16 octobre 2010

Outsourced [Pilot]

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Pilot// 7 49o ooo tlsp.

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What About ?

Le manager d'une entreprise est envoyé en Inde afin de former les employés du service après-vente qui vient d'être délocalisé là-bas...

Who's Who ?

Créée par Robert Borden (Drew Carey Show, Brian Benben Show...). Avec Ben Rappaport dans le rôle de Todd Dempsy, Rebecca Hazlewood dans le rôle de Asha, Pippa Black dans le rôle de Tonya, Parvesh Sheena dans le rôle de Gupta, Sasha Dhawan dans le rôle de Manmeet...

So What ?

  De toutes les comédies de bureau de NBC, Outsourced est sans doute la moins austère à première vue. Parce que ça se passe en Inde et qu'il y a de la couleur partout ? Oui, ça y contribue. Mais aussi parce que l'ambiance y est beaucoup plus détendue et on ne cherche pas à créer de réalisme, juste à nous faire croire qu'on est bien là-bas. Et ça marche ! Je sais que beaucoup de gens ont trouvé cette sitcom raciste. Je ne comprends pas pourquoi et je ne préfère pas entrer dans un débat sans fin mais si se moquer des hindous relève du racisme alors toutes les sitcoms sont racistes puisqu'il s'agit souvent de se moquer, que ce soit de son voisin qui est un gros tout nu, de son mari qui est un gros con, de son fils qui légèrement déficiant et peu importe leur couleur de peau... Et tout ou presque fonctionne sur le cliché ! C'est comme ça. Tiens ça me fait penser à Glee. Chaque personnage est un cliché poussé à outrance. Et là, ça fait rire tout le monde ! Il y a quelque chose qui cloche chez les gens, vraiment. En plus, on ne se moque pas que des étrangers ici, les américains en prennent aussi pour leur grade ! On joue justement sur les différences culturelles mais sans juger. Il faut regarder cela avec second degré et rire de bon coeur parce qu'il y a vraiment plein de choses très drôles dans cet épisode pilote (Manmeet-Manmeat, la danse sur les Pussycat Dolls, les objets farfelus...) et on instaure déjà quelques gimmicks sympathiques comme l'employé qui se barre à chaque fois qu'il se sent offensé, la muette à qui l'on demande de parler (pas beau de se moquer des handicapés boooo)... Je trouve qu'il se dégage vraiment quelque chose de chaleureux et de réjouissant d'Outsourced. J'ai envie de voir les épisodes suivants, en attendant le retour de Parks And Recreation qui est d'un autre niveau, plus fine dans la caricature mais peut-être moins fun aussi...


Parenthood [2x04 & 2x05]

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Date Night // The Booth Job

5 16o ooo tlsp // 4 66o ooo tlsp.

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   Il m'a fallu du temps mais je crois avoir enfin saisi ce qui me dérangeait dans Parenthood et en particulier en ce début de saison 2. Ce n'est pas simplement un problème d'historiettes, mais de concept. J'ai l'impression qu'on a déjà fait le tour des relations parents/enfants dans la série. Les dynamiques sont très bien établies, sans grandes surprises et donc le concept est devenu très réducteur. Quand on décortique le 4ème épisode, on se rend bien compte que chaque intrigue est liée à une relation parent/enfant : celle de Joel et sa fille qui l'empêche d'avoir une "vraie" vie (c'est plus compliqué que ça mais ce n'est pas approfondi); celle de Crosby et son fils, qui devrait se simplifier avec le retour bienvenu de Jasmine; celle de Kristina avec Haddie et celle de Kristina/Adam/Max qui ne permet pas au couple de s'épanouir comme il le voudrait; et puis celle de Sarah et Drew, qui reste un territoire inexploré, d'où mon vif intérêt pour celle-ci et rien que pour celle-ci. Mais là aussi il y a un souci : c'était une intrigue commune qui s'est vite tournée vers le point de vue de Sarah. Sarah mère poule, Sarah mère fun, Sarah mère meurtrie... Et Drew dans tout ça ? Déjà que c'est un des personnages les plus discrets depuis le début de la série mais quand on s'intéresse enfin à lui, ce n'est que pour mieux mettre en avant Sarah. Toujours est-il que c'était touchant. Par contre, je reste sur ma première impression : Drew aurait dû être homosexuel ! Ca aurait été intéressant de traiter du sujet dans Parenthood justement via son concept. Dans Brothers & Sisters c'était établi depuis le début, dans 7 à la maison c'était hors-de-question... Aucune série familiale ne l'a traité en fait. Puis fallait pas prendre un acteur maniéré. Il est bon au demeurant, mais certains gestes le trahissent. Gay Radar en marche ! Le 4ème épisode dans son ensemble était plan-plan. J'ai bien aimé que l'on réunisse à nouveau Crosby et Gaby mais je ne suis pas certain que les scénaristes projetent d'aller plus loin...

   Est-ce que quelqu'un pourrait prévenir le styliste de la série que Lauren Graham et Mae Whitman ressemblent de plus en plus à des catins de super-marché ? Merci ! J'étais ravi que l'on se penche enfin sur Amber, discrète depuis le début de la saison 2 mais qui nous avait offert parmi les meilleurs moments de la saison 1. Déception, sort of. Le but de ses scènes était de nous montrer qu'elle lutte pour rester dans le droit chemin malgré des frénquentations peu recommandables. Hum. Un peu léger. Come d'habitude. C'est à peu près le cas avec toutes les autres intrigues. On survole mais on n'entre jamais dans le vif sujet. Zeek et la vieille dame digne (c'est comme ça que je l'appelle puisque j'oublie toujours son prénom... ah oui, Camille !) ont toujours quelques problèmes de couple mais point trop de drama. On n'assiste pas à leur thérapie de couple, ce qui n'est pas indispensable j'en conviens, mais on n'assiste pas non plus à grand chose d'autre. Un cours de danse raté, mais assez marrant pour nous grâce à l'intervention d'un certain Tony. Et une Camille qui fait la gueule et qui ne sait pas très bien ce qu'elle veut au final. Je ne lui en veux pas : être mariée à Zeek doit être compliqué. Je préférais le laps de temps où ils s'étaient quittés. Ca avait du sens. Oh et puis voilà... Pas tellement envie de parler du reste. C'était gentillet, ça voulait nous faire rire mais ce n'était pas suffisant. Et les histoires de coeur de Sarah, je n'ai absolument rien contre mais ça n'avance pas assez vite.

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// Bilan // Parenthood a beau être une série de qualité, elle multiplie les erreurs ces derniers temps : mauvaise gestion du large casting, qui conduit à des intrigues soient trop brèves soit trop lentes, un ton de plus en plus neutre qui oscille entre l'émotion légère et la comédie inoffensive... Sans dire que ses audiences sont méritées, je comprends juste pourquoi elles ne remontent pas. Ca manque de punch !   

The Big C [1x 08]

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Happy Birthday, Cancer // 741 ooo tlsp.

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  J'attendais avec impatience l'arrivée de Cynthia Nixon dans The Big C puisque Sex & The City figure dans ma short-list des séries incontournables, celles dont je ne peux pas me lasser et qui me servent d'anti-déprime. Il y a d'ailleurs beaucoup de ça dans mon rapport à The Big C. J'ai toujours pensé que c'était une actrice formidable un peu sous-estimée à cause du charisme de ses copines et de son personnage de Miranda qui était à la fois le plus authentique mais aussi le moins attachant. La bonne nouvelle, c'est que son personnage ici, Rebecca, n'a rien à voir avec Miranda. Si l'une était un peu vieille fille sur les bords et pas toujours fun, l'autre est très libérée et ne vit justement que pour le fun ! La prestation à fournir est donc totalement différente et Cynthia Nixon s'en sort à merveille. Et ce n'est pas facile d'être confrontée à Laura Linney ! Leur amitié est crédible et enthousiasmante et elle apporte vraiment quelque chose qui manquait jusqu'ici. Sa venue provoque aussi en Cathy le déclic dont elle avait besoin. Celui qui lui faire choisir un camp entre son mariage qui peut encore être sauvé si elle le veut bien et sa relation naissante avec Lenny qui n'a pas forcément de futur mais qui la rend pleinement heureuse pour l'heure. Elle penche pour le deuxième camp mais j'imagine que ce n'est que temporaire. C'est en tous cas celui que je voulais la voir explorer. C'est forcément plus attrayant.

    Son discours face à l'assemblée et face à Paul était un grand moment. On ne l'avait peut-être encore jamais vue aussi franche. On se rend compte, et surtout elle, qu'elle n'a finalement jamais voulu de ce mariage, de cet enfant, de cette vie. C'est arrivé presque par hasard, elle s'est laissée porter. Aujourd'hui elle le regrette, elle veut redevenir la fille de l'époque de l'université (ce qui est utopique) et c'est son cancer qui lui fait en prendre conscience. C'était forcément bittersweet parce qu'on ne peut pas se réjouir de voir Paul dévasté. Il m'agace un peu mais quand même... Il ne mérite pas ça et il ne peut pas comprendre. C'est terrible. J'ai adoré la petite phrase lancée au visage abîmé par la chirurgie de la tante de Paul : "It's a privilege to grow old". C'est dans ces moments-là que The Big C est sublime et profonde, d'autant qu'on a en parallèle l'état de santé de Marlene qui se détériore. Tout se fait écho et la réflexion est passionnante.      

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// Bilan // Semaine après semaine, The Big C continue de me convaincre et de m'emporter. Cette série a vraiment quelque chose de spécial, qui relève quasiment du génie.

15 octobre 2010

Tueurs En Séries [Episode du 15 Octobre 2010]

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Au programme cette semaine : Coup de projecteur sur les séries qui partent en live (30 Rock, Urgences, The West Wing, Will & Grace), Laura Dern péte un câble dans Enlightened, Blue Mountain State sait se vendre, Gorillaz tâcle Glee, Les Simpson ré-inventent leur générique...

14 octobre 2010

Weeds [6x 08]

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Gentle Puppies //

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  Alors que j'envisageais le précédent épisode de Weeds comme une parenthèse, je me demande maintenant si l'on ne va pas avoir droit à des parenthèses pendant encore quelques temps. La série s'essaye pour la première fois si je me m'abuse aux stand-alone et ça lui va plutôt bien. Les Botwin et Doug poursuivent leur folle route et après le passage à la fête foraine, ils s'arrêtent dans un trou perdu, Pioneer Town, où tous les rejetés de la société se retrouvent. Forcément, c'était croquignolet et ça m'a fait un peu penser dans l'esprit à My Name Is Earl mais en mieux, forcément. Entre la vieille catin et son fils nain, on était servi en terme d'absurdité ! Weeds a toujours su trouver des seconds voire troisièmes rôles particulièrement croustillants et ça ne change pas malgré les années. La description de l'Amérique white-trash lui va vraiment bien, comme une évidence ! On s'étonne presque que les scénaristes n'y aient pas pensé plus tôt. C'est l'occasion de retrouver le célèbre Mark-Paul Gosselaar dans un rôle qui le change des lycéens, flics et avocats habituels. Il est très crédible aussi en cul terreux pas causant mais qui ne perd pas son temps pour passer à l'action. La scène où il prend Mary-Louise Parker sur le bar était quand même assez géniale quand on y pense. Tellement rare à la télé américaine autant d'audace visuelle ! Tiens d'ailleurs, je pensais que l'actrice ne voulait plus apparaître les seins et les fesses à l'air. Les producteurs ont réussi à négocier visiblement...

   Les hommes de la vie de Nancy étaient occupés à parler religion cette semaine, à leur façon. "God Is Awesome", ça donne le ton ! Là encore, la série fait preuve de beaucoup d'irrévérence et c'est juste trop bon. A noter deux passages intéressants pour Silas et Shane : pour le premier quand il exprime une fois de plus sa lassitude de vivre avec cette famille de fous; et pour le second lorsqu'il implore sa mère de fuir ensemble vers l'inconnu en laissant les autres derrière eux. Ah il l'aime sa môman ce petit... C'est bizarrement mignon.

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// Bilan // En format stand-alone, Weeds fonctionne aussi très bien ! Alors, baisse de niveau ou pas pour la fin de la saison 6 ? Je suis très optimiste !

Posté par LullabyBoy à 12:42 - - Permalien [#]
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13 octobre 2010

Glee [2x 03]

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Grilled Cheesus // 11 2oo ooo tldp.

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   Oh mon dieu : un scénario ! Si si, cet épisode en possédait un. On n'y croyait plus. Ça fait du bien de voir que le Glee des débuts est encore capable de refaire surface de temps en temps. Avec un sujet super casse gueule et polémique -la religion- la série retrouve un peu de grâce et d'émotion. Ca commence sur du grand n'importe quoi assumé -Finn qui voit Dieu sur un toast grillé- et ça se poursuit dans la foulée sur une scène sobre et touchante dans laquelle Kurt apprend que son père vient d'avoir une crise cardiaque. Le mélange des genres est réussi car ils sont approfondis dans les deux cas. Sur l'intrigue de Finn, il n'y a pas grand chose à dire si ce n'est que c'était délirant et drôle. Je pense qu'entre le Finn stupide et le Finn niais, il n'y a pas à réfléchir bien longtemps pour choisir son camp. Par contre, vraiment, Cory Monteith est un piètre interpréte. Son Losing My Religion était sans intérêt alors que la chanson est géniale. J'ai toujours l'impression qu'il se force à chanter avec un timbre légèrement voilé pour se donner un genre et ça m'agace. A son niveau, il n'y a que la simplicité qui peut payer. Et puisque l'on en est aux prestations musicales, elles n'étaient vraiment pas fameuses cette semaine. Ce n'est pas le choix des chansons qui est à remettre en cause mais les interprétations et les ré-orchestrations super lisses qui en ont été faites. Le Papa Can You Hear Me? de Lea Michele était très beau et sobre pour une fois. Par contre, le One Of Us final était super décevant. Et on ne touche pas à cette chanson de toute façon. J'en suis dingue. Le Bridge Over Troubled Water d'Amber Riley était trop court mais émouvant. Et le reste ne m'a pas marqué.

   Chris Colfer a beaucoup de chance. Son personnage fait partie des plus chouchoutés de la série depuis le début. Il est l'un des rares dont on voit la vie en dehors des murs du lycée. Et on lui donne vraiment de belles choses à jouer. J'ai beaucoup aimé le traitement de la religion dans l'épisode car il n'était en aucun cas prosélytiste. Il y en avait pour tous les goûts, toutes les confessions et aucun jugement de valeur n'a été apporté. Le message final -ce qui est important ce n'est pas de croire en Dieu mais de croire en quelque chose ou quelqu'un- est tout ce qu'il y a de plus bateau. Mais personnellement, ça me convient mieux. Il s'est dit des choses intéressantes et je me suis pas mal retrouvé dans certaines paroles de Kurt au sujet de Dieu, sauf qu'il les a exprimés de manière bien plus amusante et pertinente que moi ! "God is like Santa Clause for Adults". Sooooo True. Son amitié avec Mercedes a enfin été remise en avant quelques instants, ça fait du bien. Dans le même esprit, j'ai beaucoup aimé les passages consacrés à Sue. C'était forcément drôle mais touchant aussi. Je continue de penser que sortir sa soeur handicapée systématiquement pour montrer sa part d'humanité est facile mais il faut reconnaître que ça fonctionne plutôt bien en général. Enfin, gloire à Emma qui m'a beaucoup amusé (et ça faisait longtemps que ce n'était pas arrivé) ainsi qu'à Brittany (mais elle m'amuse à chaque fois elle !). Dianna Agron est restée dans la position de figurante. Honteux, d'autant qu'on la sait très croyante. C'était l'occasion...

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// Bilan // Glee n'est pas la série la plus intelligente et profonde qui existe mais, quand elle s'en donne la peine, entre deux pitreries, elle peut offrir une réflexion intéressante et décalée sur un sujet épineux, surtout à 20h sur un grand network américain. Jolie performance.    

12 octobre 2010

Fringe [3x 02 & 3x 03]

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The Box // The Plateau

5 24o ooo tlsp. // 5 19o ooo tlsp.

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    Je dois avouer que, malgré une absence totale d'ennui, j'ai trouvé cet épisode -The Box- de Fringe un peu mal écrit. Juste un peu. Un exemple tout bête : le métro qui manque de faucher Olivia et Peter. C'était un rebondissement totalement inutile et pas crédible du tout. La ligne est censée être coupée. On ne cherche même pas à nous expliquer ce qui s'est passé et je comprends bien pourquoi : on s'en fout. Oui alors dans ce cas-là il ne fallait même pas le faire !  Mais je vous accorde que ça relève du détail. Le truc qui me dérange aussi, c'est la relation entre Olivianate et Peter. J'ai bien cru qu'ils allaient "le" faire. Là, comme ça, sur le canapé, à deux pas d'un cadavre. Je veux dire : on ne fait pas l'amour dans Fringe ! On ne le dit pas et on ne le montre surtout pas. Je veux bien que les deux se rapprochent mais point trop n'en faut ! Autant j'accepte avec grand bonheur le coté badass de Olivianate, autant je ne peux pas supporter son coté chaudasse. En plus, ça fait passer Olivia, la vraie, pour une grosse frigide et, même si je reconnais qu'elle n'est pas hyper fun, ce n'est pas non plus une nonne ! Rappelez-vous du pilote et de ses scènes in bed with John Scott. Ensuite, et désolé de rester dans le négatif : l'intrigue du jour n'était quand même pas terrible. Elle a l'avantage d'être mythologique mais j'ai quand même l'impression d'un développement hyper compliqué pour en arriver à quelque chose d'assez simple et qui n'est en plus pas particulièrement excitant. Un peu marre des scènes avec la machine à écrire venue d'ailleurs. Ca a fait son effet une fois voire deux, pas dix ! Petite déception aussi sur la lecture du testament de William Bell. Ca manquait un peu d'émotion à mon goût. Avec tout ça, j'ai oublié de vous dire ce que j'ai aimé... Ben rien de précis en fait. C'est juste que c'est Fringe et que c'est quand même vachement bien !

   Pas de chance: le second épisode qui se passe dans le monde alternatif ne m'a pas plus convaincu. Là encore, j'ai passé un bon moment, sans m'ennuyer une seconde, et je n'ai pas relevé d'éléments particulièrement dérangeants dans l'enquête du jour, mais c'était quand même un peu plan plan. Olivia qui se souvient petit à petit, ce n'est pas particulièrement fascinant. On est juste rassuré que ça arrive bien que ce soit un peu tôt. Les petits détails d'Over There sont bien trouvés, j'adore ça. Et l'affaire nous a offert quelques scènes impressionnantes et super bien réalisées. Quel millimétrage ! Mais les versions alternatives de nos chers personnages -Olivia mise à part- se révélent un peu décevantes. Ou en tous cas on ne les a pas assez soignés. La plupart ne sont pas si différents, je pense à Charlie Francis surtout. Broyles reste Broyles. Astrid est devenue un robot. Dommage, je pensais qu'elle prendrait enfin un rôle plus important. Enfin il n'est pas encore trop tard... Et puis Lee, le petit nouveau, ne me fait pas beaucoup d'effet. A la limite, celui que je préfère c'est le copain d'Olivianate mais juste parce qu'il est nice et good-looking. Ce qui n'est donc pas une raison suffisante. Il a un air de Nathan Fillion qui me perturbe soit dit en passant. Enfin voilà, c'était pas mal mais pas du grand Fringe. C'est d'autant plus regrettable qu'il y a matière à faire du grand Fringe !

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// Bilan // Peut-être que j'attendais plus de renouveau de la part de Fringe en ce début de saison. Elle est un peu différente mais pas passez à mon goût et pas forcément dans le bon sens...

The Event [1x 02 et 1x 03]

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To Keep Us Safe // Protect Them From The Truth

9 06o ooo tlsp. // 7 56o ooo tlsp.

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  Il y a déjà beaucoup de choses que j'adore dans The Event mais je crois que ce qui me plaît le plus, c'est que pour une fois et c'est de plus en plus rare, la série ne cherche pas à copier ce qui a été fait précédemment ailleurs mais à s'en inspirer pour créer quelque chose de nouveau. On compare toujours une nouvelle série à une autre, c'est humain, on a besoin de points de repères. Mais The Event est une synthèse jusqu'ici digeste de 24, de Lost, je dirais même de Prison Break... C'est assez admirable même si elle ne peut pas encore arriver à la cheville des séries sus-citées. Dans ces deux nouveaux épisodes s'ajoute une nouvelle dimension qui, pour ma part, me met dans tous mes états parce que j'adore ça : les extra-terrestres ! Et on pense forcément à X-Files, son invasion et sa conspiration. Evidemment, ça fait peur à toute une partie du public qui a fuit peu à peu. C'était prévisible et c'est certainement pour ça que NBC a tenu à garder le secret le plus longtemps possible. La bande de Sophia est donc une espèce très proche des humains dont 1% seulement de l'ADN diffère. Ça permet d'éviter le kitsch habituel, à la V par exemple. Les similitudes avec cette dernière sont assez frappantes avec trois groupes distincts : les aliens, les êtres lambdas et la "résistance". Sauf que le résultat est plus crédible. Notons que beaucoup de questions posées dans le pilote trouvent une réponse dès le second épisode. On sent bien que Lost est passée par là. Il reste cependant un gros mystère : quelles sont les intentions cachées des visiteurs ? On a failli le savoir, mais c'eut été trop facile. Ravi à ce propos de l'arrivée de Clea Duvall au sein du casting !

   Le système d'allers-retours est toujours passionnant à suivre et surtout, il a un sens. Je dis ça avec d'autant plus de conviction que je déteste ça en général. Ça donne une dimension considérable à l'histoire et de multiples possibilités. On peut revenir deux heures en arrière comme retourner en 1944. La partie "au coeur du pouvoir" est nécessaire mais c'est celle qui sonne le moins juste, malgré le magistral Zeljko Ivanek qui complique la tâche à un Blair Underwood, déjà pas super convaincant en temps normal. Le reste est du pain béni, notamment la cavale de Sean qui est absolument passionnante. Le personnage est ni trop malin, ni pas assez, ce qui le différencie des héros habituels qui énervent vite. Il fait des erreurs, il se rattrape, il a un peu de chance... Il est, et ce sera le mot clé de la review : crédible ! En plus, il est super attachant. Preuve que les scènes comme celle de sa rencontre avec Leila sont primordiales. Elles ralentissent peut-être le rythme mais elles approfondissent le récit. Le cliffhanger de la fin de l'épisode 3 pousse un peu plus loin l'aspect fantastique du show, ce qui est génial en terme d'audace mais certainement risqué. On peut espérer que les 7,5 millions de téléspectateurs récents sont prêts à rester jusqu'au bout après avoir déjà avalé pas mal de choses !

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// Bilan // The Event est d'ores et déjà fascinante ! Je suis archi-fan.

11 octobre 2010

How I Met Your Mother [6x 03]

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Unfinished // 8 6oo ooo tlsp.

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   C'est bien malheureux mais quelque part, j'ai trouvé dans cet épisode moyen de How I Met Your Mother ce que je cherchais. Un peu de fond et un peu de rires. Je préférerai avoir plus mais à coté du Season Premiere, on peut quasiment parler de chef d'oeuvre. Il faut dire qu'on m'a pris par les sentiments en se servant de Robin correctement pour une fois et en offrant une fin digne et assez émouvante à sa relation avec Don. Fini les facilités et autres stupidités du genre "Robin bouffe comme une truie parce qu'elle souffre". Les scénaristes se sont servis de quelque chose qui nous parle à tous : cette incapacité après une rupture a effacé symboliquement le numéro de la personne qu'on a aimé et qu'on aime sans doute encore. Et cette incapacité à ne pas s'en servir, ici pour le menacer de mort, ou dans d'autres cas pour laisser sonner avant de finalement raccrocher. Ca fait toujours un pincement au coeur, c'est difficile mais c'est important. J'ai trouvé ça touchant et digne du personnage. Une fois n'est pas coutume, Lily a eu une utilité. Son unique phrase était "Where's the poop ?" mais c'était drôle au moins, répétitif mais pas au point d'être lourd. Marshall aussi a eu son petit moment sympa dans cette intrigue avec son groupe de jazz. Le truc improbable.

   L'autre grosse intrigue concernait Ted et malgré le coté cul cul de la fin de l'épisode, toujours contrebalancée de bonnes blagues, j'ai plutôt apprécié. Ni Ted ni Barney ont été énervants, il y avait même quelque chose de vaguement drôle qui s'en dégageait. Puis ça fait un peu avancer les personnages mine de rien et je trouve ça pretty cool.


// Bilan // Pour une fois qu'un épisode d'How I Met (la version pas drôle) possède quelques qualités et utilise bien tous les personnages, ce serait dommage de ne pas le reconnaître. Un arrière-goût des premières saisons même, mais l'usure ne se fait pas oublier.

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Brothers & Sisters [5x 02]

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Brief Encounter // 9 17o ooo tlsp.

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   Il y a deux types d'épisode dans Brothers & Sisters : ceux qui font avancer les intrigues, en général de manière dramatiquement fabuleuse et émouvante, et ceux, plus légers, qui ne font pas avancer grand chose mais qui vous amuse, vous donne la pêche, comme un feel-good movie. On pourrait avoir tendance à trouver ceux de cette dernière catégorie plus faciles et moins intéressants mais je n'en suis pas si sûr. C'est difficile de faire rire et peut-être encore plus dans un drama que dans une comédie où tout est fait pour ça. L'avantage de Brothers & Sisters, c'est qu'elle a brillamment réussi à le faire ces quatre dernières années. On est habitué à ce qu'elle soit bonne aussi là-dedans. D'ailleurs, quand on regarde bien, ce sont toujours les mêmes ressorts qui sont utilisés. Les imbroglios téléphoniques notamment. C'est curieux mais chez moi, ça fonctionne toujours à merveille. On sait parfaitement à quoi s'attendre mais la magie reste intacte. Puis il y a toujours un petit quelque chose qui fait toute la différence. En l'occurence, c'est l'introduction de Paige dans ces scènes. Elle est devenue une vraie petite adolescente, assez caricaturale, mais on nous y a pas mal préparé ces derniers temps et comme un an a passé, ça ne m'a pas choqué. Ce n'était pas la partie la plus passionnante de l'épisode mais c'était sans doute la plus réaliste.

   Celle de Kevin et Scotty par exemple est beaucoup moins réaliste, et je ne vois pas bien où les scénaristes veulent en venir. J'aimerais que l'histoire avec Matteo s'arrête là mais je crains qu'on ne nous l'impose encore quelques temps. D'un autre coté, si elle n'est pas plus creusée, je ne vois vraiment pas du tout son intérêt. Heureusement, Nora s'en est mêlée et une fois incorporée au reste, elle ne faisait pas tâche. Nora nous a fait du grand Nora, ce qui est rassurant après son égarement lors du Season Premiere, parfaitement légitime et très bien écrit. N'empêche que c'est cette Nora-là qu'on adore, celle qui se mêle de tout et qui distribue les bons et surtout les mauvais points à la fin. La scène des quatre vérités balancées à chacun de ses enfants était un peu redondante par rapport à celle de l'épisode précédent mais nécessaire. Puis c'est son rôle après tout. Je ne vais pas relever chaque moment d'émotion et chaque instant comique mais je crois qu'on a tous beaucoup ri lors de cette réplique mémorable : "I'm not a lesbian, i'm a florist !". C'était énorme ! Et chapeau aussi à Calista Flockhart qui a enfin pu exercer ses talents comiques après de longs mois de tragédie. Elle était excellente, sans surprise. La prestation de Patricia Wettig est particulièrement admirable également mais son intrigue souffre presque d'un manque de puissance dramatique. Je pense que les scénaristes en gardent sous le coude pour le retour de Rebecca et ils n'ont sans doute pas tort.   

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// Bilan // Brothers & Sisters est avant tout une dramédie et cet épisode est là pour nous le rappeler. Un genre peut parfois prendre l'avantage sur l'autre mais ils co-habitent le plus souvent à merveille.

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