaucoup de finesse mais, dans le fond, elle n'a pas tellement d'intérêt étant donné que l'on sait très bien quel sera son choix. Je me demande d'ailleurs, du coup, si le prochain épisode -celui sur l'univers alternatif- ne partirait pas de ce prétexte-là... Pouquoi pas ?
Depuis la mort d'Henry, pardoxalement, le duo Cristina/Teddy n'a jamais été aussi... fun ! Leur petit stratagème pour pouvoir opérer était hilarant. Leur complicité fait vraiment plaisir à voir, surtout après tout ce qu'elles ont vécu ensemble. Cela ne fait évidemment pas les affaires d'Owen mais j'ai encore beaucoup de mal moi-même à lui pardonner son énorme faux pas. Il s'est très mal comporté dans cet épisode mais peut-être pas au point de mériter une telle souffrance lors de la scène finale. A plein de moments cet épisode était bouleversant, comme je l'ai déjà souligné, mais ce passage-là était une sacrée claque ! Et tant pis si Kevin McKidd n'est pas toujours à la hauteur de l'excellence de Sandra Oh. La scène n'en était pas moins forte. Et pour terminer sur tout ce qui touchait à l'émotion, les cas médicaux étaient particulièrement réussis. Celui des soeurs était surtout drôle, mais celui du petit garçon malade était... les synonymes de "touchant" commencent à me manquer... Enfin, vous avez compris. Je trouve d'ailleurs que Cheryl White, qui joue la mère, mériterait d'être davantage qu'une guest dans tout un tas de séries. A quand un rôle régulier ?
Pour la partie plus divertissante, on a pu compter sur "Calzona" et Mark, même si je regrette que Julia apparaisse encore si peu et de loin. Il y a vraiment quelque chose à faire de ce personnage, il semble avoir du potentiel... J'espère qu'elle n'est pas juste là pour combler en attendant que Lexie et Mark se remettent ensemble, ce qui arrivera tôt ou tard, qu'on le veuille ou non. Je n'ai pas bien compris pourquoi April, Jackson et Alex voulaient déménager alors que théoriquement, Meredith et Derek sont censés emménager dans leur "maison-bougies" sur les hauteurs de Seattle... un jour. Mais bon, ce ne serait pas inintéressant de créer une nouvelle dynamique ailleurs, tant que le foyer des Grey ne disparait pas de la série. C'est le deuxième décor le plus important après l'hôpital quand même ! Tiens, Lexie et Mark finiront peut-être par y couler à leur tour des jours heureux...
// Bilan // Face à des épisodes comme celui-là, je me dis que Grey's Anatomy n'est vraiment pas qu'un "simple" drama médical comme il y en a eu tant d'autres et comme il y en aura encore beaucoup. Il s'agit vraiment de l'un des meilleurs dramas, networks et câble confondus, encore aujourd'hui.
The Vampire Diaries [3x 12]
The Ties That Bind // 2 710 000 tlsp.
Cette semaine, les scénaristes de Vampire Diaries font leur B.A. : ils offrent une vraie intrigue à Bonnie, évidemment liée à Klaus, mais qui sonne tout de même comme la sienne avant tout. Ca démarre par un rêve prémonitoire pour se poursuivre par une petite virée à la campagne qui va forcément mal finir ! A cette occasion, Bonnie retrouve donc sa mère, avec difficulté nous dit-on mais Damon et Klaus n'ont pas de mal, chacun de leur coté, à la localiser en un rien de temps ! On peut même dire que Klaus était limite au courant avant Bonnie elle-même de ce qu'elle allait faire ! Les retrouvailles, faussées par les compulsions, étaient dignes d'intérêt et on a pu se rendre compte que l'histoire de Bonnie pouvait aussi nous tenir en haleine, surtout lorsque l'on découvre que la Bennett en chef, Abby, a été la meilleure amie de la mère d'Elena et a croisé dans sa vie un certain... Michael ! J'espère qu'un jour, on nous offrira des flashbacks de cette période pas si lointaine. Il y a forcément de nouveaux secrets à révéler à ce sujet (que les auteurs n'ont pas sans doute encore imaginés, mais on leur fait confiance poour ça !). C'était presque frustrant de devoir se contenter d'entendre ce récit de la bouche d'Abby, et non d'y assister vraiment. On comprend aisément pourquoi elle a voulu quitter Mystic Falls. Ce sont d'ailleurs les mêmes raisons qui ont poussé Elena à envoyer Jeremy... quelque part. Ce que l'on comprend moins, c'est pourquoi elle n'a pas emmené sa fille avec elle ! Comment ne pouvait-elle pas souhaiter qu'elle soit en sécurité avec elle, loin de la ville maudite ? Là-dessus, on ne nous donne aucune explication. On se contente d'éluder la question... Bref, l'enchaînement des événements n'était pas trop prévisible et c'était assez plaisant de voir Elena prendre le pouvoir ! Mais elle était un peu naïve de croire qu'elle et Bonnie allaient pouvoir s'en sortir sans l'aide de Damon et Stefan. On nous glisse sans trop de lourdeur un petit passage spécial "le grand retour du triangle amoureux" qui a toujours été sous-jacent depuis le début de la saison mais pas traité frontalement. C'est quand même assez dingue que ça tienne encore à peu près la route à ce stade, qu'on arrive encore à y croire et à se laisser emporter !
Tyler aussi a eu son intrigue à lui. Double B.A. ! Elle était moins inspirée que celle de Bonnie, et surtout un peu trop déconnectée du reste pour être tout à fait satisfaisante. Le couple qu'il forme avec Caroline ne m'intéressant plus vraiment, je n'ai pas été très sensible à cette idée de "l'amour plus fort que la pire des souffrances". C'est un peu facile. Tyler réussira-t-il vraiment à se libérer de l'emprise de Klaus par ce biais ? Bon courage à Caroline et son père pour savoir s'ils ont vraiment réussi ! La mission s'annonce risquée... De son coté, Alaric a continué à faire connaissance avec le Dr. Fell, qui se donne beaucoup de mal pour paraître sincère afin de le pousser à se confier. Je crois qu'elle savait déjà pas mal de choses qu'il lui a dites. Reste à savoir comment elle va s'en servir et quel est son véritable but... Une autre disciple de Klaus ? Vu que tout finit toujours par se rapporter à lui ces derniers temps, ça ne m'étonnerait pas une seule seconde... Le retour d'Elijah en guise de cliffhanger, ce n'est pas extrêmement excitant puisque l'on savait que ça allait arriver tôt ou tard, mais ça fait plaisir. On l'aime bien et il a plus de charisme que son frère.
// Bilan // Pas vraiment un épisode incroyablement bon et surprenant comme on y est habitué, mais il était efficace quand même, et meilleur que les deux précédents.
Alcatraz [1x 02]
Ernest Cobb // 10 050 000 tlsp.
Je comprends complètement pourquoi la FOX a choisi de diffuser le deuxième épisode d'Alcatraz, indépendant pourtant, à la suite du premier. Ils se complètent parfaitement. Le pilote ne donnait pas une vision très précise de ce que la série allait nous offrir semaine après semaine, même si l'aspect procédural semblait inévitable. Ernest Cobb se présente ainsi comme un épisode "classique", dont les suivants reprendront plus ou moins le même schéma, et je dois dire que s'ils sont tous aussi efficaces que celui-ci, je ne bouderai certainement pas mon plaisir. On se rapproche bel et bien, comme prévu, de ce qu'offrait Fringe à ses débuts et de ce que propose Person Of Interest en parallèle cette saison. C'est la version Abramsienne du cop show de papy et mamy et je peux dire sans honte que ça me plait !
Le "disparu retrouvé" du jour est assez différent du premier, Jack Sylvane, dans le sens où on ne cherche pas vraiment à créer une empathie à son égard. Ses actions sont impardonnables, quelque soient ses motivations peu claires et pas franchement convaincantes : tuer des jeunes filles de 16 ans parce que sa mère lui a caché qu'il avait une demi-soeur de cet âge ? Moi pas comprendre l'aspect psychologique de la chose. Le voir tirer aussi précisément et froidement parmi la foule avait quelque chose de glaçant et de franchement flippant. Ne vous moquez pas de moi. Je regarde tellement peu de cop shows que je suis facilement impressionnable ! Je suppose que Esprits Criminels, NCIS et leurs consoeurs ont régulièrement affaire à des meurtriers de ce type... Lorsqu'il tire sur Lucy, avouons quand même que c'est totalement inattendu ! On ne pouvait pas prévoir qu'un des personnages principaux serait touché si rapidement. C'était parfait que ça se porte sur elle en tous cas puisque c'est au final un peu "son épisode" après avoir été extrêmement discréte dans le pilote. La série n'oublie pas de nous offrir un cliffhanger mythologique du plus bel effet : Lucy a vécu elle aussi dans les années 50 et n'a pa vieilli depuis. Si votre curiosité n'avait pas été piquée jusqu'ici, je suppose que là, pour le coup, ça a fonctionné ! A ce propos, je suis assez fan des flashbacks de cet épisode. L'ambiance de la prison de l'époque, ce rocher battu par la pluie continuellement, ce vent qui siffle, ces lumières du phare qui ne cessent de tourner... Tout cela suffit à rendre ces passages intéressants, même s'il ne s'y passe rien de formidable. On a quand même pu apprendre à connaître un peu mieux Warden Edwin James, le directeur d'Alcatraz, qui n'était apparu qu'en photo dans le pilote. Il est aussi inquiétant que ses prisonniers...
La dynamique entre Rebecca et "Doc" est plus réussie également, même si les scénaristes ont du mal à être convaincants quand il s'agit de crédibiliser sa présence sur le terrain pendant les enquêtes. Il pourrait limite rester dans sa boutique, ça ne changerait pas grand chose. Mais ce serait dommage de se passer de ce ressort comique qui permet de temps en temps de détendre l'atmosphère. Rebecca s'avère plus attachante dans ce deuxième opus, notamment quand elle craque après le tir sur Lucy et face au silence d'Emerson Hauser, bien décidé à ne lui donner aucune explication sur ce qui se passe et ce que lui sait. Ce serait quand même pas mal qu'il ne tarde pas trop à lui donner quelques indices. Pas juste parce qu'on a envie de savoir. Simplement pour que sa motivation à elle pour continuer ses enquêtes soit compréhensible.
// Bilan // Alcatraz semble posséder des bases solides pour offrir chaque semaine un divertissement de qualité. Sera-t-elle capable d'aller au-delà en se servant habilement de sa mythologie encore floue ? Réponse dans les prochains épisodes. Mais le temps de convaincre un public peu friand d'intrigues trop feuilletonnantes, il est sans doute préfèrable d'y aller mollo de ce coté-là...
Glee [3x 10]
Yes/No // 7 500 000 tlsp.
Désormais, je n'arrive plus à regarder Glee juste pour le fun. Chacun de mes visionnages s'accompagne d'une véritable réflexion sur le pourquoi du comment de cette déchéance à travers deux questions : pourquoi la série est si inégale d'un épisode à l'autre et pourquoi les scénaristes n'apprennent jamais de leurs erreurs ? Au bout de la troisième saison, c'est quand même dingue qu'ils continuent à offrir des épisodes comme celui-là qui partent dans tous les sens et où les grosses intrigues se noient dans les plus petites ! Tout s'enchaîne à un rythme effréné. A peine une scène devient intéressante qu'il faut la bâcler pour passer à la suivante. A peine une bonne idée est exploitée qu'il faut en trouver une autre. C'est usant à la longue. Ce sont toujours les épisodes qui prennent le temps de s'attarder sur deux ou trois personnages maximum qui sont les plus réussis. Ce n'est clairement pas le cas de celui-ci qui tente, en vain, de mettre sur le devant de la scène une huitaine de personnages principaux.
Les premiers à bénéficier de l'attention des auteurs sont Mercedes et Sam pour un hommage à Grease parfaitement orchestré mais totalement inutile. On explore ensuite l'arrivée de la carpe dans l'équipe de natation synchronisée de l'école pendant quoi... deux minutes ? C'est surtout un prétexte pour changer un peu de décor -ce qui fait effectivement du bien- varier les plaisirs en matière de chorégraphie et donner à une Real Housewife de je ne sais quelle version du show une scène, je dois bien l'avouer, assez drôle. Entre deux scènes, on apprend que Beast s'est mariée à la surprise générale. On n'a pas jugé bon de nous y convier apparemment. Puis on se concentre sur Becky, un personnage qui reste frais et qui méritait bien une intrigue à elle pour une fois. C'était sans aucun doute la meilleure de cet épisode. Excellente idée que d'utiliser la voix d'Helen Mirren pour faire monologuer la jeune fille dans sa tête. Ca fonctionnait vraiment bien. La fin, bien que prévisible, était très touchante. Et puis il y a eu Finn, qui veut soudainement s'engager dans l'armée pour faire comme son père et qui apprend de la bouche de sa mère une triste vérité sur l'homme qu'il admirait tant. Ca aurait vraiment pu être intéressant développé sur plusieurs épisodes ou dans un épisode un peu moins chargé mais là, honnêtement, on est complètement passé à coté de l'émotion parce que ça sortait vraiment de nulle part. Impossible de s'investir là-dedans. De la même manière, la demande en mariage en fin d'épisode était totalement inappopriée et stupide. On reconnaît bien là Finn, remarque... C'était simplement un artifice pour créer un semblant de suspense au sein d'une série qui en manque 95% du temps. J'ignore ce que Rachel va décider, si elle va dire "Oui", mais je suis dans l'obligation de vous dire que je m'en tape totalement !
Après plusieurs semaines d'absence quasi-totale, Will a lui aussi eu fort à faire dans cet épisode puisqu'il a été demandé en mariage par Emma, avant de lui retourner sa demande sur un We Found Love pas très romantique mais entraînant. Je ne sais pas trop quoi dire de tout ça tant ça m'a laissé froid mais une chose est certaine : Schuester est franchement pathétique quand y pense ! Il demande quand même un de ses élèves comme témoin de son mariage ! Mais il n'a pas d'amis adultes sinon ?? C'est vraiment un truc qui me dérange dans Glee ça : on a l'impression que les personnages n'ont pas de vie dès qu'ils sortent du champ de la caméra. Ils cessent d'exister. Et quand ils reviennent, rien ne s'est passé pour eux. Rien n'a évolué. A partir de quel moment la relation entre Will et Emma a pris un tournant aussi sérieux et décisif ? On ne le sait pas. On ne les voyait quasiment plus l'un comme l'autre et, souvent, ils n'apparaissaient même pas ensemble. Bref, je n'ai rien ressenti face à cette scène censée être bouleversante alors que je me souviens pourtant que lors de la saison 1, je les trouvais vraiment mignons et émouvants. Que s'est-il passé depuis ? Rien. C'est justement le problème. Rien ou alors juste des complications inutiles toujours vite réglées et sans conséquences. D'un point de vue musical, Yes/No tenait à peu près la route. J'ai bien aimé Without You; le mash-up sur Moves Like Jagger était très efficace malgré un Matthew Morrison plus énervant que jamais entre ses pirouettes au ralenti et ses grimaces à n'en plus finir; et Wedding Bell Blues était pas mal non plus dans un tout autre style. J'ai été (beaucoup) moins sensible à Summer Nights comme déjà dit précédemment et à First Time, ennuyeuse à souhait.
// Bilan // C'est ce qu'on appelle un épisode riche. Mais alors vraiment trop riche. Glee préfère souvent privilégier la quantité des intrigues à la qualité. Il est inutile maintenant d'espérer un changement à ce niveau-là. Le problème revient régulièrement depuis la première saison et il n'a jamais été réglé, bien au contraire.
Once Upon A Time [1x 09]
True North // 9 830 000 tlsp.
"Because We're Family And Family Always Finds One Another". La conclusion de cet épisode de Once Upon A Time en dit long sur le propos de la série en elle-même : il y est question d'amour, bien entendu, mais d'amour perdu qu'il faut retrouver sans jamais baisser les bras. La plus grande faiblesse de l'Evil Queen, justement, celle qui est à l'origine de toute cette souffrance pour chacun des personnages, c'est l'amour, qu'elle n'a pas eu en quantité suffisante. L'amour de sa mère plus particulièrement ? Lorsque Hansel et Gretel, les héros du jour, refusent de vivre dans le château avec elle afin de retrouver leur père, le vide à la place de son coeur devient encore un peu plus grand. White Snow est sa pire ennemie car c'est la femme la plus aimée de son royaume. Elle a désormais en sa possession la pomme empoisonnée qui la tuera. J'ai beaucoup aimé la façon dont les histoires de Blanche Neige et de Hansel et Gretel ont été mélangés pour former un tout cohérent et pertinent. Le passage dans la maison de pain d'épice était jouïssif (malgré les effets spéciaux douteux) et la prestation d'Emma Caulfield en Blind Witch était fantastique ! Elle en a fait des tonnes mais c'est ce qui la rendait si flippante. C'est fou quand même comme cette histoire, quand on y pense, est troublante. Même si la sorcière n'a pas l'intention d'abuser des enfants sexuellement, on ne peut pas s'empêcher de penser à la pédophilie. Cette manière de manipuler les enfants, de les emprisonner et de vouloir les "manger" avec tant d'appétit... Les scénaristes n'ont pas reculé devant cette difficulté et n'ont pas cherché à aseptiser le conte. Gretel est un personnage intéressant, mais on ne pas en dire autant de Hansel, très tête à claque. Quand je pense que certains ne supportent pas Henry ! La fin de leur histoire -pour le moment en tous cas- dans le monde des contes de fée est particulièrement réussie car elle ne rélève pas du happy end classique. Alors que...
... la fin de leur aventure à Storybrooke est beaucoup plus sirupeuse, si bien que l'émotion, trop forcée, n'est pas vraiment passée chez moi. Pourtant, c'était touchant de voir la forte Emma fondre en larmes face à ce dénouement heureux, qu'elle a provoqué en déjouant les plans de Regina. Nicholas Lea dans le rôle du papa des deux enfants n'a pas été utilisé au plus fort de son potentiel, c'est peu de le dire, mais il reviendra peut-être plus tard. Un mécanicien, ça peut toujours servir dans une si petite ville ! La petite discussion entre Emma et Henry sur le père de ce dernier était très émouvante en revanche même si l'on sentait bien que le discours de la jeune femme était bien trop déceptif scénaristiquement parlant pour être vrai. Evidemment que non, son père n'est pas mort. On le rencontrera tôt ou tard et il aura certainement un grand rôle à jouer. Lui aussi est peut-être le fils d'un personnage mythique que l'on connaît bien (ou que l'on rencontrera plus tard). La fille de Blanche Neige qui se marie au fils de Cendrillon ? Bien entendu, malgré le concours de circonstances suspicieux, l'étrange motard qui débarque à la fin de l'épisode et qui a donc réussi à pénétrer dans Storybrooke, ce qu'un être humain "normal" n'est pas censé pouvoir faire, n'est pas le père d'Henry. Emma semble sincèrement ne pas le connaître. Curieux de savoir qui il est, je sens qu'il est en quelque sorte un catalyseur qui va accélerer la cadence des intrigues. Il est le bienvenue en somme ! Entre autres passages intéressants, on notera celui où Mary Margaret est troublée par la couverture d'Emma, le seul objet qui lui reste provenant de ses parents; ainsi que l'absence du nom de Mr. Gold sur sa propre carte de visite, et ce court passage où Blanche Neige évolue avec les 7 nains pour la première fois !
// Bilan // On n'attendait pas forcément grand chose de l'histoire de Hansel et Gretel, elle a pourtant beaucoup apporté aux personnages d'Emma, Henry, l'Evil Queen et Regina. Un épisode très bien ficelé, malin et touchant, qui aurait peut-être gagné à être un peu moins mielleux dans les derniers instants.
Tueurs En Séries [Episode du 20 Janvier 2012]
Au programme cette semaine : Dernières annulations en date : How To Make It It America, Work It & Allen Gregory - Hell On Wheels, Psych, Sherlock & Hot In Cleveland renouvelées - Community obtient un sursis - The Firm en danger - Les dates des nouvelles saisons de Mad Men, Game Of Thrones, The Killing (US) et Being Human - Notre bilan des Golden Globes 2012 - Gregory Fitoussi nous donne des nouvelles d'Engrenages - Zoom sur Q.I, la nouvelle comédie dramatique d'Orange avec Alysson Paradis - Un montage qui vous fera aimer encore plus Breaking Bad...