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Pilot // 12 930 000 tlsp.

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What About ?

 De nos jours, dans une bourgade du Maine appelée Storybrooke, les contes de fées existent encore. C'est ce que va découvrir Emma, une jeune femme au passé trouble, embarquée dans un merveilleux et tragique voyage par le fils qu'elle a abandonné 10 ans plus tôt. Elle croisera sur son chemin la méchante Reine, qui n'est autre que l'impitoyable Maire de la ville, Blanche Neige, devenue la  douce Soeur Mary Margaret Blanchard, Rumplestiltskin, l'effrayant expert en magie noire ou encore Archie, le sympathique Jiminy Cricket local. Avec son arrivée, c'est l'espoir de toute une communauté amnésique qui renaît...

Who's Who ?

 Créée par Adam Horovitz et Edward Kitsis (LostTron). Avec Jennifer Morrison (Dr. HouseHow I Met Your Mother), Lana Parilla (Swingtown), Ginnifer Goodwin (Big Love), Robert Carlyle (Stargate Universe), Jamie Dornan, Joshua Dallas (Thor)...

So What ?

   Il était une fois ABC, une légendaire chaîne américaine qui a connu la gloire comme les plus grands déboires, à la recherche de la nouvelle série qui lui permettrait de redonner aux lettres de son nom toute leur noblesse; et il était une fois des scénaristes talentueux, un temps perdus sur l'île la plus célèbre de la télévision, en quête d'un projet ambitieux et original, capable d'émerveiller le plus grand nombre de téléspectateurs petits et grands à travers le monde (imaginaire), l'univers... que dis-je ? La galaxie (imaginaire aussi). Il était une fois Once Upon A Time

   Le pari était un peu fou mais ils l'ont fait ! Once Upon A Time n'est pas Enchanted (Il était une fois... en VF, on va finir par s'y perdre) ni Fables (un comics très connu qu'ABC avait déjà failli adapter la saison dernière), elle est Once Upon A Time : elle ne ressemble à rien qui ait déjà été fait à la télévision sous ce format, elle ne tombe jamais dans la niaiserie grâce à des dialogues malicieux et constamment référencés, et elle ne fonctionne pas de manière aussi manichéenne qu'on pouvait le craindre. Il y a les bons et les méchants, c'est vrai, mais un personnage comme Rumplestiltskin ne semble pas avoir encore choisi son camp, par exemple. Les scénaristes ont été suffisamment malins pour nous présenter seulement quelques personnages emblématiques de l'univers des contes de fées, ce qui permettra par la suite d'en introduire tout un tas d'autres. On croise ainsi au détour d'une scène le petit chaperon rouge et sa vilaine grand-mère aux dents longues. On s'amuse également à découvrir quelles professions occupent dans notre monde les héros de notre enfance : Jiminy Cricket est psy, Blanche Neige est institutrice...

   Le pilote enchaîne ainsi les surprises, sans temps mort, que ce soit à travers les flashbacks, réjouissants et touchants, ou à Storybrooke même. Les actrices sont toutes extrêmement bonnes. Je me suis ainsi surpris à apprécier le jeu de Jennifer Morrison, que j'avais pourtant détesté dans How I Met Your Mother (ce qui tend à prouver que c'est son personnage qui était vraiment mauvais), elle incarne une Emma cynique mais pas exaspérante; je ne tarirai évidemment pas d'éloges sur Ginnifer Goodwin ("Big Love", miss U so much), elle est la parfaite Snow White; et Lana Parilla a enfin obtenu le rôle d'envergure qu'elle a toujours mérité, cette Evil Queen est prodigieusement diabolique ! Le casting masculin est beaucoup plus discret pour le moment et malheureusement pas à la hauteur, à l'exception remarquable de Robert Carlyle. Josh Dallas incarne un Prince Charmant fade, sans relief; et Jamie Dornan n'apparait que quelques secondes dans le rôle du shérif de Storybrooke. Bref, Riquet à la houpe, Barbe Bleue, le Petit Poucet, Hansel et les autres vont avoir du boulot ! Visuellement, le pilote de Once Upon A Time n'est pas impressionnant, il est juste beau, à quelques fautes de goût près (les effets spéciaux lors de la première apparition de la méchante Reine notamment). Un grand soin a été apporté à la réalisation et j'espère qu'il en sera de même pour les épisodes suivants. Ce petit bijou ne mérite pas d'être abîmé. Je le dis sans l'ombre d'un doute : j'ai -presque- tout adoré de ce pilote (j'ai déjà très envie de le revoir d'ailleurs, c'est un signe qui ne trompe pas). 

   Un peu de magie, un zeste d'alchimie, un tour de passe-passe et quelques poussières d'étoiles plus tard, les aiguilles de l'horloge ont repris leur trajectoire infernale alors que le temps s'était arrêté pendant très exactement 43 minutes et 46 secondes. Le monde dans lequel nous vivons, ce paradis d'enfer, est capable d'enfanter les plus jolies oeuvres nées des plus beaux rêves mais quand la lumière s'éteint, il ne reste plus que la cruelle réalité. Avant et pendant, Once Upon A Time enchante, passionne, fascine. Mais après ? Il faut toujours croire en un happy end, toujours...

What Chance ?

 Le départ canon de la série -meilleur score pour un drama depuis V- est plus qu'encourageant pour la suite mais méfions-nous : on sait où en est Pan Am aujourd'hui, malheureusement...

How ?