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Summer Time // 1 o7o ooo tlsp.

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   Lorsqu'un pilote nous souffle, on a toujours peur que le deuxième épisode ne soit pas à la hauteur. Et dans 90% des cas, il ne l'est effectivement pas. Pas avec The Big C. J'ai été traversé à nouveau par le même enthousiasme et la même émotion. Je risque de me répéter énormément dans les prochaines reviews mais je tiens à le dire : Laura Linney est époustouflante. Il se passe un milliard de choses dans le plus simple de ses sourires. Et ils ne se ressemblent jamais. Madame sait s'adapter à la situation. Normal, madame est une grande actrice et il est temps que le monde entier s'en rende compte. Ce rôle lui colle à la peau. Il l'inspire. Et puis on ressent son bonheur de jouer. C'est communicatif. The Big C ne m'offre pas ce que j'attendais. Je me doutais qu'il ne s'agirait pas d'une série déprimante comme beaucoup ont pu le craindre, mais je ne pensais pas qu'elle me donnerait à ce point le sourire...

   J'avais quelques réserves quant au fait que Cathy choisisse de ne pas révéler tout de suite son cancer à ses proches. Je n'en ai plus. J'ai saisi la nuance et tout l'intérêt : ce qu'elle veut par dessus tout c'est profiter de la vie, la vie de tous les jours, la vie simple, la vie qu'elle aurait dû avoir si elle ne s'était pas laissée aller, si elle l'avait prise à bras-le-corps; et à partir du moment où elle annoncera sa maladie, on ne la traitera plus comme une femme normale mais bien comme une malade. Et alors, elle ne profitera plus de rien car elle ne lira que de la tristesse et de la pitié dans les yeux de ceux qui l'entourent. Elle a donc encore plus de mérite et de courage. Notamment quand elle bataille avec son fils pour qu'il reste près d'elle car elle sait que cet été-là est peut-être son dernier sur cette Terre. Elle s'expose à sa rage et à sa haine mais comme elle le dit : elle sait qu'il l'aime et qu'il l'aimera quoi qu'il arrive au bout du compte. Le message final peut paraître facile mais il est présenté au sein de la série de manière subtile. C'est moins qui suis facile. Et Dieu que cette série est subtile !

   Si sa copine de Showtime Tara a de multiples personnalités, Cathy n'est pas en reste. Elle est multi-facettes et chacun des protagonistes qui gravitent autour d'elle en représente une. Elle est la mère, je l'ai déjà évoqué; mais elle est aussi la femme, et son duo atypique avec son mari fonctionne à merveille, plus encore dans cet épisode que dans le pilote. Elle est la soeur, "judgmental" mais bienveillante car ce n'est pas incompatible. Là encore, le duo est plus que convaincant. Individuellement, lui ne serait peut-être pas très intéressant mais avec elle, c'est l'alchimie parfaite. Je note que c'est le premier clodo que je trouve désirable. Sans doute parce qu'on nous épargne l'odeur, de fait. Cathy est aussi une éducatrice et c'est peut-être là que ça coince si l'on veut être tâtillon. Elle adopte plus ou moins les mêmes méthodes avec Andrea qu'avec son fils. Où est la valeur ajoutée ? Quoiqu'il en soit, Gabourey Sidibe m'éclate ! C'était très marrant de la voir débarquer à chaque fois avec sa boisson fluo ou son paquet de chips. La course-poursuite façon Paintball était pas mal non plus. C'était délirant mais pas au point d'être ridicule. Enfin, Cathy est une voisine future-amie en devenir. Ses rapports avec Marlene restent difficiles mais la mégère finira par se laisser apprivoiser à coup sûr ! Mais une vraie amie de Cathy manque quand même un peu au tableau. J'attends Cynhtia Nixon de pied ferme.   

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// Bilan // "I Want To Do It In The Grass" "What ? You Want Me To Do You In The Ass ?!" Brilliant !