16 janvier 2010

Tueurs En Séries [Episode du 15 Janvier 2010]

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Au programme cette semaine : Le Dr. House is back, Supernatural is maybe back, Olivia Newton-John dans Glee, France 2 s'offre Le Chasseur, Kristin Chenoweth et les loup-garous de Twilight, True Blood...

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15 janvier 2010

Ugly Betty [4x 11]

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Back In Her Place // 4 5oo ooo tlsp.

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   Raaaa, quel dommage ! Ugly Betty redevenait bien plaisante depuis quelques temps mais cet épisode vient rompre cette douce remontée. Ce qui manque à la série, clairement, ce sont des intrigues au long cours. Les storylines se suivent, se ressemblent et changent à chaque épisode. J'ai vraiment l'impression que les scénaristes ne savent plus quoi raconter. Betty et Matt viennent à peine de se remettre ensemble qu'ils rompent à nouveau ! Pas que ça me déplaise en soi puisque je n'aime pas du tout Matt mais c'est usant. L'émotion était quand même présente au moment fatidique. Dommage que ce départ soit enrobé dans du bon sentiment dégoulinant. Matt se découvre tout à coup une envie d'aider l'Afrique et part là-bas pour une mission humanitaire. Cela sonnait tellement faux, forcé, comme s'il fallait absolument trouver un moyen de le faire partir et que c'est la première idée qui leur est venu, pas très inspirée. De la même façon, l'idée d'article qu'a eu Betty, qui s'est tranformée en blog, était bien trouvée et en même temps complètement hors de propos. C'est quand même triste que Betty n'ait toujours pas compris que Mode était le magazine de la superficialité par excellence et qu'un tel article n'y avait pas sa place. Son idéalisme confine à la bêtise et c'est plus mignon du tout à force.

   Il y a eu rupture pour Wilhelmina également. Ses virées en prison pour batifoller avec Connor ne pouvaient plus durer. Elle a demandé le pauvre homme en mariage, il a accepté puis a fait en sorte de disparaître à nouveau. Je me demande bien quel était l'intérêt de le faire revenir tant il n'a eu aucune utilité à part rendre la garce des garces plus amoureuse, et donc niaise (car ce sont des synonymes dans Ugly Betty), que jamais. C'était une évolution logique du personnage mais en voyant ça, je crois que j'aurai préféré qu'elle n'évolue jamais ! Heureusement, ses petites "blagues" à l'encontre de Betty étaient amusantes. Le duo Marc/Daniel fonctionne toujours aussi bien; les répliques d'Amanda me plaisent toujours autant; et le couple nouvellement formé Hilda/Bobby est déjà frappé du syndrôme Betty consistant à rendre tout ce qui semble avoir du potentiel partiellement mauvais. Oh, Bobby sera un bon père ! Comme on est contents de le savoir. Et puis on sait très bien qu'il va se barrer avant que ce bébé naisse pour une raison x ou y.   

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// Bilan // La fin de cet épisode quasiment médiocre laisse entendre qu'une nouvelle Betty est arrivée. Indépendante, ambitieuse, peut-être même plus jolie... Je demande à voir. Ce ne serait pas la première fois que l'on nous promet du changement et que l'on se retrouve avec quelque chose de pire qu'avant !

Cougar Town [1x 12]

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Scary Easy // 7 4oo ooo tlsp.

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   Pour la première fois en douze épisodes, Cougar Town a donné des premiers signes de maturité à ses personnages. Cela les rend forcément moins agaçants et plus humains. On a même eu droit à une petite séquence émotion assez réussie. Etant donné que Scott Foley n'était qu'une guest-star dans la série, on se doutait bien qu'il ne resterait pas longtemps le nouveau petit-ami de Jules. Vu qu'il avait une certaine alchimie avec Courteney Cox et que son personnage était plutôt intéressant et drôle, je n'aurai pas été contre le voir encore un peu. Il faudra faire sans ! La scène de rupture était donc touchante, même assez réaliste, et on sait que ce n'est pas du tout le fort de Cougar Town le réalisme. Les raisons invoquées étaient parfaitement recevables, ce n'était pas juste un nouveau délire de Jules. Bien-sûr, si elle se prenait moins la tête, tout irait beaucoup mieux. Le passage où elle devient hystérique au bout de 10 minutes de retard représente parfaitement tout ce que je déteste dans cette héroïne mais pour une fois, c'était presque amusant. De son coté, Laurie aussi a tout un petit peu grandi. Elle nous a enfin prouvé qu'elle n'était pas qu'une salope. Enfin ses bonnes résolutions n'ont pas duré bien longtemps puisqu'elle a sauté sur Grayson ! Combien de temps Andy va-t-il réussir à garder le secret ? Not Much. Une fois encore, le duo Laurie/Travis était très bien. Il n'y a qu'avec elle qu'il trouve une certaine utilité d'ailleurs.

   Mine de rien, Grayson et Bobby sont devenus bons amis ! Aimer la même femme, ça rapproche ! Leur partage d'expériences maritales n'était pas des plus passionnants et ce n'était surtout pas drôle mais au moins, ils ont fait, surtout Bobby, autre chose que parader et/ou aligner les stupidités. Contrairement au début de la série, je ne trouve plus Bobby de trop. Disons qu'il fait partie du paysage maintenant et que sa disparition laisserait un petit vide. Mais à choisir, je l'aurai bien troqué contre Jeff ! Dernière intrigue, moyenne, celle de Andy et Ellie. Ce n'était pas toujours drôle mais il y a une petite étincelle entre ces deux-là qui me plait bien. Dommage que Ellie soit enfermée dans son rôle de connasse parce que Andy gagne en intérêt d'épisode en épisode. La scène finale, lorsqu'Ellie rêve qu'elle est en couple avec Jules, m'a bien fait marrer.

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// Bilan // Malgré l'inconsistance constante de Cougar Town, les personnages commencent enfin à dévoiler leur potentiel. Sauf Jules.

 

14 janvier 2010

Fringe [2x 11]

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Unearthed // 7 72o ooo tlsp.

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   On se plaint souvent et à juste titre des diffusions anarchiques de TF1 (et de d'autres chaînes) des épisodes des séries américaines non-feuilletonnantes. Le dernier cas étant celui de The Mentalist, diffusée dans le désordre le plus complet. Ce que l'on sait moins, c'est que ça arrive même aux américains de faire quelques mélanges parfois. Je pense par exemple à la première saison de la série Eurêka qui était diffusée n'importe comment sur SyFy et pour le coup, cela avait un vrai impact sur la compréhension des intrigues. Dans le cas de cet épisode de Fringe, ce n'est globalement pas très gênant. Pour la petite histoire, la FOX avait gardé un épisode de la saison 1 dans ses placards pour des questions de place sur sa grille et elle a décidé de le sortir enfin six mois plus tard, profitant d'un trou à remplir. Il faut donc le prendre pour ce qu'il est : une sorte de bonus qui n'a aucun impact ni sur la saison 1 ni sur la saison 2. Je l'ai regardé comme un épisode de Bones ou des Experts : sans rien en attendre.

   La seule chose incohérente, c'est la présence de Charlie (Kirk Acevedo), mort plus tôt dans la saison 2. Je me mets à la place du téléspectateur qui n'est pas au courant du statut de cet épisode : je me pose mille questions idiotes croyant que je suis en train de passer à coté d'un truc énorme ! En réalité, comme dans la plupart des épisodes de la saison 1, Charlie est très accessoire. Il apparaît deux fois, échange quelques mots avec Olivia et emballé c'est pesé ! C'est un personnage que j'aime bien (surtout grâce à l'acteur) mais il faut reconnaître qu'il n'a jamais été d'une grande utilité et qu'il ne manque pas du tout à la série. Bref, je retarde l'échéance mais il faut bien que je vous parle de l'intrigue de l'épisode en elle-même. Je ne sais pas tellement quoi dire en fait. C'est une enquête très classique, qui se laisse regarder facilement mais qui n'est pas particulièrement palpitante et/ou impressionnante. Certains passages sont ridicules, notamment la première fois où le Russe s'empare du corps de la jeune fille. Ce n'est pas la prestation de l'actrice que je remets en cause mais la situation. Et puis l'énième recours aux électrodes pour faire avancer l'histoire, c'est vraiment trop facile. Afin d'ajouter un petit quelque chose à l'ensemble, le thème de la foi est abordé. C'est un peu maladroit, le message n'est pas très clair. On s'en serait presque passé. Et puis le tout manque terriblement d'humour.

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// Bilan // Vraiment pas indispensable, cet épisode de Fringe figure parmi les plus faibles de la série. Comme le niveau est relativement élevé de manière générale, il se laisse regarder sans déplaisir.

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Big Love [4x 01]

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Free At Last (Season Premiere) // 1 73o ooo tlsp.

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   Les saisons de Big Love sont si courtes que la 4ème à peine commencée, je pleure déjà son départ pour dix nouveaux longs mois. Après avoir perdu deux épisodes l'année dernière, voilà qu'on en perd un de plus cette année ! La saison 4 ne comportera que neuf épisodes. J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi sachant que la série n'a pas à rougir de ses audiences... Tout ça pour dire qu'il va falloir apprécier chaque seconde de chaque épisode, c'est ce que j'ai fais avec ce Season Premiere et j'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les Henrickson. Ils me manquaient terriblement. On ne peut pas dire que l'on nous ait offert la meilleure reprise qui soit puisque bon nombre d'intrigues ont été survolées, juste histoire de nous rafraîchir la mémoire. Ainsi, Sarah ne fait que passer le temps d'une très courte scène. C'est frustrant mais son tour viendra, je n'en doute pas. De la même manière, Joey et ses deux compagnes sont totalement absents. Ce qui différencie pas mal cette reprise par rapport aux autres, c'est qu'elle est très légère, les traits d'humour sont privilégiés au drame. Vu les épisodes extrêmement intenses que l'on nous a offert en saison 3, ce n'est pas une mauvaise idée. Puis on sait que comme d'habitude, la pression va monter crescendo.

   Il y a d'un coté les choses qui ne changent pas : par exemple Loïs et Frank qui se cherchent perpétuellement des poux avec le grain de folie qui les caractérise (et les rend si attachants); Bill, plus ambitieux que jamais, qui ne comprendra visibiblement jamais la leçon : on ne peut pas tout avoir, et quand on veut tout, on finit avec rien; Margene, la divine et gracieuse, qui rayonne et qui sourit perpétuellement à la vie; Nicky qui, même quand elle ne veut pas mentir, s'embourbe dans des explications sans queue ni tête; et Alby qui gagne chaque année en noirceur et en profondeur. Et puis il y a la révolution, d'abord signifiée par un changement de générique. Cela se fait peu, surtout sur les séries du câble (en même temps les séries des networks n'ont plus de générique), il fallait oser ! Je me range du coté de ceux qui adorent ce générique. Impossible de dire si c'est plus ou moins que le précédent mais je l'ai déjà adopté. Visuellement, à part à la fin où Bill nous fait un remake de Superman, c'est simplement superbe. Le message est clair : contrairement aux apparences, la destruction de la famille Henrickson est en route et rien ne pourra l'arrêter. Autre changement : les nouvelles responsabilités de Barb. Bon gré mal gré, elle se retrouve en charge du casino, le nouveau business de Bill, et reprend ainsi sa vie en main après les malheurs qui l'ont frappés l'an passé. J'ai hâte de la voir à l'oeuvre.

   A Juniper Creek, la révolution arrive sur la pointe des pieds puisque c'est officiel, Roman, le grand prophéte, est bel et bien mort ! D'ailleurs, Adaleen n'a rien trouvé de mieux que de cacher son corps dans une chambre froide. La scène où Nicky le trouve était très amusante, très cocasse. Puis c'est assez surprenant puisque l'on s'attendait à quelque chose de plus dramatique, forcément. Les quelques voyages du corps de Roman n'étaient pas piqués des hannetons non plus ! Le changement au sein de la vie quotidienne des Henrickson se matérialise en partie sous les traits de Cara Lynn, la fille (plus) cachée de Nicky. Telle mère, telle fille. Son regard en dit long : c'est une peste, une menteuse, une tricheuse. Quelques intrigues secondaires sont lancées sans que l'on ne comprenne vraiment de quoi elles retournent. Je pense surtout au fils de Flute, qui apparaît tout à coup comme si c'était normal, comme si elle était là depuis le début. Et puis Alby s'est fait prendre dans les bois par un homme très important au sein de la comission qui gère la fortune de Juniper Creek... Ah et j'oubliais : Ben chante maintenant. Pas mal mais scéniquement parlant, c'est plus drôle qu'autre chose à regarder ! Qu'il s'occupe de Margene, c'est l'intrigue qui me plaît le plus...   

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// Bilan // C'est la révolution chez les Henrickson ! Big Love nous revient en forme, moins grave et plus légère, avec de nouvelles perspectives et ce qu'il faut de confortable pour ne pas trop nous dépayser. Comme le nouveau générique le laisse entendre, la menace pèse là-bas et elle n'est pas si loin...


// Bonus // Le nouveau générique où l'on troque God Only Knows des Beach Boys contre Home des Engineers.


13 janvier 2010

How I Met Your Mother [5x 12]

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Girls Vs Suits (100th Episode) // 9 8oo ooo tlsp.

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   S'il faut juger cet épisode sur le simple fait qu'il s'agisse, et ce n'est pas rien, du 100ème, on peut dire qu'il est assez décevant. Il ne s'est rien passé de si énorme que ça, la quête de la mother a fait un pas en avant mais rien qui ne soit vraiment consistant et Barney... a fait du Barney ! Lily et Mashall ont été très en retrait, même si ça m'amuse toujours quand Lily fait des allusions à ses fantasmes lesbiens. Et Robin a su tirer son épingle du jeu grâce à de bonnes répliques et une scène drôlement hot. En gros, c'était un épisode tout à fait classique, les bonds dans le temps en arrière et en avant en moins !

   J'aime beaucoup Rachel Bilson parce qu'elle était géniale dans The OC (Newport Beach), parce qu'elle est toute simple et toute fraîche, parce que sa voix me fait craquer... mais je la déteste aussi quand je pense à sa romance avec Adam Brody. Toujours est-il qu'elle a bien failli devenir la fameuse "mother" mais c'était sans compter les facéties de Carter et Bays, que l'on a vu arriver à dix-mille kilomètres, il faut bien le dire. Je misais sur la soeur de Cindy, c'était finalement sa coloc' ! Ted était à "ça" de rencontrer sa future femme mais le destin en a décidé autrement. Il y laissera non pas des plumes mais son parapluie jaune ! Franchement, nos deux producteurs jouent à un jeu très dangereux. Déjà qu'à la base rencontrer la mère est très attendu par la plupart des fans de la sitcom, mais si en plus on leur fait miroiter que c'est une femme absolument parfaite (pour Ted) : drôle, un peu geek, jolie évidemment, on sera forcément déçu au bout du compte. Pas seulement par le personnage en lui-même d'ailleurs mais aussi par l'actrice choisie. Je suis sûr qu'ils ont déjà une idée derrière la tête à ce sujet. Il lui faudra passer derrière Sarah Chalke, Joanna Garcia et maintenant Rachel Bilson ! Pas évident. Ma foi, à moins que ce soit Kristen Bell, je ne vois pas bien qui pourrait me faire plaisir... Le reste de l'épisode sera entièrement consacré à la passion de Barney pour ses célèbres costumes, passion qu'il devra remettre en question le jour où la fille qu'il veut absolument choper (une barmaid du MacLaren's) lui annonce qu'elle a horreur des hommes en costumes. Sacrilège ! J'ai retrouvé à cette occasion le Barney que j'aimais et on peut dire que Neil Patrick Harris a délivré une sacrée performance dans sa scène chantée et chorégraphiée. C'était très amusant (mais pas tordant non plus) et ça concluait bien cette petite intrigue. 

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// Bilan // Même si je ne peux pas cacher ma déception devant ce 100ème épisode, qui aurait pu être 100 fois meilleur justement, il était classiquement efficace (ou efficacement classique, comme vous préférez). Je me demande quand même sur les 100 épisodes combien étaient vraiment bons ? Je ne suis pas sûr que l'on atteigne la cinquantaine... How I Met Your Mother surestimée ? Je commence à le croire !

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12 janvier 2010

Brothers & Sisters [4x 12]

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The Science Fair // 10 45o ooo tlsp.

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   Cet épisode est plutôt sympathique et léger mais après l'intensité des précédentes mésaventures de la famille Walker, et tout particulièrement de Kitty, on ressent comme un grand vide. C'est "amusant" ça, un cancer qui laisse un grand vide... Il n'y a pas de grosse intrigue prenante, juste une suite d'historiettes souvent drôles mais pas plus excitantes que ça. La seule qui aurait pu prétendre au titre, c'est celle d'Ojaï, de la trahison de Ryan au nouveau mystère qui entoure Dennis York. Le problème, c'est que Ryan n'apparaît pas du tout. Ca m'a beaucoup gêné même s'il n'a jamais été essentiel. J'aurai aimé une deuxième confrontation avec Holly ou avec Saul, et puis aussi un petit dialogue entre Ryan et Kitty, histoire de. Cela viendra peut-être plus tard... J'ai beaucoup aimé le vif échange entre Saul et Holly. Leur alchimie n'a jamais vraiment été utilisée depuis la saison 1. Ce que dit Holly est tellement vrai. La famille passant d'abord, les Walker demandent toujours à Holly de fermer les yeux sur des choses graves. Elle en a logiquement marre, même si elle savait que se frotter à eux ne serait pas de tout repos. Je doute qu'elle revende ses parts. Comment la garder dans la série sinon ? En revanche, je mise beaucoup sur le secret que cache York. Je n'ai aucune idée de ce que ça pourrait être cela dit. C'est en tous cas une bonne chose de changer de discours. Les gens qui haïssent William même après sa mort, on en a eu assez !

   Une grande partie de l'épisode repose sur... Paige ! Eh oui, la jeune fille qui grandit à vue d'oeil a droit à un petit quelque chose chaque année et cette fois-ci, il s'agit d'un projet de science qui va être prétexte à réunir toute la famille, à les faire s'engueuler et puis aussi à montrer que sa crise d'adolescence commence et que Sarah n'est pas au bout de ses peines ! Les répliques entre Sarah et Paige sonnaient assez juste, elles mettaient très bien en valeur toute l'injustice et toute l'ingratitude que les enfants ont vis à vis de leurs parents quand ils grandissent. On est tous passés par là... L'attitude de Kevin a été exécrable pendant tout l'épisode et il nous a une fois de plus montré que la compétition ça le fait bander, qu'il veut toujours tout contrôler et en résumé, qu'il est le Walker le plus égoïste ! Scotty a bien de la patience. Le propos n'était donc pas nouveau mais l'humour était là pour compenser et on a eu plein de bonnes choses à ce niveau-là. Je regrette quand même un peu que son homosexualité rentre si souvent en ligne de compte quand il s'agit de se moquer de lui. La course aux embryons m'a bien fait marrer et permet de faire passer une intrigue un peu lourde et déjà abordée avec légéreté. Concernant, Justin, on n'avance pas des masses. Son énième coup de sang m'a ennuyé. A ce propos, son camarade de la fac a été complètement zappé. Son prof aussi. Pour toujours ? Ca ne me disait rien mais je n'aime pas les intrigues qu'on laisse indéfiniment en suspens. 

   Ca y est : Simon a dévoilé son vrai visage et à mon grand désespoir, il se cache bien un escroc derrière ce beau sourire et ce beau bronzage. Tout comme Nora, je suis tombé dans le panneau, j'ai été trop naïf. Je voulais tellement y croire ! Je voulais tellement que ce soit enfin le bon ! Jusqu'au bout j'y ai cru et puis il a fallu se rendre à l'évidence. Le dénouement était très amusant en tous cas, et assez innatendu. On ne manque pas de nous caser une moue tristounette de Nora pour bien signifier qu'elle est contente de s'être vengée mais que, quand même, ce beau salaud lui plaisait. Du coté de Sarah, les choses bougent puisqu'elle a rencontré un parent d'élève qui pourrait bien lui plaire. On ne sait rien de lui pour le moment, impossible de juger ce qu'il vaut. A voir. Mais déjà physiquement, c'est pas la même chose que Luc... J'espère qu'il reviendra lui ! Je m'en étais persuadé en fait mais rien ne dit que ce sera le cas.   

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// Bilan // Un épisode trop calme mais agréable. On attend de pied ferme que de grandes lignes directrices soient lancées pour la deuxième partie de la saison, sachant qu'il sera bien difficile d'être à la hauteur de la première.

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Desperate Housewives [6x 12]

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You Gotta Get A Gimmick // 14 ooo ooo tlsp.

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   En 2010, les facétieux scénaristes de Desperate Housewives ont décidé de s'amuser comme des petits fous ! Pour se faire, Marc Cherry a lancé un concours très amusant : Qui qui écrira la storyline la plus merdique ? Qui ? Inutile de dire que joueurs comme ils sont, ils se sont surpassés ! Le gros lot pour les filles, c'était au choix une paire de nichons toute neuve en hommage à Teri Hatcher ou une cure de botox à la Marcia Cross ! Pour les garçons, il y a avait soit une nuit avec Marc Cherry (autant dire qu'aucun d'entre eux n'a envisagé cette option), soit une nuit avec Kathryn Joosten (c'est là qu'ils sont revenus en arrière en se disant qu'une nuit avec Cherry, c'était p't'être pas si mal), soit une conversation façon téléphone rose avec Brenda Strong/Mary-Alice (parce que j'ai décidé que c'était un fantasme d'hétéro). Je tairai l'intrigue gagnante pour ménager le suspense...

   Scénariste N°1 - Gaby. Celui-ci a choisi d'opter pour l'irrévérence soft. Son idée : alors que Gaby et Carlos tentent de faire entrer Juanita dans l'école où travaille Susan (enfin on suppose qu'elle y travaille toujours), ils se heurtent à un directeur peu scrupuleux qui ne voit en la petite fille que l'occasion de remplir les quotas de minorité de son école. Bon, là on se dit que pour une fois on va toucher un sujet sensible qui mérite d'être évoqué. Sauf que comme d'habitude, la comédie l'emporte sur tout. Gaby veut profiter de la situation alors elle cabotine à n'en plus finir tandis que Carlos la regarde d'un air affligé. Puis séquence émotion ridicule où Eva Longoria nous rappelle toutes les limites de son talent. Gaby part dans un grand speech niais au possible sur ses origines modestes, sur son père qui était un homme si bon... et bla bla bla. Carlos s'y met et c'est le pompon ! Depuis quand DH est devenue si "familiale" dans le sens 7 à la maison du terme ? Et puis tout ça pour en arriver là franchement... Malgré tout, le scénariste N°1 n'a pas gagné car il a choisi un thème passablement intéressant dans le fond.   

Scénariste N°2 - Lynette. Celui-là s'est lancé dans l'incompréhensible voire l'aburde ! Son idée : Tom va remplacer Lynette à son boulot pendant son congé-maternité. A partir de là, tout semble être joué d'avance. Lynette ne va pas ête contente du travail de Tom, va fourrer son nez dans ses affaires, ils vont s'engueuler puis se réconcilier, de préfèrence sur l'oreiller. Cela aurait pu se passer comme ça mais c'est là tout le génie du scénariste : il est parti sur complètement autre chose, de super tiré par les cheveux. Sans que l'on comprenne comment ni pourquoi, Tom reproche à Lynette de ne pas parler de ce qu'elle ressent quant à la perte de son bébé et il pensait lui faire plaisir en la remplaçant même au-delà de son congé-maternité ! Euh ? C'est moi ou ça n'a ni queue ni tête ? En plus d'être assez honteux d'un point de vue féministe. On a beau imaginé que les intentions de Tom étaient bonnes, ça ne passe pas du tout... Cependant, il ne s'agit pas de l'intrigue gagnante car une courte scène nous offre un beau moment d'émotion. Mais si c'est ainsi que Marc Cherry et son équipe comptent parler de la douloureuse expérience de la perte d'un enfant, on peut dire qu'ils sont tombés vraiment bien bas.

   Scénariste N°3 - Bree. C'est lui qui a hérité de la seule répercussion post-crash aérien sur Wisteria Lane. Car pour les autres, c'est déjà de l'histoire ancienne globalement. Son idée : afin de ne pas moisir en enfer, Bree se doit, comme son pasteur le lui conseille, de laver ses pêchés en prenant en charge Orson, nouvellement handicapé. Ca pue le discours moralisateur ? Parfaitement ! Et au-delà de ça, ça n'apporte que des scènes ennuyeuses et attendues qui ne valent que pour le jeu impeccable de Marcia Cross et Kyle McLachlan. La tension entre les deux époux est palpable mais elle n'a rien de nouveau par rapport à avant. Certes, le handicap permet à Orson d'avoir un argument de poids dans son chantage, mais ça s'arrête là. On n'a pas fini d'en baver, moi je vous le dis. Hop, recalé quand même ! Les acteurs sont trop bons.

   Scénariste N°4 - Susan. Même mort, Karl fait parler de lui ! Il n'a pas trouvé mieux que de léguer son club de strip-tease à son ex-femme ! Ca, c'est l'intrigue stupide de l'épisode. L'idée, c'est de dériver rapidement sur complètement autre chose, à savoir Mike qui fréquente de temps à autres le club, chose que ne supporte pas Susan. Une fois de plus, on passe d'une chose bien précise à une autre de manière capilotractée. Le seul intérêt dans tout ça est d'émoustiller le téléspectateur masculin en montrant Teri Hatcher en pleine démonstration de pole-dance. C'est vrai qu'elle se débrouille bien, elle est encore souple ! A part ça, je ne vois pas bien l'intérêt. En tous cas, on peut remercier ce scénariste qui a sans doute réussi à pourrir les futures intrigues de Susan puisque l'on ne va pas en rester-là avec ce club. C'est la nouvelle pizzeria quoi ! Quand elle sera devenue trop encombrante, on s'en débarrassera... Il a frôlé le prix, mais non.

   Scénariste N°5 - Julie, Danny & Ana. Il s'agit de l'intrigue la plus ennuyeuse du monde et la plus inutile (quoique). Déjà, donner autant de temps d'antenne à Julie n'est pas humain. Ce scénariste a tout compris au concours. Ensuite, ressortir l'inintéressante Ana et l'associer à Danny est un trésor d'inventivité ! Comment ne pas y avoir pensé avant bon sang ? Les scènes se succèdent avec cette impression terrible que l'on part de nulle part pour arriver également nulle part. Le vide intersidéral ! J'aurai bien imaginé que Ana soit celle qui a attaqué Julie par jalousie mais comme Mary-Alice nous a indiqué plus tôt dans la saison que l'agresseur était un homme, cette possibilité est à écarter. Voilà qui fait que cette intrigue est la pire de l'épisode et que l'heureux scénariste gagnant va pouvoir -pardon aux âmes sensibles- faire une séance de téléphone rose en tripotant Kathryn Joosten et en bourrant la dinde, j'ai nommé Marc Cherry. Eh oui, c'est un gourmand, un homme qui aime la vie !      

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// Bilan // Je crois que j'ai adoré cet épisode car il m'a permis de partir dans une critique délirante qui ne fera peut-être rire que moi mais que j'ai pris un pied fabuleux à écrire ! A part ça, Desperate Housewives s'enfonce...

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11 janvier 2010

Being Human [Saison 1]

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Le beau Mitchell est un homme de ménage dans un hôpital, où son timide ami geek George y est quant à lui brancardier. Tous deux aimeraient aller en ville et traîner avec d'autres personnes, mais un petit problème s'oppose à leurs désirs : Mitchell est un vampire, et George un loup-garou ! Les deux jeunes hommes se rapprochent de leurs rêves lorsqu'ils emménagent ensemble et passent leurs soirées devant la télévision, dans leur canapé, bière à la main, comme les autres hommes de leur âge. Malheureusement, ils n'avait pas compté sur la présence d'Annie, le fantôme de la locataire précédente ! Ce trio surnaturel a une chose en commun : un désir désespéré d'être humain. (AlloCiné)

   "Not everything about 'being human' is nice." Cette phrase prononcée par l'un des héros de Being Human a retenu mon attention. Pas pour sa signification au sein même de l'histoire mais parce qu'elle exprime parfaitement mon ressenti quant à la qualité de la série. Tout n'est pas bon dans Being Human et j'irai même jusqu'à dire que pas grand chose ne vaut le coup d'oeil. Je sais que c'est un peu dur mais je ne peux rien y faire. Les six épisodes que compte la première saison m'ont profondément ennuyé. Je suis d'ailleurs assez fier d'avoir tenu jusqu'au bout. Il faut reconnaître que les deux derniers étaient meilleurs et que l'on sent poindre un petit quelque chose qui pourrait devenir intéressant si la saison 2, qui a débuté hier soir, ose prendre plus de risques mais il y a du boulot !

   D'abord, le format BBC n'aide vraiment pas : des épisodes de 60 minutes, c'est juste interminable. Ensuite, je trouve les acteurs assez moyens. Russell Tovey, dans le rôle du loup-garou, est celui qui s'en sort le mieux. Aidan Turner, le vampire, est mono-expressif, et Lenora Crichlow a beau être jolie, elle n'est pas bonne et son personnage de fantôme est juste insupportable. Le ressort comique est très exploité dans la série, et heureusement, mais la plupart du temps les blagues tombent à plat et elles sonnent faux. On voit les acteurs jouer, réciter leurs dialogues. On ne voit pas vraiment les personnages. Ce qui les sauve, et encore, c'est qu'il y a une certaine alchimie à l'écran. Leur complicité ne semble pas feinte. L'autre gros souci vient des personnages eux-même et de leur différence. George est bien sympathique mais il en fait des tonnes. Dans le genre lourdaud, il se pose là. Du coup, même quand il est touchant, il m'agace. Le fait d'être un loup-garou est finalement assez peu exploiité puisque sa transformation n'est censée avoir lieu qu'une fois par mois. Le reste du temps, il est un être-humain comme un autre. J'ai presque envie de dire que comparé aux deux autres, il n'a pas à se plaindre. Mitchell, le vampire, est certainement celui qui est le plus exploité à chaque épisode. Il est trop lisse. Il est tiède. Il a été méchant, il est aujourd'hui gentil, et son tiraillement entre l'ancien lui et le nouveau est mal exploité. La série fait ici preuve d'un grand manque d'ambition. Habitués à des séries comme Buffy, The Vampire Diaries ou True Blood, passez votre chemin ! Vous ne trouverez pas votre dose de mythologie nécessaire. Il n'y en a quasiment pas. Et quand il y en a, c'est très cliché, pas inspiré du tout. Quant à Annie, elle est chiante. Elle passe son temps à se lamenter. Au début, on est compréhensif. Ca ne doit pas être évident d'être un fantôme. Mais au bout d'un moment, on a juste envie de la claquer. Elle se bouge sur la fin mais c'est trop tard. Et puis le nouveau "pouvoir" qu'elle se découvre ne me dit rien qui vaille. Du déjà-vu. Concernant les intrigues de chaque épisode, elles sont très redondantes, lentes et souvent trop faciles. Je pense notamment à cet épisode où tout le voisinage croit que Mitchell est un pervers pédophile. Le message sur la différence était si peu subtil que ça en devenait ridicule.

So What ?

   En bref, Being Human ne fait pas partie des grandes séries anglaises du moment. Elle pourrait le devenir si les scénaristes remettaient en question leur travail sur la saison 1 mais on part de loin. Le fait d'avoir vu Misfits juste avant ne doit pas aider dans mon jugement. Visuellement, il n'y a rien d'intéressant. Musicalement, on n'essaye même pas. Scénaristiquement, ce n'est pas ambitieux du tout. On ne peut même pas dire qu'à défaut de profondeur, la série serait un bon divertissement pop-corn puisque l'ennui domine chaque épisode. L'action est réduite à son strict minimum et, il faut bien le dire, le budget ne semble pas très élevé. La BBC aurait pu faire un petit effort. Vous aurez compris que je n'ai pas du tout accroché et que je ne compte pas voir les saisons suivantes dans l'immédiat. En revanche, le remake américain que prépare actuellement SyFy pourrait m'intéresser. La savoir-faire à l'américaine pourrait permettre de transformer l'essai...


// Bonus // Un trailer de la saison 1.