22 août 2009

[Saison 2oo9/2o1o] CBS

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Vous vous souvenez peut-être d'un article sur la rentrée de CBS datant d'il y a quelques semaines. Je n'en étais pas content, j'ai donc décidé de le refaire et j'espère que cette deuxième version vous plaira. Le but est aussi de vous permettre de donner votre avis, de faire des pronostics et on verra dans quelques mois qui a eu raison et qui a eu tort... Evidemment, toutes les chaînes auront droit à leur petit article !


Elles reviennent...

How I Met Your Mother (Saison 5) : La saison 5 de la sitcom devenue culte sera-t-elle la dernière ? C'est une possibilité à ne pas écarter. Entre son changement de case horaire qui risque de ne pas lui être bénéfique et des intrigues qui patinent un peu pour un résultat vraiment moins drôle, il y a de quoi s'inquiéter. En plus, ce n'est pas un secret : les dirigeants de CBS n'en ont jamais été de grands fans et au moindre coup de mou, ils ne la rateront pas !

The Big Bang Theory (Saison 3) : Au contraire de sa consoeur How I Met, il se pourrait bien que la saison 2009/2010 soit SA saison. Sa nouvelle case (en post-Mon Oncle Charlie) ne peut que lui être bénéfique et elle a prouvé à l'hiver dernier qu'elle pouvait dépasser les 10 millions sans guest-star de ouf et même sans buzz particulier. La force est avec les geeks.

NCIS (Saison 7) :  Gibbs et son équipe ne devraient pas avoir beaucoup de mal à cartonner une fois de plus. La concurrence du mardi 20h n'est pas très rude et elle peut compter sur ses fidèles, particulirement nombreux la saison dernière. On se demande évidemment pourquoi... Disons que la population est de plus en plus vieillissante, particulièrement aux Etats-Unis. CQFD !

Les Experts (Saison 10) : La doyenne des séries policières du moment, celle qui a révolutionné le genre et qui a fait beaucoup (trop) de petits, commence doucement à décliner. Le départ de Grissom et de quelques autres personnages n'a pas aidé et, à moins d'une grande opération de buzz, la série ne créera certainement plus l'événement cette année, que ce soit en termes d'intrigues ou d'audiences. Il se pourrait même que The Mentalist la dépasse le jeudi soir à 22h et prenne donc sa place...

Medium (Saison 6) : Annulée par NBC (une étrange idée), la série renaît de ses cendres sur CBS et son duo avec Ghost Whisperer le vendredi devrait lui assurer un avenir radieux. A moins que l'offensive des chaînes concurrentes ne lui soit préjudiciable. Ce ne sont pas Southland, Dollhouse et Ugly Betty qui devraient vraiment lui faire peur, du moins si on les appréhende individuellement, mais toutes réunies, ça pourrait faire plus mal que l'on ne l'imagine...

Mais aussi Les Experts Miami (Saison 8), Mon Oncle Charlie (Saison 7), Esprits Criminels (Saison 5), Les Experts Manhattan (Saison 6), Old Christine (Saison 5), Gary Unmarried (Saison 2), Rules Of Engagement (Saison 4), The Mentalist (Saison 2), Ghost Whisperer (Saison 5), Numb3rs (Saison 6) et Cold Case (Saison 7). 


Elles arrivent...

Peu de nouveautés sur CBS puisque sa grille est déjà bien remplie mais comme chaque année, les nouveautés se démarquent des séries policières habituelles de la chaîne...

ACCIDENTALLY

ACCIDENTALLY ON PURPOSE

Billie, une critique de cinéma vivant à San Francisco, tombe sous le charme d'un homme plus jeune qu'elle et tombe accidentellement (ou pas) enceinte...

Avec Jenna Elfman, Grant Show, Ashley Jensen, Jon Foster...

Indice de réussite : 35%

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NCIS LOS ANGELES

Les enquêtes de l'équipe du NCIS de Los Angeles spécialisée dans les missions d'infiltration...

Avec Chris O'Donnell, LL Cool J, Daniela Ruah, Linda Hunt...

Indice de réussite : 90%

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THE GOOD WIFE

La femme d'un homme politique fait carrière en tant qu'avocate jusqu'à ce qu'un scandale explose...

Avec Julianna Margulies, Chris Noth, Graham Phillips, Christine Baranski...

Indice de réussite : 30%

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THREE RIVERS

La transplantation d'organe, selon les points de vue de différents protagonistes : médecins, donneurs et réceveurs.

Avec Alex O'Loughlin, Alfre Woodward, Daniel Henney, Katherine Moennig...

Indice de réussite : 30%

Mais aussi à la mi-saison Miami Trauma (Une équipe de chirurgiens spécialisés en traumatologie doit mener jour après jour une course contre la montre pour sauver des patients gravement blessés dans un hôpital de Miami) et The Bridge (Un charismatique chef de syndicat de la police combat le crime, tout en luttant contre les pouvoirs en place, parfois corrompus, qui ne voient pas d'un bon oeil ses méthodes).

A vous de voter pour les séries que vous comptez suivre, celles qui vous tentent ! Les commentaires pour expliquer vos choix sont les bienvenus.


Oh Yeah! It's Coming!

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Posté par LullabyBoy à 14:08 - - Permalien [#]

Dollhouse [1x o9]

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A Spy In The House of Love // 3 6oo ooo tlsp.

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   Alors ok, si j'ai bien tout compris, Dollhouse est devenue une bonne série. Mais que se passe-t-il ? Moi qui me suis moqué pendant de longs mois de ses audiences ridicules sur la FOX, je commence à trouver dommage que les américains n'aient pas accroché. Dans un sens, comment les blâmer ? Les premiers épisodes étaient mauvais, il y avait de quoi se décourager. J'en viens même à regretter que la FOX n'ait pas plus fait confiance à Whedon et son équipe. La série aurait dû être diffusée après 24 à la base. La chaîne a changé d'avis entre temps. Son destin aurait pu être très différent... Bref, on ne va pas s'apitoyer, elle a obtenu une saison 2 par on ne sait quel miracle. C'est le principal.

   Cela fait maintenant 4 épisodes consécutifs que la série est devenue bonne, voire même très bonne. Cet épisode est admirablement construit et, pour la toute première fois, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Incroyable ! Et plus surprenant encore, j'ai aimé les interventions d'Echo ! Pas d'Eliza Dushku hein, faut pas déconner, mais bien d'Echo. Bien-sûr, je ne parle pas de la première scène de l'épisode où elle se transforme en maîtresse SM dominatrice, toute de cuir vêtue. Pour le coup, c'était ridicule et Whedon aurait mieux fait de se branler avant d'écrire l'épisode afin de nous épargner ça. En revanche, sa façon de sauver la dollhouse de sa taupe est assez admirable d'autant qu'elle ne l'a pas seulement fait pour ses congénères, elle l'a aussi fait pour elle-même car, comme le fait remarquer DeWitt, elle se sentait en danger en présence de Dominic. Par contre, tout cela prouve que l'expèrience de Saunders à l'épisode précédent n'a servi à rien. Et cette Saunders est de moins en moins intéressante, si toutefois elle l'a été à un moment... DeWitt, je l'aime de plus en plus. Et son histoire d'amour ou de sexe, c'est selon, avec une doll, Victor, est une belle trouvaille. Les quelques scènes qui les ont réuni m'ont beaucoup plu. DeWitt nous a été montrée sous une autre facette et celle-ci me plaît beaucoup. Finalement, ce n'est pas une machine de froideur mais une femme comme les autres.

   Une des meilleures scènes de l'épisode, et il y en a pas mal je dois dire, revient au personnage de Sierra, définitivement mon préféré. Sa mission à la NSA avait des faux airs d'Alias et/ou de Mission Impossible, c'était très prenant, malgré les facilités du genre "toutes les asiatiques se ressemblent, tout le monde n'y voit que du feu". La révélation sur la véritable identité de Dominic est surprenante sans vraiment l'être. On a toujours su qu'il était bizarre, c'était donc le candidat le plus sérieux, mais les scénaristes ont suffisamment bien brouillé les pistes pour que l'on doute. J'aime le sort qui lui a été reservé, mais je regrette que l'on ne l'ait pas suivi dans l'attic. Il faudra encore attendre pour découvrir ce qu'il s'y passe vraiment. Ce qui m'a le moins plu dans l'épisode, et c'est systématique, c'est évidemment les âneries de Ballard. C'était surprenant de voir Mellie buguer et lui faire quelques révélations mais les réactions du mec sont affligeantes. Je sens qu'il va falloir attendre le Season Finale pour qu'il trouve enfin une utilité. Topher m'agace toujours autant mais l'arrivée de son assistante va peut-être permettre d'arranger les choses. A moins qu'elle ne soit aussi boulet que lui. Peut-être aussi qu'on ne la reverra pas, qu'elle était juste là histoire de représenter un potentiel coupable.

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// Bilan // Plusieurs personnages sortent grandies de ce très bon épisode. Petit à petit, Dollhouse se révèle plus solide et plus intéressante qu'il n'y paraissait au départ. C'est une belle surprise (même si on m'avait prévenu, j'avais dû mal à y croire).   

      

21 août 2009

Nurse Jackie [1x 11]

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Pill-O-Matix //

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   Avant-dernier épisode pour Nurse Jackie cet été. Les épisodes se suivent et se ressemblent mais celui-ci introduit comme il se doit les événements du Season Finale. Jackie est sur le point de récolter ce qu'elle a semé. Elle doit d'abord supporter les petites attentions de Cooper, qui est allé jusqu'à quitter sa petite-amie pour Jackie, alors qu'a priori, rien n'est possible entre eux. Le baiser furtif qu'ils ont échangé devait être sacrément réussi... Je ne suis pas hyper fan de cette intrigue car elle rend Cooper encore plus stupide qu'il ne l'était à la base. Et je pensais qu'au fond, il ne l'était pas. Jackie doit ensuite gérer un nouveau conflit avec sa fille depuis qu'elle a piqué un scandale à leur cours de claquettes. Ce n'était pas très malin de sa part mais ça partait d'un bon sentiment, celui de protéger sa si fragile petite fille. Et puis surtout, Jackie doit affronter le départ d'Eddie, remplacé comme prévu par une machine. Elle n'a pas l'air si triste que ça. On ignore toujours si elle est vraiment amoureuse de lui ou si elle joue un jeu pour obtenir ce dont elle a besoin. On verra bien maintenant qu'Eddie ne travaille plus à l'hôpital si elle compte garder contact avec lui. Remarque, avec ce qu'il a vu (Jackie avec son mari et ses deux filles) pas sûr que lui veuille toujours la voir. Je trouve ça bien qu'il découvre la vérité mais deux questions surgissent : pourquoi n'a-t-il pas suivi Jackie plus tôt et pourquoi cette fois-ci ? Et puis je me demande également pourquoi les scénaristes ont attendu qu'il quitte l'hôpital pour lui faire découvrir la vérité. N'aurait-il pas été plus intéressant qu'il le découvre plus avant ? On verra ce que ça donne dans le prochain épisode... Au passage, je n'ai pas beaucoup apprécié la pirouette scénaristique qui permet à Jackie de se fournir en pilules malgré l'absence d'Eddie. Il aurait été plus intéressant de la mettre dans une situation de manque.

   Nurse Jackie se paye Victor Garber en guest. Cet homme est partout et ça tombe bien : je l'adore. Il campe ici le rôle d'un critique cinéma que Jackie ne porte pas dans son coeur. Elle a visiblement un problème plus avec son métier qu'avec l'homme en lui-même. Et ça m'a fait de la peine. Jackie ne serait pas contente de lire mes critiques (de préfèrence quand elles sont mauvaises). Ce cas médical apporte un petit plus : il met Zoey dans une bien mauvaise posture car elle fait sa première grosse erreur et envoie illico-presto le monsieur dans un coma profond. Cela ne sera sans doute pas sans répercussions. Mais le All Saints Hospital sans Zoey serait bien triste... Mo-Mo a eu droit à un plus grand temps d'antenne que d'habitude, mais ce n'était pas pour une intrigue passionnante. On a appris une chose sur lui : il a peur des araignées ! Boo ! Honnêtement, c'était plutôt marrant mais je continue à penser que le personnage mérite mieux que ça, d'autant qu'au final, on se tape encore une allusion à sa sexualité à travers une remarque de Zoey ! Eleanor et Gloria sont peu présentes mais elles assurent toujours quand elles sont là.

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// Bilan // Toujours un soupçon de déception quant aux aventures de cette infirmière pas comme les autres et sa bande de collègues. Si les intrigues prennent un peu d'épaisseur, les directions choisies ne me satisfont pas entièrement, et puis la légereté des débuts a tendance à disparaître.   

 

20 août 2009

Dexter [4x o1]

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Living The Dream //

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   Dexter est de retour un peu avant l'heure ! Alors que le Season Premiere est programmé sur Showtime pour le 27 Septembre, une fuite interne sur le site de la chaîne nous permet de le voir déjà avec un mois d'avance. Une très bonne surprise donc, presque aussi bonne que l'épisode. Rappelons en quelques mots la déception qu'a été la saison 3 : un Dexter heureux, sans doute un peu trop; des intrigues principales moins prenantes, moins bien ficelées et moins subtiles; des intrigues secondaires parfois discutables et qui n'ont jamais mené à rien; le personnage de Miguel Prado qui a pris beaucoup trop de place; et puis heureusement, plein de bonnes choses aussi. La saison 3 fait figure de parenthèse enchantée et, comme la dernière scène du Season Finale le laissait présager, un retour à la noirceur s'amorce en ce début de saison 4.

   On avait quitté Dexter alors qu'il était souriant et semblait épanouï, on le retrouve éreinté, désabusé et en manque de meurtre. Les scénaristes ont eu la bonne idée -pas très surprenante en même temps- de faire un bond dans le temps de quelques mois afin de nous épargner le supplice de l'accouchement et tout ce qui va avec. Le bébé est donc là depuis quelques semaines; la petite famille a emménagé dans une nouvelle maison toute orange qui respire le bonheur, au beau milieu d'un quartier résidentiel tout ce qu'il y a de plus accueillant avec des voisins souriants et tout plein de palmiers; bref, Dexter se retrouve propulsé dans un monde qui ne lui ressemble pas mais qui lui permet d'enfouir encore un peu plus profondément son lourd secret. Le bébé ne faisant pas ses nuits, il ne dort pas beaucoup, ce qui explique son état de délabrement avancé. La première scène de l'épisode est très réussie car elle concentre à la fois l'humour et l'horreur qui caractérisent la série. On veut nous faire croire que Dexter va à nouveau tuer après une longue période d'abstinence, on découvre en parallèle qui pourrait être sa prochaine victime, et puis finalement, Dexter ne fait que se balader en voiture dans une tentative désespérée de faire s'endormir le nouveau-né. La supposée victime est en fait le nouvel ennemi de Dex : le Trinity Killer. Il tue une femme avec délection puis se baigne dans son sang. Autant dire que ce nouveau serial killer est très prometteur, il n'a pas intérêt à nous décevoir. Il est interprété par John Lithgow, surtout connu pour son rôle de patriarche dans la très bonne sitcom 3ème planête après le soleil (qui n'a jamais eu droit à une reconnaissance suffisante en France), qui prouve ainsi qu'il est capable de tout jouer, même les pires sadiques. Réjouissant !

   Tout va très vite dans ce Season Premiere, à l'inverse des trois premières saisons où les intrigues se mettaient en place doucement. Difficile pour le moment de dire si c'est une bonne chose mais, au moins, on nous propose du neuf de tous les cotés. Le neuf, on le trouve parfois en recyclant le vieux. Le retour de l'agent Frank Lundy, désormais à la retraite, est une excellente idée. Il était parti trop vite à la fin de la saison 2, on ne pouvait pas en rester là. Non seulement son histoire avec Deb avait été avortée mais, en plus, il a toujours semblé porter des soupçons sur Dexter. Je vais sans doute trop vite en besogne mais je l'imagine déjà percer le secret de Dexter et en informer Deb. Ce qui obligera Dex à le tuer, évidemment. Je ne m'enlève pas l'idée de la tête que cette saison, un personnage important apprendra qui est vraiment Dex. Le contraire serait décevant, non ? En attendant, la chasse au Trinity Killer s'annonce passionnante. Ce qui l'est un peu moins, à première vue, c'est les multiples histoires d'amour qui se profilent. Quinn, sur qui j'attends toujours une révélation surprenante, flirte avec une journaliste. Espérons que cela rejoigne l'enquête de la saison. Batista n'est plus avec sa flic mais carrément avec sa patronne : notre chère Maria. Je ne m'attendais pas à ça mais ça me paraît pas mal, du moins si les scénaristes tiennent tant à ce que ces deux personnages aient une vie amoureuse. Les saisons précédentes, leurs histoires étaient trop à part du reste des intrigues. En les mettant ensemble, on réduit logiquement le nombre de scènes inutiles. Reste maintenant à rendre leur relation crédible. Elle ne l'est qu'à moitié pour l'instant. Et puis Deb se prépare aux feux de l'amour. Elle est avec Anton et a même emménagé avec lui mais le retour de Lundy va certainement tout chambouler...

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// Bilan // Si Dexter, le personnage, nous revient épuisé, Dexter, la série, nous revient en grande forme ! Ce Season Premiere pose les bases d'une intrigue principale qui s'annonce passionnante, il réussit à surprendre çà et là même si l'on reste globalement dans quelque chose de convenu mais dans la continuité des deux premières saisons.   


19 août 2009

Sons Of Tucson [Pilot]

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Pilot PreAir //

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What About ?

Ron Snuffkin, un arnaqueur sans domicile fixe, est engagé par trois jeunes frères pour se faire passer pour leur père tandis que celui-ci purge une longue peine de prison...

Who's Who ? 

La trentaine passée, Tyler Labine fait toujours aussi jeunot. Avec son look de geek et ses fringues de looser, il suffit de jeter un oeil à sa sériegraphie (la filmographie pour les séries, un mot que je viens d'inventer et qui a tout à fait sa place dans le dico) pour constater qu'on lui refile toujours les mêmes rôles. Donc après Temps Mort (Dead Last), Invasion et Reaper, le voilà en tête d'affiche de Sons Of Tucson. Il a suffisamment de charisme pour porter la série sur ses épaules mais les personnages secondaires ne sont pas de trop. Inutile d'écrire une tartine sur les petits acteurs qui jouent ses "enfants" : ils n'ont rien fait avant, normal, et ils ne sont pas très bons. C'est certainement pour cela que deux d'entre eux vont être remplacés pour le pilote définitif (celui que j'ai vu est un PreAir). A noter tout de même la présence au casting de Kurt Fuller, un abonné des guests vu notamment dans Supernatural, Desperate Housewives, Alias et Boston Legal; Natalie Martinez et Jake Busey. Rien de bien excitant en somme.

So What ?    

Dans le genre "je galère avec mes sitcoms et je ne sais pas quoi en faire", la FOX est sur le point de battre ABC ! Il est bien loin le temps de la subversive Mariés, deux enfants ou même de Malcolm et That '70s Show. Maintenant, c'est 'Til Death, et puis c'est tout. Une série, soit dit en passant, renouveller chaque année par on ne sait quelle miracle car elle est tristement mauvaise et ses audiences ne suivent plus du tout. Avec Sons Of Tucson, la chaîne tente de renouer avec ce qui a fait le succès de Malcolm en son temps : des gamins infernaux mais malins comme des singes, et des adultes complétement dépassés par leurs perpétuels facéties. Le pilote est d'ailleurs réalisé par Todd Holland, qui a travaillé sur Malcolm; et est produit par... Justin Berfield, le Reese de... Malcolm, on y revient toujours ! L'ambiance est similaire mais on ne sent pas seulement l'influence de Malcolm, il y a aussi celle de Earl ! C'est sans doute dû aux décors (ici l'Arizona) et aux personnages déjantés, mais quand même moins que dans Earl. La grand-mère de Ron a par exemple beaucoup de potentiel. Elle m'a bien fait rire le peu qu'on l'a vu. En revanche, l'ennemi juré de Ron n'a pas su démontrer son utilité et sa drôlerie dans ce pilote, pas plus que le proviseur du collège des garçons. Je ne parle même pas de la prof sur qui Ron flashe : typiquement la chic fille qui n'a apparemment pas grand chose à dire et ce n'est pas très étonnant dans cette série très mec, très "je me gratte les couilles et je bois une bière". Pardon pour ce cliché atroce mais c'est un peu ça. Les dialogues ne sont malheureusement pas très soignés mais les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages peuvent se suffire à elle-même. A confirmer !

          Sons Of Tucson ne sera pas la comédie de l'année mais son pilote a au moins le mérite de poser des bases solides dans un univers qui nous semble familier. Si vous avez aimé Earl, vous accrocherez dans doute. Si vous avez aimé Malcolm, vous accrocherez sans doute. Si vous avez aimé les deux, alors vous accrocherez sans AUCUN doute ! Mais accrocher ne veut pas dire aimer... il y a encore du boulot avant qu'elle n'arrive ne serait-ce qu'à la cheville de ses aînées. Elle est attendue pour la mi-saison sur la FOX.


// Bonus // Un trailer, un !

 

Dirty Sexy Money [2x 12]

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The Convertible //

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   Ah les Darling... Si prometteurs... Mais si décevants... Cette famille avait tout pour réussir. Dirty Sexy Money aurait dû revitaliser le genre du soap de prime-time. La série s'est vite transformée en rendez-vous manqué et pourtant, les scénaristes se sont donnés du mal, avant de visiblement lâcher l'affaire. Cet épisode montre à quel point ils ne savent plus quoi raconter sur certains personnages alors qu'ils sont excellents à la base. J'ai toujours eu un faible pour Brian Darling mais il a passé toute la saison 2 à se lamenter sur son pauvre sort et sur celui de son ex, redevenue sa femme. Résultat : ce qui lui arrive ne m'intéresse plus. Histoire de le sortir un peu de son intrigue avec Andrea, on lui a inventé le retour d'une de ses ex et ça n'a servi strictement à rien. Ca aurait pu faire passer le temps sympathiquement mais même pas. La storyline de Patrick Darling n'avait pas grand intérêt non plus mais elle a davantage réussi à nous divertir. Par contre, je n'en peux plus de retrouver John Schneider partout, à toutes les sauces. C'est quand même un acteur très moyen.

   L'idée du flight trip de Nick, Karen et Brian n'était pas mauvaise, même si on a souvent frôlé le ridicule. Je pense surtout à cette scène de fortes turbulences dans l'avion : on sentait bien qu'elle était à prendre au second degré mais ça manquait de quelque chose pour que ce soit bien clair. Tout ce qui a tourné autour de la banque de sperme de Karen était très réussi, surtout les jeux de mots grivois. Le fait qu'elle soit enceinte de Simon Elder par contre, on aurait pu s'en passer. De toute façon, vu que la série est finie dans deux épisodes, je doute que ça puisse nous mener quelque part. Je passerai sur l'intrigue de Nick, qui est liée comme d'habitude à Lisa et une de leur énième dispute. Je pensais que les faire divorcer permettrait d'abandonner ce genre de scènes ennuyeuses vues et revues mais les scénaristes insistent. En même temps, quand on y réfléchit bien, que raconter d'autre sur Nick ? Il n'a pas l'étoffe d'un héros. Tous les autres personnages sont tellement plus funs (quand ils veulent). L'intrigue de Jeremy et Nola était très soapesque et très prévisible, sauf l'explosion en fin d'épisode mais elle ne change pas grand chose. Les producteurs ont dû faire péter le budget (ce qui explique sans doute les décors douteux à de nombreux moments de l'épisode); le cliffhanger est ridicule mais là encore, il faut tenter de le prendre au second degré. Sauf que Simon Elder n'en a pas.

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// Bilan // Dirty Sexy Money meurt à petit feu. On ne s'ennuie pas mais l'épisode est aussi vite oublié qu'il est regardé. Les personnages n'évoluent plus et se coltinent des intrigues bateaux. 

      

18 août 2009

Community [Pilot]

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Pilot //

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What About ?

Jeff est avocat. Mais Jeff doit surtout retourner à l'université car son certificat a été invalidé. Entre les femmes au foyer fraîchement divorcées et ceux qui reprennent les études pour garder leur esprit actif, Jeff intègre une bande de joyeux drilles qui découvre les joies de la vie sur le campus. Ils en apprennent plus sur eux-mêmes que sur les cours qu'ils suivent... (AlloCiné)

Who's Who ?

Si vous êtes sériephile et que vous ne connaissez pas Joel McHale, pas de panique ! Cela ne signifie pas que vous devez replonger illico dans les méandres de votre disque dur pour potasser. En réalité, il est surtout connu en tant qu'animateur, il officie notamment dans l'émission satirique de E! The Soup. En tant qu'acteur, vous avez pu le croiser au détour d'un épisode de Will & Grace ou de Pushing Daisies. Il faut bien reconnaître qu'une partie de l'intérêt de ce pilote, et donc de cette série, c'est de voir cet homme apprécié du public américain dans le premier rôle d'une série. Alors forcément, quand on ne le connaît pas, ça ne nous fait pas beaucoup d'effet. Les autres rôles sont majoritairement tenus par des acteurs débutants (ce qui n'est pas un mal), à l'exception de Chevy Chase. Les fans de Chuck le connaissent puisqu'il a joué dans plusieurs épisodes de la saison 2. En 1993, il a eu son propre late show (The Chevy Chase Show) qui n'a pas fait long-feu, il a animé à deux reprises les Oscars et, surtout, il a fait partie de la toute première équipe du Saturday Night Live en 1975. Bref, c'est un marrant.

So what ?

   Après l'annulation de Kath & Kim et le départ de ce bon vieux Earl, NBC avait grandement besoin de renouveller sa soirée sitcoms -de moins en moins- mythique du jeudi. Il y a d'abord eu Parks & Recreation en fin de saison dernière, une jolie surprise, et en cette rentrée 2009 voici Community, une moins bonne surprise. J'avais lu plusieurs critiques élogieuses de la part de journalistes américains, je m'attendais donc à mieux. La série réussit à peu près sur tous les plans, sauf un : elle n'est pas (super) drôle. C'est quand même gênant pour une sitcom. En revanche, la situation est très rapidement posée, les scénaristes ayant intelligemment décidé de ne pas s'embarraser de bla bla inutile sur les circonstances qui ont amené le héros à retourner à l'université. Etant donné que cette histoire de diplôme non validé est un peu étrange, mieux valait vite passer dessus. Petit à petit, on cerne la personnalité de Jeff, qui a beaucoup de potentiel, et l'on découvre une riche galerie de personnages principaux, tous à des âges différents et tous très stéréotypés mais, comme je le dis souvent, tant que les stéréotypes sont vite dépassés ça ne pose aucun problème. On correspond tous à un stéréotype après tout. Mon coup de coeur perso va au personnage de Abed, le plus drôle du pilote à mon sens, le plus étourdi et le plus à l'ouest aussi. C'est en quelques sortes le Kenneth (30 Rock) de Community. Le vieil emmerdeur vicelard, Pierce, assure la partie (gentiment) politiquement incorrecte de la comédie. On a droit au quota habituel de jolies filles mais aucune des deux ne sort vraiment du lot, d'autant qu'offrir un love interest au héros dès le pilote est le truc à éviter pour ne pas trop vite tourner en rond. On verra comment les scénaristes vont (ou pas) contourner le problème. A plusieurs reprises, le pilote m'a fait penser à Miss/Guided, pour ceux qui s'en souviennent. L'ambiance était un peu la même sauf que les personnages étaient plus extravagants et peut-être aussi plus attachants... 

Contrairement à The Office ou même à 30 Rock, Community ne se distingue pas franchement par son originalité. On est face à une single-camera comedy classique, avec des personnages intéressants mais pas transcendants, des dialogues tantôt réussis, tantôt ratés, et des acteurs pas mauvais mais loin d'être excellents. Tout est donc moyen mais la marge de progression est grande, c'est plutôt une bonne nouvelle.


// Bonus // Un trailer !

17 août 2009

Weeds [5x 1o]

Weeds

Perro Insano //

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   Comme je m'y attendais, Nancy l'a fait. Elle a dit oui à la demande en mariage d'Esteban ! Je crois qu'à ce niveau-là, elle est tout simplement irrécupérable. Je n'arrive pas à savoir si c'est de l'inconscience, de la bêtise, du masochisme, ou un peu de tout ça. L'accident de Shane aurait dû lui faire prendre conscience que poursuivre sur cette voie était la dernière chose à faire mais non, elle persiste et signe. On dit que l'amour rend aveugle mais là franchement, l'amour rend simplement très con. Paradoxalement, elle semble retrouver un semblant d'instinct maternel. Pour le préserver, elle propose à Silas de lui offrir un voyage sans retour pour l'Europe tous frais payés. Comme la bêtise se transmet dans les gènes, il refuse. Mais dans un sens, on le comprend. Il a envie d'être auprès de son frère et de sa mère. Tout ce petit monde emmènage donc dans la grande villa d'Esteban, à l'abri des coups de feu. On apprend au passage que Cesar est celui qui servait d'indic' à Pilar. C'est surprenant, mais le plus surprenant finalement c'est que ce soit Nancy qui s'en rende compte, et pas Esteban. J'ai trouvé le cliffhanger relativement mauvais : Nancy demande à Guillermo de faire tuer Pilar. Je ne sais pas si c'est l'idée en elle-même qui est overzetop ou si c'est Mary-Louise Parker qui n'est pas bonne dans cette scène, mais ça ne passe pas du tout ! Je me demande combien de temps encore il va falloir attendre avant que Esteban ne se fasse tuer, comme c'est traditionnellement le cas pour tous les maris de l'héroïne.

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   Si l'intrigue principale est un peu bancale et met de coté ce pauvre Andy, qui tente en vain de se consoler avec Alanis Morissette, les histoires secondaires sont un peu plus convaincantes que d'habitude. Celia qui se lance dans le business de la weeds, ça me laissait dubitatif au départ mais ça commence à me plaire. Ca lui permet de retrouver de sa splendeur. Elle est quand même plus intéressante quand elle triomphe (le mot est sans doute un peu fort) que quand elle se retrouve plus bas que terre. Par contre, son stock d'herbe va vite s'épuiser donc ça va se compliquer... Doug avec Silas, c'est bof. Doug sans Silas, c'est mieux. Doug avec Dean, c'est top ! C'est sur ce duo-là qu'il faut miser pour les prochains épisodes. La complicité entre les deux acteurs est évidente et leurs dialogues sont savoureux : "Drop the pants, dunk the Dean nuts !". Pour finir, petit clin d'oeil à Ignacio, dont les scénaristes se servent pour partir dans de gros délires. Le coup du catcheur, on l'avait pas vu venir et c'était vraiment très drôle.

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// Bilan // La saison 5 de Weeds approche de son dénouement et il est difficile de faire des pronostics sur ce qui va se passer. Preuve que la série réussit à toujours être surprenante malgré ses hauts et ses bas. 

16 août 2009

Breaking Bad [2x 1o]

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   J'allais dire "un épisode brillant comme d'habitude" mais on aurait tort de considérer l'excellence de Breaking Bad comme une chose acquise et définitive. Bien des séries brillantes ont soudainement déçu. Alors tant que Breaking Bad sera aussi bonne, je le crierai haut et fort ! Il faut déjà à tous prix parler de la scène d'introduction. On reprend certaines images diffusées en préambule en début de saison et on en ajoute d'autres complètement effrayantes : deux corps sont emballés dans des sacs mortuaires. A qui appartiennent-ils ? On pense bien-sûr tout de suite à Walter et Jesse, nos deux héros. Mais c'est impossible. Ou alors ces images proviennent du tout dernière épisode de la série qui n'est vraisemblablement pas pour tout de suite. Je ne sais pas pourquoi, mon intuition me dit qu'un de ces deux corps appartient à Jane, la petite-amie de Jesse. Je lui vois bien une fin tragique. Pour l'autre corps, je sèche. Quelqu'un proche de Walt pour équilibrer j'imagine. Son fils ? Non, ils n'oseraient pas ! Quoique... Ca fait en tous cas son petit effet !

   Il est difficile de parler de cet épisode car il est très introspectif pour les personnages, particulièrement pour Walt, et donc pas forcément rempli d'action. Il faut même bien avouer qu'on baille parfois un petit peu, tant le rythme est lent. C'est une des marques de fabrique de la série en même temps cette lenteur et ça lui réussit 90% du temps. La petite fête organisée par Skyler en l'honneur de Walt à l'occasion de sa rémission aurait dû être un moment de joie mais elle se transforme rapidement en un moment extrêmement pénible et éprouvant pour tout le monde. Si Jesse a la drogue pour noyer son chagrin, Walt a l'alcool. Et nul n'ignore que l'alcool fait souvent bien des ravages. Son attitude envers Hank et surtout envers son fils est à gerber, ce dernier ne s'est d'ailleurs pas privé de le faire -gerber- et le moment où Skyler parle de de la généreuse prétendue donation de Gretchen et Elliott fait tout basculer dans la tête de Walt. C'est là qu'il se rend compte qu'il ne mérite pas le cadeau que la vie vient de lui offrir : il ne mérite plus de vivre. Il va quand même essayer de reprendre sa vie en main se rendant compte de son énième bêtise mais il est déjà trop tard. Il a changé et les choses ne redeviendront jamais comme avant. D'ailleurs, au fond, il n'en a pas envie. Ses divers travaux manuels pour s'occuper n'y pourront rien : il est devenu Heisenberg. "Stay Out Of My Territory". Je ne le dis plus assez : Bryan Cranston est un acteur formidable et à de nombreuses reprises dans cet épisode, il m'a vraiment fait flipper. Ce regard si profond, si haineux et si malsain, c'est quelque chose !

   L'introspection se fait plus légère pour Jesse. Il continue de passer du bon temps avec sa belle et se découvre même un certain talent culinaire. Il s'ouvre à elle comme jamais il ne s'est ouvert avec qui que ce soit et lui montre ses dessins, très représentatifs de l'enfant qu'il est resté malgré les années et malgré la drogue. C'est extrêmement touchant. Il se sent même prêt à affronter le père de Jane mais elle, en revanche, n'est pas prête du tout et Jesse le prend mal. Un conflit somme toute assez classique mais porté par une excellente interprétation d'Aaron Paul et de Krysten Ritter. Jane reste un personnage très énigmatique et j'espère que les prochains épisodes vont nous permettre de percer son mystère. L'intrigue sans doute la moins intéressante mais qui prend aussi le moins de temps d'antenne est consacrée à Skyler et à son ex-nouveau patron. L'attirance entre les deux protagonistes n'est plus fainte. On ne sait toujours pas bien de quelle façon ils ont été liés par le passé mais il reste clairement quelque chose et Skyler va sans doute aller trop loin... Qui peut la blâmer ? Walt est devenu un autre homme. Elle est perdue.

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// Bilan // Un épisode introspectif très maîtrisé et lourd de sens, qui relance la série vers des intrigues toujours plus noires et désespèrées. Breaking Bad brille encore et toujours.