04 octobre 2011

Grey's Anatomy [8x 03]

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Take The Lead // 10 200 000 tlsp.

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    Ce qui devait arriver depuis plusieurs saisons maintenant est enfin arrivé dans cet épisode : Richard cède sa place de Chief, non pas pour quitter l'hôpital définitivement mais pour redevenir "simple" chirurgien afin d'avoir plus de temps pour s'occuper de sa femme malade. Il a choisi d'offrir le poste à Owen Hunt, sans qu'aucun argument ne soit avancé. C'est comme ça et chacun doit composer avec cette nouvelle donne en tête. Bailey est la seule qui se révèle affectée par cette décision, pas tant par jalousie -même si elle a du espérer obtenir ce poste depuis le temps qu'elle est son bras droit- mais plus par fidélité pour l'homme. Elle s'en prend alors bêtement à Owen et leurs intéractions sont amusantes, bien que le grand roux se montre un peu fade et mou. Comme à chaque fois qu'il n'est pas associé à Cristina ou anciennement à Teddy, en fait. Sa vie amoureuse est néanmoins également traitée et les scénaristes marchent sur des oeufs après l'avortement osé du dernier épisode. Cristina et Teddy doivent repartir à zéro après leurs déboires et cette complicité en voie de reconquête est très plaisante à suivre. Les choses ne se passent pas aussi simplement pour Derek et Meredith, dont la souffrance transpire à chacune des répliques. Monsieur Grey est toujours amoureux de sa femme, il l'aime et il la déteste à la fois. C'est un sentiment partagé dans chaque mariage, je crois, mais peut-être pas après aussi peu de temps ! Ils parviennent toutefois à un bon compromis : ils ne travailleront plus ensemble mais continueront de vivre leur histoire, en espérant que ce soit en présence de Zola. Le couple ressortira certainement encore plus fort de cette (ultime ?) épreuve... Ultime parce que l'on ignore toujours, et les scénaristes aussi, si Ellen Pompeo et Patrick Dempsey seront toujours de la partie l'an prochain. Mais ce dernier a été plutôt clair sur la question...

   Placé sous le signe de la chirurgie, cet épisode se concentre davantage sur les médecins que sur les patients. Je m'en suis rendu compte à la fin de l'épisode, ça ne m'a donc pas dérangé. Il y avait tant à dire de toute façon... Désormais en 5ème année, le petit groupe qui se montre plus soudé que l'on pouvait s'y attendre, gagne en responsabilité au bloc opératoire. Ce sont eux désormais qui performent et les chirurgiens chevronnés qui les chaperonnent. Le duo Cristina/Teddy est le plus convaincant de tous sur un "simple" cas d'appendicite, finalement pas si simple que ça pour l'une comme pour l'autre. De quoi remettre leurs egos respectifs à leur place ! Alex et Richard jouent davantage sur l'émotion. Allergique au premier, j'ai toujours du mal à lui trouver un quelconque intérêt. Le chemin de Jackson s'annonçait radieux la semaine dernière mais il ne fallait pas se réjouir trop vite : le garçon a encore beaucoup de mal à se faire confiance et abandonne au dernier moment Aizona et Sloan. Ses angoisses prennent toujours le dessus. Quelle sera donc la solution -scénaristique- pour le sortir de cette impasse ? Pendant ce temps-là, April gère un peu mieux ses nouvelles responsabilités de chef des résidents. Pour l'autorité et le respect, il faudra repasser dans quelques épisodes mais la progession est nette et elle me ravit. J'ai confiance en elle, moi. Vous aurez peut-être remarqué que Lexie est totalement absente cette fois. Shonda Rhimes a expliqué récemment pourquoi : l'actrice a demandé des vacances prolongées pour s'occuper de ses enfants. Ca me chagrine un peu quand même, ce genre de comportement : elle est grassement payée pour jouer dans la série, elle n'est pas la seule mère du casting, elle n'est pas enceinte actuellement... A moins que l'on ignore une information importante, elle pourrait juste faire son métier quoi. C'est de bien mauvaise augure si la série devait reposer sur ses épaules dans le futur !

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// Bilan // Un épisode qui jongle bien entre les nombreux personnages et qui rappelle dans la scène de fin que, si certains protagonistes principaux ont changé, l'esprit de la série est toujours le même. 


The Vampire Diaries [3x 03]

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The End Of The Affair // 2 704 000 tlsp.

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    Ambiance Boardwalk Empire/Années 20 dans The Vampire Diaries cette semaine. Malgré le budget limité, la production s'en sort quand même super bien visuellement je trouve (et ma remarque ne vaut pas que pour les flashbacks). C'est toujours un truc qui m'étonne dans cette série, avec le "gore" pas très habituel pour du 20h sur une chaîne pour ados. Alors comme ça, Klaus, alors surnommé Nik -Niklaus quoi- connaissait Stefan à l'époque de la Prohibition ! Ils étaient même super potes et passaient toutes leurs soirées ensemble. Problème : Stefan couchait avec la soeur de Nik, Rebekah. Et c'est ainsi que l'on part à la rencontre, à Chicago, d'une des Originals dont on nous a tant parlé en saison 2. Difficile de dire pour le moment si Rebekah peut être un bon personnage, mais elle est de toute façon clairement de passage et devrait bien vite retourner dans son cercueil, le pieu planté dans le coeur. Les flashbacks étaient plutôt réussis dans l'ensemble et gagnaient crescendo en intérêt, avec pour point d'orgue l'apparition d'un protagoniste incarné par Sebastian Roché qui prendra forcément de l'importance par la suite. Il est plus ou moins presenté comme un rival de taille pour Klaus. S'associera-t-il à Stefan à un moment donné pour atteindre leur but commun (le réduite en miettes) ? C'est une option. Je suis assez emballé par toute cette histoire en tous cas, même si le fameux pendentif de Rebekah n'annonce rien de bon et qu'il faut se faire violence pour fermer les yeux sur certaines facilités. Evidemment que Nik a pris le soin d'effacer la mémoire de Stefan. On le comprend dès l'annonce de leur passé commun ! Sinon, je me demande comment Stefan fait pour payer depuis 90 ans le loyer d'un appartement où il n'est jamais ! La petite scène des "retrouvailles" entre Stefan et Elena dans le placard était intense. Leur séparation officielle aussi. 

   Tandis qu'Elena doit se retirer, Katherine fait enfin son retour. Que peut-elle bien chercher en s'approchant à ce point de Klaus ? C'est un peu suicidaire mais elle a certainement un plan et j'ai hâte de le découvrir. Elle m'a un peu manqué. J'espère qu'on retrouvera celle du début de la saison 2, qui tirait vers le haut chaque épisode, plutôt que celle de la fin de la saison 2, qui ne servait vraiment pas à grand chose, à deux-trois répliques provocantes près. Pendant ce temps-là, la moitié du casting est portée disparue : pas de traces de Jeremy, Matt, Alaric et bien entendu de Bonnie. C'est qu'on s'y habituerait presque... D'ailleurs, détail sans importance : dans le générique, l'actrice est désormais créditée en tant que "Kat" Graham. M'étonnerait pas que ce soit une grosse chieuse... Heureusement, Caroline est là et rythme l'épisode grâce à sa captivité. Je ne m'attendais pas forcément à ce qu'elle reste enfermée pendant dix épisodes ni à ce que son père la torture avec ciseaux et écarteurs mais je suis quand même un peu déçu par ses scènes. Elles sont prenantes sur le moment mais il n'en ressort rien. On ne sait pas pourquoi son père a été si longtemps absent. On ne sait pas très bien de quoi il est capable. Il se fait capturer trop vite par le shérif et Tyler. Ce que j'aimerais beaucoup, c'est que les scénaristes se focalisent enfin sur les fameux conseils anti-vampires de Mystic Falls, quitte à avoir recours à des flashbacks à nouveau. Je suis sûr qu'il y a plein de chose à en dire. Il est temps que l'on en saisisse l'importance et la dangerosité. 

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// Bilan // Bien que je sois assez critique vis à vis de cet épisode après coup, sur le moment, il m'a beaucoup plu. Il faut toujours faire preuve d'indulgence quant à certains détails et certaines directions prises mais l'ensemble reste cohérent. Les scénaristes retombent toujours sur leurs pattes. Jusqu'ici, chaque nouvel épisode de la saison 3 est meilleur que le précédent...

03 octobre 2011

Ringer [1x 03]

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Par UglyFrenchBoy

If You Ever Want A French Lesson // 1 980 000 tlsp.

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   Entre l'hommage à l'atmosphère « film noir » et le soap, Ringer pouvait déconcerter au cours de ses deux premiers épisodes.  Désormais, les « craintes » de voir CW insuffler ses recettes éculées dans le projet de CBS se confirment. Malgré des personnages plus âgés que la moyenne de ses téléspectateurs, le network continue de distiller les éléments visuels marquants de ses shows ciblant les plus jeunes, comme Gossip Girl et 90210. La venue de Bridget pour les essayages de robes en est le parfait exemple. Au cours du précédent épisode, la reconstitution grotesque en studio  du loft de Siobhan, son éclairage peu naturel et une « nouvelle » image aux couleurs plus chaudes et contrastées, voire presque saturées, marquaient une rupture. L’effet « glow » (semi-private joke) est lui aussi un peu plus accentué. Dans ma précédente critique, j’avais même évoqué le presque halo autour de Gemma lors d’une scène digne des Feux de l’amour où Tara Summers n’était pas sans rappeler Michelle Stafford. Ironie du sort, cette dernière fait une brève apparition dans ce nouvel épisode. Un clin d’œil au célèbre soap ? En attendant, Ringer peine à trouver une identité visuelle. Si la forme palliait dans un premier temps les faiblesses d’écriture, il est désormais temps de s’intéresser au fond…

   Tandis que les personnages secondaires restent fidèles à ce que l’on attend d’eux, Bodaway Macawi machiavélique, Jaime Murray  manipulatrice  et provocante sous les traits d’Olivia Charles et  Juliet… insignifiante, l’évolution de Bridget Kelly constitue le point fort de la série. Son adaptation dans un milieu qui lui est totalement étranger est progressive. Dès le pilote, elle est contrainte de développer un sens de l’observation aiguisé. Désormais, elle sait poser les bonnes questions à ses interlocuteurs et, par chance, son statut de femme enceinte excuse ses confusions. Surtout, pour la première fois, Bridget n’est plus passive. Il aura fallu attendre ce troisième épisode pour que Sarah Michelle Gellar insuffle à son personnage une certaine force de caractère. Je faisais partie de ceux qui s’attendaient à ce que Bridget se transforme en Buffy à la moindre menace. Plus besoin d’une force physique exceptionnelle ou de combats chorégraphiés, notre héroïne s’affirme enfin et utilise un agent du FBI en guise d’assurance face à son corbeau.

   En parallèle, elle semble s’avouer des sentiments pour Andrew.  Une relation qui, moralement, est presque dérangeante. Prendre la place de sa sœur supposée morte est une chose, mais vivre également sa vie de couple et la sauver alors que  celle-ci semblait atteindre un point de non-retour (un cabinet d’avocat a été chargé d’effectuer les premières démarches en vue d’un divorce) en est une autre. La fin de l’épisode et la scène illustrée par le « Glory Box » de Portishead illustre parfaitement les intentions de Bridget qui ne se contente plus de rattraper toutes les erreurs de  Siobhan. En témoigne l’évocateur « I guess I'm just trying to look at things with a new appreciation ». Et si l’on en faisait de même avec Ringer ?

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// Bilan // Si tant est que l'on puisse faire abstraction de sa forme, Ringer commence à offrir matière à s'intéresser à son fond. Les personnages secondaires restent anecdotiques et archétypaux à ce stade, mais le double rôle de l'héroïne gagne en épaisseur. Ce troisième épisode soulève davantage de questions et promet ainsi de susciter notre intérêt pour encore quelques temps. 

How To Be A Gentleman [Pilot]

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Pilot // 8 980 000 tlsp.

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What About ?

 Andrew Carlson, chroniqueur dans un journal, est un homme bon, poli et gentil, expert des bonnes manières, bourré de principes, donc quelque peu inadapté au monde moderne. Lorsque son rédacteur en chef lui demande de rendre ses articles plus sexy, il engage une vieille connaissance de l'époque du lycée, Bert Lansing, héritier d'un club de fitness, pour lui apprendre à devenir un "vrai" mec...

Who's Who ?

 Créée par David Hornsby (Philadelphia). Avec David Hornsby, Kevin Dillon (Entourage), Dave Foley, Mary Lynn Rajskub (24), Rhys Darby (Flight Of The Conchords), Nancy Lenehan (Worst Week)...

So What ?

   Je pensais qu'avec Whitney, on avait touché le fond cette année an matière de comédie. Et je le pense toujours d'ailleurs. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que How To Be A Gentleman soit aussi mauvaise. Pour aller encore plus loin, je crois me sentir capable de m'infliger un deuxème épisode de la sitcom de NBC. En revanche, il ne me reste pas assez de force pour donner une deuxième chance à celle de CBS.

   Sa médiocrité est d'autant plus embarrassante que les comédiens de Gentleman possèdent une certaine réputation. Je ne suis pas fan du tout d'Entourage mais il parait que Kevin Dillon y est excellent dans le rôle de Johnny Drama, considéré comme culte par certains. Je ne suis pas non plus sensible à l'humour de Philadelphia mais c'est de là que vient le créateur et acteur principal de cette nouveauté. Ils forment un duo mal assorti absolument grotesque. A la limite, Andrew réussit à être amusant dans l'intro -originale- et de temps à autre. Mais alors Bert... C'est le type de personnage que je déteste à la base de toute façon et Kevin Dillon a l'air très à l'aise dans le rôle, comme s'il était vraiment comme ça dans la vie. Mais j'ignore à quel moment il fallait rire à ses interventions, même si le vrai-faux public a tenté de me guider. Les gags le concernant étaient d'une pauvreté abyssale. A la limite, les personnages secondaires réussissent mieux leurs tentatives mais s'ils restent globalement inoffensifs. Je suis assez fan de la mère, Nancy Lenehan étant excellente. Mais elle avait mieux à faire dans Worst Week. Je connais mal Mary Lynn Rajskub mais j'ai une certaine tendresse pour elle. Après avoir fait des guests dans Raising Hope et Modern Family, je trouve ça triste qu'elle se retrouve là-dedans. On ne lui a vraiment rien proposé de mieux ? J'ai du mal à le croire. Avec le peu de matériel offert, elle parvient tout de même à tirer le pilote vers le haut. Quant à Rhys Darby, il est naturellement drôle. Son étrange charisme, sa voix et ses expressions faciales font tout. Les scénaristes se sont reposés sur cela et n'ont pas cherché à lui donner, en plus, de bonnes répliques. Dommage. Et si je ne parle finalement que du casting dans ma critique, c'est parce qu'il n'y a vraiment rien d'autre à dire.

   How To Be A Gentleman est une tromperie de bout en bout : le titre est mensonger, puisque ce n'est pas le gentleman qui inculque les bonnes manières au beauf de service mais le beauf de service qui apprend au gentleman comment gagner en virilité; le casting est enthousiasmant sur le papier mais totalement décevant à l'écran; et le propos... c'est la grande tendance de cette année dans les comédies -quand elles ne sont pas emmenées par des femmes- qui consiste à décrypter l'homme moderne, écrasé par les femmes, qui tente de trouver sa nouvelle place dans la société en bombant du torse, en prétendant qu'il a la plus grosse et en se ridiculisant au bout du compte. Même l'homme des carvernes semblait plus évolué... un propos dépassé et machiste en somme. 

What Chance ?

 Aucune. Avec un lancement encore plus raté que celui de Shit My Dad Says l'an dernier, la sitcom est déjà condamnée. Tant mieux : il faut libérer ces bons acteurs. Ils méritent mieux que ça... Rules Of Engagement va-t-elle encore revenir à la rescousse ?

How ?

02 octobre 2011

Dexter [6x 01]

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Those Kinds Of Kings (Season Premiere) // Diffusion ce soir

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    Aiguisez vos poignards les amis et déroulez vos bâches en plastique dans votre appart': Dexter est de retour, plein de promesses après une saison 5 proche de la bavure. Honnêtement, qu'en a-t-on retenu à part la relation prenante entre notre héros et Lumen ? Rien. Absolument rien. Et comme Lumen n'est plus là, on repart un peu à zéro dans ce Season Premiere. L'équipe de la série est visiblement consciente désormais de tout ce qui clochait la saison passée et même la saison d'avant pour certaines intrigues. Ainsi, on nous débarrasse (temporairement) du couple soapesque/daubesque Laguerta/Batista après les avoir pourtant réunis dans le final précédent. Pendant l'entre deux saisons, ils se sont séparés, ont divorcé même et cela leur a réussi professionnellement parlant puisqu'ils montent tous les deux en grade. Je reste quand même inquiet au sujet de Laguerta : son nouveau poste pourrait à la fois l'éloigner des autres personnages mais aussi lui offrir une intrigue à elle, qui rejoindra peut-être au final les autres développements mais qui pourrait paraître hors-sujet un bon moment avant de faire sens... Batista, en tant que nouveau lieutenant de la brigade, devrait davantage se fondre dans la masse. Les scénaristes ont d'ailleurs renforcé l'équipe en place en ajoutant quelques stagiaires pour Masuka, dont une belle petite blonde qui risque d'en faire craquer plus d'un. Et ce n'est certainement pas Masuka qui obtiendra ses faveurs ! Angel ? Debra et Quinn sont toujours ensemble, eux, et ce serait assez sympa de les laisser tranquilles cette année. Je crois que je rêve mais bon...

   Venons-en à Dexter, qui a trouvé le temps de recharger ses batteries pendant la pause, de retrouver un semblant d'équilibre entre sa vie familiale, bien aidé par la jeune soeur de Batista devenue la nounou de Harrison (l'autre disparait donc sans explication si je ne m'abuse), et ses meurtres qui se déroulent avec toujours autant de succès et de minutie. La scène d'ouverture tente tout de même de tromper l'ennui et la routine en se jouant de nous : Dex ne s'est pas fait poignarder, il est son propre appât pour régler leur compte à des ambulanciers sans scrupules. Et il ne les tue pas comme il en a l'habitude : place aux défibrilateurs ! Genius. L'autre meurtre de l'épisode nous entraîne dans l'adolescence de Dexter, à l'occasion de son high-school reunion où il ne vient pas seul mais accompagné de son fidèle papa. Cette partie de l'épisode est particulièrement amusante, jouant avec les codes habituels de ce type d'histoire. Une pipe dans une salle de classe plus tard, Dexter retrouve le quaterback qu'il a l'intention de tuer et passe à l'action. Ce meurtre-là est plus classique mais le petit dialogue entre les deux protagonistes est intéressant. Ainsi, le geek dont on se moquait à l'époque du lycée est devenu un homme mûr, attirant (merci la muscu), attendrissant presque malgré lui suite à ce qui est arrivé à sa femme, et donc populaire. Drôle de retournement de situation ! 

   Comme l'affiche promotionnelle l'annonce très bien, cette saison 6 sera placée sous le signe de la religion. Elle est introduite habilement à travers l'entrée à l'école maternelle d'Harrison. Dexter se pose alors des questions sur la croyance, quelque chose qu'il n'a jamais possédé ni compris ni même cherché à comprendre. Quel type d'éducation doit-il inculquer à son fils ? Cela va un peu à l'encontre de sa réaction avec l'ancienne nounou de son fils, qui voulait imposer la religion mais bon... les scénaristes se sont peut-être rendus compte qu'ils avaient fait une erreur en choisissant de ne pas explorer ce succès. Je crois qu'il a complètement sa place dans Dexter. Apparemment, ce thème s'invitera également à travers l'intrigue fil-rouge de la saison qui reste encore bien mystérieuse pour le moment, introduite par quelques scènes très bien mises en scène, à l'ambiance très proche des premières saisons de la série. Edward James Olmos en impose déjà beaucoup dans son rôle, Colin Hanks, qui fait figure de "disciple" un peu moins. Ma curiosité est indéniablement aiguisée... Par contre, ça fait vraiment bizarre de voir des effets spéciaux numériques dans Dexter, lorsque les serpents sortent du ventre du cadavre. Moi qui suis très effrayé par les serpents, je dois dire que j'ai été servi !

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// Bilan // Dexter nous revient plus léger et la série plus amusante que jamais, comme pour nous rappeler qu'être un serial killer, ça peut aussi être excitant et fun ! Ce Season Premiere pose correctement les bases de la saison et insuffle un peu de fraîcheur à une série vieillissante mais qui a toujours le potentiel d'être excellente.

Glee [3x 02]

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I Am Unicorn // 8 600 000 tlsp.

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    Cela faisait une éternité que Glee n'était pas parvenue à utiliser la quasi-totalité de sa galerie de personnages dans un même épisode. Il y en a habituellement toujours la moitié qui reste sur le bas coté. Cette fois, il me semble qu'il n'y a que Tina -j'ai mis plusieurs secondes avant de retrouver son prénom- qui ait fait de la figuration. Même son petit ami de danseur Mike Chang -l'homme aux mouvements continuellement ridicules- a eu son rôle à jouer dans I Am Unicorn. Cela se limitait à donner des cours de danse à ses compagnons, certes, mais il a parlé ! Il a prononcé plus de deux répliques ! Incredible. Cela dit, tout le monde n'a pas été logé à la même enseigne même s'il se dégageait de cet épisode une impression globale de cohérence. Est-ce l'oeuvre des fameux scénaristes engagés sur la série cette année ? Il faut croire. Par contre, ces auditions sur des titres de music-hall gâchent un peu la fête. Les prestations sont plutôt bonnes dans l'ensemble, surtout le duo partagé par Lea Michele et Idina Menzel, mais quand on ne connait pas les chansons, on finit par inmanquablement par décrocher. C'est ce qui m'est arrivé avec le passage de Kurt. La fin m'a un peu réveillé grâce à la mise en scène mais bon. Bref. Vivement que l'on revienne à des titres plus pop !

   Puisque l'on parle de Kurt, je crois que mon amour/haine pour lui est en train d'atteindre un nouveau palier : je ne le supporte plus. Ni plus ni moins. Son comportement de diva n'apporte rien au personnage et rien à la série. On voit déjà venir de loin les rivalités avec Blaine. Je n'ai pas envie que leur couple si mignon soit gâché par ce genre d'histoires. Il faut bien qu'il leur arrive quelque chose, j'en ai bien conscience, mais pas ça, pitié ! Cela dit, les scénaristes pourraient en tirer quelque chose d'intéressant sur le rôle que prend chaque partenaire dans une relation homosexuelle. On a toujours tendance à réduire cela à un bon gros beauf : "Qui fait l'homme et qui fait la femme ?", mais c'est heureusement bien plus compliqué que ça. Mais je ne sais pas pourquoi je commence à me lancer là-dedans. Bien évidemment que Glee n'explorera pas le sujet ! Si elle l'effleure, on pourra déjà s'estimer heureux. Par contre, les auteurs savent que les scènes entre Kurt et son père sont toujours réussies alors ils nous en collent une nouvelle. Et ça marche, bien évidemment. A part ça, les petites intentions de Brittany à l'égard de Kurt étaient toutes ridicules mais très touchantes en même temps. Très bonne idée que cette nouvelle intrigue, qui fait un parallèle intéressant avec celle de Sue, elle aussi prêt à défendre ses valeurs pour le bien du peuple américain. Enfin de l'Ohio pour commencer hein. Le retour de Shelby, la mère biologique de Rachel, apporte indéniablement quelque chose. Pas pour la rivalité sans intérêt qui s'annonce entre son club et les New Directions, mais du coté de l'évolution de sa relation avec sa fille. Je suis moins fan des effets provoqués chez Puck et surtout Quinn. On a définitivement perdu ce personnage qui n'a été bon depuis le début que dans nos fantasmes. Il va falloir faire son deuil. Même si Dianna Agron s'en sort toujours très bien. Sa scène dans les toilettes avec Sue était d'ailleurs brillante. L'autre avec Mr Shue était pas mal non plus. Sinon, je dois le dire car je l'adore : vive Beist et son second degré ! 

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// Bilan // Ponctué par seulement trois titres -pas mémorables mais agréables- cet épisode de Glee est relativement solide du point de vue du scénario. La série est en bonne voie d'évolution positive. Dommage que cela arrive quand le public commence à déserter... 

01 octobre 2011

Suburgatory [Pilot]

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Pilot // 9 800 000 tlsp.

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What About ?

 Les péripéties de Tessa, une adolescente rebelle, qui déménage, à son grand malheur, avec son père de New York à une banlieue huppée qui représente tout ce qu'elle déteste. Elle se fait rapidement une amie dans son lycée, bien qu'elle soit un peu étrange, mais aussi une ennemie, dont la mère, Dallas Royce, est une femme avec des lèvres géantes et des seins énormes et faux...

Who's Who ?

Créée par Emily Kapnek (Men In Trees, Hung). Avec Jane Levy (Shameless US), Allie Grant (Weeds), Jeremy Sisto (Six Feet UnderKidnapped), Alan Tudyk (DollhouseFirefly), Cheryl Hines (Larry et son nombril), Ana Gasteyer (Saturday Night Live)...

So What ?

    "A Box full of rubbers landed me in a town full of plastic". Cette phrase de Tessa en début d'épisode donne parfaitement le ton de cette nouvelle comédie d'ABC douée d'une efficacité absolument re-dou-table ! J'ai rarement vu un pilote de comédie aussi bon aussi vite. Je crois qu'après deux minutes, j'étais déjà convaincu. Les 20 suivantes n'ont fait que confirmer ma bonne impression. Je tiens d'abord à dire que oui, le thème de la série -la vie dans les banlieues aisées américaines- n'est pas nouveau et a même alimenté bon nombre de séries ces dernières années, Desperate Housewives en étant un peu la chef de file, Weeds aussi pour l'aspect plus trash. Le personnage principal lui-même n'est pas original si tant est que l'on ait vu les films Juno, Mean Girls, Easy A (je vous les recommande chaudement au passage) ou encore l'excellente dernière née de MTV, Awkward, qui a la chance de pouvoir se permettre d'aller encore un peu plus loin étant diffusée sur le câble. Mais on ne peut pas dire non plus que la télévision regorge actuellement de ce type de personnages, intelligents et cyniques, donc il reste de la place pour Tessa ! Jane Levy, qui l'incarne, est d'ailleurs une jolie révélation. Bref, ce que je voulais signifier dans ce premier paragraphe, c'est que Suburgatory n'est pas révolutionnaire ni dans l'idée ni dans l'esprit mais cela ne l'empêche pas d'être brillante !

   Visuellement, Michael Fresco, le réalisateur, a fait de l'excellent boulot, comme précédemment avec les pilotes de deux autres comédies qui valent plus que le coup d'oeil : Better Off Ted et Raising Hope. La caméra est perpétuellement en mouvement, ce qui accentue un rythme déjà bien soutenu grâce à l'écriture. Les couleurs sont vives, ce qui participe à l'impression de surréalisme qui traverse l'épisode. Les acteurs sont dirigés à la perfection, ce qui fait que chacune des prestations, même les plus insignifiantes, provoquent le sourire et plus souvent même le rire. Cheryl Hines est vraiment géniale dans son rôle de Dallas et il fallait faire preuve de pas mal de second degré pour accepter de l'endosser. Même si les tenues qu'on lui a collé et le maquillage outrancier participent pas mal à la caricature, la femme qu'elle est en dessous est physiquement très proche du personnage. En gros, il ne reste plus grand chose de naturel sur/dans son corps. Alan Tudyk, que je n'aime pas beaucoup à la base, a obtenu un très bon rôle lui aussi. Je suis un peu moins fan de la prestation de Jeremy Sisto mais il a le cul entre deux chaises pour le moment : il permet surtout de faire un contraste avec cette galerie de gens fous, qui n'ont plus vraiment les pieds sur Terre, et doit donc rester dans la retenue constamment. Cela évoluera certainement. La relation entre le père et la fille est touchante, mais disons qu'elle est maintenant établie et que l'important n'est plus vraiment là. La relation entre Tessa et Dallas, qui pourrait devenir sa mère de substitution -en attendant que l'autre revienne en fin de saison ?- est encore plus intéressante puisqu'elle occasionne de nombreux rires mais aussi un petit quelque chose de super mignon. 

   Suburgatory est une comédie satirique extrêmement bien écrite, inventive et ingénieuse, des portraits caricaturaux mais hilarants des personnages aux monologues de la voix-off. Je suis emballé par ce brillant pilote et je crois pouvoir d'ores et déjà dire qu'il s'agit, en cette rentrée, du meilleur pilote de comédie !

PS: Je bois aussi quasi-quotidiennement du Redbull Light. Est-ce que ça fait de moi une bitch ? Non ! Car je ne bois pas avec une paille.

What Chance ?

 Coincée entre un The Middle qui s'en sort bien et un Modern Family qui excelle, Suburgatory a toutes ses chances d'obtenir une commande de saison complète assez rapidement. Je pense même qu'elle sera renouvelée pour une saison 2. Mais n'allons pas trop vite en besogne. Il arrive au public d'être cruel parfois...

How ?

Posté par LullabyBoy à 18:02 - - Permalien [#]
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Weeds [7x 13]

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Do Her/Don't Do Her (Season Finale) // 520 000 tlsp.

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   L'épisode précédent ce Season Finale ne donnait que peu d'indices sur la manière dont pouvait se conclure cette saison 7 de Weeds. Après l'avoir vu, je comprends mieux pourquoi : il n'y a pas eu de véritables rebondissements ni de grandes surprises et la plupart des intrigues traitées cette saison n'ont mené à rien. Je regrette amèrement que les scénaristes n'aient pas profité davantage de la situation dans laquelle se trouvait Nancy en début de saison, c'est-à-dire dans sa maison de réinsertion. Les personnages secondaires étaient très bons, leur potentiel n'a pas été exploité. Ils ont préféré repartir rapidement aux racines de la série avec une nouvelle forme de deal de drogues. La série n'a malheureusement plus grand chose à raconter de ce coté-là après tant d'années. Il a alors fallu s'accrocher à tous les à-coté.

   Le conflit entre Nancy et Silas a atteint son apogée dans ce final mais a également trouvé une solution presque trop simple. Mais je reconnais avoir été sincèrement ému par la réconciliation de la mère et du fils. Comme depuis le départ, cela a été traité avec finesse, dans le non-dit et c'était superbe. Il n'aurait de toute façon pas été efficace de faire monter la pression d'un cran supplémentaire et les faire devenir deux vrais étrangers et ennemis dans une probable saison 8. Afin de protéger sa mère, Shane a encore fait preuve d'une grande maturité. Oulette lui a demandé d'entrer dans l'académie de police contre son silence. Shane s'est sacrifié, mais était-ce si difficile à accepter ? Pour le moment, il est tout de même forcé de le cacher à sa famille... La famille a justement été LE thème de la saison, plus que jamais, et le retour de Jill, la soeur de Nancy, était un bonheur de chaque instant. Mary-Louise Parker et Jennifer Jason Leigh sont deux actrices absolument formidables et complétementaires. Ce qu'on leur a donné à dire et à faire était de l'excellent matériel à la base et elles ont su le transcender en offrant des prestations alternant avec brio le rire et l'émotion. La scène dans le métro en est le parfait exemple mais celle avec les mecs chelous qui ont squatté l'appartement de Dimitri était également géniale ! L'idée que Jill puisse être là à temps plein l'an prochain me ravit...

   Andy n'a pas eu grand chose à faire cette semaine, tout comme Doug mais sa seule grosse scène à lui était nullissime, parfaitement dans l'esprit de tout ce qu'il nous a offert cette année. L'argent qu'il a fini par remporter permet quand même de poser la nouvelle situation des Botwin : ils habitent maintenant tous dans une jolie petite maison dans le Connecticut afin d'élever au mieux Steevie. Et c'est l'idée d'Andy ! Mais leur tranquilité retrouvée, qui nous ramène habilement à la première saison, ne va pas durer longtemps : un tireur a été engagé pour assassiner Nancy. Enfin c'est ce que l'on veut nous faire comprendre en tous cas. Et c'est là que je me demande ce qui a traversé l'esprit des auteurs : pourquoi ce cliffhanger ? On sait très bien que l'héroïne ne peut pas mourir. Oui mais voilà : la série n'a toujours pas été renouvelée par Showtime et je me demande si cela n'a pas à voir avec le contrat de Mary-Louise Parker qui arriverait à échéance cette année. Les négociations ne sont sans doute pas finalisées mais je doute que Showtime ne renouvelle pas un de ses plus grands succès (même s'il a pris du plomb dans l'aile cette année). Ainsi, si l'actrice ne revient pas -ce dont je doute grandement- ils peuvent la tuer. Le cac échéant, la scène est suffisamment ouverte pour que tout soit possible. Soit le sniper a raté sa cible et personne n'est mort : nul. Soit Nancy s'est "juste" faite tirer dessus et elle s'en remettra. Soit Soit le sniper a tiré volontairement ou involontairement sur quelqu'un d'autre et là, tout est possible. Je pense que l'on peut écarter l'hypothèse Jill étant donné qu'elle vient à peine de revenir et qu'une nouvelle intrigue la concernant est plus ou moins lancée. Idem pour ses enfants, Steevie et Shane. Ma préférence irait forcément à Doug mais, d'un autre coté, il est tellement inutile que sa mort n'aurait pas plus d'intérêt que son existence. Silas ? Tout semble avoir été dit le concernant maintenant mais je ne vois pas les scénaristes aller dans cette direction. Reste donc Andy. Je pense que c'est lui qui va y avoir droit et qui mourra même ! S'il s'agit de la dernière saison, je pense qu'ils peuvent se le permettre. Ca pourrait changer beaucoup de choses dans les intéractions entre les Botwin. Et ça toucherait Nancy énormément... Non, vraiment, j'aimerais beaucoup que ce soit lui !

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// Bilan // Weeds a connu des épisodes finaux bien plus mouvementés et plus excitants. Rien que celui de la saison dernière était bien meilleur. Mais celui-ci était empreint d'émotion et c'est quelque chose que la série maîtrise aussi très bien, l'émotion. Elle fait le choix de n'user de cet atout que de temps en temps. La réussite n'en est que plus grande ! L'humour était aussi à son top niveau.  La saison 7 avait très bien commencé puis la suite a été très inégale, avec de nouveaux personnages sans saveur. Je veux une saison 8 sans aucune hésitation, mais à condition qu'elle soit la dernière, car, même si la série nous a prouvé maintes fois qu'elle savait se renouveler, toutes les bonnes choses ont une fin.

Tueurs En Séries [Episode du 30 Septembre 2011]

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Au programme cette semaine : Une collaboration entre J.J. Abrams et Eric Kripke - Dexter revient cette semaine - Le baromètre des audiences marquantes de la rentrée - Victor Garber devient Charlie - Katie Holmes se transforme en citrouille pour How I Met Your Mother - Le nouveau boss de The Office est... - On répond à vos questions : Merlin, Kiefer Sutherland... - Des nouvelles images de Luck - Ces Drôles de Dames qui nous avaient bien manqué : Kristen Bell, Claire Danes et Sarah Michelle Gellar - Une websérie à ne pas louper intitulée Husbands...