10 janvier 2010

Dollhouse [2x 11]

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Getting Closer // 2 4oo ooo tlsp.

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   C'est sur les chapeaux de roues que la fin de Dollhouse se prépare ! Cet antépénultième épisode était très réussi, presque autant que The Attic, le précédent. On nous a encore réservé tout un tas de surprises et de rebondissements et les personnages les plus importants depuis le début de l'aventure étaient réunis. Ils ont tous eu un rôle à jouer, plus ou moins important. C'est quand elle est chorale que la série est au top de son potentiel. Je l'ai toujours dis et je ne m'en lasserai pas. Du coup, Echo se fond dans la masse malgré son statut de doll suprême et c'est bien mieux comme ça. Deux histoires sont racontées en parallèle, deux timelines opposées : d'un coté celle de Caroline avant qu'elle ne devienne Echo, qui cherche par tous les moyens à faire tomber Rossum, quitte à trahir sa meilleure-amie Bennett, et de l'autre Echo et toute la dreamteam de la dollhouse qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter... la fin du monde et donc sauver la société secréte ! Cela ne se fera pas sans heurts évidemment.

   Bennett et Topher doivent faire équipe pour reconstituer Caroline et l'humour est de mise. Si rendre Topher à ce point bêta devant Bennett est un peu exagéré, on ne peut nier que leur duo fonctionne à merveille et que si la série avait continué, il aurait été dommage de ne pas le conserver sur le long-terme. La question ne se pose plus, d'autant que Bennett se fait exploser la tête par... le Dr Claire Saunders ! Ca alors mes amis, qui l'avait vu venir franchement ? C'est un plaisir de retrouver Amy Acker, elle nous avait bien manqué depuis la dernière fois. Qu'elle devienne tout à coup la grande méchante n'est pas si surprenant quand on y pense puisque c'était elle la number one avant qu'Echo n'arrive à la dollhouse. En revanche, qu'elle soit de mèche avec Boyd qui se révèle être le pire traite qui soit, ça c'est incroyable ! Il est à la tête de Rossum, avec un autre homme dont on fera sans doute la connaissance la prochaine fois, et depuis le départ, il manipule tout le monde. Lui qui avait tendance à ne plus servir à grand chose depuis quelques temps tient sa revanche, assurément. Tout cela relègue Ballard au second plan, il a du mal à trouver sa place. Le retour de Mellie m'a fait plaisir, je l'aime beaucoup. J'espérais cependant qu'elle soit un peu plus utile que ça. L'avoir rendue prisonnière de Bennett n'avait finalement pas grand intérêt. A moins qu'elle nous cache quelque chose ? On peut s'attendre à tout désormais. Petite facilité scénaristique : on nous vire Victor et Sierra comme des malpropres, histoire de s'en débarrasser une bonne fois pour toutes. A vrai dire, je pense ne pas me tromper en disant qu'ils ré-apparaîtront forcément au bon moment... Même Dominic était de la partie, tout juste sorti de The Attic. Adelle n'est visiblement pas prête à lui pardonner. On la comprend un peu. Au final, cet épisode a réussi avec brio à faire du remplissage ! Ben oui, le but dès le départ était de faire revenir Caroline à la vie. Ils ont réussi mais il aura fallu attendre la dernière minute de l'épisode pour ce faire.

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// Bilan // Je suis fan de ce qu'est devenue Dollhouse, ce qu'elle aurait dû être depuis le départ. Tout s'enchaîne avec beaucoup de cohérence dans ces derniers épisodes, le rythme ne faiblit pas une seule seconde et tous les masques tombent, nous réservant de grandes surprises à la clé. La perdre va être plus dur que ce que je pensais...

    


09 janvier 2010

Nip/Tuck [6x 11]

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Dan Daly (Season Premiere) // 1 7oo ooo tlsp.

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   Si cet épisode emaillé de flashbacks sur les années universitaires de Sean et Christian était survenu plus tôt dans la série, il aurait pu avoir un véritable intérêt. Malheureusement, revenir là-dessus au bout de sept ans alors que l'on sait déjà tout de leur relation dominant/dominé était une très mauvaise idée, qui s'est traduite chez moi par un ennui profond. Jusqu'au bout j'espérais une petite surprise, un truc que l'on ne savait pas déjà, mais rien de rien ! Enfin si, Christian a copié sur Sean à un examen important. Mouais... La façon dont est décrite le Christian de l'époque laisse entendre qu'il ne serait absolument pas compétent dans son boulot puisqu'il passait son temps à niquer toutes les filles du campus et à piquer les notes de son pote. C'est beaucoup trop caricatural pour être crédible. Il n'a pas pu devenir le chirurgien qu'il est devenu sans avoir du talent. Il doit beaucoup à Sean, on l'a bien compris et on insiste lourdement dessus, mais il ne lui doit pas tout ! Pendant que l'on essaye de rendre Christian plus salaud qu'il ne l'est vraiment, on rend Sean toujours plus navrant. Après tant d'années, 25 ans de collaboration quand même, comment peut-on vouloir nous faire croire qu'il n'a pas encore accepté la vraie nature de Christian ? Et comment peut-il le rendre responsable de tous ses maux alors qu'il a toujours fait n'importe quoi, avec ou sans l'influence de son meilleur ami ? On a tellement fait le tour de ces deux personnages qu'ils en deviennent bien plus antipathiques qu'il ne faudrait.

   Le cas médical du jour, inédit, nous présente un homme extrêmement perturbé qui, à cause de la maladie qui le ronge depuis son enfance, ne peut s'empêcher de s'automutiler. Ses doigts, il les a en partie dévorés. Sa bouche n'est qu'un terrain ravagé. C'est assez fort visuellement. A une époque, une telle intrigue aurait pris plus de place et aurait été émouvante. Là, on doit se contenter de bien peu. Son seul intérêt est finalement de montrer à Sean que sa naïveté le perdra. Il veut voir le bon en son prochain mais il se fait constamment blesser. Il s'automutile de l'intérieur et c'est peut-être pire que tout. Tout cela est joliment mis en scène, avec une belle bande-originale, mais l'ennui est là quand même. Et ce n'est pas la présence furtive de Kimber qui réveillera quoi que ce soit. Cette femme peut-être touchante dans un épisode et profondément détestable dans le suivant. Quand on y réfléchit bien, c'est le cas de tous les personnages de la série maintenant...


// Bilan // L'ultime salve d'épisodes de Nip/Tuck commence mal. La délivrance est prévue dans 8 semaines maintenant. Je me demande ce que Ryan Murphy et son équipe nous ont concoctés. En tous cas, ils ont perdu leur précieux temps restant avec cet épisode raté.   

Tueurs En Séries [Episode du 8 Janvier 2010]

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Petite nouveauté sur le blog : vous pourrez retrouver chaque semaine l'émission Tueurs En Séries, produite pas AlloCiné et que j'écris avec mes talentueux collègues. On en est déjà... au 89ème numéro ! Le temps passe vite. Au programme : des news, des focus, des bande-annonce, des blagues... J'espère que ça vous plaira :-)

Cette semaine : Lost dans les starting-blocks, des (bonnes) nouvelles de Maura Tierney, un preview 2010 sur toutes les nouveautés qui nous attendent et un condensé de Boardwalk Empire !

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08 janvier 2010

Ugly Betty [4x 10]

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The Passion Of The Betty // 5 o8o ooo tlsp.

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   Tout comme Betty ne se passionne plus pour Matt, je ne me passionne plus pour Betty. Et pourtant, je dois dire que depuis deux-trois épisodes, le niveau remonte un peu. Du coup, la saison 3 pourrait rester la pire de la série. Je ne sais pas si c'est voulu ou si c'est un heureux hasard de la programmation, mais j'ai trouvé cet épisode particulièrement drôle et la série vient justement de prendre ses quartiers d'hiver au sein de la "Comedy Wednesdays Night" de ABC. Une demande de la chaîne de muscler Betty pour l'occasion ? Les dialogues étaient très soignés, plus encore que d'habitude; Le duo Marc/Amanda a repris des couleurs; Wilhelmina nous a sorti quelques piques bien senties et Matt nous a dévoilé son talent caché pour la peinture sous forme d'oeuvres représentant Betty dans des positions... comment dire ? Etranges ! Ca aurait pu être plus trash, clairement, mais c'était déjà très amusant. Et puis mine de rien, ça représente du boulot tout ça ! Je trouve dommage que Matt soit une telle girouette et qu'il n'ait strictement aucune personnalité, c'est selon le bon vouloir des scénaristes et ce qui les arrange, mais il est moins chiant qu'avant. Il va falloir s'en contenter. Doucement mais sûrement, Betty se décoince. J'ai adoré le court passage en noir et blanc où elle devenait hystérique. On aimerait la voir comme ça sans que ce soit un rêve, de temps en temps. Et puis la première scène avec son dentiste (le retour pour l'occasion de Jesse Tyler Ferguson, actuellement dans Modern Family) m'a bien fait rire aussi. Cerise sur le gâteau : on l'a vue au lit avec Matt ! Ils dormaient, ou essayaient de dormir, mais c'est déjà un pas énorme. Betty couche quoi ! Betty baise !

   Le mot-qu'il-ne-faut-pas-prononcer a été prononcé. Sacrilège ! Comment ABC a pu laisser passer ce "abortion" dans la bouche de Cal ? Ah ça y est, je sais : c'était pour accentuer le coté "grand méchant" du personnage à ce moment-là. Et par la même occasion, montrer à quel point Claire a eu raison de ne pas s'être faite avorter il y a 30 ans. La morale est sauve, Dieu merci ! Cette intrigue autour de l'enfant caché de Claire a enfin pris tout son sens, servant à instrumentaliser le grand retour de Wilhelmina à Mode et le départ de Cal. Il y a comme un arrière-goût de déjà-vu (dans Ugly Betty même) mais ça reste divertissant. Surtout quand Wilhelmina cherche à faire parler Amanda en l'appâtant comme un chien non pas avec des croquettes mais avec des colliers et des chaussures. Quant à l'ami Marc, il ne sait pas comment se débarrasser de son amoureux-transi suite à une folle nuit aux Bahamas et c'est moyennement drôle. Au départ, on ne comprend pas bien pourquoi il est si réticent à l'idée d'être en couple avec ce garçon, niais mais charmant, et plus tard, même si on a compris, on a envie qu'il lui laisse une chance. Ce qu'il fait d'ailleurs. On verra ce que ça va donner. Cette intrigue a clairement été inventée pour offrir à Marc un peu de bon temps et un petit quelquechose rien qu'à lui mais ils auraient pu trouver mieux, plus original.       

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// Bilan // Cet épisode m'a été agréable. On dirait que les scénaristes se sont dopés pour son écriture. Le rythme et l'humour étaient là. Les bonnes idées sont aux abonnées absentes mais on ne peut plus tout avoir...

07 janvier 2010

Cougar Town [1x 11]

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Rhino Skin // 7 9oo ooo tlsp.

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   Evénement dans Cougar Town : Lisa Kudrow est venue rendre visite à sa bonne vieille copine du temps de Friends, Courteney Cox, le temps d'un épisode. Cela a-t-il suffit pour relever le niveau de la sitcom ? Non ! Le personnage qu'elle interpréte, une dermatologue super méchante qui couche avec l'ex-mari de Jules, est amusant. Ses répliques ont été soigneusement mijotées et Lisa Kudrow est très à l'aise, en réussissant à nous faire totalement oublier Phoebe tout comme Courteney Cox nous fait oublier Monica. Le premier souci, c'est que l'on n'a pas vraiment envie de les oublier. Le deuxième, c'est que si ce Dr Amy Evans est intéressant, Jules paraît bien fade à coté. Elle n'a pas tellement de répondant. Elle se défend mollement. J'aurai préféré un vrai catfight. Le troisième et dernier souci, c'est que l'intrigue est légère, très légère. Au point même où on se demande s'il y en a vraiment une. Il ne se passe rien de particulier et rien n'est résolu à la fin. Comme si on allait revoir Amy à l'épisode suivant. Or, ce n'est pas le cas. On peut imaginer ce personnage devenir récurrent dans un futur proche, d'autant que Lisa Kudrow n'est pas spécialement occupée ces derniers temps. Elle a bien un projet avec Showtime mais de là à ce que ça se fasse, Cougar Town aura eu le temps d'être annulée ! Quant à Scott Foley, il est toujours là mais il fait plus de la figuration qu'autre chose.

   Deux mini-intrigues secondaires comblent le reste de l'épisode, sans conviction aucune. Pour la première fois, Laurie obtient un petit quelque chose à elle, rien qu'à elle. Elle me fait marrer, c'est la seule d'ailleurs, donc je suis preneur. Malheureusement, ça ne prend pas beaucoup de temps sur les 20 minutes d'épisode. 2, tout au plus. Et puis elle est devient trop caricaturale. Je veux bien qu'elle soit conne, c'est ce qui fait son charme, mais pitié, qu'elle n'en soit pas consciente et qu'elle ne s'en plaigne pas ! De son coté, Andy a décidé de montrer quelques trucs à Travis pour mettre les femmes dans sa poche. Au-delà du fait que c'est très cliché, très déjà-vu et très facile, c'est en plus inintéressant au possible pour Travis puisqu'il reste presque immobile, subissant comme d'habitude son entourage avec faisant de grands yeux de surprise et/ou de désapprobation. Le personnage que j'adore mais que l'on voir très peu et pas à tous les épisodes, c'est Barb, la rousse électrique qui calme Jules et Ellie dès qu'elle peut. Elle est géniale et elle mériterait qu'on lui consacre au moins un épisode. Je passerais sur les commentaires en voix-off, inappropriés, et qui montrent que la série cherche encore déséspérement son style.   

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// Bilan // Cougar Town reste une suite de scénettes plus ou moins drôles (mais souvent moins), qui parodient grossièrement et sans originalité les rapports hommes/femmes. La seule présence de Lisa Kudrow sauve provisoirement cet épisode du désatre. 


White Collar [Pilot]

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Pilot // 5 4oo ooo tlsp.

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What About ?

L'association inattendue entre un agent du FBI et son pire ennemi, un malfaiteur-gentleman qu'il poursuit depuis des années ! Quand Neal Caffrey s'échappe d'une prison de haute sécurité pour retrouver son amour perdu, l'agent du FBI Peter Burke l'arrête à nouveau. Pour éviter de retourner en prison, Neal propose à son rival une solution alternative : sa liberté en échange de son aide pour traquer d'autres criminels... (AlloCiné)

Who's Who ?

Le héros de White Collar est incarné par le charmant, très charmant même, Matthew Bomer. Les fans de Chuck le connaissent bien, les quelques personnes qui ont suivi Traveler il y a quelques années aussi. On retrouve à ses cotés Tim DeKay, un ancien de Carnivàle qui était également dans la courte mais excellente série de HBO Tell Me You Love Me. Cette fois, sa femme n'est pas interprétée par Ally Walker mais par l'éternel Valérie Malone de Beverly Hills et inoubliable Kelly de Sauvés par le gong : Tiffani Thiessen ! Elle abuse toujours du fond de teint, quitte à être orange, mais on l'aime aussi pour ça. Le copain gay de Carrie dans Sex & The City est devenu le copain mystérieux de Neal dans White Collar. La bouille de Willie Garson me fait toujours marrer. Et puis dans le pilote, un des agents du FBI est interprété par Marsha Thomason (Las Vegas, Lost) mais elle a malheureusement disparu dès le second épisode pour être "remplacée" par Natalie Morales, dans un autre rôle. Pourquoi ? Parce que son personnage était une lesbienne et ça n'a visiblement pas plu à la chaîne. No comment.

So What ?

  White Collar, c'est la série typique de la chaîne du câble USA Newtork. Elle est fondue dans le même moule que Monk, que Psych, que Burn Notice ou que son succès de l'été dernier, Royal Pains. Le slogan de la chaîne est clair : "Characters Welcome" ("Personnages bienvenue"). Ce qu'il faut comprendre, c'est que ce ne sont pas les intrigues bouclées qui rythment chaque épisode qui comptent mais les personnages. Ils sont extrêmement sympathiques, ils sont amusants et ils permettent d'offrir un divertissement de qualité, léger mais sans nous prendre pour autant pour des andouilles.

Evidemment, la subtilité, ce n'est pas le genre de la maison. Surtout quand il s'agit d'installer une histoire. Tout est gros, absolument pas crédible et peu original mais c'est le cap obligatoire à passer pour installer les personnages et la formule immuable du show. Le fil-rouge, puisqu'il y en a un, consistera en une quête interminable pour retrouver la bien-aimée de Neal qui s'est volatilisée. Tout comme Monk cherchait à percer le secret du meurtre de sa femme. Au niveau de l'ambiance, grâce à un hasard des plus improbables, Neal se retrouve à cohabiter avec une riche veuve et sa fille dans un manoir luxueux. Et elle lui offre même une garde-robe sacrément classe en supplément. C'est vrai que là où il est, son mari n'en a plus besoin. A peu de choses près, l'atmosphère est la même que dans Royal Pains sauf qu'on a troqué la vue sur la mer contre une vue imprenable sur la skyline de New York. C'est plus urbain mais l'argent est toujours là. Il faut bien faire rêver la ménagère. A ce propos, le choix de Matthew Bomer pour incarner le héros est très judicieux. Les téléspectatrices bavent sur lui pendant que les maris matent les nanas bien roulées de la série. C'est vrai que Neal a tout du gendre idéal. Il est charmant, il est drôle, il est rudement rusé et il a un culot monstre. Il ne manquerait plus qu'il soit bon amant ! En gros, il pourrait devenir vite très énervant. Peter, c'est un peu son contraire. Il n'est pas moche et gros et con et peureux et lâche mais il est plus proche du mari de la fameuse ménagère que du mannequin qui la fait craquer dans les pages lingerie homme de La Redoute. L'assocation de deux, c'est un festival de piques et finalement de bonne humeur contagieuse. L'alchimie est immédiate entre les deux comédiens et on peut même étendre cela à l'ensemble du casting qui fonctionne vraiment bien. On regrette que certains personnages soient peu exploités mais il ne s'agit que d'un pilote (de 58 minutes quand même !!). 

En bref, White Collar manque d'ambition, pour le moment en tous cas, mais elle possède un capital sympathie très fort et ne peut que faire passer un bon moment à qui tombe dessus. Car oui, l'inconvénient, c'est qu'elle ne fait pas vraiment partie de ces séries que l'on dévore et dont on ne raterait pour rien au monde un épisode. Mais quand on s'ennuie, ça détend assurément !


// Bonus // Un petit trailer, comme d'hab' !

06 janvier 2010

Brothers & Sisters [4x 11]

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A Bone To Pick // 10 78o ooo tlsp.

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   Quitter les Walker pendant quelques semaines, c'est un peu comme quitter sa propre famille. Au début, ça nous fait du bien. On change d'air, on voit autre chose. Et puis très vite, elle nous manque. Le moment du retour est toujours émouvant car on est sacrément heureux de les retrouver. Ce 11ème épisode de la saison 4 de Brothers & Sisters semble clôre un chapitre qui aura été parfaitement maîtrisé de bout en bout et absolument bouleversant aussi. Le cancer de Kitty est en voie de rémission. Je ne pense pas que l'on nous sortira la carte de la rechute tout de suite, peut-être même jamais. Cela ne veut pas dire que dès le prochain épisode, Kitty sera sur pied, les cheveux longs et blonds comme les blés, prête à faire un retour fracassant en politique. Mais elle est vivante, mariée (deux fois même !), maman d'un adorable petit garçon. Calista Flokhart devrait pouvoir se reposer un peu maintenant et elle l'a bien mérité. Elle a été impeccable et promis, la campagne "An Emmy For Kitty" arrive ! Et puis, parce que je ne l'ai peut-être pas suffisamment souligné : Rob Lowe aussi a été excellent. Tous d'ailleurs. Ce n'est pas pour rien que la série possède l'un des meilleurs castings actuellement toutes séries confondues. Malgré la lourdeur des événements, les scénaristes ont trouvé le moyen de nous faire rire à travers une aventure passée de Kitty qui "refait surface" et qui va bien détendre ses frères et sa soeur. Comme d'habitude, tout paraît naturel. Les rires, les larmes. Impressionnant de justesse !

   Si la plupart des intrigues secondaires sont mises en sourdine provisoirement (Sarah et son Luc, la conception du futur bébé de Kevin et Scotty, le mystérieux Simon de Nora qui ne donne pas de nouvelles...), Ryan revient enfin au centre de toutes les attentions puisqu'il est celui qui sauve Kitty à travers un don de möelle épinière. Comme par hasard, c'était le seul donneur compatible ! Le but recherché est évidemment de ré-intégrer le personnage dans la série. Il est censé être régulier et il n'apparaît que 10 secondes tous les trois ou quatre épisodes. Il fallait bien justifier son salaire ! Mais c'est surtout le meilleur moyen pour lui offrir une place à part dans le coeur des Walker et lui permettre peut-être, sur le long terme, de l'intégrer définitivement. J'ai beau être le premier à trouver ça facile et pas subtil pour deux sous, je ne peux m'empêcher d'adhérer. J'aime bien ce personnage à la base et je détestais ce qu'il était devenu. Il reste cependant un problème, et de taille : sa trahison à Ojaï Food ! J'ai beaucoup aimé l'approche de Holly pour le faire avouer. C'était un geste humain, quasi-bienveillant, et c'est dommage qu'il n'ait pas su attraper la balle au bond. Pas sûr qu'elle reste aussi compréhensive. Les réactions chez les Walker devraient être diverses et variées mais je compte sur Nora pour le défendre. Dans un an, je suis sûr qu'il fera partie intégrante de la famille et de la série et l'on ne pensera même plus à ses débuts difficiles. Seul point négatif : les prestations de Luke Grimes sont honnêtes mais rien de renversant.

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// Bilan // Au risque de me répéter : à nouveau un épisode brillant et bouleversant !

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05 janvier 2010

The "Lost" Supper

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Desperate Housewives [6x 11]

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If... // 15 35o ooo tlsp.

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   Pour son retour après la courte trève hivernale, Desperate Housewives nous revient sur un exercice de style assez courant dans le monde des séries télévisées et qui permet de casser la routine. Suite au fameux crash sur Wisteria Lane, que je préfère appeler "incident aérien" d'ailleurs, les héroïnes s'imaginent à travers de brèves séquences ce à quoi leurs vies auraient pu ressembler si elles avaient fait d'autres choix et si leur destin avait été différent. Souvent, ce genre d'épisodes n'apporte rien et n'est qu'une pause dans la narration. C'est ce que je craignais pour Desperate et finalement, les scénaristes ont réussi à faire avancer les intrigues de chacun en même temps, même si tout est sans surprises.

   J'ai d'abord envie de commencer par le dernier "what if?", celui de Lynette, qui était remarquable. La prestation tout en sobriété de Felicity Huffman a contribué à sa réussite. Alors que ses jumeaux sont entre la vie et la mort, Lynette s'imagine qu'ils sont sauvés mais que l'un d'entre eux est handicapé à vie. Elle va alors devoir se battre avec Tom pour aider son fils à grandir malgré son handicap et toutes les difficultés que cela engendre au quotidien. Elle sera chaleureusement remerciée lors de la remise des diplômes de celui-ci quelques années plus tard. Le discours était très émouvant. J'avoue qu'il m'a fait verser une petite larme. Ce petit bijou de quelques minutes est la preuve, s'il en fallait une, que les scénaristes et les acteurs de la série peuvent être très à l'aise dans le drama pur. Cela sonnait juste, c'était assez réaliste. Pourquoi ne pas user de cette corde sensible plus souvent ? D'ailleurs, cette intrigue aurait pu être une "vraie" intrigue sur plusieurs épisodes si les auteurs l'avaient voulu. On aura peut-être à la place quelque chose de tout aussi intéressant : Lynette perd un de ses deux bébés. Il va donc falloir surmonter cette perte et ne pas en faire pâtir l'enfant restant. Enfin il n'est pas encore né... C'est un sujet grave qui mérite d'être traité avec sérieux pour une fois. Il suffit de le vouloir !

    Pour contrebalancer avec ces scènes qui ne sont pas d'une folle gaieté, avouons-le, c'est Gaby qui a pour mission de nous faire rire ! Son "what if?" à elle est un peu ridicule puisqu'elle s'imagine que si Celia a été sauvée lors de l'accident, c'est parce que Dieu a un plan pour elle. Elle essaye alors de lui trouver un don, qu'elle n'a vraisemblablement pas, et fait passer ses frustrations à travers elle. Au point qu'elle se retrouve au bout de vingt-ans avec une grande fifille au bord de la crise de nerfs si elle n'arrête pas tout de suite ses délires ! En plus de ça, Carlos l'a laissée tomber et Juanita ne lui donne pas souvent de ses nouvelles. Très vite, ce qui s'annonçait drôle devient donc pathétique et la transformation d'Eva Longoria en mamie plus que grisonnante n'est pas des plus réussies. L'intrigue la plus faible de l'épisode, clairement.

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   Du coup, Susan aussi tente de nous amuser ! Puisque Karl est lui aussi entre la vie et la mort, elle s'imagine ce que sa vie aurait pu être si elle était restée avec lui. J'ai aimé que l'on ne nous ré-invente pas le personnage de Karl pour l'occasion. Il est resté fidèle à lui-même et a continué à la tromper à tour de bras. Madame s'est réfugiée dans la bouffe et a grossi à vue d'oeil. Le coup du personnage qui devient énorme, on nous le fait tout le temps. C'est devenu un classique depuis Monica dans Friends (même si dans ce cas précis, elle ne l'est pas devenue, elle l'était !). Ca marche toujours, le minimum syndical de rires est assuré. Pas de quoi se relever la nuit pour autant puisque ça ne va pas plus loin que ça !

  Karl toujours est au centre des toutes les attentions et pour cause : il meurt ! Comme je le disais lors de la review précédente, suite au cliffhanger, les scénaristes étaient dans une impasse : soit ils tuaint Karl, soit ils achevaient Orson. On a d'un coté un personnage qui a encore des choses à offrir et qui a beaucoup apporté à Bree en ce début de saison 6 et de l'autre un personnage devenu embarrassant, qui a perdu de tout son intérêt depuis plus d'un an. Le choix aurait donc dû être vite fait mais c'était sans compter la logique Marc Cherryenne ! Adieu la Bree sexuellement libérée, souriante, re-bonjour à la momie qui porte sur ses épaules tout le malheur du monde. Que vont-ils bien pouvoir faire d'un Orson paraplégique (qui finira sans doute par être un miraculé) et d'une Bree au bout du rouleau ? J'ai peur. En attendant, sur la fin du "what if?" lorsque Bree, qui a quitté Orson pour vivre pleinement sa passion avec Karl à ses risques et périls, apprend la mort de son ex-mari dans la solitude la plus complète, une belle émotion s'est dégagée. Il aurait fallu qu'il s'agisse de la réalité et non d'un rêve pour que cela soit vraiment bon et c'est un peu tout le problème de l'épisode : le "what if?" est plus intéressant que la réalité...

   Pout terminer, tandis que Katherine n'est pas convier à la fête, Angie nous dévoile une petite part de son mystère. Elle s'appelle en réalité Angela De Luca et, contrairement à ce qu'on pouvait imaginer et contrairement aux habitudes, ce n'est pas elle la psychopathe. C'est la personne qu'elle fuit depuis des années. Elle a tué un homme accidentellement, c'est vrai, mais ce n'est pas la vraie raison de sa cavale. Je dois bien reconnaître que pour le moment, cette intrigue sait rester... intriguante ! Le passage au tribunal était déchirant et en même temps trop classique pour que l'on soit vraiment touché.

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// Bilan // Cet épisode un peu spécial de Desperate Housewives privilégie le drama pur à la comédie et c'est à la fois rassurant et rageant de voir que les scénaristes tiennent encore la route dans ce domaine. C'est un chemin qu'ils n'empruntent plus que très rarement désormais et c'est pourtant essentiel à la série, un de ses ingrédients de base. Quelques belles scènes sortent du lot tandis que d'autres sont passe-partout et/ou prévisibles. La suite ? On risque de retomber dans la routine mais on en parlera le moment venu !

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04 janvier 2010

The Prisoner (2009)

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   Michael, un New-Yorkais qui vient de démissionner, se réveille au milieu du désert et tombe sur un homme à l'agonie chassé par des hommes en noir. Perdu, il marche jusqu'à se retrouver dans "Le Village", un endroit aux allures paradisiaques où les habitants ne portent pas de prénoms mais des numéros. Il va très vite comprendre qu'on ne le laissera pas partir. Et puis, pour aller où ? Il n'y a plus rien d'autre que "Le Village"...

   Lorsque ITV, chaîne britannique, et AMC, chaîne du câble américain (Mad Men, Breaking Bad), s'attaquent ensemble à une des séries les plus cultes, Le Prisonnier, cela donne un remake sous forme de mini-série de six épisodes absolument fascinant mais qui peine, malgré toutes ses qualités, à convaincre. Les acteurs ne sont pas à blâmer, ils sont formidables. Ian McKellen en tête ! Il interpréte l'inquiétant Numéro 2, chef du "Village", un idéaliste prêt à tout pour faire de son rêve une réalité, son rêve étant celui de fuir la réalité pour créer un autre monde, entre inconscient et subconscient. Sa folie est poétique et ce monde qu'il appartient est à son image. Noyé dans le désert infini, "Le Village" est un savant mélange entre Disneyland et son mythe des années 50 éternelles; un oasis tel un mirage; un Miami de retraités de tout âge; une banlieue américaine extrême, où tout n'est que ligne droite et obéissance aveugle, une cage dorée; un paradis d'enfer. L'arrivée de Michael, devenu Numéro Six, va bouleverser toutes ses certitudes et le forcer à mener une guerre psychologique qui transformera son image presque divine en celle d'un tyran sans foi ni loi. Jim Caviezel, le Jésus de La Passion du Christ, incarne la lutte intérieure de Numéro Six à la perfection. Celle qui tombe amoureuse de lui et qui se fait manipuler par Numéro Deux jusqu'à la torture psychologique, Numéro Trois-Cent-Treize, est jouée par Ruth Wilson, une anglaise qui a beaucoup de talent et dont on entrendra sans doute reparler. Et puis il y a bien-sûr le fils de Numéro Deux, Numéro Onze-Douze, qui croit en la révolte de Numéro Six et qui tient à découvrir la vérité sur "Le Village", quitte à en payer le prix. Il est incarné par Jamie Campbell Bower, bientôt à l'affiche des deux derniers volets au cinéma d'Harry Potter. Tous sont excellents, tous habitent leurs personnages avec force et conviction.

   Mais d'où vient le problème alors ? De l'idée même du remake ?  Pour être franc, je n'ai jamais vu la série Le Prisonnier. Mon jeune âge n'est pas une excuse. Les DVD existent. Je ne me lancerais donc pas dans un petit jeu des comparaisons qui serait de toute façon stérile. De ce que je sais, de ce que j'ai lu et de ce que j'ai compris, les auteurs de cette version 2009 ont su transposer les enjeux de l'original à notre époque avec un certain succès. Certains thèmes du Prisonnier sont malheureusement éternels, d'autres sont inscrits dans le contexte de l'époque, la Guerre Froide. Il était donc logique d'utiliser cette fois l'Amérique post-11 Septembre. A ce titre, les Tours translucides que Numéro Six distingue au loin, par-delà le Désert, sont les fameuses Twin Towers de New York qui, même dans cet autre Monde, sont présentes, à la fois sublimes et menaçantes. Mais il est impossible de les atteindre. L'explosion qui coûtera la vie à Lucy, la fille dont Michael est tombé amoureux avant de partir en voyage, est une représentation à petite échelle du crash dans le World Trade Center. C'est dans tous ces petits détails qui veulent dire beaucoup que la mini-série dévoilent toute son intelligence et tout son intérêt. De la même façon, les dialogues sont tous à écouter avec la plus grande attention car ils ont un sens, ils vont au-delà même des mots. Cela requiert évidemment une implication forte du téléspectateur, qui n'est pas facilitée par quelques parasites.

   Le vrai problème de The Prisoner 2009, c'est qu'elle tarde trop à se dévoiler. Le montage par exemple, très étrange, schizophrénique, ne prend tout son sens que dans le dernier épisode. Avant cela, il passe pour un simple délire de réalisation, presque une prétention pour complexifier le récit inutilement. Il faut réussir à passer outre et savoir être patient car le téléspectateur est récompensé à la fin. Contrairement à la série originale, la plupart des réponses à nos questions nous sont données au bout du chemin. La lenteur des événements n'aide pas non plus. Il y a clairement ceux qui se laisseront envoûter par l'atmosphère, le charme des lieux et la présence des acteurs, et ceux qui n'y verront qu'ennui mortel et mystère à outrance. Je ne suis pas certain que les auteurs soient à blâmer. Ils ont pris le risque de ne pas être dictatique, quitte à faire fuir une partie du public. C'est un choix. C'est courageux.

So What ?

  De par sa complexité et ses multiples niveaux de lecture, The Prisoner 2009 ne peut qu'être une oeuvre controversée, qui aura de nombreux détracteurs et tout autant de fans dévoués. Je me place du coté de ceux qui ont aimé se perdre dans les labyrinthes du "Village" et qui pensent qu'une deuxième immersion est nécessaire pour comprendre. Un beau voyage dont le départ et l'arrivée sont les moments les plus forts.


// Bonus // Une bande-annonce pour se rendre compte de la beauté des images :