17 juillet 2010

Hung [2x 02]

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"Tucson Is The Gateway To Dick" Or "This Is Not Sexy" // 2 55o ooo tlsp.

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   Les personnages ! C'est ça le secret de Hung. C'est ce qui fait qu'elle est si attachante et si sympathique. Et je me réjouis de constater que cette saison, comme je l'espérais, les enfants de Ray et Jessica vont être davantage développés. C'est en tous cas la promesse de cet épisode. Jessica découvre que sa fille a des élans revandicateurs : elle fait partie d'un groupe de jeunes filles grosses qui crient à qui veut les entendre qu'elles n'en sont pas moins belles ! C'est amusant dans l'idée mais un peu mensonger. On peut être grosse et belle comme grosse et moche. Et dans le lot, il y avait pas mal de moches. Darby elle-même cache bien sa beauté avec tout ce maquillage et cette couleur de cheveux hideuse. Mais c'est ce qui la rend différente et c'est aussi ce qui l'a lie à son frère, tout aussi repoussant physiquement et pas seulement. J'espère qu'on ira au fond des choses mais c'est un bon début. L'incompréhension de Jessica avait quelque chose de ridicule et de touchant à la fois. Touchante, Tanya l'est aussi grandement et ce depuis le début. Ca partait mal avec un énième conflit entre elle et Lenore et c'est finalement parti sur autre chose, de plus amusant et de plus glorifiant pour elle. Elle a peut-être réussi à convaincre une cliente très réticente... Au grand dam de Lenore bien-sûr. Je suis sûr qu'elles feront un duo complémentaire et efficace, un jour. 

  Des intrigues passionnantes ! C'est ça qui manque à Hung. C'est ce qui fait qu'elle n'est pas addictive et qu'elle ne manque pas particulièrement. Ray est assez en retrait dans cet épisode, très occupé à satisfaire la femme enceinte de l'épisode précédent incarnée par Kathryn Hahn (Preuve à l'appui). Cette petite histoire ne cassait pas des briques mais elle se laissait suivre avec plaisir. J'aime bien quand on insiste sur le coté "bon garçon" de Ray, limite niais. Ca ne colle pas du tout avec son nouveau métier et cette association est intéressante. Il nous a offert quelques scènes amusantes avec sa nympho de voisine qui tenait absolument à lui offrir un matelas, histoire qu'ils puissent baiser dans de meilleurs conditions et qu'il soit aussi plus en forme le moment venu. Ca a permis de conclure l'épisode sur une note douce, légérement poétique. Dans le genre amusant, la mère de Jessica et les réfléxions de Lenore sont essentielles !

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// Bilan // Je suis toujours très étonné de la vitesse à laquelle file les épisodes de Hung. Il se passe beaucoup de petites choses pour tous les personnages et on ne voit pas le temps passer. La série la plus reposante de l'été !


16 juillet 2010

Tueurs En Séries [Episode du 16 Juillet 2010]

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Au programme cette semaine : Glee et ses Britney, retour sur l'oeuvre de Stephen King vue par la télévision, des nouvelles de Fringe et Smallville, SyFy: la maison de l'étrange et du bonheur et premier teaser et guests pour la saison 3 de In Treatment !

15 juillet 2010

[Skins] Interview de Luke Pasqualino

Le sympathique et charmant Freddie de Skins revient en quelques mots sur la première génération de la série, la deuxième (la sienne) et sur l'avenir... Interview (légèrement expéditive) réalisée lors du 50ème Festival de Monte-Carlo.

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13 juillet 2010

Breaking Bad [3x 11]

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Abiquiu // 1 32o ooo tlsp.

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   Après un épisode spécial de toute beauté, Breaking Bad fonce la tête la première vers sa fin de saison. Je suppose que l'on nous prépare quelque chose d'énorme mais, pour le moment, difficile de dire ce vers quoi l'on se dirige précisément. Qui va en sortir meurtri ? Hank ? Il est déjà dans un sale état mais on peut toujours faire pire. Ses quelques scènes de l'épisode étaient fortes, vu son état psychologique, mais disons qu'on est un peu en dehors de ce qui nous intéresse vraiment. La chasse à l'homme, le business, tout ça... Il est en colère, il en veut au reste du monde et s'en prend logiquement à la personne qui lui est la plus proche : Marie. Classique et toujours un peu rageant. Mais compréhensible. Pendant ce temps, Skyler se transforme peu à peu en une autre femme. Toujours battante mais prête à défier la loi désormais. Je ne pensais pas que son implication dans les affaires de Walt prendraient tant d'ampleur mais c'est ce que j'ai toujours souhaité et c'est clairement ce qu'il fallait faire avant que le personnage ne devienne antipathique (je sais que beaucoup la trouve antipathique depuis longtemps mais pas moi). Et puis c'est l'occasion pour Anna Gunn de changer un peu de registre et prouver qu'elle est capable de mieux, qu'elle peut tenir tête à un Bryan Cranston sans aucun souci. J'aime ça. Sa rencontre avec Saul est mémorable tant elle l'a mouché en deux secondes. Saul, qui a toujours été amusant tout en étant intelligent, commence à montrer ses limites. Et sa mysoginie ne fait plus aucun doute. Pour lui, si une femme prend part aux magouilles, c'est la ruine assurée ! Personnellement, je crois qu'au contraire Skyler va devenir une alliée de poids.

   Les scénaristes n'ont pas oublié Jesse et lui offre d'ailleurs la scène d'ouverture, qui se trouve être un flashback de la période où Jane était encore en vie. Il en ressort une évidence : Jane était un personnage charismatique et passionnant qui a disparu trop tôt. Mais c'est aussi pour cela que sa mort était si terrible. Aucun regret ! Dans cet épisode, Jesse lui trouve une remplaçante, si l'on peut dire. Il s'agit également d'une ex-droguée et elle ressemble à Jane à bien des niveaux. La petite différence, en attendant d'autres plus grandes, c'est qu'elle a un fils. C'est à partir de ce moment-là que Jesse renonce à l'utiliser pour vendre sa merde. Vous voyez, il n'est pas complètement pourri. Là où ça devient carrément passionnant, c'est quand on apprend qu'elle est liée au meurtre par un enfant survenu en saison 2. On s'en souvient encore tous, c'était particulièrement choquant. Ainsi, une fois de plus, Jesse se dirige vers le chemin le plus dangereux...

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// Bilan // Une mise en place efficace pour une fin de saison que j'espère explosive, histoire d'atteindre le niveau de la saison précédente...

12 juillet 2010

Haven [Pilot]

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Welcome To Haven (Pilot) //

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What About ?

Au fin fond du Maine, aux Etats-Unis, Haven est une ville où les malédictions ont sévi pendant plusieurs décennies. L'agent du FBI Audrey Parker est chargé d'enquêter sur d'étranges phénomènes surnaturels qui ont refait surface récemment...

Who's Who ?

Petit budget = petit casting. SyFy est ainsi allé chercher Emily Rose, une jeune actrice que je ne porte pas dans mon coeur pour de mauvaises raisons. Son personnage dans la saison 2 de Brothers & Sisters était détestable, résultat : j'ai une dent contre l'actrice depuis. Je sais, c'est injuste, mais comme elle n'est pas très bonne, je n'ai pas tellement de scrupules. Et puis elle a joué dans Jericho, et franchement, y'a pas de quoi se vanter ! A ses cotés, on retrouve l'acteur le plus foireux de sa génération : Eric Balfour ! Il porte la poisse à tous les projets auxquels il s'associe. On ne compte plus les séries annulées dont il était l'un des acteurs principaux (Conviction, Sex, Lies & Secrets, Hawaii, Veritàs: The Quest...). Cela dit, il a joué aussi dans quelques monuments de la télévision : Buffy, Six Feet Under, 24... Doit-on en déduire qu'Haven sera du coup soit un échec retentissant soit un chef d'oeuvre ? Le trio est complété par Lucas Bryant, un canadien pas très connu que vous avez pu croiser au détour d'un épisode de Queer As Folk ou de Dollhouse. Ah non, pas Dollhouse. Ses scènes ont été coupées au montage ! Pas de chance.

So What ?

   SyFy se transforme de plus en plus en USA Network du fantastique. Comprendre par là qu'elle lance des séries toutes fabriquées dans le même moule qui mélangent humour et action avec une pointe de fantastique en l'occurence et une bonne dose de paresse aussi. Haven est comparable à Eureka, dont elle précéde la diffusion cet été : prenez une petite ville avec tout plein de gens bizarres à l'intérieur et un étranger (ici une étrangère) qui n'a pas vraiment choisi d'être là mais qui cherche à se faire une place, d'autant qu'il n'a pas grand chose à perdre. Vous mélangez le tout avec des intrigues bouclées à chaque épisode et vous obtenez quelque chose de léger, de sympathique, de divertissant, mais dénué d'ambition et qui ne provoque donc pas l'étincelle tant recherchée par les sériphiles que nous sommes. Je ne doute pas que la série trouvera son public et je ne doute pas de son efficacité. Mais ça ne me suffit pas. Sauf si le mystère autour des origines de l'héroïne se révéle intéressant et s'il est exploité dignement. Mais j'ai comme un doute. Il se trouve que la série est adaptée d'un des romans de Stephen King, The Colorado Kid. Tous ceux qui l'ont lu, et je n'en fais pas partie, sont d'accord pour dire qu'il est réussi mais trop mince pour tenir sur une douzaine d'épisodes. En gros, on va nous caser des éléments feuilletonnants tous les deux ou trois épisodes pour nous tenir en haleine et le reste du temps, Audrey Parker enquêtera sur des affaires loufoques qui l'améneront à se rapprocher de son partenaire, à moins qu'elle ne choississe le bad-boy du coin. Car oui, on a encore droit à un triangle amoureux sans originalité.

Si l'on admet que la série fonctionne, il y aura une 2ème puis une 3ème voire une 4ème saison qui s'éloigneront du bouquin d'origine et l'ensemble sera sans grand intérêt. Je suis pessimiste mais ça me met en colère de voir un si joli potentiel réduit à néant par un manque d'ambition évident. La petite ville d'Haven, je l'ai déjà adopté ! J'aime bien sa brume, ses rues paisibles, ses rochers meurtriers et son soleil discret. J'aime bien aussi les quelques notes de piano qui reviennent de temps à autres, surtout quand Audrey doute. Le ton léger et la petite rivalité entre les deux partenaires forcés, je l'aime bien aussi. C'est plaisant sur le moment. Mais je n'aime pas le jeu limité d'Emily Rose, au moins autant que celui de Lucas Bryant. Et je n'aime pas ces effets-spéciaux super cheaps, ces éléments fantastiques à peine dessinés et à peine assumés, et cette douloureuse impression que ce village ne regorge que de gentils weirdos qui n'effrayeront jamais personne. Où est le frisson ? Haven est une belle déception. J'ai bien dis BELLE déception.

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11 juillet 2010

30 Rock [Saison 4]

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Saison 4 // 5 75o ooo tlsp.

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   Ces dernières années, les sitcoms n'étaient plus du tout à la mode et rares sont celles qui réussissaient à sortir du lot. A coté des hits plus ou moins justifiés comme How I Met Your Mother ou Mon Oncle Charlie, on retrouvait quelques bijoux d'humour et d'écriture soignée avec 30 Rock en chef de rang, systématiquement récompensée, même quand elle le méritait moins (cf ma critique de la saison 3). Cette année, tout a basculé grâce à l'arrivée de Modern Family, et dans une moindre mesure Glee, que je me refuse à classer dans la catégorie comédie car elle est un peu plus que ça (et un peu moins aussi). 30 Rock s'est donc un peu retrouvée à la place de la has-been, ce qui lui a permis de jouer la carte de l'humilité après avoir un peu pris le melon.

   Oui, la saison 4 est moins prétentieuse que les précédentes et heureusement : il n'y a plus de quoi être prétentieux, vraiment pas ! Les scénaristes ne sont pas devenus des brêles, je vous rassure, mais ils ont beaucoup moins d'idées malgré quelques éclairs de génie. Mais surtout, hormis le tapage systématique et très amusant sur NBC, sa propre chaîne, la série est de moins en moins centrée sur les coulisses du Girlie Show et de la télévision en général. On n'a pas vu grand chose en rapport direct avec l'émission, hormis en début de saison avec le recrutement d'un nouveau comédien joué par un Cheyenne Jackson plutôt convaincant mais sous-exploité. Tout le reste était consacré aux relations amoureuses foireuses de Liz Lemon et Jack Donaghy, entrecoupé d'intrigues secondaires plus ou moins inspirées mettant en scène principalement Jenna, Tracy Jordan et Kenneth. Honnêtement, il y a eu autant de bon que de mauvais de ce coté-là. J'ai adoré les passages entre Jenna et sa mère, puis entre Jenna et son homme, qui est son double puisqu'il se travestit en Jenna pour gagner sa vie. Un truc complètement fou qui a super bien fonctionné. J'ai trouvé certains délires autour de Kenneth ridicules mais le talent de Jack McBrayer sauve toujours le tout. Il m'est impossible d'en venir à détester Kenneth. Il serait bon, en saison 5, de lui offrir une vraie intrigue sur le long terme. Il le mérite et ça nous changera des pleurnicheries et caprices de Tracy. Je n'ai jamais aimé ce personnage depuis le début, il n'y a rien à faire. Cela dit, depuis la saison 3, j'ignore pourquoi mais il ne m'irrite pas tant que ça. Je crois qu'en fait j'ai arrêté de l'écouter et je m'en porte bien mieux. Je regrette toujours que sa femme apparaisse si peu. Elle, elle est vraiment drôle. Frank m'a pas mal fait marrer cette année, notamment quand il s'est transformé en Liz le temps d'une semaine. C'était bien vu. Toofer n'a vraiment pas eu grand chose à dire ou à faire, pas plus que Pete, bien mieux utilisé lors des deux premières saisons. Cerie ? Même quand on fête son mariage, on ne la voit pas ! Donc bon... Par contre, J.D. est sorti de l'ombre. Enfin il a eu plus de dialogue que les années précédentes quoi. C'était marrant de le voir dans le rôle de sa propre mère dans l'épisode spécial fête des mères, un des meilleurs de la saison d'ailleurs. Dommage que la guest de Patti LuPone ait été si courte. Je l'adore !

   J'avais trouvé Liz plus discréte en saison 3, l'aspect girlie de la série s'étant échappé avec elle. Et ça m'attristait beaucoup. Je ne dirais pas qu'il est complètement revenu mais il y a du mieux. Sa quête de l'homme de sa vie a été bien gérée puisqu'on en a beaucoup parlé sans qu'elle rencontre grand monde. On s'est contenté de nous ressortir à plusieurs reprises ses ex et c'était souvent drôle. Même le Jon Hamm amputé qui était ridicule sur le papier a réussi à me faire décrocher un sourire. Le meilleur passage était quand ils étaient tous réunis dans l'épisode St Valentin jouant le rôle des mamas-infirmières du cabinet dentaire. C'était court mais excellent ! Cet épisode est d'ailleurs pour moi le meilleur de la saison. Le plus inspiré. C'est à partir de là que Michael Sheen est devenu récurrent. Je ne connaissais pas vraiment cet acteur mais il m'a beaucoup plu. Son personnage, Wesley Snipes, apporte un vrai truc à la fin de la saison et j'espère qu'on le reverra en saison 5, "future husband" oblige. Matt Damon lui a volé la vedette dans le final mais c'était pas mal du tout. Globalement, Liz m'a encore beaucoup fait rire, d'autant que les scénaristes et Tina Fey elle-même ne l'épargent jamais ! Dommage que l'intirigue du show autour de Dealbreaker ait été avorté. Ca aurait pu vraiment apporter quelque chose. C'est une autre histoire pour Jack Donaghy. Rien à redire sur les prestations toujours remarquables d'Alec Baldwin. Je n'ai vraiment rien à lui reprocher. En revanche, je trouve que le personnage a perdu de sa saveur. Le triangle amoureux auquel il a été associé une grande partie de la saison ne valait vraiment pas les délires avec Salma Hayek de l'année dernière. C'était même franchement chiant à un moment donné avec rattrapage in extremis sur la fin. J'adore Julianne Moore, vraiment vraiment vraiment. Je la trouve douée, magnifique, intelligente dans ses choix de rôle... Bref. Mais là, vraiment, je n'ai pas retrouvé ce qui fait son charme. Elle était fade, pas amusante. Mais pas énervante. C'est déjà ça. Quant à Elizabeth Banks, disons qu'elle a été un peu plus gâtée mais le personnage s'est vite essouflé aussi. Le fait qu'elle soit tombée enceinte offre des perspectives nouvelles et intéressantes pour la saison prochaine. Donaghy le mérite bien ! 

   30 Rock est en train de sombrer tout doucement tandis que la concurrence sitcomesque se fortifie. Elle n'a pas su se renouveller et a perdu depuis deux ans ce qui la rendait si singulière, si piquante. L'attachement aux personnages et acteurs principaux étant ce qu'il est, je ne compte pas quitter la navire. On passe toujours de bons moments avec eux, ils sont simplement un peu plus rares.   

10 juillet 2010

Tueurs Hors-Séries [Table Ronde "Lost"]

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Cette semaine, émission spéciale au format long pour une table ronde ayant pour thème : la fin de Lost est-elle réussie ou pas ? On a tenté d'y répondre sans prétention et dans la bonne humeur avec Olivier Joyard des Inrocks, Alexandre Hervaud (Libération-Ecrans.fr), Phillipe Guedj (Télé 2 Semaines), Nicolas Dando (Lostpedia) et moi-même (AlloCiné). Enjoy ! Les critiques constructives sont les bienvenues.

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09 juillet 2010

Persons Unknown [1x 05]

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Incoming // 3 ooo ooo tlsp.

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  On tient notre premier mort de l'expérience Persons Unknown ! Tori n'est plus de ce monde, on a vulgairement laissé son corps couler dans une fontaine d'Italie. J'aurais aimé que l'on assiste à son exécution, rien que pour entendre ses cris et ses larmes de détresse. Oui, c'est un peu cruel. Mais elle était tellement énervante la pauvre enfant... Cela confirme en tous cas une chose : si son père ne tire pas les ficelles, il est impliqué d'une manière ou d'une autre, et probablement contre son gré. Lui aussi est surveillé, une caméra se situe dans son bureau. La mère de Janet aussi... Peut-être que tous les proches des "candidats" le sont. Maintenant, pourquoi ? A-t-on finalement affaire à une prise d'otage mais à échelle planètaire et avec un enjeu qui n'est pas de l'argent ? La théorie de la conspiration pointe légèrement le bout de son nez et ça ne peut que donner envie de voir la suite... Ce qui donne moins envie, c'est tout ce qui se passe avec le journaliste, de son renvoi à ses relations compliquées avec sa patronne en passant par sa fille. Ca a pris beaucoup trop de place dans cet épisode à mon goût et pour un avancement proche de zéro. Impossible de s'attacher à lui, d'autant qu'il paraît de plus en plus louche. Et si tout était de sa faute ?

    Tori est partie mais elle est vite remplacée par un nouvelle recrue prénommée Erica, une prisonnière condamnée à mort qui se comporte comme un animal sauvage dans la première partie de l'épisode. C'était assez impressionnant de la voir gesticuler de la sorte, avec cette force incroyable. Je dis bravo à Kandyse McClure qui a fait du bon boulot ! Je n'ai pas tellement eu l'occasion de la voir dans Battlestar Galactica puisque j'ai arrêté au bout de 7 épisodes mais elle me parassait assez fade. J'ignore ce qu'il en est par la suite. En revanche, j'ai eu la chance de la rencontrer il y a un an et elle était superbe, radieuse, très souriante. Bref, ça fait un choc de la voir dans l'extrême opposé ! Mais c'est une actrice après tout, rien de plus normal, non ? A partir du moment où elle se calme, coincée avec Janet dans le coffre-fort, elle devient émouvante, super émouvante même, en peu de répliques et en peu de temps. Un lien intéressant s'est créé entre les deux femmes. Du coté de Joe, on exploite à fond le cliffhanger du précédent épisode mais de manière un peu maladroite. Déjà, j'aurais aimé qu'on nous explique comment on le laisse entrer dans la salle de contrôle alors qu'il n'y vient clairement pas pour faire sa sieste. Ca faisait peut-être partie du plan et du test. J'imagine qu'il faut le comprendre comme ça. Au final, Joe et Tom font partie de la machine mais ils sont aussi épiés et testés comme les autres, ils sont vulnérables. C'est plus logique comme ça. Et Joe est clairement tombé amoureux de Janet, ça ne fait plus aucun doute ! Les autres étaient assez peu présents, en particulier Moira mais les quelques mots qu'elle échange à la fin de l'épisode avec Graham laisse entendre qu'elle n'a pas chômé "hors-caméra". M'étonnerait pas qu'elle ait suivi Joe. Concernant la vidéo qu'on lui a passé, je suis assez mitigé. J'aime l'idée mais je trouve que l'impact aurait été plus forte si on lui avait montré que Tori était morte. Ou alors si on avait montré à quelqu'un d'autre la réalité et à elle cette supercherie. Mais je chipotte, tout cela est bien construit et toujours aussi prenant.

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// Bilan // Malgré l'arrivée d'un nouveau personnage (intéressant), les scénaristes se reposent sur leurs lauriers dans cet épisode. Résultat : c'est le moins bon depuis le début. Mais rien de scandaleux ! 

08 juillet 2010

Breaking Bad [3x 10]

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Fly // 1 2oo ooo tlsp.

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   Ce qui est fantastique et admirable avec cet épisode conceptuel de Breaking Bad, qui tourne essentiellement autour de l'extermination d'une mouche, c'est qu'il prête à mille et une interprétations. J'ai beau réfléchir, je ne vois aucune autre série actuelle qui puisse se permettre cela, ou qui s'en donne le droit du moins. Ainsi, à la manière d'un Down magistral la saison dernière, nos deux héros se retrouvent en huis-clos, pas dans le désert cette fois mais dans leur laboratoire high-tech. Alors forcément, les images sont moins belles mais la réalisation, en revanche, n'est pas moins inspirée. Encore des plans originaux et incroyables au service d'une intrigue métaphorique riche de sens.

   Cette mouche alors, que représente-t-elle ? La signification la plus simple, mais pas nécessairement la plus juste, serait de la considérer comme une manifestation du subconscient de Walt ou plus particulièrement de sa culpabilité. Celle qu'il a envers sa famille d'abord, pour avoir tout détruit alors que tout aurait pu être parfait, comme il le dit. Mais celle aussi envers Jane, qu'il a laissé mourir, son père et bien-sûr Jesse. C'était important de revenir sur cet événement au combien marquant de la fin de la saison passée, qui était un peu passé aux oubliettes sans que l'on s'en soucie vraiment. Si l'on poursuit la métaphore, on peut en conclure que si Walt est incapable de reprendre le travail et laisser cette mouche vaquer à ses occupations, c'est parce qu'il est lui-même incapable de produite à nouveau de la drogue avec le poids de cette énorme culpabilité sur ses épaules. Mais pourquoi tout lui revient maintenant ? Est-ce sa nouvelle proximité avec Jesse ? Dans tous les cas, il aurait pu se débarrasser d'une infime partie de sa culpabilité en se confessant à Jesse. Il ne l'a pas fait. Par conséquent, cette mouche, ou plutôt une mouche, revient le hanter chez lui et le hantera encore jusqu'à la fin de ses jours. On comprend alors mieux sa soudaine fulgurance suicidaire à l'épisode précédent.

   Mais on peut voir les choses sous un autre angle, même si le fond du problème reste le même et que les deux interprétations peuvent cohabiter. La mouche pourrait représenter Jesse, celui qui a toujours empêché le business de Walt de véritablement prospérer; celui qui lui a toujours mis des bâtons dans les roues mais pas toujours intentionnellement; le grain de sable qui fait dérailler toute la machine en somme; la mouche qui contamine tout l'environnement. Et peut-être encore plus aujourd'hui, alors que Walt a découvert les plans de Gus ainsi que cette anomalie dans le système qui s'explique par le vol de Jesse de quelques quantités de drogue. Même s'il n'est pas sûr à 100% que c'est lui le responsable, le doute s'est immiscé dans son esprit et il sait de toute façon qu'il ne peut pas lui faire confiance. Mais il sait aussi que c'est lui qui a embarqué Jesse à la base dans ce grand projet et qu'il a donc une très grande part de responsabilité dans tout ce qui leur arrive. C'est une mouche dont il ne pourra de toute façon jamais se débarrasser, sauf en la tuant. Irait-il jusque là ? Ironiquement, c'est Jesse qui tue la mouche. Preuve que s'il le voulait, il pourrait mettre fin de lui même à ce plan foireux.      

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// Bilan // Qu'importe la signification que l'on donne à cet épisode si spécial : il est la preuve vivante que Breaking Bad n'est définitivement pas une série comme les autres, qui ne nous quitte pas quand l'épisode est terminé, dont on ne peut se débarrasser. Breaking Bad, c'est la mouche. 

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07 juillet 2010

Louie [Pilot et 1x 02]

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Pilot // Poker/Divorce

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   Il y a 4 ans, le comédien américain Louie C.K., friand de stand-up, tentait l'aventure télévisuelle sur HBO avec la sitcom Lucky Louie qui portait un regard réaliste, cynique et amusant sur la vie de couple. A l'époque, la série est passée complètement inaperçue avec des audiences médiocres et n'a donc duré qu'une saison de 13 épisodes. Je m'en souviens très bien. Elle m'a marqué à sa façon. Ca m'avait beaucoup plu et j'avais en même temps trouvé ça creux et vulgaire. J'avais adoré Pamela Adlon qui jouait sa femme et qui est devenue depuis l'une des stars de Californication. Sa prestation à lui ? Correcte, mais je ne comprenais pas son désir de se foutre à poil un épisode sur deux comme une façon de dire "je suis gros, roux et moche mais je me fous à poil si je veux parce que je suis HBO !". C'était plus ridicule qu'autre chose, surtout quand ses co-stars commençaient à se foutre à poil aussi gratuitement, sans que le scénario ne le justifie vraiment. 4 ans plus tard, Louie C.K. s'est assagi. Il a compris qu'il fallait mieux se faire remarquer grâce à de bonnes répliques. C'est peut-être son passage éclair dans la saison 2 de Parks And Recreation qui le lui a appris !

   Louie est une sitcom au format très original puisqu'elle mélange des passages de stand-up dans un comedy club, plus ou moins réussis, à des scènes du quotidien de Louie, truculentes. Seinfeld l'avait déjà fait mais c'était très différent. Puis c'était une autre époque et c'était sur NBC, pas sur FX. Louie C.K. joue son propre rôle, tout en romançant forcément sa réalité. Ou plutôt en la noircissant ? Car s'il s'agit bien d'une comédie, et l'on rit souvent de bon coeur, elle n'oublie pas d'être intelligente. Elle traite avec mélancolie et réalisme de la quarantaine du point de vue d'un homme, de la vie de père célibataire et des déboires de jeune divorcé. Oui, tout ça. Ce ne sont pas des thèmes particulièrement originaux mais le traitement l'est. Dans un New York populaire que l'on voit de moins en moins à la télévision, Louie traîne sa carcasse à la rencontre d'une fille qui voudra bien de lui, en se confiant à son frère, puis à son public. On vire tantôt dans le burlesque, puis dans l'absurde. Son rendez-vous avec une jeune femme ne se passe pas du tout comme prévu, il fait gaffe sur gaffe. En partant d'une situation aussi classique que ça, Louie réussit à nous faire rire tout en nous touchant. Quand il prend le bus scolaire avec ses enfants, ça vire au grand n'importe quoi. Là encore, il amuse et attendrit. Dans le second épisode, les 5 premières minutes sont consacrées à une partie de poker entre amis qui se transforme en vive discussion sur l'homosexualité. Outre les blagues, parfois graveuleuse, il en ressort un témoignage authentique d'hommes hétérosexuels d'une quarantaine d'années qui ont à la fois une fascination et une révulsion pour des pratiques qui ne sont pas les leurs. Ca sonne juste, c'est bien joué. Louie est une jolie réussite, innatendue !

// Bonus // Quelques extraits de la série sous forme de teasers :

         

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